Revision sheet: Les Mécanismes de Développement Cognitif

Plan du Cours

  1. Plasticité cérébrale
  2. Inné vs acquis
  3. Épigénétique et comportement
  4. Développement sensoriel bébé
  5. Perception auditive bébé
  6. Cognition et permanence objet
  7. Sens numérique bébé
  8. Catégorisation et mémoire
  9. Théorie de l'esprit
  10. Fonctions exécutives
  11. Développement adolescence

1. Plasticité cérébrale

Notions clés & Définitions

  • Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à se modifier et à s'adapter tout au long de la vie en réponse aux expériences, à l'apprentissage ou aux lésions. Elle implique la restructuration des connexions neuronales (synapses) et la neurogenèse.

  • Synaptogenèse : Processus de formation de nouvelles synapses entre neurones, favorisant la communication neuronale. Elle est particulièrement intense durant l'enfance mais continue à l'âge adulte.

  • Remodelage neuronal : Modification des circuits neuronaux existants, par renforcement ou affaiblissement des synapses, permettant d’adapter le cerveau à de nouvelles fonctions ou à des lésions.

  • Fenêtre de plasticité : Période critique durant laquelle le cerveau est particulièrement réceptif à l’apprentissage ou à la récupération, notamment chez l’enfant. La plasticité est plus grande dans ces périodes.

  • Neurogenèse : Formation de nouveaux neurones, principalement dans l’hippocampe, pouvant contribuer à l’apprentissage et à la mémoire, même à l’âge adulte.

  • Facteurs influençant la plasticité : Environnement, stimulation, stress, nutrition, activité physique, qui modulent la capacité de changement du cerveau.

Points essentiels

  • La plasticité cérébrale permet l’apprentissage, la récupération après une lésion, et l’adaptation aux changements environnementaux.
  • Elle est maximale durant l’enfance, notamment durant la période critique, puis diminue mais ne disparaît pas à l’âge adulte.
  • La synaptogenèse et le remodelage neuronal sont les principaux mécanismes de la plasticité.
  • La neurogenèse, bien que limitée à certains zones, contribue aussi à la plasticité, notamment dans l’hippocampe.
  • La plasticité est modulée par des facteurs externes (environnement, apprentissage) et internes (génétique, épigénétique).

À retenir

La plasticité cérébrale est la capacité du cerveau à se remodeler tout au long de la vie, permettant l’apprentissage, la récupération et l’adaptation, mais elle est plus intense durant l’enfance et modulée par l’environnement.

2. Inné vs acquis

Notions clés & Définitions

  • Inné : Caractéristique ou capacité présente dès la naissance, considérée comme génétiquement programmée, indépendante de l'expérience.
  • Acquis : Compétence ou connaissance développée par l'expérience, l'apprentissage ou l'interaction avec l'environnement.
  • Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à se remodeler tout au long de la vie en réponse aux expériences et à l'apprentissage.
  • Épigénétique : Discipline étudiant comment des facteurs environnementaux modifient l'expression des gènes sans changer la séquence ADN, influençant le comportement et le développement.
  • Notion innée de la cognition : Capacité présente dès la naissance, comme la permanence de l'objet ou le sens du nombre, qui ne dépend pas d'un apprentissage explicite.
  • Notion acquise : Compétences nécessitant un apprentissage volontaire, comme parler une langue ou jouer d’un instrument, souvent liées à l’enseignement et à la pratique.

Points essentiels

  • Le cerveau naît avec une architecture de base, mais son fonctionnement et ses connexions évoluent grâce à la plasticité, permettant un développement continu.
  • Les capacités innées, telles que la permanence de l'objet ou le sens du nombre, apparaissent précocement, souvent avant tout apprentissage formel.
  • Les compétences acquises, comme la lecture ou le calcul, requièrent un effort volontaire, un enseignement explicite, et se développent avec l’expérience.
  • L’épigénétique montre que l’environnement influence le développement neuronal, expliquant la variabilité des comportements même chez des individus génétiquement identiques (ex : jumeaux).
  • La distinction entre inné et acquis n’est pas absolue : leur interaction est essentielle pour comprendre le développement cognitif et comportemental.

À retenir

Le développement humain résulte d’une interaction dynamique entre capacités innées et expériences acquises, modulée par la plasticité cérébrale et influencée par l’environnement.

3. Épigénétique et comportement

Notions clés & Définitions

  • Épigénétique : Ensemble des mécanismes biologiques modifiant l’expression des gènes sans changer la séquence d’ADN, influencés par l’environnement et le vécu.
  • Interrupteurs épigénétiques : Mécanismes chimiques (méthylation, acetylation) qui activent ou désactivent certains gènes en réponse à des stimuli environnementaux.
  • Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à se remodeler tout au long de la vie en réponse aux expériences, notamment via des modifications épigénétiques.
  • Étayage affectif : Influence de l’affection et du contexte émotionnel sur le développement cérébral et l’expression génique.
  • Variabilité comportementale chez les jumeaux : Différences de 20 à 30 % dans les comportements et traits, dues à des facteurs épigénétiques même chez des génétiquement identiques.
  • Impact de l’environnement : Stress, alimentation, relations affectives, qui modulent l’expression génétique et, par conséquent, le comportement.

Points essentiels

  • L’épigénétique explique comment des facteurs environnementaux peuvent influencer le comportement en modifiant l’expression des gènes, notamment durant les périodes critiques du développement.
  • La plasticité cérébrale est liée à des modifications épigénétiques, permettant une adaptation continue du cerveau.
  • La privation affective, comme chez les orphelins, montre que l’environnement émotionnel peut avoir des effets durables sur le développement cognitif et comportemental.
  • La variabilité comportementale entre individus génétiquement identiques (jumeaux) illustre le rôle clé de l’épigénétique.
  • Les mécanismes épigénétiques sont réversibles, ce qui ouvre des perspectives pour des interventions thérapeutiques.

À retenir

L’épigénétique constitue le lien dynamique entre environnement et génétique, expliquant la plasticité du comportement humain et ses variations individuelles.

4. Développement sensoriel bébé

Notions clés & Définitions

  • Développement sensoriel : Ensemble des processus par lesquels le bébé perçoit, traite et intègre les stimuli sensoriels (vue, audition, toucher, etc.) pour explorer son environnement et construire sa connaissance du monde.

  • Affordance : Possibilité d’action qu’un objet offre à un individu en fonction de ses caractéristiques et de ses capacités. Par exemple, un biberon "invite" à sucer ou saisir.

  • Perception visuelle : Capacité du bébé à interpréter les stimuli lumineux pour reconnaître des objets, des formes, et développer la coordination œil-main.

  • Perception auditive : Capacité à détecter, distinguer et interpréter les sons, essentielle pour le développement du langage.

  • Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à se remodeler en réponse aux expériences, notamment durant la petite enfance, permettant l’apprentissage et l’adaptation.

  • Permanence de l’objet : Notion selon laquelle un objet continue d’exister même s’il n’est plus visible ou perceptible, présente dès 2-3 mois chez le bébé.

Points essentiels

  • Le développement sensoriel est crucial pour l’exploration et la compréhension du monde, débutant dès la naissance avec la vision, l’audition, et le toucher.

  • La vision du bébé évolue rapidement : il voit flou de près à la naissance, puis développe la coordination œil-main vers 3-6 mois grâce aux affordances.

  • L’audition in utero permet au bébé de reconnaître les sons et la voix de ses proches, favorisant la familiarisation avec la langue maternelle vers 8-10 mois.

  • La perception sensorielle est influencée par la plasticité cérébrale, permettant au cerveau de s’adapter et de se développer en réponse aux stimulations.

  • La permanence de l’objet, présente dès 2-3 mois, témoigne de la maturation cognitive et sensorielle du bébé.

À retenir

Le développement sensoriel du bébé, dès la naissance, constitue la base de son exploration du monde, grâce à une perception en constante évolution et à la plasticité de son cerveau.

5. Perception auditive bébé

Notions clés & Définitions

  • Perception auditive : Capacité du bébé à détecter, distinguer et interpréter les sons dans son environnement, dès la vie in utero.
  • Préférence pour les sons graves : Tendance du bébé à privilégier les sons de basse fréquence, comme la voix du père, dès la période prénatale.
  • Distinguer les sons : Aptitude du bébé à différencier les phonèmes, les tonalités et les intonations, permettant la reconnaissance de la langue maternelle vers 8-10 mois.
  • Perception in utero : Capacité du fœtus à entendre et à réagir aux sons environnants à partir de la 26ème-28ème semaine de grossesse.
  • Perception sélective : Capacité du bébé à se concentrer sur certains sons tout en ignorant d’autres, facilitant l’apprentissage linguistique.

Points essentiels

  • Le bébé commence à percevoir les sons dès la vie in utero, avec une préférence pour les sons graves et la voix humaine.
  • À la naissance, il peut distinguer tous les sons de toutes les langues, mais cette capacité se spécialise vers 8-10 mois dans la langue maternelle.
  • La perception auditive est fondamentale pour le développement du langage, notamment pour la discrimination phonétique et la reconnaissance des intonations.
  • La capacité à percevoir et à différencier les sons précède l’acquisition du langage parlé, permettant au bébé de capter les nuances de sa langue.
  • La perception auditive influence également la perception émotionnelle, notamment par la reconnaissance de la voix et des tonalités affectives.

À retenir

Le bébé possède dès la vie in utero une perception auditive fine, qui se spécialise dans la langue maternelle vers 8-10 mois, constituant une étape clé dans le développement du langage et de la communication.

6. Cognition et permanence objet

Notions clés & Définitions

  • Permanence de l'objet : Capacité à comprendre qu’un objet continue d’exister même s’il n’est plus visible ou perceptible.
    Exemple : le bébé cherche un jouet caché, montrant qu’il sait qu’il existe toujours.

  • Sens du nombre : Aptitude innée à percevoir et à comprendre les quantités, notamment la notion de cardinalité.
    Exemple : un enfant comprend que le dernier nombre dit représente la quantité totale.

  • Catégorisation : Capacité à regrouper des objets selon des critères communs (forme, couleur, fonction).
    Exemple : classer des fruits par couleur.

  • Mémoire à court terme (Empan) : Capacité à retenir un nombre limité d’éléments pendant une courte période.
    Exemple : retenir 3 chiffres à 3 ans, 7 à l’adolescence.

  • Théorie de l'esprit : Compréhension que les autres ont des pensées, croyances, intentions différentes des siennes.
    Exemple : comprendre qu’un ami pense autre chose que soi.

  • Fonctions exécutives : Ensemble de processus cognitifs permettant la planification, la flexibilité mentale, et le contrôle attentionnel.
    Exemple : résister à une distraction pour finir un devoir.

Points essentiels

  • La permanence de l’objet apparaît très tôt, dès 2-3 mois, contrairement aux anciennes croyances.
  • La capacité à percevoir le sens du nombre se développe entre 3 et 6 ans, avec la compréhension de la cardinalité.
  • La catégorisation facilite la mémorisation et l’organisation mentale des objets.
  • La mémoire à court terme évolue avec l’âge, passant d’environ 3 éléments à 7 éléments (score adulte).
  • La théorie de l’esprit se développe en plusieurs étapes : faire semblant dès 2 ans, compréhension du premier et second niveau vers 6-7 ans.
  • Les fonctions exécutives, notamment la planification et le contrôle inhibiteur, sont essentielles pour l’autonomie cognitive.
  • La maturation du cortex préfrontal, jusqu’à 25 ans, explique le développement progressif de ces fonctions.

À retenir

La cognition de l’enfant, notamment la permanence de l’objet et la compréhension des nombres, se construit précocement, sous l’influence de processus neurocognitifs et sociaux, et évolue tout au long de la jeunesse grâce à la maturation du cerveau.

7. Sens numérique bébé

Notions clés & Définitions

  • Sens numérique inné : Capacité présente dès la naissance permettant à l’enfant de percevoir et de distinguer des quantités sans apprentissage formel. Exemple : reconnaître qu’un groupe de 3 objets est différent d’un groupe de 5.
  • Cardinalité : Compréhension que le dernier mot-nombre cité dans une suite représente la quantité totale d’un ensemble. Se développe entre 3 et 6 ans.
  • Permanence de l’objet : Connaissance que les objets continuent d’exister même lorsqu’ils ne sont pas visibles. Notion acquise vers 2-3 mois.
  • Épigénétique : Mécanisme par lequel l’environnement influence l’expression des gènes, expliquant la variabilité des comportements et capacités chez des individus génétiquement identiques.
  • Affordance : Possibilité d’action qu’un objet offre à un bébé, par exemple associer un objet à une action spécifique (voir biberon = succion).
  • Mémoire à court terme (Empan) : Capacité de retenir un nombre limité d’éléments (environ 3 à 7) selon l’âge, essentielle pour le traitement de l’information.

Points essentiels

  • Le bébé possède un sens numérique inné, lui permettant de percevoir des différences de quantité dès la naissance.
  • La compréhension de la cardinalité se développe progressivement, permettant à l’enfant de saisir la notion de quantité totale.
  • La permanence de l’objet est une étape clé dans la cognition, attestant que le bébé comprend que les objets existent même hors de sa vue.
  • La plasticité cérébrale et l’épigénétique expliquent comment l’environnement influence le développement cognitif, notamment la capacité numérique.
  • La coordination œil-main et l’association d’objets à des actions (affordance) sont fondamentales pour l’exploration sensorielle et cognitive.

À retenir

Le sens numérique chez le bébé est une capacité innée qui se développe précocement, soutenue par la plasticité cérébrale et influencée par l’environnement, permettant à l’enfant de percevoir et d’interpréter le monde quantitatif dès ses premiers mois.

8. Catégorisation et mémoire

Notions clés & Définitions

  • Catégorisation : Capacité à regrouper des objets ou des idées selon des points communs (forme, couleur, fonction), facilitant l'organisation mentale et la mémorisation.
  • Mémoire à court terme (Empan) : Capacité de retenir une quantité limitée d'informations pendant une courte durée. Elle augmente avec l'âge, passant d'environ 3 éléments à l'âge de 3 ans à 7 éléments à l'âge adulte.
  • Permanence de l'objet : Connaissance que les objets continuent d'exister même lorsqu'ils ne sont pas visibles. Présente dès 2-3 mois chez le bébé.
  • Théorie de l'esprit : Capacité à comprendre que les autres ont des pensées, croyances, intentions différentes des siennes, essentielle pour l'interaction sociale.
  • Fonctions exécutives : Ensemble de processus cognitifs (planification, contrôle attentionnel, flexibilité mentale) situés dans le cortex préfrontal, permettant la régulation du comportement et la résolution de problèmes.
  • Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à se remodeler tout au long de la vie en réponse aux expériences, notamment lors de l'apprentissage ou de l'adaptation.

Points essentiels

  • La catégorisation permet de structurer la mémoire en regroupant les objets ou concepts selon leurs caractéristiques communes.
  • La mémoire à court terme, ou empan, est limitée mais se développe avec l'âge, passant d'environ 3 éléments à l'âge de 3 ans à 7 éléments à l'âge adulte.
  • La permanence de l'objet, présente dès le plus jeune âge, est une étape clé du développement cognitif.
  • La théorie de l'esprit se développe en plusieurs étapes : faire semblant dès 2 ans, compréhension du premier et du second niveau mental vers 4-7 ans.
  • Les fonctions exécutives, cruciales pour l'autocontrôle et la résolution de problèmes, se maturent progressivement jusqu'à la fin de l'adolescence.
  • La plasticité cérébrale explique la capacité du cerveau à apprendre tout au long de la vie, mais aussi la vulnérabilité en cas de privation ou de stress.

À retenir

La capacité de catégoriser et la mémoire évoluent avec l'âge grâce à la plasticité cérébrale, permettant un développement cognitif progressif et adapté aux expériences. La maîtrise des fonctions exécutives et de la théorie de l'esprit est essentielle pour l'autonomie et l'intégration sociale.

9. Théorie de l'esprit

Notions clés & Définitions

  • Théorie de l'esprit (ToM) : La capacité à comprendre que les autres ont des pensées, croyances, intentions et émotions différentes des siennes. Elle permet d'interpréter et de prédire le comportement d'autrui.
  • Faire semblant : Comportement vers 2 ans où l'enfant utilise un objet pour représenter autre chose, illustrant la compréhension que les autres peuvent avoir des représentations mentales différentes.
  • Premier niveau de la ToM : La capacité, vers 3-4 ans, à comprendre que autrui peut avoir des croyances ou des intentions différentes des siennes.
  • Second niveau de la ToM : La compréhension, vers 6-7 ans, de situations complexes comme l'ironie ou le mensonge, où l'enfant doit saisir que l'autre peut avoir une croyance erronée ou une intention cachée.
  • Test de John et Mary (glace) : Exercice permettant d’évaluer la compréhension du second niveau de la ToM, en vérifiant si l’enfant peut deviner ce que quelqu’un pense ou croit.

Points essentiels

  • La théorie de l'esprit se développe progressivement, de l'imitation simple à la compréhension complexe des états mentaux.
  • La capacité à faire semblant est un signe précoce de cette compétence, apparaissant vers 2 ans.
  • La compréhension du premier niveau de la ToM apparaît vers 3-4 ans, permettant à l’enfant de reconnaître que les autres peuvent avoir des croyances différentes.
  • Le second niveau, vers 6-7 ans, implique la compréhension de situations où les croyances ou intentions sont inversées ou cachées, comme dans le cas du mensonge ou de l’ironie.
  • La maturation de la ToM est essentielle pour l’interaction sociale, la communication et la théorie des émotions.
  • La difficulté à développer la ToM est associée à certains troubles du développement, comme l’autisme.

À retenir

La théorie de l'esprit est la capacité cognitive qui permet à l’individu de comprendre que les autres ont des pensées et des croyances différentes, ce qui est fondamental pour l’empathie et la communication sociale. Son développement s’étale de 2 à 7 ans, passant du simple faire semblant à la compréhension des intentions complexes.

10. Fonctions exécutives

Notions clés & Définitions

  • Fonctions exécutives : Ensemble de processus cognitifs situés dans le cortex préfrontal, permettant la planification, la régulation et la coordination des comportements pour atteindre un objectif.
  • Planification : Capacité à anticiper et organiser les étapes nécessaires pour réaliser une tâche ou atteindre un but.
  • Contrôle attentionnel (Inhibition) : Aptitude à résister aux distractions et à supprimer les réponses inappropriées ou automatiques.
  • Flexibilité mentale : Capacité à adapter ses stratégies ou pensées en fonction des changements ou des erreurs rencontrés.
  • Déséquilibre adolescent : Conflit entre le système limbique (recherche de sensations) et le cortex préfrontal (contrôle et maturité), expliquant la prise de risques accrue.
  • Test du Marshmallow : Expérience mesurant la capacité d'inhibition de l'enfant, associée à de meilleures fonctions exécutives et à une réussite scolaire future.

Points essentiels

  • Les fonctions exécutives sont essentielles pour la réussite scolaire, la résolution de problèmes, et la régulation émotionnelle.
  • Situées dans le cortex préfrontal, elles se développent progressivement, avec une maturation complète vers 25 ans.
  • La planification, le contrôle attentionnel et la flexibilité mentale constituent les piliers de ces fonctions.
  • La maturité des fonctions exécutives influence la capacité à inhiber les impulsions, à changer de stratégie, et à anticiper les conséquences.
  • La période de l’adolescence est marquée par un déséquilibre entre le système limbique (recherche de sensations) et le cortex préfrontal (contrôle), augmentant la propension aux risques.

À retenir

Les fonctions exécutives, essentielles au comportement adaptatif, se développent tout au long de la jeunesse et jouent un rôle clé dans la réussite scolaire et la gestion des émotions. Leur maturation tardive explique certains comportements impulsifs, notamment à l’adolescence.

11. Développement adolescence

Notions clés & Définitions

  • Adolescence : Période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, caractérisée par des changements physiques, psychologiques et sociaux majeurs, généralement entre 10 et 20 ans.
  • Maturation du cortex préfrontal : Développement progressif des fonctions exécutives (planification, contrôle inhibiteur, flexibilité mentale) qui se poursuit jusqu’à l’âge de 25 ans.
  • Déséquilibre neurobiologique : Conflit entre le système limbique (recherche de sensations, émotions) très actif à l’adolescence, et le cortex préfrontal (contrôle, réflexion) encore immature.
  • Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à se remodeler en fonction des expériences, essentielle durant l’adolescence pour l’apprentissage et l’adaptation.
  • Théorie de l’esprit : Capacité à comprendre que l’autre possède des pensées, croyances et intentions différentes, qui influence la communication et le comportement social.
  • Fonctions exécutives : Ensemble des processus cognitifs permettant la planification, la prise de décision, l’inhibition des impulsions, et la flexibilité mentale.

Points essentiels

  • L’adolescence est une période de remaniement cérébral, notamment du cortex préfrontal, ce qui explique l’évolution des capacités cognitives et sociales.
  • La maturation du cortex préfrontal explique la meilleure maîtrise de soi et la capacité à planifier à long terme, mais cette maturation est incomplète jusqu’à 25 ans.
  • Le déséquilibre neurobiologique entre le système limbique et le cortex préfrontal favorise la recherche de sensations fortes et la prise de risques, caractéristiques de cette période.
  • La plasticité cérébrale permet à l’adolescent d’apprendre rapidement, mais aussi de se remettre en question et de changer de comportements.
  • La théorie de l’esprit se développe durant l’adolescence, permettant une compréhension plus fine des intentions et des émotions d’autrui, essentielle pour la vie sociale.

À retenir

L’adolescence est une période clé de développement cérébral où la maturation du cortex préfrontal, combinée à une forte plasticité, explique à la fois la capacité d’apprentissage et la propension aux risques, sous l’effet d’un déséquilibre neurobiologique.

Tableaux de Synthèse

Mécanismes de plasticité cérébraleDescriptionRôle
SynaptogenèseFormation de nouvelles synapsesFacilite l’apprentissage et la mémoire
Remodelage neuronalRenforcement ou affaiblissement des synapsesAdaptation aux expériences et lésions
NeurogenèseFormation de nouveaux neurones (principalement dans l’hippocampe)Contribution à la mémoire et à l’apprentissage
Fenêtre de plasticitéPériode critique d’apprentissage optimalOptimise la récupération et l’acquisition de compétences
Inné vs AcquisDéfinitionExemple
InnéPrésent dès la naissance, génétiquement programméLa permanence de l’objet, le sens du nombre
AcquisDéveloppé par l’expérience et l’apprentissageLa lecture, le calcul

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre plasticité cérébrale et neurogenèse : la première concerne la modification des circuits, la seconde la création de nouveaux neurones.
  2. Croire que la plasticité disparaît à l’âge adulte : elle diminue mais reste présente tout au long de la vie.
  3. Confondre inné et acquis : certains traits innés peuvent être modifiés par l’environnement.
  4. Négliger l’impact de l’environnement dans l’épigénétique : il influence l’expression des gènes sans changer la séquence ADN.
  5. Surestimer la permanence de l’objet comme une capacité acquise tardivement : elle apparaît dès 2-3 mois.
  6. Confondre développement sensoriel et perception : le développement sensoriel concerne la maturation des sens, la perception leur interprétation.
  7. Penser que l’épigénétique est irréversible : ses mécanismes sont réversibles, permettant des interventions thérapeutiques.

Checklist Examen

  • Expliquer la notion de plasticité cérébrale et ses mécanismes principaux.
  • Identifier les périodes critiques de la plasticité.
  • Différencier inné et acquis avec des exemples précis.
  • Décrire le rôle de l’épigénétique dans le développement comportemental.
  • Illustrer comment l’environnement influence l’expression génique.
  • Définir le développement sensoriel chez le bébé.
  • Expliquer la notion de permanence de l’objet et son âge d’apparition.
  • Décrire la perception auditive chez le bébé.
  • Énumérer les mécanismes de la plasticité neuronale.
  • Discuter de l’interaction entre inné, acquis et plasticité.
  • Analyser l’impact de l’environnement sur le développement cérébral.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique (synaptogenèse, neurogenèse, épigénétique, affordance, etc.).

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Plasticité cérébrale — définition ?

Capacité du cerveau à se modifier et s'adapter tout au long de la vie

Plasticité cérébrale — définition?

Capacité du cerveau à se modifier et s'adapter.

Inné vs acquis — différence ?

Inné est présent dès la naissance, acquis se développe par l'expérience

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