Revision sheet: Introduction au développement humain

Plan du Cours

  1. Psychologie du développement et life span
  2. Mécanismes du changement tout au long de la vie
  3. Approches ontogénétique, phylogénétique et sociogénétique
  4. Développement non optimal et dynamique adulte
  5. Différences entre psychologie de l’enfant et développementaliste
  6. Méthodes d’étude en psychologie du développement
  7. Méthodes transversale, longitudinale et séquentielle
  8. Observation monographique et reconnaissance de soi
  9. Imitation, synchronie et neurones miroirs
  10. Méthode clinique et psychologie génétique de Piaget
  11. Psychopathologie développementale et trajectoires individuelles
  12. Modèles dispositionnel, environnemental et transactionnel

1. Psychologie du développement et life span

Notions clés & Définitions

  • Développement : Le développement est l’accroissement naturel d’un organisme vivant par l’acquisition de nouvelles fonctions ou de nouveaux organes.
  • Psychologie du développement : La psychologie du développement étudie les processus de changement et les mécanismes qui permettent de passer d’un état à un autre au cours de la vie.
  • Life span psychology : La life span psychology est une perspective vie entière qui examine les changements du début de la vie jusqu’à la fin.
  • Processus ontogénétiques : Les processus ontogénétiques décrivent le développement progressif d’un organisme depuis sa conception jusqu’à sa forme mûre, voire jusqu’à sa mort.
  • Approche sociogénétique : L’approche sociogénétique étudie l’évolution historique des cultures et des sociétés et ses effets sur le développement individuel.

Points essentiels

  • La psychologie du développement s’intéresse au passage entre des états successifs, en se demandant comment on passe d’un état à un autre.
  • Les changements sont suivis sur tout le parcours de vie, depuis la vie fœtale jusqu’à l’enfance, l’âge adulte, la vieillesse puis la mort.
  • Pendant l’enfance (naissance à environ 10 ans), on observe un accroissement des facultés intellectuelles.
  • Avec l’avancée en âge, la complexité des transitions entre états augmente.
  • La spécificité de la psychologie du développement est l’étude des mécanismes de changement individuel tout au long de la vie.

Astuce mémo

Vie entière = trajectoire du fœtus à la mort ; transitions de plus en plus complexes.

2. Mécanismes du changement tout au long de la vie

Notions clés & Définitions

  • Développement non finalisé : Le développement ne vise pas un état optimal unique et achevé, car les mécanismes continuent de transformer la personne tout au long de la vie.
  • Cognition : La cognition désigne la capacité à acquérir des connaissances issues du monde extérieur et de l’expérience interne.
  • Besoins adaptatifs : Les besoins adaptatifs varient selon l’âge et l’environnement, ce qui impose des mobilisations psychologiques différentes à chaque période.
  • Développement continu : Le développement est un processus de changement continu qui agit tout au long de la vie, même si la vitesse varie selon les périodes.
  • Réaménagements psychologiques : Les réaménagements psychologiques sont des modifications qualitatives internes qui se succèdent sans cesse pendant le développement.

Points essentiels

  • L’idée d’un état optimal idéal vers 25 ans est fausse car elle supposerait l’arrêt du développement après cet âge.
  • Le développement commence avant la naissance et se poursuit sur toute l’existence.
  • On ne peut pas comparer deux capacités sans tenir compte de leur valeur et du contexte de vie où elles s’expriment.
  • Les besoins adaptatifs ne sont pas identiques à 5 ans, 10 ans ou 80 ans, donc les mécanismes mobilisés changent avec l’âge.
  • Le développement n’est pas un simple processus croissant vers un “final”, car l’adulte n’est pas dans un état stable.
  • Chaque âge forme une dynamique spécifique qui exige une adaptation psychologique particulière à l’environnement.

Astuce mémo

Non finalisé = toujours en mouvement : pas “25 ans puis stop”, mais changement continu avec des réaménagements.

3. Approches ontogénétique, phylogénétique et sociogénétique

Notions clés & Définitions

  • Approche ontogénétique : Approche centrée sur le développement individuel, qui cherche comment les changements au cours du temps peuvent orienter une trajectoire.
  • Approche phylogénétique : Approche centrée sur l’évolution de l’espèce, qui met en lien les mécanismes actuels avec des transformations au long de l’histoire évolutive.
  • Approche sociogénétique : Approche centrée sur l’influence des contextes sociaux et culturels, qui explique comment l’environnement façonne les trajectoires de développement.
  • Compétence : Organisation d’une activité dans la pensée, qui décrit comment l’enfant structure et traite une tâche à un moment donné.
  • Performance : Mesure d’une capacité à un instant précis, qui reflète ce que l’enfant produit sans décrire forcément l’organisation interne.

Points essentiels

  • On ne peut pas opposer analyse du développement et analyse des dynamiques de changement : il faut des connaissances développementales pour comprendre ce qui peut perturber la trajectoire.
  • L’évaluation au quotidien ne suffit pas : elle ne remplace pas l’analyse des compétences dans différents secteurs du développement.
  • Deux enfants du même âge peuvent donner des réponses numériques différentes tout en ayant une compréhension comparable si on analyse la façon dont ils ont élaboré le nombre.
  • La compétence se met en évidence via des situations expérimentales, pas seulement via la réponse spontanée observée dans la vie courante.
  • La performance varie selon le moment et le contexte, tandis que des compétences peuvent être équivalentes même si les résultats diffèrent.
  • Comprendre un nombre suppose de pouvoir créer des classes d’objets et les ordonner, puis d’interroger comment l’enfant regroupe et étend ces classes.

Astuce mémo

Compétence = structure de pensée ; Performance = résultat du jour (structure ≠ score).

4. Développement non optimal et dynamique adulte

Notions clés & Définitions

  • Psychologie du développement : Discipline centrée sur l’évolution des compétences et des pensées de l’enfant dans ses contextes de vie, y compris quand le développement est atypique ou en situation de trouble.
  • Compétences vs performances : Notions équivalentes en psychologie du développement, où l’analyse vise la maîtrise et l’évolution des capacités plutôt que la simple mesure de résultats.
  • Méthode expérimentale : Démarche visant à tester la plausibilité d’une hypothèse, souvent à partir d’entretiens verbaux avec l’enfant ou l’ado.
  • Psychométrie : Approche qui étudie le développement via des échelles et des instruments de mesure standardisés.
  • Observation monographique : Étude approfondie d’un cas individuel, fondée sur l’observation répétée des réactions d’un enfant dans une situation précise.

Points essentiels

  • La psychologie du développement s’intéresse à l’enfant dans plusieurs contextes de vie, pas seulement à un profil « typique ».
  • Elle peut concerner des enfants « exceptionnels » (handicap), porteurs de polyhandicap, ou en situation de trouble du développement.
  • Elle s’exerce dans toutes les structures qui reçoivent des enfants, là où il y a des besoins d’évaluation et d’accompagnement.
  • Les méthodes de la psychologie du développement mobilisent celles des autres champs, avec des variantes adaptées à l’étude du changement.
  • La méthode expérimentale sert à évaluer la plausibilité d’une hypothèse, notamment via un entretien verbal avec l’enfant ou l’ado.
  • La psychométrie utilise des échelles et des instruments standardisés, mais ne permet pas d’appréhender directement les changements dans le temps.

Astuce mémo

Compétences d’abord : « ce que l’enfant sait faire » plutôt que « ce qu’il réussit ».

5. Différences entre psychologie de l’enfant et développementaliste

Notions clés & Définitions

  • Conscience de soi narrative : La conscience de soi narrative est une forme de conscience qui s’appuie sur le fait de se souvenir de ce qu’on a vécu et de se situer dans le temps.
  • Conscience de soi miroir : La conscience de soi miroir correspond à la compréhension que l’image vue dans le miroir renvoie à son propre corps et à ses propres actions.
  • Synchronie des mouvements : La synchronie des mouvements désigne l’alignement entre ce que l’enfant ressent en bougeant et ce qu’il voit se produire dans le miroir.
  • Neurones miroirs : Les neurones miroirs sont des mécanismes qui, en observant l’action d’autrui, activent des zones motrices comme si l’on réalisait soi-même l’action.
  • Méthode piagétienne : La méthode piagétienne vise à remonter à la genèse des connaissances en étudiant comment l’enfant construit ce qu’il sait.

Points essentiels

  • La conscience de soi narrative est évaluée par des tâches où l’enfant est observé face au miroir ou face à un autre enfant séparé par une vitre.
  • La grille d’évaluation du miroir repère si l’enfant touche le miroir, parle ou non, et comment évoluent ses expressions (joie puis malaise).
  • Entre 12 et 18 mois, l’enfant étudie la synchronie entre ses mouvements et ce qu’il voit, en reliant vision et proprioception.
  • Quand l’enfant comprend que le mouvement vu correspond au mouvement ressenti, il peut conclure que « dans le miroir c’est lui ».
  • À partir d’environ 24 mois, les enfants orientent davantage leurs mouvements vers eux-mêmes plutôt que vers le miroir pour agir sur la marque.
  • La tâche de couleur sur le front sert à distinguer deux conduites attendues : essuyer le visage si l’enfant reconnaît « c’est moi », ou toucher le miroir pour enlever la marque s’il ne reconnaît pas l’image comme lui.

Astuce mémo

Miroir = Synchronie (12-18 mois) puis « c’est moi » (24 mois) : Vision + Proprioception → action sur soi.

6. Méthodes d’étude en psychologie du développement

Notions clés & Définitions

  • Psychologie génétique : Approche visant à comprendre comment les connaissances se construisent en remontant à l’origine du processus chez l’enfant.
  • Méthode clinique : Méthode qui combine manipulation de matériel et échanges verbaux pour explorer la façon dont l’enfant résout des problèmes.
  • Observation critique : Observation des conduites de l’enfant, notamment quand il ne verbalise pas, pour inférer ses représentations mentales.
  • Constructivisme piagétien : Théorie selon laquelle les connaissances ne sont pas données d’emblée mais se construisent progressivement à partir de l’action.
  • Intelligence sensori-motrice : Forme d’intelligence fondée sur l’action et les interactions avec l’environnement, qui s’internalise avec le développement.

Points essentiels

  • Piaget s’inspire de l’entretien psychiatrique pour étudier la genèse des connaissances chez l’enfant.
  • La psychologie génétique cherche à remonter à l’origine du processus de construction des connaissances.
  • La méthode clinique utilise du matériel, des suggestions verbales et des contre-suggestions, puis interroge l’enfant et lui propose des résolutions de problèmes.
  • L’observation critique s’appuie sur la conduite non verbalisée (ex. recherche d’un objet caché) pour inférer une représentation de ce qui n’est pas perceptible.
  • Le paradigme d’habituation comporte une phase d’apprentissage par répétition d’un stimulus puis une phase test avec un stimulus nouveau.
  • Les comparaisons exigent au moins 3 groupes (ex. classes d’âge différentes ou pathologies différentes) et des sujets appariés selon des critères nécessaires.

Astuce mémo

Piaget = Genèse (origine) ; Clinique = Parler + Matériel ; Observation = Regarder sans mots ; Habituation = Apprendre puis Tester.

7. Méthodes transversale, longitudinale et séquentielle

Notions clés & Définitions

  • Comparaison intergroupes : Méthode d’étude qui impose de confronter au moins trois groupes afin de comparer des âges ou des profils cliniques différents.
  • Appariement des sujets : Procédure de sélection qui vise à rendre les groupes comparables en contrôlant des caractéristiques des participants.
  • Psychopathologie développementale : Approche qui étudie le développement psychologique de l’enfant à l’intérieur d’une pathologie donnée pour repérer des marqueurs précoces.
  • Trajectoire de développement : Parcours individuel du développement qui n’est pas figé et qui peut évoluer selon risques et protections.
  • Attachement sécurisant : Lien de sécurité avec des proches qui soutient la santé psychique et favorise l’exploration plutôt que l’hypervigilance.

Points essentiels

  • Les études doivent suivre une phase d’apprentissage puis une phase test, avec des conditions méthodologiques adaptées.
  • Les comparaisons exigent au minimum 3 groupes, par exemple des classes d’âge différentes ou des pathologies différentes.
  • Les sujets doivent être appariés selon des critères nécessaires pour que les groupes soient comparables.
  • La psychopathologie développementale cherche des marqueurs de développement précoce pour dépister plus tôt, même si certains troubles sont difficiles à détecter avant 3 ans.
  • La trajectoire de développement peut être modifiée positivement par des facteurs de protection et négativement par des facteurs de risque.
  • L’attachement sécurisant repose sur un premier lien avec les proches, souvent la personne qui répond le plus vite aux besoins, et son absence augmente le risque d’anxiété et réduit le “lâcher prise”.

Astuce mémo

3G + Appariement + Apprentissage→Test : “3 groupes, mêmes bases, puis on teste”.

8. Observation monographique et reconnaissance de soi

Notions clés & Définitions

  • Observation monographique : Méthode d’étude centrée sur un individu, visant à comprendre ses fonctionnements et ses interactions dans son contexte de vie.
  • Modèle transactionnel : Modèle qui décrit une interaction permanente entre les caractéristiques de l’enfant et celles de son environnement.
  • Trajectoire développementale : Notion qui désigne l’évolution possible des conduites d’un enfant au fil du temps, sous l’effet des changements de contexte et de facteurs de risque/protection.
  • Attachement sécurisé : Type d’attachement où l’enfant développe une confiance suffisante pour faire face aux événements grâce à un sentiment de sécurité.
  • Attachement insécurisé désorganisé : Type d’attachement où l’enfant est exposé à des situations terrifiantes, ce qui constitue un facteur de risque vers une trajectoire inadaptée ou pathologique.

Points essentiels

  • Soigner l’enfant implique souvent de revoir l’organisation familiale pour rééquilibrer les fonctionnements au sein du milieu de vie.
  • Le modèle transactionnel considère que les échanges enfant–environnement peuvent maintenir ou modifier l’adaptation au cours du développement.
  • Une trajectoire peut évoluer vers l’adaptation, l’inadaptation, ou la sortie d’une inadaptation selon les modifications du contexte de vie.
  • Les trajectoires ne prédisent pas un avenir fixe : elles servent à repérer des facteurs de risque et de protection liés à la probabilité de difficultés.
  • Le besoin de sécurité est fourni par les personnes qui prennent soin de l’enfant et soutient le développement des liens d’attachement.
  • Dans l’attachement insécurisé désorganisé, la présence d’une personne qui terrifie l’enfant augmente le risque d’une trajectoire inadaptée/pathologique.

Astuce mémo

Sécurité → attachement → adaptation : plus le sentiment de sécurité est fort, plus l’enfant fait face; quand la personne terrifie, le risque augmente.

9. Imitation, synchronie et neurones miroirs

Notions clés & Définitions

  • Retard mental : Le retard mental désigne un développement qui s’écarte de la trajectoire attendue, avec une performance plus faible et des difficultés d’adaptation.
  • Comportement adaptatif : Le comportement adaptatif regroupe les capacités permettant de faire seul, de s’ajuster aux exigences du quotidien et de fonctionner socialement.
  • Approche déficitaire : L’approche déficitaire explique le retard par des traitements cognitifs plus lents, centrés sur la déficience.
  • Approche développementale : L’approche développementale décrit le retard mental comme un développement qui s’arrête prématurément, plutôt qu’un simple ralentissement cognitif.
  • Niche développementale : La niche développementale est l’ensemble du contexte qui façonne le développement de l’enfant, en combinant environnement, pratiques culturelles et psychologie des aidants.

Points essentiels

  • Le handicap correspond aux limitations issues de la déficience, mais dépend aussi des relations avec l’entourage et de l’adaptation de l’enfant à ce contexte.
  • Le retard mental se caractérise par une efficience moins bonne que celle d’enfants du même âge chronologique.
  • Le retard mental altère le comportement adaptatif, notamment la capacité à réaliser des actions seul.
  • Le retard mental touche la communication, l’indépendance personnelle et les aptitudes sociales.
  • La sévérité du retard mental peut être graduée à l’aide d’un outil psychométrique.
  • Avant les travaux en psychologie du développement, les chercheurs privilégiaient une explication déficitaire centrée sur des traitements cognitifs plus lents.

Astuce mémo

Déficit → lent; Développement → arrêt prématuré (les courbes se séparent).

10. Méthode clinique et psychologie génétique de Piaget

Notions clés & Définitions

  • Psychologie génétique : Approche qui étudie l’origine et la construction des connaissances à travers leur développement.
  • Méthode clinique : Démarche d’observation et d’entretien centrée sur le raisonnement de l’enfant dans des situations concrètes.
  • Niche développementale : Cadre d’observation qui vise à repérer les sources d’influence présentes dans l’environnement naturel de l’enfant.
  • Modèle écosystémique de Bronfenbrenner : Modèle qui explique le développement par l’interaction entre l’organisme et un environnement structuré en systèmes emboîtés.
  • Microsystème : Environnement immédiat de l’enfant, constitué des relations directes avec des personnes et des lieux proches.

Points essentiels

  • Le développement se comprend par l’interaction entre l’organisme et l’environnement, pas par un facteur isolé.
  • La niche développementale consiste à observer l’enfant dans son milieu naturel pour identifier les influences et leurs interactions.
  • Le microsystème regroupe les relations immédiates (famille, pairs, école) et son nombre augmente au cours du développement.
  • Le mésosystème correspond aux liens entre microsystèmes, et la cohésion entre eux favorise l’apprentissage (ex. école–famille).
  • L’exosystème désigne des contextes qui influencent l’enfant de façon indirecte.
  • Le macrosystème regroupe idéologies, croyances et normes culturelles qui encadrent les pratiques éducatives.

Astuce mémo

Bronfenbrenner = emboîtés : Micro (proche) → Méso (liens) → Exo (indirect) → Macro (culture).

11. Psychopathologie développementale et trajectoires individuelles

Notions clés & Définitions

  • Modèle écosystémique : Modèle qui explique le développement en étudiant l’enfant dans le milieu où il évolue, en tenant compte des interactions entre systèmes et sous-systèmes.
  • Vision intégrative du développement : Vision qui refuse de réduire le développement à un seul facteur et considère l’interdépendance entre dimensions psychologiques, biologiques et environnementales.
  • Approche biopsychosociale : Approche du développement qui articule facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux pour comprendre les situations d’adversité.
  • Microgenèse : Étude du changement à court terme qui décrit les transitions entre niveaux successifs dans un domaine sur quelques semaines ou mois.
  • Macrogenèse : Étude du changement à long terme qui analyse l’ensemble des niveaux de développement d’un domaine sur une période plus longue.

Points essentiels

  • Les représentations des adultes du développement modifient implicitement leurs façons d’interagir avec le bébé, ce qui influence directement son développement sensorimoteur.
  • Le développement ne se comprend qu’en observant l’enfant dans son milieu actuel, car l’enfant y occupe une place particulière au sein des systèmes familiaux et sociaux.
  • Au Mali, les bébés passent environ 70% du temps en contact avec un parent, alors qu’en France ils sont autour de 30% du temps en contact parental.
  • Chez les bébés bambaras, le portage passif (y compris sur le dos, bébé dormant ou non) stimule le système vestibulaire, ce qui favorise la détection de la position et des déplacements dans l’espace.
  • Chez les bébés parisiens, l’extraction du portage (lit, transat) réduit cette stimulation vestibulaire, ce qui est proposé pour expliquer un écart de développement.
  • Si un adulte pense qu’un enfant doit savoir se tenir debout à 10 mois, il l’entraîne pour atteindre ce repère à ce moment plutôt que plus tôt, ce qui illustre l’effet des attentes sur les pratiques d’échange.

Astuce mémo

Écosystème → Adultes → Interactions → Sensorimoteur (E-A-I-S).

12. Modèles dispositionnel, environnemental et transactionnel

Notions clés & Définitions

  • Imitation synchrone : L’imitation synchrone est une situation où l’enfant imite un modèle présent en même temps que lui.
  • Âge de transformation : L’âge de transformation désigne un moment du développement où le type et la durée de l’imitation changent nettement.
  • Courbe en U : La courbe en U décrit un développement avec présence d’une compétence, disparition, puis réapparition sous une autre forme.
  • Stade logographique : Le stade logographique est une étape où l’enfant semble lire mais associe surtout les mots à la vision plutôt qu’aux sons.
  • Stade alphabétique ou phonologique : Le stade alphabétique ou phonologique est une étape où l’enfant traite les correspondances entre sons et lettres.

Points essentiels

  • Entre 18 et 24 mois, l’imitation occupe environ 30% du temps de l’enfant, puis elle monte à environ 66% vers 36 mois avant de décliner après 36 mois.
  • L’imitation sert à la fois à la communication et à la découverte de soi via la réciprocité, puis sa fonction évolue avec l’âge.
  • Dans l’étude d’imitation synchrone (12, 15, 18, 21, 24 mois), plus les enfants sont âgés, plus ils imitent longtemps.
  • Le groupe des 18 mois se distingue des groupes voisins, ce qui soutient l’hypothèse d’un âge de transformation entre 18 et 24 mois.
  • Trois formes développementales sont décrites : linéaire croissante, linéaire décroissante et courbe en U (présence–absence–présence).
  • Les stades de Piaget sont au nombre de 3 : logographique, alphabétique/phonologique, puis orthographique, et ils ne se définissent pas par l’âge seul.

Astuce mémo

Imitation = 18 mois “virage” : 30% (18–24) → 66% (36) → baisse après 36 ; formes : ↑, ↓, ou U (présence–absence–présence).

Repères chronologiques

DateÉvénement
09/10/2025CM1 : introduction à la psychologie du développement (life span, développement fœtal → mort, spécificité des mécanismes de changement)
1872Darwin : observation naturaliste/biologique sur les enfants
1881William Preyer : observation monographique des réactions de son enfant face à un miroir
1973Zazzo : recherches sur la reconnaissance de soi dans le miroir
1979Bronfenbrenner : modèle écosystémique (systèmes emboîtés)
1980Nadel et Baudonnière : imitation comme moyen de communication chez des enfants sans langage verbal
1986Super et Harkness : notion de niche développementale
1959Déclaration des droits de l’enfant à l’ONU
1989Convention internationale des droits de l’enfant

Tableaux de synthèse

Compétence vs performance (logique d’évaluation)

NotionDéfinitionCe que mesure l’évaluation
CompétenceOrganisation d’une activité dans la penséeCompréhension/organisation interne via situations expérimentales (structure de pensée)
PerformanceMesure d’une capacité à un instant précisRésultat observable à un moment donné (score), dépendant du contexte

Méthodes d’étude du développement

MéthodePrincipeCe qu’elle permet
TransversaleComparer des groupes d’âges différents à un moment donnéVérifier les différences développementales entre âges
LongitudinaleRevoir les mêmes enfants au fil du tempsObserver le changement au niveau individuel
SéquentielleCombiner transversale + longitudinaleS’assurer que les enfants vus à la 2e mesure donnent des résultats comparables

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre développement et simple croissance : le cours insiste sur des réaménagements qualitatifs, pas seulement une augmentation quantitative.
  2. Croire qu’il existe un état optimal/final vers 25 ans : l’idée est explicitement rejetée (développement continu, adulte non stable).
  3. Comparer deux capacités sans tenir compte de leur valeur et du contexte de vie : cela rend les comparaisons trompeuses.
  4. Opposer “psychologie de l’enfant” et “développementaliste” : le cours dit qu’on ne peut pas les dissocier, il faut des connaissances développementales pour comprendre ce qui perturbe la trajectoire.
  5. Confondre compétence et performance : la performance varie avec le moment/contexte alors que des compétences peuvent être équivalentes malgré des résultats différents.
  6. Penser que l’observation au quotidien suffit : le cours demande des situations expérimentales pour analyser la façon dont l’enfant élabore (pas seulement la réponse).
  7. Interpréter la reconnaissance de soi comme “se regarder dans le miroir” : le cours distingue reconnaissance perceptive et conscience de soi narrative, avec tâches spécifiques (couleur, synchronie).

Checklist Examen

  1. Définir le développement et la psychologie du développement (processus de changement, passage entre états successifs, life span).
  2. Expliquer la spécificité de la psychologie du développement : mécanismes de changement individuel tout au long de la vie, y compris processus ontogénétiques et perspective vie entière.
  3. Justifier les deux idées fondamentales : absence d’état optimal/final (pas de “stop” après 25 ans) et dynamique adulte non stable (adaptation à l’environnement).
  4. Définir cognition et besoins adaptatifs, puis relier l’idée que les besoins ne sont pas identiques selon l’âge (ex. contraintes vs comparaison).
  5. Distinguer approche ontogénétique, phylogénétique et sociogénétique, et rappeler que ces dimensions ne peuvent pas être totalement dissociées.
  6. Différencier compétence et performance, et décrire pourquoi l’analyse doit passer par des situations expérimentales (structure de pensée vs résultat).
  7. Présenter les méthodes : méthode expérimentale (plausibilité via entretien verbal), psychométrie (échelles/instruments standardisés), observation monographique (cas individuel).
  8. Comparer les méthodes transversale, longitudinale et séquentielle, en précisant le rôle des groupes d’âges et la logique apprentissage puis test.
  9. Décrire la reconnaissance de soi au miroir : reconnaissance perceptive vs conscience de soi narrative, synchronie (12-18 mois) et tâche de couleur (attendu essuyage vs toucher miroir).
  10. Expliquer l’imitation synchrone et l’âge de transformation (12, 15, 18, 21, 24 mois ; groupe des 18 mois différent) et relier aux formes développementales (linéaire croissante/décroissante, courbe en U).
  11. Exposer la méthode piagétienne et la psychologie génétique (genèse des connaissances, constructivisme, action sensori-motrice internalisée) ainsi que les paradigmes (habituation : apprentissage puis test).
  12. Décrire la psychopathologie développementale et les trajectoires : facteurs de risque/protection, attachement sécurisant vs insécurisé désorganisé, et modèles dispositionnel/environnemental/transactionnel.

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Psychologie du développement — définition ?

Étude des processus de changement tout au long de la vie.

Psychologie du développement

Étudie change et mécanismes du passage d’un état à un autre.

Mécanismes du changement — principe clé ?

Changement continu et réaménagements psychologiques tout au long de la vie.

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