Revision sheet: Mécanismes et évolution de la biodiversité

Plan du Cours

  1. Théorie de Lamarck
  2. Théorie de Darwin
  3. Biodiversité écosystèmes
  4. Biodiversité espèces
  5. Biodiversité génétique
  6. Évolution biodiversité
  7. Crises biologiques
  8. Protection biodiversité
  9. Mécanismes évolution
  10. Mutations ADN
  11. Sélection naturelle

1. Théorie de Lamarck

Notions clés & Définitions

  • Usage ou non-usage des organes : principe selon lequel l'utilisation répétée ou l'inexploitation d'un organe entraîne sa développement ou sa atrophie. Lamarck (1809) propose que ces modifications sont dues à l'activité ou à l'inactivité des organes, influençant leur taille ou leur fonction.
  • Caractères acquis transmis au descendants : notion selon laquelle les traits modifiés ou développés durant la vie d’un organisme (caractères acquis) peuvent être hérités par sa descendance. Lamarck (1809) soutient que ces caractères transmis expliquent l'évolution des espèces.
  • Exemple girafe allongeant son cou : illustration de la théorie selon laquelle l’allongement du cou de la girafe résulte de l’étirement répété lors de la recherche de feuilles en hauteur, et cette modification serait transmise à la génération suivante.

Points essentiels

  • Lamarck (1809) affirme que les espèces se transforment avec le temps par l’usage ou le non-usage de leurs organes, ce qui entraîne des modifications morphologiques.
  • Ces modifications, qualifiées de caractères acquis, seraient ensuite transmises aux descendants, permettant l’évolution progressive des espèces.
  • La théorie repose sur l’idée que l’environnement influence directement la structure des organismes via l’usage ou le non-usage des organes.
  • Contrairement à la théorie de Darwin, Lamarck ne considère pas la sélection naturelle mais plutôt une transformation progressive dictée par l’activité de l’organisme.
  • La transmission des caractères acquis n’est pas supportée par la génétique moderne, mais elle a été une étape importante dans l’histoire de la pensée évolutionniste.

À retenir

La théorie de Lamarck propose que l’usage ou le non-usage des organes modifie leur développement, et que ces modifications, appelées caractères acquis, sont transmises aux descendants, contribuant ainsi à l’évolution des espèces.

2. Théorie de Darwin

Notions clés & Définitions

  • Individus ont des variations naturelles : au sein d'une même espèce, chaque individu présente des différences génétiques ou phénotypiques qui apparaissent de manière aléatoire, sans intervention extérieure.
  • Mieux adaptés survivent et se reproduisent : selon la sélection naturelle, les individus possédant des caractères avantageux pour leur environnement ont plus de chances de survivre et de transmettre ces caractères à leur descendance.
  • Sélection naturelle : processus selon lequel les caractères favorables deviennent plus fréquents dans une population au fil du temps, en raison de la supériorité de ces individus pour survivre et se reproduire (Darwin).
  • Exemple girafe avec cou plus long : illustration de la sélection naturelle où les girafes naissent avec des cou de longueurs variées, celles avec un cou plus long étant mieux adaptées pour atteindre les feuilles en hauteur, survivent plus et transmettent cette caractéristique.
  • Variations naturelles : différences innées ou acquises présentes chez les individus d'une même espèce, qui constituent la matière première de l'évolution (Darwin).

Points essentiels

  • Darwin (1859) a proposé que les espèces évoluent par modifications successives dues à la sélection naturelle, à partir de variations naturelles présentes chez les individus.
  • La théorie s'appuie sur l'observation que certains individus naissent avec des caractères avantageux, comme un cou plus long chez la girafe, qui leur confèrent un avantage pour la survie et la reproduction.
  • La sélection naturelle agit sur ces variations, favorisant la propagation des allèles avantageux dans la population, ce qui entraîne une évolution progressive des espèces.
  • La diversité génétique au sein d'une espèce est essentielle pour permettre cette adaptation, car elle fournit la variabilité nécessaire à la sélection.
  • La théorie de Darwin s'oppose à l'idée que les espèces sont fixes ou créées telles quelles, en proposant un processus dynamique d'évolution basé sur des variations naturelles et la sélection.

À retenir

Les individus d'une même espèce présentent des variations naturelles, et la sélection naturelle favorise ceux qui sont mieux adaptés à leur environnement, ce qui conduit à l'évolution progressive des espèces.

3. Biodiversité écosystèmes

Notions clés & Définitions

  • Écosystème : Ensemble formé par le biotope (conditions physico-chimiques du milieu), la biocénose (tous les êtres vivants qui y vivent) et les liens qui les unissent (ex : symbiose, parasitisme) (source : fiche n°14).
  • Biotope : Conditions physico-chimiques du milieu dans lequel vivent les organismes, telles que la température, l'humidité, la lumière, etc. (source : fiche n°14).
  • Biocénose : Tous les êtres vivants présents dans un milieu donné, constituant la communauté biologique. (source : fiche n°14).
  • Espèce : Groupe d'organismes capables de se reproduire entre eux et d'engendrer une descendance fertile, la plus petite unité de classification, avec des individus partageant les mêmes gènes. (source : fiche n°14).
  • Biodiversité génétique : Variations génétiques entre individus d'une même espèce, codées par des allèles, qui contribuent à la diversité au sein de l'espèce. (source : fiche n°14).
  • Théorie de Darwin : Les individus possèdent des variations naturelles, et ceux mieux adaptés à leur environnement survivent et se reproduisent plus, ce qui entraîne la sélection naturelle. (source : page 2).

Points essentiels

  • La biodiversité des écosystèmes résulte de l'interaction entre le biotope et la biocénose, avec des liens comme la symbiose ou le parasitisme, qui renforcent la stabilité de l'écosystème.
  • La biodiversité des espèces est définie par la capacité de reproduction fertile, la classification et la similarité génétique entre individus.
  • La biodiversité génétique, présente au sein d'une même espèce, est essentielle pour l'adaptation et l'évolution, car elle repose sur des variations d'allèles.
  • Sur Terre, environ 10 millions d'espèces participent à la dynamique des écosystèmes, avec une concentration importante dans les forêts tropicales humides, qui hébergent 80% des espèces alors qu'elles ne représentent que 7% de la surface terrestre.
  • L'évolution de la biodiversité s'étale sur 3,5 milliards d'années, avec des événements clés comme l'apparition des organismes pluricellulaires, l'explosion de la vie il y a 500 millions d'années, et l'apparition des précurseurs de l'homme il y a 1,8 million d'années.
  • Les crises biologiques, telles que la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années, ont marqué des extinctions massives suivies de phases de diversification.
  • La protection de la biodiversité inclut la conservation (limitation de l'exploitation), la préservation (maintien en état naturel) et la restauration (réintroduction d'espèces ou de biodiversité dans des milieux dégradés).

À retenir

La biodiversité des écosystèmes résulte de l'interaction complexe entre le biotope, la biocénose et leurs liens, et son maintien est essentiel pour la stabilité et la dynamique des écosystèmes.

4. Biodiversité espèces

Notions clés & Définitions

  • Espèce : groupe d'organismes capables de se reproduire entre eux et d'engendrer une descendance fertile. C'est la plus petite unité de classification pour les organismes vivants. Les individus d'une même espèce possèdent les mêmes gènes qui déterminent leurs caractères.
  • AUTEUR (date) : Darwin (1859) : la biodiversité des espèces résulte d'un processus évolutif où les variations naturelles favorisent la survie et la reproduction des individus mieux adaptés, par sélection naturelle.
  • AUTEUR (date) : Lamarck (1809) : les espèces se transforment avec le temps, notamment par l'usage ou non-usage des organes, et par la transmission des caractères acquis aux descendants.
  • Biodiversité génétique : diversité des variations génétiques au sein d'une même espèce, où chaque individu possède des degrés variés d'allèles, qui codent pour les caractères.

Points essentiels

  • La biodiversité des espèces désigne la variété d'espèces vivantes sur Terre, chaque espèce étant un groupe d'organismes pouvant se reproduire entre eux pour produire une descendance fertile.
  • La théorie de Lamarck (1809) propose que les espèces évoluent par transformation progressive, notamment par l'usage ou non-usage des organes, et que ces caractères acquis peuvent être transmis.
  • Darwin (1859) introduit la notion de variation naturelle au sein des populations, où certains individus, mieux adaptés à leur environnement, ont plus de chances de survivre et de se reproduire, ce qui mène à la sélection naturelle.
  • La biodiversité évolue depuis l'apparition de la vie il y a environ 3,5 milliards d'années, avec une explosion de formes de vie il y a 500 millions d'années, et la diversification continue jusqu'à aujourd'hui.
  • La biodiversité des écosystèmes inclut le biotope (conditions physico-chimiques), la biocénose (êtres vivants) et leurs interactions (ex : symbiose, parasitisme). La biodiversité des espèces est la diversité d'organismes capables de se reproduire entre eux, formant des populations distinctes.
  • La biodiversité génétique, présente au sein d'une espèce, permet une adaptation continue face aux changements environnementaux, grâce à la variabilité des allèles.

À retenir

La biodiversité des espèces résulte d’un long processus évolutif, où la sélection naturelle favorise la survie des individus porteurs d’allèles avantageux, entraînant une diversification continue des organismes vivants.

5. Biodiversité génétique

Notions clés & Définitions

  • Variations génétiques : différences dans le patrimoine génétique entre individus d'une même espèce, résultant de mutations ou de recombinaisons génétiques.
  • Allèles : versions différentes d’un même gène présentes à un même locus sur un chromosome, codant pour des caractères variés.
  • AUTEUR (date) : Darwin (1859) : les variations naturelles entre individus permettent la sélection naturelle, favorisant certains allèles.
  • AUTEUR (date) : Lamarck (1809) : espèces se transforment avec le temps, en partie par transmission de caractères acquis, influençant la diversité génétique.
  • Point à retenir : La diversité génétique au sein d'une espèce repose sur la variabilité des allèles, essentielle pour l’adaptation et l’évolution.

6. Évolution biodiversité

Notions clés & Définitions

  • Long processus d'évolution : ensemble des modifications successives qui ont conduit à la diversité actuelle des espèces, depuis l'apparition de la vie il y a environ 3,5 milliards d'années jusqu'à nos jours.
  • Explosion de formes de vie (500 millions d'années) : période durant laquelle une diversification rapide des organismes a eu lieu, notamment crustacés, vertébrés, etc. (voir page 3).
  • Algue bleue : organisme photosynthétique unicellulaire, premier à réaliser la photosynthèse, ayant modifié la composition de l'atmosphère terrestre (voir page 3).
  • Crise biologique : extinction importante d'espèces causée par des modifications majeures des conditions de vie naturelles, comme la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années (voir page 3).
  • Théorie de Darwin (date non précisée dans le texte) : conception selon laquelle toutes les espèces actuelles dérivent d'un long processus de modifications successives, avec mutation et sélection naturelle comme mécanismes fondamentaux (voir page 4).

Points essentiels

  • La vie sur Terre a commencé il y a environ 3,5 milliards d'années avec des organismes unicellulaires, notamment les algues bleues, qui ont réalisé la photosynthèse et modifié la composition de l'atmosphère.
  • La biodiversité a connu une explosion il y a 500 millions d'années, avec l'apparition de nombreux groupes d'organismes comme crustacés, vertébrés, insectes, reptiles, mammifères, et enfin l'homme.
  • La biodiversité actuelle résulte d’un long processus évolutif, marqué par des crises biologiques, notamment la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années, suivie d’une diversification importante.
  • La biodiversité est particulièrement riche dans les forêts tropicales humides, qui hébergent 80 % des espèces de la planète sur seulement 7 % de la surface terrestre.
  • Les mécanismes de l’évolution incluent la mutation, qui crée de nouveaux allèles, et la sélection naturelle, qui favorise les allèles avantageux, modifiant la fréquence des caractères dans la population au fil du temps.

À retenir

L'évolution de la biodiversité résulte d'un long processus de modifications successives, marqué par des crises et des explosions de formes de vie, qui ont façonné la richesse actuelle des espèces sur Terre.

7. Crises biologiques

Notions clés & Définitions

  • Crise biologique : extinction importante d'espèces causée par des modifications naturelles majeures des conditions de vie, telles que des changements climatiques ou géologiques, entraînant une réduction drastique de la biodiversité.
  • Disparition des dinosaures : exemple de crise biologique survenue il y a environ 65 millions d'années, marquée par une extinction massive qui a permis une diversification ultérieure des formes de vie.
  • Diversification après crise biologique : processus par lequel de nouvelles espèces apparaissent et se développent suite à une crise biologique, profitant des niches libérées par l'extinction des autres.
  • Lamarck (1809) : théoricien qui considérait que les espèces se transforment avec le temps par l'usage ou le non-usage des organes, avec transmission des caractères acquis, contribuant à la diversification des espèces.
  • Darwin (1859) : auteur de la théorie de la sélection naturelle, selon laquelle les individus avec des variations avantageuses survivent et se reproduisent plus efficacement, favorisant la diversification des espèces.

Points essentiels

  • Une crise biologique correspond à une extinction massive d'espèces, souvent liée à des modifications naturelles majeures telles que des changements climatiques ou géologiques.
  • La disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années, est un exemple emblématique de crise biologique ayant entraîné une extinction importante, suivie d'une diversification rapide des formes de vie.
  • Après une crise biologique, la biodiversité peut se reconstituer par diversification, permettant l'apparition de nouvelles espèces exploitant les niches vacantes.
  • Selon Lamarck (1809), les espèces évoluent par transformation progressive et transmission des caractères acquis, ce qui participe à la diversification.
  • La théorie de Darwin (1859) explique que la sélection naturelle favorise la survie des individus porteurs d’allèles avantageux, contribuant à la diversification des espèces après une crise.
  • La biodiversité actuelle résulte de ces processus d’extinction et de diversification successives tout au long de l’histoire de la Terre.

À retenir

Les crises biologiques, telles que la disparition des dinosaures, provoquent des extinctions massives qui ouvrent la voie à une diversification rapide des espèces, façonnant la biodiversité actuelle.

8. Protection biodiversité

Notions clés & Définitions

  • Conservation : Limites sur l'exploitation des ressources naturelles pour éviter leur épuisement, par exemple via des quotas de pêche, afin de préserver la disponibilité des ressources pour le futur.
  • Préservation : Action de garder un milieu naturel en l'état, en protégeant ses caractéristiques intrinsèques, comme dans le cas des parcs naturels, pour maintenir la biodiversité intacte.
  • Restauration : Processus de réintroduction de biodiversité ou d'espèces dans des milieux dégradés afin de réhabiliter ces écosystèmes, par exemple la réintroduction de corail dans des récifs endommagés.
  • Lamarck (1809) : Espèces se transforment avec le temps par usage ou non-usage des organes, et ces caractères acquis sont transmis aux descendants.
  • Darwin (1859) : La diversité des individus dans une population permet la sélection naturelle, où les mieux adaptés survivent et se reproduisent, favorisant l'évolution des espèces.

Points essentiels

  • La biodiversité comprend la diversité des écosystèmes, des espèces et la diversité génétique au sein des populations, essentielles au maintien des fonctions écologiques.
  • La biodiversité des écosystèmes repose sur la relation entre biotope (conditions physico-chimiques) et biocénose (êtres vivants), avec des liens comme la symbiose ou le parasitisme.
  • La biodiversité des espèces est la capacité d’un groupe d’organismes à se reproduire entre eux pour produire une descendance fertile, constituant la plus petite unité de classification.
  • La biodiversité génétique désigne la variabilité des gènes au sein d’une même espèce, essentielle à l’adaptation et à l’évolution.
  • L’histoire de la vie sur Terre montre une évolution progressive, avec des crises biologiques majeures comme la disparition des dinosaures (-65 millions d’années), suivies de diversifications.
  • La protection de la biodiversité vise à limiter la perte de diversité, notamment dans les forêts tropicales humides qui hébergent 80% des espèces malgré leur faible surface.

À retenir

La conservation, la préservation et la restauration sont des stratégies complémentaires pour préserver la biodiversité, essentielle à la stabilité des écosystèmes et à la survie de l'humanité.

9. Mécanismes évolution

Notions clés & Définitions

  • Théorie de l'évolution : processus selon lequel les espèces dérivent les unes des autres par modifications successives au cours du temps, permettant l'apparition de la biodiversité (voir section 6).
  • Mutation : erreur de réplication de l'ADN qui crée de nouveaux allèles de façon aléatoire, constituant la source de variation génétique (voir section 10).
  • Sélection naturelle : mécanisme favorisant la propagation des allèles avantageux pour la survie et la reproduction, entraînant une augmentation de leur fréquence dans la population (voir section 11).
  • AUTEUR : Darwin (date) : la sélection naturelle explique comment les variations naturelles, si elles offrent un avantage, sont transmises et deviennent prédominantes dans une population.
  • AUTEUR : Lamarck (date) : espèces se transforment avec le temps par l'usage ou le non-usage des organes, avec transmission des caractères acquis, concept aujourd'hui dépassé mais historique dans la compréhension de l'évolution.

Points essentiels

  • La théorie de l'évolution repose sur l'idée que les espèces ne sont pas fixes mais évoluent par modifications successives.
  • Les mutations, erreurs de réplication de l'ADN, introduisent de la variation génétique en créant de nouveaux allèles de façon aléatoire.
  • La sélection naturelle, théorisée par Darwin, favorise la propagation des allèles avantageux, ce qui modifie la fréquence des allèles dans la population au fil du temps.
  • La fréquence des allèles peut évoluer selon les conditions du milieu : certains allèles deviennent désavantageux si l’environnement change, pouvant disparaître.
  • Avant le 18ème siècle, on considérait que les espèces étaient fixes et créées telles quelles, mais cette vision a été remplacée par la compréhension de la dérive des espèces par modifications successives.
  • La biodiversité actuelle résulte d’un long processus d’évolution, débuté il y a environ 3,5 milliards d’années avec l’apparition des premières formes de vie unicellulaires.

À retenir

L'évolution des espèces repose sur la combinaison de mutations aléatoires et de la sélection naturelle, qui modifient la fréquence des allèles dans la population en fonction des conditions environnementales.

10. Mutations ADN

Notions clés & Définitions

  • Mutation : erreur de réplication de l'ADN qui entraîne la création de nouveaux allèles au hasard, modifiant la séquence génétique d'un organisme.
  • Allèle : version différente d'un gène, résultant d'une mutation, qui peut conférer un avantage ou un désavantage dans la survie ou la reproduction.
  • Création de nouveaux allèles : processus aléatoire où une erreur lors de la réplication de l'ADN génère une variation génétique nouvelle, essentielle à la diversité génétique.
  • Histoire de l'évolution : avant le 18ème siècle, les espèces étaient considérées comme fixes et créées telles qu'elles sont, mais la compréhension moderne montre que les mutations sont à l'origine des variations évolutives (voir section 6).

Points essentiels

  • La mutation est une erreur de réplication de l'ADN qui survient au hasard, créant ainsi de nouveaux allèles sans intervention extérieure.
  • Ces mutations peuvent être ponctuelles (modification d'une seule base) ou plus importantes (délétion, duplication).
  • La création de nouveaux allèles par mutation constitue la source de la diversité génétique au sein d'une population.
  • La fréquence des allèles issus de mutations évolue sous l'effet de la sélection naturelle, favorisant ceux qui confèrent un avantage adaptatif (voir section 7 et 11).
  • Avant le 18ème siècle, la vision fixiste des espèces a été remplacée par la compréhension que les mutations et la sélection naturelle sont à l'origine de l'évolution (voir section 6).
  • La mutation est aléatoire, mais son impact sur l'évolution dépend de la sélection naturelle qui favorise ou élimine certains allèles.

À retenir

Les mutations, erreurs de réplication de l'ADN créant des allèles au hasard, sont la source fondamentale de la variation génétique nécessaire à l'évolution des espèces.

11. Sélection naturelle

Notions clés & Définitions

  • Sélection naturelle : processus selon lequel les individus mieux adaptés à leur environnement ont plus de chances de survivre et de se reproduire, ce qui entraîne une augmentation de la fréquence des allèles avantageux dans la population (AUTEUR (date)).
  • Allèles avantageux : versions d’un gène conférant un avantage pour la survie ou la reproduction dans un environnement donné, dont la fréquence tend à augmenter au fil du temps (AUTEUR (date)).
  • Changement de fréquence des allèles si milieu change : modification de la proportion des allèles dans une population en réponse à une évolution des conditions environnementales, pouvant conduire à une nouvelle adaptation ou à une disparition d’allèles désavantageux (AUTEUR (date)).
  • Individus mieux adaptés : organismes possédant des caractéristiques ou allèles qui leur confèrent un avantage dans leur environnement, leur permettant d’avoir plus de descendants (AUTEUR (date)).
  • Changement de fréquence des allèles : variation dans la proportion des différentes versions d’un gène dans une population au cours du temps, résultant de la sélection naturelle ou d’autres mécanismes évolutifs (AUTEUR (date)).

Points essentiels

  • La sélection naturelle favorise les individus porteurs d’allèles avantageux, ce qui augmente leur fréquence dans la population (AUTEUR (date)).
  • Les individus mieux adaptés ont plus de descendants, ce qui entraîne une évolution progressive des populations vers des caractères mieux ajustés à leur environnement (AUTEUR (date)).
  • La fréquence des allèles avantageux augmente dans la population au fil du temps, ce qui modifie la composition génétique de cette dernière (AUTEUR (date)).
  • Si le milieu change, certains allèles peuvent devenir désavantageux, leur fréquence diminue ou ils disparaissent, entraînant une nouvelle dynamique évolutive (AUTEUR (date)).
  • La théorie de l’évolution, avant le 18ème siècle, considérait les espèces comme fixes, mais la sélection naturelle montre qu’elles peuvent évoluer par modifications successives (AUTEUR (date)).

À retenir

La sélection naturelle est le mécanisme principal par lequel les populations évoluent, en favorisant les individus porteurs d’allèles avantageux dont la fréquence augmente si leur environnement reste stable ou change.

Tableaux de Synthèse

CritèreThéorie de Lamarck (1809)Théorie de Darwin (1859)
Mécanisme principalUsage/non-usage des organes, caractères acquis transmisVariations naturelles, sélection naturelle
Transmission des traitsCaractères acquis transmis (non supporté par la génétique moderne)Variations génétiques aléatoires, transmission héréditaire
Rôle de l’environnementInfluence directe sur la transformation des organismesSélection des individus mieux adaptés à leur environnement
Exemple illustratifGirafe allongeant son cou par usage répétéGirafe avec cou plus long, mieux adaptée pour atteindre les feuilles
Auteur principalLamarck (1809)Darwin (1859)
CritèreBiodiversité ÉcosystèmesBiodiversité Espèces & Génétique
DéfinitionInteraction biotope + biocénose + liens (symbiose, parasitisme)Groupe d’individus pouvant se reproduire entre eux, partageant gènes
Composantes principalesBiotope, biocénose, liensEspèce, diversité génétique, variabilité au sein de l’espèce
Rôle dans l’évolutionMaintien de la stabilité, adaptation via interactionsVariabilité génétique, adaptation, évolution
Exemple cléForêts tropicales, explosion de vie il y a 500 MaVariations génétiques dans une population d’abeilles
Crises biologiquesExtinction des dinosaures, crises massivesExtinctions massives, phases de diversification

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre caractères acquis (Lamarck) et variations naturelles (Darwin).
  2. Croire que la transmission des caractères acquis est supportée par la génétique moderne.
  3. Confondre biotope et biocénose.
  4. Assimiler la sélection naturelle à une transmission directe de l’environnement aux organismes.
  5. Confondre biodiversité génétique et biodiversité spécifique.
  6. Penser que toutes les mutations sont avantageuses.
  7. Confondre crise biologique (extinction massive) et évolution graduelle.
  8. Confondre mécanismes de Lamarck (usage/non-usage) et de Darwin (variations aléatoires).

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la théorie de Lamarck, notamment le rôle de l’usage/non-usage et la transmission des caractères acquis.
  2. Expliquer le principe de la sélection naturelle selon Darwin, en insistant sur la variabilité et l’adaptation.
  3. Identifier les composants d’un écosystème : biotope, biocénose, liens (symbiose, parasitisme).
  4. Définir la biodiversité génétique, spécifique, et écosystémique.
  5. Connaître les principales crises biologiques, notamment la disparition des dinosaures.
  6. Savoir que la biodiversité des espèces repose sur la capacité de reproduction fertile et la similarité génétique.
  7. Maîtriser la notion d’évolution sur 3,5 milliards d’années, avec les événements clés (organismes pluricellulaires, explosion de vie, apparition des hominidés).
  8. Connaître les mécanismes de l’évolution : mutations ADN, sélection naturelle, dérive génétique.
  9. Identifier les mécanismes de protection de la biodiversité : conservation, préservation, restauration.
  10. Connaître la définition de l’écosystème, ses composants et leur interaction.
  11. Savoir que la biodiversité est essentielle pour la stabilité et la dynamique des écosystèmes.
  12. Se rappeler que la théorie de Darwin s’oppose à l’idée que les espèces sont fixes ou créées telles quelles.

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1. Quelle action concrète peut être mise en œuvre pour restaurer un écosystème dégradé dans le cadre de la protection de la biodiversité?

2. En quoi la biodiversité génétique diffère-t-elle de la biodiversité des espèces ?

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Lamarck — usage des organes ?

L'utilisation ou non-usage modifie leur développement.

Caractères acquis — transmission ?

Transmis aux descendants selon Lamarck.

Exemple girafe — théorie ?

Allongement du cou par usage répété.

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