đ Plan du Cours
- Définition et objet de la psychologie sociale selon Moscovici
- Le regard psychosocial ternaire dans lâanalyse des relations sujet-objet
- Influence sociale : conflit entre dĂ©sir de similaritĂ© et dâindividualitĂ©
- Facteurs sociaux favorisant lâuniformitĂ© : normes, modelage et comparaison sociale
- Fonctions sociales et cognitives des rĂšgles de conduite dans les interactions
- PhĂ©nomĂšne de facilitation sociale et influence de la prĂ©sence dâautrui sur la performance
- Théorie de la comparaison sociale de Festinger et évaluation des opinions par autrui
- ExpĂ©riences dâAsch sur le conformisme et profils psychologiques des sujets
- Procédures expérimentales en psychologie sociale : étude des chocs électriques et apprentissage
- Influence du compÚre minoritaire et rÎle des déviants dans la dynamique de groupe
- Mesure de lâinfluence sociale par lâĂ©valuation visuelle et validation des rĂ©sultats expĂ©rimentaux
- Effets de la cohésion et des caractéristiques du groupe sur la réaction aux déviants
đ 1. DĂ©finition et objet de la psychologie sociale selon Moscovici
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- DĂ©finition : Le phĂ©nomĂšne de facilitation sociale renvoie au fait que la simple prĂ©sence dâautrui lors de lâaccomplissement dâune tĂąche a une influence directe sur les performances du sujet.
- La formation des normes : Un processus par lequel, en l'absence de repĂšres extĂ©rieurs objectifs, les individus crĂ©ent des normes internes pour Ă©valuer des stimuli indĂ©finis, comme illustrĂ© par l'effet autocinĂ©tique de Sherif oĂč la perception de distance ou de mouvement est influencĂ©e par l'absence de points de rĂ©fĂ©rence.
- La version française : Pression de groupe et action contre un individu.
- Psychologie sociale : Textes fondamentaux anglais et américains, tome 1, (pp.
đ Points essentiels
- Selon Moscovici (1984), la psychologie sociale est la science des phĂ©nomĂšnes dâidĂ©ologie (cognitions et reprĂ©sentations sociales) et de communication aux divers niveaux des rapports humains.
- Lâobjet de la psychologie sociale est donc lâinterdĂ©pendance entre le sujet individuel, le groupe et la sociĂ©tĂ© Ă laquelle il appartient, câest-Ă -dire les relations dâinfluence et de conflits entre les individus eux-mĂȘmes, entre les groupes ou entre lâindividu et le groupe.
đĄ Ă retenir
La psychologie sociale est une discipline intĂ©grative centrĂ©e sur lâinterdĂ©pendance entre individu, groupe et sociĂ©tĂ©, selon Moscovici.
đ 2. Le regard psychosocial ternaire dans lâanalyse des relations sujet-objet
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Sujet individuel ou Ego : La dimension individuelle du sujet dans la relation Sujet-Objet, représentant l'individu en tant qu'entité distincte.
đ Points essentiels
- Le regard psychosocial ternaire analyse la relation Sujet-Objet médiatisée par un Autrui (réel ou imaginaire).
- Le sujet Ă©value un objet social toujours Ă travers le regard dâautrui, notamment son groupe social ou culturel.
- Cette médiatisation implique que le jugement porté sur un objet social est socialement construit et dépend des rapports sociaux.
- La psychologie sociale se distingue par ce regard ternaire rompant avec une lecture binaire Sujet-Objet.
đĄ Ă retenir
Lâanalyse psychosociale intĂšgre toujours la mĂ©diation dâautrui dans la relation entre sujet et objet social.
đ 3. Influence sociale : conflit entre dĂ©sir de similaritĂ© et dâindividualitĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conflit entre : Une tension rĂ©sultant de la coexistence de deux dĂ©sirs opposĂ©s : celui de ressembler aux autres pour ĂȘtre acceptĂ© socialement et celui de maintenir sa propre individualitĂ©.
- Influence sociale : Une pression exercée par un groupe ou la société sur un individu, qui modifie progressivement ses comportements afin de favoriser la similarité avec autrui.
đ Points essentiels
- Lâinfluence sociale rĂ©sulte dâun conflit entre le besoin dâĂȘtre acceptĂ© par autrui et celui de se dĂ©marquer.
- LâuniformitĂ© sociale nâest pas un simple instinct dâimitation, mais une consĂ©quence de plusieurs facteurs sociaux.
- Le dĂ©sir de similaritĂ© vise Ă Ă©viter le rejet social, tandis que le dĂ©sir dâindividualitĂ© pousse Ă la diffĂ©renciation.
- Ces deux besoins coexistent et influencent les comportements sociaux.
- Sociale 12 LâidĂ©e premiĂšre nâest pas comme chez Festinger que lâincertitude du sujet est rĂ©duite dans la comparaison avec autrui ; ce nâest pas en fonction de cette incertitude que les sujets se comparent. Ce serait plutĂŽt en fonction de normes sociales en vigueur dans une situation oĂč soi et autrui sont simultanĂ©ment impliquĂ©s. Ce qui devient important est donc la situation particuliĂšre. DĂ©finition La conformitĂ© supĂ©rieure de soi serait caractĂ©risĂ©e par le fait que lâindividu Ă tendance Ă se valoriser par rapport aux normes en vigueur dans un ensemble social en sâattribuant des caractĂ©ristiques valorisĂ©es positivement. Mais lâindividu a aussi tendance Ă se valoriser par rapport Ă autrui en se dĂ©crivant comme plus conforme que les autres. On voit bien que la notion de comparaison reste essentielle dans ce modĂšle. Lâexplication de lâeffet P.I.P. fait alors intervenir un conflit entre deux termes :
- dâune part, le dĂ©sir de plaire qui conduit Ă un certain conformisme social ;
- dâautre part, la volontĂ© de prĂ©server son moi qui conduit Ă une certaine volontĂ© de diffĂ©renciation sociale. Ce conflit ne trouverait une solution satisfaisante que dans le phĂ©nomĂšne de conformitĂ© supĂ©rieure de soi : il nâest en effet quâune façon de se prĂ©senter diffĂ©rent dâautrui dans le respect de la conformitĂ© aux normes sociales : câest de sâaffirmer comme en plus grande conformitĂ© que les autres Ă ces normes. Voyons maintenant la dĂ©finition et les diffĂ©rents types de normes que cet auteur distingue : a. la norme peut ĂȘtre un Ă©tat de fait habituel. Autrement dit ce qui est ordinaire, ce qui est courant, en conformitĂ© avec la majoritĂ© des cas, dans un groupe ou dans une situation donnĂ©e. Câest la norme de fait : notĂ©e F. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
- Sociale 4 Aujourdâhui on sâaccorde Ă dire que lâuniformitĂ© est la rĂ©sultante de plusieurs facteurs dâordre social tels que : - les normes sociales, câest-Ă -dire des rĂšgles informelles ; - le modelage, câest-Ă -dire le fait dâimiter les actions dâautrui lorsque celles-ci se sont rĂ©vĂ©lĂ©es efficaces dans une situation donnĂ©e ; autrement dit câest le fait dâutiliser les actions dâautrui comme modĂšle ; on parlera de phĂ©nomĂšne de contagion lorsque le comportement dâun modĂšle est imitĂ© par un grand nombre de personnes ; - la comparaison sociale, câest-Ă -dire le fait que les gens comparent leurs attitudes et leurs actions avec celles des autres et ce, afin de juger de leur Ă -propos en fonction de lâaccord observĂ© avec ceux des autres. Autrement dit, la comparaison sociale renvoie au fait que les gens sont particuliĂšrement susceptibles dâutiliser les actions des autres pour juger de leur propre comportement. Ces facteurs dâordre social ont deux fonctions essentielles : ï La premiĂšre de ces fonctions est la facilitation des relations interindividuelles. En effet, lâadoption de rĂšgles de conduites (parfois peu formalisĂ©es) facilite le dĂ©roulement des Ă©changes sociaux entre les individus. Lâadoption de rĂšgles communes permet ainsi dâĂ©viter de trop grandes diffĂ©rences interindividuelles ce qui limite les conflits ; ï La deuxiĂšme est un fonctionnement Ă©conomique du systĂšme cognitif. Ainsi, lâadoption de ces rĂšgles de conduites nous permet aussi de fonctionner de maniĂšre Ă©conomique. Chaque individu a en tĂȘte des patterns de conduites applicables aux diffĂ©rentes situations auxquelles il est confrontĂ© ce qui lui permet de ne pas systĂ©matiquement avoir Ă sâinterroger sur la conduite Ă tenir. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
đĄ Ă retenir
Lâinfluence sociale reprĂ©sente un Ă©quilibre dynamique entre le besoin dâappartenance et lâaffirmation de soi.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Normes : Des rĂšgles informelles qui rĂ©gissent les comportements, favorisant lâuniformitĂ© dans un groupe.
- Comparaison sociale : Un processus par lequel les individus évaluent leurs attitudes et comportements en se référant à ceux des autres, pour juger de leur adéquation ou de leur valeur.
đ Points essentiels
- Les normes sociales sont des rĂšgles informelles qui favorisent lâuniformitĂ© dans les comportements.
- Le modelage consiste Ă imiter les actions efficaces dâautrui, pouvant entraĂźner une contagion comportementale.
đĄ Ă retenir
Les normes sociales sont des rĂšgles informelles qui favorisent lâuniformitĂ© dans les comportements.
đ 5. Fonctions sociales et cognitives des rĂšgles de conduite dans les interactions
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Sociales en vigueur dans : RĂšgles sociales qui s'appliquent dans un contexte donnĂ© oĂč soi et autrui sont simultanĂ©ment impliquĂ©s, influençant la valorisation de soi par rapport Ă un ensemble social.
- Normes sociales : RÚgles informelles qui régissent les comportements dans une société ou un groupe, contribuant à l'uniformité des conduites sociales.
đ Points essentiels
- Les rÚgles de conduite facilitent les échanges sociaux en réduisant les différences interindividuelles.
- Elles assurent la prévisibilité et la coordination des interactions sociales.
- Ces rĂšgles ont une fonction cognitive en aidant Ă traiter lâinformation sociale de maniĂšre efficace.
- Lâadoption de rĂšgles communes Ă©vite les conflits et favorise la cohĂ©sion sociale.
đĄ Ă retenir
Les rĂšgles de conduite sont des outils essentiels pour la coordination sociale et la gestion cognitive des interactions.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- RĂ©sultats : Les sujets infĂ©riorisĂ©s respectent beaucoup moins la consigne que les autres, câest-Ă -dire quâils utilisent plus de dimensions graphiques (telles que le dessin, la forme, la composition qui nâĂ©taient pas mentionnĂ©es dans la consigne) et de couleurs simples.
- PrĂ©sence dâautrui : Situation dans laquelle un individu accomplit une tĂąche en Ă©tant physiquement accompagnĂ© dâautres personnes, ce qui peut modifier sa performance.
đ Points essentiels
- La prĂ©sence dâautrui peut amĂ©liorer la performance sur des tĂąches simples ou bien maĂźtrisĂ©es (facilitation sociale).
- Ce phĂ©nomĂšne montre que la performance individuelle est influencĂ©e par la simple prĂ©sence dâautres personnes.
- La facilitation sociale illustre lâimpact direct des facteurs sociaux sur les comportements individuels.
- Ce phĂ©nomĂšne est un exemple concret de lâinfluence sociale sur la performance.
- Sociale 4 Aujourdâhui on sâaccorde Ă dire que lâuniformitĂ© est la rĂ©sultante de plusieurs facteurs dâordre social tels que : - les normes sociales, câest-Ă -dire des rĂšgles informelles ; - le modelage, câest-Ă -dire le fait dâimiter les actions dâautrui lorsque celles-ci se sont rĂ©vĂ©lĂ©es efficaces dans une situation donnĂ©e ; autrement dit câest le fait dâutiliser les actions dâautrui comme modĂšle ; on parlera de phĂ©nomĂšne de contagion lorsque le comportement dâun modĂšle est imitĂ© par un grand nombre de personnes ; - la comparaison sociale, câest-Ă -dire le fait que les gens comparent leurs attitudes et leurs actions avec celles des autres et ce, afin de juger de leur Ă -propos en fonction de lâaccord observĂ© avec ceux des autres. Autrement dit, la comparaison sociale renvoie au fait que les gens sont particuliĂšrement susceptibles dâutiliser les actions des autres pour juger de leur propre comportement. Ces facteurs dâordre social ont deux fonctions essentielles : ï La premiĂšre de ces fonctions est la facilitation des relations interindividuelles. En effet, lâadoption de rĂšgles de conduites (parfois peu formalisĂ©es) facilite le dĂ©roulement des Ă©changes sociaux entre les individus. Lâadoption de rĂšgles communes permet ainsi dâĂ©viter de trop grandes diffĂ©rences interindividuelles ce qui limite les conflits ; ï La deuxiĂšme est un fonctionnement Ă©conomique du systĂšme cognitif. Ainsi, lâadoption de ces rĂšgles de conduites nous permet aussi de fonctionner de maniĂšre Ă©conomique. Chaque individu a en tĂȘte des patterns de conduites applicables aux diffĂ©rentes situations auxquelles il est confrontĂ© ce qui lui permet de ne pas systĂ©matiquement avoir Ă sâinterroger sur la conduite Ă tenir. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
- Sociale 19 Si chaque individu du groupe Ă©tablit une norme, sâagira-t-il de sa norme personnelle, diffĂ©rente de la norme des autres membres du groupe ? Ou bien, Ă©tabliront-ils une norme commune, propre Ă la situation particuliĂšre du groupe et qui dĂ©pendra de la prĂ©sence de ces individus ensemble et de leur influence rĂ©ciproque les uns sur les autres ? Si tel est le cas alors il sera possible dâobserver le prototype du processus psychologique de la formation dâune norme dans un groupe. Pour rĂ©pondre Ă lâensemble de ce questionnement, Sherif utilise lâeffet autocinĂ©tique. Cet effet est le suivant : dans lâobscuritĂ© totale une lumiĂšre petite et unique semble se dĂ©placer dans toutes les directions. Si, Ă plusieurs reprises, on prĂ©sente le point lumineux Ă une personne, celle-ci peut voir la lumiĂšre apparaĂźtre chaque fois en diffĂ©rents points de la piĂšce, surtout si elle ignore la distance entre elle et la lumiĂšre. Dans une piĂšce complĂštement sombre, il est impossible de localiser de façon prĂ©cise un point lumineux unique, car il nâexiste pas de point de rĂ©fĂ©rence par rapport auquel le situer. Lâeffet a lieu mĂȘme lorsque la personne qui regarde la lumiĂšre sait parfaitement que celle-ci ne se dĂ©place pas. Il sâagit dâune Ă©tude quantitative de la formation des normes. ProcĂ©dure Lâamplitude du mouvement perçu a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e dans deux situations : 1. quand lâindividu est seul, 2. quand lâindividu est dans une situation de groupe. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
đĄ Ă retenir
IntĂ©grer que la prĂ©sence dâautrui modifie la performance individuelle, rĂ©vĂ©lant lâimpact social sur le comportement.
đ 7. ThĂ©orie de la comparaison sociale de Festinger et Ă©valuation des opinions par autrui
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ThĂ©orie de la comparaison sociale : Une thĂ©orie dĂ©veloppĂ©e par Festinger selon laquelle lâindividu, en lâabsence de base objective, Ă©value ses opinions et capacitĂ©s en se comparant Ă autrui, principalement en situation dâincertitude, afin de rĂ©tablir un Ă©tat dâĂ©quilibre.
- RĂ©alitĂ© sociale : En effet, on peut se demander si la rĂ©alitĂ© sociale nâest pas un des facteurs constitutifs de la rĂ©alitĂ© physique plutĂŽt quâun de ses substituts.
đ Points essentiels
- La comparaison sociale intervient principalement en situation dâincertitude pour rĂ©tablir un Ă©tat dâĂ©quilibre.
- Ce processus montre la dépendance du sujet à autrui pour valider ses jugements personnels.
- La théorie souligne le rÎle central de la comparaison sociale dans la construction des attitudes.
- Sociale 8 Dans ce cas, il nâa pour seul moyen de comparaison que la "rĂ©alitĂ© sociale", câest-Ă -dire dâautres individus ou encore le consensus, câest-Ă -dire que si son opinion est partagĂ©e, il en conclura quâelle est valide. Voyons deux exemples permettant dâillustrer cela : 1/ face Ă une surface (rĂ©alitĂ© physique), un individu peut penser quâelle est cassable ou non ; il peut donner un coup de marteau sur cette surface et ĂȘtre convaincu que lâopinion quâil avait est juste ou fausse. Si une personne lui dit que la surface est incassable aprĂšs quâil lâait cassĂ©e, cela aura peu dâeffet sur son opinion. 2/ prenons maintenant le cas dâune personne qui croit que si les Ă©lections sont gagnĂ©es par lâopposition dans son pays, la vie sera plus agrĂ©able quâelle ne lâest ; si cette opinion est partagĂ©e, alors elle est valide, sinon elle ne lâest pas. Notons cependant que pour valider lâopinion dâun individu il nâest pas nĂ©cessaire que tout le monde pense comme lui. Il suffit que les personnes du groupe auquel il se rĂ©fĂšre partagent son opinion. En 1954, Festinger Ă©largit sa thĂ©orie en y intĂ©grant lâĂ©valuation des aptitudes ou des capacitĂ©s dâun individu. Les aptitudes dâune personne se manifestent dans ses performances. De la mĂȘme maniĂšre que pour les opinions, lâindividu ne possĂšde pas toujours de base objective pour Ă©valuer certaines de ces capacitĂ©s parce quâil ne peut se rĂ©fĂ©rer Ă la "rĂ©alitĂ© physique". Si ses capacitĂ©s sont apprĂ©ciĂ©es par autrui ou si elles se situent correctement par rapport aux capacitĂ©s dâautrui, il en conclura quâelles sont satisfaisantes. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
- Sociale 9 Voici deux exemples permettant dâillustrer lâun et lâautre cas : 1/ lâĂ©valuation de lâaptitude Ă la course Ă pied se fait en comparant le temps mis par plusieurs personnes pour parcourir la mĂȘme distance. (cas oĂč il existe une rĂ©alitĂ© physique permettant de comparer les aptitudes) 2/ lâĂ©valuation de lâaptitude dâun individu Ă lâĂ©criture poĂ©tique dĂ©pend, pour une large part, de lâidĂ©e que sâen font les autres. (cas oĂč il nâexiste pas de rĂ©alitĂ© physique mais une rĂ©alitĂ© sociale permettant de comparer les aptitudes) Les hypothĂšses concernant les opinions et les capacitĂ©s qui sont avancĂ©es par Festinger dans la thĂ©orie de la comparaison sociale sont les suivantes : - il existe chez tout individu une tendance Ă Ă©valuer ses opinions et ses capacitĂ©s personnelles ; - en lâabsence de moyens objectifs non sociaux, on Ă©value ses opinions et ses capacitĂ©s en les comparant avec les opinions et les capacitĂ©s des autres ; - la tendance Ă se comparer Ă autrui diminue Ă mesure quâaugmente la diffĂ©rence entre soi-mĂȘme et cet autre, tant pour les opinions que pour les capacitĂ©s. Il rĂ©sulte de ces trois premiĂšres hypothĂšses que : 1/ câest en se comparant Ă des autrui proches de soi en ce qui concerne une opinion ou une capacitĂ© que lâon peut en faire une Ă©valuation stable. 2/ si on ne peut se comparer Ă des personnes proches de soi, on essaiera de se rapprocher de ces personnes ou de rapprocher ces personnes de soi en ce qui concerne les opinions ou les capacitĂ©s en question. 3/ un individu prĂ©fĂšrera les situations dans lesquelles les opinions et les aptitudes dâautrui sont proches des siennes aux situations dans lesquelles elles sont Ă©loignĂ©es. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
đĄ Ă retenir
Comprendre la comparaison sociale comme un mĂ©canisme fondamental dâĂ©valuation et dâajustement des opinions en contexte social.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conformisme : Une pression exercée par un groupe qui pousse un individu à modifier ses opinions, attitudes et comportements pour les rendre concordants avec la norme dominante.
- Sujets naïfs : Des participants à une expérimentation qui ignorent la véritable hypothÚse et sont soumis à la pression d'une majorité unanime.
- Sujets sont : Les participants à l'expérimentation qui doivent répondre publiquement face à une majorité, en se conformant ou en s'opposant à celle-ci.
- ExtrĂȘme on a les sujets : Une classification des profils psychologiques des sujets oĂč certains restent indĂ©pendants et sĂ»rs d'eux, tandis que d'autres sont conformistes, hĂ©sitants et perdent confiance en eux.
đ Points essentiels
- Les expĂ©riences dâAsch montrent que des sujets naĂŻfs peuvent se conformer Ă une majoritĂ© mĂȘme si cela contredit leur perception.
- Le conformisme se manifeste par la renonciation publique à son propre jugement pour éviter le rejet social.
- Les erreurs des sujets varient significativement, illustrant la pression sociale sur lâĂ©valuation perceptive.
- Le mode dâĂ©nonciation (oral ou Ă©crit) influence le taux dâerreurs conformistes.
- Sociale 36 nây avait pas dâenjeu rĂ©el, on voit quâici lâenjeu est trĂšs fort et pourtant on observe les mĂȘmes effets de conformisme. La seule explication que lâon peut avancer concernant le comportement des sujets câest quâils se dĂ©responsabilisent face Ă la majoritĂ©. Toutefois, il faut souligner ici que ce phĂ©nomĂšne de conformisme apparaĂźt alors mĂȘme que cette majoritĂ© nâest pas massive (deux individus contre un). Ce phĂ©nomĂšne de dĂ©responsabilisation semble confirmĂ© par une expĂ©rimentation complĂ©mentaire, on note en effet sue le taux dâobĂ©issance augmente considĂ©rablement (il passe Ă 93%) si le sujet naĂŻf est affectĂ© Ă une tĂąche subalterne (seconder un compĂšre qui administre les chocs Ă©lectriques). Il est Ă noter quoi quâil en soit que le paradigme expĂ©rimental utilisĂ© pose des questions Ă©thiques. Il est en effet difficile de prĂ©tendre que le sujet nâest pas affectĂ© psychologiquement et ce mĂȘme si lâexpĂ©rimentateur prend la prĂ©caution de lui dĂ©montrer que la situation est fictive. CONCLUSION gĂ©nĂ©rale sur le conformisme Les expĂ©rimentations rĂ©alisĂ©es sur le conformisme montrent Ă lâĂ©vidence que nos conduites individuelles peuvent dĂ©pendre de la pression du groupe. DĂšs lors certains auteurs se sont interrogĂ©s dâune part sur les caractĂ©ristiques des individus qui se conforment en comparaison Ă ceux qui restent indĂ©pendants ; dâautre part ces auteurs se sont intĂ©ressĂ©s aux processus qui sous-tendent le phĂ©nomĂšne de conformisme. Concernant le premier point : certains auteurs se sont demandĂ©s sâil existait une personnalitĂ© conformiste. En dâautres termes existe-t-il des individus qui se conforment au groupe quelles que soient les circonstances ? U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
- Sociale 30 Je ne dĂ©taillerai pas ces expĂ©rimentations ici, je donnerai simplement les principaux rĂ©sultats : 1. Lorsquâau milieu de la majoritĂ© il y a deux sujets naĂŻfs, dans ce cas les sujets sont 2 contre 6 ou lorsque au milieu de la majoritĂ© il y a un sujet naĂŻf et un compĂšre qui a pour consigne de donner des rĂ©ponses correctes (dans ce cas aussi ils sont 2 contre 6), on constate que la frĂ©quence des erreurs est bien moindre (10,4% dans le premier cas et 5,5% dans le second). Dans ces situations le sujet naĂŻf a beaucoup moins tendance Ă se conformer parce quâil perçoit un appui et ce mĂȘme si Ă eux 2 ils sont loin dâĂ©galer en taille la majoritĂ©. 2. Lorsque le compĂšre instruit Ă donner des rĂ©ponses exactes a pour consigne de se rallier Ă la majoritĂ© au milieu de lâexpĂ©rimentation, on constate que contrairement aux hypothĂšses, le sujet naĂŻf suit le mouvement dans la plupart des cas ce qui fait augmenter la proportion dâerreurs Ă 28,5%. 3. Lorsque le compĂšre nâa pour consigne de donner des bonnes rĂ©ponses que vers la deuxiĂšme moitiĂ© de lâexpĂ©rience, on constate que si au dĂ©part le sujet naĂŻf Ă©tait indĂ©pendant, alors cela renforce son indĂ©pendance. Par contre, sâil Ă©tait conforme, il devient plus indĂ©pendant (mais beaucoup plus fluctuant que les indĂ©pendants dâorigine). 4. Lorsque lâon fait varier la taille de la majoritĂ© on constate les mĂȘmes effets que dans la premiĂšre expĂ©rience dĂšs lors que le sujet est face Ă une majoritĂ© de 3 individus (il nây a pas dâaccentuation des effets si lâon augmente la taille de la majoritĂ©). 5. Enfin, cas extrĂȘmes, si un seul compĂšre ayant pour consigne de donner des mauvaises rĂ©ponses aux essais critiques est glissĂ© dans un groupe de U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
đĄ Ă retenir
Le conformisme est un mécanisme social puissant qui peut altérer la perception individuelle sous pression de la majorité.
đ 9. ProcĂ©dures expĂ©rimentales en psychologie sociale : Ă©tude des chocs Ă©lectriques et apprentissage
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Psychologie Sociale : Discipline qui étudie les interactions entre individus et la maniÚre dont la présence réelle ou implicite d'autrui influence leurs comportements, attitudes et perceptions.
đ Points essentiels
- Les expĂ©riences utilisent des groupes composĂ©s de sujets naĂŻfs et de compĂšres pour Ă©tudier lâinfluence sociale.
- Les tùches expérimentales incluent apprentissage d'association de mots et administration simulée de chocs électriques.
- Le rÎle des compÚres est manipulé pour créer des situations de conformité ou de déviance.
- Ces procĂ©dures permettent dâobserver les rĂ©actions des sujets face Ă la pression sociale dans des contextes variĂ©s.
- Sociale 30 Je ne dĂ©taillerai pas ces expĂ©rimentations ici, je donnerai simplement les principaux rĂ©sultats : 1. Lorsquâau milieu de la majoritĂ© il y a deux sujets naĂŻfs, dans ce cas les sujets sont 2 contre 6 ou lorsque au milieu de la majoritĂ© il y a un sujet naĂŻf et un compĂšre qui a pour consigne de donner des rĂ©ponses correctes (dans ce cas aussi ils sont 2 contre 6), on constate que la frĂ©quence des erreurs est bien moindre (10,4% dans le premier cas et 5,5% dans le second). Dans ces situations le sujet naĂŻf a beaucoup moins tendance Ă se conformer parce quâil perçoit un appui et ce mĂȘme si Ă eux 2 ils sont loin dâĂ©galer en taille la majoritĂ©. 2. Lorsque le compĂšre instruit Ă donner des rĂ©ponses exactes a pour consigne de se rallier Ă la majoritĂ© au milieu de lâexpĂ©rimentation, on constate que contrairement aux hypothĂšses, le sujet naĂŻf suit le mouvement dans la plupart des cas ce qui fait augmenter la proportion dâerreurs Ă 28,5%. 3. Lorsque le compĂšre nâa pour consigne de donner des bonnes rĂ©ponses que vers la deuxiĂšme moitiĂ© de lâexpĂ©rience, on constate que si au dĂ©part le sujet naĂŻf Ă©tait indĂ©pendant, alors cela renforce son indĂ©pendance. Par contre, sâil Ă©tait conforme, il devient plus indĂ©pendant (mais beaucoup plus fluctuant que les indĂ©pendants dâorigine). 4. Lorsque lâon fait varier la taille de la majoritĂ© on constate les mĂȘmes effets que dans la premiĂšre expĂ©rience dĂšs lors que le sujet est face Ă une majoritĂ© de 3 individus (il nây a pas dâaccentuation des effets si lâon augmente la taille de la majoritĂ©). 5. Enfin, cas extrĂȘmes, si un seul compĂšre ayant pour consigne de donner des mauvaises rĂ©ponses aux essais critiques est glissĂ© dans un groupe de U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
- Sociale 19 Si chaque individu du groupe Ă©tablit une norme, sâagira-t-il de sa norme personnelle, diffĂ©rente de la norme des autres membres du groupe ? Ou bien, Ă©tabliront-ils une norme commune, propre Ă la situation particuliĂšre du groupe et qui dĂ©pendra de la prĂ©sence de ces individus ensemble et de leur influence rĂ©ciproque les uns sur les autres ? Si tel est le cas alors il sera possible dâobserver le prototype du processus psychologique de la formation dâune norme dans un groupe. Pour rĂ©pondre Ă lâensemble de ce questionnement, Sherif utilise lâeffet autocinĂ©tique. Cet effet est le suivant : dans lâobscuritĂ© totale une lumiĂšre petite et unique semble se dĂ©placer dans toutes les directions. Si, Ă plusieurs reprises, on prĂ©sente le point lumineux Ă une personne, celle-ci peut voir la lumiĂšre apparaĂźtre chaque fois en diffĂ©rents points de la piĂšce, surtout si elle ignore la distance entre elle et la lumiĂšre. Dans une piĂšce complĂštement sombre, il est impossible de localiser de façon prĂ©cise un point lumineux unique, car il nâexiste pas de point de rĂ©fĂ©rence par rapport auquel le situer. Lâeffet a lieu mĂȘme lorsque la personne qui regarde la lumiĂšre sait parfaitement que celle-ci ne se dĂ©place pas. Il sâagit dâune Ă©tude quantitative de la formation des normes. ProcĂ©dure Lâamplitude du mouvement perçu a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e dans deux situations : 1. quand lâindividu est seul, 2. quand lâindividu est dans une situation de groupe. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
đĄ Ă retenir
Les mĂ©thodes expĂ©rimentales en psychologie sociale, impliquant des groupes mixtes de sujets naĂŻfs et compĂšres dans des tĂąches variĂ©es, illustrent la complexitĂ© et la rigueur nĂ©cessaires pour Ă©tudier lâinfluence sociale en laboratoire.
đ 10. Influence du compĂšre minoritaire et rĂŽle des dĂ©viants dans la dynamique de groupe
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- HypothĂšse : La simple prĂ©sence dâautrui ne suffit pas Ă crĂ©er ou provoquer des comportements de diffĂ©renciation de la part du sujet.
- CompĂšre minoritaire : Membre introduit dans un groupe expĂ©rimental qui adopte systĂ©matiquement une position minoritaire constante et persistante, capable dâinfluencer la majoritĂ© malgrĂ© la pression majoritaire.
- Dans le groupe : Situation oĂč les interactions entre membres permettent lâĂ©mergence et la contestation des normes sociales, influencĂ©es par la prĂ©sence de minoritĂ©s ou de dĂ©viants.
đ Points essentiels
- Le compÚre minoritaire peut influencer les sujets naïfs malgré la pression majoritaire.
- Les déviants jouent un rÎle clé en remettant en question la norme et en modifiant la dynamique de groupe.
- La stabilité et la persistance du déviant renforcent son influence sur le groupe.
- La présence de déviants peut modifier la cohésion et les décisions du groupe.
- Sociale 52 6.3.1. Les recherches de FAUCHEUX et MOSCOVICI (1967)14 Ces deux auteurs sont les premiers Ă avoir rĂ©alisĂ© des expĂ©rimentations sur lâinnovation. Leur point de dĂ©part est relatif aux Ă©tudes faites classiquement sur lâinfluence sociale. Ils chercheront Ă renverser des paradigmes expĂ©rimentaux utilisĂ©s de façon classique. Selon les auteurs, ces recherches partent du postulat selon lequel seule la majoritĂ© peut exercer une pression sur les minoritĂ©s et que ce rĂ©sultat est essentiellement dĂ» aux diffĂ©rences de taille entre les groupes considĂ©rĂ©s. Pour ces auteurs ce qui est important ce nâest pas la taille câest la consistance et plus particuliĂšrement la consistance synchronique (consensus au sein de la source dâinfluence) et consistance diachronique (durabilitĂ© du consensus dans le temps). En dâautres termes une minoritĂ© peut parfaitement influencer la majoritĂ© Ă partir du moment oĂč elle est consistante. Pour appuyer leur hypothĂšse, les auteurs se rĂ©fĂšrent aux rĂ©sultats obtenus lors des expĂ©rimentations rĂ©alisĂ©es par Asch. On constate que si le consensus est rompu par un compĂšre qui doit se dĂ©solidariser, le sujet se sent soutenu. Dans ce cas le nombre de sujets qui se conforment passe de 32% Ă 10,4% alors que la taille de la majoritĂ© ne diminue pas considĂ©rablement puisquâelle passe de 7 Ă 6. Pour les auteurs, câest parce quâun individu a rompu le consensus et que la
- Sociale 57 6.3.3. Conclusion sur lâinfluence minoritaire Lorsque la majoritĂ© perçoit une dissidence en son sein, elle exerce une pression afin de rĂ©tablir lâĂ©quilibre et Ă©viter que cette minoritĂ© dissidente nâentrave son fonctionnement et lâempĂȘche dâatteindre son but. Ces rĂ©actions seront dâautant plus marquĂ©es que le groupe est cohĂ©sif et que la tĂąche Ă accomplir est pertinente vis-Ă -vis du but que sâest fixĂ© le groupe. Pour exercer cette pression, la majoritĂ© adresse des communications Ă la minoritĂ© afin de lâamener Ă changer dâattitude. Elle peut Ă©galement tenter de dĂ©crĂ©dibiliser cette minoritĂ© en utilisant le procĂ©dĂ© de naturalisation. Dans certaines conditions, la minoritĂ© peut rĂ©sister aux pressions de la majoritĂ© et peut ainsi introduire des innovations et ainsi faire basculer certaines normes ou attitudes. Pour quâelle puisse rĂ©ussir il faut quâelle reste indĂ©pendante. En outre, certaines autres conditions sont favorisantes, il faut que : 1/ la minoritĂ© soit consistante (consistance synchronique et diachronique) ; 2/ elle ne fasse pas preuve de rigiditĂ© (faire preuve dâune certaine ouverture dâesprit tout en restant cohĂ©rente avec le point de vue quâelle soutient) ; 3/ elle apparaisse objective (en ne dĂ©fendant pas, par exemple, une cause qui ne semble servir que ses intĂ©rĂȘts propres) ; 4/ les nouvelles normes quâelle tente dâintroduire ne soient pas rĂ©trogrades mais
đĄ Ă retenir
Le compÚre minoritaire peut influencer les sujets naïfs malgré la pression majoritaire.
đ 11. Mesure de lâinfluence sociale par lâĂ©valuation visuelle et validation des rĂ©sultats expĂ©rimentaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- TĂąche : Une activitĂ© expĂ©rimentale oĂč les sujets Ă©valuent ou rĂ©agissent Ă des stimuli visuels ou sociaux, souvent en rĂ©ponse publique, pour mesurer l'influence sociale.
- Constat : Groupes Df â atmosphĂšre et organisation moins bonnes â refusent de laisser inspecter leur travail (ferme leur frontiĂšre) â se diffĂ©rencient en faisant autre chose que les groupes F, ils dĂ©cident de faire un jardin autour de la construction.
đ Points essentiels
- La répétition des expériences avec stimuli visuels permet de valider la robustesse des résultats.
- Les réponses orales publiques accentuent la pression sociale et influencent les résultats.
đĄ Ă retenir
Comprendre que la mesure prĂ©cise de lâinfluence sociale repose sur des protocoles expĂ©rimentaux rigoureux et reproductibles.
đ 12. Effets de la cohĂ©sion et des caractĂ©ristiques du groupe sur la rĂ©action aux dĂ©viants
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conditions expĂ©rimentales : Les diffĂ©rentes configurations mises en place lors de l'Ă©tude, notamment la cohĂ©sion du groupe et la pertinence de lâactivitĂ©, qui influencent la rĂ©action des groupes face aux membres dĂ©viants.
- CaractĂ©ristiques du groupe : Les traits spĂ©cifiques dâun groupe, tels que la motivation, la pertinence de lâactivitĂ© et la cohĂ©sion, qui modulent la maniĂšre dont le groupe rĂ©agit aux comportements dĂ©viants.
- Forte cohĂ©sion : Un Ă©tat dâunitĂ© Ă©levĂ©e au sein dâun groupe, caractĂ©risĂ© par une motivation forte Ă atteindre un but commun et Ă crĂ©er une identitĂ© partagĂ©e, conduisant Ă une pression accrue pour le consensus et au rejet des membres dĂ©viants.
- Face aux dĂ©viants : La naturalisation DĂ©finition : il y a naturalisation lorsque le groupe ou le systĂšme social cherche Ă sâimmuniser contre les dĂ©viants non pas en se heurtant de front Ă leurs conceptions mais en ruinant leur crĂ©dibilitĂ©.
- Membres du groupe : et b) si les membres du groupe estiment de façon majoritaire que ces activitĂ©s sont indispensables concernant leurs propres intĂ©rĂȘts et besoins.
đ Points essentiels
- La cohésion du groupe influence la maniÚre dont il réagit aux membres déviants.
- Des groupes trÚs cohésifs tendent à rejeter plus fortement les déviants.
- Les caractĂ©ristiques spĂ©cifiques du groupe, comme la pertinence de lâactivitĂ©, modulent cette rĂ©action.
- La dynamique de rejet ou dâacceptation des dĂ©viants affecte la stabilitĂ© des normes du groupe.
- Sociale 39 6- Les processus dâinfluence minoritaire : les phĂ©nomĂšnes de dĂ©viance et dâinnovation 6.1. Introduction DĂ©finitions : On parle de dĂ©viance dĂšs lors quâun individu ou un groupe dâindividus minoritaire ne se conforme pas aux normes ou rĂšgles sociales en vigueur dans un systĂšme social donnĂ©. Câest donc un comportement qui remet en cause Ă la fois les normes sociales et la cohĂ©sion ou lâunitĂ© du systĂšme. Par contre, on parle dâinnovation dĂšs lors quâun individu ou un groupe dâindividus minoritaire sâefforcera soit dâintroduire ou de crĂ©er des idĂ©es nouvelles, de nouveaux modes de pensĂ©e ou de comportements, soit de modifier les idĂ©es reçues, les attitudes traditionnelles dâanciens modes de pensĂ©es ou de comportements. Un peu dâhistoire Ces deux dĂ©finitions concernent des champs de recherche traitant de lâinfluence sociale qui sont issus de deux conceptions diffĂ©rentes de lâĂ©volution de la sociĂ©tĂ© : la premiĂšre est classique et aujourdâhui obsolĂšte, la seconde est plus rĂ©cente. Parler de dĂ©viance câest avoir en tĂȘte un systĂšme social statique, caractĂ©risĂ© par des rĂšgles et des normes sociales immuables. La dĂ©viance est analysĂ©e comme un dysfonctionnement de certains individus ou groupe sociaux minoritaires qui sont incapables de sâadapter Ă la sociĂ©tĂ© et donc dâintĂ©grer les normes. Dans ce cadre de recherche on a analysĂ© dâune part les caractĂ©ristiques psychologiques des dĂ©viants et dâautre part les rĂ©actions de la majoritĂ© face Ă ces dĂ©viants. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
- RĂ©sumĂ© des hypothĂšses Lâauteur fait lâhypothĂšse que les rĂ©actions des membres du groupe face aux dĂ©viants se traduiront par une pression vers lâuniformitĂ© dâattitudes.
đĄ Ă retenir
La cohésion du groupe influence la maniÚre dont il réagit aux membres déviants.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1984 | Publication de Moscovici sur psychologie sociale |
| 1954 | ExpĂ©riences dâAsch sur le conformisme |
| 1967 | Théorie de la comparaison sociale de Festinger |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des phénomÚnes sociaux et psychologiques
| Aspect | Définition | Exemples |
|---|
| Facilitation sociale | Influence de la prĂ©sence dâautrui sur la performance | AmĂ©lioration sur tĂąches simples |
| Conformisme | Adoption des opinions ou comportements du groupe | ExpĂ©rience dâAsch |
| Normes sociales | RĂšgles informelles favorisant lâuniformitĂ© | Imitation et comparaison sociale |
| Déviance et innovation | Comportements minoritaires remettant en cause ou modifiant les normes | Déviance |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre normes sociales et rĂšgles formelles
- Mélange entre influence minoritaire et majorité
- Confusion entre déviance et innovation
- Sous-estimer lâimpact de la prĂ©sence dâautrui sur la performance
- Confondre conformité et déviance
â
Checklist Examen
- Revoir la définition de la psychologie sociale selon Moscovici
- Ătudier lâimpact de la prĂ©sence dâautrui sur la performance
- Comprendre le phénomÚne de conformité selon Asch
- Analyser le rĂŽle des normes sociales dans lâuniformitĂ©
- Différencier déviance et innovation
- Ătudier la comparaison sociale selon Festinger
- Revoir les facteurs favorisant lâuniformitĂ©
- Comprendre le regard psychosocial ternaire
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