Revision sheet: Fondations : types et reconnaissance

Plan du Cours

  1. Définition des fondations
  2. Reconnaissance des sols
  3. Types de fondations
  4. Fondations superficielles
  5. Fondations profondes
  6. Joints de tassement
  7. Joints de dilatation
  8. Reprises en sous œuvre
  9. Renforcement des fondations
  10. Documents graphiques
  11. Visite de chantier
  12. Préfabrication des pieux

1. Définition des fondations

Notions clés & Définitions

  • Fondations : éléments assurant la transmission des efforts de la structure au sol. Elles répartissent le poids total de l’ouvrage, comprenant les charges permanentes (G) et d’exploitation (Q), sur une couche de terrain résistante, garantissant la stabilité et la sécurité de la construction (source : "Les fondations d’un ouvrage sont des éléments assurant la transmission des efforts de cette structure au sol").

  • Surface d’une semelle (S) : la surface nécessaire pour supporter une charge, exprimée en fonction de la charge (q) et de la résistance du sol. La valeur de q est déterminée par une reconnaissance de sol (essais en laboratoire et/ou essais in situ) (source : "La surface S d’une semelle s'exprime").

  • Charges reportées : les charges permanentes (poids propre, G) et d’exploitation (Q) que les fondations doivent supporter et répartir sur le sol (source : "Les fondations reportent les charges permanentes G et les charges d’exploitation Q").

  • Reconnaissance des sols : étude du comportement des terrains en relation avec les ouvrages, visant à définir le type de fondation adapté et à limiter les risques. Elle inclut des essais en laboratoire et in situ (source : "Reconnaissance des sols : étude du comportement des terrains en relation avec les ouvrages").

  • Objectifs de la reconnaissance des sols : déterminer la nature, la profondeur de la couche d’assise, la position de la nappe phréatique, la contrainte admissible, et ainsi choisir le type de fondation approprié tout en limitant les risques d’instabilité ou de tassements différentiel (source : "Les objectifs 1- Les objectifs des reconnaissances du sol...").

  • Essais de reconnaissance : méthodes permettant d’étudier le comportement du sol, réalisés en laboratoire (prélèvements, analyses) ou in situ (sondages, pénétromètres, pressiomètres) (source : "Les essais au laboratoire" et "Les essais in situ").

Points essentiels

  • Les fondations doivent assurer la transmission efficace des efforts du bâtiment au sol, en répartissant la charge sur une couche résistante.
  • La surface de la semelle dépend de la charge à supporter et de la résistance du sol, déterminée par reconnaissance.
  • La reconnaissance des sols est essentielle pour définir le type de fondation, éviter les tassements excessifs, les glissements ou les affaissements.
  • Les essais de reconnaissance incluent des analyses en laboratoire (granulométrie, limites d’Atterberg, essais de cisaillement, etc.) et des essais in situ (sondages, pénétromètres, pressiomètres).

À retenir

Les fondations sont les éléments clés qui assurent la stabilité d’un ouvrage en transmettant ses efforts au sol, leur conception dépendant d’une reconnaissance précise du comportement du terrain.

2. Reconnaissance des sols

Notions clés & Définitions

Reconnaissance des sols : étude du comportement des terrains en relation avec les ouvrages, permettant d’évaluer la nature, la structure, la résistance et la position de la nappe phréatique (voir section 1).

Objectifs de la reconnaissance des sols :

  • Définir le type de fondation à réaliser (voir section 1).
  • Limiter les risques d’accidents ou de désordres ultérieurs liés aux sols (voir section 1).
  • Déterminer la couche d’assise (substratum) et sa profondeur, ainsi que la contrainte admissible (pression) qu’elle peut supporter (voir section 1).
  • Connaître la position de la nappe phréatique (voir section 1).

Essais de reconnaissance :

  • Laboratoire : prélèvements d’échantillons analysés en laboratoire pour déterminer la teneur en eau, la masse volumique, la granulométrie, les limites d’Atterberg, etc. (voir section 1).
  • In situ : essais réalisés directement sur le terrain, tels que sondages, carottages, pressiomètre, pénétromètre, etc. (voir section 1).

Moyens de reconnaissance :

  • Essais en laboratoire : analyses de prélèvements (granulométrie, cisaillement, compressibilité, gonflement, etc.) (voir section 1).
  • Essais in situ : sondages manuels ou mécaniques, carottages, prospections électriques ou sismiques, pressiomètre, pénétromètre, piézométrie, etc. (voir section 1).

Phases de la reconnaissance :

  • Étude documentaire (cartes, plans) (voir section 1).
  • Visite du site pour reconnaissance superficielle (voir section 1).
  • Réalisation d’essais approfondis, géophysiques, et de reconnaissance profonde pour caractériser les couches portantes (voir section 1).

Mauvais sols :

  • Sols meubles : faibles cohésion, peu liés, peu fermes, comme sable, argile, vase (voir section 1).
  • Sols hétérogènes : pouvant entraîner des tassements différentiels (voir section 1).
  • Sols déformables ou compressibles (voir section 1).
  • Terrains en cuvette ou avec couche argileuse peu perméable, susceptibles de stagnation d’eau (voir section 1).
  • Terrains sujets à des variations de nappe phréatique, entraînant tassements ou gonflement (voir section 1).

Points essentiels

  • La reconnaissance des sols est indispensable pour assurer la stabilité et la sécurité des fondations.
  • Elle permet de définir la nature, la profondeur et la résistance du terrain, ainsi que la position de la nappe phréatique.
  • La reconnaissance se divise en plusieurs phases : étude documentaire, visite, essais superficiels, essais profonds, et essais en laboratoire.
  • Les moyens de reconnaissance incluent des essais en laboratoire (granulométrie, cisaillement, compressibilité, gonflement) et des essais in situ (sondages, carottages, pressiomètre, pénétromètre, piézométrie).
  • La connaissance des mauvais sols permet d’éviter ou d’améliorer leur impact sur la stabilité de l’ouvrage.

À retenir

La reconnaissance des sols, par ses essais et phases successives, est essentielle pour définir le type de fondation adapté et limiter les risques liés aux terrains, notamment en identifiant et en évitant les mauvais sols.

3. Types de fondations

Notions clés & Définitions

  • Fondations : éléments assurant la transmission des efforts de la structure au sol, en répartissant le poids total de l’ouvrage pour garantir sa stabilité et sa sécurité (source : section C).
  • Fondations superficielles : utilisées lorsque le bon sol est proche de la surface. Elles comprennent principalement les semelles et les radiers.
  • Fondations profondes : employées lorsque le sol favorable se trouve en profondeur. Elles incluent notamment les pieux et puits.
  • Semelles isolées : fondations carrées ou rectangulaires, homothétiques à la section du pilier, destinées aux charges concentrées.
  • Semelles filantes : fondations longues situées sous les murs porteurs, pouvant être renforcées si les charges sont importantes.
  • Radier : grande surface de fondation pour charges importantes et faible contrainte du sol, constituant une boîte indéformable avec murs et dalle.
  • Pieux : éléments cylindriques ou prismatiques en béton armé, métal ou bois, enfoncés dans le sol pour atteindre un bon substratum en profondeur.
  • Pieux battus : préfabriqués, enfoncés par battage, sans raccords, résistants aux efforts de flexion et dynamiques.
  • Pieux forés : réalisés par forage, avec ou sans tubage, utilisant des méthodes comme le forage à la boue ou tubé, adaptés aux terrains difficiles ou en présence d’eau.

Points essentiels

  • Le choix entre fondations superficielles et profondes dépend de la qualité du sol, des charges à supporter, et du coût.
  • Les fondations superficielles sont adaptées si le sol porteur est proche de la surface, avec exemples : semelles isolées, filantes, radier.
  • Les fondations profondes sont nécessaires lorsque le sol superficiel est inadapté, avec exemples : pieux battus, forés, préfabriqués, tubés, ou à tarière continue.
  • La conception des fondations doit prendre en compte la capacité portante du sol, la nature des charges, et la stabilité du terrain.
  • Les fondations armées, notamment les semelles et radiers, utilisent des armatures pour renforcer le béton.
  • La mise en œuvre des pieux peut inclure différentes méthodes : battage, fonçage, forage, avec ou sans refoulement du sol.
  • Les pieux forés peuvent être réalisés à l’aide de divers outils : carottier, tarière, benne, grappin, trépan, selon la nature du terrain.
  • Les essais de chargement sur pieu permettent de vérifier leur comportement et leur capacité portante.

À retenir

Le choix entre fondations superficielles et profondes repose principalement sur la qualité du sol, la nature des charges, et le coût, afin d’assurer la stabilité et la sécurité de la structure.

4. Fondations superficielles

Notions clés & Définitions

  • Fondations : éléments assurant la transmission des efforts de la structure au sol, reportant les charges permanentes (G) et d’exploitation (Q) sur une couche de terrain résistante, garantissant stabilité et sécurité.
  • Semelles isolées : fondations carrées ou rectangulaires, conçues pour supporter des charges concentrées, notamment sous piliers ou poteaux.
  • Semelles filantes : fondations longues et continues situées sous les murs porteurs, pouvant être renforcées si les charges sont importantes.
  • Radier : grande surface de fondation, utilisée pour supporter des charges importantes sur un sol à faible contrainte, formant une dalle continue répartissant uniformément la charge.
  • Mise en œuvre des radier : fouille, pose d’un béton de propreté, coffrage, bétonnage.
  • Avantages des radier : stabilité accrue, étanchéité relative, meilleure répartition des charges.

Points essentiels

  • Les fondations superficielles sont employées lorsque le sol proche de la surface possède une capacité portante suffisante.
  • La surface S d’une semelle dépend de la charge (q) et de la résistance du sol.
  • La reconnaissance du sol, via essais en laboratoire ou in situ, permet d’identifier la couche d’assise, sa profondeur, sa contrainte admissible, et la position de la nappe phréatique.
  • Les semelles isolées sont adaptées pour charges concentrées, tandis que les filantes supportent des charges réparties sous murs.
  • La semelle excentrée limite la propriété dans le cas de charges déportées.
  • Les radier sont privilégiés pour charges importantes et sols faibles, en formant une plateforme indéformable.
  • La stabilité et l’étanchéité relative sont des avantages majeurs des radier.

À retenir

Les fondations superficielles, telles que les semelles isolées, filantes et radiers, sont conçues selon la nature du sol, la charge de la structure, et leur mise en œuvre permet d’assurer la stabilité et la sécurité de l’ouvrage en répartissant efficacement les efforts au niveau de la surface.

5. Fondations profondes

Notions clés & Définitions

  • Pieux battus : éléments préfabriqués en béton ou métal, enfoncés dans le sol par battage jusqu'à atteindre une résistance suffisante ou un refus, sans raccords. Leur résistance doit supporter les efforts de flexion, dynamiques et de compression, et leur composition en béton doit être dense avec armatures très denses dans les zones d’extrémité (résistance, mode de battage). La tolérance d’implantation est généralement de 6 cm pour les pieux préfabriqués battus (tolérances d'implantation).

  • Pieux forés : éléments réalisés par forage dans le sol, avec ou sans tubage, puis remplis de béton armé. Les méthodes incluent le forage simple, tubé, à la boue ou à la tarière continue. La réalisation nécessite la mise en place d’une cage d’armature, d’un tube d’acier (colonne), et d’un niveau de recépage pour ajuster la longueur (méthodes de mise en œuvre). La tolérance d’implantation pour les pieux forés est de 12 cm pour le forage simple, 6 cm pour le tubé, et 9 cm pour le pieu vissé.

  • Pieux préfabriqués : éléments en béton ou métal fabriqués en usine, transportés sur site, puis enfoncés par battage ou fonçage. Leur avantage est la mise en charge immédiate, mais leur installation nécessite des équipements lourds (matériaux, mode de mise en œuvre).

  • Matériaux : béton armé (densité élevée, résistance à la compression), métal (acier, tubulaire), bois (moins courant), utilisés selon la méthode et la charge à supporter.

  • Caractéristiques des pieux : résistance aux efforts, mode de battage ou de fonçage, tolérances d’implantation (ex : 6 cm pour pieux préfabriqués battus, 12 cm pour forés), et la procédure de mise en œuvre (préfabrication, transport, battage, contrôle).

  • Procédure de mise en œuvre : fabrication en usine, transport, mise en place (battage, fonçage, forage), recépage si nécessaire, contrôle de verticalité et de longueur, puis éventuellement essais de chargement pour vérifier la capacité portante.

  • Incidents possibles : rupture du pieu, déviation lors de l’enfoncement, fissuration du béton, déformation ou inclinaison, notamment en cas de mauvais mode de battage ou de sol inadapté.

Points essentiels

  • La méthode de battage est utilisée pour les pieux battus, enfoncés par percussion jusqu’à refus ou résistance suffisante. La tête du pieu est protégée par un casque en acier ou un mouton de battage pour éviter la désagrégation du béton ou des déformations.

  • Les pieux forés se réalisent par différentes techniques : forage simple, tubé, à la boue ou à la tarière continue. La boue de bentonite est utilisée pour maintenir les parois lors du forage dans terrains instables ou en présence d’une nappe phréatique, permettant de soutenir le forage et d’éviter l’effondrement.

  • La tolérance d’implantation varie selon la méthode : 6 cm pour les pieux battus ou préfabriqués, 12 cm pour les pieux forés simples, 9 cm pour les pieux vissés, 6 cm pour les pieux moulés.

  • Les essais de chargement sont réalisés pour vérifier la capacité portante, en appliquant un effort axial de compression en tête du pieu, tout en mesurant le déplacement axial et les déformations du fût.

  • La préfabrication permet une mise en œuvre rapide, avec des éléments en béton ou métal, souvent équipés de platines, armatures, et têtes en béton pour la liaison avec la structure.

  • La déviation ou rupture lors du battage ou du fonçage peut résulter d’un sol inadapté ou d’un mauvais mode opératoire, nécessitant un contrôle rigoureux et des essais pour assurer la stabilité de la fondation.

À retenir

Les fondations profondes par pieux, qu’ils soient battus ou forés, sont essentielles pour supporter des charges importantes dans des sols de résistance insuffisante en surface, en utilisant des techniques adaptées à la nature du sol et aux contraintes du projet. Leur réalisation requiert un contrôle précis de la mise en œuvre et des essais pour garantir leur performance.

6. Joints de tassement

Notions clés & Définitions

  • Joints de tassement : Dispositifs conçus pour absorber ou limiter les mouvements du sol, notamment ceux liés aux tassements différentiels, afin de prévenir les déformations ou fissurations de l’ouvrage (source : "Les joints de tassement : dispositifs pour absorber les mouvements du sol").
  • Joints de dilatation : Dispositifs permettant aux matériaux de s’expanser ou de se contracter en réponse aux variations thermiques ou autres, évitant ainsi la formation de contraintes ou de fissures (source : "Joints de dilatation : dispositifs pour permettre l'expansion ou la contraction des matériaux").
  • Reprises en sous œuvre : Travaux visant à renforcer ou réparer les fondations existantes, souvent par l’ajout ou la modification de structures pour améliorer leur capacité portante ou leur stabilité (source : "Reprises en sous œuvre : travaux pour renforcer ou réparer les fondations existantes").
  • Renforcement des fondations : Techniques employées pour augmenter la capacité portante ou la stabilité des fondations, notamment par des travaux spécifiques ou l’ajout d’éléments structuraux (source : "Renforcement des fondations : techniques pour augmenter la capacité portante").
  • Documents graphiques : Plans, coupes, détails techniques représentant les ouvrages, indispensables pour la conception, la réalisation et le contrôle des travaux (source : "Documents graphiques : plans, coupes, détails techniques").
  • Visite de chantier : Contrôle effectué sur site pour vérifier la conformité des travaux avec les plans, spécifications et normes en vigueur (source : "Visite de chantier : contrôle, vérification de la conformité").

Points essentiels

  • Les joints de tassement sont essentiels pour absorber les mouvements du sol liés notamment aux tassements différentiels, évitant ainsi des déformations ou fissurations de l’ouvrage.
  • Les joints de dilatation permettent la contraction ou l’expansion des matériaux, notamment en réponse aux variations thermiques, pour préserver l’intégrité de la structure.
  • La mise en œuvre de ces joints doit être conforme aux plans et détails techniques, représentés dans les documents graphiques.
  • La visite de chantier permet de contrôler la correcte installation et la conformité des joints, ainsi que des travaux de reprise en sous œuvre ou de renforcement des fondations.

À retenir

Les joints de tassement et de dilatation jouent un rôle crucial dans la gestion des mouvements du sol et des matériaux, protégeant la stabilité et la durabilité de l’ouvrage. Leur conception et leur contrôle sont indispensables pour assurer la sécurité et la pérennité des structures.

7. Joints de dilatation

Notions clés & Définitions

  • Joints de dilatation : Dispositifs permettant l'expansion ou la contraction des matériaux, afin d'accommoder les mouvements liés aux variations de température ou autres causes mécaniques, en évitant les déformations ou dommages à la structure.

  • Joints de tassement : Dispositifs conçus pour absorber les mouvements du sol, notamment ceux dus aux tassements différentiels ou autres déformations du terrain, afin de préserver la stabilité et l'intégrité de l'ouvrage.

  • Reprises en sous œuvre : Travaux visant à renforcer ou réparer les fondations existantes, souvent pour limiter ou compenser les mouvements du sol ou améliorer la stabilité (voir section 8).

  • Renforcement des fondations : Techniques destinées à augmenter la capacité portante ou à limiter les déformations des fondations, notamment par des interventions sur le sol ou les ouvrages existants (voir section 9).

  • Documents graphiques : Plans, coupes, détails techniques relatifs à la conception ou à l'exécution des joints de dilatation, permettant leur intégration précise dans l'ouvrage (voir section 10).

  • Visite de chantier : Contrôle et vérification de la conformité de la mise en œuvre des joints de dilatation, notamment leur position, leur dimensionnement et leur intégrité (voir section 11).

Points essentiels

  • Les joints de dilatation sont essentiels pour permettre l’expansion ou la contraction des matériaux, évitant ainsi la formation de fissures ou déformations indésirables dues aux variations de température ou autres contraintes mécaniques.

  • Leur conception doit prendre en compte la nature des matériaux, la amplitude des mouvements attendus, ainsi que leur intégration dans l’ouvrage selon les plans et détails techniques.

  • La mise en œuvre doit respecter les plans, coupes et détails techniques pour assurer leur efficacité et leur durabilité.

  • La vérification de la conformité lors des visites de chantier permet de s’assurer que les joints de dilatation sont correctement installés et fonctionnent comme prévu.

  • La distinction entre joints de dilatation et joints de tassement est fondamentale : les premiers gèrent les mouvements liés à l’expansion/contraction, les seconds absorbent les mouvements du sol.

À retenir

Les joints de dilatation sont des éléments clés pour assurer la stabilité et la durabilité des ouvrages face aux variations dimensionnelles dues aux changements de température ou autres contraintes mécaniques, en permettant aux matériaux de se dilater ou de se contracter sans endommager la structure.

8. Reprises en sous œuvre

Notions clés & Définitions

  • Reprises en sous œuvre : Travaux effectués pour renforcer ou réparer les fondations existantes, permettant d’améliorer leur capacité portante ou de corriger des désordres.
  • Documents graphiques : Plans, coupes, détails techniques utilisés pour la conception, la réalisation et le contrôle des travaux de reprise en sous œuvre.
  • Visite de chantier : Contrôle et vérification de la conformité des travaux réalisés, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des reprises en sous œuvre.

Points essentiels

  • Les reprises en sous œuvre concernent principalement le renforcement ou la réparation des fondations existantes.
  • Elles sont planifiées à partir de documents graphiques précis, permettant de définir la nature et l’étendue des travaux.
  • La visite de chantier est essentielle pour vérifier la conformité et la qualité des travaux de reprise.
  • Ces travaux permettent d’augmenter la capacité portante des fondations, d’éliminer des désordres ou de remédier à des affaissements.
  • La réalisation doit respecter les détails techniques et les plans fournis, sous contrôle lors des visites de chantier.

À retenir

Les reprises en sous œuvre sont des interventions techniques visant à renforcer ou réparer les fondations existantes, essentielles pour assurer la stabilité et la sécurité d’un bâtiment.

9. Renforcement des fondations

Notions clés & Définitions

  • Joints de tassement : Dispositifs conçus pour absorber les mouvements du sol, permettant d’éviter la fissuration ou le décollement des éléments de construction en cas de tassements différentiels ou autres mouvements du sol (source : "Joints de tassement : dispositifs pour absorber les mouvements du sol").
  • Joints de dilatation : Dispositifs permettant l’expansion ou la contraction des matériaux de construction, notamment pour compenser les variations dimensionnelles dues aux changements de température ou autres causes (source : "Joints de dilatation : dispositifs pour permettre l'expansion ou la contraction des matériaux").
  • Reprises en sous œuvre : Travaux visant à renforcer ou réparer les fondations existantes, en intervenant sous la structure pour améliorer leur capacité portante ou stabiliser l’ouvrage (source : "Reprises en sous œuvre : travaux pour renforcer ou réparer les fondations existantes").
  • Renforcement des fondations : Techniques employées pour augmenter la capacité portante des fondations, souvent par l’ajout ou la modification d’éléments existants, ou par l’introduction de nouveaux éléments comme des pieux ou des micropieux (source : "Renforcement des fondations : techniques pour augmenter la capacité portante").
  • Documents graphiques : Plans, coupes, détails techniques, et autres représentations graphiques nécessaires pour la conception, la réalisation, ou le contrôle des travaux de renforcement (source : "Documents graphiques : plans, coupes, détails techniques").
  • Visite de chantier : Contrôle visuel et vérification de la conformité des travaux réalisés par rapport aux plans et aux spécifications techniques, assurant la qualité et la sécurité des opérations (source : "Visite de chantier : contrôle, vérification de la conformité").

Points essentiels

  • Les joints de tassement sont essentiels pour permettre aux structures de suivre les mouvements du sol sans endommagement.
  • Les joints de dilatation facilitent la gestion des variations dimensionnelles des matériaux, notamment en cas de variations thermiques.
  • La reprise en sous œuvre permet de renforcer ou réparer des fondations existantes, notamment en cas de défaillance ou de tassements différentiel.
  • Le renforcement des fondations peut inclure diverses techniques, telles que l’ajout de pieux, micropieux, ou injections de matériaux consolidants.
  • La documentation graphique est indispensable pour la conception, la mise en œuvre, et le contrôle des travaux de renforcement.
  • La visite de chantier est une étape clé pour assurer la conformité, la qualité, et la sécurité des opérations de renforcement.

À retenir

Le renforcement des fondations, par l’utilisation de joints appropriés, de reprises en sous œuvre, et de techniques de consolidation, permet d’assurer la stabilité et la pérennité des ouvrages face aux mouvements du sol et aux dégradations.

10. Documents graphiques

Notions clés & Définitions

  • Documents graphiques : représentations visuelles telles que plans, coupes, détails techniques, qui illustrent et précisent les caractéristiques des ouvrages de fondation et leur mise en œuvre (source : "la légitimité (voir section 3)").

Points essentiels

  • Les documents graphiques incluent principalement plans, coupes, détails techniques.
  • Ils servent à visualiser la configuration, la localisation et la structure des éléments de fondation.
  • Ces documents permettent de contrôler la conformité lors de la visite de chantier.
  • La précision des plans et détails techniques est cruciale pour assurer la bonne exécution des travaux.
  • La lecture et l’interprétation correcte de ces documents facilitent la communication entre les différents intervenants (ingénieurs, entrepreneurs, contrôleurs).

À retenir

Les documents graphiques sont essentiels pour la compréhension, la vérification et la mise en œuvre précise des travaux de fondation, garantissant la conformité et la sécurité de l’ouvrage.

11. Visite de chantier

Notions clés & Définitions

  • Documents graphiques : plans, coupes, détails techniques. Ce sont les représentations visuelles et techniques permettant de suivre et de vérifier la conformité des travaux réalisés (voir section 6).

  • Visite de chantier : contrôle et vérification de la conformité des travaux effectués par rapport aux documents graphiques et aux spécifications techniques. Elle permet d’assurer la qualité, la sécurité et la conformité de l’ouvrage (voir section 6).

  • Reprises en sous œuvre : travaux visant à renforcer ou réparer les fondations existantes, souvent réalisés lors de visites pour corriger ou améliorer la stabilité de l’ouvrage (voir section 6).

  • Renforcement des fondations : techniques pour augmenter la capacité portante ou la stabilité des fondations existantes, souvent contrôlées lors des visites pour valider leur bonne exécution (voir section 6).

Points essentiels

  • La visite de chantier consiste en un contrôle systématique pour vérifier la conformité des travaux avec les documents graphiques, notamment plans, coupes et détails techniques. Elle assure la conformité à la conception et la sécurité de l’ouvrage.

  • Lors de la visite, on contrôle également la réalisation des reprises en sous œuvre, qui peuvent inclure des travaux de renforcement ou de réparation des fondations existantes.

  • La vérification de la conformité permet de détecter d’éventuelles anomalies ou déviations par rapport aux plans, et d’intervenir rapidement pour corriger les défauts.

  • La visite de chantier est essentielle pour garantir la qualité et la sécurité de l’ouvrage, en s’assurant que toutes les techniques et dispositifs (notamment joints de tassement et de dilatation) sont correctement mis en œuvre.

À retenir

La visite de chantier est une étape cruciale pour contrôler la conformité des travaux avec les documents graphiques, permettant d’assurer la sécurité, la stabilité et la qualité de l’ouvrage tout au long de sa réalisation.

12. Préfabrication des pieux

Notions clés & Définitions

  • Reprises en sous œuvre : travaux visant à renforcer ou réparer les fondations existantes, permettant d'améliorer leur capacité portante ou leur stabilité (voir section 6).
  • Renforcement des fondations : techniques destinées à augmenter la capacité portante ou la stabilité des fondations, notamment par l'ajout ou la modification d'éléments (voir section 9).
  • Documents graphiques : plans, coupes, détails techniques utilisés pour représenter et contrôler la réalisation des fondations, y compris la préfabrication des pieux (voir section 10).
  • Visite de chantier : contrôle et vérification de la conformité des travaux réalisés, notamment lors de la préfabrication et de la mise en œuvre des pieux (voir section 11).

Points essentiels

  • La préfabrication des pieux consiste à réaliser en usine ou en atelier des éléments cylindriques préfabriqués en béton armé ou en acier, destinés à être enfoncés dans le sol pour constituer la fondation profonde.
  • Les éléments préfabriqués, tels que les pieux battus ou forés, sont conçus pour supporter des efforts importants, notamment en flexion, compression, et dynamique lors du battage ou du fonçage.
  • La fabrication en atelier permet d’obtenir des formes, dimensions et qualités contrôlées, facilitant leur mise en œuvre sur le chantier.
  • La préfabrication inclut la réalisation de pièces telles que la tête, la platine, la cage d’armature, et le sabot, avec des dispositions pour leur transport, manutention, et installation.
  • La mise en œuvre des pieux préfabriqués comprend leur transport, leur positionnement précis, leur battage ou fonçage, et leur recépage pour assurer la liaison avec la structure existante ou future.
  • Les essais de chargement et l’auscultation permettent de vérifier la qualité, l’intégrité, et la capacité portante des pieux préfabriqués avant leur mise en service.

À retenir

La préfabrication des pieux permet de réaliser des éléments de fondation de haute qualité en usine, facilitant leur installation sur le chantier tout en assurant leur performance mécanique et leur conformité aux exigences techniques.

Tableaux de Synthèse

CritèreFondations superficiellesFondations profondes
DéfinitionSupportent la structure en surface, proches du solSupportent la structure en profondeur, en dessous du sol superficiel
ExemplesSemelles isolées, semelles filantes, radierPieux battus, pieux forés, puits
UtilisationSol porteur proche de la surface, charges modéréesSol peu porteur en surface, charges importantes
AvantagesSimplicité, coût réduit, mise en œuvre rapideCapacité portante élevée, adaptation aux terrains difficiles
InconvénientsLimité par la capacité portante du sol superficielCoût plus élevé, mise en œuvre plus complexe
Types de pieuxDescriptionMéthode de mise en œuvre
Pieux battusPréfabriqués, enfoncés par battage, résistants aux effortsEnfoncement par battage, sans raccords
Pieux forésForés dans le terrain, avec ou sans tubageForage, puis remplissage (béton, autre)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre fondations superficielles et profondes : la profondeur n’est pas le seul critère, mais aussi la nature du sol et la charge.
  2. Négliger la reconnaissance du sol : sous-estimer l’importance des essais en laboratoire et in situ.
  3. Confondre semelle isolée et semelle filante : la première supporte un point, la seconde une ligne.
  4. Oublier que le radier est une fondation continue, adaptée aux charges importantes ou faibles contraintes du sol.
  5. Confondre pieux battus et pieux forés : méthodes de mise en œuvre et résistances différentes.
  6. Ignorer la nécessité d’adapter la fondation au type de sol et à la charge.
  7. Sous-estimer l’impact des mauvais sols (argile expansive, sols hétérogènes) sur la stabilité.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition précise des fondations selon "Les fondations d’un ouvrage".
  2. Savoir expliquer la différence entre fondations superficielles et profondes.
  3. Maîtriser les exemples de fondations superficielles : semelles isolées, filantes, radier.
  4. Connaître les exemples de fondations profondes : pieux battus, forés, puits.
  5. Comprendre le rôle de la reconnaissance des sols, incluant essais en laboratoire et in situ.
  6. Savoir citer les moyens de reconnaissance : sondages, pressiomètre, pénétromètre, prélèvements.
  7. Identifier les mauvais sols : sols meubles, hétérogènes, déformables, terrains en cuvette.
  8. Connaître les objectifs de la reconnaissance des sols : définir la nature, la profondeur, la résistance, la nappe phréatique.
  9. Maîtriser les types de pieux et leurs méthodes de mise en œuvre.
  10. Connaître les critères de choix entre fondations superficielles et profondes.
  11. Savoir décrire la composition et la fonction d’un radier.
  12. Connaître l’impact des sols peu porteurs ou instables sur le dimensionnement des fondations.

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1. Comment doit-on utiliser la connaissance de la définition des fondations pour assurer la stabilité d’un ouvrage lors de sa conception ?

2. Quel est le rôle principal de la reconnaissance des sols dans la conception d’un ouvrage ?

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Fondations — définition ?

Éléments transmettant les efforts au sol.

Reconnaissance des sols — rôle ?

Définir le type et la capacité du terrain.

Types de fondations — principaux ?

Superficielles et profondes.

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