Revision sheet: Les enjeux et acteurs des relations internationales

📋 Plan du Cours

  1. Acteurs et enjeux des relations internationales
  2. Régulation juridique des relations internationales
  3. L’État dans les relations internationales
  4. Terrorisme international et lutte antiterroriste
  5. Mondialisation économique et culturelle
  6. Histoire et institutions de la mondialisation
  7. Développement durable et croissance
  8. Droit de l’environnement et anthropocùne

📖 1. Acteurs et enjeux des relations internationales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • SouverainetĂ© Ă©tatique : Notion de droit international indiquant que les États exercent un pouvoir sur un territoire et ses espaces associĂ©s, sans dĂ©pendre d’une autoritĂ© centrale supĂ©rieure.
  • MultipolaritĂ© : Configuration des relations internationales oĂč plusieurs puissances influencent la scĂšne mondiale, au lieu d’un leadership unique assumĂ© par une seule puissance.
  • Soft Power : Influence exercĂ©e sans recours direct Ă  la force, par l’attractivitĂ© politique, Ă©conomique ou culturelle, pouvant crĂ©er des dĂ©pendances.
  • Hard Power : Forme d’influence fondĂ©e sur la capacitĂ© coercitive, notamment la force armĂ©e, qui pousse les autres acteurs Ă  se rĂ©armer.
  • Diplomatie numĂ©rique : Usage des rĂ©seaux et plateformes en ligne par des acteurs politiques pour communiquer, influencer et parfois gĂ©rer des crises Ă  distance.

📝 Points essentiels

  • La pĂ©riode actuelle de mondialisation est traversĂ©e par des enjeux environnementaux qui peuvent provoquer un recul ou des ajustements des Ă©changes.
  • Pour le transport de marchandises, les navires dominent la compĂ©titivitĂ© car environ 90% des volumes seraient acheminĂ©s par transport maritime plutĂŽt que par avion.
  • Les dĂ©pendances technologiques aux satellites peuvent rendre des communications vulnĂ©rables, comme avec la possibilitĂ© de coupure partielle mentionnĂ©e pour SpaceX.
  • Les innovations militaires jouent un rĂŽle de game changer, avec une guerre d’attrition facilitĂ©e par des moyens technologiques nouveaux (drones, etc.).
  • Les relations entre États ne sont plus dĂ©crites comme amicales mais comme guidĂ©es par des alliances circonstancielles, souvent pilotĂ©es par les intĂ©rĂȘts et aussi par l’image des chefs sur les rĂ©seaux.
  • Les rĂ©seaux sociaux et internet permettent Ă  des acteurs privĂ©s de gagner une influence internationale, parfois comparable Ă  celle d’États, y compris via des capacitĂ©s financiĂšres.

💡 Astuce mĂ©mo

Soft Power = influence par l’attraction ; Hard Power = influence par la contrainte armĂ©e.

📖 2. RĂ©gulation juridique des relations internationales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • TraitĂ©s internationaux : Accords conclus entre États qui organisent leurs engagements et servent de base principale Ă  la rĂ©gulation juridique des relations internationales.
  • Droit impĂ©ratif : RĂšgles internationales d’une valeur obligatoire qui contraignent les États Ă  ne pas commettre certains actes prohibĂ©s, quels que soient leurs intĂ©rĂȘts.
  • Soft law : RĂšgles ou lignes directrices non directement contraignantes, mais souvent suivies pour faciliter les relations internationales grĂące Ă  leur souplesse.
  • SystĂšme westphalien : Cadre historique qui fonde la relation entre États sur l’équilibre et le respect de la souverainetĂ©, avec la non-ingĂ©rence comme corollaire.

📝 Points essentiels

  • Les relations internationales reposent sur un cadre horizontal entre États, sans autoritĂ© centrale supĂ©rieure s’imposant automatiquement aux dĂ©cisions Ă©tatiques.
  • Le droit impĂ©ratif oblige les États Ă  s’abstenir d’actions gravement prohibĂ©es, tandis qu’en dehors de ces normes il n’existe pas forcĂ©ment de “justice” qui s’impose Ă  un État.
  • La Charte des Nations Unies consacre l’interdiction du recours Ă  la force et replace la diplomatie comme Ă©tape prĂ©alable au conflit armĂ©.
  • Le systĂšme de la Charte distingue la lĂ©gitime dĂ©fense comme exception au recours Ă  la force, prĂ©vue par l’article 51.
  • Outre les textes, la rĂ©gulation inclut la coutume internationale et des principes reconnus, ainsi que la jurisprudence comme Ă©lĂ©ments d’orientation.
  • La soft law est surtout apprĂ©ciĂ©e pour sa capacitĂ© Ă  Ă©voluer dans le temps afin de rester cohĂ©rente avec des relations entre sociĂ©tĂ©s en mouvement.

💡 Astuce mĂ©mo

Charte = interdiction + exception (art. 51) ; TraitĂ©s/coutume = droit ; Soft law = rĂšgles souples qui s’adaptent.

📖 3. L’État dans les relations internationales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • États sujets de droit originels : Les États sont des sujets de droit originels, capables d’agir directement en droit international sans dĂ©pendre d’un autre crĂ©ateur juridique.
  • Organisations internationales sujets dĂ©rivĂ©s : Les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s du droit international, créés par des traitĂ©s Ă  partir d’États et agissant de façon institutionnalisĂ©e.
  • Droit dĂ©rivĂ© international : Le droit dĂ©rivĂ© regroupe les normes produites par des sujets créés par le droit primaire, comme des dĂ©cisions et conventions issues des organisations internationales.
  • Droit primaire international : Le droit primaire correspond aux traitĂ©s qui fondent le cadre juridique et la crĂ©ation d’organisations ou d’autres rĂšgles internationales.

📝 Points essentiels

  • Les organisations internationales sont des regroupements permanents d’États fondĂ©s sur des traitĂ©s, dotĂ©s de moyens matĂ©riels et humains, et agissant indĂ©pendamment des membres.
  • Les organisations internationales disposent d’une personnalitĂ© juridique propre et rĂ©pondent de leurs actes devant des juridictions internationales.
  • Les organisations internationales crĂ©ent un sujet international et peuvent produire des traitĂ©s, ce qui en fait des acteurs du droit dĂ©rivĂ©.
  • Dans ces organisations, l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral peut primer sur l’intĂ©rĂȘt individuel lorsqu’elles prennent des dĂ©cisions.
  • Les États restent les sujets originels du droit tandis que les organisations internationales sont des sujets dĂ©rivĂ©s, produisant du droit dĂ©rivĂ© opposĂ© au droit primaire des traitĂ©s.
  • Le cours souligne qu’il y a plus d’organisations internationales que d’États dans le monde.

💡 Astuce mĂ©mo

Originel = États (droit primaire) ; dĂ©rivĂ© = organisations (droit dĂ©rivĂ©) : traite→crĂ©e le sujet→crĂ©e le droit.

📖 4. Terrorisme international et lutte antiterroriste

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Terrorisme : Violence visant Ă  crĂ©er de la terreur pour produire un affrontement asymĂ©trique, souvent menĂ© par des entitĂ©s non Ă©tatiques.
  • Doctrine de la guerre contre le terrorisme : Doctrine de riposte militaire conçue par les États-Unis aprĂšs les attentats du 11 septembre 2001.
  • GuantĂĄnamo : Espace de dĂ©tention prĂ©sentĂ© comme une exception au droit applicable, avec une protection rĂ©duite des libertĂ©s et droits fondamentaux des dĂ©tenus.
  • Terrorisme d’État : Forme oĂč des responsables Ă©tatiques organisent ou cautionnent des actes terrorisants pour des objectifs politiques, souvent en contexte de rĂ©pression.
  • Terrorisme low-cost : Terrorisme caractĂ©risĂ© par des actions peu coĂ»teuses et peu structurĂ©es, pouvant ĂȘtre menĂ©es depuis le territoire d’un autre État.

📝 Points essentiels

  • Il n’existe pas de dĂ©finition universellement acceptĂ©e du terrorisme, ce qui pousse Ă  adopter des doctrines nationales pour y rĂ©pondre.
  • Les attentats du 11 septembre 2001 sont dĂ©crits comme le point de bascule vers une doctrine amĂ©ricaine de guerre contre le terrorisme.
  • La rĂ©ponse antiterroriste amĂ©ricaine inclut une dimension judiciaire et policiĂšre, mais place aussi la riposte militaire au cƓur de la stratĂ©gie.
  • À GuantĂĄnamo, le droit applicable est prĂ©sentĂ© comme dĂ©rogatoire, avec une atteinte plus forte aux garanties des droits fondamentaux.
  • L’internationalisation de la lutte antiterroriste nĂ©cessite des rĂšgles communes, tout en exposant au risque de mesures sĂ©curitaires disproportionnĂ©es et attentatoires aux droits.
  • Le terrorisme se renouvelle sans cesse, notamment avec l’essor d’Internet et l’apparition d’un terrorisme « lowground » Ă  partir de 2004.

💡 Astuce mĂ©mo

11/09 = bascule vers « guerre au terrorisme » (riposte militaire), tandis que Guantånamo = exception aux droits.

📖 5. Mondialisation Ă©conomique et culturelle

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Mondialisation culturelle : La mondialisation culturelle dĂ©signe la diffusion dans le monde de rĂ©fĂ©rences et de pratiques, accĂ©lĂ©rĂ©e par les supports numĂ©riques et les rĂ©seaux sociaux.
  • Technologies de l’information et de la communication : Les TIC regroupent les outils qui transportent l’information (internet, tĂ©lĂ©phonie mobile, satellites) et rendent possibles l’organisation et la rapiditĂ© des flux mondiaux.
  • ConditionnalitĂ© des prĂȘts : La conditionnalitĂ© des prĂȘts est le principe selon lequel l’accĂšs Ă  des financements peut ĂȘtre subordonnĂ© Ă  des rĂ©formes Ă©conomiques et Ă  des exigences liĂ©es aux droits et libertĂ©s.
  • Obstacles non tarifaires : Les obstacles non tarifaires sont des barriĂšres aux Ă©changes qui ne prennent pas la forme d’une taxe, par exemple techniques ou environnementales, et peuvent limiter le commerce.

📝 Points essentiels

  • Les rĂ©seaux sociaux simplifient la diffusion mondiale de la culture, visible notamment dans des rĂ©fĂ©rences culturelles europĂ©ennes et sous forte influence amĂ©ricaine.
  • La mondialisation repose aussi sur la matĂ©rialitĂ© des flux : le transport maritime reprĂ©sente environ 90% des Ă©changes et prĂšs de 89% des transmissions passent par des cĂąbles sous-marins.
  • Les Ă©changes et les finances mondiales sont fortement portĂ©s par les TIC, qui ont amplifiĂ© l’intĂ©gration des marchĂ©s, y compris via les places boursiĂšres.
  • Les prĂȘts internationaux s’accompagnent souvent d’une conditionnalitĂ© : ouverture Ă  l’économie de marchĂ©, restructuration Ă©conomique et respect des droits de l’homme pour obtenir des liquiditĂ©s.
  • La mondialisation est prĂ©sentĂ©e comme un progrĂšs Ă©conomique mais aussi comme une source de critiques environnementales, notamment avec la consommation hors saison et des produits comme l’huile de palme liĂ©e Ă  la dĂ©forestation.
  • Des contraintes environnementales peuvent devenir des obstacles non tarifaires, permettant aux États de freiner certains Ă©changes mĂȘme quand les tarifs ne sont pas le problĂšme principal.

💡 Astuce mĂ©mo

Double tranchant : flux faciles (mer + cùbles + TIC) mais effets contestés (hors saison, déforestation, normes) .

📖 6. Histoire et institutions de la mondialisation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Accords de Bretton Woods : Ensemble d’accords de 1944 qui jettent les bases du systĂšme monĂ©taire et commercial international d’aprĂšs-guerre.
  • FMI : Organisation créée pour prĂ©server la stabilitĂ© monĂ©taire et limiter les crises en encadrant les taux de change et en finançant sous conditions.
  • Banque mondiale : Groupe financier issu de Bretton Woods, composĂ© de plusieurs institutions, qui finance surtout la reconstruction et la lutte contre la pauvretĂ©.
  • GATT : Accord commercial de 1947 qui pose les rĂšgles du commerce international avant la mise en place de l’OMC.
  • Organisation mondiale du Commerce : Institution créée en 1995 Ă  partir des accords de Marrakech, chargĂ©e d’organiser le commerce et de rĂ©gler des diffĂ©rends.

📝 Points essentiels

  • La mondialisation s’explique par trois grandes phases : colonisation et Ă©changes maritimes dĂšs les XV–XVIe siĂšcles, essor des Ă©changes au XIXe avec la rĂ©volution industrielle, puis institutionnalisation aprĂšs 1944 avec un systĂšme fondĂ© sur Bretton Woods.
  • Les accords de Bretton Woods (signĂ©s en 1944) installent le FMI, et le GATT est créé en 1947 comme cadre commercial international.
  • Le passage vers l’OMC se fait via des cycles de nĂ©gociations, notamment l’Uruguay round (1986-1994) menant aux accords de Marrakech et Ă  la crĂ©ation de l’OMC le 1er janvier 1995.
  • Le systĂšme monĂ©taire prĂ©vu Ă  Bretton Woods (convertibilitĂ© du dollar en or) est remis en cause par Nixon en 1971, ce qui dĂ©clenche un dĂ©sordre monĂ©taire international.
  • Les chocs pĂ©troliers des annĂ©es 70 sont liĂ©s notamment Ă  la guerre du Kippour et Ă  la dĂ©cision de l’OPEP en 1973, provoquant un quadruplement des prix et des effets sur les pays en dĂ©veloppement.
  • Au XXIe siĂšcle, des puissances Ă©mergentes cherchent aussi un cadre alternatif avec le groupe de Shanghai créé en 2001 par la Chine, la Russie et d’autres États d’Asie centrale.

📖 7. DĂ©veloppement durable et croissance

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DĂ©veloppement durable : Approche visant Ă  concilier dĂ©veloppement Ă©conomique, progrĂšs social et protection de l’environnement sans compromettre l’avenir des gĂ©nĂ©rations futures.
  • Rapport Brundtland : Rapport qui formule la dĂ©finition de rĂ©fĂ©rence du dĂ©veloppement durable en reliant les besoins actuels et les capacitĂ©s des gĂ©nĂ©rations futures.
  • ExternalitĂ©s nĂ©gatives : Effets indĂ©sirables d’une activitĂ© qui se rĂ©percutent sur autrui ou sur l’environnement sans ĂȘtre payĂ©s directement par l’acteur Ă  l’origine de l’activitĂ©.
  • Principe de responsabilitĂ© : IdĂ©e qui impose de considĂ©rer les consĂ©quences Ă  long terme de nos actes sur les gĂ©nĂ©rations futures pour Ă©viter un “suicide collectif”.

📝 Points essentiels

  • La dĂ©finition de rĂ©fĂ©rence du dĂ©veloppement durable date de 1987 (Brundtland) : rĂ©pondre aux besoins du prĂ©sent sans compromettre ceux des gĂ©nĂ©rations futures.
  • Le dĂ©veloppement durable s’appuie sur des procĂ©dures juridiques comme les Ă©tudes d’impact, avec des mesures de minimisation puis, si nĂ©cessaire, de compensation des effets.
  • Les mesures â€œĂ©cologie + Ă©conomie” sont prĂ©sentĂ©es comme plus efficaces pour avancer, car le dĂ©veloppement Ă©conomique peut devenir un moteur plutĂŽt qu’un frein.
  • Le dĂ©veloppement durable est parfois critiquĂ© par les partisans de la sous-croissance, qui proposent de ralentir la tendance de dĂ©veloppement continu.
  • La durabilitĂ© est difficile Ă  appliquer car elle exige une planification de long terme, alors que les politiques sont souvent court-termistes.
  • En 1979, Hans Jonas relie la durabilitĂ© Ă  une responsabilitĂ© intergĂ©nĂ©rationnelle via l’idĂ©e d’empĂȘcher un “suicide collectif”.

💡 Astuce mĂ©mo

Brundtland 1987 : Présent OK, Futur préservé (besoins actuels sans bloquer les générations futures).

📖 8. Droit de l’environnement et anthropocùne

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • AnthropocĂšne : PĂ©riode marquĂ©e par le fait que les actions humaines deviennent une force capable de modifier durablement les Ă©quilibres de la planĂšte.
  • Principe pollueur-payeur : Principe du droit de l’environnement qui impose au responsable d’assumer financiĂšrement les dommages causĂ©s Ă  l’environnement.
  • Principe de prĂ©vention : Principe du droit de l’environnement selon lequel l’État doit Ă©viter, autant que possible, les atteintes Ă  l’environnement avant qu’elles ne se produisent.

📝 Points essentiels

  • La confĂ©rence de Stockholm de 1972 rĂ©unit 110 pays et marque la prise de conscience internationale, tandis que le PNUE (embryon) apparaĂźt en 1976.
  • Le rapport Brundtland (1987) dĂ©finit le dĂ©veloppement durable comme la rĂ©ponse aux besoins du prĂ©sent sans compromettre les capacitĂ©s des gĂ©nĂ©rations futures.
  • Dans la logique du pollueur-payeur, les dommages environnementaux doivent ĂȘtre rĂ©parĂ©s financiĂšrement par le responsable.
  • Le principe de prĂ©vention s’appuie sur l’idĂ©e juridique romaine sic utere, avec une obligation positive pour l’État de ne pas permettre des pollutions transfrontiĂšres.
  • L’affaire de la fonderie de Trail aboutit Ă  une sentence en 1941 reconnaissant la responsabilitĂ© du Canada pour des fumĂ©es causant une pollution transfrontiĂšre.
  • Le rĂ©gime des espaces marins s’appuie notamment sur la Convention de Montego Bay du 10 dĂ©cembre 1982 et, pour la biodiversitĂ© au-delĂ  des juridictions, sur le traitĂ© BBNJ (2023).

💡 Astuce mĂ©mo

Brundtland 1987 : PrĂ©sent sans bloquer l’avenir.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1944Accords de Bretton Woods (base du systĂšme monĂ©taire et commercial d’aprĂšs-guerre).
1947GATT (accord commercial posant des rùgles avant l’OMC).
1971Remise en cause de la convertibilité du dollar en or par Nixon, désordre monétaire international.
1972ConfĂ©rence de Stockholm (prise de conscience internationale sur l’environnement).
1982Convention de Montego Bay sur le droit de la mer (10 décembre 1982).
1987Rapport Brundtland (définition de référence du développement durable).
1995CrĂ©ation de l’Organisation mondiale du Commerce, Ă  partir du 1er janvier 1995.
2001Création du groupe de Shanghai (acteurs alternatifs au systÚme dominé par les EUA).
2004Apparition d’un terrorisme « lowground » (prĂ©occupation occidentale).
2016Sentence arbitrale (mer de Chine méridionale, désavantage des autres pays face à la Chine).

📊 Tableaux de synthùse

Jus ad bellum vs jus in bello

NotionObjetIdée clé
Jus ad bellumDroit de faire la guerreInterdiction du recours Ă  la force dans les relations internationales (Charte NU).
Jus in belloDroit pendant la guerreRéglementation des conflits armés et application identique à tous les soldats (droit humanitaire).

RÚglements pacifiques des différends

ModeIntervention d’un tiersLogique
NĂ©gociationNonÉtape initiale et parfois poursuivie mĂȘme pendant/ aprĂšs procĂ©dure.
Bons officesOui, rapproche les partiesLe tiers rapproche sans intervenir dans le fond de la discussion.
MédiationOui, tiers médiateurLe tiers intervient pour faciliter/encadrer la résolution.
Justice consentie (juridictions)OuiLes États choisissent la juridiction (forum shopping).
ArbitrageOuiProcédure non permanente, plus flexible (arbitres et rÚgles).

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre souverainetĂ© et droit : le droit international ne dĂ©pend pas de la forme (unitaire/fĂ©dĂ©ral) et l’égalitĂ© des souverainetĂ©s n’implique pas l’existence d’une autoritĂ© supĂ©rieure.
  2. MĂ©langer soft law et droit impĂ©ratif : la soft law est non directement contraignante et Ă©volutive, alors que le droit impĂ©ratif oblige Ă  s’abstenir d’actes gravement prohibĂ©s.
  3. Inverser jus ad bellum et jus in bello : l’un vise l’interdiction de la force (avant le conflit), l’autre rĂ©gule la conduite des hostilitĂ©s (pendant le conflit).
  4. Réduire la diplomatie à la négociation : le cours inclut aussi bons offices, médiation, justice consentie et arbitrage, souvent en enchaßnement.
  5. Croire que la diplomatie numĂ©rique remplace tout : elle peut ĂȘtre conflictogĂšne et coexister avec l’action diplomatique classique (ambassades, immunitĂ©s).
  6. Assimiler terrorisme Ă  une dĂ©finition universelle : le cours insiste qu’il n’existe pas de dĂ©finition unanimement acceptĂ©e, d’oĂč des doctrines nationales (et des rĂ©ponses variables).
  7. Confondre mondialisation et dĂ©veloppement durable : la mondialisation peut ĂȘtre critiquĂ©e (environnement, normes, commerce) mais le dĂ©veloppement durable repose sur des procĂ©dures (Ă©tudes d’impact, minimisation/compensation) et vise Ă  prĂ©server la planĂšte habitable.

✅ Checklist Examen

  1. Définir les notions essentielles liées aux relations internationales (souveraineté, multipolarité, soft power, hard power, diplomatie numérique) et relier ces idées aux acteurs et enjeux actuels.
  2. Expliquer pourquoi les relations internationales sont dĂ©crites comme horizontales (pas d’autoritĂ© centrale) et distinguer traitĂ©s/coutume/jurisprudence/soft law.
  3. Justifier la logique westphalienne (Ă©quilibre, inviolabilitĂ© de la souverainetĂ©, non-ingĂ©rence) et donner l’exception de lĂ©gitime dĂ©fense mentionnĂ©e Ă  l’article 51.
  4. Distinguer les États comme sujets originels et les organisations internationales comme sujets dĂ©rivĂ©s produisant du droit dĂ©rivĂ© (droit primaire vs droit dĂ©rivĂ©).
  5. Citer les regroupements informels (G7, G20, BRICS/encore, non-alignés, etc.) et expliquer leur avantage de souplesse par rapport aux OIG.
  6. DĂ©crire les OIG : institutionnalisĂ©es, fondĂ©es sur traitĂ©s, permanence, personnalitĂ© juridique propre et primautĂ© de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral dans la dĂ©cision.
  7. PrĂ©senter les acteurs privĂ©s : ONG (rĂŽle, inscription dans l’article 71 ONU, influence consultative, financement et risque d’orientation) et firmes multinationales (difficultĂ©s de contrĂŽle Ă©voquĂ©es).
  8. Expliquer le rĂŽle des rĂ©seaux (internet/cĂąbles et mobilisation, « diplomatie Ă  coup de tweet », enjeux d’information/propagation et exemple de WikiLeaks).
  9. Distinguer les formes de conflictualité et la logique juridique : conflits armés (intensité, guerre asymétrique/intraétatique) et rappeler la différence jus ad bellum vs jus in bello.
  10. Présenter le systÚme de prévention et la place de la diplomatie consulaire : diplomatie avant conflit, types de modes de rÚglement pacifique (bons offices/ médiation/ justice consentie/ arbitrage) et leurs différences.
  11. Exposer les bases du terrorisme international et de la lutte antiterroriste : asymétrie, absence de définition universelle, doctrine américaine aprÚs le 11 septembre 2001, rÎle de Guantånamo (dérogation), et évolution vers terrorisme « low-cost/lowground ».
  12. Raconter l’argument central sur la mondialisation et le dĂ©veloppement durable : 3 piliers (changes, IDE, migrations), rĂŽle des TIC et des voies maritimes/cĂąbles, conditionnalitĂ© des prĂȘts, puis dĂ©veloppement durable (Brundtland 1987, Ă©tudes d’impact, minimisation/compensation).

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1. Quelle notion dĂ©signe une influence exercĂ©e sans recours direct Ă  la force, par l’attractivitĂ© politique, Ă©conomique ou culturelle ?

2. Qu'est-ce que la souveraineté étatique dans le contexte des relations internationales?

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SouverainetĂ© Ă©tatique — dĂ©finition ?

Pouvoir exclusif sur un territoire.

Souveraineté étatique

Pouvoir sur un territoire sans dépendance extérieure

RĂ©gulation juridique — rĂŽle ?

Encadrer les relations entre États.

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