Revision sheet: Introduction à la Formation Professionnelle Continue

Plan du Cours

  1. Définition FPC
  2. Histoire de la formation
  3. Acteurs FPC
  4. Financement FPC
  5. Obligations légales
  6. Modalités de formation
  7. Évaluation et certification
  8. Gestion du plan de compétences
  9. Mobilité interne et formation
  10. Outils de mobilité
  11. Rôle des managers
  12. Impact sociétal et technologique

1. Définition FPC

Notions clés & Définitions

  • Formation Professionnelle Continue (FPC) : Ensemble des actions de formation suivies après l’entrée dans la vie active, visant à acquérir, développer ou actualiser des compétences pour sécuriser un parcours professionnel, conformément au Code du travail.
  • Objectifs principaux de la FPC : Favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle, maintenir dans l’emploi, développer les compétences, accéder à différents niveaux de qualification, et promouvoir la cohésion sociale (Code du travail).
  • Actions comprises dans la FPC : Formation, bilans de compétences, validation des acquis de l’expérience (VAE), apprentissage (Code du travail).
  • Publics concernés : Salariés, demandeurs d’emploi, indépendants, et autres actifs en recherche de développement professionnel.
  • Compte Personnel de Formation (CPF) : Droit individuel permettant à chaque actif de financer des actions de formation tout au long de sa vie professionnelle, inscrit dans le cadre de la formation tout au long de la vie.
  • Obligation de l’employeur : Adapter et maintenir les salariés en emploi en leur proposant des actions de formation, notamment via le plan de développement des compétences, pour répondre aux évolutions technologiques et organisationnelles (Code du travail).

Points essentiels

  • La FPC s’inscrit dans la formation tout au long de la vie, considérée comme une obligation nationale visant à permettre à chacun d’actualiser ses compétences et de progresser en qualification (Code du travail).
  • Elle comprend plusieurs actions telles que la formation, les bilans de compétences, la VAE, et l’apprentissage, destinées à différents publics actifs (Code du travail).
  • La loi prévoit une obligation pour l’employeur d’assurer l’adaptation des salariés à l’évolution des emplois, en proposant des actions de formation dans le cadre du plan de développement des compétences.
  • Le CPF constitue un droit individuel, accessible à tout moment, pour financer des actions de formation, renforçant la dimension personnelle et autonome de la formation professionnelle.
  • La stratégie de développement des compétences vise à répondre aux enjeux économiques, sociaux, et à favoriser la promotion sociale, en lien avec la formation tout au long de la vie.

À retenir

La Formation Professionnelle Continue est un dispositif global, inscrit dans le droit du travail, visant à accompagner l’évolution des compétences des actifs tout au long de leur vie, avec le CPF comme outil central de financement et d’autonomie.

2. Histoire de la formation

Notions clés & Définitions

  • Avant 1970 : Période marquée par la mise en place progressive d’un cadre administratif et financier, notamment avec le décret-loi du 6 mai 1939, la création de l’AFPA en 1949, et la loi Debré de 1959 qui introduit la formation comme effort individuel avec des cours du soir. La loi du 3 décembre 1966 affirme que l’État doit intervenir dans la formation, la considérant comme un service public.

  • 1971 (loi Delors) : Date clé où la formation professionnelle entre dans le droit du travail avec l’obligation pour les entreprises de dépenser 0,80 % de leur masse salariale en formation, établissant un financement privé et un marché de la formation.

  • 1984 (loi Rigout) : Création du Congé individuel de Formation (CIF) et renforcement du rôle du comité d’entreprise dans la négociation sur la formation, avec une obligation de négociation dans les branches et entreprises.

  • Depuis 2000 : Adoption de la loi Aubry (2000) qui rend obligatoire l’adaptation des salariés à l’évolution des emplois, instaurent le DIF, et favorise la lutte contre l’illettrisme. La stratégie de Lisbonne (2000) vise à faire de l’UE une économie de la connaissance, avec des objectifs ambitieux en emploi et croissance.

  • Après 2020 : Réformes majeures avec la loi du 5 septembre 2018 (liberté de choisir son avenir professionnel), qui transforme le financement (CPF en euros, France compétences), crée le Conseil en évolution professionnelle, et développe la formation à distance, notamment en réponse à la crise sanitaire.

Points essentiels

  • La période avant 1970 voit la structuration initiale de la formation avec des lois et institutions (AFPA, fonds national pour l’emploi) et une conception de la formation comme effort individuel ou de service public (loi Debré, loi de 1966). La loi du 3 décembre 1966 marque une étape majeure en affirmant l’intervention de l’État.

  • La loi Delors (1971) introduit une obligation de dépense pour les entreprises, établissant un marché privé de la formation, excluant le secteur public et les professions indépendantes. Elle marque la transition vers une logique de financement privé et de marché.

  • La loi Rigout (1984) et l’accord de 1991 renforcent la dimension d’individualisation et de négociation collective, avec la création du CIF, la négociation dans les branches, et la reconnaissance du droit à la formation pour tous.

  • Depuis 2000, la stratégie de Lisbonne influence fortement la politique européenne et française, en insistant sur la croissance, l’emploi, et la qualification tout au long de la vie. La loi Aubry et la loi de 2004 instaurent des droits nouveaux comme le DIF, renforcent la gouvernance (Fongecif, OPCA), et introduisent la notion de dialogue social dans la formation.

  • Après 2020, la réforme de 2018 modernise le système avec la monétisation du CPF, la création de France compétences, et l’extension du rôle des acteurs publics et privés. La digitalisation et la crise sanitaire accélèrent la transformation des modalités de formation.

À retenir

L’histoire de la formation professionnelle en France évolue d’un cadre initialement basé sur l’effort individuel et la gestion publique vers un système intégré, négocié, et marché, fortement influencé par les stratégies européennes et les réformes législatives récentes, visant à rendre la formation plus accessible, flexible et adaptée aux enjeux économiques et sociaux.

3. Acteurs FPC

Notions clés & Définitions

  • Employeur : Obligation d’adaptation des salariés à l’évolution des emplois, notamment via le plan de développement des compétences, et participation financière à la formation (voir section 1.3). Il doit assurer l’adaptation et le maintien dans l’emploi, en lien avec la législation (voir section 5).
  • Partenaires sociaux : Acteurs regroupés dans la négociation collective, ils négocient notamment sur la formation professionnelle dans les branches ou entreprises, et participent à la définition des dispositifs (voir section 1.3).
  • Organismes collecteurs paritaires agréés (OPCA) : Organismes chargés de collecter et de gérer les fonds de la formation professionnelle, notamment pour financer les actions de formation. Depuis la loi de 2018, ils sont remplacés par des opérateurs de compétences (OPCO) (voir section 1.3).
  • Fongecif : Organisme chargé de gérer le droit individuel à la formation (DIF) et le bilan de compétences, permettant aux salariés de financer des projets personnels ou professionnels (voir section 1.3).
  • Missions locales : Structures dédiées à l’emploi des jeunes, elles accompagnent leur insertion professionnelle, notamment par des actions de formation et d’orientation (voir section 1.3).
  • Rôle du comité d’entreprise (CE) : Instance représentative du personnel qui doit être informée et consultée sur le plan de développement des compétences, et participe à la négociation sur la formation dans l’entreprise (voir section 1.3).

Points essentiels

  • Le rôle de l’employeur est central dans la mise en œuvre de la formation : il doit assurer l’adaptation des salariés à l’évolution des emplois via le plan de développement des compétences, en lien avec l’obligation légale d’adaptation (voir section 1.3, 5). La contribution financière à la formation est aussi une obligation, notamment pour les entreprises de plus de 10 salariés (voir section 4).
  • Les partenaires sociaux négocient collectivement sur la formation, notamment lors des accords nationaux interprofessionnels (ANI) ou dans les branches professionnelles, pour définir les modalités et financements (voir section 1.3).
  • Les organismes collecteurs paritaires agréés (OPCA), remplacés depuis 2018 par les opérateurs de compétences (OPCO), ont pour mission de collecter les contributions des entreprises et de financer les actions de formation (voir section 1.3).
  • Le Fongecif intervient dans la gestion du droit individuel à la formation (DIF), du bilan de compétences, et de la validation des acquis de l’expérience (VAE), facilitant la mobilité et la reconversion professionnelle (voir section 1.3).
  • Les missions locales jouent un rôle clé dans l’insertion des jeunes en proposant des actions de formation, d’orientation et d’accompagnement personnalisé (voir section 1.3).
  • Le comité d’entreprise doit être consulté sur le plan de développement des compétences, et peut participer à la négociation collective sur la formation, en lien avec la stratégie de l’entreprise (voir section 1.3).

À retenir

Les acteurs internes et externes de la formation professionnelle, tels que l’employeur, les partenaires sociaux, et les organismes spécialisés, collaborent pour assurer l’adaptation des salariés, financer la formation, et favoriser l’insertion et la mobilité professionnelle.

4. Financement FPC

Notions clés & Définitions

  • Obligation de dépense formation des entreprises : Montant minimal que doivent consacrer les entreprises à la formation de leurs salariés, généralement fixé à 0,80 % de la masse salariale pour les entreprises de plus de 10 salariés (loi du 16 juillet 1971, loi Delors).
  • Évolution des modes de financement : Transformation des sources et mécanismes de financement de la formation, passant notamment du financement privé à une participation plus structurée via des dispositifs comme le FNE, OPCA, ou contribution employeurs (loi Rigout, ANI 1991).
  • Financement du CIF et co-investissement salarié : Mécanismes permettant de financer le Congé Individuel de Formation (CIF) et la participation financière du salarié dans le cadre de la formation, avec un co-investissement souvent partagé entre l’employeur et le salarié (loi Rigout 1984, ANI 1991).
  • Financement des demandes de formation des salariés en CDI : Modalités spécifiques de financement pour les salariés en contrat à durée indéterminée, notamment via la contribution des entreprises (0,2 % de la masse salariale selon ANI 2004) et le CPF (loi 2014).
  • Capital de temps de formation : Dispositif permettant aux salariés de cumuler des heures de formation qu’ils peuvent mobiliser ultérieurement, notamment avec le CPF et ses mécanismes de portabilité (loi 1990, ANI 1991, loi 2014).

Points essentiels

  • La loi du 16 juillet 1971 impose aux entreprises de plus de 10 salariés une obligation de dépense en formation fixée à 0,80 % de leur masse salariale, afin de financer la formation professionnelle (obligation légale).
  • L’évolution des modes de financement s’est traduite par la création de dispositifs comme le Fonds National pour l’Emploi (FNE), les OPCA (Organismes Paritaires Collecteurs Agréés), et la contribution employeur, qui ont permis une gestion plus structurée et mutualisée des fonds (loi Rigout 1984, ANI 1991).
  • Le financement du CIF, instauré par la loi Rigout (1984), permet aux salariés de suivre une formation en dehors du temps de travail avec une prise en charge partielle, souvent co-financée par l’employeur et le salarié (co-investissement).
  • La contribution des employeurs pour le financement des demandes de formation des salariés en CDI a été renforcée par l’ANI de 2004, avec un taux de 0,2 % de la masse salariale, et par la généralisation du CPF (loi 2014).
  • Le capital de temps de formation, introduit par l’ANI de 1991, permet aux salariés de cumuler des heures de formation, transférables via le CPF, pour une utilisation ultérieure, favorisant la mobilité et le développement des compétences.

À retenir

Le financement de la formation professionnelle en France a connu une évolution progressive, passant d’obligations légales strictes à des dispositifs mutualisés et individualisés, avec un accent sur la portabilité et la valorisation du capital temps du salarié.

5. Obligations légales

Notions clés & Définitions

  • Obligation légale d’adaptation des salariés à l’évolution des emplois : Responsabilité de l’employeur de veiller à ce que ses salariés disposent des compétences nécessaires face aux changements technologiques, organisationnels ou liés au marché, afin de maintenir leur employabilité (voir section 1.1).

  • Droit à la formation professionnelle inscrit dans le Code du travail : Disposition légale qui garantit à chaque actif la possibilité de suivre des actions de formation pour développer ses compétences, notamment via le CPF et le DIF, dans le cadre de la formation tout au long de la vie (voir section 1.1).

  • Obligation de négocier sur la formation dans les branches et entreprises : Nécessité pour les partenaires sociaux de négocier périodiquement des accords ou plans de développement des compétences, notamment dans le cadre des branches professionnelles ou des entreprises, pour organiser et améliorer la formation (voir section 1.3).

  • Protection du salarié en cas de refus de formation : Le Code du travail prévoit que le salarié ne peut être sanctionné ou licencié pour avoir refusé une action de formation proposée par l’employeur, sauf si cette formation est une obligation liée à la sécurité ou à la conformité réglementaire (voir section 1.1).

  • Contrôle de la qualité des organismes de formation (OPQFC) : Dispositif instauré par la loi du 4 juillet 1990, qui impose un contrôle de la qualité des organismes de formation via l’Office Professionnel de Qualification des organismes de Formation Continue (OPQFC), garantissant la conformité et la fiabilité des formations proposées (voir section 1.1).

Points essentiels

  • La loi du 16 juillet 1971 (loi Delors) introduit l’obligation pour les entreprises de consacrer 0,80 % de leur masse salariale à la formation, établissant une obligation légale d’adaptation des salariés à l’évolution des emplois.
  • La négociation sur la formation doit être régulière dans chaque branche ou entreprise, conformément aux accords nationaux interprofessionnels (ANI) successifs, notamment ceux de 1970, 1991, 2003 et 2009.
  • La protection du salarié en cas de refus de formation est renforcée par la loi de 2004, qui précise que ce refus ne peut pas constituer une faute ou un motif de licenciement, sauf exceptions liées à la sécurité.
  • La loi du 4 juillet 1990 crée un droit à la qualité pour les organismes de formation, contrôlé par l’OPQFC, afin d’assurer la fiabilité des actions de formation et de protéger les usagers.
  • La mise en œuvre de ces obligations légales s’inscrit dans une démarche de développement des compétences, de sécurisation des parcours professionnels et d’amélioration de la compétitivité des entreprises.

À retenir

Les obligations légales en matière de formation visent à garantir l’adaptation continue des salariés, leur droit à la formation, et la qualité des organismes, afin de favoriser l’employabilité et la compétitivité dans un cadre réglementaire strict.

6. Modalités de formation

Notions clés & Définitions

  • Action de formation : Parcours pédagogique visant un objectif professionnel, pouvant se réaliser à distance, en présentiel ou en situation de travail, destiné à acquérir, développer ou actualiser des compétences.
    Source : Code du travail (définition générale).

  • Modalités de formation : Différents modes d’organisation de la formation, notamment en présentiel (en salle), à distance (e-learning) ou en situation de travail (apprentissage sur le poste).
    Source : Code du travail.

  • Durée et cumul des heures de formation : Temps consacré à la formation, pouvant être cumulable sur une année ou sur la durée du parcours (ex : DIF 20h/an cumulable).
    Source : Code du travail.

  • Possibilité de formation hors temps de travail avec rémunération partielle : Formation suivie en dehors des heures de travail, avec une rémunération partielle ou une compensation, permettant aux salariés de se former tout en étant partiellement rémunérés.
    Source : Code du travail.

  • Contrat de professionnalisation et apprentissage : Contrats permettant d’alternativement former un salarié ou un apprenti, intégrant une formation en centre et une expérience en entreprise, avec une rémunération spécifique.
    Source : Code du travail (voir section 3).

  • Bilan de compétences et VAE comme modalités : Dispositifs permettant d’évaluer les compétences acquises (bilan de compétences) ou de faire reconnaître officiellement des acquis (VAE).
    Source : Code du travail (voir section 7).

Points essentiels

  • La formation professionnelle continue (FPC) regroupe différentes modalités permettant d’adapter, développer ou actualiser les compétences des actifs, avec des parcours pédagogiques ciblés (voir AUTEUR (date)).
  • La diversité des modalités (présentiel, à distance, en situation de travail) offre une flexibilité pour répondre aux besoins spécifiques des salariés et des entreprises.
  • La durée des actions de formation doit respecter des plafonds ou cumulables (ex : DIF 20h/an), pour permettre une gestion efficace du temps de formation.
  • La formation hors temps de travail peut bénéficier d’une rémunération partielle, sous réserve de modalités définies par la législation (voir AUTEUR (date)).
  • Les contrats de professionnalisation et d’apprentissage sont des dispositifs spécifiques pour l’alternance, intégrant formation et expérience professionnelle, avec des droits et obligations précis.
  • La VAE et le bilan de compétences sont des modalités permettant de faire reconnaître officiellement les compétences ou d’évaluer le parcours professionnel, favorisant la mobilité et la qualification.

À retenir

Les modalités de formation offrent une grande souplesse pour adapter l’apprentissage aux besoins individuels et organisationnels, tout en permettant de valoriser et sécuriser le parcours professionnel des salariés.

7. Évaluation et certification

Notions clés & Définitions

  • Contrôle en cours de formation (CCF) : Modalité d’évaluation formative permettant de suivre la progression du stagiaire tout au long de la formation, souvent sous forme d’épreuves ou de travaux réalisés en situation réelle ou simulée.
  • Validation des acquis de l’expérience (VAE) : Processus permettant à une personne de faire reconnaître officiellement ses compétences acquises par l’expérience en obtenant un diplôme, un titre ou une certification, conformément à ****(source)**.
  • Labels de qualité des organismes de formation (OPQFC) : Reconnaissances attribuées par l’Office Professionnel de Qualification des organismes de Formation Continue (OPQFC) attestant de la qualité des prestations proposées par un organisme, pour garantir la conformité aux critères de qualité définis.

Points essentiels

  • La certification liée à la formation professionnelle désigne l’obtention officielle d’un diplôme, titre ou certificat reconnu par l’État ou par une commission paritaire, attestant de la maîtrise de compétences spécifiques. Elle peut résulter d’un parcours de formation ou d’une VAE.
  • La validation des acquis de l’expérience (VAE) est encadrée par le Code du travail et permet à toute personne de faire reconnaître ses compétences professionnelles par un diplôme ou un titre, sans suivre une formation classique. Elle favorise la reconnaissance officielle des compétences acquises en situation professionnelle ou bénévole.
  • La mesure de l’efficacité des formations inclut l’évaluation de la satisfaction, de l’impact sur les compétences et de la performance en entreprise. Elle peut s’appuyer sur des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, ainsi que sur des dispositifs comme le suivi post-formation.
  • Les labels OPQFC garantissent la qualité des organismes de formation en vérifiant leur conformité aux critères fixés, notamment en matière de pédagogie, d’éthique, de suivi et de résultats. La délivrance de ces labels est un gage de crédibilité pour les financeurs et les stagiaires.
  • L’évaluation par dossier consiste en l’analyse d’un ensemble de pièces justificatives, de travaux ou de réalisations du stagiaire, pour apprécier ses compétences et valider une certification.

À retenir

L’évaluation et la certification sont essentielles pour assurer la reconnaissance officielle des compétences acquises et garantir la qualité des formations, notamment via la VAE, les contrôles en cours de formation et les labels de qualité.

8. Gestion du plan de compétences

Notions clés & Définitions

  • Établissement du Plan de Développement des Compétences : processus formalisé par lequel l'entreprise définit ses axes prioritaires en matière de compétences, en lien avec sa stratégie globale, afin de planifier les actions de formation et de développement pour ses salariés.
  • Identification des besoins en formation : étape d’analyse permettant de repérer les écarts de compétences, les évolutions technologiques ou organisationnelles, afin de déterminer les actions de formation nécessaires pour atteindre les objectifs stratégiques de l’entreprise.
  • Suivi des actions de formation et bilans : processus de contrôle et d’évaluation de l’efficacité des formations réalisées, incluant la collecte de retours, l’analyse des résultats et la mise à jour du plan en fonction des bilans pour garantir la cohérence avec les besoins évolutifs.
  • Lien entre plan de compétences et stratégie d’entreprise : intégration du plan de développement des compétences dans la stratégie globale, permettant d’assurer que les actions de formation soutiennent les objectifs économiques, technologiques et sociaux de l’organisation.
  • Rôle des négociations collectives dans le plan : implication des partenaires sociaux dans la définition, la négociation et la mise en œuvre du plan de compétences, notamment via les accords d’entreprise ou de branche, pour assurer une cohérence avec les attentes des salariés et la réalité du terrain.
  • Implication des salariés dans le plan : participation active des collaborateurs à l’identification de leurs besoins, à la définition des actions de formation, et à leur suivi, favorisant l’engagement et la motivation dans le processus de développement professionnel.

Points essentiels

  • La mise en œuvre du plan de compétences repose sur une démarche structurée d’établissement, d’analyse et de suivi, en lien étroit avec la stratégie d’entreprise, pour garantir la cohérence et l’adéquation des actions de formation.
  • L’identification des besoins en formation doit être régulière et intégrée à la stratégie globale, en utilisant des outils d’analyse tels que les entretiens professionnels, les bilans de compétences ou l’évaluation des écarts de compétences.
  • Le suivi des actions et bilans permet d’ajuster le plan en fonction des résultats, en assurant une amélioration continue et une adaptation aux évolutions internes et externes.
  • La relation entre le plan de compétences et la stratégie d’entreprise est essentielle : le plan doit soutenir la croissance, l’innovation, la compétitivité et la gestion des ressources humaines.
  • La négociation collective joue un rôle clé dans la définition du plan, en permettant une concertation avec les partenaires sociaux pour renforcer la légitimité et l’acceptation des actions.
  • L’implication des salariés dans le processus favorise leur engagement, leur motivation, et leur développement professionnel, tout en renforçant la cohésion sociale au sein de l’organisation.

À retenir

Le succès du gestion du plan de compétences repose sur une démarche intégrée, participative et alignée avec la stratégie d’entreprise, permettant d’adapter continuellement les compétences aux enjeux économiques et sociaux.

9. Mobilité interne et formation

Notions clés & Définitions

  • Mobilité professionnelle : déplacement d’un salarié d’un poste, d’un service ou d’un lieu de travail à un autre au sein de la même organisation, favorisant le développement de ses compétences et sa carrière (impact de la formation professionnelle).
  • Types de mobilité : mobilité horizontale (changement de poste sans augmentation de responsabilités ou de qualification), mobilité verticale (promotion ou évolution vers un poste avec plus de responsabilités ou de qualification), mobilité géographique (changement de lieu de travail).
  • Impact de la formation professionnelle : PERROUX (date) souligne que la formation contribue à la mobilité en améliorant l’adaptabilité des salariés, facilitant leur évolution interne et leur employabilité.
  • Stratégies pour favoriser la mobilité interne : mise en place de dispositifs comme le bilan de compétences, l’entretien professionnel, et l’accompagnement personnalisé, pour identifier et préparer les salariés à évoluer dans leur parcours (voir gestion des parcours professionnels).
  • Rôle des dispositifs de formation dans la mobilité : ils permettent d’acquérir de nouvelles compétences, de valider des acquis, et d’adapter les salariés aux évolutions des emplois, facilitant ainsi leur mobilité interne (voir dispositifs de formation).
  • Gestion des parcours professionnels : processus stratégique qui vise à planifier et accompagner l’évolution des salariés dans leur carrière, en intégrant la formation, la mobilité et le développement des compétences (voir gestion du plan de compétences).

Points essentiels

  • La mobilité interne est un levier stratégique pour l’entreprise, permettant d’optimiser ses ressources humaines et de répondre aux enjeux de flexibilité et d’adaptation.
  • La formation professionnelle joue un rôle clé dans la mobilité en permettant aux salariés d’acquérir de nouvelles compétences, de se reconvertir ou d’évoluer vers des postes supérieurs ou différents (impact de la formation).
  • Les stratégies pour favoriser la mobilité interne incluent la mise en œuvre d’outils comme le bilan de compétences, l’entretien professionnel, et l’accompagnement personnalisé, qui facilitent l’identification des besoins et des aspirations des salariés.
  • La gestion des parcours professionnels, intégrée dans la politique RH, permet d’organiser et d’anticiper les évolutions de carrière, en lien avec la formation et la mobilité (voir gestion des parcours professionnels).
  • Les dispositifs de formation, notamment le CPF, la VAE, et le bilan de compétences, sont des outils essentiels pour accompagner la mobilité, en sécurisant et en valorisant les parcours professionnels.
  • La stratégie de mobilité interne contribue à la fidélisation, à la motivation et à l’adaptation des compétences aux évolutions économiques et technologiques (impact de la formation).

À retenir

La formation professionnelle est un levier essentiel pour favoriser la mobilité interne, en permettant aux salariés d’acquérir de nouvelles compétences et d’évoluer dans leur parcours, tout en répondant aux enjeux stratégiques de l’entreprise.

10. Outils de mobilité

Notions clés & Définitions

  • CPF (Compte Personnel de Formation) : Dispositif permettant à chaque actif de cumuler des heures de formation tout au long de sa vie professionnelle, mobilisables pour suivre des formations certifiantes ou qualifiantes (voir section 1.1).
  • Bilan de compétences : Action permettant à un salarié ou demandeur d’emploi d’analyser ses compétences, aptitudes et motivations pour définir un projet professionnel ou de formation (voir section 1.1).
  • Contrat de professionnalisation : Contrat en alternance visant à favoriser la mobilité et l’évolution professionnelle en combinant formation et emploi, notamment pour les salariés en reconversion ou en insertion (voir outils de mobilité).
  • Entretien professionnel : Rencontre régulière entre le salarié et son employeur pour faire le point sur les compétences, les besoins de formation et les perspectives d’évolution, jouant un rôle clé dans la gestion de la mobilité (voir outils de mobilité).
  • Plateformes numériques pour la mobilité : Espaces en ligne ou applications facilitant l’accès à des dispositifs de formation, d’accompagnement ou d’orientation professionnelle, soutenant la mobilité interne ou externe (voir outils de mobilité).
  • Accompagnement personnalisé à la mobilité : Dispositif d’aide individualisée permettant à un salarié ou demandeur d’emploi d’élaborer un projet professionnel, de bénéficier de conseils et de soutien pour évoluer ou changer de poste (voir outils de mobilité).

Points essentiels

  • Le CPF est un droit individuel qui permet de financer des formations tout au long de la vie, favorisant la mobilité interne ou externe en permettant aux salariés de se former pour évoluer dans leur carrière (voir section 1.1).
  • Le bilan de compétences constitue un outil stratégique pour identifier les compétences transférables et envisager une mobilité professionnelle, en lien avec l’évolution des emplois (voir section 1.1).
  • La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), bien que réservée à d’autres sections, contribue à la mobilité en permettant la reconnaissance officielle des compétences acquises, facilitant une reconversion ou une évolution de poste (voir section 1.1).
  • Le contrat de professionnalisation facilite la mobilité en proposant une formation en alternance adaptée aux besoins de l’entreprise et du salarié, notamment pour les reconversions ou transitions professionnelles (voir outils de mobilité).
  • L’entretien professionnel est un levier essentiel pour détecter les besoins en formation et accompagner la mobilité interne ou externe, en permettant une meilleure gestion des parcours professionnels (voir outils de mobilité).
  • Les plateformes numériques offrent un accès simplifié aux dispositifs d’accompagnement, formations et conseils, renforçant la mobilité en facilitant la recherche d’opportunités ou de formations adaptées (voir outils de mobilité).
  • L’accompagnement personnalisé constitue un dispositif clé pour élaborer un projet de mobilité, en apportant un soutien individualisé, notamment via le Conseil en évolution professionnelle (CEP) (voir outils de mobilité).

À retenir

Les outils de mobilité, tels que le CPF, le bilan de compétences, le contrat de professionnalisation, et l’accompagnement personnalisé, sont essentiels pour favoriser l’évolution professionnelle et répondre aux enjeux de flexibilité et d’adaptation dans le marché du travail.

11. Rôle des managers

Notions clés & Définitions

  • Identification des besoins de formation : Le rôle du manager consiste à repérer les compétences à développer ou à actualiser chez les salariés, en lien avec les objectifs stratégiques de l’entreprise, en s’appuyant sur la stratégie de formation (voir section 8).
  • Accompagnement des salariés dans leur parcours de formation : Le manager soutient et guide le salarié tout au long de son processus de formation, en facilitant l’accès aux dispositifs, en valorisant la formation et en assurant un suivi personnalisé (voir section 8).
  • Implication dans le suivi du plan de compétences : Le manager participe à l’évaluation et au contrôle de la mise en œuvre du plan de développement des compétences, en s’assurant de la cohérence entre les besoins identifiés et les actions menées (voir section 8).
  • Soutien à la mobilité interne : Le manager favorise la mobilité professionnelle en proposant des parcours de formation adaptés, en valorisant la polyvalence et en accompagnant la progression interne des salariés (voir section 9).
  • Communication sur les opportunités de formation : Le manager doit informer et sensibiliser ses équipes sur les dispositifs de formation disponibles, les opportunités d’évolution et les bénéfices liés à la formation (voir section 8).
  • Évaluation des compétences et feedback : Le manager joue un rôle clé dans l’évaluation des compétences acquises, en fournissant un feedback constructif, en valorisant les progrès et en ajustant les parcours de formation en conséquence (voir section 8).

Points essentiels

  • Le manager de proximité intervient dès l’inscription à la formation, en étant un vecteur de motivation ou de démotivation, selon son attitude (voir section 8).
  • Son rôle est crucial lors de la préparation, en soutenant le salarié dans l’organisation de sa formation, et lors du retour, en valorisant la formation pour renforcer la transférabilité des compétences (voir section 8).
  • La communication sur les dispositifs de formation doit être claire et régulière pour encourager l’engagement des salariés et favoriser leur développement professionnel (voir section 8).
  • La participation du manager dans le suivi du plan de compétences permet d’assurer la cohérence entre la stratégie de l’entreprise et les actions de formation, contribuant ainsi à la performance globale (voir section 8).
  • Le manager doit également encourager l’autonomie des salariés dans la gestion de leur parcours, notamment via l’entretien professionnel, et favoriser leur implication dans la démarche de formation (voir section 8).

À retenir

Le manager de proximité est un acteur clé dans la réussite de la politique de formation, en identifiant les besoins, en accompagnant, en communiquant et en évaluant les compétences pour soutenir la mobilité et le développement professionnel des salariés.

12. Impact sociétal et technologique

Notions clés & Définitions

  • Impact sociétal de la formation professionnelle : Effets de la formation sur la société, notamment en favorisant l’insertion professionnelle, en luttant contre l’illettrisme, et en contribuant à la cohésion sociale. Elle participe à la réduction des inégalités et à l’intégration sociale (voir aussi "lutte contre l’illettrisme").
  • Impact technologique sur les modalités de formation : Influence des avancées technologiques, comme la digitalisation et le e-learning, sur la manière dont les formations sont conçues, dispensées et accessibles. La digitalisation permet une formation à distance, flexible et adaptée aux besoins individuels.
  • Formation tout au long de la vie comme enjeu sociétal : Concept selon la Commission Européenne, regroupant toutes activités d’apprentissage durant toute la vie, visant à améliorer connaissances, compétences et qualifications pour répondre aux enjeux personnels, civiques, sociaux et professionnels. La loi du 4 mai 2004 en France en fait un droit fondamental.
  • Évolution des compétences liées aux nouvelles technologies : Adaptation des compétences professionnelles pour répondre aux innovations technologiques, notamment dans le cadre de la stratégie de Lisbonne (2000), qui vise à faire de l’UE une économie de la connaissance.
  • Contribution de la formation à la cohésion sociale : Rôle de la formation dans la réduction des inégalités sociales, l’intégration des populations marginalisées, et la promotion d’une société plus égalitaire et solidaire. Elle favorise l’inclusion sociale et la participation citoyenne.

Points essentiels

  • La formation professionnelle a un impact sociétal majeur en facilitant l’insertion et la réinsertion professionnelles, en contribuant à la lutte contre l’illettrisme, et en renforçant la cohésion sociale (voir aussi "Impact sociétal de la formation professionnelle").
  • La digitalisation et le e-learning transforment radicalement les modalités de formation, permettant une accessibilité accrue, une flexibilité dans le temps et l’espace, et une adaptation aux nouvelles technologies (impact technologique).
  • La stratégie de Lisbonne (2000) a fixé comme objectif de faire de l’UE une économie de la connaissance d’ici 2010, en insistant sur l’innovation, la qualification des compétences et la modernisation des systèmes éducatifs et de formation (voir aussi "Stratégie de Lisbonne").
  • La formation tout au long de la vie est devenue un enjeu sociétal clé, permettant à chaque individu de s’adapter aux mutations économiques et sociales, et de maintenir son employabilité tout au long de sa vie (définition de la Commission Européenne).
  • L’évolution des compétences liées aux nouvelles technologies est essentielle pour répondre aux besoins du marché du travail et favoriser la compétitivité économique, tout en assurant une cohésion sociale renforcée.

À retenir

La formation professionnelle, en intégrant les enjeux sociétaux et technologiques, contribue à une société plus inclusive, innovante et résiliente face aux mutations économiques et sociales.

Repères chronologiques

DateÉvénement
6 mai 1939Décret-loi instituant un cadre administratif pour la formation
1949Création de l'AFPA (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes)
3 décembre 1966Loi affirmant l’intervention de l’État dans la formation comme service public
1971Loi Delors : obligation pour les entreprises de dépenser 0,80 % de leur masse salariale en formation
1984Loi Rigout : création du Congé individuel de Formation (CIF)
2000Loi Aubry : obligation d’adaptation des salariés, instauration du DIF
2000Stratégie de Lisbonne : objectif européen de croissance et de qualification
2018Loi Liberté de choisir son avenir professionnel : réforme majeure du CPF et création de France compétences

Tableaux de Synthèse

ThèmePoints clésAuteur / Référence
Définition FPCActions : formation, bilans, VAE, apprentissage ; Publics : salariés, demandeurs d’emploi, indépendantsCode du travail
Histoire de la formationÉvolution du cadre législatif : 1939-2020, passage d’un système public à un marché privé et négociéLoi Debré, Delors, Aubry, 2018
Acteurs FPCEmployeur, partenaires sociaux, OPCA/OPCO, Fongecif, missions locales, CECode du travail, Loi 2018

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la formation professionnelle continue (FPC) avec la formation initiale.
  2. Assimiler à tort le CPF uniquement comme un compte d’épargne, alors qu’il est un droit individuel de financement.
  3. Confusion entre OPCA (organismes collecteurs) et OPCO (organismes de compétences) post-2018.
  4. Penser que la loi Delors (1971) concerne uniquement la formation publique, alors qu’elle introduit un financement privé.
  5. Confusion entre bilans de compétences et VAE : deux dispositifs distincts mais souvent mélangés.
  6. Négliger le rôle du comité d’entreprise dans la négociation et la gestion de la formation.
  7. Sous-estimer l’impact des réformes de 2018 sur le financement et la gouvernance de la formation.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la Formation Professionnelle Continue selon le Code du travail.
  2. Identifier les principales actions incluses dans la FPC : formation, bilans, VAE, apprentissage.
  3. Maîtriser l’évolution historique de la formation en France, notamment la loi Delors (1971) et la loi Aubry (2000).
  4. Connaître les acteurs principaux : employeur, partenaires sociaux, OPCO, Fongecif, missions locales, CE.
  5. Expliquer le rôle de l’employeur dans la mise en œuvre du plan de développement des compétences.
  6. Comprendre l’origine et la fonction du CPF dans la formation tout au long de la vie.
  7. Identifier les enjeux de la réforme de 2018 et ses impacts sur le financement et la gouvernance.
  8. Savoir ce qu’est la stratégie de Lisbonne et ses objectifs en matière de formation.
  9. Connaître la différence entre OPCA et OPCO.
  10. Maîtriser les obligations légales de l’employeur en matière de formation.
  11. Connaître les modalités de financement de la formation (plan, CPF, fonds publics).
  12. Identifier les outils de mobilité interne et leur rôle dans la gestion des compétences.

Test your knowledge

Test your knowledge on Introduction à la Formation Professionnelle Continue with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle est la définition précise de la Formation Professionnelle Continue (FPC) selon le contexte ?

2. Quelle est la date précise de la loi Delors qui a marqué une étape majeure dans l'histoire de la formation professionnelle en France ?

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Review with flashcards

Memorize the key concepts of Introduction à la Formation Professionnelle Continue with 24 interactive flashcards.

FPC — définition ?

Actions de formation après l’entrée dans la vie active.

Histoire formation — début ?

Structuration initiale avant 1970, avec lois et institutions.

Acteurs FPC — principaux ?

Employeur, partenaires sociaux, OPCO, Fongecif, missions locales.

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