Quiz: Introduction aux Cancers et Leur Diagnostic — 24 questions

Detailed questions and answers

1. Que désigne le taux d’incidence d’un cancer dans une population ?

Le nombre de décès attribuables à ce cancer rapporté aux cas diagnostiqués
Le nombre de nouveaux cas sur une période donnée rapporté à la population totale
Le nombre de guérisons observées sur une période donnée rapporté à la population totale
Le nombre de cas existants à un instant donné rapporté à la population totale

Le nombre de nouveaux cas sur une période donnée rapporté à la population totale

Explanation

L’incidence mesure l’apparition de nouveaux cas sur une période donnée. La prévalence, à l’inverse, correspond aux cas existants à un moment donné.

2. Quel est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France ?

Le cancer du poumon
Le cancer de la prostate
Le cancer colo-rectal
Le cancer de la vessie

Le cancer de la prostate

Explanation

Le cancer de la prostate est indiqué comme le cancer le plus fréquent chez l’homme. Le poumon est en revanche le premier responsable de mortalité chez l’homme.

3. Quelle infection est classiquement associée à une augmentation du risque de cancer de l’estomac ?

Le virus d’Epstein-Barr
Helicobacter pylori
Le virus de l’hépatite B
Le papillomavirus humain

Helicobacter pylori

Explanation

Helicobacter pylori augmente le risque de cancer gastrique. L’hépatite B et C sont surtout liées au cancer du foie.

4. Quel énoncé décrit le mieux un syndrome de prédisposition génétique aux cancers ?

Une mutation acquise limitée à la tumeur primitive sans transmission familiale
Un facteur de risque environnemental sans implication génétique
Une mutation constitutionnelle héréditaire augmentant le risque de cancer au cours de la vie
Une exposition infectieuse chronique responsable de cancers localisés

Une mutation constitutionnelle héréditaire augmentant le risque de cancer au cours de la vie

Explanation

Un syndrome de prédisposition génétique correspond à une mutation germinale constitutionnelle, donc héréditaire. Le syndrome BRCA et le syndrome de Lynch en sont des exemples.

5. Que signifie principalement le paramètre T dans la classification TNM ?

La taille de la tumeur primitive et/ou son envahissement des tissus voisins
Le degré d’envahissement des ganglions régionaux
La présence de métastases à distance
La réponse tumorale après traitement

La taille de la tumeur primitive et/ou son envahissement des tissus voisins

Explanation

Le paramètre T décrit la tumeur primitive, sa taille et/ou son extension locale. Les ganglions relèvent du paramètre N et les métastases du paramètre M.

6. Que correspond le stade clinique c dans la classification TNM ?

À la présence exclusive de métastases viscérales
À la mesure de la sensibilité de la tumeur à la chimiothérapie
À l’analyse anatomopathologique après chirurgie
À l’évaluation de l’extension tumorale avant traitement par examen clinique et imagerie

À l’évaluation de l’extension tumorale avant traitement par examen clinique et imagerie

Explanation

Le stade clinique c est établi avant traitement à partir des examens cliniques et d’imagerie. Il ne repose pas sur l’analyse pathologique postopératoire.

7. Quelle toxicité est classiquement associée aux sels de platine ?

Une toxicité rénale et auditive avec fort potentiel émétisant
Une toxicité vésicale prédominante
Une encéphalopathie isolée
Une insuffisance cardiaque par cardiomyopathie dilatée

Une toxicité rénale et auditive avec fort potentiel émétisant

Explanation

Les sels de platine peuvent entraîner néphrotoxicité, ototoxicité, neurotoxicité et nausées-vomissements importants. La toxicité vésicale évoque plutôt certains alkylants comme le cyclophosphamide.

8. Quelle toxicité est typiquement liée à l’irinotécan ?

Une toxicité digestive
Une toxicité vésicale
Une ototoxicité
Une insuffisance cardiaque

Une toxicité digestive

Explanation

L’irinotécan, inhibiteur de la topo-isomérase I, est surtout associé à une toxicité digestive. Les anthracyclines sont plutôt connues pour leur cardiotoxicité.

9. Chez quel profil le dépistage du cancer du poumon est-il envisagé ?

Chez des personnes asymptomatiques de 50 à 74 ans fumeuses de plus de 20 paquets-années
Chez tous les adultes de plus de 40 ans, quel que soit leur tabagisme
Chez les personnes âgées uniquement si la radiographie est anormale
Chez les patients symptomatiques ayant une toux chronique

Chez des personnes asymptomatiques de 50 à 74 ans fumeuses de plus de 20 paquets-années

Explanation

Le dépistage vise les sujets à risque, asymptomatiques, âgés de 50 à 74 ans et fumant plus de 20 paquets-années. La présence de symptômes relève d’un diagnostic, pas du dépistage.

10. Quel enchaînement décrit le mieux l’histoire naturelle du cancer du poumon ?

Métastases d’abord puis tumeur primitive puis carcinome in situ
Bronchite chronique puis guérison spontanée puis carcinome in situ
Atteinte ganglionnaire isolée puis lésion précancéreuse puis tumeur invasive
Lésions précancéreuses puis carcinome in situ puis carcinome invasif puis dissémination ganglionnaire et métastatique

Lésions précancéreuses puis carcinome in situ puis carcinome invasif puis dissémination ganglionnaire et métastatique

Explanation

Le cours décrit une progression des lésions précancéreuses vers le carcinome in situ, puis vers le carcinome invasif et enfin la diffusion ganglionnaire puis métastatique. Les autres propositions inversent cette chronologie.

11. Quel signe peut traduire une atteinte pleurale ou pariétale dans un cancer du sein ?

Une hématurie
Une douleur thoracique
Une dysphonie
Une diarrhée chronique

Une douleur thoracique

Explanation

La douleur thoracique peut révéler une atteinte pleurale ou pariétale. La dysphonie évoque plutôt une compression médiastinale.

12. Quel examen est utilisé pour rechercher une dissémination métastatique dans le bilan d’extension ?

La spirométrie
La mammographie de dépistage seule
Le TEP-scanner
L’ECG de repos

Le TEP-scanner

Explanation

Le TEP-scanner est mentionné comme un examen d’imagerie fonctionnelle utile pour le bilan d’extension. Il sert à rechercher une dissémination métastatique.

13. Quel est le schéma de dépistage organisé du cancer du sein chez les femmes de 50 à 74 ans ?

Toucher rectal annuel avec dosage du PSA
Coloscopie tous les 2 ans
Mammographie bilatérale tous les 2 ans avec double relecture
Radiographie thoracique annuelle

Mammographie bilatérale tous les 2 ans avec double relecture

Explanation

Le dépistage organisé du sein repose sur une mammographie bilatérale, répétée tous les 2 ans, avec double relecture. Les autres propositions concernent d’autres organes ou d’autres pathologies.

14. Quel signe clinique mammaire est évocateur d’une lésion suspecte ?

Une peau d’orange avec inflammation locale
Une toux chronique
Une douleur lombaire mécanique
Une épistaxis récidivante

Une peau d’orange avec inflammation locale

Explanation

La peau d’orange, avec œdème, érythème ou chaleur, fait partie des signes cutanés recherchés. La toux chronique n’est pas un signe mammaire.

15. Quel est le point essentiel du dépistage du cancer de la prostate ?

Il repose sur une radiographie pulmonaire annuelle
Il repose sur un toucher rectal et un dosage annuel du PSA chez les hommes de plus de 50 ans avec espérance de vie supérieure à 10 ans
Il repose sur une mammographie bilatérale tous les 2 ans
Il repose sur une coloscopie avec biopsies systématiques

Il repose sur un toucher rectal et un dosage annuel du PSA chez les hommes de plus de 50 ans avec espérance de vie supérieure à 10 ans

Explanation

Le cours précise un dépistage individuel par toucher rectal et PSA annuel chez l’homme de plus de 50 ans avec espérance de vie > 10 ans. Il n’existe pas de dépistage organisé de masse pour la prostate.

16. Pourquoi un toucher rectal normal n’élimine-t-il pas un cancer de la prostate ?

Parce que le PSA est toujours normal dans les cancers
Parce que la prostate n’est jamais palpable
Parce que le cancer prostatique débute toujours au stade métastatique
Parce que des formes localisées peuvent débuter sans symptôme

Parce que des formes localisées peuvent débuter sans symptôme

Explanation

Un examen normal n’exclut pas un cancer, car certaines formes localisées sont silencieuses au début. Le PSA peut aussi être normal ou peu élevé selon les situations.

17. Quel facteur appartient au risque très élevé de cancer colo-rectal ?

Le syndrome de Lynch
L’âge supérieur à 50 ans sans autre antécédent
Le tabagisme passif isolé
Une alimentation pauvre en fibres sans antécédent familial

Le syndrome de Lynch

Explanation

Le risque très élevé inclut notamment le syndrome de Lynch, aussi appelé HNPCC. Le risque moyen correspond surtout à la population générale de plus de 50 ans.

18. Quel test est utilisé pour le dépistage du cancer colo-rectal chez une personne asymptomatique ?

L’endoscopie bronchique
Le dosage du PSA
La recherche de sang occulte dans les selles
La ponction-biopsie trans-pariétale

La recherche de sang occulte dans les selles

Explanation

Le dépistage repose sur un test de sang occulte dans les selles chez les personnes asymptomatiques. La coloscopie sert surtout au diagnostic ou à l’exploration après test positif ou symptôme.

19. Quel ensemble de signes évoque une occlusion colique par cancer colo-rectal ?

Toux, hémoptysie et dysphonie
Polyurie, polydipsie et amaigrissement
Fièvre isolée et arthralgies
Douleur, arrêt des matières et des gaz, vomissements et météorisme

Douleur, arrêt des matières et des gaz, vomissements et météorisme

Explanation

L’occlusion par obstruction se manifeste typiquement par douleur, arrêt des matières et des gaz, vomissements et météorisme. C’est une complication digestive classique du cancer colo-rectal.

20. Quel est l’examen de certitude du cancer colo-rectal ?

La radiographie thoracique
Le dosage des marqueurs tumoraux isolé
L’échographie abdominale seule
La coloscopie totale avec biopsies

La coloscopie totale avec biopsies

Explanation

Le diagnostic certain repose sur la coloscopie totale avec biopsies, qui permet aussi d’évaluer la lésion et de rechercher une seconde tumeur. Les marqueurs tumoraux ne suffisent pas pour confirmer le diagnostic.

21. Quel signe histologique est le plus fréquent dans les cancers colo-rectaux ?

Le carcinome épidermoïde
Le sarcome ostéogénique
L’adénocarcinome Lieberkühnien
Le lymphome hodgkinien

L’adénocarcinome Lieberkühnien

Explanation

Les adénocarcinomes Lieberkühnien représentent plus de 95 % des cancers colo-rectaux. Les autres types histologiques sont beaucoup moins fréquents dans cette localisation.

22. Sur quoi repose surtout le diagnostic des tumeurs osseuses primitives ?

Sur l’imagerie et surtout la biopsie avec examen anatomopathologique
Sur la fibroscopie bronchique
Sur le seul dosage du PSA
Sur la mammographie bilatérale

Sur l’imagerie et surtout la biopsie avec examen anatomopathologique

Explanation

Le diagnostic des tumeurs osseuses primitives nécessite une imagerie adaptée puis une biopsie analysée en anatomopathologie. L’examen histologique permet de préciser le type tumoral et son extension locale.

23. Quel tableau clinique fait évoquer des métastases osseuses ?

Douleurs diffuses inflammatoires avec gêne à la marche et boiterie
Rhinorrhée et éternuements
Douleur épigastrique postprandiale
Toux chronique avec expectoration

Douleurs diffuses inflammatoires avec gêne à la marche et boiterie

Explanation

Les métastases osseuses donnent souvent des douleurs inflammatoires diffuses, parfois résistantes aux antalgiques, avec boiterie ou difficulté à la marche. Une augmentation de volume osseuse peut aussi être observée.

24. En l’absence d’antécédent personnel de cancer, quel bilan initial est indiqué devant une suspicion de métastases osseuses ?

Coloscopie totale d’emblée
PSA isolé sans imagerie
Mammographie et scanner cérébral seuls
Examen clinique, NFS, calcémie, albumine puis imagerie et biopsie osseuse

Examen clinique, NFS, calcémie, albumine puis imagerie et biopsie osseuse

Explanation

Le bilan débute par l’examen clinique, la NFS, la calcémie et l’albumine, puis se poursuit par l’imagerie et la biopsie osseuse. Ce n’est qu’ensuite que l’on recherche un primitif selon le contexte.

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Épidémiologie des cancers en France

Le cancer est la 1ère cause de mortalité en France.

Taux de prévalence — définition ?

Nombre de cas existants à un moment donné.

Taux d’incidence — définition ?

Nouveaux cas sur une période donnée.

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