Revision sheet: Introduction aux services écosystémiques

Plan du Cours

  1. Notion de service écosystémique
  2. Fonctions écologiques et services rendus
  3. Quatre catégories de services écosystémiques
  4. Services de support : sols, eau, biodiversité
  5. Services d’approvisionnement : nourriture et ressources
  6. Services de régulation : climat, eau, santé
  7. Services culturels : spirituel, éducatif, esthétique
  8. Évaluation financière des services écosystémiques
  9. Pourquoi conserver la biodiversité
  10. Biologie de la conservation et nécessité d’agir
  11. Acteurs de la conservation et indicateurs
  12. Mesures de conservation : Natura 2000 et ZNIEFF

1. Notion de service écosystémique

Notions clés & Définitions

  • Service écosystémique : Un service écosystémique désigne la valeur, monétaire ou non, que l’écosystème apporte à l’humanité via des biens et services utiles au bien-être et au développement.
  • Valeur monétaire et non monétaire : La valeur monétaire et non monétaire regroupe les bénéfices chiffrables et les bénéfices non chiffrables fournis par la Nature aux humains.
  • Biens et services pour l’humanité : Les biens et services pour l’humanité correspondent aux ressources et aux apports issus des écosystèmes nécessaires au bien-être humain.
  • Fonctions écologiques de base : Les fonctions écologiques de base sont les processus internes des écosystèmes qui assurent leur fonctionnement, indépendamment des besoins humains.
  • Services de soutien : Les services de soutien sont des services qui créent les conditions nécessaires à la production des autres services, avec des effets indirects ou à long terme.

Points essentiels

  • La notion relie la valeur des écosystèmes aux biens et services fournis à l’espèce humaine.
  • Les services écosystémiques sont à relier aux fonctions écologiques de base présentes dans l’écosystème.
  • Les fonctions écologiques et les besoins humains ne doivent pas être confondus : les fonctions existent indépendamment des demandes humaines.
  • Les services de soutien sont indispensables à la production des autres services et agissent souvent de façon indirecte ou sur le long terme.
  • Les services de soutien incluent notamment la formation des sols, la production primaire et l’air respirable.
  • Les services écosystémiques ont été classés en 4 catégories, dont les services de soutien.

Astuce mémo

Soutien = “sol + production + air” : ce qui rend possibles les autres services, souvent indirectement et sur la durée.

2. Fonctions écologiques et services rendus

Notions clés & Définitions

  • Formation des sols : Service de soutien qui participe aux flux et au recyclage des nutriments via décomposition et absorption.
  • Production primaire : Fonction écologique qui alimente le développement de la vie en assurant la base de la production biologique.
  • Services d’approvisionnement : Services écosystémiques correspondant à des produits obtenus à partir des écosystèmes, potentiellement commercialisables.
  • Services de régulation : Services écosystémiques qui modèrent ou régulent des phénomènes naturels.
  • Services culturels : Services écosystémiques non matériels apportant des bénéfices spirituels ou cognitifs à l’humanité.

Points essentiels

  • Les fonctions écologiques créent des conditions de base au développement de la vie sur Terre et leurs effets sont souvent indirects ou à long terme.
  • Les services d’approvisionnement fournissent des produits comme nourriture, eau potable, fibres, combustibles et produits biochimiques/pharmaceutiques.
  • Les services de régulation incluent la régulation du climat, de l’érosion, des parasites et la pollinisation.
  • Les services culturels regroupent des bénéfices non matériels comme patrimoine, esthétisme, éducation et religion.
  • Les services de support/soutien sont nécessaires à la production des autres services et n’ont pas d’impact direct immédiat sur l’homme ou n’apparaissent qu’à long terme.
  • Formation des sols : la décomposition de la matière organique contribue aux processus de recyclage des nutriments.

Astuce mémo

Approvisionnement=produits, Régulation=contrôle, Culturel=valeurs, Support=conditions de base (effets indirects/long terme).

3. Quatre catégories de services écosystémiques

Notions clés & Définitions

  • Services de support : Les services de support regroupent les fonctions écologiques qui rendent possibles les autres services, souvent difficiles à mesurer et à contrôler.
  • Formation des sols : La formation des sols désigne l’action des écosystèmes sur les flux et le recyclage des nutriments via décomposition et absorption.
  • Production primaire : La production primaire correspond à la création de biomasse par les végétaux grâce à la photosynthèse et à l’assimilation des nutriments.
  • Services d’approvisionnement : Les services d’approvisionnement sont les produits directement tirés des écosystèmes, comme nourriture, eau, fibres ou ressources énergétiques.

Points essentiels

  • Les services de support incluent la formation des sols, la production primaire, et aussi le cycle de l’eau, le cycle de la matière et la conservation de la biodiversité.
  • La formation des sols repose sur la décomposition de la matière organique et sur l’absorption, ce qui contribue à la fertilité.
  • La production primaire transforme la lumière du soleil et des nutriments en biomasse, par exemple chez les algues.
  • Les services de support sont à la base des autres services, mais ils sont difficiles à quantifier et à manipuler par l’homme.
  • Les services d’approvisionnement correspondent aux produits obtenus à partir des écosystèmes, issus de plantes, d’animaux ou de microorganismes.
  • Exemples de services d’approvisionnement : nourriture, eau potable, fibres, combustible, ressources génétiques, et produits biochimiques ou pharmaceutiques (ex. médicaments, biocides).

Astuce mémo

Support = « base invisible » (sols, cycles, biodiversité) ; Approvisionnement = « produits visibles » (nourriture, eau, fibres, énergie, gènes, médicaments).

4. Services de support : sols, eau, biodiversité

Notions clés & Définitions

  • Ressources génétiques : Ressources biologiques constituées de gènes et d’informations génétiques utilisées en sélection variétale ou en biotechnologies.
  • Produits biochimiques ou pharmaceutiques : Produits issus du vivant utilisés pour leurs effets chimiques ou médicinaux, comme des médicaments, biocides ou adjuvants.
  • Ressources ornementales : Produits animaux ou végétaux employés comme éléments de décoration, comme peaux, fourrures, coquillages ou fleurs.
  • Services de régulation : Services assurés par les écosystèmes qui modèrent des phénomènes naturels et rendent les conditions de vie plus stables.
  • Séquestration du carbone : Processus par lequel les écosystèmes stockent du carbone dans le sol ou la biomasse au lieu de l’émettre dans l’atmosphère.

Points essentiels

  • Les services d’approvisionnement regroupent des biens directement fournis par les écosystèmes ou les agroécosystèmes.
  • Les ressources génétiques couvrent l’information génétique mobilisée en sélection variétale et en biotechnologies.
  • Les produits biochimiques ou pharmaceutiques peuvent inclure des médicaments, des biocides comme la toxine Bt, et des adjuvants alimentaires comme les alginates.
  • Les ressources ornementales comprennent des produits animaux et végétaux utilisés comme ornements, par exemple peaux et fourrures, coquillages et fleurs.
  • Les services de régulation rendent la vie possible en soutenant des processus qui rendent les écosystèmes durables, fonctionnels et résilients.
  • La régulation du climat passe par l’influence des écosystèmes à différentes échelles, notamment via le stockage de carbone et l’émission de gaz à effet de serre.

Astuce mémo

Approvisionnement = ce que l’on prélève (gènes, molécules, ornements) ; régulation = ce que l’écosystème fait pour stabiliser la vie (air, eau, déchets, pollinisation, sols, climat).

5. Services d’approvisionnement : nourriture et ressources

Notions clés & Définitions

  • Services d’approvisionnement : Services écosystémiques qui fournissent directement des biens utilisés par les humains, comme la nourriture et diverses ressources.
  • Nourriture : Ressource fournie par les écosystèmes, issue de la production biologique (végétaux et/ou animaux) consommée par les humains.
  • Ressources naturelles : Biens tirés des écosystèmes (autres que la nourriture) mobilisés pour les besoins humains, via des usages des sols et des milieux.
  • Gaz à effet de serre : Gaz émis vers l’atmosphère qui contribuent au réchauffement, notamment CO2, N2O et CH4 cités dans le contexte des changements d’usage des terres.

Points essentiels

  • Les changements d’usage des sols peuvent modifier les températures et les précipitations d’une région.
  • À grande échelle, les usages des terres influencent le climat via la séquestration du carbone dans le sol ou la biomasse.
  • Les changements d’usage des terres peuvent aussi augmenter les émissions de gaz à effet de serre comme CO2, N2O et CH4.
  • Les services de régulation modèrent des phénomènes naturels (ex. eau, érosion, maladies/bioagresseurs, pollinisation, purification de l’eau).
  • La régulation de l’eau dépend des effets sur le ruissellement, les inondations, la recharge des aquifères et le stockage d’eau.
  • La régulation de l’érosion repose sur le couvert végétal et sur l’action des organismes du sol (bioturbation) contre l’érosion et les glissements de terrain.

6. Services de régulation : climat, eau, santé

Notions clés & Définitions

  • Pollinisation : Service de régulation lié à la reproduction des végétaux, assuré par le transfert de pollen et influencé par l’état des écosystèmes.
  • Purification de l’eau : Service de régulation où les écosystèmes améliorent la qualité de l’eau en filtrant les impuretés et en transformant des substances nocives.
  • Régulation de la qualité de l’air : Service de régulation qui modifie la composition de l’air via des prélèvements ou des émissions de produits chimiques par les écosystèmes.
  • Régulation des catastrophes naturelles : Service de régulation où la conservation d’écosystèmes limite les dégâts lors d’événements extrêmes comme ouragans ou tsunamis.
  • Mangroves : Écosystèmes côtiers dont la conservation peut réduire les dommages causés par des ouragans ou des tsunamis.

Points essentiels

  • La pollinisation soutient la reproduction d’un grand nombre de végétaux et peut être perturbée par une altération des écosystèmes.
  • La purification de l’eau repose sur le filtrage des impuretés par les écosystèmes.
  • Dans les sols, certains produits toxiques sont dégradés ou assimilés par des organismes.
  • La régulation de la qualité de l’air dépend d’un double effet : prélèvement de produits chimiques et émissions vers l’atmosphère.
  • Les écosystèmes peuvent réduire les dommages lors d’ouragans ou de tsunamis, notamment quand des zones côtières comme les mangroves sont conservées.

Astuce mémo

Pollinisation = reproduction des plantes ; Eau = filtre + dégradation ; Air = prélève ou émet ; Catastrophes = écosystèmes côtiers amortisseurs (mangroves).

7. Services culturels : spirituel, éducatif, esthétique

Notions clés & Définitions

  • Services culturels écosystémiques : Services culturels : bénéfices non matériels fournis par les écosystèmes, liés à la culture, au savoir, au bien-être et à l’expérience humaine.
  • Service éducatif in situ : Service éducatif in situ : actions ou projets éducatifs menés directement sur le terrain, plutôt qu’en milieu scolaire ou à domicile.
  • Service esthétique : Service esthétique : contribution des écosystèmes à un bien-être ressenti, via l’émerveillement et la réduction du stress.
  • Écotourisme : Écotourisme : pratique consistant à se déplacer pour profiter de paysages et milieux présentant un intérêt.
  • Service patrimonial : Service patrimonial : maintien de paysages ou éléments historiquement importants grâce à la conservation des milieux.

Points essentiels

  • Les services culturels favorisent le développement de connaissances à travers la diversité des cultures associées aux milieux.
  • Les projets éducatifs se développent de plus en plus directement sur site, plutôt qu’à l’école ou à la maison.
  • Les services esthétiques participent au bien-être direct en diminuant le stress et en suscitant l’émerveillement.
  • L’écotourisme relie plaisir de déplacement et découverte de paysages d’intérêt.
  • Le service patrimonial vise à conserver des paysages historiquement importants.
  • L’évaluation financière d’un service correspond à la somme qu’il faudrait dépenser pour le remplacer soi-même, alors qu’il est rendu gratuitement par l’écosystème.

Astuce mémo

Culture = Cerveau + Cœur : éducatif (terrain), esthétique (bien-être), patrimonial (mémoire), écotourisme (plaisir de paysage).

8. Évaluation financière des services écosystémiques

Notions clés & Définitions

  • Services écosystémiques : Ensemble des bénéfices fournis par les écosystèmes aux humains, qu’ils soient liés au fonctionnement naturel ou à la santé des milieux.
  • Valeur d’usage indirecte : Valeur associée aux services de régulation et de soutien qui maintiennent les conditions de vie via des processus écologiques.
  • Valeur patrimoniale : Valeur liée à la conservation du vivant comme héritage à transmettre, en lien avec l’histoire et l’avenir des espèces.
  • Valeur sécuritaire et sanitaire : Valeur qui relie la biodiversité à la survie et au bien-être humains, notamment face aux risques et aux impacts sur la santé.
  • Phytoremédiation : Technique de dépollution utilisant des plantes pour réduire la contamination de milieux, en s’appuyant sur des capacités biologiques.

Points essentiels

  • Les services de régulation et de soutien regroupent le maintien et l’enrichissement des sols, la purification des milieux et la dépollution.
  • Les cycles de la matière et de l’eau assurent des fonctions écologiques essentielles, avec un rôle dans la prévention et l’adaptation aux changements globaux.
  • Des écosystèmes transformés peuvent être rentables en ressources directes, mais offrir peu de services écosystémiques, ce qui augmente la vulnérabilité.
  • La biodiversité a aussi une valeur en soi, incluant des dimensions éthiques, culturelles et esthétiques.
  • La conservation peut être justifiée par des usages indirects (ex. phytoremédiation) et par des applications inspirées du vivant (ex. biomimétisme).

Astuce mémo

Usage indirect = Régulation + Soutien (sols, eau, dépollution) ; Rentable direct ≠ services écosystémiques.

9. Pourquoi conserver la biodiversité

Notions clés & Définitions

  • Biodiversité : Ensemble des espèces, des gènes et des écosystèmes qui composent le vivant et assurent son fonctionnement.
  • Pression anthropique : Ensemble des actions humaines qui modifient les milieux et augmentent la vulnérabilité des écosystèmes.
  • Désertification : Processus de dégradation des terres qui conduit à une perte de productivité et à une aridification progressive.
  • Biologie de la conservation : Domaine scientifique interdisciplinaire qui étudie le déclin du vivant et cherche des moyens d’enrayer l’érosion des ressources biologiques.
  • Érosion des ressources biologiques : Diminution de la diversité et des capacités des écosystèmes à fournir des ressources et des services au vivant et aux sociétés.

Points essentiels

  • Les zones sèches sont des milieux extrêmement sensibles aux changements globaux et à la pression humaine, avec un risque accru de désertification.
  • Les zones sèches couvrent 45% de la surface de la planète et concernent 35% de la population mondiale, dont 70% de la population africaine.
  • La simplification, la fragmentation ou la destruction d’écosystèmes peut augmenter la prévalence de certaines maladies en favorisant leurs vecteurs.
  • Quand la biodiversité est menacée, les coûts sanitaires et humains deviennent plus élevés.
  • La biologie de la conservation est un domaine interdisciplinaire récent apparu aux États-Unis dans les années 1980.
  • La biologie de la conservation vise à comprendre les causes du déclin, à estimer les chances de survie ou de restauration, et à proposer des solutions rapides avant d’avoir tout le savoir.

Astuce mémo

Zones sèches = 45% planète, 35% humains (70% Afrique) ; moins de biodiversité = plus de vecteurs = plus de maladies.

10. Biologie de la conservation et nécessité d’agir

Notions clés & Définitions

  • Érosion des ressources biologiques : Phénomène de diminution des espèces et des fonctions écologiques, qui réduit la biodiversité et les capacités des écosystèmes à rendre des services.
  • Acteurs de la conservation : Ensemble des groupes impliqués dans la protection de la biodiversité, chacun avec ses indicateurs et ses leviers d’action.
  • Indicateur socio-écosystémique : Mesure reliant l’état écologique à des dimensions sociales ou économiques pour évaluer l’impact des actions de conservation.
  • Stratégie de restauration des habitats : Approche visant à remettre en état des espèces et des milieux menacés afin de restaurer leur fonctionnement et leur persistance.
  • Natura 2000 : Programme européen structurant un réseau de sites écologiques pour préserver la diversité et maintenir des habitats favorables.

Points essentiels

  • La conservation vise à trouver des solutions rapides et efficaces face à l’érosion des ressources biologiques, sans attendre d’avoir tout caractérisé.
  • L’action est présentée comme nécessaire avant même la connaissance complète des causes et des dynamiques.
  • Les naturalistes évaluent l’état des espèces menacées pour guider les priorités de conservation.
  • Les agriculteurs suivent l’état des espèces auxiliaires, notamment pollinisateurs et faune du sol comme les lombrics.
  • Les entreprises sont évaluées via la valeur monétaire de la biodiversité et l’accès aux services écosystémiques.
  • Les scientifiques combinent l’état des espèces menacées, les espèces communes, la diversité génétique, ainsi que la fonctionnalité et la résistance des écosystèmes.

Astuce mémo

Érosion → Agir vite : « on protège avant de tout savoir ».

11. Acteurs de la conservation et indicateurs

Notions clés & Définitions

  • Réseau Natura 2000 : Le réseau Natura 2000 est un dispositif européen de protection fondé sur un maillage de sites écologiques pour préserver des espèces et des habitats.
  • Directives Oiseaux et Habitats Faune Flore : Les directives européennes Oiseaux et Habitats Faune-Flore fixent le cadre commun de conservation pour les espèces et les habitats concernés.
  • ZNIEFF : Les ZNIEFF sont des zones françaises identifiées et décrites pour leurs fortes capacités biologiques et leur bon état de conservation.
  • ZNIEFF de type I : Une ZNIEFF de type I correspond à un secteur de grand intérêt biologique ou écologique.
  • ZNIEFF de type II : Une ZNIEFF de type II désigne un grand ensemble naturel riche et peu modifié, avec de fortes potentialités biologiques.

Points essentiels

  • Natura 2000 poursuit deux objectifs : préserver la diversité biologique et valoriser le patrimoine naturel des territoires.
  • Le maillage Natura 2000 s’étend sur toute l’Europe pour rendre cohérente la préservation des espèces et des habitats naturels.
  • Les oiseaux migrateurs illustrent que la conservation ne s’arrête pas aux frontières nationales.
  • Deux directives structurent Natura 2000 : la directive Oiseaux et la directive Habitats Faune-Flore.
  • L’inventaire ZNIEFF a été lancé en 1982 et vise à identifier et décrire des secteurs à fort intérêt biologique et un bon état de conservation.
  • On distingue deux types de ZNIEFF : le type I pour les secteurs de grand intérêt et le type II pour les grands ensembles naturels riches et peu modifiés.

Astuce mémo

Natura 2000 = “2 objectifs + 2 directives” ; ZNIEFF = “I = petit fort intérêt, II = grand ensemble peu modifié”.

12. Mesures de conservation : Natura 2000 et ZNIEFF

Notions clés & Définitions

  • Conservation traditionnelle : Approche de conservation centrée sur la sanctuarisation d’espaces et sur des protections ciblées d’espèces menacées ou rares.
  • Écologie de la réconciliation : Approche de conservation visant à favoriser des espèces communes et des habitats via des changements de gestion et la réduction des impacts humains.
  • Services écosystémiques : Bénéfices fournis par les écosystèmes aux sociétés humaines, qui servent d’argument aux politiques de protection.
  • Réserves naturelles : Espaces mis en protection dont la création produit des effets mesurables sur les populations et sur les services rendus aux humains.

Points essentiels

  • Les stratégies de conservation évoluent avec le temps et avec l’avancement des connaissances scientifiques et naturalistes.
  • Deux grands cadres de conservation sont mobilisés : sanctuarisation/protection ciblée d’une part, et adaptation des modes de gestion pour limiter les effets anthropiques d’autre part.
  • Les mesures de protection ont un coût financier important pour les États, mais ces coûts sont mis en balance avec les bénéfices des services écosystémiques.
  • Le non-respect des protections de la biodiversité et des espaces naturels fait désormais l’objet de sanctions plus lourdes.
  • La création de réserves naturelles agit directement sur la taille et la fitness des populations naturelles, surtout pour les espèces menacées.
  • Les réserves naturelles influencent aussi les services écosystémiques dont dépendent les sociétés humaines.

Astuce mémo

Tradition = Sanctuaire + Espèces rares ; Réconciliation = Gestion + Moins d’humain → plus de diversité (y compris espèces communes).

Repères chronologiques

DateÉvénement
1982Lancement de l’inventaire des ZNIEFF
années 1980Apparition de la biologie de la conservation aux États-Unis
toute l’EuropeMaillage Natura 2000 s’étend sur toute l’Europe

Tableaux de synthèse

Quatre catégories de services écosystémiques

CatégorieCe que ça fournitTemporalité/impact
Services de support ou de soutienConditions de base (formation des sols, production primaire, air respirable, cycles, biodiversité)Pas d’impact direct sur l’homme ou effets indirects/long terme
Services d’approvisionnement ou de productionProduits (nourriture, eau potable, fibres, combustible, ressources génétiques, produits biochimiques/pharmaceutiques, ressources ornementales)Produits fournis directement par les écosystèmes/agroécosystèmes
Services de régulationModération/régulation des phénomènes naturels (climat, eau, érosion, maladies/bioagresseurs, pollinisation, purification de l’eau, qualité de l’air, catastrophes)Rend la vie possible en rendant les écosystèmes durables, fonctionnels et résilients
Services culturelsBénéfices immatériels (spirituels/religieux, traditionnels, éducatifs, esthétiques, écotouristiques, patrimoniaux)Enrichissement spirituel et développement cognitif

Valeurs associées à la biodiversité

Type de valeurIdée centraleExemples du cours
Valeur d’usage directeRessource actuelle ou directement mobilisableServices d’approvisionnement : aliments, médicaments, matières premières, cadre de vie
Valeur d’usage indirecteFonctionnement des écosystèmes qui maintient les conditions de vieServices de régulation et de soutien : sols, purification/dépollution, cycles, prévention et adaptation
Valeur patrimonialeResponsabilité envers l’histoire et l’avenir du vivantConservation comme héritage
Valeur sécuritaire et sanitaireResponsabilité envers la survie et le bien-être humainsLien biodiversité ↔ risques et santé

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre fonctions écologiques de base et services : les fonctions existent indépendamment des besoins humains.
  2. Classer à tort l’eau : dans le cours, l’eau nécessaire à la vie pourrait être classée en support, alors que l’eau potable relève des services d’approvisionnement.
  3. Oublier que les services de support n’ont pas d’impact direct immédiat : ils apparaissent sur le long terme ou sont indirects.
  4. Mélanger régulation et approvisionnement : régulation = modérer/réguler (climat, eau, érosion, pollinisation, etc.), approvisionnement = produits (nourriture, fibres, médicaments…).
  5. Croire que les services culturels sont matériels : ils sont définis comme bénéfices immatériels (spirituels, éducatifs, esthétiques, patrimoniaux…).
  6. Penser que des écosystèmes transformés “rentables” en ressources directes donnent forcément beaucoup de services écosystémiques : le cours insiste sur le cas inverse.
  7. Se tromper sur Natura 2000 : ce n’est pas une seule mesure, c’est un réseau européen avec deux objectifs et deux directives (Oiseaux ; Habitats Faune-Flore).

Checklist Examen

  1. Définir un service écosystémique comme valeur (monétaire ou non) fournie à l’humanité via des biens et services nécessaires au bien-être et au développement.
  2. Expliquer le lien obligatoire entre services écosystémiques et fonctions écologiques de base, tout en précisant qu’il ne faut pas confondre fonctions et besoins humains.
  3. Lister les 4 catégories de services écosystémiques et donner pour chacune au moins 2 exemples cités dans le cours.
  4. Justifier pourquoi les services de support/d’appui n’ont pas d’impact direct sur l’homme ou n’apparaissent qu’à long terme.
  5. Décrire la formation des sols (décomposition + absorption) et la production primaire (photosynthèse + assimilation) telles que présentées dans le cours.
  6. Citer les services d’approvisionnement et leurs exemples : nourriture, eau potable, fibres, combustible, ressources génétiques, produits biochimiques/pharmaceutiques (médicaments, toxine Bt, alginates), ressources ornent
  7. Expliquer les mécanismes de régulation vus : climat (températures/précipitations + séquestration carbone + GES), eau (ruissellement/inondations/aquifères/stockage), érosion (couvert végétal + bioturbation), maladies/bio
  8. Décrire les services de régulation liés à la reproduction et à la qualité : pollinisation, purification de l’eau (filtrage + dégradation/assimilation), régulation qualité de l’air (prélèvement/émission), catastrophes (m
  9. Définir les services culturels et distinguer leurs types : spirituels/religieux, traditionnels, éducatifs in situ, esthétiques, écotouristiques, patrimoniaux.
  10. Expliquer l’évaluation financière : donner la définition “ce qu’il faudrait dépenser pour prendre en charge nous même les services rendus gratuitement”.
  11. Présenter “Pourquoi conserver la biodiversité ?” en reliant les 4 valeurs (usage directe, usage indirecte, patrimoniale, sécuritaire/sanitaire) aux services correspondants.
  12. Décrire la biologie de la conservation : domaine interdisciplinaire, apparu aux États-Unis dans les années 1980, objectifs (comprendre causes, évaluer survie/restauration, solutions rapides) et principe “nécessité d’agir
  13. Maîtriser les acteurs et leurs indicateurs : naturalistes (espèces menacées), agriculteurs (espèces auxiliaires), entreprises (valeur monétaire + accès aux services), scientifiques (espèces menacées/communes + diversité/

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1. Comment se définit le service écosystémique ?

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Service écosystémique — définition ?

Valeur que l’écosystème apporte à l’humanité via des biens et services.

Service écosystémique

Valeur que l’écosystème apporte à l’humain.

Fonctions écologiques — rôle ?

Processus internes assurant le fonctionnement de l’écosystème.

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