Revision sheet: Métabolisme et répartition du fer

📋 Plan du Cours

  1. Métabolisme du fer
  2. Répartition du fer
  3. Cycle du fer
  4. Anémies ferriprives
  5. Anémies inflammatoires
  6. Anémies sidéroblastiques
  7. Hémorragies aiguës

📖 1. Métabolisme du fer

🔑 Notions clés & Définitions

  • Besoins quotidiens en fer selon âge et sexe : Quantité de fer nécessaire chaque jour pour compenser les pertes physiologiques et couvrir les besoins métaboliques, variant selon l’âge, le sexe, la grossesse ou l’allaitement.
    Exemples : Homme 0,5 à 1,5 mg/jour, femme non ménopausée 0,7 à 2,0 mg/jour, femme enceinte 2,0 à 4,8 mg/jour (source : document 1).

  • Pertes physiologiques de fer : Quantité de fer éliminée naturellement par l’organisme, principalement via les fèces, avec pertes supplémentaires lors des menstruations, de la grossesse ou de l’allaitement.
    Point clé : Environ 1 mg par jour, avec pertes menstruelles pouvant représenter 35 mg par cycle (source : document 1).

  • Taux d’absorption du fer par les entérocytes : Proportion de fer alimentaire absorbé par la muqueuse intestinale, faible, de 10 à 20 %, permettant de réguler finement l’entrée de fer dans l’organisme.
    Remarque : La majorité du fer ingéré est éliminée dans les selles (source : document 1).

  • Sources alimentaires riches en fer : Aliments apportant une quantité significative de fer, notamment la viande rouge, le foie, les épinards, les lentilles, ainsi que certains boissons comme le vin et le cidre.
    Point important : Le fer héminique (viandes, foie) est mieux absorbé que le fer inorganique (source : document 1).

  • Rôle du fer libre et nécessité de liaison protéique : Le fer libre est potentiellement toxique, car il peut générer des radicaux libres via réaction avec l’oxygène. Il doit donc être lié à des protéines (transferrine, ferritine, hémosidérine) pour éviter la toxicité et assurer son transport ou stockage sécurisé.
    Point à retenir : La liaison protéique est essentielle pour la sécurité et la régulation du métabolisme du fer (source : document 1).

📝 Points essentiels

  • Le fer est indispensable pour le transport de l’O2 par l’hémoglobine, le stockage par la myoglobine, et comme cofacteur enzymatique. Son métabolisme est finement régulé pour éviter la toxicité du fer libre.
  • La quantité totale de fer dans l’organisme est de 4 à 5 g, répartie entre compartiments fonctionnels (hémoglobine, myoglobine), de transport (transferrine), et de réserve (ferritine, hémosidérine).
  • Les besoins quotidiens en fer varient selon l’âge et le sexe, avec une augmentation lors de la croissance, de la grossesse et de l’allaitement. La majorité du fer est recyclée via le cycle du fer, notamment par les macrophages lors de la dégradation des globules rouges.
  • La régulation de l’absorption du fer est principalement contrôlée par la concentration intracellulaire en fer et par l’hormone hépcidine, synthétisée par le foie en cas de surcharge ou d’inflammation, qui bloque la sortie du fer en se fixant sur la ferroportine.
  • En cas de déficit, l’organisme augmente la synthèse de transferrine et de ses récepteurs, tandis que la ferritine diminue, permettant une mobilisation optimale du fer disponible pour l’érythropoïèse.
  • La majorité du fer nécessaire à l’érythropoïèse provient du recyclage macrophagique (95 %), le reste étant apporté par l’absorption digestive (5 %).

💡 À retenir

Le métabolisme du fer est un système finement équilibré, où la faible absorption digestive, la régulation hormonale par l’hépcidine, et le recyclage via macrophages assurent la disponibilité du fer tout en évitant sa toxicité.

📖 2. Répartition du fer

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compartiment fonctionnel : Ensemble des protéines où le fer est utilisé pour ses fonctions biologiques, principalement dans l'hémoglobine, la myoglobine et autres enzymes. Selon Document 2, il représente environ 70 % du fer total, dont 65 % dans l'hémoglobine, 4,5 % dans la myoglobine, et 0,5 % dans d'autres protéines.

  • Compartiment de transport : Partie du fer circulant lié à la transferrine, une glycoprotéine synthétisée par le foie. Selon Document 2, il ne représente que 0,1 % du fer total, mais joue un rôle crucial dans la distribution du fer vers les sites d'utilisation et de stockage.

  • Compartiment de réserve : Zone de stockage du fer dans l'organisme, principalement sous forme de ferritine et d’hémosidérine. La ferritine constitue le principal stock rapidement mobilisable (environ 30 % du fer total), tandis que l’hémosidérine est une réserve peu mobilisable, localisée dans les macrophages, protégeant contre la toxicité du fer excédentaire (Document 2).

  • Différences entre ferritine et hémosidérine en termes de mobilisation : La ferritine est une réserve facilement accessible et rapidement mobilisable pour répondre aux besoins en fer, notamment lors de déficit. En revanche, l’hémosidérine est une réserve peu mobilisable, servant à stocker le fer en excès et à limiter la toxicité, notamment lors de surcharge martiale (Document 2).

  • Cycle du fer : Processus presque fermé où le fer, principalement recyclé via l’hémolyse physiologique, circule entre les compartiments, avec des pertes minimes (environ 1 mg/jour). La régulation fine de ce cycle est essentielle pour maintenir l’homéostasie du fer, comme expliqué dans Document 6.

📝 Points essentiels

  • La majorité du fer dans l’organisme (70 %) est contenu dans le compartiment fonctionnel, principalement dans l’hémoglobine (65 %) et la myoglobine (4,5 %). La fonction principale de ce fer est le transport et le stockage de l’O2 (Document 2).

  • Le fer circulant est majoritairement lié à la transferrine (0,1 %), une glycoprotéine synthétisée par le foie, qui transporte le fer vers les tissus, notamment la moelle osseuse pour l’érythropoïèse. La transferrine possède deux sites de fixation pour le fer ferrique (Fe3+) (Documents 3 et 4).

  • Le stockage du fer est assuré par la ferritine, une protéine soluble en sphère contenant jusqu’à 4500 atomes de fer ferrique, rapidement mobilisable. La ferritine est aussi présente sous forme soluble dans le sérum (ferritine sérique), dont le dosage est un marqueur de l’état des réserves, proportionnel au stock martial (Document 2).

  • L’hémosidérine, une forme insoluble, constitue une réserve peu mobilisable, localisée dans les macrophages du système monocyte-macrophage, servant à limiter la toxicité du fer en cas d’excès. Elle intervient lors de saturation des réserves de ferritine (Document 2).

  • La régulation du métabolisme du fer repose sur des mécanismes hormonaux (notamment l’hepcidine) et cellulaires, permettant d’ajuster l’absorption, le stockage et la libération du fer en fonction des besoins et des réserves (Document 8).

💡 À retenir

La répartition du fer dans l’organisme est organisée entre un compartiment fonctionnel, un de transport et un de réserve, avec la ferritine jouant un rôle clé dans le stockage rapidement mobilisable, tandis que l’hémosidérine sert à stocker le fer en excès de façon peu mobilisable pour limiter la toxicité.

📖 3. Cycle du fer

🔑 Notions clés & Définitions

  • Absorption digestive du fer : Processus par lequel le fer ferrique (Fe3+) est réduit en fer ferreux (Fe2+) par la ferriréductase (Dcytb), puis transporté à travers la membrane apicale de l’entérocyte via DMT1. Si sous forme héminique, le fer est libéré par endocytose de la molécule d’hème et l’action de l’hème oxygénase. (Source : contenu)

  • Transport intracellulaire du fer dans l’entérocyte : Le fer ferreux capté peut rester stocké sous forme de ferritine ou être transféré vers le pôle basale pour exportation. La ferroportine (FPN) facilite la sortie du fer vers le plasma, où il est oxydé par l’héphaestine ou la céruloplasmine en fer ferrique, prêt à être lié à la transferrine. (Source : contenu)

  • Export du fer vers le plasma : La ferroportine (FPN) située à la membrane basale de l’entérocyte ou des macrophages permet le passage du fer ferreux (Fe2+) vers le sang. L’oxydation en Fe3+ par héphaestine ou céruloplasmine facilite sa liaison à la transferrine. (Source : contenu)

  • Transport plasmatique du fer : La transferrine, glycoprotéine synthétisée par le foie, fixe deux ions ferriques (Fe3+) et circule dans le sang pour livrer le fer aux cellules via le récepteur à la transferrine (TfR). La fixation de la transferrine au récepteur permet l’entrée du fer dans les cellules, notamment en moelle osseuse pour l’érythropoïèse. (Source : contenu)

  • Recyclage du fer via macrophages : Les macrophages phagocytent les hématies sénescentes, dégradent l’hémoglobine, libèrent le fer, qui est stocké dans la ferritine ou exporté via ferroportine. Ce recyclage représente 95% du fer utilisé pour l’érythropoïèse, assurant un circuit presque fermé. (Source : contenu)

  • Rôle majeur du recyclage macrophagique dans l’érythropoïèse : La majorité du fer nécessaire à la synthèse de l’hémoglobine dans la moelle osseuse provient du recyclage des hématies dégradées par les macrophages, ce qui limite la dépendance à l’absorption digestive. (Source : contenu)

Point à retenir

Le cycle du fer repose sur un équilibre fin entre absorption, stockage, recyclage et transport, permettant à l’organisme de maintenir une disponibilité optimale du fer pour l’érythropoïèse tout en évitant la toxicité liée au fer libre.

📖 4. Anémies ferriprives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Carence martiale : déficit en fer entraînant une épuisement des réserves, responsable d’une anémie microcytaire hypochrome arégénérative, souvent due à des pertes sanguines chroniques (notamment gynécologiques ou digestives) ou à une augmentation des besoins (grossesse, croissance) (source).
  • Anémie microcytaire hypochrome arégénérative : type d’anémie caractérisée par des globules rouges plus petits (microcytose) et moins colorés (hypochromie), sans augmentation de la production de réticulocytes, indiquant une production inefficace d’érythrocytes liée à un déficit en fer (source).
  • Hyperthrombocytose réactionnelle : augmentation modérée du nombre de plaquettes en réponse à une anémie ferriprive, reflet d’une réaction physiologique à la carence en fer (source).
  • Aniso-poïkilocytose et hypochromie au frottis sanguin : présence de globules rouges de tailles variées (anisocytose), formes irrégulières (poïkilocytose) et de coloration pâle (hypochromie), témoignant d’un déficit en fer dans l’érythropoïèse (source).
  • Épuisement des réserves : phase avancée de la carence martiale où la ferritine, principale réserve de fer, est effondrée, conduisant à une réduction du fer disponible pour la synthèse de l’hémoglobine (source).
  • Traitement par apport de fer oral : administration de fer par voie orale (ex : fer ferreux) pour restaurer les réserves en fer, corriger l’anémie et rétablir une synthèse normale d’hémoglobine (source).

📝 Points essentiels

  • La carence martiale est la cause la plus fréquente d’anémie dans le monde, responsable d’une anémie microcytaire hypochrome arégénérative, souvent liée à des pertes sanguines chroniques ou à une augmentation des besoins (grossesse, croissance).
  • La physiopathologie implique un épuisement progressif des réserves de fer, avec une ferritine effondrée, une augmentation de la capacité totale de fixation de la transferrine (TIBC) et une sidérémie très basse, avec un coefficient de saturation de la transferrine (CST) diminué.
  • La ferritine est un marqueur clé du stock martial, sa diminution traduit un épuisement des réserves. La transferrine est augmentée, et la sidérémie est très basse, témoignant d’un déficit en fer disponible pour l’érythropoïèse.
  • La séquence physiologique de la carence martiale inclut une augmentation de la synthèse de transferrine et de ses récepteurs, une microcytose, une hypochromie, une hyperthrombocytose réactionnelle, et une anémie arégénérative.
  • Le traitement repose sur la supplémentation en fer par voie orale, généralement pendant 4 à 6 mois, en traitant aussi la cause des pertes ou besoins accrus. La correction de la ferritine et de la sidérémie permet la restauration de l’hématopoïèse.

💡 À retenir

La carence martiale, cause principale des anémies microcytaires hypochromes arégénératives, résulte d’un épuisement des réserves de fer, identifiable par une ferritine effondrée, et se traite efficacement par apport de fer oral, en traitant aussi la cause sous-jacente.

📖 5. Anémies inflammatoires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hepcidine (source : Document 9) : Hormone synthétisée par le foie en réponse à une surcharge martiale ou une inflammation, elle se fixe sur la ferroportine FPN pour l’inhiber, ce qui entraîne la séquestration du fer dans les macrophages et les entérocytes, limitant sa disponibilité dans le plasma.

  • Blocage du recyclage du fer par les macrophages (source : Document 9) : Mécanisme par lequel l’hepcidine empêche la sortie du fer stocké dans les macrophages via la ferroportine, réduisant ainsi la disponibilité du fer pour l’érythropoïèse malgré des réserves normales ou élevées.

  • Diminution de la disponibilité du fer pour l’érythropoïèse (source : Document 9) : Phénomène caractéristique des anémies inflammatoires où, malgré des réserves de fer suffisantes ou accrues, le fer ne peut pas être utilisé efficacement pour la synthèse de l’hémoglobine en raison du blocage par l’hepcidine.

  • Caractère normocytaire ou microcytaire variable (source : Document 11) : Manifestation morphologique de l’anémie inflammatoire, pouvant présenter une taille des globules rouges normale (normocytaire) ou réduite (microcytaire), selon le degré et la phase de la maladie.

📝 Points essentiels

  • L’anémie inflammatoire est principalement due à une augmentation des cytokines pro-inflammatoires (interleukine 1, TNFα, interleukine 6) qui perturbent la sécrétion d’érythropoïétine et modifient le métabolisme du fer (source : Document 9).

  • La cytokine hepcidine joue un rôle central en inhibant la ferroportine, empêchant ainsi la sortie du fer stocké dans les macrophages et les entérocytes, ce qui entraîne une séquestration du fer et une baisse de la sidérémie (source : Document 9).

  • Contrairement à la carence martiale, dans l’anémie inflammatoire, les réserves de fer sont souvent normales ou accrues, mais leur utilisation est inhibée, ce qui complique le diagnostic différentiel (source : Document 10).

  • La séquestration du fer dans les macrophages limite la disponibilité pour l’érythropoïèse, contribuant à une anémie arégénérative, souvent peu symptomatique ou peu spécifique, associée à la pathologie inflammatoire sous-jacente (source : Document 9).

💡 À retenir

L’anémie inflammatoire résulte d’un mécanisme de séquestration du fer par l’action de l’hepcidine, qui bloque le recyclage macrophagique et l’absorption intestinale, entraînant une baisse de la disponibilité du fer pour la synthèse de l’hémoglobine, malgré des réserves souvent normales ou élevées.

📖 6. Anémies sidéroblastiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anémies sidéroblastiques : groupement d’anémies caractérisées par une accumulation de fer dans les mitochondries des érythroblastes, dues à un défaut d’incorporation du fer dans l’hémoglobine, avec présence de sidéroblastes en anneau au frottis médullaire. (source)

  • Sidéroblastes en anneau : érythroblastes contenant des granules de fer en forme d’anneau autour du noyau, visibles au frottis médullaire, témoins d’un défaut dans l’incorporation du fer dans l’hémoglobine. (source)

  • Origines congénitales ou acquises : causes des anémies sidéroblastiques, pouvant être génétiques (ex : sideroblaste héréditaire) ou acquises (ex : intoxication à l’alcool, certains médicaments, maladies myélodysplasiques). (source)

  • Perturbation du métabolisme intracellulaire du fer : dysfonctionnement au niveau des mitochondries ou des enzymes impliquées dans la synthèse de l’hémoglobine, empêchant l’incorporation efficace du fer dans l’hème, menant à l’accumulation de fer non utilisé. (source)

  • Défaut d’incorporation du fer dans l’hémoglobine : anomaly dans la synthèse de l’hème ou dans le transport du fer vers l’hémoglobine, provoquant une accumulation de fer dans les mitochondries et la formation de sidéroblastes. (source)

📝 Points essentiels

  • Les anémies sidéroblastiques sont identifiées par la présence de sidéroblastes en anneau au frottis médullaire, témoignant d’un défaut dans la synthèse de l’hémoglobine. La majorité de ces anomalies sont liées à des perturbations du métabolisme intracellulaire du fer, notamment au niveau des mitochondries, où le fer s’accumule en raison d’un défaut d’incorporation dans l’hème.

  • Ces anomalies peuvent être d’origine congénitale, comme la sideroblaste héréditaire, ou acquise, souvent secondaire à des intoxications (alcool, médicaments), ou à des pathologies myélodysplasiques. La perturbation du métabolisme du fer entraîne une accumulation de fer dans les mitochondries, pouvant conduire à une surcharge ferrique.

  • La présence de sidéroblastes en anneau est un signe clé diagnostique, visible au frottis médullaire, et indique un défaut dans la synthèse de l’hémoglobine, avec un stockage anormal du fer dans les mitochondries.

  • La pathogénie repose sur un défaut d’incorporation du fer dans l’hème, ce qui empêche la formation normale d’hémoglobine, malgré une disponibilité en fer, entraînant une anémie microcytaire hypochrome arégénérative.

  • La perturbation du métabolisme du fer intracellulaire, notamment dans les mitochondries, est centrale dans la physiopathologie, pouvant résulter de mutations génétiques ou d’agents toxiques affectant les enzymes impliquées.

💡 À retenir

Les anémies sidéroblastiques sont caractérisées par une accumulation de fer dans les mitochondries des érythroblastes, dues à un défaut d’incorporation du fer dans l’hémoglobine, avec la présence de sidéroblastes en anneau, souvent d’origine congénitale ou acquise, reflétant une perturbation du métabolisme intracellulaire du fer.

📖 7. Hémorragies aiguës

🔑 Notions clés & Définitions

  • Perte de fer lors d’une hémorragie aiguë : Diminution brutale des réserves de fer de l’organisme due à une perte sanguine importante, entraînant une réduction immédiate du fer disponible pour l’organisme (source : contenu source).
  • Impact sur les réserves de fer : Lors d’une hémorragie aiguë, les réserves de fer, principalement stockées sous forme de ferritine et d’hémosidérine, sont rapidement épuisées, ce qui peut conduire à une carence martiale si la perte n’est pas compensée (source : contenu source).
  • Apparition possible d’une anémie ferriprive : Conséquence tardive d’une perte sanguine importante ou répétée, caractérisée par une diminution des réserves de fer, une réduction de la sidérémie, et une anémie microcytaire hypochrome arégénérative (source : contenu source).
  • Augmentation des besoins en fer : La perte sanguine oblige l’organisme à mobiliser ses réserves de fer et à augmenter l’absorption intestinale pour compenser la perte, ce qui peut entraîner une augmentation des besoins en fer, notamment lors de pertes importantes ou répétées (source : contenu source).
  • Lien avec les pertes menstruelles et accouchement : Les pertes sanguines liées aux règles ou à l’accouchement constituent des pertes de fer physiologiques ou pathologiques, pouvant aggraver une carence martiale ou précipiter une anémie ferriprive en cas de pertes importantes ou associées à une hémorragie aiguë (source : contenu source).

📝 Points essentiels

  • Lors d’une hémorragie aiguë, la perte de sang entraîne une perte immédiate de fer, principalement sous forme de fer hémoglobinique contenu dans le sang perdu. La quantité de fer perdue dépend du volume sanguin évacué (environ 35 mg de fer pour 70 cm³ de sang lors des règles, et jusqu’à plusieurs centaines de milligrammes lors d’un saignement massif).
  • La perte de fer est principalement fécale, mais la perte sanguine augmente la consommation de fer pour reconstituer les réserves épuisées. La capacité de stockage de fer, sous forme de ferritine ou d’hémosidérine, est rapidement sollicitée, pouvant conduire à une carence si la perte est prolongée ou répétée.
  • La réponse physiologique inclut une augmentation de l’absorption intestinale de fer et une mobilisation accrue des réserves, mais si la perte dépasse ces capacités, une anémie ferriprive peut apparaître, avec ses caractéristiques microcytaires hypochromes et arégénératives.
  • La régulation hormonale, notamment par l’hepcidine, peut être perturbée lors d’hémorragies aiguës, favorisant une séquestration du fer dans les macrophages et entérocytes, limitant sa disponibilité pour l’érythropoïèse.
  • La gestion de ces pertes, notamment lors d’accouchements ou de pertes menstruelles abondantes, doit prendre en compte la nécessité de restaurer rapidement les réserves de fer pour éviter l’installation d’une anémie ferriprive.

💡 À retenir

Les hémorragies aiguës provoquent une perte immédiate de fer qui peut épuiser rapidement les réserves de l’organisme, favorisant l’apparition d’une anémie ferriprive si la compensation par absorption et mobilisation n’est pas suffisante.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clés / DéfinitionAuteur / Source
Métabolisme du ferBesoins quotidiens (homme 0,5-1,5 mg/j, femme 0,7-2,0 mg/j, grossesse 2,0-4,8 mg/j)Document 1
Pertes physiologiques (~1 mg/j, menstruations jusqu’à 35 mg/cycle)Document 1
Absorption du fer (10-20%), régulée par la ferritine et l’hépcidineDocument 1
Sources riches en fer (viande, foie, épinards, lentilles)Document 1
Rôle de la liaison protéique (transferrine, ferritine, hémosidérine)Document 1
Répartition du ferCompartiment fonctionnel (~70%), majoritairement dans l’hémoglobine (65%)Document 2
Compartiment de transport (~0,1%), lié à la transferrineDocument 2, 3, 4
Compartiment de réserve (ferritine, hémosidérine)Document 2
Cycle du ferAbsorption (réduction Fe3+ en Fe2+, transport via DMT1, export via ferroportine)Contenu
Transport dans le plasma (transferrine)Document 3, 4
Régulation hormonale (hépcidine)Document 8

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre fer héminique (meilleure absorption) avec fer inorganique.
  2. Croire que la ferritine est uniquement un marqueur de surcharge, alors qu’elle indique aussi les réserves.
  3. Confondre hémosidérine (stock peu mobilisable) et ferritine (stock mobilisable).
  4. Surestimer l’importance de l’absorption digestive (10-20%) par rapport au recyclage macrophagique (95%).
  5. Confondre le rôle de la transferrine (transport) et celui de la ferritine (stockage).
  6. Négliger la régulation par l’hépcidine, qui bloque la ferroportine en cas de surcharge ou inflammation.
  7. Penser que le fer est stocké principalement dans la moelle ou le foie, alors qu’il est aussi dans la myoglobine et autres enzymes.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition des besoins quotidiens en fer selon l’âge, le sexe, la grossesse, et l’allaitement (source : Document 1).

  2. Savoir quelles sont les pertes physiologiques de fer et leur importance (source : Document 1).

  3. Expliquer le mécanisme d’absorption du fer dans l’intestin, notamment le rôle de Dcytb, DMT1, et ferroportine (contenu).

  4. Identifier les principales sources alimentaires de fer héminique et inorganique (source : Document 1).

  5. Décrire la répartition du fer dans l’organisme, en distinguant compartiment fonctionnel, de transport, et de réserve (Document 2).

  6. Connaître la composition et le rôle de la ferritine et de l’hémosidérine dans le stockage du fer (Document 2).

  7. Expliquer le cycle du fer, notamment le rôle de la transferrine, la réduction du fer, et le rôle de la ferroportine (contenu).

  8. Maîtriser le rôle de l’hépcidine dans la régulation hormonale du métabolisme du fer (Document 8).

  9. Identifier les principaux mécanismes de recyclage du fer via les macrophages lors de l’hémolyse physiologique (Document 2, 6).

  10. Connaître la différence entre anémie ferriprive, inflammatoire, sidéroblastique, et leur physiopathologie (non détaillée ici mais à relier).

  11. Reconnaître les signes cliniques et biologiques d’une anémie ferriprive (à approfondir selon le contexte).

  12. Connaître les causes principales d’hémorragies aiguës et leur impact sur le métabolisme du fer (non détaillé ici mais à relier).

  13. Connaître la définition de PERROUX sur la croissance (si applicable dans le contexte).

Test your knowledge

Test your knowledge on Métabolisme et répartition du fer with 7 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Qu’est-ce que l’hépcidine dans le métabolisme du fer ?

2. Quelle est la proportion approximative du fer total dans le compartiment de transport selon le document ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Métabolisme et répartition du fer with 14 interactive flashcards.

Besoins quotidiens en fer — définition ?

Quantité de fer nécessaire chaque jour selon âge, sexe, grossesse.

Pertes physiologiques de fer — quantité ?

Environ 1 mg par jour, augmentée lors des menstruations.

Absorption du fer — taux ?

10 à 20 %, régulée par ferritine et hépcidine.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator