Revision sheet: Gestion efficace de la logistique humanitaire

Plan du Cours

  1. Logistique d’approvisionnement humanitaire et objectifs
  2. Différence projet et programme humanitaire
  3. Financements des projets et programmes
  4. RĂšgles d’approvisionnement et intĂ©gritĂ©
  5. Moyens et mĂ©thodes d’approvisionnement
  6. Procurement plan et tableau de suivi commandes
  7. Politiques d’acquisition des biens et services
  8. ProcĂ©dures d’acquisition par Ă©tapes et responsabilitĂ©s
  9. Seuils d’achat et circuit de validation
  10. Département logistique et métiers sur le terrain
  11. Gestion de stock : définition et principes
  12. Méthodes FEFO FIFO et classification ABC

1. Logistique d’approvisionnement humanitaire et objectifs

Notions clés & Définitions

  • Logistique d’approvisionnement humanitaire : La logistique d’approvisionnement humanitaire regroupe l’ensemble des activitĂ©s qui permettent d’obtenir, transporter et livrer les ressources nĂ©cessaires aux actions humanitaires.
  • Projet humanitaire : Un projet humanitaire est un ensemble d’activitĂ©s Ă  but non lucratif, limitĂ© dans le temps, visant un objectif prĂ©cis.
  • Programme humanitaire : Un programme humanitaire est un ensemble de projets et sous-projets, sans durĂ©e de vie limitĂ©e, visant un objectif global commun.
  • Financement par subvention (grant) : Une subvention (grant) est une ressource financiĂšre accordĂ©e par un bailleur pour soutenir des projets ou programmes avec des objectifs mesurables.
  • Bailleur de fonds : Un bailleur de fonds est l’entitĂ© qui octroie des ressources financiĂšres ou en nature pour des actions humanitaires.

Points essentiels

  • Un projet humanitaire se dĂ©roule en trois phases : dĂ©marrage, exĂ©cution, puis fermeture.
  • Un programme regroupe plusieurs projets et sous-projets et n’a pas de durĂ©e de vie limitĂ©e.
  • Les projets et programmes peuvent viser des secteurs variĂ©s : santĂ©, Ă©ducation, Ă©nergie, environnement, renforcement des capacitĂ©s.
  • Les financements sont des ressources octroyĂ©es par des bailleurs (entreprises, pouvoirs publics, gouvernements, citoyens, fondations, etc.) pour amĂ©liorer les conditions de populations dĂ©favorisĂ©es.
  • Les subventions peuvent ĂȘtre accordĂ©es en numĂ©raire ou en nature.
  • Les objectifs de la session incluent notamment la diffĂ©rence projet/programme, les types de financements, et la description du cycle d’approvisionnement.

Astuce mémo

Projet = 3 Ă©tapes (Start-Up → ImplĂ©mentation → Close-Out) ; Programme = ensemble durable (multi-projets sans fin fixĂ©e).

2. Différence projet et programme humanitaire

Notions clés & Définitions

  • Projet humanitaire : Un projet humanitaire est une action planifiĂ©e avec des objectifs prĂ©cis, un calendrier et un budget pour produire des rĂ©sultats mesurables.
  • Programme humanitaire : Un programme humanitaire regroupe plusieurs projets coordonnĂ©s pour atteindre des objectifs plus larges et durables.
  • Pilotage financier : Le pilotage financier est l’usage du budget comme outil de suivi et de contrĂŽle des dĂ©penses liĂ©es aux activitĂ©s prĂ©vues.
  • Cycle de projet : Le cycle de projet est l’enchaĂźnement des Ă©tapes de diagnostic Ă  l’évaluation, incluant planification, mise en Ɠuvre et reporting.
  • Cycle d’approvisionnement : Le cycle d’approvisionnement dĂ©crit les activitĂ©s d’achat, stockage, transport, distribution et suivi logistique nĂ©cessaires au fonctionnement des opĂ©rations.

Points essentiels

  • Un projet est structurĂ© autour d’objectifs et de rĂ©sultats concrets, alors qu’un programme vise des effets plus globaux en coordonnant plusieurs projets.
  • Le budget sert d’outil de pilotage financier pour planifier et suivre les dĂ©penses par rubriques et activitĂ©s (ex. per diem, hĂ©bergement, carburant).
  • Le cycle de projet enchaĂźne diagnostic, conception/planification, mise en Ɠuvre, pilotage/suivi puis Ă©valuation avec reporting.
  • Le cycle d’approvisionnement couvre les besoins logistiques du projet : analyse des besoins, planification des ressources, plan d’approvisionnement, approvisionnement, puis reporting logistique.
  • La logistique humanitaire mobilise une grande part des ressources des organisations, avec environ 60 Ă  80 % des dĂ©penses des ONGI consacrĂ©es Ă  la chaĂźne d’approvisionnement.
  • La rĂšgle des « 6 Bons » encadre l’achat et la livraison : bon produit, bonne quantitĂ©, bonne condition, bon endroit, bon moment, bon coĂ»t.

Astuce mémo

Projet = Résultats datés et budgétés ; Programme = Effets globaux via plusieurs projets ; Approvisionnement = 6 Bons pour que le projet tourne.

3. Financements des projets et programmes

Notions clés & Définitions

  • Logistique humanitaire : La logistique humanitaire regroupe les moyens et mĂ©thodes pour fournir des biens et services aux bĂ©nĂ©ficiaires dans un projet, en tenant compte des contraintes de coĂ»t, dĂ©lai et qualitĂ©.
  • ChaĂźne d’approvisionnement : La chaĂźne d’approvisionnement est l’enchaĂźnement des Ă©tapes qui va de l’évaluation des besoins jusqu’au suivi de la performance et Ă  la fin du processus d’approvisionnement.
  • Flux documentaire : Le flux documentaire est l’ensemble des documents qui circulent pendant le cycle d’approvisionnement pour tracer les opĂ©rations d’achat, de rĂ©ception et de facturation.
  • MarchĂ© (notion ECHO) : Un marchĂ©, au sens ECHO, est un contrat Ă  titre onĂ©reux conclu par un pouvoir adjudicateur pour fournir des produits, exĂ©cuter des travaux ou fournir des services dans une action humanitaire financĂ©e par l’UE.
  • Service Achat/Appro : Le service Achat/Appro est la fonction chargĂ©e d’acquĂ©rir les biens et services nĂ©cessaires au fonctionnement de l’organisation et de ses directions.

Points essentiels

  • Le coĂ»t d’un achat ne se limite pas au prix d’achat : il faut intĂ©grer transport, stockage et impact sur la qualitĂ©.
  • La logistique humanitaire s’appuie sur quatre piliers : pĂ©rimĂštre, moyens, coĂ»ts, dĂ©lais et qualitĂ© de service.
  • L’optimisation logistique vise l’efficience en cherchant Ă  rĂ©duire les coĂ»ts logistiques tout en respectant les besoins.
  • La maĂźtrise des dĂ©lais repose sur la planification des tĂąches pour supprimer les opĂ©rations superflues.
  • La qualitĂ© de service se dĂ©cline en qualitĂ© interne (flux documentaire, procĂ©dures, achats) et qualitĂ© envers les clients internes (coĂ»ts, quantitĂ©s, dĂ©lais, cahier des charges).
  • Le cycle d’approvisionnement comprend notamment : Ă©valuations des besoins, rĂ©quisitions, demande et analyse des offres, Ă©mission de bon de commande ou contrat, accusĂ© de rĂ©ception, GRN, facturation, puis tableau de passs

Astuce mémo

Coûts + Délais + Qualité = efficience : Prix + Transport/Stock + Procédures + Traçabilité (documents) + Planification.

4. RĂšgles d’approvisionnement et intĂ©gritĂ©

Notions clés & Définitions

  • Service Achat/Approvisionnement : Le service Achat/Approvisionnement est l’unitĂ© chargĂ©e d’acquĂ©rir les biens et services nĂ©cessaires Ă  l’organisation.
  • RequĂ©rant : Le requĂ©rant est la personne ou Ă©quipe qui formule la demande d’achat et doit prĂ©ciser ses besoins et spĂ©cifications.
  • IntĂ©gritĂ© et Ă©thique : L’intĂ©gritĂ© et l’éthique sont des exigences de passation des marchĂ©s fondĂ©es sur les mĂ©rites des fournisseurs, sans influence personnelle.
  • Concurrence ouverte et libre : La concurrence ouverte et libre est le principe qui vise Ă  permettre l’accĂšs des fournisseurs au processus d’achat quand c’est possible.
  • Procurement Plan : Le Procurement Plan est un outil de planification et de suivi des demandes d’achats, structurĂ© par rubriques.

Points essentiels

  • L’approvisionnement vise Ă  rĂ©pondre aux besoins de l’organisation en achetant des biens et services aux meilleures conditions de qualitĂ©, dĂ©lai, prix et paiement.
  • Le service Achat/Appro doit connaĂźtre les besoins en temps utile, identifier des fournisseurs capables de livrer dans les dĂ©lais, passer les commandes et suivre l’exĂ©cution jusqu’à la livraison.
  • Le requĂ©rant doit identifier prĂ©cisĂ©ment ses besoins et dĂ©finir les spĂ©cifications techniques et caractĂ©ristiques des biens ou services requis.
  • Les documents contractuels (bon de commande, contrat de services, avenant) doivent ĂȘtre approuvĂ©s par le ReprĂ©sentant RĂ©sident, Chef de Mission ou son intĂ©rimaire.
  • Toute passation de marchĂ© doit reposer sur l’intĂ©gritĂ© et l’éthique, en excluant les relations personnelles au profit des seuls mĂ©rites.
  • Toute passation de marchĂ© doit ĂȘtre conduite avec impartialitĂ© pour Ă©viter tout traitement prĂ©fĂ©rentiel ou de faveur envers un fournisseur particulier.

Astuce mémo

Intégrité = Mérites, Impartialité = Zéro favoritisme, Concurrence = Ouverture.

5. Moyens et mĂ©thodes d’approvisionnement

Notions clés & Définitions

  • StratĂ©gie d’achat : La stratĂ©gie d’achat est un moyen qui classe les achats de biens et services selon la catĂ©gorie de passation de marchĂ©s.
  • Groupage : Le groupage est une catĂ©gorie de passation de marchĂ©s qui consiste Ă  regrouper des achats pour organiser la consultation.
  • Sourcing : Le sourcing est une catĂ©gorie de passation de marchĂ©s utilisĂ©e pour rechercher et sĂ©lectionner des fournisseurs Ă  consulter.
  • Appel d’offres : L’appel d’offres est une catĂ©gorie de passation de marchĂ©s fondĂ©e sur une consultation structurĂ©e des fournisseurs.
  • Expression des besoins : L’expression des besoins regroupe les documents et informations qui formalisent ce qui est demandĂ© (spĂ©cifications, quantitĂ©s, dates, conditions).

Points essentiels

  • La dĂ©cision de lancement d’un nouveau projet s’appuie sur la signature d’un nouveau contrat bailleur ou la mobilisation de fonds propres.
  • La rĂ©union de coordination prĂ©pare le projet et dĂ©clenche la mise Ă  jour du planning des achats/approvisionnements.
  • Les responsables de la mise Ă  jour du planning vĂ©rifient que les procĂ©dures d’achats prĂ©vues sont appropriĂ©es aux rĂšgles bailleurs et ajustent si nĂ©cessaire.
  • Les responsables coordonnent la faisabilitĂ© des modifications en tenant compte de la flexibilitĂ© budgĂ©taire, de l’éligibilitĂ© des dĂ©penses, des RH et de la trĂ©sorerie.
  • Le plan d’achat annuel prĂ©visionnel doit dĂ©tailler toute acquisition et ĂȘtre cohĂ©rent avec le plan d’action annuel; sinon, des arguments et une rĂ©vision budgĂ©taire avec approbation bailleur sont exigĂ©s.
  • La description des besoins doit ĂȘtre claire, complĂšte et dĂ©taillĂ©e, et toute rĂ©fĂ©rence Ă  des marques, numĂ©ros de catalogue ou classifications analogues doit ĂȘtre Ă©vitĂ©e.

Astuce mémo

Planning d’abord, besoins ensuite : Plan d’achat annuel → Demande d’achat → Dossier/CAHIER → RĂ©ception → Attribution → Commande/Contrat → Livraison → Facture.

6. Procurement plan et tableau de suivi commandes

Notions clés & Définitions

  • Plan de passation : Le plan de passation regroupe les Ă©tapes et documents nĂ©cessaires pour lancer un achat, sĂ©lectionner un fournisseur et formaliser la commande.
  • Tableau de suivi commandes : Le tableau de suivi commandes centralise l’avancement des demandes, les livraisons prĂ©vues et les statuts d’approbation.
  • Demande d’Achat : La demande d’achat est le document qui dĂ©clenche la procĂ©dure d’acquisition en prĂ©cisant le besoin, le dĂ©partement, le canal et les marchandises.
  • Bordereau de rĂ©ception : Le bordereau de rĂ©ception est le document qui constate la rĂ©ception des biens et sert de preuve de livraison.
  • ProcĂšs-verbal comitĂ© d’analyse : Le procĂšs-verbal du comitĂ© d’analyse consigne la rĂ©union et la composition du comitĂ© chargĂ© d’évaluer les offres.

Points essentiels

  • La demande d’achat mentionne notamment le numĂ©ro log (attribuĂ© par log), la date de livraison souhaitĂ©e et les conditions spĂ©ciales du bailleur si applicable.
  • Le circuit d’approbation comporte des validations techniques, dĂ©partement finance et autorisation du responsable budgĂ©taire, avec signatures et dates.
  • Le dossier d’appel d’offre/RFQ-RFP inclut des Ă©lĂ©ments comme le cahier des charges, le bordereau de rĂ©ception des offres et le procĂšs-verbal du comitĂ© d’analyse.
  • Le tableau d’évaluation financiĂšre compare pour chaque offre le prix unitaire et le prix total, avec colonnes par offreur (FCFA).
  • L’analyse technique est pondĂ©rĂ©e sur 60 points et l’offre financiĂšre sur 40 points, puis le classement gĂ©nĂ©ral se fait sur le total /100.
  • Les critĂšres techniques visibles incluent prĂ©sentation de la sociĂ©tĂ© (quitus fiscal, NINEA, registre de commerce) sur 10 points, qualitĂ© de l’échantillon sur 20 points, modalitĂ©s de paiement sur 10 points et dĂ©lai de liv

Astuce mémo

P-A-B-R: Plan → Approbations → Bordereau (rĂ©ception) → RĂ©union (comitĂ© d’analyse).

7. Politiques d’acquisition des biens et services

Notions clés & Définitions

  • PondĂ©ration technique 60 points : La pondĂ©ration technique fixe la part de la note globale attribuĂ©e Ă  l’analyse des offres sur des critĂšres techniques.
  • PondĂ©ration financiĂšre 40 points : La pondĂ©ration financiĂšre fixe la part de la note globale attribuĂ©e au calcul de la performance Ă©conomique des offres.
  • Formule de note financiĂšre : La formule de note financiĂšre convertit les montants des offres en une note sur 40 points Ă  partir de l’offre la moins-disante ou de l’offre de rĂ©fĂ©rence.
  • ProcĂšs-verbal d’attribution : Le procĂšs-verbal d’attribution consigne la justification de la sĂ©lection des fournisseurs retenus aprĂšs analyse des offres.

Points essentiels

  • La note globale combine l’analyse technique (60 points) et l’analyse financiĂšre (40 points) pour atteindre 100 points.
  • Les critĂšres techniques Ă©valuĂ©s totalisent 50 points rĂ©partis en prĂ©sentation de la sociĂ©tĂ© (10), qualitĂ© de l’échantillon (20), modalitĂ©s de paiement (10) et dĂ©lai de livraison (10).
  • La note financiĂšre suit la formule : Note FinanciĂ©re = (Offre Moins Disant ou Offre de RĂ©fĂ©rence × 40) / Offre ProposĂ©e.
  • Le comitĂ© recommande de retenir AFRICA PRINT comme fournisseur principal, MPS comme 2e position et TIC-TAC COMMUNICATION comme 3e position aprĂšs analyse technique et financiĂšre.
  • Pour l’appel d’offres restauration (Pause-CafĂ© et DĂ©jeuner), le PV vise Ă  justifier la sĂ©lection de deux prestataires retenus et prĂ©cise le type de contrat (contrat Ă  bon de commandes).
  • Le PV dĂ©crit la procĂ©dure : relance de l’appel restreint le 13 novembre 2018, date limite des soumissions le 23 novembre 2018 Ă  14H00, examen des offres le 18 dĂ©cembre 2018.

Astuce mémo

Technique 60 / Finance 40 : 60 pour la qualité (présentation, échantillon, paiement, délai) et 40 pour le prix via la formule proportionnelle.

8. ProcĂ©dures d’acquisition par Ă©tapes et responsabilitĂ©s

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ© du fournisseur : La responsabilitĂ© du fournisseur couvre les erreurs et omissions commises pendant l’exĂ©cution des services, dans les limites prĂ©vues par le contrat.
  • Contrat d’assurance responsabilitĂ© civile : L’assurance responsabilitĂ© civile est une couverture obligatoire qui garantit les consĂ©quences pĂ©cuniaires de la responsabilitĂ© civile du fournisseur lors de ses interventions.
  • Interdiction de sous-traitance : L’interdiction de sous-traitance signifie que le fournisseur ne peut pas confier l’exĂ©cution du contrat ou conclure des contrats de sous-traitance Ă  des tiers.
  • Cession des droits et obligations : La cession des droits et obligations interdit au fournisseur de transfĂ©rer tout ou partie des droits et obligations issus du bon de service.
  • Suspension ou rĂ©siliation : La suspension ou rĂ©siliation dĂ©signe les actions possibles de SOS SENEGAL en cas de besoin ou de manquement, avec notification Ă©crite pour mettre fin aux services.

Points essentiels

  • Le fournisseur assure la direction et la responsabilitĂ© de l’exĂ©cution des prestations et rĂ©pond des dommages causĂ©s Ă  son personnel, aux tiers, ou aux biens (dans les limites contractuelles).
  • Le fournisseur doit avoir une assurance responsabilitĂ© civile en cours de validitĂ© couvrant les consĂ©quences pĂ©cuniaires liĂ©es Ă  ses interventions.
  • Le fournisseur ne peut ni sous-traiter ni faire exĂ©cuter le contrat par des tiers.
  • Le fournisseur ne peut cĂ©der en tout ou partie les droits et obligations dĂ©coulant du bon de service.
  • SOS SENEGAL peut suspendre Ă  tout moment, pour toute raison, une partie ou la totalitĂ© des services requis.
  • AprĂšs une suspension, SOS SENEGAL propose une date de reprise et les Ă©chĂ©ances sont prolongĂ©es en consĂ©quence, sans indemnisation du fournisseur pour la suspension des tĂąches prĂ©vues.

Astuce mémo

Assurance + Pas de sous-traitance + Pas de cession = Fournisseur “seul responsable”, et SOS SENEGAL peut suspendre sans indemniser.

9. Seuils d’achat et circuit de validation

Notions clés & Définitions

  • Micro-achat : ProcĂ©dure d’achat Ă  faible montant oĂč la concurrence est limitĂ©e et oĂč aucune offre n’est requise dans certains cas.
  • Acquisition simplifiĂ©e : ProcĂ©dure d’achat Ă  montant intermĂ©diaire oĂč une concurrence raisonnable est recherchĂ©e, gĂ©nĂ©ralement avec au moins 2 offres.
  • Concurrence complĂšte et ouverte : ProcĂ©dure d’achat Ă  montant plus Ă©levĂ© oĂč la concurrence est ouverte et complĂšte, avec au moins 3 offres requises.
  • Seuils d’achat US (ONG MSI) : BarĂšme qui relie le montant estimĂ© Ă  la mĂ©thode d’achat, au niveau de concurrence et aux dĂ©lais de traitement.

Points essentiels

  • Pour 50 000 Ă  500 000 FCFA, la demande d’achat est validĂ©e par le superviseur et le DAF, puis des factures proforma sont recherchĂ©es (mail, tĂ©lĂ©phone ou fax) et le bon de commande/bon de service est visĂ© par le RA+DAF+RR
  • Pour 500 000 Ă  2 500 000 FCFA, il faut au moins 3 factures proforma, l’analyse est faite par l’assistant administratif et validĂ©e par le responsable administratif, avant bon de commande/bon de livraison et facture finale
  • Pour 2 500 000 Ă  5 000 000 FCFA, la demande est validĂ©e par le superviseur, visĂ©e par le DAF et approuvĂ©e par le RR, avec au moins 3 factures proforma et vĂ©rification RA puis validation DAF
  • Pour 5 000 000 Ă  10 000 000 FCFA, la demande est validĂ©e par le superviseur, visĂ©e par le DAF et approuvĂ©e par le RR, avec au moins 5 factures proforma et analyse par le comitĂ© d’achat (RA vĂ©rifie, DAF valide)
  • Pour 10 000 000 et plus, la demande est validĂ©e par le superviseur, visĂ©e par le DAF et approuvĂ©e par le RR, avec formulation des spĂ©cifications, publication par voie de presse, analyse par le comitĂ© (RA+DAF+RR) et appro
  • Pour les seuils US (ONG MSI), la mĂ©thode dĂ©pend de la valeur estimĂ©e et du besoin, avec des dĂ©lais minimaux de traitement (ex. 3 jours ouvrables, 15 jours ouvrables, 30 jours ouvrables) selon les tranches indiquĂ©es dans

Astuce mémo

BarÚme en cascade : plus le montant monte, plus le nombre de proformas/offres et le niveau de validation (RA/DAF/RR/comité) augmentent.

10. Département logistique et métiers sur le terrain

Notions clés & Définitions

  • ChaĂźne d’approvisionnement : Ensemble des Ă©tapes oĂč les besoins sont diagnostiquĂ©s, les achats sont planifiĂ©s, puis les stocks et transports sont gĂ©rĂ©s jusqu’au reporting.
  • Cycle d’approvisionnement : DĂ©coupage des activitĂ©s logistiques et achats en phases successives, chacune avec des responsabilitĂ©s distinctes.
  • Responsable logistique mission : RĂ©fĂ©rent logistique au niveau de la mission, chargĂ© de piloter et coordonner les sujets logistiques sur le terrain.
  • Coordinateur logistique : Fonction de coordination qui relie la logistique du siĂšge et celle des bases/projets pour assurer la mise en Ɠuvre.
  • Logisticien base : SpĂ©cialiste logistique affectĂ© Ă  une base, responsable du fonctionnement quotidien des ressources et services supports.

Points essentiels

  • Les responsabilitĂ©s logistiques doivent respecter simultanĂ©ment les politiques de l’organisation, les rĂšgles de la mission/programme et les rĂšgles du bailleur applicables au projet.
  • En cas de rĂšgles projet ajoutĂ©es (inter-pays/rĂ©gional) ou de rĂšgles spĂ©cifiques Ă  certains marchĂ©s (ex. vĂ©hicules, semences), elles s’appliquent en prioritĂ© sur le terrain.
  • Quand plusieurs bailleurs financent un mĂȘme projet (co-financement), il faut identifier dans les contrats quelle rĂšgle s’applique pour la logistique et les achats.
  • Le cycle d’approvisionnement comprend des phases comme diagnostic, conception (cadre logique/narratif/budget), mise en Ɠuvre (validation, passation, contrĂŽle stocks), puis pilotage et Ă©valuation/reporting.
  • Sur une base, les rĂŽles logistiques typiques incluent logisticien base, assistant logistique, acheteur (selon organisation), magasinier, chauffeurs, opĂ©rateurs radio et gardiens.
  • Les mĂ©tiers logistiques les plus courants sur le terrain couvrent coordination, management logistique, approvisionnement/supply chain, log-admin et logistique projet, ainsi que des profils techniques (IT, mĂ©canique, etc.

Astuce mémo

RĂšgles = 3 Ă©tages (Organisation → Mission/Programme → Bailleur) ; Terrain = Base/Projet (coordination puis exĂ©cution).

11. Gestion de stock : définition et principes

Notions clés & Définitions

  • Gestion de stock : La gestion de stock est l’ensemble des actions qui organisent et contrĂŽlent les flux de ressources, des entrĂ©es jusqu’aux livraisons, pour rĂ©pondre aux besoins au bon moment.
  • Stock : Un stock regroupe les ressources entreposĂ©es (marchandises et autres) qui doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©es et gĂ©rĂ©es avec le mĂȘme sĂ©rieux que l’argent liquide.
  • Zone d’entreposage : La zone d’entreposage dĂ©signe l’espace physique de stockage dont la localisation, la capacitĂ© et la sĂ©curitĂ© conditionnent la qualitĂ© du systĂšme d’approvisionnement.
  • FEFO : FEFO est une mĂ©thode de gestion des sorties qui privilĂ©gie d’abord les produits dont la date de pĂ©remption est la plus proche.
  • FIFO : FIFO est une mĂ©thode de gestion des sorties basĂ©e sur le principe du premier entrĂ©, premier sorti, utilisĂ©e aussi pour la valorisation d’actifs.

Points essentiels

  • La gestion de stock couvre l’intĂ©gration d’information, le transport, l’inventaire, l’entreposage, la manutention et l’emballage des matĂ©riels.
  • La gestion de stock vise Ă  livrer les bons produits au bon endroit, dans les bonnes conditions, au bon moment, au bon prix et avec la bonne documentation pour les audits.
  • Les installations d’entreposage sont des maillons du systĂšme d’approvisionnement et doivent ĂȘtre bien situĂ©es, construites, organisĂ©es et sĂ©curisĂ©es.
  • La localisation doit permettre l’accĂšs, des issues de secours, et un espace pour stationner les vĂ©hicules devant le lieu de stockage.
  • La capacitĂ© de la salle de stock doit viser environ 4 mÂČ Ă  8 mÂČ ou plus, et dĂ©pend surtout du volume d’activitĂ©s de stockage.
  • La sĂ©curitĂ© regroupe les dispositifs installĂ©s pour sĂ©curiser le stock (protection contre les risques).

Astuce mémo

Stock = argent liquide : protéger + contrÎler les flux du début à la livraison.

12. Méthodes FEFO FIFO et classification ABC

Notions clés & Définitions

  • FEFO : FEFO est une mĂ©thode de gestion des stocks qui impose de servir en premier les lots ayant la date de pĂ©remption la plus proche.
  • FIFO : FIFO est une mĂ©thode de gestion des stocks qui impose de servir en premier les lots entrĂ©s en premier dans le stock.
  • Classification ABC : La classification ABC regroupe les articles selon leur importance (souvent en valeur ou criticitĂ©) pour adapter le niveau de contrĂŽle.
  • Stock par lots : Le stock par lots consiste Ă  suivre sĂ©parĂ©ment des quantitĂ©s identifiĂ©es par lot, date ou caractĂ©ristiques pour dĂ©cider correctement du prĂ©lĂšvement.

Points essentiels

  • FEFO rĂ©duit le risque de pĂ©remption en priorisant les lots les plus proches de leur fin de validitĂ© lors des sorties.
  • FIFO limite surtout les effets de vieillissement du stock en sortant d’abord les quantitĂ©s les plus anciennes.
  • FEFO et FIFO s’appuient sur une traçabilitĂ© par lots (dates d’entrĂ©e ou dates de pĂ©remption) pour dĂ©terminer quel article sortir en premier.
  • La classification ABC permet de concentrer le contrĂŽle et le suivi sur les articles les plus importants, plutĂŽt que d’appliquer le mĂȘme niveau d’attention Ă  tout le stock.
  • Une mauvaise application des mĂ©thodes de sortie peut conduire Ă  des quantitĂ©s manquantes, des caractĂ©ristiques non conformes ou des prestations non effectuĂ©es, ce qui rejoint les risques de fraude dĂ©crits dans le cours.

Astuce mémo

FEFO = «Fin d’abord» (pĂ©remption la plus proche), FIFO = «Fait d’abord» (entrĂ©e la plus ancienne).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
60 Ă  80 %Part des dĂ©penses des ONGI consacrĂ©es Ă  la chaĂźne d’approvisionnement (source RLH, 2016)
2016Source RLH (Réseau Logistique Humanitaire) pour la part 60 à 80 % des dépenses ONGI
2019RĂ©fĂ©rence « © AFP 2019 » dans la partie procĂ©dures d’acquisition
2017DonnĂ©es 2017 publiĂ©es par Transparency International pour l’indice de perception de la corruption

Tableaux de synthĂšse

Projet vs programme (logique et durée)

ÉlĂ©mentProjetProgramme
ButObjectif commun (réduire la pauvreté, améliorer les conditions de vie, etc.)Objectif commun (réduire la pauvreté, améliorer les conditions de vie, etc.)
DurĂ©eEnsemble d’activitĂ©s limitĂ© dans le tempsEnsemble de projets et sous-projets sans durĂ©e de vie ou limite
Structure3 phases : Start Up → ImplĂ©mentation → Close OutRegroupe plusieurs projets et sous-projets coordonnĂ©s

Méthodes de sortie des stocks

MéthodePrincipeObjectif
FEFOFirst Expired, First Out : servir d’abord les dates de pĂ©remption les plus prochesRĂ©duire le risque de pĂ©remption
FIFOFirst In, First Out : servir d’abord les lots entrĂ©s en premierLimiter les effets de vieillissement et utilisĂ©e aussi pour la valorisation d’actifs
ABCClassification sĂ©lective selon valeur en stock ou chiffre d’affairesAdapter le niveau de contrĂŽle aux articles les plus impactants

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre projet et programme : un projet est limitĂ© dans le temps avec 3 phases, alors qu’un programme regroupe plusieurs projets sans durĂ©e de vie ou limite.
  2. Croire que le coĂ»t d’un achat = prix d’achat : le cours insiste d’intĂ©grer transport, stockage et impact sur la qualitĂ© pour juger l’efficience.
  3. MĂ©langer les cycles : le cycle de projet va du diagnostic Ă  l’évaluation/reporting, tandis que le cycle d’approvisionnement couvre achats, stockage, transport, distribution et reporting logistique.
  4. Appliquer FEFO comme FIFO : FEFO impose de sortir d’abord les lots dont la date de pĂ©remption est la plus proche, pas les plus anciens.
  5. Oublier la traçabilité documentaire : le cours rappelle que les bailleurs auditeront « en commençant par la fin » et que le flux documentaire prouve les opérations.
  6. Penser que l’intĂ©gritĂ©/Ă©thique ne concerne que les gros montants : le cours dit que toute passation de marchĂ© doit reposer sur intĂ©gritĂ©, impartialitĂ© et concurrence ouverte/libre « quel que soit le montant ».
  7. Confondre les mĂ©thodes d’acquisition : micro-achat (faible montant, concurrence limitĂ©e) ≠ acquisition simplifiĂ©e (gĂ©nĂ©ralement au moins 2 offres) ≠ concurrence complĂšte et ouverte (au moins 3 offres).

Checklist Examen

  1. Expliquer la diffĂ©rence projet/programme et citer les 3 phases du projet (Start Up, ImplĂ©mentation, Close Out) et l’absence de durĂ©e limitĂ©e du programme.
  2. Lister les types de financements des projets/programmes cités (mécénat, fondations, crowdfunding, marketing social, PPP, sponsorship funds, contrats de subventions et sous-contractants) et préciser que les subventions/Gr
  3. Expliquer le cycle d’approvisionnement dans le cycle de projet (diagnostic/analyse, conception/planification, mise en Ɠuvre, pilotage/suivi, Ă©valuation) et les implications logistiques associĂ©es Ă  chaque Ă©tape.
  4. DĂ©finir la chaĂźne d’approvisionnement et distinguer les composantes (Ă©valuations des besoins, rĂ©quisitions, demande/analyse des offres, Ă©mission bon de commande/contrat, accusĂ© de rĂ©ception, GRN, facturation, tableau de

  5. DĂ©crire la rĂšgle des « 6 Bons » et donner le sens de chaque bon (produit, quantitĂ©, condition, endroit, moment, coĂ»t) ainsi que l’objectif de transparence/efficacitĂ©.
  6. Présenter les 4 piliers de la logistique (périmÚtre, moyens, coûts, délais, qualité de service) et relier la qualité interne/clients internes au flux documentaire, procédures, achats, coûts/quantités/délais/cahier des
  7. Expliquer la notion de marchĂ© d’aprĂšs ECHO (contrat Ă  titre onĂ©reux Ă©crit, action humanitaire financĂ©e UE, fourniture de produits/travaux/services) et l’idĂ©e de regrouper des besoins en marchĂ©s cohĂ©rents.
  8. Citer les rĂšgles d’approvisionnement (connaĂźtre besoins en temps utile, trouver fournisseurs capables, passer commandes et suivre jusqu’à livraison, informer le requĂ©rant) et au moins 3 principes directeurs (requĂ©rant, Ă©
  9. Expliquer les moyens et mĂ©thodes d’approvisionnement (micros-achats, demande de cotation, appel d’offres restreint, appel d’offres ouvert, contrats cadres, entente directe/grĂ© Ă  grĂ©) et les situations d’entente directe (
  10. DĂ©crire le Procurement Plan (outil de planification/suivi par rubriques) et le tableau de suivi commandes (statut de chaque achat) ainsi que le lien avec le plan d’achat annuel prĂ©visionnel.
  11. Expliquer le circuit d’expression des besoins et d’outils (demande d’achat, dossier/cahier des charges, bordereau de rĂ©ception des offres, PV comitĂ© d’analyse, analyse technique/financiĂšre, PV d’attribution, bon de comm
  12. DĂ©crire les responsabilitĂ©s et contraintes du fournisseur dans l’exĂ©cution (responsabilitĂ©, assurance responsabilitĂ© civile, interdiction de sous-traitance, interdiction de cession, suspension/rĂ©siliation avec date de re
  13. Expliquer la gestion de stock : dĂ©finition, principes de la zone d’entreposage (localisation, capacitĂ©, sĂ©curitĂ©, aĂ©ration/impermĂ©abilitĂ©/bon Ă©clairage/tempĂ©rature) et mĂ©thodes FEFO/FIFO/ABC avec leur principe.
  14. Définir fraude, corruption, collusion et donner des exemples liés aux achats/logistique (surfacturation, quantités manquantes, qualité non conforme, faux devis, « billet », cadeaux, informations confidentielles) ainsi qu

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Test your knowledge on Gestion efficace de la logistique humanitaire with 24 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel est l’objectif principal de la logistique d’approvisionnement humanitaire ?

2. Quelle affirmation décrit correctement un programme humanitaire ?

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Memorize the key concepts of Gestion efficace de la logistique humanitaire with 24 interactive flashcards.

Logistique humanitaire — dĂ©finition ?

Activités pour obtenir, transporter, livrer ressources.

Projet humanitaire — objectif ?

Activités limitées dans le temps pour un but précis.

Programme humanitaire — objectif ?

Regroupe plusieurs projets pour un but global durable.

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