Revision sheet: Nouveaux espaces de conquête

📋 Plan du Cours

  1. Océan et espace, nouveaux espaces de conquête
  2. Découverte des océans dans l’Antiquité
  3. Conquête spatiale de 1957 à 1968
  4. Institutions spatiales et premiers jalons européens
  5. Kourou, traités spatiaux et coopération sur la Lune
  6. Course spatiale, détente et projet IDS
  7. Puissances émergentes Chine et Inde
  8. Entreprises privées et géopolitique du spatial
  9. Ligne de Karman et contraintes de l’espace
  10. Ressources marines et nouvelles frontières de vie
  11. ISS et multilatéralisme en orbite
  12. Stratégie chinoise d’affirmation de puissance

📖 1. Océan et espace, nouveaux espaces de conquête

🔑 Notions clés & Définitions

  • Eudoxe de Cynique : Explorateur de l’Antiquité envoyé par Ptolémée Evergète III pour tenter d’atteindre l’Inde en suivant les côtes.
  • Pentécontores : Bateaux grecs de l’Antiquité utilisés lors de voyages maritimes comme ceux d’Eudoxe de Cynique.
  • Austronésiens : Peuples d’Asie dont des ancêtres auraient voyagé dans le Pacifique en découvrant de nombreuses îles sur environ 200 ans.
  • Poteries lapita : Traces archéologiques associées aux migrations austronésiennes dans le Pacifique, permettant de dater et suivre des découvertes d’îles.
  • Erik le Rouge : Navigateur du Xe siècle exclu de son village norvégien, qui atteint l’Islande puis le Groenland.

📝 Points essentiels

  • Eudoxe de Cynique part sur des pentécontores, suit les côtes et échoue à atteindre l’Inde à cause de vents contraires en Mer Rouge.
  • Eudoxe est poussé vers l’Afrique par les conditions de navigation et meurt au large de l’Afrique occidentale après avoir tenté de contourner le continent.
  • Les Austronésiens auraient parcouru le Pacifique en environ 200 ans, avec des découvertes comme Hawaï, Madagascar, Pâques, Nouvelle-Zélande et la Polynésie.
  • Les poteries lapita servent d’indice pour relier ces voyages à des migrations et à la découverte progressive des îles du Pacifique.
  • Les Vikings du Xe siècle (Erik le Rouge puis Leif Erikson) atteignent l’Islande, le Groenland, puis le Canada (Vinland) avant de retourner au Groenland.
  • Bartholomew Dias (1487) atteint l’Afrique du Sud, Christophe Colomb (1492) traverse l’Atlantique jusqu’à la République dominicaine sans atteindre le continent, et Vasco de Gama (1497) fait le tour de l’Afrique jusqu’à l’

💡 Astuce mémo

Océan = trajectoires + obstacles : vents contraires (Eudoxe) et glaces (Nansen) rappellent que la puissance dépend du milieu.

📖 2. Découverte des océans dans l’Antiquité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Océan mondial : Ensemble des mers et océans formant autour de la Terre un volume d’eau continu, sauf les mers intracontinentales fermées.
  • Surface marine : Part de la surface du globe couverte par l’eau de mer, donnée comme 70,8% dans le cours.
  • Strates de profondeur : Découpage de l’océan en zones selon la profondeur, avec des conditions de lumière et de vie différentes.
  • Zone phonique : Zone de 0 à 200 m où la lumière diminue progressivement jusqu’à 200 m.
  • Zone abyssale : Zone de 4000 à 6000 m caractérisée par une température stable autour de 2°C.

📝 Points essentiels

  • L’exploration des océans est difficile car les ondes électromagnétiques ne pénètrent pas en profondeur.
  • La surface marine représente 70,8% du globe, soit environ 2,5 fois la surface des continents.
  • Les mers intracontinentales sont des exceptions car elles sont fermées et ne font pas partie du volume continu de l’océan mondial.
  • À 0–200 m, la zone phonique correspond à une lumière décroissante jusqu’à 200 m.
  • À 200–1000 m, la zone crépusculaire n’a pas de plantes et abrite des organismes adaptés aux faibles conditions.
  • À 1000–4000 m, la zone de minuit est caractérisée par l’absence de lumière, les organismes produisant leur propre lumière.

💡 Astuce mémo

Lumière qui s’éteint : Phonique (0–200) → Crépuscule (200–1000) → Minuit (1000–4000) → Abyssale (4000–6000, ~2°C).

📖 3. Conquête spatiale de 1957 à 1968

🔑 Notions clés & Définitions

  • Accords sur le sauvetage des astronautes : Traité international qui encadre l’organisation du sauvetage et du retour des astronautes en cas d’accident dans l’espace.
  • Premiers pas sur la Lune : Événement marquant de la conquête spatiale où deux astronautes américains réalisent les premiers pas humains à la surface lunaire.
  • Convention sur la responsabilité internationale : Convention internationale qui fixe le principe de responsabilité des États pour les dommages causés par leurs objets spatiaux.
  • Convention sur l’immatriculation : Convention internationale qui impose l’enregistrement des objets lancés dans l’espace extra-atmosphérique.

📝 Points essentiels

  • 21 juillet 1969 : Neil Armstrong et Buzz Aldrin réalisent les premiers pas humains sur la Lune.
  • 1968 : des accords sur le sauvetage des astronautes sont conclus pour organiser la réponse aux accidents spatiaux.
  • 29 mars 1972 : une convention est adoptée sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par les objets spatiaux.
  • 14 janvier 1975 : une convention est adoptée sur l’immatriculation des objets lancés hors de l’atmosphère.
  • 24 avril 1970 : la Chine lance son premier satellite Dong Fang Hong.
  • 24 décembre 1979 : Ariane 1 effectue son premier vol.

💡 Astuce mémo

Armstrong-Aldrin = « A » comme Accès à la Lune (21/07/1969) ; responsabilité = « D » comme Dommages (29/03/1972).

📖 4. Institutions spatiales et premiers jalons européens

🔑 Notions clés & Définitions

  • Space Launch System SLS : Lanceur super-lourd annoncé par la NASA pour préparer une présence permanente sur la Lune.
  • Tiangong 1 : Première station spatiale chinoise lancée en 2011.
  • Chang'e 4 : Mission chinoise dont l’atterrisseur se pose sur la face cachée de la Lune en 2019.
  • United States Space Force USSF : Corps de l’armée américaine créé en 2019, chargé des opérations spatiales.
  • Commandement de l’espace français : Institution française créée en 2019 pour organiser l’action spatiale.

📝 Points essentiels

  • 14 septembre 2011 : la NASA annonce la création du lanceur super-lourd Space Launch System (SLS) pour préparer une présence permanente sur la Lune.
  • 29 septembre 2011 : la Chine lance sa première station spatiale, Tiangong 1.
  • 25 novembre 2015 : la fusée New Shepard de Blue Origin réalise le premier atterrissage vertical.
  • 3 janvier 2019 : Chang’e 4 se pose sur la face cachée de la Lune.
  • 3 septembre 2019 : la France crée un commandement de l’espace.
  • 20 décembre 2019 : les États-Unis créent la United States Space Force (USSF), sixième corps de l’armée américaine chargé de l’espace.

💡 Astuce mémo

Repère la frise : 2011 SLS + Tiangong 1 ; 2015 New Shepard ; 2019 Chang’e 4 + France (commandement) + USSF.

📖 5. Kourou, traités spatiaux et coopération sur la Lune

🔑 Notions clés & Définitions

  • Kourou : Site de lancement en Guyane associé aux activités spatiales, notamment pour les missions européennes.
  • Guerre froide : Période de rivalité Est-Ouest qui a accéléré la conquête spatiale et l’usage stratégique de l’espace.
  • Spoutnik 1 : Premier satellite artificiel envoyé dans l’espace, marquant le début de la conquête spatiale moderne.
  • Apollo-Soyouz : Première mission spatiale conjointe entre l’URSS et les États-Unis, réalisée pendant une phase de détente.
  • Projet de défense stratégique (IDS) : Programme lancé par Ronald Reagan visant à modifier le rapport de force face à l’URSS, avec un effet aussi psychologique que militaire.

📝 Points essentiels

  • Le décollage réel de fusée apparaît en 1926 avec Robert H. Goddard, puis la dynamique s’accélère avec Wernher von Braun et des fusées comme V2 et Saturne V.
  • La Guerre froide (1947-1991) utilise l’espace comme moyen de frappe et de rééquilibrage des puissances, avec un avantage attribué à l’URSS dans le cours.
  • Youri Gagarine sert à la fois d’exploitation technique et de vitrine idéologique pour les “réussites scientifiques” soviétiques.
  • L’usage de l’espace varie avec les relations internationales : course à l’espace en période de tensions, puis coopération avec Apollo-Soyouz pendant la détente.
  • En 1983, Reagan lance l’IDS (souvent associé à “Star Wars” dans le cours), présenté comme un outil modifiant le rapport de force et jouant aussi un rôle d’arme psychologique.
  • Ronald Reagan est présenté comme gagnant la course surtout sur le plan économique, plus que scientifique, technique ou militaire.

💡 Astuce mémo

Guerre froide = compétition puis détente : Spoutnik (début) → Gagarine (propagande) → Apollo-Soyouz (coopération) → IDS/Star Wars (retour des tensions).

📖 6. Course spatiale, détente et projet IDS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Détente : La détente désigne une période de baisse des tensions entre puissances rivales, notamment pendant la Guerre froide.
  • Course spatiale : La course spatiale est une rivalité technologique et stratégique visant à prendre l’avantage dans l’espace.
  • Projet IDS : Le projet IDS correspond à un dispositif de surveillance et de détection lié aux enjeux de rivalité et de contrôle des approches maritimes.
  • Sea Power : Le Sea Power regroupe la capacité d’influence et d’action d’un État grâce à sa maîtrise des mers et des océans.

📝 Points essentiels

  • La détente s’inscrit dans le contexte de la Guerre froide, avec une logique de réduction des tensions entre blocs.
  • La course spatiale sert d’outil de puissance : elle combine prouesses techniques et avantage stratégique.
  • Le projet IDS est présenté comme un système de surveillance/détection destiné à contrôler des zones maritimes sensibles.
  • La militarisation des océans renforce la surveillance : la marine devient un instrument central pour suivre mers et océans.
  • Le Sea Power repose sur une présence dissuasive et sur la capacité à agir pendant une crise diplomatique.
  • Le texte relie la rivalité sino-américaine à des systèmes de surveillance des océans, avec des réseaux de détection acoustique.

💡 Astuce mémo

Détente = baisse des tensions ; Course spatiale = vitrine de puissance ; IDS = “détecter avant d’agir” (surveillance acoustique).

📖 7. Puissances émergentes Chine et Inde

🔑 Notions clés & Définitions

  • Réseau BARRIER : Réseau d’écoute et de surveillance maritime américain centré sur le passage du GIUK, entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni.
  • Réseau CAESAR : Réseau d’écoute et de surveillance maritime américain couvrant l’Atlantique Ouest, de la Nouvelle-Écosse vers les zones des Bahamas, Bermudes, Porto Rico et des Antilles.
  • Underwater Great Wall Project : Projet chinois de « Grande Muraille sous-marine » fondé sur des réseaux de capteurs sous-marins pour renforcer la surveillance en mer de Chine.
  • SURTASS : Système de surveillance américain utilisant des capteurs remorqués, dont l’emploi a été adapté face à la montée en puissance chinoise.

📝 Points essentiels

  • Les États-Unis disposent de plusieurs réseaux d’écoute connus, dont BARRIER, CAESAR, COLOSSUS et BRONCO, chacun couvrant des zones maritimes spécifiques.
  • Le système RAP (Reliable Acoustic Path) est développé pour détecter des sous-marins plus près des côtes que les dispositifs précédents.
  • La Chine estime que ses sous-marins doivent passer par des goulets très surveillés pour atteindre la haute mer, en raison de mers bordières relativement enclavées et peu profondes.
  • Depuis 2016, la Chine déclare avoir déployé entre l’île de Guam (bases américaines dont Apra Harbor) et la mer de Chine du Sud deux systèmes sous-marins d’écoute gérés par l’Académie des Sciences.
  • Le caractère dual des systèmes chinois permet aussi d’obtenir des informations sur les mouvements de la flotte de surface et sous-marine américaine dans cette zone.
  • Le projet chinois Underwater Great Wall Project s’appuie notamment sur des îles contrôlées dans les archipels des Paracels et des Spratleys pour installer des réseaux de capteurs sous-marins en mer de Chine méridionale/é

💡 Astuce mémo

BARRIER-CAESAR = « GIUK » puis « Atlantique Ouest » ; Great Wall = capteurs + îles (Paracels/Spratleys) ; RAP = « proche des côtes ».

📖 8. Entreprises privées et géopolitique du spatial

🔑 Notions clés & Définitions

  • Thalassocratie : Puissance fondée sur la maîtrise des mers, permettant d’influencer à distance et d’agir par projection navale.
  • Puissance de coercition globale : Capacité d’imposer sa volonté à l’échelle mondiale grâce à des moyens militaires capables d’intervenir rapidement.
  • Puissance maritime globale : Capacité navale à être présente sur l’ensemble des océans et à soutenir des opérations au-delà des mers.
  • ISS : Station spatiale internationale, projet multilatéral en orbite qui illustre la coopération entre États.
  • Multilatéralisme spatial : Coopération entre plusieurs puissances pour mener des projets spatiaux communs malgré des intérêts parfois divergents.

📝 Points essentiels

  • La marine américaine est décrite comme une thalassocratie et une puissance mondiale présente sur tous les océans.
  • Le Pentagone découpe le monde en 6 zones et y déploie des flottes, avec des systèmes de surveillance très perfectionnés.
  • La puissance navale américaine sert à défendre les intérêts des États-Unis, sécuriser les routes maritimes et soutenir des pays tiers en crise.
  • L’Inde est présentée comme une puissance maritime régionale : flotte complète mais plus limitée, avec 1 porte-avions et 1 porte-hélicoptères.
  • Raoul Castex relie la puissance à la complémentarité des armes : terre, air, mer et espace.
  • L’ISS est un reflet du multilatéralisme : collaboration entre États-Unis et URSS, avec ESA, Japon et Canada, et contributions financières surtout américaines.

💡 Astuce mémo

Thalasso = mer qui commande ; ISS = États qui coopèrent malgré la rivalité.

📖 9. Ligne de Karman et contraintes de l’espace

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ligne de Karman : Notion de frontière entre l’atmosphère et l’espace, utilisée pour qualifier les vols spatiaux.
  • Contraintes de l’espace : Ensemble des limites physiques et opérationnelles qui rendent les missions spatiales coûteuses et difficiles à mener.
  • ISS : Station spatiale internationale construite et exploitée par plusieurs États, fondée sur la coopération technique et scientifique.
  • Soft-power : Influence indirecte d’un État via symboles, récits et réussites plutôt que par la contrainte militaire.

📝 Points essentiels

  • L’ISS est un projet de collaboration entre les États-Unis et l’URSS, avec l’ESA, le Japon et le Canada.
  • Les contributions financières sont surtout portées par les États-Unis.
  • Seule la Russie peut acheminer les astronautes, et depuis le retrait russe de toutes les opérations en 2022, la NASA se tourne vers SpaceX.
  • L’ISS sert à l’assemblage, aux recherches scientifiques et à la stabilisation des relations entre États dans certains contextes.
  • Après la Guerre froide, la normalisation diplomatique entre puissances occidentales et Russie n’était pas acquise, et des tensions pouvaient réapparaître (ex. Yougoslavie).
  • L’ISS a joué un rôle de catalyseur en obligeant les États impliqués à mutualiser compétences techniques et scientifiques pour des objectifs communs.

💡 Astuce mémo

ISS = « catalyseur » : elle force la coopération technique quand la diplomatie peut se tendre.

📖 10. Ressources marines et nouvelles frontières de vie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Zone économique exclusive : La zone économique exclusive est un espace maritime où un État côtier exerce des droits d’exploitation et de gestion sur des ressources, selon des règles internationales.
  • CNUDM 1982 : La CNUDM 1982 est la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer qui fixe le cadre juridique des espaces maritimes et de leur gestion.
  • Discours d’Arvid Pardo : Le discours d’Arvid Pardo est une prise de parole à l’ONU qui appelle à instaurer des règles pour la mer et à penser les espaces marins comme un patrimoine à partager.
  • Haute-mer : La haute-mer désigne les espaces maritimes situés au-delà des juridictions nationales, présentés comme un patrimoine commun de l’humanité.
  • ZAJN : Les ZAJN sont les Zones au-delà des juridictions nationales, associées à l’idée d’un patrimoine commun et à des enjeux de protection face aux menaces.

📝 Points essentiels

  • En 1972, des États africains adoptent l’idée d’îles marins comme ZEE, puis en 1973 les pays du Tiers Monde adhèrent à ce système.
  • En 1977, 51 États dont les USA, l’URSS et le Japon acceptent la ZEE jusqu’à 200 milles marins (370,4 km).
  • La CNUDM est liée à la conférence de Montego Bay, lancée à l’origine par le discours d’Arvid Pardo (Malte) en faveur de règles en mer et d’un patrimoine universel.
  • La CNUDM de 1982 entre en vigueur en 1994, et les USA l’ont signé sans la ratifier.
  • La colonne d’eau en haute mer correspond à l’eau de mer caractérisée à différentes profondeurs, jusqu’à 11 km.
  • Environ 36% des mers et océans sont des ZEE, et la haute-mer couvre environ 230 M km² selon la source fournie.

💡 Astuce mémo

ZEE = 200 milles marins (370,4 km) : 1977, 51 États valident le cap.

📖 11. ISS et multilatéralisme en orbite

🔑 Notions clés & Définitions

  • Puissance globale chinoise : La puissance globale désigne la capacité de la Chine à agir simultanément sur les plans économique, politique, militaire et culturel à l’échelle internationale.
  • Conseil de Sécurité de l’ONU : Le Conseil de Sécurité de l’ONU est l’organe qui concentre le pouvoir décisionnel mondial, où la Chine dispose d’un siège permanent.
  • BRICS : Les BRICS sont un regroupement de grandes puissances qui sert de cadre d’influence et de coordination diplomatique pour leurs membres.
  • Instituts Confucius : Les Instituts Confucius sont des structures de diffusion culturelle qui contribuent au soft power chinois à l’étranger.
  • Défense active des mers proches : La défense active des mers proches est une doctrine attribuée à Deng Xiaoping visant à protéger les intérêts maritimes proches du territoire chinois.

📝 Points essentiels

  • La Chine est présentée comme la 2e puissance économique mondiale depuis 2014, avec une croissance d’environ 5% depuis 2024.
  • La Chine combine une armée très importante (environ 2 millions de soldats) et le 2e budget militaire mondial.
  • La Chine possède l’arme nucléaire depuis 1964 et dispose d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU.
  • La stratégie d’influence inclut le soft power via la diaspora chinoise et la multiplication d’événements internationaux.
  • Le développement pacifique est présenté comme un principe associé à Deng Xiaoping et à l’exportation culturelle (littérature, cinéma).
  • Des défis sont évoqués : tensions avec certains pays d’Asie (Japon, Taiwan), crise climatique et image ambivalente (principal pollueur vs avance sur les renouvelables).

💡 Astuce mémo

Éco + armée + ONU + culture = puissance globale ; défis = tensions + climat + image.

📖 12. Stratégie chinoise d’affirmation de puissance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stratégie du collier de perle : Stratégie maritime visant à renforcer l’influence chinoise via des points d’appui et des liaisons autour des routes commerciales.
  • Nouvelles routes de la Soie : Programme d’infrastructures et de connexions internationales utilisé pour étendre l’influence chinoise, notamment par des investissements et des implantations.
  • Passage par l’Arctique : Itinéraire maritime envisagé comme nouvelle route stratégique, susceptible de réduire les distances et d’ouvrir des flux économiques.
  • Programme spatial chinois : Ensemble d’actions et d’organisations qui construisent la capacité spatiale chinoise, d’abord avec appuis extérieurs puis en autonomie.
  • CNSA : Agence spatiale nationale chinoise chargée de coordonner les activités spatiales du pays à partir des années 1990.

📝 Points essentiels

  • La Chine cherche à protéger ses intérêts commerciaux et à s’emparer de ressources maritimes en occupant des espaces jugés prioritaires.
  • Sous Hu Jintao, la Chine vise notamment le contrôle du détroit de Malacca pour sécuriser des routes maritimes.
  • La stratégie du collier de perle est associée à l’idée de renforcer la présence chinoise le long des routes maritimes.
  • Sous Xi Jinping, les Nouvelles routes de la Soie s’accompagnent d’installations industrielles, dont des usines en Afrique.
  • La Chine se rapproche du passage par l’Arctique comme nouvelle route maritime, en plus des routes plus classiques.
  • Les tensions maritimes persistent, notamment en mer de Chine, avec des rivalités Chine/Japon autour des îles Diaoyu/Senkaku (noms différents selon les pays).

💡 Astuce mémo

Collier de perle = points d’appui maritimes ; Nouvelles routes = Afrique + routes ; Arctique = nouvelle voie.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
150 et 100 av. JCEudoxe de Cynique tente d’atteindre l’Inde en suivant les côtes
1487Bartholomew Dias atteint l’Afrique du Sud
1492Christophe Colomb traverse l’Atlantique jusqu’à la République dominicaine sans atteindre le continent
1497Vasco de Gama fait le tour de l’Afrique et atteint l’Inde
1957Spoutnik 1 : premier satellite artificiel (début de la course spatiale)

📊 Tableaux de synthèse

Strates de profondeur de l’océan

ProfondeurZoneCaractéristiques
0 à 200 mzone phoniquelumière décroissante jusqu’à 200 m
200 à 1000 mzone crépusculairepas de plantes ; organismes adaptés aux faibles conditions
1000 à 4000 mzone de minuitabsence de lumière ; organismes produisant leur propre lumière
4000 à 6000 mzone abyssaletempérature stable autour de 2°C

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la zone phonique (0–200 m) avec la zone crépusculaire (200–1000 m) : la première correspond à une lumière décroissante jusqu’à 200 m.
  2. Croire que l’océan mondial est entièrement continu : les mers intracontinentales fermées sont des exceptions.
  3. Mélanger les repères de la course spatiale : Spoutnik 1 (1957) marque le début, tandis que les premiers pas sur la Lune sont en 21 juillet 1969.
  4. Penser que la ZEE est identique à la haute-mer : la ZEE est jusqu’à 200 milles marins (droits d’exploitation), la haute-mer est au-delà (patrimoine commun).
  5. Oublier que les USA ont signé la CNUDM mais ne l’ont pas ratifiée, ce qui est un point explicitement souligné.
  6. Confondre les réseaux d’écoute : BARRIER surveille le passage du GIUK, tandis que CAESAR couvre l’Atlantique Ouest (de la Nouvelle-Écosse vers Bahamas/Bermudes/Porto Rico/Antilles).
  7. Croire que l’ISS est un projet uniquement américain : le cours insiste sur la collaboration États-Unis/URSS/ESA/Japon/Canada et sur des contributions financières surtout américaines.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi l’exploration des océans est difficile (ondes électromagnétiques qui ne pénètrent pas en profondeur) et donner la part de la surface marine (70,8%).
  2. Raconter les grandes étapes de découverte dans l’Antiquité et au-delà : Eudoxe de Cynique (vents contraires en Mer Rouge, poussée vers l’Afrique), Austronésiens et poteries lapita, Vikings (Erik le Rouge puis Leif Erik­-
  3. Identifier au moins 4 repères de navigation/exploration cités (Dias 1487, Colomb 1492, Vasco de Gama 1497, Magellan/Elcano 1520, Cook 1769, La Pérouse 1783, Nansen 1893, Peary 1909, Amundsen).
  4. Maîtriser les zones de profondeur de l’océan : phonique (0–200 m), crépusculaire (200–1000 m), zone de minuit (1000–4000 m), abyssale (4000–6000 m, ~2°C).
  5. Situer la conquête spatiale : début avec Spoutnik 1 (1957), premiers pas sur la Lune (21 juillet 1969), et rappeler l’idée générale Guerre froide/course puis rattrapage.
  6. Citer les conventions encadrant l’espace extra-atmosphérique : accords sur le sauvetage des astronautes (1968), responsabilité internationale (29 mars 1972), immatriculation (14 janvier 1975).
  7. Expliquer le rôle de l’ISS comme objet de coopération et de multilatéralisme (collaboration États-Unis/URSS/ESA/Japon/Canada, assemblage/recherches, catalyseur de coopération technique).
  8. Décrire la logique de la puissance maritime (thalassocratie, puissance de coercition globale, puissance maritime globale) et le lien avec la militarisation/surveillance des mers.
  9. Présenter les réseaux d’écoute américains et leurs zones : BARRIER (GIUK), CAESAR (Atlantique Ouest), COLOSSUS, BRONCO, puis RAP (détection plus proche des côtes).
  10. Expliquer la contrainte géographique des sous-marins chinois (goulets très surveillés pour atteindre la haute mer) et le rôle du déploiement depuis 2016 entre Guam et la mer de Chine du Sud.
  11. Maîtriser le cadre juridique des espaces maritimes : ZEE (jusqu’à 200 milles marins), CNUDM/UNCLOS (entrée en vigueur 1994, USA signataires non ratifiants), et haute-mer/ZAJN (patrimoine commun, menaces).
  12. Conclure sur la stratégie chinoise : collier de perle (points d’appui), Nouvelles routes de la Soie (infrastructures/implantations), rapprochement du passage par l’Arctique, et tensions en mer de Chine (îles Diaoyu/Senk­
  13. Donner au moins 3 repères de l’affirmation spatiale chinoise dans le cours (programme spatial, CNSA, Tiangong 1 en 29 septembre 2011, Chang’e 4 en 3 janvier 2019, et sonde sur Mars en 2021).

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1. Quelle part de la surface du globe la mer couvre-t-elle environ ?

2. Quel espace illustre un projet de coopération scientifique et technique entre plusieurs puissances ?

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Océan et espace — nouveaux espaces ?

Nouveaux terrains de conquête pour les nations.

Découverte des océans — époque ?

Antiquité, avec Eudoxe et autres explorateurs.

Course spatiale — années clés ?

1957 (Spoutnik) à 1968 (premiers pas sur la Lune).

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