Revision sheet: Immunité et métabolisme obésité

📋 Plan du Cours

  1. Système immunitaire et métabolisme
  2. Épidémie d’obésité et indicateur BMI
  3. Comorbidités de l’obésité et classes BMI
  4. Résistance à l’insuline et inflammation
  5. Inflammation systémique chronique et inflammaging
  6. Obésité et inflammation bas grade
  7. Voies de signalisation et médiateurs inflammatoires
  8. Cellules immunitaires dans le tissu adipeux
  9. Chirurgie bariatrique et amélioration métabolique
  10. Microbiote intestinal et immunité intestinale

📖 1. Système immunitaire et métabolisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Obésité : L’obésité correspond à une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle, associée à un risque pour la santé.
  • Surpoids : Le surpoids désigne un excès de masse grasse qui augmente le risque sanitaire, souvent évalué via l’indice de masse corporelle.
  • Indice de masse corporelle (IMC) : L’IMC est un indice simple reliant le poids à la taille, utilisé pour classer le surpoids et l’obésité chez l’adulte.
  • Résistance à l’insuline : La résistance à l’insuline est un état où l’organisme répond moins efficacement à l’insuline, fréquemment associé à l’obésité.
  • Comorbidités de l’obésité : Les comorbidités de l’obésité regroupent les maladies chroniques dont le risque augmente avec un IMC élevé.

📝 Points essentiels

  • L’IMC se calcule par IMC=kgm2\text{IMC}=\dfrac{\text{kg}}{\text{m}^2} et sert à classer surpoids et obésité chez l’adulte.
  • En 2022, 1 personne sur 8 dans le monde vivait avec l’obésité.
  • Entre 1990 et 2022, l’obésité chez l’adulte a plus que doublé, et celle chez les adolescents a quadruplé.
  • En 2022, 2,5 milliards d’adultes (≥18 ans) étaient en surpoids, dont 890 millions avec obésité.
  • En 2022, 37 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids.
  • Un IMC élevé augmente le risque de maladies non transmissibles : maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, troubles musculosquelettiques (dont l’arthrose) et certains cancers (endomètre, sein, côlon).

💡 Astuce mémo

IMC = kg/m² : plus l’IMC monte, plus les comorbidités non transmissibles s’accumulent.

📖 2. Épidémie d’obésité et indicateur BMI

🔑 Notions clés & Définitions

  • Indice de masse corporelle BMI : Le BMI est un indicateur anthropométrique utilisé pour classer le poids corporel et relier l’obésité à des risques de santé.
  • Obésité morbide : L’obésité morbide correspond à une catégorie de BMI plus élevée, associée à un risque accru de complications.
  • Inflammation systémique chronique : L’inflammation systémique chronique est une inflammation diffuse et de bas grade, qui progresse lentement sans foyer inflammatoire évident.
  • Inflammaging : L’inflammaging désigne l’inflammation systémique liée au vieillissement, produite par des mécanismes multiples.
  • Résistance à l’insuline : La résistance à l’insuline est un état où les tissus répondent moins bien à l’insuline, favorisant l’hyperglycémie et des maladies métaboliques.

📝 Points essentiels

  • Une étude (Visaria & Setoguchi, 2023) relie le BMI à la mortalité toutes causes dans une population américaine via l’enquête nationale de santé.
  • Le BMI est présenté avec des seuils de classification, dont une zone 30 < BMI < 35 et une catégorie BMI > 35 pour l’obésité morbide.
  • L’obésité est décrite comme un facteur puissant d’inflammation, pouvant contribuer à la résistance à l’insuline et au diabète de type 2.
  • L’inflammation systémique chronique évolue à bas bruit et sans foyer inflammatoire manifeste.
  • Les causes possibles d’inflammation chronique incluent une infection traînante (virale, gingivite) ou une irritation persistante (tabagisme, pollution chimique).
  • La consommation excessive d’alcool, de graisses ou de sucres est aussi citée comme facteur favorisant cette inflammation de bas grade.

💡 Astuce mémo

BMI → Inflammation → Résistance à l’insuline (obésité = carburant inflammatoire).

📖 3. Comorbidités de l’obésité et classes BMI

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inflammation systémique chronique : État inflammatoire durable dans tout l’organisme, favorisé par l’obésité et lié à des dérèglements métaboliques.
  • Insulino-résistance : Diminution de l’efficacité de l’insuline sur les tissus métaboliques, entraînant une hausse du glucose et des perturbations lipidiques.
  • Cytokines pro-inflammatoires : Médiateurs immunitaires qui amplifient l’inflammation et déclenchent des changements métaboliques dans les tissus.
  • Tissu adipeux (adipocyte et SVF) : Organe métabolique et immuno-actif où se produisent stockage/mobilisation des lipides et des signaux inflammatoires.

📝 Points essentiels

  • L’obésité s’accompagne d’une inflammation systémique chronique qui contribue au développement de l’insulino-résistance.
  • Les voies de signalisation inflammatoires impliquent des phosphorylations sur tyrosine puis sur sérine/thréonine.
  • Les cytokines majeures citées sont TNF-α, IL-1β et IL-6.
  • La sécrétion de cytokines induit des changements métaboliques pour fournir des nutriments au système immunitaire pendant la lutte contre un agent pathogène.
  • Le mécanisme décrit relie l’infection à une insulino-résistance adaptative via des cytokines pro-inflammatoires et une augmentation du glucose, utilisé par les cellules immunitaires.
  • Dans le tissu adipeux, les acides gras et lipides circulants, ainsi que le glucose, participent au contexte inflammatoire chronique de bas grade chez l’obèse.

💡 Astuce mémo

Inflammation = cytokines → phosphorylation (Y puis S/T) → insulino-résistance → glucose carburant immunitaire.

📖 4. Résistance à l’insuline et inflammation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tissu adipeux : Le tissu adipeux est un organe métabolique qui stocke et mobilise les lipides et sécrète des signaux capables de moduler l’immunité et la sensibilité à l’insuline.
  • Insulino-résistance : L’insulino-résistance correspond à une diminution de la réponse des tissus à l’insuline, entraînant une baisse de l’utilisation périphérique du glucose.
  • TNF-α : Le TNF-α est une cytokine inflammatoire capable d’induire une insulino-résistance en perturbant la signalisation de l’insuline.
  • Macrophages M1 et M2 : Les macrophages M1 et M2 désignent deux états fonctionnels liés à l’inflammation, avec une polarisation différente observée dans le tissu adipeux en obésité.
  • Structures en couronne crown-like : Les structures en couronne-like sont des zones du tissu adipeux associées à l’inflammation, où l’expression de transporteurs du glucose est détectée chez les macrophages pro-inflammatoires.

📝 Points essentiels

  • Dans l’obésité, le tissu adipeux accumule des cellules immunitaires et augmente l’inflammation locale, ce qui favorise l’insulino-résistance.
  • Le TNF-α induit l’insulino-résistance via la phosphorylation d’IRS-1, réduisant l’efficacité de la voie de signalisation de l’insuline.
  • Le tissu adipeux en obésité contient une proportion plus élevée de macrophages F4/80+ que chez les souris maigres.
  • Chez les souris maigres, les macrophages présentent un phénotype associé à une polarisation alternative (M2) plutôt qu’inflammatoire.
  • Chez les souris obèses, on observe une polarisation M1 plus marquée et une accumulation de cellules immunitaires (ex. T/NK, LPS, IL4/IL13, éosinophiles) décrite dans la section.
  • GLUT1 est présenté comme le transporteur principal sur les macrophages pro-inflammatoires et est détecté dans les structures crown-like associées à l’obésité.

💡 Astuce mémo

TNF-α = « frein IRS-1 » : inflammation → phosphorylation d’IRS-1 → insulino-résistance.

📖 5. Inflammation systémique chronique et inflammaging

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inflammaging : Inflammaging : vieillissement associé à une inflammation de bas niveau persistante, qui favorise des atteintes métaboliques et immunitaires.
  • Macrophages pro-inflammatoires : Macrophages pro-inflammatoires : sous-population de macrophages dont l’activité entretient une réponse inflammatoire et s’observe dans l’obésité.
  • Structures en couronne (CLS) : Structures en couronne (CLS) : organisation histologique où des macrophages entourent des adipocytes, détectée dans l’obésité associée.
  • GLUT1–4 : GLUT1–4 : transporteurs du glucose dont l’expression peut être analysée dans des modèles cellulaires de macrophages (BMDM) pour relier inflammation et métabolisme.
  • Polarisation M1/M2 : Polarisation M1/M2 : distinction fonctionnelle des macrophages, avec une tendance M1 plus pro-inflammatoire et M2 plus associée à la résolution.

📝 Points essentiels

  • Dans l’obésité, des macrophages pro-inflammatoires sont détectés dans des structures en couronne (CLS) au sein du tissu adipeux.
  • Des analyses qPCR sur des BMDM évaluent l’expression des transporteurs GLUT1–4 pour relier l’état inflammatoire à la gestion du glucose.
  • Le tissu adipeux sous-cutané et viscéral présentent des différences de charge macrophagique, mesurée par immunohistologie (CD68) et rapportée en macrophages pour 100 adipocytes.
  • Chez des sujets obèses, l’augmentation des macrophages dans le tissu adipeux s’associe à une sévérité plus élevée de la pathologie hépatique.
  • Dans l’obésité, la composition immunitaire du tissu adipeux inclut plusieurs lignées (T, NK/NKT, B, neutrophiles, mastocytes, éosinophiles) avec une dynamique M1>M2 rapportée.
  • Les lymphocytes T (CD4 et CD8) sont impliqués dans l’obésité, avec des variations de sous-types (TH17, Treg) selon le compartiment (VAT vs SAT) et le modèle (NCD vs HFD).

💡 Astuce mémo

CLS = Couronne de macrophages autour des adipocytes (obésité) ; M1>M2 = pro-inflammatoire dominant.

📖 6. Obésité et inflammation bas grade

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inflammation bas grade : État inflammatoire chronique de faible intensité associé à l’obésité, impliquant une activation immunitaire dans le tissu adipeux.
  • IL-1β : Cytokine pro-inflammatoire impliquée dans la cascade menant à l’inflammation et à la résistance à l’insuline dans le diabète de type 2.
  • IL-17 : Médiateur pro-inflammatoire produit notamment par des lymphocytes T, dont la production est modifiée par la perte de poids après chirurgie.
  • Tissu adipeux microenvironnement : Environnement local du tissu adipeux où interagissent cellules immunitaires et cellules du tissu, favorisant le développement de l’inflammation.
  • Chirurgie bariatrique : Ensemble de techniques (banding, sleeve, bypass) capables de réduire le poids et de modifier des paramètres métaboliques et inflammatoires.

📝 Points essentiels

  • L’obésité s’accompagne d’une accumulation de cellules immunitaires dans le tissu adipeux, contribuant à l’inflammation locale.
  • IL-1β est associée à un risque accru de développer un diabète de type 2 (référence Spranger et al., Diabetes, 2003).
  • IL-1β induit une résistance à l’insuline dans les adipocytes (référence Lagathu et al., Diabetologia, 2006).
  • Le ciblage de l’IL-1β améliore le diabète de type 2 (référence Larsen et al., NEJM, 2007).
  • IL-1β joue un rôle clé dans l’inflammation des îlots dans le diabète de type 2 (référence Masters et al., Nat Immunol, 2010).
  • Après chirurgie bariatrique, la perte de poids réduit l’IL-1β et la production d’IL-17 dans le tissu adipeux, avec des effets mesurés sur des paramètres glycémiques et inflammatoires (CRP).

💡 Astuce mémo

IL-1β = moteur inflammatoire → résistance à l’insuline; perte de poids = frein (↓IL-1β, ↓IL-17).

📖 7. Voies de signalisation et médiateurs inflammatoires

🔑 Notions clés & Définitions

  • IL-1β : Médiateur inflammatoire clé impliqué dans l’inflammation des îlots et dans la physiopathologie du diabète de type 2.
  • IL-17 : Cytokine produite par des lymphocytes T, associée à l’inflammation du tissu adipeux en contexte d’obésité/DT2.
  • IL-22 : Cytokine produite par des lymphocytes T, dont la production augmente dans le tissu adipeux en obésité/DT2 et peut être stimulée par IL-1β.
  • Dialogue macrophages lymphocytes T : Interaction fonctionnelle entre cellules immunitaires du tissu adipeux, où les cytokines d’un type cellulaire modulent la production de médiateurs par l’autre.
  • Tissu adipeux humain : Matériau expérimental utilisé pour étudier l’expression et la sécrétion de cytokines par adipocytes et cellules de la fraction stromale vasculaire.

📝 Points essentiels

  • Des travaux (Diabetologia 2006, NEJM 2007, Nat Immunol 2010) soutiennent que l’IL-1β est un médiateur central de l’inflammation liée au diabète de type 2.
  • Dans des explants de tissu adipeux, l’obésité/DT2 s’accompagne d’une production accrue d’IL-1β dans les cellules CD14+ (cellules de type macrophagique).
  • Des cellules T CD3+ activées (PMA/ionomycine) montrent une augmentation de populations CD4+ productrices d’IL-17 et d’IL-22 dans les sujets obèses/DT2.
  • Le traitement par IL-1β recombinant (rIL-1β) stimule la libération d’IL-17 et d’IL-22, tandis que l’IFN-γ n’est pas significativement modifié dans ce contexte.
  • Dans le dialogue cytokines, l’IL-22 seule puis en combinaison avec l’IL-17 augmente la sécrétion d’IL-1β par les macrophages du tissu adipeux.

💡 Astuce mémo

IL-1β = chef d’orchestre : il lance IL-17/IL-22, puis IL-22(+IL-17) renforce le retour vers IL-1β (boucle macrophages↔T).

📖 8. Cellules immunitaires dans le tissu adipeux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Macrophages du tissu adipeux : Cellules immunitaires résidentes qui sécrètent des cytokines et participent au dialogue inflammatoire avec d’autres cellules immunitaires dans le tissu adipeux.
  • IL-1β : Cytokine pro-inflammatoire dont la sécrétion peut augmenter sous l’effet du tissu adipeux via l’activité des macrophages.
  • Dialogue cytokine macrophages T lymphocytes : Interaction fonctionnelle entre macrophages et lymphocytes T, où des cytokines servent de signal pour amplifier ou moduler la réponse immunitaire.
  • Tissu adipeux et inflammation : Contexte où l’obésité favorise une réponse immunitaire et une inflammation pouvant contribuer au développement du diabète et des maladies cardiovasculaires.
  • Cellules immunitaires intestinales dans l’obésité : Ensemble de populations immunitaires décrites comme présentant un profil pro-inflammatoire dans l’obésité, notamment dans la muqueuse intestinale.

📝 Points essentiels

  • Les macrophages du tissu adipeux augmentent la sécrétion d’IL-1β, ce qui renforce la composante inflammatoire locale.
  • Le tissu adipeux peut entretenir un dialogue cytokine entre macrophages et lymphocytes T, contribuant à l’amplification de la réponse immunitaire.
  • L’obésité est associée à un risque accru de diabète et de maladies cardiovasculaires, en lien avec l’inflammation.
  • La littérature citée relie aussi l’obésité à une inflammation d’origine intestinale impliquant la microbiote.
  • Des travaux sur l’immunité intestinale dans l’obésité décrivent des populations avec un profil pro-inflammatoire (ex. éosinophiles, ILC3, Th17, Th22, Tregs, DCs, LT CD8+, Th1).

💡 Astuce mémo

Macrophage → IL-1β → T lymphocytes : l’inflammation s’auto-entretient (obésité → diabète/CV).

📖 9. Chirurgie bariatrique et amélioration métabolique

🔑 Notions clés & Définitions

  • MHO : MHO désigne des personnes obèses non diabétiques et sans complications métaboliques rapportées dans l’étude.
  • ObD : ObD désigne des personnes obèses diabétiques, avec un profil métabolique marqué par une HbA1c élevée dans l’étude.
  • DC-LAMP : DC-LAMP est un marqueur de cellules dendritiques matures utilisé pour quantifier des populations immunitaires dans la muqueuse jéjunale.
  • Lamina propria : La lamina propria est la couche sous l’épithélium où sont analysées des cellules immunitaires (LP) après isolement.
  • Cellules NKp46 : Les cellules NKp46 sont une sous-population de cellules NK identifiée par le marqueur NKp46 dans les analyses immunitaires.

📝 Points essentiels

  • L’étude compare 4 groupes (MHO, obèses non diabétiques avec complications, obèses diabétiques, sujets minces) avec effectifs n=33, n=19, n=97, n=69.
  • L’âge moyen diffère entre groupes (58±3 ans pour MHO, 37±2 pour obèses non diabétiques avec complications, 39±1 pour obèses diabétiques, 50±1 pour minces).
  • Le sexe varie fortement selon les groupes (MHO 37% de femmes, obèses non diabétiques avec complications 86%, obèses diabétiques 77%, minces 68%).
  • L’IMC est bas chez les minces (22±1 kg/m2) et élevé chez les obèses (45±1 pour MHO, 48±1 pour obèses non diabétiques avec complications, 49±1 pour obèses diabétiques).
  • L’HbA1c est ~5.4±0.1% chez MHO, ~5.7±0.1% chez obèses non diabétiques avec complications, ~7.8±0.2% chez obèses diabétiques, et non renseignée chez les minces dans l’extrait.
  • Dans la muqueuse jéjunale, des cellules dendritiques matures (DC-LAMP) sont détectées avec un comptage plus élevé dans les populations obèses que dans les minces (1 vs 5).

💡 Astuce mémo

MHO = “Healthy” (HbA1c ~5.4) ; ObD = “Diabète” (HbA1c ~7.8).

📖 10. Microbiote intestinal et immunité intestinale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cellules T intestinales : Les cellules T intestinales sont des lymphocytes qui sécrètent des médiateurs capables de modifier le fonctionnement des cellules épithéliales intestinales.
  • Caco-2/TC7 : Caco-2/TC7 désigne une lignée d’entérocytes utilisée pour mesurer comment des signaux immunitaires ou l’insuline modifient la signalisation intracellulaire.
  • Signalisation AKT : La signalisation AKT correspond à l’activation de la voie AKT, quantifiée ici par le rapport P-AKT/AKT total.
  • Cytokines pro-inflammatoires : Les cytokines pro-inflammatoires sont des messagers immunitaires qui peuvent réduire la réponse à l’insuline des entérocytes.
  • IL-17 et IL-22 : IL-17 et IL-22 sont deux cytokines pro-inflammatoires identifiées comme inhibiteurs particulièrement efficaces de la réponse à l’insuline dans ce modèle.

📝 Points essentiels

  • Les cellules T activées issues de sujets obèses induisent une altération de la signalisation à l’insuline via des facteurs solubles, alors que celles issues de sujets minces ne montrent pas cet effet.
  • Les cellules T intestinales d’obèses sécrètent davantage de cytokines pro-inflammatoires que celles des minces, avec un profil comprenant TNFα, GM-CSF, IFNγ, IL-17, IL-22 et d’autres cytokines mesurées.
  • Dans le modèle Caco-2/TC7, l’insuline augmente le ratio P-AKT/AKT total après 10 min, ce qui sert de lecture de la réponse à l’insuline.
  • L’ajout de cytokines recombinantes pro-inflammatoires diminue la réponse à l’insuline des cellules Caco-2/TC7 après 24 h.
  • Les inhibiteurs les plus efficaces de la réponse à l’insuline dans ce modèle sont IL-17 et IL-22.
  • Le schéma expérimental compare l’effet de cellules T provenant de différentes conditions (EPI/LP, minces/obèses) et l’effet direct des cytokines sur la réponse à l’insuline.

💡 Astuce mémo

Obèse = T activées + cytokines solubles → AKT moins activé par l’insuline; IL-17/IL-22 = freins majeurs.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1990L’obésité chez l’adulte a plus que doublé depuis 1990
2008Les maladies cardiovasculaires (notamment cœur et AVC) étaient la principale cause de décès en 2008
2022En 2022, 1 personne sur 8 dans le monde vivait avec l’obésité

📊 Tableaux de synthèse

Seuils BMI (adultes) et catégories

CatégorieBMI (kg/m2)Risque associé
Surpoids25 < BMI < 30Risque sanitaire accru
Obésité30 < BMI < 35Risque accru de comorbidités
Obésité morbideBMI > 35Risque accru de complications

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre surpoids et obésité : le cours définit l’obésité comme accumulation excessive de graisse avec risque santé, et le surpoids comme excès de masse grasse évalué via l’IMC/BMI.
  2. Croire que l’inflammation est forcément due à un foyer : l’inflammation systémique chronique est décrite comme bas grade, diffuse, évoluant à bas bruit, sans foyer inflammatoire manifeste.
  3. Mélanger les niveaux locaux et systémiques : le cours distingue résistance à l’insuline locale (tissu adipeux) et inflammation/insulino-résistance au niveau systémique.
  4. Inverser la chaîne mécanistique : l’axe décrit est inflammation (cytokines) → phosphorylation (Y puis S/T) → insulino-résistance, pas l’inverse.
  5. Penser que TNF-α agit sans intermédiaire : il est présenté comme induisant l’insulino-résistance via la phosphorylation d’IRS-1.
  6. Confondre CLS et GLUT : les structures crown-like (CLS) sont des zones histologiques associées à l’obésité où GLUT1 est détecté sur les macrophages pro-inflammatoires.
  7. Oublier le rôle de l’axe IL-1β ↔ IL-17/IL-22 : IL-1β stimule IL-17/IL-22, puis IL-22 (± IL-17) renforce la sécrétion d’IL-1β par les macrophages.

✅ Checklist Examen

  1. Savoir définir obésité, surpoids et calculer/interpréter l’IMC (BMI = kg/m2) pour classer chez l’adulte.
  2. Citer les chiffres clés mondiaux (2022) sur obésité et surpoids, et l’évolution depuis 1990 (adultes vs adolescents).
  3. Relier un BMI élevé aux comorbidités non transmissibles listées (cardiovasculaires, diabète de type 2, troubles musculosquelettiques, certains cancers).
  4. Donner les seuils BMI du cours : surpoids (25<BMI<30), obésité (30<BMI<35) et obésité morbide (BMI>35).
  5. Expliquer l’inflammation systémique chronique : bas grade, diffuse, sans foyer manifeste, et citer des causes possibles (infection traînante, tabagisme/pollution, alcool, graisses/sucres, vieillissement/inflammaging).
  6. Décrire le lien obésité → inflammation → insulino-résistance et le rôle des cytokines majeures (TNF-α, IL-1β, IL-6) dans les changements métaboliques.
  7. Expliquer le mécanisme de signalisation inflammatoire : phosphorylations sur tyrosine puis sérine/thréonine, et l’idée « fuel the immune system » via augmentation du glucose.
  8. Décrire le rôle du tissu adipeux comme organe immuno-métabolique (stockage/mobilisation lipides, contexte inflammatoire) et citer GLUT1 comme transporteur principal sur macrophages pro-inflammatoires et détecté dans CLS.
  9. Comparer macrophages en état M1 vs M2 dans l’obésité vs maigre (M1>M2 rapporté) et relier TNF-α à la phosphorylation d’IRS-1.
  10. Identifier les acteurs cellulaires du tissu adipeux cités (macrophages, NK/NKT, lymphocytes T CD4/CD8, B, neutrophiles, mastocytes, éosinophiles) et la dynamique M1>M2.
  11. Expliquer le rôle d’IL-1β dans le diabète de type 2 : association au risque, induction d’insulino-résistance dans les adipocytes, et amélioration via ciblage IL-1β (preuves citées).
  12. Décrire l’effet de la chirurgie bariatrique sur IL-1β et IL-17 (baisse après perte de poids) et les paramètres glycémiques/inflammatoires mentionnés (CRP).
  13. Expliquer le dialogue cytokines macrophages ↔ lymphocytes T : IL-1β stimule IL-17/IL-22, puis IL-22 seule (± IL-17) augmente la sécrétion d’IL-1β par les macrophages.
  14. Décrire l’expérience intestinale : cellules T intestinales d’obèses induisent une altération de la signalisation à l’insuline (P-AKT/AKT total) dans Caco-2/TC7, et les cytokines les plus efficaces inhibitrices sont IL-17

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1. Quelle comorbidité est explicitement associée à un IMC élevé ?

2. Quelle situation est fréquemment associée à une résistance à l’insuline ?

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Obésité — définition ?

Accumulation excessive de graisse corporelle, risquée pour la santé.

IMC — rôle ?

Classer le poids et évaluer le risque de santé.

Surpoids — seuil ?

IMC entre 25 et 30 kg/m².

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