đ Selon Platon et XĂ©nophon, Socrate ne dirige pas dâĂ©cole, sâintĂ©resse surtout aux questions Ă©thiques et refuse de rĂ©munĂ©rer ses enseignements, contrairement au portrait dâAristophane.
Socrate nâa laissĂ© aucun Ă©crit, si bien que sa pensĂ©e doit ĂȘtre reconstruite Ă partir de sources contradictoires, notamment Aristophane, Platon et XĂ©nophon.
Dans Les NuĂ©es, reprĂ©sentĂ©es en 423 av. J.-C., Aristophane caricature Socrate comme un professeur excentrique dirigeant le PhrontistĂšrion, une Ă©cole oĂč lâon apprend Ă manipuler les arguments.
Socrate est né à AthÚnes en 470 av. J.-C. et y est mort en 399 av. J.-C., aprÚs avoir été condamné à la suite de la défaite de la cité dans la guerre du PéloponnÚse.
Aristophane caricature Socrate, tandis que Platon et Xénophon le présentent comme philosophe
â Ă maĂźtriser
Dans LâApologie, lâoracle de Delphes dĂ©clare Socrate le plus sage parce quâil reconnaĂźt son ignorance.
Lâignorance socratique est une posture mĂ©thodologique qui permet dâexaminer les idĂ©es dâautrui sans prĂ©tendre dĂ©tenir une autoritĂ©.
Les quatre paradoxes éthiques socratiques sont:
Lâelenchos socratique commence par une question gĂ©nĂ©rale, se poursuit par la proposition dâune dĂ©finition, puis conduit lâinterlocuteur Ă lâaporie en rĂ©vĂ©lant les contradictions de ses rĂ©ponses.
Compléments
đ Lâelenchos rĂ©vĂšle lâignorance de lâinterlocuteur et lâoriente vers la connaissance de soi, sans fournir lui-mĂȘme une vĂ©ritĂ© absolue.
ReconnaĂźtre son ignorance â rechercher la vĂ©ritĂ© et la sagesse
â Ă maĂźtriser
đ XĂ©nophon prĂ©sente Socrate comme dĂ©tenteur dâun savoir pratique, enseignant les jeunes et abordant la politique et lâĂ©conomie comme des compĂ©tences techniques, sans ironie, elenchos ni mission divine particuliĂšre.
đ Pour XĂ©nophon, lâautarcie est la capacitĂ© Ă subvenir Ă ses besoins sans dĂ©pendance extĂ©rieure, et elle exige la maĂźtrise de soi plutĂŽt que lâabsence totale de besoins.
Compléments
Xénophon décrit la maßtrise pratique, Aristote réoriente Socrate vers la science des universels
â Ă maĂźtriser
Platon est nĂ© Ă AthĂšnes en 427 dans une famille aristocratique, a renoncĂ© Ă une carriĂšre politique aprĂšs sa rencontre avec Socrate, puis a fondĂ© lâAcadĂ©mie vers 387 aprĂšs ses voyages et son Ă©chec politique en Sicile.
Platon a Ă©crit 28 dialogues authentiques, classĂ©s en pĂ©riodes de jeunesse, de maturitĂ© et de vieillesse, auxquelles sâajoutent des dialogues apocryphes et des lettres dont une seule est authentique.
Compléments
Socrate â voyages â AcadĂ©mie â dialogues
đ Lâousia dĂ©signe lâessence dâune chose, tandis que le pathos dĂ©signe ses traits ou circonstances variables et accidentels.
Dans le PhĂ©don, Platon affirme que les IdĂ©es comme le beau, le bon ou le grand sont des causes vĂ©ritables dâintelligibilitĂ©, indĂ©pendantes des objets particuliers.
đ Lâascension vers le Beau suit ce parcours:
Induction Ă partir des sensibles contre recherche de lâEssence intelligible
đ Dans Le Sophiste, la faussetĂ© dâun discours vient de combinaisons incorrectes entre noms et verbes, et non des mots pris isolĂ©ment.
Les principales objections du Parménide portent sur:
Les cinq grands genres sont:
Participation mal comprise â apories du ParmĂ©nide â clarification du statut des IdĂ©es
â Ă maĂźtriser
Dans la ligne divisĂ©e de La RĂ©publique, la connaissance progresse de lâeikasia aux images et de la pistis aux objets sensibles, puis de la dianoia aux hypothĂšses et de la noĂšsis Ă la connaissance directe des IdĂ©es.
Dans le PhÚdre, la dialectique rassemble des éléments sous une idée unificatrice, puis divise cette idée selon ses espÚces naturelles sans rompre leurs relations.
Compléments
Rassembler â diviser â atteindre lâIdĂ©e du Bien
â Ă maĂźtriser
đ Dans le PhĂšdre, Thamous estime que lâĂ©criture produit une illusion de savoir sans rĂ©flexion vĂ©ritable, tandis que Theuth lui attribue une fonction de soutien de la mĂ©moire.
đ Selon Platon, une opinion vraie devient un savoir lorsquâelle est reliĂ©e et justifiĂ©e par un raisonnement.
Dans le PhĂ©don, la perception dâobjets sensibles Ă©gaux, comme des morceaux de bois, dĂ©clenche le souvenir de lâIdĂ©e dâĂ©galitĂ© parfaite, que lâexpĂ©rience sensible ne suffit pas Ă produire.
Dans le MĂ©non, Socrate transforme lâopinion de lâesclave en connaissance gĂ©omĂ©trique en le questionnant aprĂšs ses erreurs initiales.
Compléments
đ Dans le PhĂšdre, lâantĂ©rioritĂ© des IdĂ©es est Ă©pistĂ©mologique, car elle fonde la possibilitĂ© de connaĂźtre, et non chronologique au sens dâun souvenir historique vĂ©rifiable.
Interroger lâĂąme â dĂ©passer lâopinion â retrouver le savoir
â Ă maĂźtriser
đ Dans le MĂ©non, lâopinion vraie est utile mais instable tant quâelle nâest pas attachĂ©e par un raisonnement, alors que le savoir est justifiĂ© et stable.
đ Selon Gorgias, la rhĂ©torique peut rendre un orateur plus persuasif quâun mĂ©decin lorsquâil sâadresse Ă des ignorants, car elle repose sur la croyance plutĂŽt que sur une compĂ©tence spĂ©cifique.
Compléments
Persuasion rhétorique qui produit croyance contre persuasion didactique qui produit savoir
đ Dans le ThéétĂšte, Platon distingue le savoir de la sensation, car la sensation est subjective et ne constitue pas une vĂ©ritĂ© universelle.
đ Le relativisme et le mobilisme rendent impossible une connaissance objective et dĂ©truisent le fondement de la philosophie et du savoir. â Platon
Sensation subjective â savoir universel ; opinion â raisonnement stable
â Ă maĂźtriser
đ Socrate considĂšre la rhĂ©torique comme une flatterie comparable Ă la cuisine et Ă la sophistique, parce quâelle recherche le plaisir immĂ©diat du public sans comprendre les causes ni viser le bien. â Gorgias, 461b-481b
đ CalliclĂšs dĂ©fend la justice comme la loi du plus fort, tandis que Socrate soutient que lâinjustice est un mal plus grand que la souffrance de subir la justice. â Gorgias, 481b-506b
đ Selon Socrate, la rhĂ©torique devient un vĂ©ritable art lorsquâelle repose sur un savoir et vise Ă exposer les injustices et Ă restaurer la justice. â Gorgias, 481b-506b
Compléments
đ La rhĂ©torique peut rendre un orateur plus persuasif quâun expert, comme un mĂ©decin, lorsquâil sâadresse Ă des ignorants, car elle agit sur lâopinion du public indĂ©pendamment de la vĂ©ritĂ©. â Gorgias, Gorgias, 449a-461b
Opinion et plaisir â flatterie ; savoir et justice â vĂ©ritable art
â Ă maĂźtriser
đ Platon distingue les causes vĂ©ritables, qui expliquent rationnellement un phĂ©nomĂšne, des causes adjuvantes, qui le rendent possible sans expliquer pourquoi il existe ou agit ainsi. â PhĂ©don
Compléments
Causes rationnelles des IdĂ©es et du dĂ©miurge â causes matĂ©rielles accessoires
â Ă maĂźtriser
đ Dans le Cratyle, le corps est Ă la fois le tombeau oĂč lâĂąme est enfermĂ©e et le signe par lequel elle manifeste et communique le sens. â Platon
Compléments
đ Dans le PhĂ©don, Platon rĂ©fute le modĂšle de lâĂąme-harmonie, selon lequel lâĂąme disparaĂźt avec le corps comme une harmonie disparaĂźt lorsque son instrument est dĂ©truit.
đ Platon rĂ©fute le modĂšle du tisserand, selon lequel lâĂąme utilise plusieurs corps avant de disparaĂźtre avec le dernier, car lâĂąme et le corps ont des natures diffĂ©rentes. â PhĂ©don
Un cocher dirige deux chevaux ailés tandis que le corps sert à la fois de tombeau et de signe
â Ă maĂźtriser
đ Dans le PhĂ©don, les vertus populaires Ă©changent approximativement une peur contre une peur moindre ou un plaisir contre un plaisir plus grand, tandis que la vertu philosophique repose sur la pensĂ©e, ou phronĂšsis. â Platon
đ Dans le Gorgias, Socrate affirme quâil vaut mieux subir lâinjustice que la commettre et quâil vaut mieux ĂȘtre chĂątiĂ© pour son injustice que dâĂ©chapper Ă la punition.
đ Dans le PhilĂšbe, la meilleure vie est un mĂ©lange hiĂ©rarchisĂ© de plaisir et de rĂ©flexion, dans lequel la raison et la mesure dominent et oĂč les plaisirs violents sont exclus. â Platon
đ La pensĂ©e est la condition de la vertu, car elle permet Ă lâĂąme dâĂ©valuer et de justifier rationnellement ses actions. â Platon, PhĂ©don
CalliclĂšs soutient que la nature humaine est tournĂ©e vers le pouvoir et le plaisir, tandis que Socrate juge lâĂąme selon ses choix et ses actions aprĂšs la mort, indĂ©pendamment de ses biens et de son statut social. â Gorgias
Dans lâallĂ©gorie de la caverne de la RĂ©publique, les prisonniers voient des ombres, puis le prisonnier libĂ©rĂ© dĂ©couvre la lumiĂšre du Soleil avant de retourner dans la caverne pour libĂ©rer les autres. â Platon
Compléments
PensĂ©e â vertu â bon mĂ©lange â connaissance â gouvernement
| Source | Portrait | Méthode ou fonction |
|---|---|---|
| Aristophane | Professeur excentrique et directeur du PhrontistĂšrion | Manipulation des arguments |
| Platon | Philosophe ignorant mĂ©thodiquement et investi dâune mission divine | Elenchos et recherche Ă©thique |
| XĂ©nophon | MaĂźtre pratique dĂ©tenteur dâun savoir | MaĂźtrise de soi et gestion de la vie |
| Aristote | Objet dâune analyse logique et scientifique | Recherche des universels |
| Forme | Fondement | Finalité |
|---|---|---|
| Rhétorique ordinaire | Opinion et persuasion | Plaisir et manipulation du public |
| Flatterie | Imitation sans savoir | Satisfaction immédiate |
| RhĂ©torique philosophique | Savoir et raisonnement moral | Exposer lâinjustice et restaurer la justice |
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1. Quel enchaĂźnement dĂ©crit correctement le fonctionnement de lâelenchos socratique ?
2. Quelle est la principale source de la question socratique selon le plan du cours?
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En quelle année Socrate est-il mort à AthÚnes ?
Socrate est mort en 399 av. J.-C.
Question socratique - sources
Sources : Platon, Xénophon, Aristophane
Quels auteurs permettent de reconstruire la pensée de Socrate ?
Aristophane, Platon et Xénophon.
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