📋 Plan du Cours
- Évaluation formatrice en EPS
- Coopération et responsabilisation
- Analyse collective en basket
- Rôle du professeur
- Évaluation des projets d'écriture
- Grilles EVA
- Explicitation en français
- Typologie des tâches
- Posture réflexive
🔑 Notions clés & Définitions
- Évaluation omniprésente : Pratique consistant à intégrer l’évaluation tout au long de la séquence d’enseignement-apprentissage, permettant un suivi continu des progrès des élèves.
- Évaluation formatrice : Approche d’évaluation visant à développer une posture réflexive, faire prendre conscience des difficultés et engager l’élève dans un processus d’amélioration, en contraste avec l’évaluation formative qui peut être perçue comme une simple mesure.
- Organisation de l’expérimentation en basket-ball : Mise en place d’un dispositif pédagogique où les élèves sont répartis en groupes hétérogènes avec des rôles spécifiques (joueurs et observateur-conseiller), permettant une analyse collective et une confrontation des points de vue pour diagnostiquer et construire un consensus sur les difficultés.
- Analyse collective en EPS : Étape de confrontation des points de vue entre élèves, favorisant la construction collective du problème travaillé, en tant qu’étape essentielle pour la réflexion et la compréhension partagée.
- Évaluation diagnostique coopérative : Processus d’évaluation où élèves et enseignants construisent ensemble un consensus sur les difficultés, permettant d’identifier précisément les besoins pour orienter l’apprentissage.
- Posture réflexive : Attitude d’auto-analyse et de remise en question adoptée par l’élève ou l’enseignant, favorisant l’amélioration continue des apprentissages par une conscience accrue de ses propres processus d’apprentissage.
📝 Points essentiels
- L’évaluation doit être omniprésente dans la séquence pour favoriser un suivi continu et une adaptation des pratiques pédagogiques (Zimmermann, 2015).
- L’évaluation formatrice vise à développer la posture réflexive, à faire prendre conscience des difficultés et à engager l’élève dans un processus d’amélioration, différenciant ainsi cette approche de l’évaluation formative classique.
- L’organisation de l’expérimentation en basket-ball illustre une mise en pratique concrète de l’évaluation diagnostique coopérative, où la confrontation des points de vue permet de construire un consensus sur les difficultés rencontrées.
- L’analyse collective en EPS constitue une étape clé pour la confrontation des idées, la réflexion collective et la construction du savoir partagé.
- La construction d’un consensus sur les difficultés via l’évaluation diagnostique coopérative permet d’orienter efficacement les démarches d’apprentissage, en impliquant activement les élèves dans leur progression.
- La posture réflexive, développée par l’analyse individuelle et collective, auto-évaluation et choix de persévérance, est essentielle pour une amélioration continue et une responsabilisation des élèves.
💡 À retenir
L’évaluation formatrice, omniprésente et coopérative, favorise la construction d’une posture réflexive chez les élèves, en intégrant l’analyse collective et la confrontation des points de vue pour engager un processus d’amélioration continue.
📖 2. Coopération et responsabilisation
🔑 Notions clés & Définitions
- Coopération (selon Meirieu, 2018) : processus par lequel les élèves échangent sur leurs progrès et comprennent que leur engagement individuel est essentiel à la réussite collective, permettant ainsi d’améliorer leurs acquis moteurs, sociaux et méthodologiques, tout en formant des citoyens autonomes et solidaires.
- Responsabilisation individuelle : sentiment chez l’élève de se sentir responsable de ses apprentissages et de la réussite de son équipe, favorisant l’autonomie et l’engagement personnel dans le processus d’apprentissage.
- Évaluation diagnostique coopérative : démarche d’évaluation où élèves et enseignants construisent collectivement un consensus sur les difficultés rencontrées, en utilisant notamment l’analyse collective pour ajuster l’apprentissage (voir section 1.2).
- Engagement individuel : participation active de chaque élève dans les échanges, débats et co-construction du savoir, considéré comme un levier pour la réussite collective et le développement de compétences sociales.
- Perspective socio-constructiviste (Zimmermann, 2015) : approche pédagogique qui insiste sur l’importance des échanges argumentés, du débat et de la co-construction du savoir pour favoriser l’apprentissage autonome.
- Citoyenneté (implicite dans la finalité de la coopération) : formation d’individus autonomes, solidaires et responsables, capables d’agir en citoyens actifs dans leur environnement social.
📝 Points essentiels
- La coopération repose sur des échanges sur les progrès et la compréhension que l’engagement individuel est crucial pour la réussite collective, conformément à la perspective socio-constructiviste de Zimmermann (2015).
- La responsabilisation individuelle se manifeste lorsque l’élève se sent responsable de ses apprentissages et de la réussite de son équipe, renforçant son autonomie et sa motivation.
- La coopération doit être à la fois un moyen et un but : elle permet d’améliorer les acquis moteurs, sociaux et méthodologiques tout en contribuant à la formation de citoyens autonomes et solidaires (Meirieu, 2018).
- Le rôle du professeur est d’organiser des moments d’échange, d’identifier les compétences sociales à mobiliser, et de proposer des situations adaptées sans interroger directement les difficultés pour préserver la dynamique coopérative.
- La démarche d’évaluation coopérative, notamment dans l’expérimentation en basket-ball, favorise la construction collective du problème et la prise de conscience des difficultés, renforçant ainsi l’engagement et la responsabilisation des élèves.
- La coopération dépasse la simple interaction : elle implique une conscience partagée de l’importance de l’engagement individuel pour la réussite collective, contribuant à la formation de citoyens responsables.
💡 À retenir
La coopération, en tant que processus d’échange et de co-construction, associée à la responsabilisation individuelle, est essentielle pour développer des compétences sociales, motrices et méthodologiques, tout en favorisant l’autonomie et la solidarité des élèves.
📖 3. Analyse collective en basket
🔑 Notions clés & Définitions
- Analyse collective : Processus où un groupe d'élèves confronte ses points de vue et débat argumenté pour comprendre et améliorer leur pratique ou leur compréhension d'une situation donnée, favorisant la construction collective du savoir (voir section 1.2).
- Confrontation des points de vue : Moment où les élèves échangent leurs analyses et perceptions pour identifier des divergences ou convergences, permettant d'enrichir la réflexion collective (voir section 1.2).
- Fonction de l’analyse collective comme évaluation diagnostique coopérative : Utilisation de l’analyse collective pour diagnostiquer les difficultés, évaluer la compréhension et ajuster l’enseignement en fonction des besoins du groupe, dans une dynamique coopérative (voir section 1.2).
- Construction collective du problème : Processus où le groupe, à partir de l’analyse collective, identifie, formule et travaille sur un problème commun, favorisant l’engagement et la responsabilisation des élèves (voir section 1.2).
- Débat argumenté : Échange structuré où chaque élève présente ses arguments, écoute ceux des autres, et construit une compréhension partagée, essentiel dans l’analyse collective pour faire évoluer la réflexion (voir section 1.2).
- Perspective socio-constructiviste : Approche pédagogique qui considère que l’apprentissage se construit à travers l’interaction sociale, notamment via le débat, la confrontation d’idées et la co-construction du savoir (Zimmermann, 2015).
📝 Points essentiels
- L’analyse collective en basket s’appuie sur la confrontation des points de vue pour permettre aux élèves d’échanger, argumenter et co-construire leur compréhension d’une situation ou d’un problème (section 1.2).
- Elle sert de fonction d’évaluation diagnostique coopérative, permettant d’identifier les difficultés du groupe ou de l’individu, et d’ajuster l’enseignement en conséquence (section 1.2).
- La construction collective du problème, issue de cette analyse, favorise l’engagement actif des élèves, leur responsabilisation et leur capacité à analyser leur pratique ou leur compréhension (section 1.2).
- Le débat argumenté est un outil central pour faire évoluer la réflexion collective, en permettant aux élèves d’exprimer, défendre et confronter leurs idées dans un cadre structuré (section 1.2).
- La perspective socio-constructiviste, selon Zimmermann (2015), souligne que l’apprentissage est renforcé par l’autonomie, la co-construction du savoir et la participation active au débat.
💡 À retenir
L’analyse collective en basket, par la confrontation argumentée et la construction collective du problème, favorise une évaluation diagnostique coopérative qui stimule l’engagement, la réflexion critique et la responsabilisation des élèves.
📖 4. Rôle du professeur
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation des moments d’échange : Le professeur doit planifier et structurer les temps durant lesquels les élèves échangent, débattent et co-construisent le savoir, afin de favoriser la dynamique coopérative (voir section 1.4).
- Identification des compétences sociales à mobiliser : Le rôle du professeur consiste à repérer et à encourager les compétences sociales telles que l’écoute, la communication, la coopération, essentielles au développement d’un environnement d’apprentissage coopératif (voir section 1.4).
- Proposition de situations adaptées : Le professeur doit concevoir des activités et des contextes pédagogiques en adéquation avec les besoins, capacités et dynamiques du groupe, pour soutenir la coopération et la responsabilisation (voir section 1.4).
- Ne pas interroger les difficultés identifiées par les élèves : Pour préserver la dynamique coopérative, le professeur évite de questionner directement les difficultés que les élèves ont déjà repérées, afin de ne pas stigmatiser ou fragiliser l’élève, et de maintenir un climat de confiance (voir section 1.4).
📝 Points essentiels
- Le professeur doit organiser les moments d’échange pour favoriser la co-construction du savoir et la dynamique coopérative, en structurant les débats et en proposant des situations adaptées (voir section 1.4).
- Il doit identifier et mobiliser les compétences sociales des élèves, telles que l’écoute active, la capacité à argumenter, et la coopération, pour renforcer la dimension sociale de l’apprentissage (voir section 1.4).
- La proposition de situations pédagogiques doit être adaptée aux capacités et aux besoins des élèves, afin de soutenir leur engagement et leur responsabilisation (voir section 1.4).
- Le professeur doit éviter d’interroger directement les difficultés déjà identifiées par les élèves pour ne pas nuire à la dynamique coopérative, en privilégiant une posture d’écoute et de soutien plutôt que de jugement (voir section 1.4).
💡 À retenir
Le rôle du professeur est de structurer et d’accompagner les échanges pour favoriser la coopération, tout en préservant la dynamique collective en évitant de questionner directement les difficultés déjà repérées par les élèves.
📖 5. Évaluation des projets d'écriture
🔑 Notions clés & Définitions
- Évaluation positive : Approche visant à valoriser les réussites, accompagner les progrès et éviter la focalisation sur les erreurs, en valorisant le processus et le développement de l'élève (Programmes 2015).
- Grilles EVA : Outils construits pour expliciter les critères d’évaluation, favoriser l’auto-évaluation et encourager la réécriture, issus du groupe EVA (INRP, 1991).
- Dérives des grilles EVA : Utilisation problématique où la grille est appliquée uniquement en fin de séquence ou centrée sur la forme, menant à une normalisation des textes et à un technicisme excessif.
- Leviers pour réhabiliter les grilles EVA : Moyens d’améliorer leur usage, notamment la temporalité d’utilisation (avant, pendant, après), une présentation favorisant le dialogue, et un contenu équilibré entre forme et fond (voir section 6).
- Effets attendus des grilles EVA : Développement d’une posture réflexive, amélioration continue du texte, évaluation plus juste et valorisante, tout en préservant la singularité stylistique de l’élève (voir section 6).
📝 Points essentiels
- L’évaluation positive en projets d’écriture doit valoriser les réussites et accompagner les progrès, en évitant la focalisation sur les erreurs, conformément aux recommandations des Programmes 2015.
- Les grilles EVA, conçues par le groupe EVA (INRP, 1991), ont pour objectif de rendre explicites les critères d’évaluation, de permettre l’auto-évaluation et de favoriser la réécriture, contribuant ainsi à une évaluation formative.
- Leur usage problématique réside dans leur application uniquement en fin de séquence, ce qui en limite la fonction d’apprentissage, ou dans leur centrage excessif sur la forme, au détriment du sens, menant à une normalisation des textes et à une perte de la créativité.
- Pour réhabiliter ces grilles, il est essentiel d’utiliser la temporalité adaptée (avant, pendant, après la séquence), de favoriser une présentation dialogique avec l’élève, et de limiter le nombre de critères en équilibrant forme et fond.
- Les effets attendus de leur bon usage incluent le développement d’une posture réflexive, une amélioration continue du texte, une évaluation plus juste, et la préservation de la singularité stylistique de chaque élève.
💡 À retenir
L’évaluation des projets d’écriture doit s’appuyer sur des grilles explicites et équilibrées, utilisées de manière régulière et dialogique, pour favoriser la réflexion, la progression et la valorisation de la créativité de l’élève.
📖 6. Grilles EVA
🔑 Notions clés & Définitions
- Objectifs des grilles EVA (INRP, Groupe EVA, 1991) : Construire des critères explicites pour l’évaluation, permettre une auto-évaluation de l’élève, et favoriser la réécriture du texte ou du travail (INRP, Groupe EVA, 1991).
- Dérives observées dans l’usage des grilles EVA par les professeurs stagiaires : Utilisation problématique où la grille est appliquée uniquement en fin de séquence, devenant un outil de validation plutôt que d’apprentissage, ou centrée sur la forme au lieu du sens, conduisant à une normalisation des textes (source).
- Leviers pour réhabiliter les grilles EVA : Moyens d’améliorer leur efficacité en intégrant la temporalité (utilisation avant, pendant, après la séquence), une présentation favorisant le dialogue, et un contenu équilibré entre forme et fond (source).
- Posture réflexive (voir section 9) : Attitude d’analyse et de remise en question continue de ses pratiques d’évaluation, favorisée par l’usage pertinent des grilles EVA, permettant une amélioration constante (source).
📝 Points essentiels
- Les grilles EVA ont été conçues pour rendre l’évaluation plus explicite, en construisant des critères clairs et partagés, facilitant l’auto-évaluation et la réécriture (INRP, Groupe EVA, 1991 ; Garcia-Debanc & Fayol, 2002).
- Leur utilisation problématique par les stagiaires réside dans leur emploi en fin de séquence uniquement, ce qui limite leur potentiel d’apprentissage, ou dans leur centrage excessif sur la forme, ce qui peut conduire à une normalisation des textes et à une perte de sens (source).
- Pour réhabiliter leur usage, il est recommandé d’intégrer la grille tout au long de la séquence (avant, pendant, après), de favoriser une présentation dialogique permettant à l’élève de commenter ses progrès, et de limiter le nombre de critères pour éviter la surcharge cognitive (source).
- Les effets attendus d’une utilisation réhabilitée incluent le développement d’une posture réflexive, une amélioration continue du travail, une évaluation plus juste, et la préservation de la singularité stylistique de l’élève (source).
💡 À retenir
Les grilles EVA, pour être efficaces, doivent être intégrées de manière dynamique et dialogique dans le processus d’apprentissage, afin de favoriser la réflexion, la progression et une évaluation juste et formative.
📖 7. Explicitation en français
🔑 Notions clés & Définitions
- Typologie des tâches A/B/C : Classification permettant d’expliciter la nature des tâches en fonction de leur complexité et de leur capacité à mobiliser différents savoirs, facilitant ainsi une planification différenciée et une meilleure compréhension par les élèves (voir section 3.2).
- Constats initiaux sur l’évaluation : Observation que les évaluations en français et mathématiques génèrent peur, stress, dévalorisation, et que les corrections sont peu efficaces, avec des évaluations implicites qui nuisent à la compréhension des élèves (voir section 3.1).
- Effets de la typologie : La mise en œuvre de la typologie A/B/C favorise l’étayage, la planification différenciée, et le développement d’un langage commun entre disciplines, contribuant à une évaluation plus explicite et formative (voir section 3.3).
- Consolider plutôt que corriger : Approche qui consiste à faire réaliser un état des lieux des réussites et difficultés, à encourager la persévérance, et à permettre le repassage d’évaluations, favorisant ainsi une posture réflexive chez l’élève (voir section 3.4).
- Posture réflexive : Attitude de l’élève qui consiste à analyser ses réussites et difficultés, à faire des choix de persévérance, et à utiliser l’évaluation comme un levier d’apprentissage continu (voir section 3.4).
📝 Points essentiels
- La typologie A/B/C permet de rendre explicite la nature des tâches, ce qui réduit la peur et le stress liés à l’évaluation en français et mathématiques (section 3.2).
- Les constats initiaux montrent que les évaluations traditionnelles sont souvent implicites, peu motivantes, et peu efficaces pour faire progresser les élèves (section 3.1).
- La planification différenciée, basée sur cette typologie, facilite l’étayage et la différenciation pédagogique, tout en développant un langage commun entre disciplines, ce qui favorise la compréhension et l’engagement des élèves (section 3.3).
- Consolider consiste à faire un état des lieux des réussites/difficultés, à encourager la persévérance, et à permettre le repassage d’évaluations, ce qui développe une posture réflexive et autonome chez l’élève (section 3.4).
- La mise en œuvre de ces stratégies contribue à une évaluation plus juste, plus dynamique, et à un meilleur engagement des élèves, notamment en réduisant leur stress et en valorisant leurs progrès (section 4).
💡 À retenir
L’explicitation en français, via la typologie A/B/C et la consolidation, permet de rendre l’évaluation plus claire, formative et adaptée aux capacités des élèves, favorisant ainsi leur autonomie et leur développement réflexif.
📖 8. Typologie des tâches
🔑 Notions clés & Définitions
- Typologie des tâches A/B/C : Classification des tâches en fonction de leur complexité et de leur niveau d’exigence, permettant d’adapter les activités aux capacités réelles des élèves (voir section 3.2).
- Renouvellement du bilan trimestriel : Évaluation régulière qui devient descriptive, précise, et orientée compétences, utilisant un langage commun pour mieux valoriser les progrès et clarifier les attentes (voir section 4.2).
- Rapport différent à l’erreur : Approche où l’erreur est considérée comme un point de départ, un indicateur et un levier d’apprentissage, plutôt qu’une sanction (voir section 4.3).
- Évaluation dynamique : Processus continu d’évaluation intégrant analyse, choix, consolidation, repassage, et constat des progrès, favorisant l’autonomie et la réflexion de l’élève (voir section 4.4).
- Engagement accru des élèves : Participation active, meilleure compréhension des attentes, regain de confiance et diminution du stress liés à l’évaluation, résultant d’une approche formative et différenciée (voir section 4.5).
- Régulation fine des apprentissages : Utilisation des évaluations comme outils de pilotage, où erreurs et difficultés deviennent des indicateurs pour ajuster et cibler les remédiations de façon efficace (voir section 4.6).
📝 Points essentiels
- La typologie des tâches A/B/C permet d’établir une progression adaptée, en proposant des activités plus ou moins complexes selon les capacités des élèves, ce qui favorise une meilleure maîtrise des savoirs et compétences (section 3.2).
- Le renouvellement du bilan trimestriel en termes descriptifs et orientés compétences facilite la communication avec les familles, valorise les progrès et clarifie les attentes, évitant une évaluation vague ou normative (section 4.2).
- La vision de l’erreur comme levier d’apprentissage transforme la relation à l’évaluation, en permettant aux élèves de percevoir leurs erreurs comme des opportunités de progrès plutôt que comme des échecs (section 4.3).
- L’évaluation dynamique favorise une démarche réflexive et autonome, où l’élève analyse ses résultats, ajuste ses stratégies, et constate ses progrès, ce qui renforce la motivation et l’engagement (section 4.4).
- La régulation fine des apprentissages permet aux enseignants d’utiliser les erreurs comme indicateurs pour ajuster leur enseignement et cibler les remédiations, rendant ainsi l’évaluation plus efficace et individualisée (section 4.6).
💡 À retenir
L’utilisation d’une typologie de tâches adaptée, combinée à une évaluation continue et orientée vers la progression, permet de mieux ajuster l’enseignement aux capacités des élèves, tout en valorisant leurs efforts et en favorisant leur autonomie.
📖 9. Posture réflexive
🔑 Notions clés & Définitions
- Posture réflexive : Attitude consistant pour l’élève ou l’enseignant à analyser ses pratiques, ses difficultés et ses progrès afin d’ajuster ses stratégies d’apprentissage ou d’enseignement, favorisant ainsi une amélioration continue (voir développement de la posture réflexive dans l’évaluation formative et projets d’écriture).
- Analyse individuelle et collective : Processus d’observation, de réflexion et de confrontation des points de vue, permettant de mieux comprendre ses difficultés et de co-construire des solutions, essentiel pour développer la posture réflexive (voir développement de la posture réflexive par l’analyse collective).
- Auto-évaluation : Opération par laquelle l’élève ou l’enseignant juge ses propres compétences ou performances, en s’appuyant sur des critères explicites, pour favoriser la conscience de ses progrès et orienter ses efforts (voir grille EVA, développement de la posture réflexive).
- Choix de persévérance : Décision consciente de continuer à travailler sur une difficulté identifiée, en s’appuyant sur une posture réflexive, pour améliorer ses compétences ou ses textes (voir évaluation des projets d’écriture, développement de la posture réflexive).
- Lien entre posture réflexive et amélioration continue des apprentissages : La posture réflexive permet d’instaurer un processus d’évaluation dynamique où l’analyse et l’auto-correction alimentent une progression régulière, renforçant l’autonomie et la maîtrise des compétences (voir typologie des tâches, évaluation formative).
📝 Points essentiels
- La posture réflexive est un objectif clé de l’évaluation formative, visant à faire prendre conscience des difficultés, à engager dans un processus d’amélioration et à développer l’autonomie (voir section 1.1).
- Elle se construit par l’analyse individuelle et collective, notamment lors d’activités comme l’analyse collective en EPS ou la confrontation des points de vue, permettant une réflexion approfondie sur les pratiques et difficultés (voir organisation de l’expérimentation en basket-ball).
- L’auto-évaluation, notamment via des outils comme les grilles EVA, est un levier central pour développer la posture réflexive, en permettant à l’élève de s’approprier ses progrès et ses besoins (voir section 2.2).
- Le choix de persévérance, basé sur une réflexion sur ses erreurs et ses réussites, favorise une démarche d’amélioration continue, essentielle pour l’apprentissage autonome (voir section 3.4).
- La posture réflexive est liée à une évaluation dynamique, où l’élève et l’enseignant ajustent leurs stratégies en fonction des résultats, renforçant la motivation, la confiance et la régulation des apprentissages (voir section 4.4).
💡 À retenir
La posture réflexive, développée par l’analyse individuelle et collective, l’auto-évaluation et le choix de persévérance, constitue un levier essentiel pour l’amélioration continue des apprentissages, en favorisant autonomie, conscience de soi et adaptation des stratégies.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Évaluation formatrice en EPS | Coopération et responsabilisation | Analyse collective en basket |
|---|
| Notions clés | Évaluation omniprésente, réflexive, diagnostic coopératif, analyse collective | Coopération (Meirieu, 2018), responsabilisation, engagement individuel, perspective socio-constructiviste (Zimmermann, 2015) | Analyse collective, confrontation des points de vue, construction collective du problème, débat argumenté |
| Objectifs | Suivi continu, développement de la posture réflexive, diagnostic précis | Développer compétences sociales, motrices, méthodologiques, autonomie, citoyenneté | Comprendre, améliorer la pratique, construire un savoir partagé |
| Méthodes | Observation, auto-évaluation, confrontation, consensus | Échanges, débats, co-construction, situations adaptées | Échanges argumentés, débat, confrontation, formulation de problèmes |
| Rôle du professeur | Organiser, guider, favoriser la réflexion, analyser les échanges | Faciliter la coopération, organiser des moments d’échange, identifier compétences sociales | Animer, modérer, encourager la confrontation d’idées, structurer le débat |
| Résultat attendu | Auto-régulation, progrès, responsabilisation, posture réflexive | Engagement, autonomie, citoyenneté, compétences sociales | Construction collective du savoir, diagnostic précis, progrès en groupe |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre évaluation formative et évaluation sommative, ne pas insister sur la dimension formative et réflexive.
- Sous-estimer l’importance de l’analyse collective dans la construction du savoir partagé.
- Croire que la coopération se limite à la simple interaction sans dimension de responsabilisation.
- Oublier que l’évaluation diagnostique doit impliquer élèves et enseignants dans une démarche coopérative.
- Confondre débat argumenté et simple échange verbal, sans structuration ni respect des règles.
- Négliger le rôle du professeur dans la facilitation de la confrontation et la structuration des échanges.
- Penser que la responsabilisation se limite à l’autonomie individuelle, sans lien avec la dynamique collective.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’évaluation omniprésente selon Zimmermann (2015).
- Expliquer la différence entre évaluation formative et évaluation formative réflexive.
- Décrire l’organisation de l’expérimentation en basket-ball pour favoriser l’évaluation diagnostique coopérative.
- Identifier les enjeux de l’analyse collective dans la construction du savoir partagé.
- Citer Meirieu (2018) sur la notion de coopération et ses finalités éducatives.
- Définir la responsabilisation individuelle dans le contexte de l’EPS.
- Expliquer le rôle du professeur dans la facilitation de la coopération et de l’analyse collective.
- Définir la perspective socio-constructiviste selon Zimmermann (2015).
- Décrire le processus de confrontation des points de vue lors de l’analyse collective.
- Identifier les éléments clés pour favoriser une posture réflexive chez l’élève.
- Connaître la fonction de la grille EVA dans l’évaluation en EPS.
- Maîtriser la typologie des tâches en EPS pour différencier les niveaux d’engagement et de difficulté.
Create your own revision sheets
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator