Quiz: Antibiotiques : classes et bon usage — 38 questions

Detailed questions and answers

1. Un antibiotique est qualifié de bactéricide quand il inhibe la croissance bactérienne ou quand il tue les bactéries ?

Quand il réduit uniquement la résistance bactérienne
Quand il ne change pas l’activité des bactéries
Quand il tue les bactéries
Quand il inhibe la croissance bactérienne

Quand il tue les bactéries

Explanation

Un antibiotique bactéricide correspond à une activité qui tue les bactéries. À l’inverse, l’inhibition de la croissance définit une activité bactériostatique.

2. Le spectre antibiotique correspond le mieux à :

La sensibilité des bactéries aux antibiotiques en tenant compte des résistances
La vitesse de diffusion du médicament dans les tissus
La concentration du médicament dans le sang
Le nombre de bactéries présentes dans la zone infectée

La sensibilité des bactéries aux antibiotiques en tenant compte des résistances

Explanation

Le spectre antibiotique décrit la sensibilité des bactéries aux antibiotiques et tient compte des résistances naturelles ou acquises. Il ne désigne pas la concentration du médicament.

3. La concentration minimale inhibitrice (CMI) correspond à la concentration minimale d’un antibiotique qui :

Élimine le médicament de l’organisme
Tire une action bactéricide immédiate sur toutes les bactéries
Inhibe la croissance bactérienne
Tue les bactéries dès son premier contact

Inhibe la croissance bactérienne

Explanation

La CMI est la concentration minimale capable d’inhiber la croissance bactérienne. Elle ne se confond pas avec la concentration minimale bactéricide, qui tue les bactéries.

4. Quel comportement pharmacodynamique correspond à la concentration-dépendance ?

Une efficacité uniquement liée à la durée du traitement, quelle que soit la concentration
Une concentration efficace maintenue au-dessus de la CMI pendant 24 heures
Une efficacité indépendante de la CMI
Un pic sérique élevé avec une concentration très supérieure à la CMI

Un pic sérique élevé avec une concentration très supérieure à la CMI

Explanation

Les antibiotiques concentration-dépendants nécessitent un pic sérique élevé, avec une concentration très supérieure à la CMI. Ils ne se gèrent pas comme une simple durée de maintien au-dessus de la CMI.

5. Parmi ces antibiotiques, lesquels sont typiquement concentration-dépendants ?

Macrolides et pénicillines seules
Aminosides, fluoroquinolones et carbapénèmes
Céphalosporines uniquement, sans exception
Bêta-lactamines et glycopeptides

Aminosides, fluoroquinolones et carbapénèmes

Explanation

Les aminosides, les fluoroquinolones et les carbapénèmes sont décrits comme concentration-dépendants. Les bêta-lactamines et glycopeptides sont, eux, plutôt temps-dépendants.

6. Quel est le profil général de temps-dépendance décrit pour les bêta-lactamines et les glycopeptides ?

Ils nécessitent plusieurs administrations par jour
Ils ont une biodisponibilité orale nulle et imposent toujours la voie intraveineuse
Ils peuvent être administrés une seule fois par jour grâce à une demi-vie longue
Ils sont indépendants du maintien de la concentration efficace

Ils nécessitent plusieurs administrations par jour

Explanation

Les bêta-lactamines et les glycopeptides sont temps-dépendants et nécessitent plusieurs administrations par jour. Les macrolides sont plutôt associés à une demi-vie longue permettant une administration quotidienne.

7. La biodisponibilité correspond à la :

Concentration minimale inhibitrice (CMI) au site infectieux
Dose administrée par voie orale
Vitesse d’élimination rénale du médicament
Quantité de principe actif qui rejoint le compartiment vasculaire et peut atteindre le site d’action

Quantité de principe actif qui rejoint le compartiment vasculaire et peut atteindre le site d’action

Explanation

La biodisponibilité est la quantité de principe actif atteignant le compartiment vasculaire et pouvant gagner le site d’action. Elle ne se réduit pas à la dose administrée.

8. Comment agissent les bêta-lactamines sur le plan du mécanisme décrit ?

Elles diffusent par les porines puis inhibent compétitivement les protéines liant les pénicillines
Elles inhibent le ribosome
Elles inhibent directement les enzymes de la synthèse des protéines
Elles bloquent la production de l’ADN

Elles diffusent par les porines puis inhibent compétitivement les protéines liant les pénicillines

Explanation

Les bêta-lactamines diffusent passivement par les porines puis inhibent compétitivement les protéines liant les pénicillines, indispensables à la synthèse de la paroi. Elles ne ciblent pas le ribosome.

9. En cas d’allergie aux bêta-lactamines, quel point particulier est mentionné concernant l’aztréonam ?

L’aztréonam augmente toujours le risque de réaction croisée
L’aztréonam fait exception et n’est pas concerné par le risque d’allergie croisée mentionné
L’aztréonam est exclusivement une macrolide
L’aztréonam ne présente pas d’exception au risque d’allergie croisée

L’aztréonam fait exception et n’est pas concerné par le risque d’allergie croisée mentionné

Explanation

Le risque d’allergie croisée entre bêta-lactamines est mentionné, mais l’aztréonam fait exception. La réaction croisée n’est donc pas attendue de façon identique avec l’aztréonam.

10. Quel schéma thérapeutique est présenté comme traitement de référence en réanimation lors d’une suspicion de pneumopathie sous ventilation mécanique à Pseudomonas aeruginosa ou d’une bactériémie à bacilles Gram négatif ?

Vancomycine systématique sans association
Ceftazidime seule
Amoxicilline seule
Pipéracilline associée au tazobactam

Pipéracilline associée au tazobactam

Explanation

La pipéracilline associée au tazobactam est citée comme traitement de référence en réanimation dans ces situations. Les autres options ne correspondent pas au schéma indiqué.

11. Les carbapénèmes sont décrits comme ayant :

Un très large spectre, utilisés notamment dans les infections à germes multirésistants ou les sepsis sévères
Un spectre strictement identique à celui des pénicillines V
Un spectre limité aux Gram positifs
Un spectre très étroit, réservé à quelques bactéries

Un très large spectre, utilisés notamment dans les infections à germes multirésistants ou les sepsis sévères

Explanation

Les carbapénèmes ont un très large spectre et sont utilisés notamment dans les infections à germes multirésistants ou les sepsis sévères. Ils ne sont pas présentés comme ayant un spectre étroit.

12. Quel est le mécanisme d’action des sulfamides sur la synthèse des bases puriques et pyrimidiques bactériennes ?

Ils inhibent la dihydroptéroate synthase par analogie avec le PABA
Ils inhibent la réplication de l’ADN en bloquant la gyrase uniquement
Ils inhibent la synthèse de l’ADN en se liant à la sous-unité 50S du ribosome
Ils détruisent directement la membrane cytoplasmique bactérienne

Ils inhibent la dihydroptéroate synthase par analogie avec le PABA

Explanation

Les sulfamides inhibent la dihydroptéroate synthase en imitant le PABA, ce qui bloque la synthèse des bases puis la réplication de l’ADN. Les autres propositions ne correspondent pas à cette cible enzymatique.

13. Pourquoi le cotrimoxazole est-il particulièrement utilisé dans certaines situations chez des immunodéprimés ?

Parce qu’il inhibe CYP3A4 et réduit le risque d’allongement du QT
Parce qu’il se fixe à la sous-unité 50S et bloque directement la synthèse protéique
Parce qu’il est réservé aux infections urinaires non compliquées
Parce qu’il associe le sulfaméthoxazole et le triméthoprime et traite/prophylaxie la pneumocystose

Parce qu’il associe le sulfaméthoxazole et le triméthoprime et traite/prophylaxie la pneumocystose

Explanation

Le cotrimoxazole associe sulfaméthoxazole et triméthoprime et sert notamment à la prophylaxie et au traitement de la pneumocystose chez les immunodéprimés, en plus de certaines infections urinaires. Les autres options confondent avec des mécanismes d’autres familles.

14. À quel niveau les macrolides exercent-ils leur effet inhibiteur sur la synthèse protéique ?

Ils se fixent à la sous-unité 50S au niveau du site P
Ils se lient à l’ADN bactérien et bloquent l’initiation de la transcription
Ils inhibent la transpeptidase de la paroi en ciblant le peptidoglycane
Ils se fixent à la sous-unité 30S au niveau du site A

Ils se fixent à la sous-unité 50S au niveau du site P

Explanation

Les macrolides se fixent à la sous-unité 50S au niveau du site P, ce qui inhibe la synthèse protéique. Les autres propositions décrivent des cibles différentes (30S, ADN, transpeptidases).

15. Quel risque particulier doivent surveiller les cliniciens lors d’un traitement par macrolides ?

Une baisse de la synthèse de l’hémoglobine uniquement par carence en fer
Un allongement de l’intervalle QT et des interactions via le CYP3A4
Un arrêt de la synthèse des bases puriques et pyrimidiques
Une diminution du risque d’allergie par protection immunitaire

Un allongement de l’intervalle QT et des interactions via le CYP3A4

Explanation

Les macrolides peuvent allonger l’intervalle QT et interagir avec des médicaments métabolisés par le CYP3A4 ou l’inhibant. La carence en fer et le blocage des bases correspondent plutôt aux sulfamides.

16. Quel est le mécanisme principal des fluoroquinolones vis-à-vis de l’ADN bactérien ?

Elles se lient à la sous-unité 50S au niveau du site P et arrêtent la traduction
Elles se fixent au ribosome 30S et bloquent la synthèse protéique
Elles inhibent la topoisomérase IV et, pour les quinolones, l’ADN gyrase, bloquant la synthèse et la réplication de l’ADN
Elles inhibent les transpeptidases en se liant à D-Ala-D-Ala

Elles inhibent la topoisomérase IV et, pour les quinolones, l’ADN gyrase, bloquant la synthèse et la réplication de l’ADN

Explanation

Les fluoroquinolones inhibent notamment la topoisomérase IV et l’ADN gyrase (pour les quinolones), ce qui empêche la synthèse et la réplication de l’ADN. Les autres choix décrivent des mécanismes d’autres classes.

17. Quel ensemble de caractéristiques correspond le mieux aux fluoroquinolones ?

Activité bactéricide, spectre large et excellente diffusion tissulaire, notamment vers les Gram négatif, le SASM et les germes intracellulaires
Activité antifongique ciblant la membrane stérolisée
Activité bactériostatique, spectre limité aux Gram positifs et faible pénétration intracellulaire
Activité virucide, spectre étroit et faible diffusion tissulaire

Activité bactéricide, spectre large et excellente diffusion tissulaire, notamment vers les Gram négatif, le SASM et les germes intracellulaires

Explanation

Les fluoroquinolones sont bactéricide, à spectre large et diffusent bien dans les tissus, notamment vers les bacilles Gram négatif, le SASM et les germes intracellulaires. Les autres propositions contredisent ces propriétés clés.

18. Comment les glycopeptides empêchent-ils la formation de la paroi bactérienne ?

Ils inhibent la synthèse des acides nucléiques en bloquant la gyrase
Ils se lient par liaisons hydrogène à l’extrémité D-Ala-D-Ala du peptidoglycane et bloquent les transpeptidases
Ils se lient à la sous-unité 30S du ribosome et inhibent la synthèse protéique
Ils détruisent directement le peptidoglycane par oxydation

Ils se lient par liaisons hydrogène à l’extrémité D-Ala-D-Ala du peptidoglycane et bloquent les transpeptidases

Explanation

Les glycopeptides se lient par liaisons hydrogène à D-Ala-D-Ala et bloquent les transpeptidases, inhibant la synthèse de la paroi. Les autres réponses correspondent à d’autres mécanismes (ribosome, oxydation, ADN).

19. Quel énoncé correct concerne le Red Man Syndrome lié aux glycopeptides ?

Il apparaît uniquement plusieurs semaines après la fin du traitement
Il est uniquement lié à une allergie sans rapport avec le mode d’administration
Il survient quand la perfusion est trop rapide
Il survient plus souvent quand l’administration est trop lente

Il survient quand la perfusion est trop rapide

Explanation

Le Red Man Syndrome est favorisé par une administration trop rapide. Le distracteur inverse (trop lente) contredit la règle décrite.

20. À quel site ribosomal les aminosides se fixent-ils pour inhiber la synthèse protéique ?

À la sous-unité 50S du ribosome bactérien
À la sous-unité 16S mitochondriale
À l’ARNr 23S au niveau du ribosome humain
À la sous-unité 30S du ribosome bactérien

À la sous-unité 30S du ribosome bactérien

Explanation

Les aminosides se fixent à la sous-unité 30S du ribosome bactérien et inhibent la synthèse protéique. Les autres options évoquent des cibles ribosomales différentes ou humaines.

21. Quel profil d’utilisation et d’activité correspond aux aminosides ?

Traitement par perfusion lente sur la durée de plusieurs semaines en ambulatoire
Administration parentérale stricte, bactéricides, surtout utilisés à l’hôpital
Traitement surtout par voie orale, plutôt bactériostatiques, utilisés en ville
Administration uniquement par voie locale, activité limitée et non bactéricide

Administration parentérale stricte, bactéricides, surtout utilisés à l’hôpital

Explanation

Les aminosides sont bactéricides, administrés par voie parentérale stricte, et utilisés principalement à l’hôpital. Les autres choix contredisent la voie, le type d’action ou le contexte d’usage.

22. Quels sont les effets indésirables majeurs des aminosides ?

Hyperglycémie et dysfonction thyroïdienne
Risque surtout de troubles de la coagulation sans atteinte sensorielle
Hémolyse immédiate par destruction des globules rouges
Néphrotoxicité, ototoxicité et plus rarement effet curarisant

Néphrotoxicité, ototoxicité et plus rarement effet curarisant

Explanation

Les principaux effets indésirables des aminosides sont la néphrotoxicité, l’ototoxicité et, plus rarement, un effet curarisant pouvant entraîner une paralysie respiratoire. Les autres propositions ne correspondent pas aux atteintes typiques rapportées.

23. Pourquoi les tétracyclines sont-elles déconseillées pendant la grossesse et l’allaitement ?

Parce qu’elles s’éliminent uniquement par voie rénale et provoquent une anurie chez le nourrisson
Parce qu’elles inhibent CYP3A4 et augmentent la toxicité hépatique fœtale
Parce qu’elles inhibent les transpeptidases de la paroi bactérienne
Parce qu’elles complexent le calcium et peuvent altérer l’émail dentaire ou provoquer une dyschromie

Parce qu’elles complexent le calcium et peuvent altérer l’émail dentaire ou provoquer une dyschromie

Explanation

Les tétracyclines sont déconseillées car elles complexent le calcium, pouvant altérer l’émail dentaire ou causer une dyschromie. Les autres options ne relient pas ces molécules à la toxicité décrite.

24. Quel est le mécanisme principal des oxazolidinones sur la cellule bactérienne ?

Elles forment des pores membranaires en mimant les phospholipides
Elles inhibent la pyruvate synthase par analogie avec le phosphoénol-pyruvate
Elles se lient à la sous-unité 50S du ribosome et inhibent la synthèse protéique
Elles fragmentent l’ADN en formant des radicaux nitroso

Elles se lient à la sous-unité 50S du ribosome et inhibent la synthèse protéique

Explanation

Les oxazolidinones forment un complexe avec la sous-unité 50S du ribosome et bloquent la synthèse protéique. Les autres propositions décrivent des mécanismes propres à d’autres classes.

25. Lorsqu’une bactérie est traitée par fosfomycine, quel processus est bloqué via l’inhibition de la pyruvate synthase ?

La fragmentation de l’ADN par radicaux nitroso
La synthèse de la paroi bactérienne
La synthèse des acides mycoliques du bacille tuberculeux
La réplication de l’ARN polymérase ADN-dépendante

La synthèse de la paroi bactérienne

Explanation

La fosfomycine inhibe la pyruvate synthase et bloque la synthèse de la paroi bactérienne. Les autres choix correspondent à des cibles d’autres familles ou pathogènes.

26. Quel est le bon usage clinique de la fosfomycine trométamol dans la cystite aiguë simple chez la femme ?

Traitement de réserve uniquement si échec d’un bêta-lactamine
Traitement de première intention, en traitement probabiliste ou documenté
Traitement de première intention exclusivement en milieu hospitalier après antibiogramme
Traitement prophylactique systématique de plusieurs mois sans évaluation

Traitement de première intention, en traitement probabiliste ou documenté

Explanation

La fosfomycine trométamol est un traitement de première intention de la cystite aiguë simple chez la femme, en traitement probabiliste ou documenté. Les autres options ajoutent des conditions non prévues et/ou détournent l’indication.

27. Pourquoi le métronidazole n’est-il pas efficace sur les bactéries aérobies strictes ?

Parce qu’il inhibe la pyruvate synthase chez toute bactérie quel que soit son métabolisme
Parce qu’il se lie à la sous-unité 50S du ribosome et inhibe la synthèse protéique chez tous les genres
Parce qu’il est activé par les enzymes intracellulaires des bactéries anaérobies et agit sur elles
Parce qu’il forme des pores membranaires par mimétisme des phospholipides présents chez toutes les bactéries

Parce qu’il est activé par les enzymes intracellulaires des bactéries anaérobies et agit sur elles

Explanation

Le métronidazole est activé par les enzymes intracellulaires des bactéries anaérobies strictes et agit sur elles via des radicaux nitroso. Il ne cible pas les aérobies strictes, contrairement aux mécanismes généraux proposés dans les distracteurs.

28. Pourquoi la rifampicine ne doit-elle pas être utilisée seule contre la tuberculose (hors prophylaxie) ?

Parce qu’elle inhibe l’ARN polymérase ADN-dépendante, mais seule expose au risque de résistance
Parce qu’elle est inefficace sur les mycobactéries et nécessite une association immédiate
Parce qu’elle provoque systématiquement une résistance croisée aux médicaments de seconde ligne
Parce qu’elle ne peut agir qu’en association avec l’isoniazide pour prévenir l’hépatotoxicité

Parce qu’elle inhibe l’ARN polymérase ADN-dépendante, mais seule expose au risque de résistance

Explanation

La rifampicine inhibe l’ARN polymérase ADN-dépendante et ne doit jamais être utilisée seule contre la tuberculose en raison du risque de résistance, sauf en prophylaxie. Les autres réponses attribuent des causes qui ne correspondent pas aux unités données.

29. Quel risque pharmacologique majeur est associé à la rifampicine pour certains traitements co-administrés ?

Inhibition irréversible de toutes les voies du CYP, empêchant tout métabolisme médicamenteux
Augmentation systématique des concentrations plasmatiques des substrats du CYP3A4, notamment AVK et antirétroviraux
Diminution des concentrations plasmatiques des substrats du CYP3A4, notamment AVK et antirétroviraux
Absence d’interactions médicamenteuses du fait d’une élimination exclusivement rénale

Diminution des concentrations plasmatiques des substrats du CYP3A4, notamment AVK et antirétroviraux

Explanation

La rifampicine est un puissant inducteur du CYP3A4 et peut diminuer les concentrations plasmatiques des médicaments substrats, notamment les AVK et les antirétroviraux. Les distracteurs inversent le sens de l’effet ou inventent une absence d’interactions.

30. Quel effet neurologique est décrit avec l’isoniazide et comment peut-il être prévenu ?

Des neuropathies périphériques, prévenues par une supplémentation quotidienne en vitamine B6
Une hépatotoxicité dose-dépendante, prévenue par une limitation de l’apport hydrique
Une névrite optique rétrobulbaire, prévenue par un examen ophtalmologique régulier
Une hyperuricémie avec arthralgie ou crise de goutte, prévenue par restriction des lipides

Des neuropathies périphériques, prévenues par une supplémentation quotidienne en vitamine B6

Explanation

L’isoniazide peut provoquer des neuropathies périphériques, qui sont prévenues par une supplémentation quotidienne en vitamine B6. Les autres propositions correspondent à d’autres effets typiques d’autres antituberculeux.

31. Quelle distinction correspond à la différence entre résistance naturelle et résistance acquise ?

La résistance naturelle concerne une bactérie d’une même espèce, la résistance acquise concerne une souche auparavant sensible
La résistance naturelle correspond à une souche devenant résistante par mutation, la résistance acquise à une bactérie d’espèce différente
La résistance naturelle nécessite toujours une documentation par CMI, la résistance acquise n’en nécessite jamais
La résistance naturelle provient exclusivement de plasmides, la résistance acquise exclusivement de mutations chromosomiques

La résistance naturelle concerne une bactérie d’une même espèce, la résistance acquise concerne une souche auparavant sensible

Explanation

La résistance naturelle est propre à une bactérie de la même espèce, tandis que la résistance acquise touche une souche auparavant sensible et résulte notamment d’une dérive génétique. Les distracteurs attribuent des mécanismes ou exigences contradictoires.

32. Dans quel scénario la résistance acquise peut-elle se développer selon le mécanisme décrit ?

Uniquement en absence de toute consommation d’antibiotiques chez le patient
Uniquement après transmission verticale d’un plasmide sans modification génétique
Par simple exposition à n’importe quel antiseptique, sans pression sélective
Sous pression de sélection liée à la surconsommation d’antibiotiques, par mutation ou acquisition/délétion de matériel génétique

Sous pression de sélection liée à la surconsommation d’antibiotiques, par mutation ou acquisition/délétion de matériel génétique

Explanation

La résistance acquise peut résulter d’une mutation ou d’une acquisition/délétion de matériel génétique sous la pression de sélection liée à la surconsommation d’antibiotiques. Les distracteurs suppriment cette pression sélective ou imposent des conditions incompatibles.

33. Quel mode de transmission est associé à une mutation chromosomique par rapport à une acquisition plasmidique ?

Mutation chromosomique : surtout verticale ; acquisition plasmidique : verticale et horizontale, avec participation possible de transposons
Mutation chromosomique : pas transmissible ; acquisition plasmidique : jamais transmissible
Mutation chromosomique : verticale et horizontale ; acquisition plasmidique : uniquement horizontale
Mutation chromosomique : uniquement horizontale ; acquisition plasmidique : uniquement verticale

Mutation chromosomique : surtout verticale ; acquisition plasmidique : verticale et horizontale, avec participation possible de transposons

Explanation

Une mutation chromosomique se transmet verticalement, alors qu’une acquisition plasmidique peut se transmettre verticalement et horizontalement, avec participation possible de transposons. Les distracteurs attribuent des modes de transmission incorrects.

34. Que signifie, sur le plan thérapeutique, une « souche sensible à forte posologie » ?

Elle est sensible uniquement à des médicaments dépourvus de cibles sur la cellule bactérienne
Elle est résistante et nécessite une documentation par rapport à une souche résistante
Il faut augmenter les doses si les concentrations tissulaires sont inférieures à la CMI
Elle est sensible à toutes les doses, donc aucune adaptation n’est nécessaire

Il faut augmenter les doses si les concentrations tissulaires sont inférieures à la CMI

Explanation

Une souche sensible à forte posologie nécessite une augmentation des doses lorsque les concentrations tissulaires sont inférieures à la CMI. Les autres options confondent sensible, résistant et besoin de documentation.

35. En pratique, quel type de traitement correspond à une antibiothérapie fondée sur l’identification de la souche et son antibiogramme ?

Un traitement documenté
Une simple stratégie symptomatique
Un traitement probabiliste
Un traitement prophylactique

Un traitement documenté

Explanation

Un traitement documenté repose sur l’identification de la souche et l’antibiogramme. À l’inverse, le probabiliste débute avant ou sans résultats bactériologiques, et le prophylactique vise des contextes de prévention.

36. Lors du choix d’une antibiothérapie, quel ensemble d’éléments doit-on intégrer pour la rendre correcte et ajustée ?

Choisir un antibiotique à large spectre sans adaptation aux organes
Se limiter à la durée de traitement et à la voie d’administration
Intégrer la justification, le germe (identifié ou suspecté), le spectre, l’association éventuelle, la réévaluation, la durée, la voie, la posologie et l’adaptation rénale/hépatique
Justifier uniquement le choix du molécule, sans reconsidération

Intégrer la justification, le germe (identifié ou suspecté), le spectre, l’association éventuelle, la réévaluation, la durée, la voie, la posologie et l’adaptation rénale/hépatique

Explanation

Le choix doit intégrer justification, germe (identifié ou suspecté), spectre, besoin d’association, réévaluation, durée, voie, posologie et adaptation aux fonctions rénale et hépatique. Les autres options omettent des éléments clés comme le spectre ou l’adaptation.

37. Quand faut-il réévaluer l’efficacité d’une antibiothérapie après son initiation ?

Après 7 à 10 jours
Après 6 à 12 heures
Uniquement à la fin du traitement
Après 48 à 72 heures

Après 48 à 72 heures

Explanation

L’efficacité doit être réévaluée 48 à 72 heures après le début, sur des critères cliniques et bactériologiques. Les délais proposés autrement ne correspondent pas à cette règle de suivi.

38. Une association d’antibiotiques peut être utilisée pour quel objectif, notamment à l’hôpital ?

Réduire la nécessité des tests bactériologiques réalisés par le laboratoire
Rechercher une synergie bactéricide rapide, élargir le spectre d’un traitement probabiliste ou limiter l’émergence de résistances
Remplacer systématiquement l’antibiogramme par une stratégie empirique
Rendre inutile toute réévaluation clinique

Rechercher une synergie bactéricide rapide, élargir le spectre d’un traitement probabiliste ou limiter l’émergence de résistances

Explanation

Une association peut viser une synergie bactéricide rapide, un élargissement du spectre en probabiliste ou une limitation de l’émergence de résistances, notamment en milieu hospitalier. Les distracteurs contredisent le maintien de la réévaluation et des apports des tests.

Review with flashcards

Memorize the answers with 78 flashcards on Antibiotiques : classes et bon usage.

Qu'est-ce qu'un antibiotique ?

Une substance qui tue ou inhibe la croissance des bactéries.

Que représente le spectre antibiotique ?

La sensibilité des bactéries aux antibiotiques.

Qu'impose le spectre antibiotique concernant les résistances ?

Il tient compte des résistances naturelles ou acquises.

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