Revision sheet: Histoire et évolution de la danse

Plan du Cours

  1. Danse expressionniste et modernités européennes
  2. Ballet de cour et cérémonial du pouvoir
  3. Académie de danse et positions du ballet classique
  4. Réforme de la danse par Jean-Georges Noverre
  5. Ballet romantique et naissance du ballet blanc
  6. Danse moderne : corps libre et Monte Verità
  7. Labanotation et théories du mouvement
  8. Kurt Jooss et la danse-théâtre
  9. Danse moderne américaine : Denishawn et Martha Graham
  10. Post-modern dance de Merce Cunningham
  11. Pina Bausch et la danse-théâtre contemporaine
  12. Chorégraphes contemporains : Platel, Khan, Klapisch

1. Danse expressionniste et modernités européennes

Notions clés & Définitions

  • Danse expressionniste : Courant chorégraphique où le mouvement sert à exprimer une intériorité, avec une recherche d’intensité et de sens par le corps.
  • Mary Wigman : Chorégraphe associée à la danse expressionniste, connue pour une écriture corporelle marquée et expressive.
  • Kurt Jooss : Chorégraphe allemand dont l’œuvre « La table verte » est un repère pour la modernité scénique.
  • Oskar Schlemmer : Chorégraphe allemand associé à « Le ballet triadique », emblématique d’une approche moderniste du corps en scène.
  • Laban : Penseur et praticien lié à la danse expressionniste, dont les apports structurent l’analyse et la composition du mouvement.

Points essentiels

  • La danse expressionniste se développe en Allemagne au XXe siècle avec des figures comme Mary Wigman, Laban et Kurt Jooss.
  • Kurt Jooss réalise « La table verte », œuvre citée comme jalon de la modernité chorégraphique.
  • Oskar Schlemmer crée « Le ballet triadique », repère pour une esthétique moderniste du corps.
  • La danse expressionniste s’inscrit dans un contexte européen de renouvellement artistique avant que l’on aborde ensuite l’influence aux États-Unis.
  • La section annonce un passage progressif de l’Allemagne du XXe siècle vers une comparaison avec les modernités américaines.

Astuce mémo

Wigman–Laban–Jooss–Schlemmer : 4 noms = 4 angles de l’expressionnisme allemand.

2. Ballet de cour et cérémonial du pouvoir

Notions clés & Définitions

  • Abonnées de l’Opéra : Femmes riches, bourgeoises ou aristocrates, qui financent l’Opéra en payant plusieurs soirées par semaine.
  • Foyer et coulisses de l’Opéra : Espaces réservés accordés en échange du mécénat des abonnées, donnant accès aux coulisses et au foyer.
  • Ballet blanc : Courant du ballet centré sur une esthétique claire et souvent féerique, dont l’école russe exporte et renouvelle les formes.
  • Marius Petipa : Chorégraphe associé au renouveau du ballet blanc, qui reprend des ballets et en crée de nouveaux en s’appuyant sur des compositeurs.
  • Loïe Fuller : Artiste américaine liée à la danse moderne, connue pour ses effets lumineux et son approche multimédia du spectacle.

Points essentiels

  • Au XIXe siècle, des familles modestes envoient leurs enfants à l’Opéra de Paris, mais le système d’accès et de financement est aussi décrit comme lié à une traite de prostitution.
  • Dans les années 1940-1950, le texte évoque un essoufflement des « planches » et un financement de l’Opéra via un système de traite, ce qui éclaire le lien entre spectacle et exploitation.
  • Les abonnées paient trois soirées par semaine à l’Opéra, ce qui fonctionne comme mécénat et permet au directeur de leur donner des accès privilégiés.
  • Le renouveau artistique vient d’abord de Russie, alors qu’en France la création stagne, notamment pour des raisons éthiques et parce que le romantisme paraît passé de mode.
  • L’école du ballet blanc s’exporte en Russie et Petipa reprend des ballets blancs tout en les actualisant, puis crée une soixantaine de ballets avec l’aide de compositeurs cités.
  • Les ballets blancs de Petipa s’appuient fréquemment sur des contes et des univers de nature, de fées et de sorcières, renforçant l’imaginaire du genre.

Astuce mémo

Abonnées = « 3 soirées » → accès coulisses/foyer ; Russie = « ballet blanc » exporté → contes et fées.

3. Académie de danse et positions du ballet classique

Notions clés & Définitions

  • Danse moderne allemande : Courant de danse né en Allemagne au début du XXe siècle, centré sur l’expression intérieure et des formes souvent radicales plutôt que sur la virtuosité classique.
  • Thérapie par la danse : Idée reliant la danse à la psychologie et à la communication non verbale, où le mouvement sert de médiation pour ressentir et exprimer.
  • Méthode Dalcroze : Méthode pédagogique de rythmique fondée sur le mouvement, qui fait percevoir la musique par le corps grâce à l’engagement physique.
  • Marie Wigman : Danseuse allemande majeure de la première moitié du XXe siècle, associée à l’expressionnisme et considérée comme fondatrice de l’école allemande de danse moderne.
  • Kurt Jooss : Danseur chorégraphe allemand, professeur de Pina Bausch, connu pour la danse-théâtre et pour des œuvres satiriques comme La Table verte.

Points essentiels

  • La danse moderne allemande et ses leçons ont été enseignées à Londres, Paris et New York, notamment pour ses liens avec la thérapie, la psychologie et la communication non verbale.
  • Émile Jaques-Dalcroze est présenté comme un musicien pédagogue suisse qui crée une rythmique corporelle fondée sur la perception physique de la musique.
  • Dans la méthode Dalcroze, le système musculaire et nerveux est comparé à un clavier d’instrument, reliant sensation corporelle et rythme.
  • Marie Wigman travaille avec Dalcroze et est décrite comme héritière de Duncan, tout en développant une danse plus dramatique et marquée par le trauma de la Première Guerre mondiale.
  • Wigman est associée à des danses comme La Danse de la sorcière (1914), Les danses extatiques (1917) et Les danses de la nuit (1919), avec un registre sombre et heurtant.
  • La Danse de la sorcière est décrite comme un moment de nouveauté (danse assise) et comme une danse masquée, contribuant à sa notoriété en 1914.

Astuce mémo

Dalcroze = « rythme dans le corps » ; Wigman = « masque + terre + tragique » ; Jooss = « théâtre par le mouvement ».

4. Réforme de la danse par Jean-Georges Noverre

Notions clés & Définitions

  • Danse-théâtre : Forme de danse où le mouvement sert aussi à raconter et à exprimer des idées comme au théâtre.
  • Table verte : Ballet expressionniste de 1932 qui dénonce l’absurdité et les horreurs de la guerre par des tableaux sarcastiques.
  • Danses macabres médiévales : Répertoire de danses lié à la mort, qui inspire des images et une tonalité macabre reprises dans d’autres œuvres.
  • Jean-Georges Noverre : Réformateur de la danse associé à l’idée d’une danse plus expressive et théâtrale, centrée sur l’émotion.
  • Émotion profonde : Principe selon lequel l’intensité intérieure doit moduler la manière de danser et de régler les mouvements.

Points essentiels

  • La danse-théâtre vise à mêler le mouvement dansé et l’expression, comme dans une dramaturgie de scène.
  • La Table verte (1932) est présentée au Théâtre des Champs-Élysées et s’inspire des danses macabres médiévales.
  • La Table verte fonctionne aussi comme satire de la société des nations et des politiques de l’époque.
  • La Table verte dénonce l’absurdité et les horreurs de la guerre via des tableaux sarcastiques.
  • Noverre est relié à l’idée que l’émotion profonde doit moduler les mouvements du corps.
  • La Table verte est décrite comme une œuvre pionnière du théâtre dansé de Pina Bausch, montrant la continuité d’un même langage scénique.

Astuce mémo

Émotion → mouvement : plus l’émotion est forte, plus le corps “règle” ses gestes.

5. Ballet romantique et naissance du ballet blanc

Notions clés & Définitions

  • Ballet blanc : Le ballet blanc désigne une esthétique où la danseuse apparaît dans des costumes clairs, associée à un effet de légèreté et de féerie.
  • Denishawn school : Denishawn school est une école américaine de danse moderne qui forme d’abord l’esprit avant le corps et vise une culture générale complète.
  • Martha Graham : Martha Graham est une figure majeure de la danse moderne américaine, fondatrice d’une technique centrée sur la respiration, la contraction et la release.
  • Expression Modern dance : Expression Modern dance est une approche où le mouvement sert à exprimer un moi intérieur et une émotion directrice.
  • Technique contraction release : La technique contraction release est un système de travail du torse fondé sur la respiration, la dilatation puis la compression.

Points essentiels

  • Le ballet romantique met en place une image de la danse comme spectacle d’émotion et de transformation, ouvrant la voie à des effets visuels marquants comme le ballet blanc.
  • Denishawn school défend une formation globale qui vise intelligence, créativité et sensibilité, avec l’idée de préparer l’esprit avant le geste.
  • Martha Graham entre à Denishawn school pour s’affranchir des chorégraphies de Ruth et développe ensuite une danse austère, simple, pieds nus.
  • Graham s’inspire aussi de positions de danse orientale, notamment accroupis et agenouillés, pour renouveler le vocabulaire corporel.
  • Graham fonde sa modern dance sur une danse presque convulsive, faite de pulsions, d’arrêts brutaux et de changements d’axes, avec un corps signifiant.
  • La technique contraction release organise le travail du torse : respiration et dilatation des côtes, puis compression, avec une dimension symbolique liée au plexus solaire et aux émotions.

Astuce mémo

Ballet blanc = « clair pour faire croire au rêve » ; Graham = « Respire → Dilate → Compresse ».

6. Danse moderne : corps libre et Monte Verità

Notions clés & Définitions

  • Monte Verità : Lieu associé à l’expérimentation artistique où l’on cherche un rapport plus libre au corps et au mouvement.
  • Technique Martha Graham : Technique fondatrice de la danse moderne, structurée par des principes corporels qui ont durablement influencé la danse contemporaine.
  • Night Journey : Pièce filmée en 1961, créée en 1947, construite autour d’un récit entre Jocaste et Œdipe.
  • Post modern dance : Courant américain de la fin des années 70 qui se présente comme « après » la modern dance et conteste ses principes et même le spectacle traditionnel.
  • Judson Dance Theater : Lieu new-yorkais des années 70 qui réunit sur une longue période des artistes pluridisciplinaires autour d’une danse abstraite et souvent improvisée.

Points essentiels

  • Le mouvement est pensé comme un arc entre deux « morts » métaphoriques, où l’immobilité du danseur correspond à l’une des extrémités du geste.
  • Tomber puis se ressaisir constitue l’essence du mouvement dans la logique décrite.
  • Dans Night Journey, la corde fonctionne comme lightmotif : cordon ombilical, lien amoureux, et instrument de strangulation lié à l’inceste.
  • La danse moderne est portée par une dynamique de plateau (décor, costume, accessoires) mais le mouvement reste un support de récit dramatique.
  • La post modern dance rejette des principes de la modern dance et même l’idée de spectacle classique pour privilégier les caractéristiques formelles du mouvement.
  • Le geste quotidien devient danse à part entière, rapproché de l’idée de ready-made : le mouvement fait danse sans passer par un récit imposé par la scène traditionnelle.

Astuce mémo

Chute→relèvement = moteur du geste (tomber puis se ressaisir).

7. Labanotation et théories du mouvement

Notions clés & Définitions

  • Labanotation : Système de notation du mouvement qui permet de décrire et de transmettre des actions corporelles de façon structurée.
  • Processus du mouvement : Idée selon laquelle l’analyse porte sur la manière dont le mouvement se construit, plutôt que sur son résultat final visible.
  • Décomposition des mouvements du quotidien : Approche qui consiste à fragmenter des gestes ordinaires pour étudier leurs composantes et leurs appuis.
  • Merce Cunningham : Chorégraphe américain (1979-2009 dans le cours) qui remet en cause l’idée d’une danse narrative et synchronisée avec la musique.
  • Pina Bausch : Chorégraphe allemande (1940-2009) associée à la danse-théâtre, héritière du moderne allemand et de Kurt Jooss.

Points essentiels

  • Le travail du mouvement vise le processus de construction plutôt que l’effet final produit sur le spectateur.
  • La marche et ses appuis servent de point d’entrée pour créer de nouveaux appuis corporels chez le danseur.
  • Les mouvements du quotidien sont décomposés pour en étudier les composantes et les réagencer.
  • Cunningham s’inscrit d’abord dans l’héritage technique et historique de Martha Graham avant de le détourner.
  • Cunningham refuse la danse qui raconte une histoire ou exprime des sentiments comme objectif principal.
  • Cunningham exploite des directions naturelles du corps et laisse place à l’improvisation plutôt qu’à un enchaînement logique imposé.

Astuce mémo

Processus d’abord : « comment ça se fait » avant « ce que ça montre ».

8. Kurt Jooss et la danse-théâtre

Notions clés & Définitions

  • Danse-théâtre : Concept de danse où le jeu scénique et la narration passent autant par le corps que par la mise en scène.
  • Tanz Theater Wuppertal : Compagnie fondée en 1976 par Pina Bausch à Wuppertal, devenue un moteur de renouvellement de la danse.
  • Relecture du patrimoine : Démarche consistant à reprendre des œuvres classiques pour en faire une nouvelle expérience scénique, sans effacer le mythe ou l’histoire.
  • Orphée et Eurydice : Pièce majeure de 2005 qui transforme le mythe en opéra dansé, avec la musique de Gluck et un lien mouvement-chant.
  • Le Sacre du printemps : Ballet de 1913 repris et reconfiguré par Pina Bausch, notamment via une scénographie de terre et une danse expressionniste.

Points essentiels

  • Pina Bausch travaille d’abord en Allemagne comme assistante chorégraphe de Kurt Jooss avant de fonder sa propre compagnie en 1976.
  • Tanz Theater Wuppertal révolutionne la danse et connaît ses plus grands succès à Paris.
  • Bausch rompt avec les formes conventionnelles et expérimente la danse-théâtre, nourrie par une culture du cabaret et du mime.
  • Son travail réunit des danseurs professionnels et amateurs, de tous âges et de toutes morphologies, pour viser une expression de la condition humaine.
  • La scénographie chez Bausch articule plateau, espace et corps, et influence directement la chorégraphie.
  • Orphée et Eurydice (2005) met en avant les liens entre mouvement et chant, en faisant revivre le mythe sous forme d’opéra dansé sur Gluck.

Astuce mémo

Jooss→Wuppertal→danse-théâtre : le corps devient scène, et la scénographie “fait bouger” la chorégraphie.

9. Danse moderne américaine : Denishawn et Martha Graham

Notions clés & Définitions

  • Denishawn : École fondatrice de la danse moderne américaine, associée à l’émergence d’un langage chorégraphique nouveau au début du XXe siècle.
  • Martha Graham : Figure majeure de la danse moderne américaine, connue pour une danse expressionniste centrée sur l’émotion et le corps en tension.
  • Danse expressionniste : Courant chorégraphique qui privilégie l’intensité intérieure, l’énergie viscérale et des formes corporelles marquées plutôt que la beauté idéale.
  • Ready made chorégraphique : Principe de langage en danse où des gestes issus du quotidien deviennent matière répétée et travaillée pour faire surgir du sens.
  • Cour des contacts : Spectacle-structure de rencontres de corps, mêlant jeu, séduction, maladresse et tendresse autour de questions de pudeur et d’identité.

Points essentiels

  • Graham mime l’entrave en utilisant le plateau comme obstacle, puis fait sentir le blocage par des chocs contre mur ou chaise.
  • Son projet artistique part de l’enfance et vise à témoigner de la vie, notamment des blocages, pour donner forme à des émotions enfouies.
  • Son langage chorégraphique repose sur l’énergie viscérale, la torsion du corps, des tournoiements de bras et des frappes des mains sur les genoux.
  • Elle travaille des gestes stéréotypés, répétitifs et obstinés, pour explorer la persistance des comportements et la vérité émotionnelle.
  • Dans ses pièces, l’atmosphère peut être étouffante et en huit clos, avec de longs moments de silence et le fracas de chaises renversées en arrière-plan.
  • Elle utilise des métaphores du quotidien pour parler des relations humaines, comme l’idée que le café sert d’observatoire des comportements sociaux.

Astuce mémo

Blocage → chaises qui arrêtent → émotion enfouie qui remonte (torsion + frappes).

10. Post-modern dance de Merce Cunningham

Notions clés & Définitions

  • Merce Cunningham : Danseur et chorégraphe associé au post-modern dance, connu pour une approche qui transforme la façon de bouger grâce à la mise en scène.
  • Scénographie : Ensemble des éléments de décor et d’espace qui organisent le mouvement et peuvent imposer une manière de se déplacer aux danseurs.
  • Occupation des sols : Façon d’utiliser l’espace au sol qui rend le déplacement plus difficile et modifie la gestuelle des interprètes.
  • Travail du tronc : Centre du corps mobilisé pour produire une dynamique de mouvement, souvent au cœur des chorégraphies.
  • Travail du cou et des bras : Zones corporelles particulièrement sollicitées pour créer des lignes et des directions de mouvement marquées.

Points essentiels

  • La post-modern dance de Cunningham modifie la manière de bouger en faisant dépendre le corps de l’espace et des éléments scéniques.
  • La scénographie agit comme un moteur du mouvement, en guidant ou en perturbant la trajectoire des danseurs.
  • L’occupation des sols peut être difficile, ce qui oblige à adapter l’équilibre et la locomotion.
  • Le corps est mis en mouvement par la scénographie, comme si l’espace « dictait » une partie de la gestuelle.
  • Les chorégraphies mettent en avant un travail du tronc, du cou et des bras, avec une recherche de formes corporelles spécifiques.
  • La sensation de « terre fraîche » ou d’herbe évoque une différence de texture et de qualité de mouvement, bouleversant la façon d’être et de se mouvoir.

Astuce mémo

Cunningham = Corps guidé par le Sol : Scène → trajectoires → tronc/cou/bras.

11. Pina Bausch et la danse-théâtre contemporaine

Notions clés & Définitions

  • Danse-théâtre contemporaine : Forme scénique où la danse sert de langage dramatique, mêlant corps, jeu et situations pour raconter des thèmes humains.
  • Sutra 2008 : Spectacle qui combine danse contemporaine et arts martiaux pour produire une énergie corporelle mêlée à une dimension rituelle.
  • Apocrif : Pièce fondée sur un mélange de chant corse et de polyphonie, où la voix structure l’expérience scénique.
  • Babel 2010 : Spectacle porté par un imaginaire interculturel, qui renouvelle la confiance dans les humains à travers une vision plurielle.
  • Rien de rien 2000 : Pièce centrée sur la rencontre entre une jeune adolescente et une vieille femme, construite comme un face-à-face dramatique.

Points essentiels

  • Sutra 2008 associe danse contemporaine et arts martiaux pour créer une écriture du mouvement à la fois précise et intense.
  • Apocrif met en jeu un mélange de chant corse et de polyphonie pour faire dialoguer les voix et la scène.
  • Babel 2010 propose une vision interculturelle et exprime une foi renouvelée dans la capacité humaine à vivre ensemble.
  • Rien de rien 2000 met en scène une jeune ado et une vieille femme pour faire émerger des tensions et des contrastes.
  • La danse de Pina Bausch est décrite comme virtuose, charnelle, avec une grâce mêlée à une urgence et une expressivité extrême.
  • Bausch revendique une personnalité belgo-marocaine et cherche, dans ses spectacles, à explorer les différences entre cultures, genres, sexes et religions.

Astuce mémo

Danse-théâtre = corps + drame : Bausch fait « parler » le mouvement comme une scène.

12. Chorégraphes contemporains : Platel, Khan, Klapisch

Notions clés & Définitions

  • Owlgi : Spectacle contemporain transposé au XXIe siècle, situé dans une jungle urbaine où la jeune femme réfugiée climatique doit survivre et dialoguer avec des animaux devenus maîtres des rues.
  • Hofesh Shechter : Danseur et chorégraphe né en 1975, connu pour des spectacles de groupe à l’énergie violente et expressionniste, mêlant danse et musique percussive.
  • Up Rising : Spectacle de Hofesh Shechter inspiré des émeutes des banlieues françaises de 2005, construisant une vision chaotique entre fête, guerre et résilience.
  • Klapisch En corps : Pièce chorégraphique de Klapisch centrée sur une catharsis collective, jouant sur les spasmes et les variations de tempo pour montrer fragilité et forces.
  • Dada Masilo : Chorégraphe née en 1985 en Afrique du Sud, formée entre danse classique et PARTS, qui fusionne techniques africaines et contemporaines avec une narration centrée sur la condition humaine.

Points essentiels

  • Owlgi transpose l’idée d’envahissement des animaux en la revisitant par le regard d’une jeune femme réfugiée climatique, seule dans une jungle urbaine désertée par les hommes.
  • Le spectacle mêle danse et théâtre avec des animaux alliés, et confronte l’enfant au chaos du monde via une fable centrée sur le dialogue et la survie.
  • Hofesh Shechter revendique un héritage israélien et développe une danse contemporaine radicale, fondée sur une gestuelle puissante et souvent expressionniste.
  • Sa formation inclut l’académie de danse et de musique de Jérusalem dès 15 ans, puis l’intégration à la Batsheva Dance Company trois ans plus tard.
  • Il s’installe à Londres et compose des sons percussionnistes pour ses spectacles, où chorégraphie et musique sont pensées ensemble.
  • Up Rising s’inspire des émeutes de 2005 et met en scène une bataille entre violence et jubilation, avec une intensité décrite comme épuisante et hypnotique.

Astuce mémo

Owlgi = « jungle urbaine + réfugiée climatique + animaux alliés » ; Shechter = « guerre/fête + percussions + expressionnisme » ; Klapisch = « spasmes = fragilité/force » ; Masilo = « fusion + narration + humanisme ».

Repères chronologiques

DateÉvénement
16071ère Opéra -> Orfeo de Monte Verdi, moment de ballet
1651création de l’académie de danse (début des professionnels)
1932La Table verte (ballet expressionniste)
1914La Danse de la sorcière (Wigman)
1917Les danses extatiques (Wigman)
1919Les danses de la nuit (Wigman)
1926création de la labanotation
1930Totenmal (Wigman)
1932La Table verte (Jooss)
1832La Sylphide (ballet complètement autonome)

Tableaux de synthèse

Modernités : danse narrative vs danse abstraite

ApprocheObjectifMusique/coordination
Martha GrahamDanser pour exprimer des récits et des émotions (corps signifiant, récit dramatique)Musique et plateau restent au service d’un récit dramatique
Merce CunninghamDanse abstraite : pas raconter d’histoire ni exprimer des sentimentsZéro synchro : musique et danse vivent en parallèle (event)

Danse-théâtre : héritage et procédés

ArtisteHéritageProcédé central
Kurt JoossDanses macabres médiévales + émotion profondeMélange mouvement dansé + expressionnisme du mime (danse-théâtre)
Pina BauschHéritage du moderne allemand (Wigman/Jooss)Scénographie qui articule plateau/espace/corps + narration discontinue (théâtre du corps)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre danse expressionniste (intériorité, tragique, intensité) et ballet blanc (esthétique claire, héroïne immatérielle, féerie).
  2. Croire que le ballet de cour est autonome : dans le cours, il reste lié à la révérence/étiquette et à la mécanique sans sensibilité.
  3. Mélanger Noverre et Jooss : Noverre réforme vers une danse naturelle expressive (« ballet en action »), tandis que Jooss dénonce la guerre via des tableaux sarcastiques.
  4. Penser que Cunningham raconte : au contraire, il refuse l’objectif de raconter une histoire ou d’exprimer des sentiments, et travaille l’abstraction formelle.
  5. Oublier la logique « chute → se ressaisir » : c’est l’essence du mouvement chez Graham (arc entre deux morts métaphoriques).
  6. Confondre ready-made et danse narrative : le ready-made post-moderne fait du geste quotidien une matière répétée, sans récit imposé.
  7. Réduire Pina Bausch à la danse seule : le cours insiste sur la scénographie (sol difficile, nature, plateau) qui met le corps en mouvement et produit le sens.

Checklist Examen

  1. Identifier les figures et courants de la danse expressionniste allemande (Mary Wigman, Laban, Kurt Jooss, Oskar Schlemmer) et leur rôle dans le renouvellement du corps.
  2. Expliquer ce que le cours dit du ballet de cour : danse masculine, verticalité, rôle de l’étiquette, et absence d’autonomie du ballet.
  3. Rappeler la réforme de Noverre : « lettres sur la danse », rejet de la danse de cour trop technique, et idée de « ballet en action » expressive.
  4. Décrire la rupture romantique : passage à la danse de femme/ballerines, verticalisation, arabesque, pointes/tutus, et naissance du ballet blanc.
  5. Expliquer le système d’accès à l’Opéra (abonnées payant 3 soirées/semaine) et le lien évoqué avec la traite des planches/prostitution.
  6. Présenter le renouveau du ballet blanc venant de Russie : exportation, Petipa, actualisation, et création d’une soixantaine de ballets avec compositeurs cités.
  7. Exposer la danse moderne allemande et ses apports : Monte Verità, culture du corps libre, et la labanotation (corps/espace/effort/volume).
  8. Décrire la méthode Dalcroze telle que le cours la formule : rythmique par le corps, perception physique de la musique, système musculaire/nerveux comme « clavier ».
  9. Citer et caractériser Wigman : danse dramatique, masque, registre sombre, danses (sorcière 1914, extatiques 1917, nuit 1919) et Totenmal (1930).
  10. Expliquer la danse-théâtre de Jooss : Table verte (1932), satire de la société des nations, inspiration des danses macabres, et émotion profonde modulant le mouvement.
  11. Présenter Denishawn et Ruth Saint-Denis : école/compagnie, formation de l’esprit avant le corps, influence orientale, et rencontre avec Ted Shawn.
  12. Expliquer Martha Graham : Denishawn, danse austère pieds nus, contraction/release (torse/respiration), fall and recovery (chute→récupération), et Night Journey (corde lightmotif).
  13. Définir la post-modern dance et ses rejets : ready-made, hors les murs, anti-art/happenings, et rôle de Judson Dance Theater.
  14. Comparer Cunningham aux autres : event, hasard préparé, zéro synchro, danse abstraite sans récit ni sentiments, et dépendance au sol/scénographie (tronc/cou/bras).

Test your knowledge

Test your knowledge on Histoire et évolution de la danse with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel courant chorégraphique cherche à exprimer une intériorité par l’intensité du mouvement et le sens porté par le corps ?

2. Dans le ballet de cour, quelle fonction le cérémonial du pouvoir remplit-il principalement ?

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Review with flashcards

Memorize the key concepts of Histoire et évolution de la danse with 24 interactive flashcards.

Danse expressionniste — définition ?

Courant où le corps exprime une intériorité intense.

Mary Wigman — rôle ?

Chorégraphe allemande emblématique de l’expressionnisme.

Kurt Jooss — œuvre clé ?

La Table verte, ballet dénonçant la guerre.

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