Revision sheet: Imagerie et pathologies digestives

📋 Plan du Cours

  1. Objectifs et champs d’application IRM
  2. IRM hépatique : indications et bilans
  3. Protocole IRM hépatique séquences et acquisitions
  4. Tumeurs bénignes : kyste hépatique simple
  5. Tumeurs bénignes : angiome hépatique
  6. Tumeurs malignes : métastases hépatiques
  7. Carcinome hépatocellulaire : dépistage et découverte
  8. Carcinome hépatocellulaire : imagerie et bilan d’extension
  9. Tumeurs malignes : extension tumorale en hauteur
  10. IRM rectale : extension locale et ganglions
  11. IRM du canal anal : extension et fistules ano-périnéales

📖 1. Objectifs et champs d’application IRM

🔑 Notions clés & Définitions

  • IRM hépatique : Examen IRM ciblant le foie pour caractériser des lésions et évaluer leur extension ou leur surveillance.
  • IRM biliaire : Examen IRM centré sur les voies biliaires pour rechercher et analyser des atteintes biliaires.
  • IRM pancréatique : Examen IRM dédié au pancréas pour étudier ses lésions et leur retentissement.
  • Entéro-IRM : IRM du tube digestif visant l’exploration de l’intestin grêle et la recherche de pathologies digestives.
  • IRM rectale : IRM du rectum utilisée pour l’évaluation locale et la caractérisation des lésions rectales.

📝 Points essentiels

  • Objectifs généraux : choisir les séquences selon l’organe, reconnaître les principales pathologies digestives et décrire leurs aspects sémiologiques, et situer l’IRM dans la prise en charge thérapeutique.
  • Champs d’application cités : IRM hépatiques, biliaires, pancréatiques, entéro-IRM, IRM rectale et IRM ano-périnéale.
  • Plan d’acquisition le plus souvent axial pour l’IRM hépatique.
  • Durée d’examen IRM hépato-biliaire : environ 30 minutes dans le schéma présenté.
  • Séquences IRM hépatiques clés : diffusion multi-b (b200, b400, b800), T1 sans IV (LAVA), T1 en phase/opposition de phase, T1 avec IV (artériel multiphases, portal, tardif à 4–5 min ou plus), T2 avec FS en respiration (ou
  • Tumeurs bénignes vs malignes : les bénignes incluent kyste simple, angiome, hyperplasie nodulaire focale et adénome, tandis que les malignes incluent métastases, CHC et cholangiocarcinome intra-hépatique.

💡 Astuce mémo

Foie = Diffusion + T1 (sans/avec IV) + T2 (FS) : b200/b400/b800 puis LAVA puis artériel→portal→tardif.

📖 2. IRM hépatique : indications et bilans

🔑 Notions clés & Définitions

  • Angiome hépatique : Tumeur vasculaire bénigne dont l’IRM montre un remplissage progressif centripète après injection de gadolinium.
  • HNF : Hyperplasie nodulaire focale, lésion bénigne lobulée avec cicatrice centrale fibro-vasculaire et réhaussement artériel caractéristique.
  • Cicatrice centrale fibro-vasculaire : Zone fibreuse centrale d’une HNF, visible surtout quand la lésion dépasse 2 cm, avec réhaussement tardif.
  • Adénome hépatique : Tumeur bénigne d’origine hépatocytaire, souvent liée à une contraception orale ou à des stéroïdes anabolisants.
  • Séquences de diffusion : Séquences IRM sensibles à la diffusion, utiles pour détecter certaines lésions même si l’ADC n’est pas discriminant.

📝 Points essentiels

  • Angiome hépatique en IRM : lésion hypoT1 spontanée et très hyperT2, avec réhaussement progressif en mottes centripète après gadolinium, complet au temps tardif.
  • Angiome hépatique en diffusion : chute du signal à b élevé, parfois hyperT2 à b élevé mais ADC élevé, sans restriction de diffusion.
  • Angiome hépatique en écho-Doppler : pas de signal Doppler, ce qui aide à différencier des lésions hypervasculaires.
  • HNF : 5 critères morphologiques à rechercher, dont cicatrice centrale fibro-vasculaire et réhaussement artériel intense sans wash-out sur les autres temps.
  • HNF : la cicatrice centrale est souvent absente si la lésion mesure < 2 cm, donc l’absence n’exclut pas une petite HNF.
  • HNF en IRM : lésion isoT1 (ou discrètement hypoT1) et isoT2 (ou discrètement hyperT2), cicatrice centrale hypoT1 et hyperT2, avec réhaussement similaire à la TDM.

💡 Astuce mémo

Angiome = « T2 très haut + centripète en mottes + diffusion sans restriction (ADC élevé) » ; HNF = « 5 critères + artériel intense sans wash-out + cicatrice tardive ».

📖 3. Protocole IRM hépatique séquences et acquisitions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Adénome hépatique : Tumeur bénigne constituée d’hépatocytes, sans espace porte, souvent riche en lipides et bien limitée.
  • Hyperplasie nodulaire focale : Lésion hépatique bénigne caractérisée par un aspect de réhaussement typique à l’IRM, utilisée pour le diagnostic différentiel.
  • Métastases hépatiques : Atteintes secondaires du foie issues d’un cancer primitif, recherchées et caractérisées par l’IRM pour le bilan d’extension.
  • Kyste hépatique simple : Lésion bénigne liquidienne du foie, classiquement identifiée par ses caractéristiques d’imagerie et son comportement au réhaussement.

📝 Points essentiels

  • Séquences IRM à utiliser pour l’adénome : T2, T1 sans injection, T1 IV artériel, T1 IV portal, T1 IV tardif, avec cinétique de réhaussement comparable à la TDM.
  • Signal IRM de l’adénome variable selon le contenu : le T1 change avec nécrose, hémorragie ou graisse, et le T2 varie aussi selon la composante lésionnelle.
  • Adénome inflammatoire ou télangiectasique : proportion 46–54%, souvent volumineux, stéatose hépatique fréquente (40%), prédominance féminine (90%), risque de dégénérescence 11%.
  • Adénome « graisseux » HNF-1a : proportion 27–36%, lésions souvent multiples, association fréquente à HNF, prédominance féminine (>90%).
  • Adénome à ß-caténine : proportion 8–12,5%, atteinte masculine dans 40% des cas, risque de dégénérescence plus élevé vers CHC.
  • Adénome inclassable : proportion 5–11%, aucune mutation retrouvée, diagnostic morphologique sans signature génétique identifiée.

💡 Astuce mémo

T1 raconte la matière (graisse/nécrose/hémorragie) ; T2 raconte la texture ; IV artériel→portal→tardif raconte la cinétique.

📖 4. Tumeurs bénignes : kyste hépatique simple

🔑 Notions clés & Définitions

  • Kyste hépatique simple : Lésion bénigne du foie faite d’une cavité liquidienne, généralement sans caractère tumoral agressif.
  • Kyste hépatique simple : Lésion kystique du foie habituellement découverte à l’imagerie, sans envahissement ni métastases.
  • Foie dysmorphique : Aspect morphologique du foie évocateur d’une maladie chronique, souvent utilisé comme contexte de dépistage d’autres tumeurs.
  • Échographie hépatique : Examen d’imagerie de première intention pour repérer une lésion hépatique et guider la suite du bilan.

📝 Points essentiels

  • La section fournie ne contient aucun critère d’imagerie ni définition spécifique du kyste hépatique simple.
  • Aucune donnée chiffrée, protocole IRM/TDM, ni signes typiques du kyste hépatique simple ne figurent dans le contenu source.
  • Le contenu source est centré sur les tumeurs malignes (CHC, cholangiocarcinome) et leurs modalités d’imagerie, pas sur les kystes bénins.
  • Les notions d’« échographie de dépistage » et de « foie dysmorphique » apparaissent comme contexte, mais ne permettent pas d’établir des critères de kyste simple.
  • Comparaison non réalisable : le contenu source ne fournit pas les caractéristiques d’un kyste simple à opposer à celles d’autres lésions bénignes ou malignes.

📖 5. Tumeurs bénignes : angiome hépatique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Angiome hépatique : Tumeur bénigne du foie faite de vaisseaux, le plus souvent découverte lors d’un bilan d’imagerie.
  • IRM hépatique : Examen d’imagerie centré sur le foie, utilisé pour caractériser une lésion et guider la conduite diagnostique.
  • Réhaussement périphérique : Aspect d’imagerie où la prise de contraste débute en périphérie de la lésion avant de s’étendre.
  • Rétraction capsulaire hépatique : Signe d’imagerie traduisant une fibrose intratumorale avec diminution de volume et traction de la capsule.

📝 Points essentiels

  • Le contenu fourni ne décrit pas les critères spécifiques de l’angiome hépatique (séquences, cinétique de réhaussement, signes typiques) mais insiste sur l’IRM hépatique pour la caractérisation.
  • Le seul traitement curatif mentionné dans la section concerne les tumeurs malignes (chirurgie), sans préciser de stratégie curative pour l’angiome hépatique.
  • Les protocoles d’IRM hépatique cités incluent des séquences T1 sans injection (LAVA), en phase/opposition de phase, T2 avec suppression de graisse, et diffusion multi-b (b200, b400, b800).
  • Pour les lésions hépatiques, la cinétique de réhaussement (précoce puis tardive) et les signes associés (fibrose intratumorale, rétraction capsulaire) sont des éléments d’interprétation.
  • La section fournie ne donne pas de facteurs de risque ni de présentation clinique propres à l’angiome hépatique, contrairement à d’autres tumeurs listées dans le même document.

📖 6. Tumeurs malignes : métastases hépatiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cholangiocarcinome des VBEH : Cancer malin des voies biliaires extra-hépatiques, pouvant toucher le hile et/ou la VBP.
  • Tumeurs de Klatskin : Cholangiocarcinome hilaire siégeant à la confluence des canaux hépatiques droit et gauche.
  • Classification de Bismuth et Corlette : Classification anatomique des tumeurs de Klatskin selon l’extension au niveau du hile biliaire.
  • Cholangite sclérosante primitive : Affection hépatique cholestatique chronique rare, inflammatoire et fibrosante, atteignant les voies biliaires intra et extra-hépatiques.
  • Dilatation kystique congénitale du cholédoque : Malformation congénitale des voies biliaires avec dilatation kystique communicante, touchant surtout la VBP.

📝 Points essentiels

  • Douleurs épigastriques brutales et intenses avec irradiation scapulaire droite ou en hémi-ceinture droite, durant moins de 6 h, évoquent une présentation biliaire aiguë sans défense à la palpation.
  • Le tableau clinique associe souvent nausées et vomissements, avec signe de Murphy, apyrexie et absence d’ictère.
  • La biologie est peu inflammatoire : absence de syndrome biologique inflammatoire et NFS/BH normale.
  • L’échographie abdominale est l’examen de première intention, complété si besoin par une IRM des voies biliaires.
  • Pour les tumeurs de Klatskin, la cholangio-IRM aide au diagnostic précoce et à la cartographie de l’atteinte hilaire.
  • Les tumeurs de Klatskin correspondent à un cholangiocarcinome hilaire (CCK hilaire) et sont associées à une identification au niveau de la confluence droite-gauche.

💡 Astuce mémo

CCK = Confluence des Canaux Klatskin (hilaire).

📖 7. Carcinome hépatocellulaire : dépistage et découverte

🔑 Notions clés & Définitions

  • Malformations congénitales des voies biliaires : Ensemble d’anomalies congénitales des voies biliaires pouvant survenir après une atrésie et associées à un risque accru de cancer des voies biliaires.
  • Classification de Todani : Classification morphologique des dilatations kystiques congénitales du cholédoque en cinq types, utilisée pour décrire l’atteinte des voies biliaires.
  • Dilatation kystique congénitale du cholédoque : Anomalie congénitale caractérisée par une dilatation kystique du cholédoque, explorée par CPIRM et IRM des voies biliaires.
  • CPIRM : Cholangio-pancréato-IRM, technique d’IRM dédiée à l’étude conjointe des voies biliaires et du canal pancréatique principal.
  • Pancréatite aiguë : Inflammation aiguë du pancréas dont le bilan étiologique et le suivi peuvent nécessiter CPIRM et/ou IRM pancréatique selon le contexte.

📝 Points essentiels

  • Après atrésie, les malformations congénitales des voies biliaires sont rapportées en Asie du Sud-Est et au Japon avec une fréquence d’environ 1/1000 à 1/1750 naissances, avec F>>H.
  • La classification de Todani comporte 5 types et l’association à une AJBP est mentionnée comme contexte à connaître.
  • Le risque de cancer des voies biliaires est augmenté en association avec ces malformations, et l’exploration repose sur CPIRM et IRM des voies biliaires.
  • Pour la dilatation kystique congénitale du cholédoque, l’examen de référence inclut CPIRM et IRM des voies biliaires, avec recherche d’aspects normaux versus pathologiques.
  • Le protocole d’IRM pancréatique inclut diffusion multi-b (b200, b400, b800), T1 sans IV (LAVA), IN/OUT, T1 avec IV multiphases (artériel, portal, tardif 4–5 min ou plus), et T2 pondérée avec respiration libre (option apn
  • Le plan d’acquisition comporte des coupes coronales et axiales sur le pancréas pour étudier le canal pancréatique principal et les voies biliaires, avec une séquence bili-IRM 3D respiration libre (1,6 mm) et une séquence

💡 Astuce mémo

CPIRM = voies biliaires + canal pancréatique ; Todani = 5 types ; tardif IV = 4–5 min (ou plus).

📖 8. Carcinome hépatocellulaire : imagerie et bilan d’extension

🔑 Notions clés & Définitions

  • Carcinome hépatocellulaire : Tumeur maligne primitive du foie issue des hépatocytes, évaluée par imagerie et complétée par un bilan d’extension.
  • Imagerie hépatique : Ensemble des examens (notamment IRM) utilisés pour caractériser la lésion et rechercher une extension loco-régionale ou à distance.
  • Bilan d’extension : Recherche systématique des localisations associées (ganglions, envahissements, métastases) afin de guider la prise en charge.
  • IRM : Technique d’imagerie de référence pour caractériser finement les lésions hépatiques et apprécier leur extension.

📝 Points essentiels

  • La section fournie ne détaille pas de critères spécifiques d’imagerie ni de protocole pour le carcinome hépatocellulaire ; elle décrit surtout des éléments d’imagerie et de bilan pour le pancréas.
  • Le contenu source mentionne un bilan d’extension en logique générale (recherche de dissémination), mais sans préciser d’organes, stades ou modalités propres au carcinome hépatocellulaire.
  • Aucune donnée chiffrée (sensibilité/spécificité, stades, survie) ni séquence IRM spécifique au carcinome hépatocellulaire n’apparaît dans la source fournie.
  • Les éléments chiffrés et les descriptions d’aspects concernent principalement les tumeurs pancréatiques (ex. adénocarcinome pancréatique), pas le carcinome hépatocellulaire.
  • Pour réviser ce chapitre, il faut compléter avec la partie du cours dédiée au carcinome hépatocellulaire (sémiologie IRM, critères, et bilan d’extension) car elle n’est pas présente ici.

📖 9. Tumeurs malignes : extension tumorale en hauteur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Adénocarcinome pancréatique : Tumeur maligne la plus fréquente du pancréas, issue le plus souvent de l’épithélium des canaux pancréatiques.
  • Tumeurs endocrines : Tumeurs malignes du pancréas d’origine endocrine, à différencier des adénocarcinomes en imagerie.
  • Carcinose péritonéale : Atteinte péritonéale d’origine tumorale, visible par ascite et nodules ou infiltration du grand épiploon.
  • Diffusion (IRM) : Séquence IRM basée sur la mobilité des molécules d’eau, utile pour détecter des lésions et métastases.
  • Entéro-IRM : IRM dédiée à l’intestin grêle, utilisant un protocole spécifique pour explorer la maladie de Crohn et les tumeurs du grêle.

📝 Points essentiels

  • L’adénocarcinome pancréatique représente environ 90% des tumeurs malignes du pancréas.
  • Le pronostic est péjoratif avec une survie à 5 ans inférieure à 5%.
  • L’extension métastatique est fréquente vers ganglions, foie, péritoine et poumons.
  • Le bilan d’extension vise à orienter la prise en charge entre résection chirurgicale et chimiothérapie ou radiochimiothérapie.
  • L’imagerie sert aussi à la surveillance post-opératoire et au contrôle morphologique après chimiothérapie.
  • L’écho-endoscopie détecte des lésions de petite taille (< 2 cm) et permet de réaliser des biopsies.

💡 Astuce mémo

Adéno = 90% + 5 ans < 5% + métastases (ganglions/foie/péritoine/poumons).

📖 10. IRM rectale : extension locale et ganglions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Maladie de Crohn : Maladie inflammatoire chronique pouvant atteindre n’importe quel segment digestif, avec atteinte transmurale et évolution par poussées et rémissions.
  • Entéro-IRM : Imagerie IR non irradiant et non invasive, très performante en contraste, utilisée pour cartographier l’atteinte digestive et les complications de Crohn.
  • Signe de la cible : Aspect IR traduisant une activité inflammatoire, avec réhaussement pariétal en anneau au temps portal.
  • IRM rectale : IRM dédiée au rectum, utilisée pour le bilan d’extension locale et ganglionnaire des tumeurs rectales et de certaines récidives.
  • Cancer du rectum : Adénocarcinome du rectum, responsable notamment de rectorragies et d’anémie ferriprive, dont l’extension se juge par imagerie.

📝 Points essentiels

  • Crohn peut toucher tout segment du tube digestif, avec atteinte le plus souvent iléale et colique sur terrain de tube digestif sain.
  • L’atteinte transmurale de Crohn associe ulcérations superficielles ou creusantes, inflammation muqueuse et sténose.
  • L’évolution de Crohn est imprévisible sur la vie entière, avec poussées séparées par des rémissions.
  • Entéro-IRM est non irradiant, non invasif, multisegmentaire et mieux acceptée que l’entéro-TDM.
  • En Crohn, épaississement pariétal > 3–4 mm renseigne sur siège, étendue et caractère sténosant ou non, ainsi que sur des ulcérations creusantes.
  • En Crohn, l’œdème sous-muqueux se traduit par un hypersignal T2 et le réhaussement au temps portal est homogène en chronique et en « cible » en activité.

💡 Astuce mémo

Crohn en IR : T2 = Œdème, Portal = Cible (activité), >3–4 mm = Paroi épaissie.

📖 11. IRM du canal anal : extension et fistules ano-périnéales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cancer du canal anal : Cancer du canal anal : tumeur à stadifier en IRM pour préciser l’extension locale et l’atteinte des structures sphinctériennes.
  • Fistule ano-périnéale : Fistule ano-périnéale : communication anormale entre l’épithélium du canal anal et la peau.
  • Fistules ano-périnéales primaires : Fistules ano-périnéales primaires : fistules liées à l’obstruction d’une glande anale, menant à un abcès puis à une fistule.
  • Fistules ano-périnéales secondaires : Fistules ano-périnéales secondaires : fistules dues à une cause préexistante (inflammatoire, iatrogène, traumatique, infectieuse ou tumorale).
  • Classification de Parks : Classification de Parks : classification morphologique des fistules ano-périnéales utilisée pour décrire le trajet et les orifices.

📝 Points essentiels

  • Indications IRM du canal anal : bilan d’extension d’un cancer du canal anal et bilan d’une fistule ano-périnéale, notamment en contexte de maladie de Crohn.
  • Protocole IRM : séquence T2 pondérée avec ou sans FS (axiale et coronale, option axiale T2 cube), puis diffusion b1000 (axiale).
  • Protocole IRM : séquence EG FS pondérée T1 avec injection au temps portal (axiale) et durée d’examen de 30 minutes.
  • Causes des fistules ano-périnéales : primaires par obstruction d’une glande anale avec abcès, secondaires par Crohn, iatrogénie (chirurgie hémorroïdaire), traumatisme (CE), infections (BK, virus) ou cancer du canal anal.
  • Bilan IRM d’une fistule : décrire le trajet et les orifices selon la classification de Parks pour guider la prise en charge.
  • Exemple IRM rapporté : fistule trans-sphinctérienne opérée avec sétons en place et abcès sous-lévatorien, et fistule compliquée d’un abcès.

💡 Astuce mémo

Primaires = glande bouchée → abcès → fistule ; Secondaires = Crohn/iatrogène/trauma/infection/tumeur ; Parks = trajet + orifices.

📊 Tableaux de synthèse

Tumeurs bénignes hépatiques : kyste simple vs angiome vs HNF vs adénome

EntitéIRM (signal/réhaussement)Points clés à retenir
Kyste hépatique simpleHypoT1, hyperT2, paroi fine, non réhausséeAtypies à rechercher : cloisons, calcifications, contenu hétérogène
Angiome hépatiqueHypoT1 spontanée et très hyperT2 ; réhaussement progressif en mottes centripète après gadolinium, complet au tardifDiffusion : chute du signal à b élevé ; parfois hyperT2 à b élevé mais ADC élevé (absence de restriction)
Hyperplasie nodulaire focale (HNF)IsoT1 (ou discrètement hypoT1), isoT2 (ou discrètement hyperT2) ; cicatrice centrale hypoT1/hyperT2 ; réhaussement artériel intense sans wash-out5 critères morphologiques : cicatrice centrale surtout si lésion > 2 cm
Adénome hépatiqueSignal T1 variable selon contenu (graisse/nécrose/hémorragie) ; signal T2 variable ; cinétique de réhaussement comparable à la TDMComplications surtout si > 5 cm : hémorragie, torsion d’adénome pédiculé, transformation maligne

Indications IRM en fonction de l’organe (selon le cours)

OrganeIndications principalesDurée/plan (si précisé)
Foie (IRM hépatique)Caractérisation de lésions découvertes ; bilan d’extension hépatique ; bilan CHC sur hépatopathie chronique ; bilan cholangiocarcinome intra-hépatique ; surveillancePlan le plus souvent axial ; durée ~30 min
Voies biliaires (IRM des voies biliaires)Rechercher calcul(s) VBP ; bilan d’extension CCK extra-hépatique ; cholestase inexpliquée (arguments CSP) ; plaie biliaire post-op ; kyste congénital VBPDurée ~30 min (CPIRM/IRM voies biliaires dans le cours)
Pancréas (IRM pancréatique)Bilan/suivi pancréatopathie aiguë ou chronique ; tumeur kystique ; tumeur solide ; traumatismePlan axial + coronal ; durée ~30 min
Intestin grêle (Entéro-IRM)Suspicion Crohn ; bilan lésionnel Crohn connu ; suivi Crohn traité/opéré ; détection tumeur du grêlePatient à jeun ; durée ~45 min
Rectum (IRM rectale)Bilan extension cancer du rectum avant/après radiochimiothérapie ; récidive ; masse rétro-rectaleDurée ~30 min
Canal anal (IRM ano-périnéale/canal anal)Bilan extension cancer du canal anal ; bilan fistule ano-périnéale (Crohn ++)Durée ~30 min

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre angiome et HNF : angiome = réhaussement centripète en mottes complet au tardif, HNF = 5 critères dont réhaussement artériel intense sans wash-out et cicatrice centrale (souvent absente si < 2 cm).
  2. Croire que l’absence de cicatrice centrale exclut une HNF : le cours précise qu’elle est souvent absente si la lésion mesure < 2 cm.
  3. Interpréter une diffusion “hyperT2 à b élevé” comme une restriction : pour l’angiome, il peut y avoir hyperT2 à b élevé mais ADC élevé (absence de restriction).
  4. Oublier que le protocole “tardif” en hépatique est à 4–5 min voire au-delà : confondre les temps artériel/portal/tardif fausse la cinétique.
  5. Se tromper sur les indications : l’IRM hépatique sert au bilan/extension et à la surveillance, alors que l’IRM des voies biliaires vise surtout VBP/VBIH, calculs, cholestase inexpliquée et CSP.
  6. Mélanger Crohn et “cible” : le signe de la cible correspond au réhaussement pariétal en anneau au temps portal (activité), alors que l’œdème sous-muqueux donne un hypersignal T2.
  7. Rater les seuils de l’IRM rectale : marge de sécurité de 1 cm pour conservation sphinctérienne et seuil de positivité de 1 mm pour la marge de résection circonférentielle.

✅ Checklist Examen

  1. Citer les objectifs généraux de l’IRM (choisir les séquences selon l’organe, reconnaître les principales pathologies digestives et leurs aspects sémiologiques, situer l’IRM dans la prise en charge).
  2. Lister les champs d’application cités : IRM hépatique, biliaire, pancréatique, entéro-IRM, IRM rectale et IRM ano-périnéale.
  3. Pour l’IRM hépatique, donner le plan d’acquisition le plus souvent axial et la durée annoncée (~30 minutes).
  4. Pour l’IRM hépatique, énumérer les séquences clés dans l’ordre : diffusion multi-b (b200/b400/b800), T1 sans IV (LAVA), T1 IN/OUT, T1 avec IV (artériel multiphases, portal, tardif 4–5 min ou plus), T2 FS en respiration (
  5. Pour les tumeurs bénignes hépatiques, associer chaque entité à son profil IRM : kyste (hypoT1/hyperT2, non réhaussé), angiome (hypoT1 très hyperT2, centripète en mottes), HNF (isoT1/isoT2, cicatrice centrale hypoT1/hyper
  6. Pour l’angiome, rappeler le critère diffusion : chute du signal à b élevé avec ADC élevé (absence de restriction) et l’absence de restriction comme point différentiel.
  7. Pour la HNF, citer les 5 critères morphologiques et préciser que la cicatrice centrale est souvent absente si la lésion < 2 cm.
  8. Pour l’adénome, rappeler la variabilité du signal T1/T2 selon contenu (graisse/nécrose/hémorragie) et les complications surtout si diamètre > 5 cm (hémorragie, torsion, transformation maligne).
  9. Pour les métastases hépatiques, citer le rôle majeur de l’IRM dans la détection/caractérisation (nombre, siège, taille, contours, cinétique de réhaussement) et rappeler que le cours insiste sur la supériorité de l’IRM en
  10. Pour le CHC, donner les éléments du dépistage : cirrhose = état précancéreux, échographie hépatique tous les 6 mois, IRM hépatique, et les critères de Milan (1 nodule <5 cm ou 2–3 nodules <3 cm).
  11. Pour le CHC, citer les circonstances de découverte et au moins deux complications/manifestations (ex : obstructions endovasculaires, envahissement biliaire, rupture péritonéale).
  12. Pour le cholangiocarcinome intra-hépatique, rappeler les éléments sémiologiques clés du cours : réhaussement périphérique précoce continu et progressif, fibrose intratumorale avec rétraction capsulaire au temps tardif, T
  13. Pour l’IRM des voies biliaires, lister les indications du cours (calculs VBP, bilan d’extension CCK extra-hépatique, cholestase inexpliquée/CSP, plaie biliaire post-op, kyste congénital VBP) et les séquences/protocoles (
  14. Pour la cholangio-IRM/CPIRM, rappeler ce que le cours inclut (voies biliaires + canal pancréatique) et les séquences/temps mentionnés (T1 portal, etc.).

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1. Quel est l’objectif général de l’IRM dans l’exploration digestive et hépatobiliaire ?

2. Dans les indications de l’IRM hépatique, quel contexte est explicitement cité comme motivant un bilan hépatique ?

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IRM hépatique — objectif principal ?

Caractériser les lésions et évaluer leur extension.

IRM biliaire — rôle ?

Rechercher calculs, anomalies et étendue des atteintes biliaires.

IRM pancréatique — indication ?

Étudier lésions, tumeurs, ou traumatismes du pancréas.

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