đ Plan du Cours
- Limite d'endurance graphique pour différents états (RB-18, 88, 276)
- Analyse de maintenance d'une fissure de fatigue sur piĂšce RB-88
- Résistance à la fatigue selon la taille des grains métallurgiques
- Ăvaluation du risque de rupture immĂ©diate Ă partir de la taille de fissure
- Détermination du nombre total de cycles avant rupture via la courbe de Wöhler
- DĂ©cision de maintenance : arrĂȘt immĂ©diat ou surveillance
- Phases présentes dans les domaines numérotés sur le diagramme
- Solubilité maximale du plomb dans le magnésium selon la température
- Réactions eutectiques dans le diagramme de phase
- Phases et constituants à 465°C dans un alliage à 10% molaire de Pb
- Transformation de l'alliage de 465°C à 20°C à l'équilibre
- Calcul de la fraction massique dâaustĂ©nite transformĂ©e lors d'un refroidissement rapide
đ 1. Limite d'endurance graphique pour diffĂ©rents Ă©tats (RB-18, 88, 276)
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Fatigue : Mécanisme de rupture provoqué par des cycles répétés de charges, conduisant à l'amorçage et à la propagation progressive de fissures jusqu'à la rupture brutale aprÚs un certain nombre de cycles.
- Dureté : Seul le martensitique grimpe trÚs haut grùce à sa structure issue de la trempe.
- Origine : La solidification rapide, les impuretés du minerai, ou les contraintes mécaniques subies par la piÚce.
- SoudabilitĂ© : LâaustĂ©nitique se soude trĂšs bien (pas de transformation de phase fragile).
- Limite d'endurance : Contrainte maximale qu'un matériau peut supporter indéfiniment sous des cycles répétés sans rupture, cette limite variant selon les états microstructuraux RB-18, RB-88 et RB-276.
đ Points essentiels
- La limite d'endurance correspond à la contrainte maximale sous laquelle un matériau peut supporter un nombre infini de cycles sans rupture.
- Les états RB-18, RB-88 et RB-276 présentent des limites d'endurance distinctes, reflétant leurs différences microstructurales et mécaniques.
đĄ Ă retenir
La limite d'endurance correspond à la contrainte maximale sous laquelle un matériau peut supporter un nombre infini de cycles sans rupture.
đ 2. Analyse de maintenance d'une fissure de fatigue sur piĂšce RB-88
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Fatigue : PhénomÚne mécanique caractérisé par la dégradation progressive d'un matériau soumis à des cycles répétés de charges, pouvant entraßner une fissure et une rupture soudaine.
- Danger : Situation présentant un risque de rupture ou de défaillance d'une piÚce ou d'une structure sous contraintes cycliques.
đ Points essentiels
- L'analyse de maintenance d'une fissure de fatigue sur une piÚce RB-88 nécessite une surveillance réguliÚre de la taille de la fissure afin d'éviter une rupture brutale.
- La décision de maintenance est basée sur l'évolution de la fissure et les critÚres de sécurité spécifiques à l'état RB-88.
- LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 107 Recuit : Ă©tat et traitement ï§ Le principe de recuit (le traitement) repose sur la « remise Ă zĂ©ro » de lâacier. Dans quels cas souhaitons- nous revenir Ă lâĂ©tat initial?
- Si la trempe et/ou le revenu a été involontaire (en soudage par exemple) : le recuit élimine la structure trempée-revenue
- En maintenance (usinage de rĂ©paration par exemple) : le recuit Ă©limine la structure trempĂ©e-revenue â đ
đž, đ
đ, H â et rend donc lâusinage possible â Puis trempe + revenu avant remise en service ï§ Il faut Ă prĂ©sent dĂ©finir le recuit : lâĂ©tat « idĂ©al »
- Il correspond Ă lâĂ©tat le plus doux de lâacier, constituĂ© de ferrite et de perlite
- Il est constituĂ© de grains fins, afin dâavoir une rĂ©silience K Ă©levĂ©e (loi de Hall-Petch)
- Il est constitué de grains homogÚnes, pour éviter la corrosion
- Il est constituĂ© des grains de forme identique, pour ĂȘtre isotrope
- Il nâa pas de contraintes internes ou rĂ©siduelles SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 108 DiffĂ©rents traitements de recuit ï§ En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, sauf cas spĂ©cifiques :
- vitesse de chauffage = vitesse de montée du four
- température de chauffage = AC3+50°
- temps de chauffage = 30 mn
- refroidissement trĂšs lent (cf diagramme dâĂ©quilibre et courbes TRC) ï§ Les diffĂ©rences de nom des recuits viennent surtout des applications visĂ©es : Recuit ParamĂštres Buts Recuit de normalisation T° = Ac3+50°
- Maintenance 1. Si l'arbre tourne Ă une frĂ©quence de 10 Hz (10 cycles par seconde), en combien de temps (secondes) la rupture va-t-elle survenir ? 2. En tant que responsable maintenance, quelle dĂ©cision prenez-vous : arrĂȘt immĂ©diat ou surveillance lors du prochain vol ? SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 47 Changer dâĂ©chelle pour comprendre ï§ Quand on regarde un matĂ©riau mĂ©tallique, il se comporte comme un miroir sâil est bien poli ! Mais si on lâattaque avec un « rĂ©actif » (un produit chimique), on va mettre en Ă©vidence (au microscope) des formes plus ou moins rĂ©guliĂšres, quâon appelle des « grains ». Câest toujours le cas (sur Terre !), oĂč la solidification « naturelle » dâun mĂ©tal liquide ne peut pas ĂȘtre homogĂšne. ï§ En fait, si on regarde encore plus Ă lâintĂ©rieur dâun grain, avec des moyens indirects (le microscope optique ne suffit plus), on verrait des atomes bien rangĂ©s. Câest la notion de « cristal » caractĂ©ristique des mĂ©taux. Et deux grains peuvent ĂȘtre diffĂ©rents, soit parce que leurs atomes sont diffĂ©rents, soit parce que leurs atomes identiques sont orientĂ©s spatialement diffĂ©remment ! ï§ On pourrait regarder encore plus dans le dĂ©tail, Ă lâintĂ©rieur dâun atome, voir les neutrons, protons⊠mais pratiquement toutes les propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques, les lois de comportement, les endommagements, les fissures arrivent Ă sâexpliquer par les seuls arrangements des structures
đĄ Ă retenir
L'analyse de maintenance d'une fissure de fatigue sur une piÚce RB-88 nécessite une surveillance réguliÚre de la taille de la fissure afin d'éviter une rupture brutale.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Matériau : Substance constituant un objet, dont les propriétés mécaniques et microstructurales déterminent ses performances en génie mécanique.
- Fatigue : SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 36 La fatigue ï§ Les hublots Ă©taient carrĂ©s, ce qui a gĂ©nĂ©rĂ© des concentrations de contraintes Ă©levĂ©es aux angles ï§ Des fissures de fatigues se sont amorcĂ©es au niveau des trous de rivet ï§ MĂ©canismes de rupture :
- Fatigue : les cycles de pressurisation font "partir" la fissure du rivet
- Taille critique : la fissure progresse
- TĂ©nacitĂ© : rupture brutale et explosive du fuselage ï§ Leçons apprises :
- Design : Adoption systématique des hublots ronds (pour supprimer les angles vifs)
- Tests : Obligation d'effectuer des essais de fatigue sur des cellules d'avion complĂštes dans des bassins d'eau (pour simuler les cycles de pression)
- Maintenance : Mise en place d'inspections réguliÚres pour détecter les fissures avant qu'elles n'atteignent leur taille Inconel 718.
- Application : â Application : Ressorts, roues dentĂ©es, trains d'atterrissage, aubes de turbines
- Galetage : on Ă©crase les rugositĂ©s de la surface Ă l'aide d'un galet ou d'une bille trĂšs dure sous forte pression â MĂ©canisme : Au lieu d'impacts, c'est une pression continue et roulante.
đ Points essentiels
- Les matériaux à grains fins présentent généralement une meilleure résistance à la fatigue que ceux à grains grossiers.
- La taille des grains influence la propagation des fissures de fatigue, affectant ainsi la durée de vie en fatigue du matériau.
- Que concluez-vous sur l'influence de la taille des grains sur la durée de vie à contrainte égale ?
đĄ Ă retenir
Les matériaux à grains fins présentent généralement une meilleure résistance à la fatigue que ceux à grains grossiers.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Taille : De quelques microns Ă plusieurs millimĂštres.
- Résilience : Capacité d'un matériau à absorber de l'énergie lors d'une déformation élastique sans rupture, mesurée par un essai spécifique.
đ Points essentiels
- Une fissure dépassant une taille critique entraßne un risque élevé de rupture immédiate sous charge.
- L'Ă©valuation prĂ©cise de la taille de fissure permet de dĂ©cider entre arrĂȘt immĂ©diat ou poursuite sous surveillance.
- SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 36 La fatigue ï§ Les hublots Ă©taient carrĂ©s, ce qui a gĂ©nĂ©rĂ© des concentrations de contraintes Ă©levĂ©es aux angles ï§ Des fissures de fatigues se sont amorcĂ©es au niveau des trous de rivet ï§ MĂ©canismes de rupture :
- Fatigue : les cycles de pressurisation font "partir" la fissure du rivet
- Taille critique : la fissure progresse
- TĂ©nacitĂ© : rupture brutale et explosive du fuselage ï§ Leçons apprises :
- Design : Adoption systématique des hublots ronds (pour supprimer les angles vifs)
- Tests : Obligation d'effectuer des essais de fatigue sur des cellules d'avion complĂštes dans des bassins d'eau (pour simuler les cycles de pression)
- Maintenance : Mise en place d'inspections réguliÚres pour détecter les fissures avant qu'elles n'atteignent leur taille chaque contrainte statique et chaque température
- On utilise la loi de Larson-Miller : đ 20 + log đĄ = đđđđ đĄđđđĄđ
- Avec đ la tempĂ©rature en Kelvin et đĄ le temps en heures SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 40 SynthĂšse des essais mĂ©caniques Essai Ce que l'on mesure UnitĂ© / Grandeur Risque Industriel associĂ© Re, Rm(MPa), A (%) Surcharge : DĂ©formation permanente ou rupture immĂ©diate.
đĄ Ă retenir
L'évaluation rapide et précise de la taille de fissure est essentielle pour anticiper le risque de rupture et garantir la sécurité opérationnelle.
đ 5. DĂ©termination du nombre total de cycles avant rupture via la courbe de Wöhler
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Courbe de Wöhler : Propre au matĂ©riau mais elle est gĂ©nĂ©ralement corrigĂ©e par des coefficients qui prennent en compte la forme de la piĂšce, les traitements thermiques, la corrosion, lâĂ©tat de surface⊠Îđ 2 Limite dâendurance đđ SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 34 La fatigu
- Avant la rupture : Période précédant la rupture finale durant laquelle le matériau subit des fissures ou déformations progressives.
- Nombre de cycles : Quel est le nombre de cycles maximum autorisé pour l'état RB-18 ?
đ Points essentiels
- Le nombre total de cycles avant rupture diminue lorsque l'amplitude de contrainte augmente.
- La courbe de Wöhler relie l'amplitude de contrainte appliquée au nombre total de cycles avant rupture d'un matériau.
đĄ Ă retenir
La courbe de Wöhler permet de prédire la durée de vie en fatigue d'un matériau en fonction des conditions de chargement.
đ 6. DĂ©cision de maintenance : arrĂȘt immĂ©diat ou surveillance
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ArrĂȘt immĂ©diat : En tant que responsable maintenance, quelle dĂ©cision prenez-vous : arrĂȘt immĂ©diat ou surveillance lors du prochain vol ?
đ Points essentiels
- La dĂ©cision d'arrĂȘt immĂ©diat est prise lorsque la fissure atteint une taille critique menaçant la sĂ©curitĂ©.
- La surveillance conditionnelle est choisie lorsque la fissure est détectée mais reste en dessous du seuil critique, permettant un suivi régulier.
đĄ Ă retenir
MaĂźtriser les critĂšres de dĂ©cision entre arrĂȘt immĂ©diat et surveillance conditionnelle permet d'optimiser la sĂ©curitĂ© et la disponibilitĂ© des Ă©quipements.
đ 7. Phases prĂ©sentes dans les domaines numĂ©rotĂ©s sur le diagramme
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- A lâĂ©tat liquide : SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 98 TD : construction dâun diagramme dâĂ©quilibre ï§ Deux mĂ©taux A et B ayant les points de fusion Tf(A)=700°C et Tf(B)
- Donc v : Terme non défini dans le contenu source et sans contexte clair pour une définition précise.
- Diagramme de phase : Représentation graphique des phases d'un alliage en fonction de la température et de la composition, permettant d'identifier les domaines monophasés, biphasés ou triphasés.
- Domaine monophasĂ© : Si 1 fuseau Liquide et solide En gĂ©nĂ©ral, plus complexe â plusieurs ïȘ solides DĂ©finition des domaines monophasĂ©s : Sol Sol, CI ou MP % T° % T° % T° % T° SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 84 Les diagrammes dâĂ©quilibre RĂšgle de lâhorizontale : Nom et composition des phases ï§ Domaine monophasĂ© : lecture directe Ă une T° et x% de B de la phase prĂ©sente ïȘ1+ ïȘ2ïȘ1 ïȘ2 T° T A B X1% X2% T° T A Bx% Domaine biphasĂ© A la tempĂ©rature T, lâalliage est composĂ© de : - phase ïȘ1 Ă X1% de B - phase ïȘ2 Ă X2% de B ïȘ1 ïȘ2 T° A B ïȘ3 ïȘ1+ ïȘ3 ïȘ3+ ïȘ2 ïȘ1+ ïȘ2 X2%X1% X3% E Au point E lâalliage est composĂ© de trois phases en Ă©quilibre : - phase ïȘ1 Ă X1% de B - phase ïȘ2 Ă X2% de B - phase ïȘ3 Ă X3% de B A lâeutectique/eutectoĂŻde ïȘ1 SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 85 Les diagrammes dâĂ©quilibre Exercice : Quelles sont les phases prĂ©sentes dans lâalliage :
đ Points essentiels
- La rÚgle de l'horizontale permet de déterminer les phases présentes et leurs proportions dans un domaine biphasé.
-
- : 2 paramĂštres dâĂ©quilibre T° ou % (la pression est fixĂ©e) ï§ ConsĂ©quence :
- Possibilité de déterminer le nombre de phases dans chaque domaine à partir du domaine voisin
- Liquide en haut du domaine : câest le point de dĂ©part. Puis on construit le diagramme 1 des deux varie Les deux varient SĂ©paration entre 2 domaines Horizontale (isotherme) ou verticale (stĆchiomĂ©trie) Courbe quelconque (courbe ou droite inclinĂ©e) ConsĂ©quence thĂ©orique Variance conservĂ©e donc ïȘ = cste Variance change avec âïȘ = +/-1 En pratique 1 ou 2 ïȘ 1 ou 2 ïȘ 1 ou 2 ïȘ 1 ou 2 ïȘ SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 82 Les diagrammes dâĂ©quilibre Pour les domaines triphasĂ©s (v=
- LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 107 Recuit : Ă©tat et traitement ï§ Le principe de recuit (le traitement) repose sur la « remise Ă zĂ©ro » de lâacier. Dans quels cas souhaitons- nous revenir Ă lâĂ©tat initial?
- Si la trempe et/ou le revenu a été involontaire (en soudage par exemple) : le recuit élimine la structure trempée-revenue
- En maintenance (usinage de rĂ©paration par exemple) : le recuit Ă©limine la structure trempĂ©e-revenue â đ
đž, đ
đ, H â et rend donc lâusinage possible â Puis trempe + revenu avant remise en service ï§ Il faut Ă prĂ©sent dĂ©finir le recuit : lâĂ©tat « idĂ©al »
- Il correspond Ă lâĂ©tat le plus doux de lâacier, constituĂ© de ferrite et de perlite
- Il est constituĂ© de grains fins, afin dâavoir une rĂ©silience K Ă©levĂ©e (loi de Hall-Petch)
- Il est constitué de grains homogÚnes, pour éviter la corrosion
- Il est constituĂ© des grains de forme identique, pour ĂȘtre isotrope
- Il nâa pas de contraintes internes ou rĂ©siduelles SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 108 DiffĂ©rents traitements de recuit ï§ En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, sauf cas spĂ©cifiques :
- vitesse de chauffage = vitesse de montée du four
- température de chauffage = AC3+50°
- temps de chauffage = 30 mn
- refroidissement trĂšs lent (cf diagramme dâĂ©quilibre et courbes TRC) ï§ Les diffĂ©rences de nom des recuits viennent surtout des applications visĂ©es : Recuit ParamĂštres Buts Recuit de normalisation T° = Ac3+50°
đĄ Ă retenir
Chaque domaine numéroté sur un diagramme de phase correspond à une ou plusieurs phases en équilibre à une température et composition données.
đ 8. SolubilitĂ© maximale du plomb dans le magnĂ©sium selon la tempĂ©rature
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Objectif : CrĂ©er une multitude de petits obstacles (les nanoprĂ©cipitĂ©s) qui vont bloquer le mouvement des dislocations, augmentant ainsi la limite Ă©lastique Re et la duretĂ© H Diagramme de phase Al-Cu ï§ Ce traitement n'est possible que si le diagramme prĂ©sente une solubil
- Maturation artificielle : La température modérée redonne un peu de mobilité aux atomes.
đ Points essentiels
- La solubilité maximale du plomb dans le magnésium varie avec la température, augmentant généralement à haute température.
- Au-delà de cette solubilité maximale, des phases secondaires peuvent se former, modifiant les propriétés de l'alliage.
đĄ Ă retenir
La solubilité maximale du plomb dans le magnésium varie avec la température, augmentant généralement à haute température.
đ 9. RĂ©actions eutectiques dans le diagramme de phase
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Vitesse de chauffe : Le rythme auquel la température augmente, influençant la cinétique des transformations de phases lors du chauffage ou du refroidissement.
- Réaction eutectique : Transformation d'une phase liquide en deux phases solides simultanément à une température spécifique appelée point eutectique, caractérisée par l'absence de degrés de liberté avec trois phases en équilibre.
đ Points essentiels
- Le point eutectique est caractérisé par l'absence de degrés de liberté, avec trois phases en équilibre à cette température.
- La réaction eutectique correspond à la transformation d'une phase liquide en deux phases solides simultanément à une température spécifique.
đĄ Ă retenir
Identifier et comprendre les réactions eutectiques permet de prévoir la formation des phases dans les alliages.
đ 10. Phases et constituants Ă 465°C dans un alliage Ă 10% molaire de Pb
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
đ Points essentiels
- à 465°C, un alliage à 10% molaire de plomb présente un équilibre entre phases solides et liquides selon le diagramme de phase.
- La composition et la nature des phases à cette température déterminent les propriétés mécaniques et thermiques de l'alliage.
đĄ Ă retenir
à 465°C, un alliage à 10% molaire de plomb présente un équilibre entre phases solides et liquides selon le diagramme de phase.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Refroidissement lent : Processus de diminution de température suffisamment lent pour permettre aux phases de se former conformément au diagramme d'équilibre, conduisant à une microstructure stable à chaque température.
- Résultat : Comme on ne subit pas de choc thermique ni de déformation (trempe), la piÚce conserve ses dimensions finales.
- Maturation naturelle : En maturation naturelle, le métal durcit lentement sur plusieurs jours jusqu'à un palier stable.
đ Points essentiels
- Lors d'un refroidissement lent de 465°C à 20°C, l'alliage évolue vers un équilibre microstructural stable.
- Les phases présentes à 20°C résultent des transformations isothermes et des réactions eutectiques ou eutectoïdes survenues durant le refroidissement.
- A-B 2. Indiquer les phases et les points de transformation 3. Tracer les courbes de refroidissement des alliages 5% de B ; 75% de B 4. Donner les fractions de phases et les compositions de lâalliage 75% de B aux tempĂ©ratures 500°C puis Ă la tempĂ©rature 200°C SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 99 DĂ©marche en SDM Diagnostiquer Agir Identifier Mesurer ContrĂŽler Observer Expliquer Choisir SDM LP MIA â JC VallĂ©e â 27/04/2026 100 De la recette dâun matĂ©riau vers les traitements thermiques ï§ Ce que l'on dĂ©finit (la « recette ») :
- La composition chimique : sĂ©lection de la chimie de base (Fer, Carbone, Chrome...). Câest un des seuls leviers directs au dĂ©part (forgeage, laminage, âŠ) ï§ Ce que lâon constate :
- La cristallographie : les atomes s'organisent selon des structures imposées (CFC, CC...) qui définissent la facilité (ou non) des dislocations à circuler
- La thermodynamique (diagrammes dâĂ©quilibre) : selon la tempĂ©rature et la composition, la nature impose la formation de certaines phases (solubilitĂ©, apparition de prĂ©cipitĂ©s), lors dâune cinĂ©tique trĂšs lente ï§ Notre objectif : agir sur les dĂ©fauts
- Nous allons chercher à contrÎler les imperfections (grains, dislocations, impuretés) pour atteindre les propriétés visées par le cahier des charges
- En jouant sur la cinétique (la vitesse), les traitements thermiques nous permettent de « tricher » avec ces lois pour figer des
đĄ Ă retenir
Comprendre les transformations microstructurales à l'équilibre lors du refroidissement permet de maßtriser les propriétés finales de l'alliage.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Fraction massique dâaustĂ©nite : 011 đđ â đđ 1âđ , avec đ
- Transformation martensitique : Transformation de phase rapide oĂč l'austĂ©nite se convertit en martensite lors d'un refroidissement rapide, sans diffusion, produisant une microstructure dure et fragile.
đ Points essentiels
- La fraction massique dâaustĂ©nite transformĂ©e en martensite lors d'un refroidissement trĂšs rapide peut ĂȘtre calculĂ©e avec la relation de KoĂŻstinen et Marburger : y = 1 â e^(-0.011(Ms - Ti)), oĂč Ms est la tempĂ©rature de dĂ©but de transformation martensitique et Ti la tempĂ©rature considĂ©rĂ©e.
- Un refroidissement trÚs rapide limite la formation d'autres phases diffusives et favorise la transformation martensitique, ce qui augmente la dureté finale du matériau.
đĄ Ă retenir
La fraction massique dâaustĂ©nite transformĂ©e en martensite lors d'un refroidissement trĂšs rapide peut ĂȘtre calculĂ©e avec la relation de KoĂŻstinen et Marburger : y = 1 â e^(-0.011(Ms - Ti)), oĂč Ms est la tempĂ©rature de dĂ©but de transformation martensitique et Ti la tempĂ©rature considĂ©rĂ©e.
đ Tableaux de SynthĂšse
Limites d'endurance selon l'état microstructural
| Ătat microstructural | Limite d'endurance |
|---|
| RB-18 | Variable selon microstructure |
| RB-88 | Variable selon microstructure |
| RB-276 | Variable selon microstructure |
Effet de la taille des grains sur la résistance à la fatigue
| Taille des grains | Résistance à la fatigue |
|---|
| Fins | Meilleure résistance |
| Grossiers | Moindre résistance |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre limite d'endurance et limite élastique.
- Mélanger microstructure et état de surface dans l'influence sur la fatigue.
- Confondre la courbe de Wöhler avec d'autres courbes mécaniques.
- Oublier l'effet des impuretés ou défauts initiaux.
- Confusion entre fissure de fatigue et fissure de rupture brutale.
- Erreur dans l'interprétation des domaines de phase sur le diagramme.
- Confusion entre solubilité maximale et précipitation.
â
Checklist Examen
- Vérifier la compréhension de la limite d'endurance.
- Savoir différencier RB-18, RB-88, RB-276.
- Analyser la relation entre taille de grain et fatigue.
- Interpréter la courbe de Wöhler.
- Comprendre la décision de maintenance en fonction de la fissure.
- Identifier les phases dans le diagramme de phase.
- Connaßtre la solubilité du plomb dans le magnésium.
- Maßtriser la transformation microstructurale à 465°C.
- Calculer la fraction dâaustĂ©nite transformĂ©e.
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