Revision sheet: Introduction aux techniques d'impression et gestion des couleurs

Plan du Cours

  1. Supports et normes PAO
  2. Images matricielles et vectorielles
  3. Chronologie de l’imprimerie
  4. Impression en relief
  5. Impression en creux
  6. Impression planographique
  7. Tramage et gestion des couleurs

1. Supports et normes PAO

Notions clés & Définitions

  • Papier : Le papier est le support principal en impression, car il est souple, absorbant et sensible à l’humidité (hygroscopique).
  • CMJN : Le CMJN est un modèle de couleur soustractive basé sur cyan, magenta, jaune et noir, utilisé pour l’imprimerie.
  • RVB : Le RVB est un modèle de couleur additive basé sur rouge, vert et bleu, utilisé pour l’affichage écran.
  • Gris typographique : Le gris typographique est la valeur grise visuelle globale produite par un bloc de texte sur une page.

Points essentiels

  • Le papier est hygroscopique et instable, donc l’humidité influence son comportement en production.
  • Pour l’impression professionnelle, la résolution visée est typiquement de 300 dpi (ou PPP).
  • Pour le web/écran, on utilise traditionnellement 72 à 96 dpi.
  • Le gris typographique se règle notamment via la typo, le corps, l’interlignage, les approches et la justification.

Astuce mémo

CMJN pour imprimerie (pigments absorbent) vs RVB pour écran (lumière ajoute).

2. Images matricielles et vectorielles

Notions clés & Définitions

  • Image matricielle : Une image matricielle est formée d’une grille de pixels, où chaque pixel a une couleur, ce qui fixe la définition.
  • Pixel : Un pixel est l’élément de base d’une image matricielle, défini par une position dans la grille et une couleur associée.
  • Image vectorielle : Une image vectorielle est décrite par des tracés géométriques et des formules mathématiques, compatible avec une mise à l’échelle sans perte.

Points essentiels

  • Une image matricielle devient pixelisée quand on l’agrandit, car la définition ne change pas.
  • Une image vectorielle peut être agrandie à l’infini sans perte de qualité, car elle s’adapte à la résolution du support.
  • Les images matricielles sont idéales pour les photographies grâce à leur nature à pixels.
  • La définition d’une image vectorielle dépend de tracés mathématiques plutôt que d’une grille fixe de pixels.

Astuce mémo

Matricielle = grille de pixels (ça “casse” à l’agrandissement) ; vectorielle = formules (ça “s’adapte”).

3. Chronologie de l’imprimerie

Notions clés & Définitions

  • Bi Sheng : Bi Sheng est associé à l’invention des premiers caractères mobiles en céramique fixés dans un châssis en fer en Chine.
  • Johannes Gutenberg : Johannes Gutenberg est l’Européen qui perfectionne et popularise les caractères mobiles en plomb et la presse typographique à bras vers 1450.
  • CtP : CtP (Computer to Plate) désigne le procédé moderne où l’on grave directement les plaques offset depuis l’ordinateur.
  • PAO : La PAO (Publication Assistée par Ordinateur) correspond à l’étape où l’informatique remplace la photocomposition.

Points essentiels

  • Au XIe siècle en Chine, Bi Sheng met en place des caractères mobiles en céramique fixés dans un châssis en fer.
  • Vers 1450, Gutenberg popularise en Europe des caractères en plomb réutilisables, une encre grasse et une presse à bras inspirée de presses à vin.
  • Fin XVIIIe–début XIXe siècle, l’industrialisation introduit la bobine continue et des presses rotatives qui remplacent le va-et-vient manuel.
  • Fin XIXe siècle, les composeuses-fondeuses (Linotype, Monotype) permettent de composer mécaniquement du texte en coulant le plomb depuis un clavier.
  • Années 1950 à 1980, la photocomposition remplace le plomb par des films projetant les lettres sur un support sensible.
  • Années 1980-1995, la révolution numérique fait apparaître la PAO et le CtP permet de graver directement les plaques offset depuis l’ordinateur.

Astuce mémo

Séquence logique : mobiles (XIe) → plomb (1450) → rotatives (XVIIIe-XIXe) → machines à composer (XIXe) → films (1950-1980) → numérique/PAO puis CtP.

4. Impression en relief

Notions clés & Définitions

  • Impression en relief : L’impression en relief imprime en mettant les zones encrées en surélévation par rapport aux zones blanches, puis en pressant le papier contre la forme.
  • Xylographie : La xylographie est une gravure sur bois permettant d’imprimer des images et du texte, tous deux réalisés en relief.
  • Typographie traditionnelle : La typographie traditionnelle désigne la méthode utilisant des caractères en plomb mobiles, initiée par Gutenberg.
  • Gillottage : Le gillotage est un transfert de dessin sur une plaque métallique gravée chimiquement pour créer un relief artificiel au trait.

Points essentiels

  • Dans le relief, les zones imprimantes sont en surépaisseur et les parties blanches sont évidées, afin que l’encre ne se pose que sur le sommet des reliefs.
  • La xylographie sert de procédé historique en relief, avec un exemple cité dès 1496 par Albrecht Dürer.
  • La typographie traditionnelle associe les caractères mobiles en plomb à une encre déposée sur les reliefs.
  • Le gillotage crée un cliché au trait par morsure chimique d’une plaque métallique à partir d’un dessin transféré.
  • Les impressions en relief ont servi notamment pour des livres d’époque, des affiches textuelles et des éditions monochromes de masse jusqu’au milieu du XXe siècle.

Astuce mémo

Relief = “ça dépasse” : l’encre se fixe sur les sommets puis le papier est pressé dessus.

5. Impression en creux

Notions clés & Définitions

  • Impression en creux : L’impression en creux imprime en creusant les motifs dans une plaque, en remplissant les sillons d’encre, puis en pressant fortement le papier humide.
  • Taille-douce : La taille-douce regroupe des procédés de gravure en creux utilisant des plaques (cuivre ou acier) et une forte pression pour transférer l’encre dans le papier.
  • Eau-forte : L’eau-forte est une technique de gravure où un vernis protège la plaque, le dessin est gratté, puis l’acide creuse les zones exposées.
  • Burin : Le burin est un outil de gravure mécanique utilisé pour creuser la plaque de métal en traçant au moyen d’une pointe en acier.

Points essentiels

  • Dans le creux, on essuie la surface plane après encrage pour ne laisser l’encre que dans les sillons, puis la presse attire l’encre au fond des lignes vers le papier humide.
  • Le burin et la pointe sèche correspondent à une gravure mécanique directe à l’aide d’un outil en acier pointu.
  • L’eau-forte utilise un vernis que l’artiste gratte pour exposer le métal, puis un bain d’acide creuse les parties exposées.
  • La sidérographie permet une finesse extrême et de très nombreux tirages sans user la plaque en comparaison directe au procédé classique.
  • L’héliogravure industrielle repose sur des cylindres gravés avec une multitude de micro-alvéoles.
  • Les procédés en creux ont des usages historiques et actuels comme les documents sécurisés et le fiduciaire (dont la Penny Black est citée).

Astuce mémo

Creux = la presse “va chercher” l’encre au fond des sillons grâce à une pression très forte.

6. Impression planographique

Notions clés & Définitions

  • Impression planographique : L’impression planographique imprime à plat avec dessin et zones blanches au même niveau, sans relief ni creux, via un principe chimique eau/corps gras.
  • Lithographie : La lithographie est un procédé planographique où le dessin gras attire l’encre tandis que l’eau repousse l’encre sur les zones nues hydrophiles.
  • Offset : L’offset est une technique planographique moderne où l’encre est transférée d’un support vers un blanchet en caoutchouc avant d’aller au papier.
  • Chromolithographie : La chromolithographie est l’application de la lithographie à la couleur en superposant plusieurs pierres, une par couleur.

Points essentiels

  • En planographie, il n’y a ni relief ni creux : le contraste vient de la répulsion entre l’eau et les corps gras.
  • En lithographie, la pierre est humidifiée pour garder l’eau sur les zones nues (hydrophiles), puis l’encre grasse se fixe uniquement sur les zones dessinées.
  • La lithographie est attribuée à Aloys Senefelder en 1796 avec un principe sur pierre calcaire poreuse.
  • La chromolithographie produit la couleur en superposant des impressions réalisées sur plusieurs pierres, une par couleur.
  • L’offset dépose l’encre sur papier via un blanchet en caoutchouc, ce qui aide à l’adaptation à divers papiers et évite l’usure de la plaque.
  • L’offset est présenté comme le procédé le plus utilisé pour livres, catalogues, presse et papeterie courante.

Astuce mémo

Planographique = “eau refuse l’encre” sur le fond ; “gras accepte l’encre” sur le dessin.

7. Tramage et gestion des couleurs

Notions clés & Définitions

  • Tramage : Le tramage est la technique qui simule des dégradés et des demi-teintes en découpant une image en motifs de points imprimés.
  • Trame conventionnelle : La trame conventionnelle (AM) utilise une grille régulière de points, dont la taille varie pour produire les niveaux de gris.
  • Trame stochastique : La trame stochastique (FM) répartit des points de taille identique de façon aléatoire, en jouant sur leur densité pour simuler les zones sombres.
  • Moirage : Le moirage est un défaut visuel lié à des fréquences/angles de trame qui ne sont pas correctement décalés entre les couleurs en CMJN.

Points essentiels

  • Les presses déposent soit une encre à 100 %, soit pas d’encre, donc le tramage sert à simuler les dégradés et les variations de gris.
  • En trame conventionnelle (AM), la linéature correspond à la fréquence de la grille et aide à gérer les effets de rendu et de grille.
  • Pour le CMJN, on utilise des angles de trame différents entre couleurs, généralement décalés d’environ 30°, sinon le moirage apparaît.
  • En trame stochastique, tous les points ont une taille minuscule identique (10 à 35 micromètres) et l’algorithme augmente la densité de points pour obtenir le sombre.
  • La trame stochastique supprime totalement le risque de moirage et sert au rendu quasi photographique, avec une restitution détaillée adaptée.
  • Le Benday (Benjamin Day, 1879) consiste à appliquer mécaniquement des motifs de points ou lignes pour créer des nuances sans dessin manuel, utilisé notamment en chromolithographie et bandes dessinées Pop Art.

Astuce mémo

AM = même taille de grille, on joue sur la taille des points ; FM = taille identique, on joue sur la densité des points.

Repères chronologiques

DateÉvénement
XIe siècleCaractères mobiles en céramique fixés dans un châssis en fer (Bi Sheng, Chine).
vers 1450Perfectionnement et popularisation en Europe des caractères mobiles en plomb et d’une presse typographique à bras (Johannes Gutenberg).
1796Invention de la lithographie (Aloys Senefelder).
1848Apparition d’exemples de presses rotatives (Applegath) pendant la révolution industrielle.
1879Benday (Benjamin Day) et technique historique de teintes par motifs de points ou lignes.
années 1950 à 1980Transition vers la photocomposition, avec disparition du plomb au profit de films photographiques.
années 1980-1995Révolution numérique : informatique remplace la photocomposition et apparition de la PAO.

Tableaux de synthèse

CMJN vs RVB

ModèleSynthèseUsage
CMJNSoustractiveImprimerie
RVBAdditiveÉcran

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre une image matricielle et une image vectorielle : une première pixelise à l’agrandissement tandis qu’une seconde conserve la qualité.
  2. Croire que l’on peut obtenir des dégradés natifs en impression industrielle sans tramage : les presses déposent en pratique soit 100 % soit rien.
  3. Oublier que la trame conventionnelle peut créer du moirage si les angles de trame CMJN ne sont pas correctement décalés.
  4. Déséquilibrer relief et creux : en creux l’encre reste dans les sillons et la presse “cherche” l’encre au fond.
  5. Penser que la lithographie et l’offset reposent sur le relief ou le creux : elles utilisent le principe chimique eau et corps gras, avec transfert pour l’offset.
  6. Confondre CMJN et RVB : CMJN est la base de l’imprimerie et RVB celle de l’affichage écran.

Checklist Examen

  1. Identifier le papier comme support dominant et expliquer son instabilité liée à l’humidité.
  2. Donner le modèle à utiliser pour l’imprimerie (CMJN) et pour l’écran (RVB) en reliant à la synthèse soustractive/additive.
  3. Citer les valeurs de résolution typiques : 300 dpi (impression professionnelle) et 72 à 96 dpi (web/écran).
  4. Définir une image matricielle par la grille de pixels et prédire ce qui se passe quand on l’agrandit.
  5. Définir une image vectorielle par ses tracés/formules et justifier pourquoi elle reste nette à l’échelle.
  6. Retrouver la chronologie clé : Bi Sheng (caractères mobiles), Gutenberg (plomb et presse), mécanisation/rotatives, machines à composer, photocomposition, PAO puis CtP.
  7. Expliquer le principe de l’impression en relief : zones surélevées, encre sur les sommets, papier pressé.
  8. Citer des procédés de relief mentionnés : xylographie, typographie au plomb, gillotage et leur rôle historique.
  9. Expliquer le principe de l’impression en creux : motifs incisés, encre dans les sillons, essuyage, papier humide sous forte pression.
  10. Citer des procédés de creux mentionnés : burin/pointe sèche, eau-forte, sidérographie, héliogravure et leurs usages cités.
  11. Décrire le principe chimique de la planographie : même niveau (pas de relief/creux) et répulsion eau/corps gras.
  12. Distinguer lithographie et offset : hydrophilie des zones nues et transfert via un blanchet en caoutchouc pour l’offset.
  13. Expliquer pourquoi le tramage est nécessaire en impression : pas de dégradés natifs (100 % ou rien).
  14. Distinguer trame conventionnelle (grille régulière/AM) et trame stochastique (points identiques/aléatoires/FM).

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1. Quel modèle de couleur est utilisé pour l’impression professionnelle, car il repose sur une synthèse soustractive adaptée aux pigments ?

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Supports en PAO — principaux ?

Papier, écran, supports numériques.

Normes PAO — exemple ?

Résolution 300 dpi pour impression.

Image matricielle — définition ?

Grille de pixels avec couleurs fixes.

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