Revision sheet: Influence sociale et dynamique de groupe

Plan du Cours

  1. Définition et objet de la psychologie sociale selon Moscovici
  2. Le regard psychosocial ternaire dans l’analyse des relations sujet-objet
  3. Influence sociale : conflit entre dĂ©sir de similaritĂ© et d’individualitĂ©
  4. Facteurs sociaux favorisant l’uniformitĂ© : normes, modelage et comparaison sociale
  5. Fonctions sociales et cognitives des rĂšgles de conduite dans les interactions
  6. PhĂ©nomĂšne de facilitation sociale et influence de la prĂ©sence d’autrui sur la performance
  7. Théorie de la comparaison sociale de Festinger et évaluation des opinions par autrui
  8. ExpĂ©riences d’Asch sur le conformisme et profils psychologiques des sujets
  9. Procédures expérimentales en psychologie sociale : étude des chocs électriques et apprentissage
  10. Influence du compÚre minoritaire et rÎle des déviants dans la dynamique de groupe
  11. Mesure de l’influence sociale par l’évaluation visuelle et validation des rĂ©sultats expĂ©rimentaux
  12. Effets de la cohésion et des caractéristiques du groupe sur la réaction aux déviants

1. Définition et objet de la psychologie sociale selon Moscovici

Notions clés & Définitions

  • DĂ©finition : Le phĂ©nomĂšne de facilitation sociale renvoie au fait que la simple prĂ©sence d’autrui lors de l’accomplissement d’une tĂąche a une influence directe sur les performances du sujet.
  • La formation des normes : Un processus par lequel, en l'absence de repĂšres extĂ©rieurs objectifs, les individus crĂ©ent des normes internes pour Ă©valuer des stimuli indĂ©finis, comme illustrĂ© par l'effet autocinĂ©tique de Sherif oĂč la perception de distance ou de mouvement est influencĂ©e par l'absence de points de rĂ©fĂ©rence.
  • La version française : Pression de groupe et action contre un individu.
  • Psychologie sociale : Textes fondamentaux anglais et amĂ©ricains, tome 1, (pp.

Points essentiels

  • Selon Moscovici (1984), la psychologie sociale est la science des phĂ©nomĂšnes d’idĂ©ologie (cognitions et reprĂ©sentations sociales) et de communication aux divers niveaux des rapports humains.
  • L’objet de la psychologie sociale est donc l’interdĂ©pendance entre le sujet individuel, le groupe et la sociĂ©tĂ© Ă  laquelle il appartient, c’est-Ă -dire les relations d’influence et de conflits entre les individus eux-mĂȘmes, entre les groupes ou entre l’individu et le groupe.

À retenir

La psychologie sociale est une discipline intĂ©grative centrĂ©e sur l’interdĂ©pendance entre individu, groupe et sociĂ©tĂ©, selon Moscovici.

2. Le regard psychosocial ternaire dans l’analyse des relations sujet-objet

Notions clés & Définitions

  • Sujet individuel ou Ego : La dimension individuelle du sujet dans la relation Sujet-Objet, reprĂ©sentant l'individu en tant qu'entitĂ© distincte.

Points essentiels

  • Le regard psychosocial ternaire analyse la relation Sujet-Objet mĂ©diatisĂ©e par un Autrui (rĂ©el ou imaginaire).
  • Le sujet Ă©value un objet social toujours Ă  travers le regard d’autrui, notamment son groupe social ou culturel.
  • Cette mĂ©diatisation implique que le jugement portĂ© sur un objet social est socialement construit et dĂ©pend des rapports sociaux.
  • La psychologie sociale se distingue par ce regard ternaire rompant avec une lecture binaire Sujet-Objet.

À retenir

L’analyse psychosociale intĂšgre toujours la mĂ©diation d’autrui dans la relation entre sujet et objet social.

3. Influence sociale : conflit entre dĂ©sir de similaritĂ© et d’individualitĂ©

Notions clés & Définitions

  • Conflit entre : Une tension rĂ©sultant de la coexistence de deux dĂ©sirs opposĂ©s : celui de ressembler aux autres pour ĂȘtre acceptĂ© socialement et celui de maintenir sa propre individualitĂ©.
  • Influence sociale : Une pression exercĂ©e par un groupe ou la sociĂ©tĂ© sur un individu, qui modifie progressivement ses comportements afin de favoriser la similaritĂ© avec autrui.

Points essentiels

  • L’influence sociale rĂ©sulte d’un conflit entre le besoin d’ĂȘtre acceptĂ© par autrui et celui de se dĂ©marquer.
  • L’uniformitĂ© sociale n’est pas un simple instinct d’imitation, mais une consĂ©quence de plusieurs facteurs sociaux.
  • Le dĂ©sir de similaritĂ© vise Ă  Ă©viter le rejet social, tandis que le dĂ©sir d’individualitĂ© pousse Ă  la diffĂ©renciation.
  • Ces deux besoins coexistent et influencent les comportements sociaux.
  • Sociale 12 L’idĂ©e premiĂšre n’est pas comme chez Festinger que l’incertitude du sujet est rĂ©duite dans la comparaison avec autrui ; ce n’est pas en fonction de cette incertitude que les sujets se comparent. Ce serait plutĂŽt en fonction de normes sociales en vigueur dans une situation oĂč soi et autrui sont simultanĂ©ment impliquĂ©s. Ce qui devient important est donc la situation particuliĂšre. DĂ©finition La conformitĂ© supĂ©rieure de soi serait caractĂ©risĂ©e par le fait que l’individu Ă  tendance Ă  se valoriser par rapport aux normes en vigueur dans un ensemble social en s’attribuant des caractĂ©ristiques valorisĂ©es positivement. Mais l’individu a aussi tendance Ă  se valoriser par rapport Ă  autrui en se dĂ©crivant comme plus conforme que les autres. On voit bien que la notion de comparaison reste essentielle dans ce modĂšle. L’explication de l’effet P.I.P. fait alors intervenir un conflit entre deux termes :
    • d’une part, le dĂ©sir de plaire qui conduit Ă  un certain conformisme social ;
    • d’autre part, la volontĂ© de prĂ©server son moi qui conduit Ă  une certaine volontĂ© de diffĂ©renciation sociale. Ce conflit ne trouverait une solution satisfaisante que dans le phĂ©nomĂšne de conformitĂ© supĂ©rieure de soi : il n’est en effet qu’une façon de se prĂ©senter diffĂ©rent d’autrui dans le respect de la conformitĂ© aux normes sociales : c’est de s’affirmer comme en plus grande conformitĂ© que les autres Ă  ces normes. Voyons maintenant la dĂ©finition et les diffĂ©rents types de normes que cet auteur distingue : a. la norme peut ĂȘtre un Ă©tat de fait habituel. Autrement dit ce qui est ordinaire, ce qui est courant, en conformitĂ© avec la majoritĂ© des cas, dans un groupe ou dans une situation donnĂ©e. C’est la norme de fait : notĂ©e F. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
  • Sociale 4 Aujourd’hui on s’accorde Ă  dire que l’uniformitĂ© est la rĂ©sultante de plusieurs facteurs d’ordre social tels que : - les normes sociales, c’est-Ă -dire des rĂšgles informelles ; - le modelage, c’est-Ă -dire le fait d’imiter les actions d’autrui lorsque celles-ci se sont rĂ©vĂ©lĂ©es efficaces dans une situation donnĂ©e ; autrement dit c’est le fait d’utiliser les actions d’autrui comme modĂšle ; on parlera de phĂ©nomĂšne de contagion lorsque le comportement d’un modĂšle est imitĂ© par un grand nombre de personnes ; - la comparaison sociale, c’est-Ă -dire le fait que les gens comparent leurs attitudes et leurs actions avec celles des autres et ce, afin de juger de leur Ă -propos en fonction de l’accord observĂ© avec ceux des autres. Autrement dit, la comparaison sociale renvoie au fait que les gens sont particuliĂšrement susceptibles d’utiliser les actions des autres pour juger de leur propre comportement. Ces facteurs d’ordre social ont deux fonctions essentielles :  La premiĂšre de ces fonctions est la facilitation des relations interindividuelles. En effet, l’adoption de rĂšgles de conduites (parfois peu formalisĂ©es) facilite le dĂ©roulement des Ă©changes sociaux entre les individus. L’adoption de rĂšgles communes permet ainsi d’éviter de trop grandes diffĂ©rences interindividuelles ce qui limite les conflits ;  La deuxiĂšme est un fonctionnement Ă©conomique du systĂšme cognitif. Ainsi, l’adoption de ces rĂšgles de conduites nous permet aussi de fonctionner de maniĂšre Ă©conomique. Chaque individu a en tĂȘte des patterns de conduites applicables aux diffĂ©rentes situations auxquelles il est confrontĂ© ce qui lui permet de ne pas systĂ©matiquement avoir Ă  s’interroger sur la conduite Ă  tenir. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie

À retenir

L’influence sociale reprĂ©sente un Ă©quilibre dynamique entre le besoin d’appartenance et l’affirmation de soi.

4. Facteurs sociaux favorisant l’uniformitĂ© : normes, modelage et comparaison sociale

Notions clés & Définitions

  • Normes : Des rĂšgles informelles qui rĂ©gissent les comportements, favorisant l’uniformitĂ© dans un groupe.
  • Comparaison sociale : Un processus par lequel les individus Ă©valuent leurs attitudes et comportements en se rĂ©fĂ©rant Ă  ceux des autres, pour juger de leur adĂ©quation ou de leur valeur.

Points essentiels

  • Les normes sociales sont des rĂšgles informelles qui favorisent l’uniformitĂ© dans les comportements.
  • Le modelage consiste Ă  imiter les actions efficaces d’autrui, pouvant entraĂźner une contagion comportementale.

À retenir

Les normes sociales sont des rĂšgles informelles qui favorisent l’uniformitĂ© dans les comportements.

5. Fonctions sociales et cognitives des rĂšgles de conduite dans les interactions

Notions clés & Définitions

  • Sociales en vigueur dans : RĂšgles sociales qui s'appliquent dans un contexte donnĂ© oĂč soi et autrui sont simultanĂ©ment impliquĂ©s, influençant la valorisation de soi par rapport Ă  un ensemble social.
  • Normes sociales : RĂšgles informelles qui rĂ©gissent les comportements dans une sociĂ©tĂ© ou un groupe, contribuant Ă  l'uniformitĂ© des conduites sociales.

Points essentiels

  • Les rĂšgles de conduite facilitent les Ă©changes sociaux en rĂ©duisant les diffĂ©rences interindividuelles.
  • Elles assurent la prĂ©visibilitĂ© et la coordination des interactions sociales.
  • Ces rĂšgles ont une fonction cognitive en aidant Ă  traiter l’information sociale de maniĂšre efficace.
  • L’adoption de rĂšgles communes Ă©vite les conflits et favorise la cohĂ©sion sociale.

À retenir

Les rĂšgles de conduite sont des outils essentiels pour la coordination sociale et la gestion cognitive des interactions.

6. PhĂ©nomĂšne de facilitation sociale et influence de la prĂ©sence d’autrui sur la performance

Notions clés & Définitions

  • RĂ©sultats : Les sujets infĂ©riorisĂ©s respectent beaucoup moins la consigne que les autres, c’est-Ă -dire qu’ils utilisent plus de dimensions graphiques (telles que le dessin, la forme, la composition qui n’étaient pas mentionnĂ©es dans la consigne) et de couleurs simples.
  • PrĂ©sence d’autrui : Situation dans laquelle un individu accomplit une tĂąche en Ă©tant physiquement accompagnĂ© d’autres personnes, ce qui peut modifier sa performance.

Points essentiels

  • La prĂ©sence d’autrui peut amĂ©liorer la performance sur des tĂąches simples ou bien maĂźtrisĂ©es (facilitation sociale).
  • Ce phĂ©nomĂšne montre que la performance individuelle est influencĂ©e par la simple prĂ©sence d’autres personnes.
  • La facilitation sociale illustre l’impact direct des facteurs sociaux sur les comportements individuels.
  • Ce phĂ©nomĂšne est un exemple concret de l’influence sociale sur la performance.
  • Sociale 4 Aujourd’hui on s’accorde Ă  dire que l’uniformitĂ© est la rĂ©sultante de plusieurs facteurs d’ordre social tels que : - les normes sociales, c’est-Ă -dire des rĂšgles informelles ; - le modelage, c’est-Ă -dire le fait d’imiter les actions d’autrui lorsque celles-ci se sont rĂ©vĂ©lĂ©es efficaces dans une situation donnĂ©e ; autrement dit c’est le fait d’utiliser les actions d’autrui comme modĂšle ; on parlera de phĂ©nomĂšne de contagion lorsque le comportement d’un modĂšle est imitĂ© par un grand nombre de personnes ; - la comparaison sociale, c’est-Ă -dire le fait que les gens comparent leurs attitudes et leurs actions avec celles des autres et ce, afin de juger de leur Ă -propos en fonction de l’accord observĂ© avec ceux des autres. Autrement dit, la comparaison sociale renvoie au fait que les gens sont particuliĂšrement susceptibles d’utiliser les actions des autres pour juger de leur propre comportement. Ces facteurs d’ordre social ont deux fonctions essentielles :  La premiĂšre de ces fonctions est la facilitation des relations interindividuelles. En effet, l’adoption de rĂšgles de conduites (parfois peu formalisĂ©es) facilite le dĂ©roulement des Ă©changes sociaux entre les individus. L’adoption de rĂšgles communes permet ainsi d’éviter de trop grandes diffĂ©rences interindividuelles ce qui limite les conflits ;  La deuxiĂšme est un fonctionnement Ă©conomique du systĂšme cognitif. Ainsi, l’adoption de ces rĂšgles de conduites nous permet aussi de fonctionner de maniĂšre Ă©conomique. Chaque individu a en tĂȘte des patterns de conduites applicables aux diffĂ©rentes situations auxquelles il est confrontĂ© ce qui lui permet de ne pas systĂ©matiquement avoir Ă  s’interroger sur la conduite Ă  tenir. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
  • Sociale 19 Si chaque individu du groupe Ă©tablit une norme, s’agira-t-il de sa norme personnelle, diffĂ©rente de la norme des autres membres du groupe ? Ou bien, Ă©tabliront-ils une norme commune, propre Ă  la situation particuliĂšre du groupe et qui dĂ©pendra de la prĂ©sence de ces individus ensemble et de leur influence rĂ©ciproque les uns sur les autres ? Si tel est le cas alors il sera possible d’observer le prototype du processus psychologique de la formation d’une norme dans un groupe. Pour rĂ©pondre Ă  l’ensemble de ce questionnement, Sherif utilise l’effet autocinĂ©tique. Cet effet est le suivant : dans l’obscuritĂ© totale une lumiĂšre petite et unique semble se dĂ©placer dans toutes les directions. Si, Ă  plusieurs reprises, on prĂ©sente le point lumineux Ă  une personne, celle-ci peut voir la lumiĂšre apparaĂźtre chaque fois en diffĂ©rents points de la piĂšce, surtout si elle ignore la distance entre elle et la lumiĂšre. Dans une piĂšce complĂštement sombre, il est impossible de localiser de façon prĂ©cise un point lumineux unique, car il n’existe pas de point de rĂ©fĂ©rence par rapport auquel le situer. L’effet a lieu mĂȘme lorsque la personne qui regarde la lumiĂšre sait parfaitement que celle-ci ne se dĂ©place pas. Il s’agit d’une Ă©tude quantitative de la formation des normes. ProcĂ©dure L’amplitude du mouvement perçu a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e dans deux situations : 1. quand l’individu est seul, 2. quand l’individu est dans une situation de groupe. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie

À retenir

IntĂ©grer que la prĂ©sence d’autrui modifie la performance individuelle, rĂ©vĂ©lant l’impact social sur le comportement.

7. Théorie de la comparaison sociale de Festinger et évaluation des opinions par autrui

Notions clés & Définitions

  • ThĂ©orie de la comparaison sociale : Une thĂ©orie dĂ©veloppĂ©e par Festinger selon laquelle l’individu, en l’absence de base objective, Ă©value ses opinions et capacitĂ©s en se comparant Ă  autrui, principalement en situation d’incertitude, afin de rĂ©tablir un Ă©tat d’équilibre.
  • RĂ©alitĂ© sociale : En effet, on peut se demander si la rĂ©alitĂ© sociale n’est pas un des facteurs constitutifs de la rĂ©alitĂ© physique plutĂŽt qu’un de ses substituts.

Points essentiels

  • La comparaison sociale intervient principalement en situation d’incertitude pour rĂ©tablir un Ă©tat d’équilibre.
  • Ce processus montre la dĂ©pendance du sujet Ă  autrui pour valider ses jugements personnels.
  • La thĂ©orie souligne le rĂŽle central de la comparaison sociale dans la construction des attitudes.
  • Sociale 8 Dans ce cas, il n’a pour seul moyen de comparaison que la "rĂ©alitĂ© sociale", c’est-Ă -dire d’autres individus ou encore le consensus, c’est-Ă -dire que si son opinion est partagĂ©e, il en conclura qu’elle est valide. Voyons deux exemples permettant d’illustrer cela : 1/ face Ă  une surface (rĂ©alitĂ© physique), un individu peut penser qu’elle est cassable ou non ; il peut donner un coup de marteau sur cette surface et ĂȘtre convaincu que l’opinion qu’il avait est juste ou fausse. Si une personne lui dit que la surface est incassable aprĂšs qu’il l’ait cassĂ©e, cela aura peu d’effet sur son opinion. 2/ prenons maintenant le cas d’une personne qui croit que si les Ă©lections sont gagnĂ©es par l’opposition dans son pays, la vie sera plus agrĂ©able qu’elle ne l’est ; si cette opinion est partagĂ©e, alors elle est valide, sinon elle ne l’est pas. Notons cependant que pour valider l’opinion d’un individu il n’est pas nĂ©cessaire que tout le monde pense comme lui. Il suffit que les personnes du groupe auquel il se rĂ©fĂšre partagent son opinion. En 1954, Festinger Ă©largit sa thĂ©orie en y intĂ©grant l’évaluation des aptitudes ou des capacitĂ©s d’un individu. Les aptitudes d’une personne se manifestent dans ses performances. De la mĂȘme maniĂšre que pour les opinions, l’individu ne possĂšde pas toujours de base objective pour Ă©valuer certaines de ces capacitĂ©s parce qu’il ne peut se rĂ©fĂ©rer Ă  la "rĂ©alitĂ© physique". Si ses capacitĂ©s sont apprĂ©ciĂ©es par autrui ou si elles se situent correctement par rapport aux capacitĂ©s d’autrui, il en conclura qu’elles sont satisfaisantes. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
  • Sociale 9 Voici deux exemples permettant d’illustrer l’un et l’autre cas : 1/ l’évaluation de l’aptitude Ă  la course Ă  pied se fait en comparant le temps mis par plusieurs personnes pour parcourir la mĂȘme distance. (cas oĂč il existe une rĂ©alitĂ© physique permettant de comparer les aptitudes) 2/ l’évaluation de l’aptitude d’un individu Ă  l’écriture poĂ©tique dĂ©pend, pour une large part, de l’idĂ©e que s’en font les autres. (cas oĂč il n’existe pas de rĂ©alitĂ© physique mais une rĂ©alitĂ© sociale permettant de comparer les aptitudes) Les hypothĂšses concernant les opinions et les capacitĂ©s qui sont avancĂ©es par Festinger dans la thĂ©orie de la comparaison sociale sont les suivantes : - il existe chez tout individu une tendance Ă  Ă©valuer ses opinions et ses capacitĂ©s personnelles ; - en l’absence de moyens objectifs non sociaux, on Ă©value ses opinions et ses capacitĂ©s en les comparant avec les opinions et les capacitĂ©s des autres ; - la tendance Ă  se comparer Ă  autrui diminue Ă  mesure qu’augmente la diffĂ©rence entre soi-mĂȘme et cet autre, tant pour les opinions que pour les capacitĂ©s. Il rĂ©sulte de ces trois premiĂšres hypothĂšses que : 1/ c’est en se comparant Ă  des autrui proches de soi en ce qui concerne une opinion ou une capacitĂ© que l’on peut en faire une Ă©valuation stable. 2/ si on ne peut se comparer Ă  des personnes proches de soi, on essaiera de se rapprocher de ces personnes ou de rapprocher ces personnes de soi en ce qui concerne les opinions ou les capacitĂ©s en question. 3/ un individu prĂ©fĂšrera les situations dans lesquelles les opinions et les aptitudes d’autrui sont proches des siennes aux situations dans lesquelles elles sont Ă©loignĂ©es. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie

À retenir

Comprendre la comparaison sociale comme un mĂ©canisme fondamental d’évaluation et d’ajustement des opinions en contexte social.

8. ExpĂ©riences d’Asch sur le conformisme et profils psychologiques des sujets

Notions clés & Définitions

  • Conformisme : Une pression exercĂ©e par un groupe qui pousse un individu Ă  modifier ses opinions, attitudes et comportements pour les rendre concordants avec la norme dominante.
  • Sujets naĂŻfs : Des participants Ă  une expĂ©rimentation qui ignorent la vĂ©ritable hypothĂšse et sont soumis Ă  la pression d'une majoritĂ© unanime.
  • Sujets sont : Les participants Ă  l'expĂ©rimentation qui doivent rĂ©pondre publiquement face Ă  une majoritĂ©, en se conformant ou en s'opposant Ă  celle-ci.
  • ExtrĂȘme on a les sujets : Une classification des profils psychologiques des sujets oĂč certains restent indĂ©pendants et sĂ»rs d'eux, tandis que d'autres sont conformistes, hĂ©sitants et perdent confiance en eux.

Points essentiels

  • Les expĂ©riences d’Asch montrent que des sujets naĂŻfs peuvent se conformer Ă  une majoritĂ© mĂȘme si cela contredit leur perception.
  • Le conformisme se manifeste par la renonciation publique Ă  son propre jugement pour Ă©viter le rejet social.
  • Les erreurs des sujets varient significativement, illustrant la pression sociale sur l’évaluation perceptive.
  • Le mode d’énonciation (oral ou Ă©crit) influence le taux d’erreurs conformistes.
  • Sociale 36 n’y avait pas d’enjeu rĂ©el, on voit qu’ici l’enjeu est trĂšs fort et pourtant on observe les mĂȘmes effets de conformisme. La seule explication que l’on peut avancer concernant le comportement des sujets c’est qu’ils se dĂ©responsabilisent face Ă  la majoritĂ©. Toutefois, il faut souligner ici que ce phĂ©nomĂšne de conformisme apparaĂźt alors mĂȘme que cette majoritĂ© n’est pas massive (deux individus contre un). Ce phĂ©nomĂšne de dĂ©responsabilisation semble confirmĂ© par une expĂ©rimentation complĂ©mentaire, on note en effet sue le taux d’obĂ©issance augmente considĂ©rablement (il passe Ă  93%) si le sujet naĂŻf est affectĂ© Ă  une tĂąche subalterne (seconder un compĂšre qui administre les chocs Ă©lectriques). Il est Ă  noter quoi qu’il en soit que le paradigme expĂ©rimental utilisĂ© pose des questions Ă©thiques. Il est en effet difficile de prĂ©tendre que le sujet n’est pas affectĂ© psychologiquement et ce mĂȘme si l’expĂ©rimentateur prend la prĂ©caution de lui dĂ©montrer que la situation est fictive. CONCLUSION gĂ©nĂ©rale sur le conformisme Les expĂ©rimentations rĂ©alisĂ©es sur le conformisme montrent Ă  l’évidence que nos conduites individuelles peuvent dĂ©pendre de la pression du groupe. DĂšs lors certains auteurs se sont interrogĂ©s d’une part sur les caractĂ©ristiques des individus qui se conforment en comparaison Ă  ceux qui restent indĂ©pendants ; d’autre part ces auteurs se sont intĂ©ressĂ©s aux processus qui sous-tendent le phĂ©nomĂšne de conformisme. Concernant le premier point : certains auteurs se sont demandĂ©s s’il existait une personnalitĂ© conformiste. En d’autres termes existe-t-il des individus qui se conforment au groupe quelles que soient les circonstances ? U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
  • Sociale 30 Je ne dĂ©taillerai pas ces expĂ©rimentations ici, je donnerai simplement les principaux rĂ©sultats : 1. Lorsqu’au milieu de la majoritĂ© il y a deux sujets naĂŻfs, dans ce cas les sujets sont 2 contre 6 ou lorsque au milieu de la majoritĂ© il y a un sujet naĂŻf et un compĂšre qui a pour consigne de donner des rĂ©ponses correctes (dans ce cas aussi ils sont 2 contre 6), on constate que la frĂ©quence des erreurs est bien moindre (10,4% dans le premier cas et 5,5% dans le second). Dans ces situations le sujet naĂŻf a beaucoup moins tendance Ă  se conformer parce qu’il perçoit un appui et ce mĂȘme si Ă  eux 2 ils sont loin d’égaler en taille la majoritĂ©. 2. Lorsque le compĂšre instruit Ă  donner des rĂ©ponses exactes a pour consigne de se rallier Ă  la majoritĂ© au milieu de l’expĂ©rimentation, on constate que contrairement aux hypothĂšses, le sujet naĂŻf suit le mouvement dans la plupart des cas ce qui fait augmenter la proportion d’erreurs Ă  28,5%. 3. Lorsque le compĂšre n’a pour consigne de donner des bonnes rĂ©ponses que vers la deuxiĂšme moitiĂ© de l’expĂ©rience, on constate que si au dĂ©part le sujet naĂŻf Ă©tait indĂ©pendant, alors cela renforce son indĂ©pendance. Par contre, s’il Ă©tait conforme, il devient plus indĂ©pendant (mais beaucoup plus fluctuant que les indĂ©pendants d’origine). 4. Lorsque l’on fait varier la taille de la majoritĂ© on constate les mĂȘmes effets que dans la premiĂšre expĂ©rience dĂšs lors que le sujet est face Ă  une majoritĂ© de 3 individus (il n’y a pas d’accentuation des effets si l’on augmente la taille de la majoritĂ©). 5. Enfin, cas extrĂȘmes, si un seul compĂšre ayant pour consigne de donner des mauvaises rĂ©ponses aux essais critiques est glissĂ© dans un groupe de U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie

À retenir

Le conformisme est un mécanisme social puissant qui peut altérer la perception individuelle sous pression de la majorité.

9. Procédures expérimentales en psychologie sociale : étude des chocs électriques et apprentissage

Notions clés & Définitions

  • Psychologie Sociale : Discipline qui Ă©tudie les interactions entre individus et la maniĂšre dont la prĂ©sence rĂ©elle ou implicite d'autrui influence leurs comportements, attitudes et perceptions.

Points essentiels

  • Les expĂ©riences utilisent des groupes composĂ©s de sujets naĂŻfs et de compĂšres pour Ă©tudier l’influence sociale.
  • Les tĂąches expĂ©rimentales incluent apprentissage d'association de mots et administration simulĂ©e de chocs Ă©lectriques.
  • Le rĂŽle des compĂšres est manipulĂ© pour crĂ©er des situations de conformitĂ© ou de dĂ©viance.
  • Ces procĂ©dures permettent d’observer les rĂ©actions des sujets face Ă  la pression sociale dans des contextes variĂ©s.
  • Sociale 30 Je ne dĂ©taillerai pas ces expĂ©rimentations ici, je donnerai simplement les principaux rĂ©sultats : 1. Lorsqu’au milieu de la majoritĂ© il y a deux sujets naĂŻfs, dans ce cas les sujets sont 2 contre 6 ou lorsque au milieu de la majoritĂ© il y a un sujet naĂŻf et un compĂšre qui a pour consigne de donner des rĂ©ponses correctes (dans ce cas aussi ils sont 2 contre 6), on constate que la frĂ©quence des erreurs est bien moindre (10,4% dans le premier cas et 5,5% dans le second). Dans ces situations le sujet naĂŻf a beaucoup moins tendance Ă  se conformer parce qu’il perçoit un appui et ce mĂȘme si Ă  eux 2 ils sont loin d’égaler en taille la majoritĂ©. 2. Lorsque le compĂšre instruit Ă  donner des rĂ©ponses exactes a pour consigne de se rallier Ă  la majoritĂ© au milieu de l’expĂ©rimentation, on constate que contrairement aux hypothĂšses, le sujet naĂŻf suit le mouvement dans la plupart des cas ce qui fait augmenter la proportion d’erreurs Ă  28,5%. 3. Lorsque le compĂšre n’a pour consigne de donner des bonnes rĂ©ponses que vers la deuxiĂšme moitiĂ© de l’expĂ©rience, on constate que si au dĂ©part le sujet naĂŻf Ă©tait indĂ©pendant, alors cela renforce son indĂ©pendance. Par contre, s’il Ă©tait conforme, il devient plus indĂ©pendant (mais beaucoup plus fluctuant que les indĂ©pendants d’origine). 4. Lorsque l’on fait varier la taille de la majoritĂ© on constate les mĂȘmes effets que dans la premiĂšre expĂ©rience dĂšs lors que le sujet est face Ă  une majoritĂ© de 3 individus (il n’y a pas d’accentuation des effets si l’on augmente la taille de la majoritĂ©). 5. Enfin, cas extrĂȘmes, si un seul compĂšre ayant pour consigne de donner des mauvaises rĂ©ponses aux essais critiques est glissĂ© dans un groupe de U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
  • Sociale 19 Si chaque individu du groupe Ă©tablit une norme, s’agira-t-il de sa norme personnelle, diffĂ©rente de la norme des autres membres du groupe ? Ou bien, Ă©tabliront-ils une norme commune, propre Ă  la situation particuliĂšre du groupe et qui dĂ©pendra de la prĂ©sence de ces individus ensemble et de leur influence rĂ©ciproque les uns sur les autres ? Si tel est le cas alors il sera possible d’observer le prototype du processus psychologique de la formation d’une norme dans un groupe. Pour rĂ©pondre Ă  l’ensemble de ce questionnement, Sherif utilise l’effet autocinĂ©tique. Cet effet est le suivant : dans l’obscuritĂ© totale une lumiĂšre petite et unique semble se dĂ©placer dans toutes les directions. Si, Ă  plusieurs reprises, on prĂ©sente le point lumineux Ă  une personne, celle-ci peut voir la lumiĂšre apparaĂźtre chaque fois en diffĂ©rents points de la piĂšce, surtout si elle ignore la distance entre elle et la lumiĂšre. Dans une piĂšce complĂštement sombre, il est impossible de localiser de façon prĂ©cise un point lumineux unique, car il n’existe pas de point de rĂ©fĂ©rence par rapport auquel le situer. L’effet a lieu mĂȘme lorsque la personne qui regarde la lumiĂšre sait parfaitement que celle-ci ne se dĂ©place pas. Il s’agit d’une Ă©tude quantitative de la formation des normes. ProcĂ©dure L’amplitude du mouvement perçu a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e dans deux situations : 1. quand l’individu est seul, 2. quand l’individu est dans une situation de groupe. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie

À retenir

Les mĂ©thodes expĂ©rimentales en psychologie sociale, impliquant des groupes mixtes de sujets naĂŻfs et compĂšres dans des tĂąches variĂ©es, illustrent la complexitĂ© et la rigueur nĂ©cessaires pour Ă©tudier l’influence sociale en laboratoire.

10. Influence du compÚre minoritaire et rÎle des déviants dans la dynamique de groupe

Notions clés & Définitions

  • HypothĂšse : La simple prĂ©sence d’autrui ne suffit pas Ă  crĂ©er ou provoquer des comportements de diffĂ©renciation de la part du sujet.
  • CompĂšre minoritaire : Membre introduit dans un groupe expĂ©rimental qui adopte systĂ©matiquement une position minoritaire constante et persistante, capable d’influencer la majoritĂ© malgrĂ© la pression majoritaire.
  • Dans le groupe : Situation oĂč les interactions entre membres permettent l’émergence et la contestation des normes sociales, influencĂ©es par la prĂ©sence de minoritĂ©s ou de dĂ©viants.

Points essentiels

  • Le compĂšre minoritaire peut influencer les sujets naĂŻfs malgrĂ© la pression majoritaire.
  • Les dĂ©viants jouent un rĂŽle clĂ© en remettant en question la norme et en modifiant la dynamique de groupe.
  • La stabilitĂ© et la persistance du dĂ©viant renforcent son influence sur le groupe.
  • La prĂ©sence de dĂ©viants peut modifier la cohĂ©sion et les dĂ©cisions du groupe.
  • Sociale 52 6.3.1. Les recherches de FAUCHEUX et MOSCOVICI (1967)14 Ces deux auteurs sont les premiers Ă  avoir rĂ©alisĂ© des expĂ©rimentations sur l’innovation. Leur point de dĂ©part est relatif aux Ă©tudes faites classiquement sur l’influence sociale. Ils chercheront Ă  renverser des paradigmes expĂ©rimentaux utilisĂ©s de façon classique. Selon les auteurs, ces recherches partent du postulat selon lequel seule la majoritĂ© peut exercer une pression sur les minoritĂ©s et que ce rĂ©sultat est essentiellement dĂ» aux diffĂ©rences de taille entre les groupes considĂ©rĂ©s. Pour ces auteurs ce qui est important ce n’est pas la taille c’est la consistance et plus particuliĂšrement la consistance synchronique (consensus au sein de la source d’influence) et consistance diachronique (durabilitĂ© du consensus dans le temps). En d’autres termes une minoritĂ© peut parfaitement influencer la majoritĂ© Ă  partir du moment oĂč elle est consistante. Pour appuyer leur hypothĂšse, les auteurs se rĂ©fĂšrent aux rĂ©sultats obtenus lors des expĂ©rimentations rĂ©alisĂ©es par Asch. On constate que si le consensus est rompu par un compĂšre qui doit se dĂ©solidariser, le sujet se sent soutenu. Dans ce cas le nombre de sujets qui se conforment passe de 32% Ă  10,4% alors que la taille de la majoritĂ© ne diminue pas considĂ©rablement puisqu’elle passe de 7 Ă  6. Pour les auteurs, c’est parce qu’un individu a rompu le consensus et que la
  • Sociale 57 6.3.3. Conclusion sur l’influence minoritaire Lorsque la majoritĂ© perçoit une dissidence en son sein, elle exerce une pression afin de rĂ©tablir l’équilibre et Ă©viter que cette minoritĂ© dissidente n’entrave son fonctionnement et l’empĂȘche d’atteindre son but. Ces rĂ©actions seront d’autant plus marquĂ©es que le groupe est cohĂ©sif et que la tĂąche Ă  accomplir est pertinente vis-Ă -vis du but que s’est fixĂ© le groupe. Pour exercer cette pression, la majoritĂ© adresse des communications Ă  la minoritĂ© afin de l’amener Ă  changer d’attitude. Elle peut Ă©galement tenter de dĂ©crĂ©dibiliser cette minoritĂ© en utilisant le procĂ©dĂ© de naturalisation. Dans certaines conditions, la minoritĂ© peut rĂ©sister aux pressions de la majoritĂ© et peut ainsi introduire des innovations et ainsi faire basculer certaines normes ou attitudes. Pour qu’elle puisse rĂ©ussir il faut qu’elle reste indĂ©pendante. En outre, certaines autres conditions sont favorisantes, il faut que : 1/ la minoritĂ© soit consistante (consistance synchronique et diachronique) ; 2/ elle ne fasse pas preuve de rigiditĂ© (faire preuve d’une certaine ouverture d’esprit tout en restant cohĂ©rente avec le point de vue qu’elle soutient) ; 3/ elle apparaisse objective (en ne dĂ©fendant pas, par exemple, une cause qui ne semble servir que ses intĂ©rĂȘts propres) ; 4/ les nouvelles normes qu’elle tente d’introduire ne soient pas rĂ©trogrades mais

À retenir

Le compÚre minoritaire peut influencer les sujets naïfs malgré la pression majoritaire.

11. Mesure de l’influence sociale par l’évaluation visuelle et validation des rĂ©sultats expĂ©rimentaux

Notions clés & Définitions

  • TĂąche : Une activitĂ© expĂ©rimentale oĂč les sujets Ă©valuent ou rĂ©agissent Ă  des stimuli visuels ou sociaux, souvent en rĂ©ponse publique, pour mesurer l'influence sociale.
  • Constat : Groupes Df – atmosphĂšre et organisation moins bonnes – refusent de laisser inspecter leur travail (ferme leur frontiĂšre) – se diffĂ©rencient en faisant autre chose que les groupes F, ils dĂ©cident de faire un jardin autour de la construction.

Points essentiels

  • La rĂ©pĂ©tition des expĂ©riences avec stimuli visuels permet de valider la robustesse des rĂ©sultats.
  • Les rĂ©ponses orales publiques accentuent la pression sociale et influencent les rĂ©sultats.

À retenir

Comprendre que la mesure prĂ©cise de l’influence sociale repose sur des protocoles expĂ©rimentaux rigoureux et reproductibles.

12. Effets de la cohésion et des caractéristiques du groupe sur la réaction aux déviants

Notions clés & Définitions

  • Conditions expĂ©rimentales : Les diffĂ©rentes configurations mises en place lors de l'Ă©tude, notamment la cohĂ©sion du groupe et la pertinence de l’activitĂ©, qui influencent la rĂ©action des groupes face aux membres dĂ©viants.
  • CaractĂ©ristiques du groupe : Les traits spĂ©cifiques d’un groupe, tels que la motivation, la pertinence de l’activitĂ© et la cohĂ©sion, qui modulent la maniĂšre dont le groupe rĂ©agit aux comportements dĂ©viants.
  • Forte cohĂ©sion : Un Ă©tat d’unitĂ© Ă©levĂ©e au sein d’un groupe, caractĂ©risĂ© par une motivation forte Ă  atteindre un but commun et Ă  crĂ©er une identitĂ© partagĂ©e, conduisant Ă  une pression accrue pour le consensus et au rejet des membres dĂ©viants.
  • Face aux dĂ©viants : La naturalisation DĂ©finition : il y a naturalisation lorsque le groupe ou le systĂšme social cherche Ă  s’immuniser contre les dĂ©viants non pas en se heurtant de front Ă  leurs conceptions mais en ruinant leur crĂ©dibilitĂ©.
  • Membres du groupe : et b) si les membres du groupe estiment de façon majoritaire que ces activitĂ©s sont indispensables concernant leurs propres intĂ©rĂȘts et besoins.

Points essentiels

  • La cohĂ©sion du groupe influence la maniĂšre dont il rĂ©agit aux membres dĂ©viants.
  • Des groupes trĂšs cohĂ©sifs tendent Ă  rejeter plus fortement les dĂ©viants.
  • Les caractĂ©ristiques spĂ©cifiques du groupe, comme la pertinence de l’activitĂ©, modulent cette rĂ©action.
  • La dynamique de rejet ou d’acceptation des dĂ©viants affecte la stabilitĂ© des normes du groupe.
  • Sociale 39 6- Les processus d’influence minoritaire : les phĂ©nomĂšnes de dĂ©viance et d’innovation 6.1. Introduction DĂ©finitions : On parle de dĂ©viance dĂšs lors qu’un individu ou un groupe d’individus minoritaire ne se conforme pas aux normes ou rĂšgles sociales en vigueur dans un systĂšme social donnĂ©. C’est donc un comportement qui remet en cause Ă  la fois les normes sociales et la cohĂ©sion ou l’unitĂ© du systĂšme. Par contre, on parle d’innovation dĂšs lors qu’un individu ou un groupe d’individus minoritaire s’efforcera soit d’introduire ou de crĂ©er des idĂ©es nouvelles, de nouveaux modes de pensĂ©e ou de comportements, soit de modifier les idĂ©es reçues, les attitudes traditionnelles d’anciens modes de pensĂ©es ou de comportements. Un peu d’histoire Ces deux dĂ©finitions concernent des champs de recherche traitant de l’influence sociale qui sont issus de deux conceptions diffĂ©rentes de l’évolution de la sociĂ©tĂ© : la premiĂšre est classique et aujourd’hui obsolĂšte, la seconde est plus rĂ©cente. Parler de dĂ©viance c’est avoir en tĂȘte un systĂšme social statique, caractĂ©risĂ© par des rĂšgles et des normes sociales immuables. La dĂ©viance est analysĂ©e comme un dysfonctionnement de certains individus ou groupe sociaux minoritaires qui sont incapables de s’adapter Ă  la sociĂ©tĂ© et donc d’intĂ©grer les normes. Dans ce cadre de recherche on a analysĂ© d’une part les caractĂ©ristiques psychologiques des dĂ©viants et d’autre part les rĂ©actions de la majoritĂ© face Ă  ces dĂ©viants. U.E. MAJEURE FONDAMENTALE : U.E.7 - Psychologie
  • RĂ©sumĂ© des hypothĂšses L’auteur fait l’hypothĂšse que les rĂ©actions des membres du groupe face aux dĂ©viants se traduiront par une pression vers l’uniformitĂ© d’attitudes.

À retenir

La cohésion du groupe influence la maniÚre dont il réagit aux membres déviants.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1984Publication de Moscovici sur psychologie sociale
1954ExpĂ©riences d’Asch sur le conformisme
1967Théorie de la comparaison sociale de Festinger

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des phénomÚnes sociaux et psychologiques

AspectDéfinitionExemples
Facilitation socialeInfluence de la prĂ©sence d’autrui sur la performanceAmĂ©lioration sur tĂąches simples
ConformismeAdoption des opinions ou comportements du groupeExpĂ©rience d’Asch
Normes socialesRĂšgles informelles favorisant l’uniformitĂ©Imitation et comparaison sociale
Déviance et innovationComportements minoritaires remettant en cause ou modifiant les normesDéviance

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre normes sociales et rĂšgles formelles
  2. Mélange entre influence minoritaire et majorité
  3. Confusion entre déviance et innovation
  4. Sous-estimer l’impact de la prĂ©sence d’autrui sur la performance
  5. Confondre conformité et déviance

Checklist Examen

  1. Revoir la définition de la psychologie sociale selon Moscovici
  2. Étudier l’impact de la prĂ©sence d’autrui sur la performance
  3. Comprendre le phénomÚne de conformité selon Asch
  4. Analyser le rĂŽle des normes sociales dans l’uniformitĂ©
  5. Différencier déviance et innovation
  6. Étudier la comparaison sociale selon Festinger
  7. Revoir les facteurs favorisant l’uniformitĂ©
  8. Comprendre le regard psychosocial ternaire

Test your knowledge

Test your knowledge on Influence sociale et dynamique de groupe with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. En quoi la psychologie sociale diffÚre-t-elle d'une discipline centrée uniquement sur l'individu ?

2. En quoi le regard psychosocial ternaire diffĂšre-t-il d'une analyse binaire de la relation Sujet-Objet ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Influence sociale et dynamique de groupe with 24 interactive flashcards.

Psychologie sociale — dĂ©finition ?

Science des phĂ©nomĂšnes d’idĂ©ologie et de communication

Regard psychosocial ternaire — rîle ?

Analyser la relation sujet-objet médiatisée par autrui

Influence sociale — conflit ?

Désir de similarité vs individualité

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator