📋 Plan du Cours
- Fonctions du SN
- Organisation du SN
- SNC et ses structures
- Système nerveux périphérique
- Voies afférentes et efférentes
- Système nerveux autonome
- Structure du tissu nerveux
- Neurones structuraux
- Neurones fonctionnels
- Cellules gliales et myéline
- Substance blanche et grise
📖 1. Fonctions du SN
🔑 Notions clés & Définitions
- Fonction sensorielle : réception des informations par les récepteurs sensoriels, permettant au système nerveux de percevoir les stimuli internes et externes (voir aussi "Récepteur sensoriel").
- Fonction d’intégration : traitement des informations reçues, centralisé dans le SNC, pour élaborer une réponse adaptée (voir aussi "Centre de régulation et d’intégration").
- Fonction motrice : transmission des commandes aux organes effecteurs (muscles, glandes) via les nerfs moteurs, pour produire une réaction (voir aussi "Transmission des commandes").
- Rôle du système nerveux : agir comme chef d’orchestre du corps, coordonnant la réception, le traitement et la réponse aux stimuli, en communication avec le monde extérieur via les organes des sens (voir aussi "Communication avec le monde extérieur").
- Communication avec le monde extérieur : via les organes des sens (œil, oreille, peau, etc.), qui détectent les stimuli et transmettent l’information au système nerveux (voir aussi "Fonction sensorielle").
📝 Points essentiels
- La fonction sensorielle consiste à capter les stimuli grâce aux récepteurs sensoriels localisés dans les organes des sens, comme l’œil pour la vision.
- La fonction d’intégration se déroule principalement dans le SNC, où l’information sensorielle est traitée pour élaborer une réponse adaptée.
- La fonction motrice implique la transmission d’instructions du SNC vers les organes effecteurs par l’intermédiaire des nerfs moteurs, permettant la réalisation du mouvement ou la sécrétion.
- Le système nerveux central (SNC), constitué de l’encéphale et de la moelle épinière, joue un rôle central dans la régulation et l’intégration des informations.
- La communication avec l’environnement extérieur est assurée par les organes sensoriels, qui détectent les stimuli et transmettent l’information au système nerveux pour traitement.
💡 À retenir
Le système nerveux agit comme un chef d’orchestre, recevant les stimuli, traitant l’information dans le SNC, puis envoyant des commandes aux organes effecteurs pour assurer la réponse adaptée.
📖 2. Organisation du SN
🔑 Notions clés & Définitions
- Système nerveux central (SNC) : constitué de la moelle épinière et de l’encéphale, il constitue le centre de régulation et d’intégration du système nerveux, interprétant l’information sensorielle et élaborant des réponses motrices (source).
- Système nerveux périphérique (SNP) : partie du système nerveux située à l’extérieur du SNC, il relie celui-ci aux organes via nerfs et ganglions, assurant la transmission des influx nerveux entre le SNC et le reste du corps (source).
- Rôle du SNP : faire le lien entre le SNC et les organes, en acheminant les influx nerveux par l’intermédiaire des nerfs crâniens et rachidiens, permettant la communication et la régulation des fonctions organiques (source).
- Subdivision fonctionnelle du SNP : il se divise en système nerveux autonome, contrôlant les fonctions involontaires, et système nerveux moteur, responsable des actions conscientes et réflexes (source).
- AUTEUR (date) : le SNC interprète l’information sensorielle et élabore des réponses motrices fondées sur l’expérience, les réflexes et les conditions du milieu.
- AUTEUR (date) : le SNP, en tant que liaison, transmet les influx nerveux entre le SNC et les organes via nerfs et ganglions, assurant la communication entre le système nerveux central et le corps.
📝 Points essentiels
- La division du système nerveux en SNC et SNP permet de comprendre leur organisation et leur fonctionnement : le SNC, centre d’intégration, est protégé par les os de l’encéphale et de la colonne vertébrale, tandis que le SNP, constitué de prolongements nerveux, relie le SNC aux organes.
- Le SNP comprend deux subdivisions principales : le système nerveux autonome, qui contrôle les fonctions involontaires (ex. régulation cardiaque, digestion), et le système nerveux moteur, qui permet la maîtrise volontaire des muscles.
- La fonction du SNP est essentielle pour assurer la communication entre le SNC et les organes, via les nerfs crâniens et rachidiens, en acheminant les influx nerveux dans les deux sens : afférents (sensitifs) et efférents (moteurs).
- La subdivision fonctionnelle du SNP en système nerveux autonome et moteur permet de distinguer les actions involontaires (ex. régulation cardiaque) des actions conscientes (ex. mouvement volontaire).
- La structure du tissu nerveux repose sur la présence de neurones (transmetteurs d’influx) et de cellules gliales (support, protection, isolation).
💡 À retenir
Le système nerveux se divise en SNC, centre d’intégration, et SNP, liaison entre le SNC et le corps, subdivisé en autonome et moteur, permettant la régulation des fonctions involontaires et volontaires.
📖 3. SNC et ses structures
🔑 Notions clés & Définitions
- Encéphale : partie du SNC située dans la boîte crânienne, comprenant le cerveau, le cervelet, le tronc cérébral, l’hypothalamus et l’hypophyse, responsable de la régulation des fonctions vitales et des activités complexes (mémoire, émotions, etc.).
- Moelle épinière : cordon de neurones protégé dans la colonne vertébrale, centre de transmission entre le cerveau et le reste du corps, et centre de réflexes.
- Cerveau : constitué de deux hémisphères cérébraux, il est le centre d’intégration de la mémoire, de l’apprentissage, des émotions et des fonctions complexes (voir AUTEUR (date)).
- Méninges : membranes protectrices enveloppant le SNC, assurant sa protection mécanique et sa stabilité.
- Hypothalamus : glande régulant la faim, la soif, la température corporelle, le sommeil et la sexualité (voir AUTEUR (date)).
- Hypophyse : glande endocrine jouant un rôle clé dans la production d’hormones, contrôlant la croissance, la puberté, la fertilité, etc.
📝 Points essentiels
- Le SNC est constitué de l’encéphale (cerveau, cervelet, tronc cérébral) et de la moelle épinière. Il agit comme centre de régulation et d’intégration, interprétant l’information sensorielle et élaborant des réponses motrices.
- Le cerveau est le centre d’intégration des fonctions cognitives et émotionnelles, tandis que le cervelet coordonne les mouvements et maintient l’équilibre.
- Le tronc cérébral relie l’encéphale à la moelle épinière et contrôle les fonctions vitales (battements cardiaques, respiration).
- Les méninges (dure-mère, arachnoïde, pie-mère) protègent le SNC contre les chocs et assurent sa stabilité.
- L’hypothalamus et l’hypophyse jouent un rôle crucial dans la régulation hormonale et les fonctions végétatives (faim, température, sommeil).
💡 À retenir
Le SNC, constitué de l’encéphale et de la moelle épinière, est le centre de régulation du corps, intégrant les informations sensorielles et coordonnant les réponses motrices, tout en étant protégé par les méninges.
📖 4. Système nerveux périphérique
🔑 Notions clés & Définitions
- Partie du système nerveux située à l’extérieur du SNC : le SNP, qui relie le système nerveux central aux organes et muscles du corps.
- Nerfs crâniens et rachidiens : composantes du SNP, formant des faisceaux de fibres nerveuses permettant la transmission des influx nerveux.
- Fonction des nerfs rachidiens et crâniens : acheminer les influx nerveux entre le SNC et les différentes parties du corps, assurant la communication nerveuse.
- Subdivision du SNP : en système nerveux autonome (contrôle inconscient des fonctions végétatives) et système nerveux moteur (maîtrise volontaire des muscles).
📝 Points essentiels
Le SNP constitue la partie du système nerveux située à l’extérieur du SNC, comprenant tous les nerfs issus de l’encéphale (12 paires de nerfs crâniens) et de la moelle épinière (31 paires de nerfs rachidiens). Ces nerfs forment des lignes de communication essentielles, reliant le SNC aux organes, muscles et glandes du corps. La transmission des influx nerveux se fait via deux grands types de voies : les voies afférentes ou sensitives, qui acheminent l’information des récepteurs vers le SNC, et les voies efférentes ou motrices, qui transmettent les commandes du SNC vers les organes effecteurs. Le SNP est subdivisé en système nerveux autonome, contrôlant les fonctions végétatives involontaires, et en système nerveux moteur, responsable des actions volontaires. La subdivision permet une régulation fine des activités corporelles, qu’elles soient conscientes ou inconscientes, en assurant la liaison entre le SNC et le reste du corps.
💡 À retenir
Le SNP, composé de nerfs crâniens et rachidiens, relie le SNC aux organes et muscles, assurant la transmission rapide des influx nerveux pour la régulation des fonctions volontaires et involontaires du corps.
📖 5. Voies afférentes et efférentes
🔑 Notions clés & Définitions
- Voies afférentes (sensitives) : fibres nerveuses qui acheminent l’information des récepteurs sensoriels vers le SNC, permettant la perception des stimuli (voir "Voies afférentes (sensitives)" dans le contenu source).
- Fibres nerveuses afférentes somatiques : conduisent l’influx nerveux provenant de la peau, des organes des sens, des muscles squelettiques et des articulations, pour transmettre des informations conscientes (voir "fibres nerveuses afférentes somatiques").
- Fibres nerveuses afférentes viscérales : conduisent les informations provenant des organes internes (viscères), telles que le cœur, pour une perception souvent inconsciente.
- Voies efférentes (motrices) : fibres qui transmettent les commandes du SNC vers les organes effecteurs (muscles, glandes), permettant la réponse motrice ou la régulation des fonctions internes.
- Voie motrice somatique : voie volontaire qui conduit l’influx nerveux du SNC aux muscles squelettiques, permettant le contrôle conscient des mouvements (voir "voie motrice somatique").
- Voie nerveuse végétative (ou autonome) : voie involontaire contrôlant les activités végétatives (cœur, digestion), avec deux divisions : sympathique et parasympathique, exerçant des effets opposés sur les organes (voir "voie végétative ou SN involontaire").
📝 Points essentiels
- Les voies afférentes acheminent l’information sensorielle de la périphérie vers le SNC, via deux types de fibres : somatiques (peau, muscles) et viscérales (organes internes). Ces fibres sont essentielles pour la perception consciente et inconsciente des stimuli (voir "fibres nerveuses afférentes somatiques et viscérales").
- Les voies efférentes transmettent les commandes du SNC vers les organes effecteurs. La voie somatique concerne la contraction volontaire des muscles squelettiques, tandis que la voie végétative contrôle automatiquement les fonctions internes, avec ses deux subdivisions : sympathique (activation) et parasympathique (inhibition). Ces deux systèmes exercent souvent des effets opposés sur le même organe, régulant ainsi l’homéostasie (voir "système nerveux autonome" et "voies motrices").
- La conduction de l’influx nerveux se fait rapidement, notamment grâce à la myélinisation des fibres, permettant une réponse efficace et adaptée aux stimuli (voir "gaine de myéline" et "nœuds de Ranvier").
💡 À retenir
Les voies afférentes transmettent l’information sensorielle vers le SNC, tandis que les voies efférentes envoient les commandes motrices ou végétatives vers les organes, permettant la perception, la réaction volontaire ou automatique du corps.
📖 6. Système nerveux autonome
🔑 Notions clés & Définitions
- Système nerveux autonome (SNA) : contrôle inconscient des fonctions végétatives, régulant automatiquement les activités des viscères, des glandes et des organes internes, sans intervention volontaire (voir partie Hygiène du système nerveux).
- Subdivision du SNA : il se divise en deux branches principales, le système sympathique et le système parasympathique, qui exercent des effets opposés sur les mêmes organes (voir partie Hygiène du système nerveux).
- Effets du système sympathique : dilatation pupillaire, augmentation de la fréquence cardiaque, stimulation de la production de glucose, sécrétion d’adrénaline, inhibition de la digestion (voir page 6).
- Effets du système parasympathique : constriction de la pupille, baisse de la fréquence cardiaque, stimulation de la digestion, contraction des bronches, stimulation de la sécrétion glandulaire (voir page 6).
- Contrôle inconscient : le SNA agit de manière automatique et involontaire, sans intervention consciente, pour maintenir l’homéostasie et répondre aux besoins vitaux du corps (voir partie Hygiène du système nerveux).
📝 Points essentiels
- Le SNA régule les fonctions végétatives telles que la circulation sanguine, la respiration, la digestion, la sécrétion glandulaire, la régulation de la température, etc., de façon inconsciente.
- La subdivision en système sympathique et parasympathique permet une régulation fine et opposée, assurant l’équilibre du corps selon les situations (stress ou repos).
- Le système sympathique est généralement activé lors des situations de stress ou d’urgence, préparant le corps à l’action ("fight or flight").
- Le système parasympathique intervient lors des phases de repos et de récupération, favorisant la conservation de l’énergie ("rest and digest").
- Ces deux branches exercent leurs effets par l’intermédiaire de neurofibres motrices qui innervent les organes, avec des actions opposées pour un contrôle précis (voir page 6).
💡 À retenir
Le système nerveux autonome est un système inconscient qui régule automatiquement les fonctions vitales internes, en équilibrant les effets opposés du système sympathique et parasympathique pour assurer la stabilité du corps.
📖 7. Structure du tissu nerveux
🔑 Notions clés & Définitions
- Neurone : cellule nerveuse spécialisée dans la réception, la transmission et la propagation de l’influx nerveux, constituée d’un corps cellulaire, de dendrites et d’un axone (voir section 3.1.1).
- Cellules gliales : cellules non excitables, beaucoup plus nombreuses que les neurones, qui entourent et protègent ces derniers, assurant leur soutien, leur isolation par la formation de gaines de myéline, et leur nutrition (voir section 3.2).
- Gaine de myéline : couche isolante riche en lipides formée par les cellules gliales (oligodendrocytes dans le SNC, cellules de Schwann dans le SNP) entourant l’axone, permettant d’accélérer la conduction de l’influx nerveux (voir section 3.2.2).
- Corps cellulaire (ou péricaryon) : partie du neurone contenant le noyau et la majorité des organites cellulaires, qui constitue la région centrale du neurone (voir section 3.1.1).
- Nœud de Ranvier : interruption de la gaine de myéline sur l’axone, permettant la conduction saltatoire de l’influx nerveux, augmentant sa vitesse (voir section 3.2.2).
📝 Points essentiels
- Le tissu nerveux est constitué de deux types cellulaires :
- Les neurones, cellules hautement différenciées, qui assurent la transmission de l’information. Chaque neurone possède un corps cellulaire, des dendrites pour recevoir l’influx, et un axone pour le transmettre. La majorité des organites sont concentrés dans le corps cellulaire, notamment le noyau, le réticulum endoplasmique rugueux (corps de Nissl), et les mitochondries.
- Les cellules gliales, qui sont beaucoup plus nombreuses (5 fois plus que les neurones), jouent un rôle de soutien, de protection, et d’isolation. Elles participent à la formation de la gaine de myéline, à la nutrition des neurones, et à la protection immunitaire du tissu nerveux (voir sections 3.2 et 3.2.1).
- La gaine de myéline est essentielle pour la conduction rapide de l’influx nerveux, grâce à ses nœuds de Ranvier, qui permettent une propagation saltatoire. La formation de cette gaine est assurée par les oligodendrocytes dans le SNC et par les cellules de Schwann dans le SNP.
- La subdivision du tissu nerveux en substance blanche (axones myélinisés) et substance grise (corps cellulaires, dendrites, synapses) permet une organisation fonctionnelle précise dans le SNC.
💡 À retenir
Le tissu nerveux, composé de neurones et de cellules gliales, forme le support fondamental du système nerveux, où les neurones assurent la transmission de l’information grâce à leur structure spécialisée, notamment la gaine de myéline, soutenue par les cellules gliales.
📖 8. Neurones structuraux
🔑 Notions clés & Définitions
- Corps cellulaire (péricaryon) : partie centrale du neurone contenant le noyau, responsable de la synthèse des protéines et du métabolisme cellulaire.
- Dendrites : prolongements ramifiés partant du corps cellulaire, qui ont pour fonction principale la réception des influx nerveux provenant d’autres neurones.
- Axone : prolongement unique du neurone, généralement plus long que les dendrites, chargé de transmettre les influx nerveux du corps cellulaire vers d’autres neurones ou cellules effectrices.
- Rôle du cône d’implantation : zone située à la jonction entre le corps cellulaire et l’axone, c’est le site d’émission des influx nerveux.
- Gaine de myéline : couche isolante riche en lipides entourant l’axone, formée par les cellules gliales (oligodendrocytes dans le SNC, cellules de Schwann dans le SNP), qui accélère la conduction de l’influx nerveux en permettant la propagation saltatoire.
📝 Points essentiels
- La structure du neurone est adaptée à sa fonction de transmission de l’information : le corps cellulaire (péricaryon) synthétise les composants nécessaires, tandis que les dendrites reçoivent les influx et l’axone les transmet.
- Les dendrites sont très ramifiés pour maximiser la réception des influx nerveux, alors que l’axone, souvent long, conduit ces influx vers d’autres neurones ou cellules effectrices.
- Le cône d’implantation, situé à la jonction entre le corps cellulaire et l’axone, est le point d’émission des influx nerveux.
- La gaine de myéline, présente autour de l’axone, permet une conduction rapide et efficace des influx, grâce à la propagation saltatoire qui se produit aux nœuds de Ranvier.
- La présence de la gaine de myéline est essentielle pour la vitesse de transmission, et son absence ou dégradation est impliquée dans des maladies comme la sclérose en plaques.
💡 À retenir
Le neurone, unité structurale du système nerveux, est conçu pour recevoir, traiter et transmettre rapidement l’influx nerveux, grâce à ses prolongements spécialisés et à la gaine de myéline qui optimise la conduction.
📖 9. Neurones fonctionnels
🔑 Notions clés & Définitions
- Neurone multipolaire : neurone possédant un corps cellulaire avec un seul axone et plusieurs dendrites, permettant une intégration complexe de l’information (structure la plus courante dans le SNC).
- Neurone bipolaire : neurone avec un seul axone et une seule dendrite, souvent impliqué dans la transmission sensorielle, notamment dans les organes des sens.
- Neurone pseudounipolaire : neurone ayant un prolongement unique qui se bifurque en deux, un branchant vers le récepteur sensoriel et l’autre vers le SNC, facilitant la conduction rapide de l’information sensorielle (voir section 3).
- Neurone sensitif (afférent) : conduit l’information des récepteurs sensoriels vers le SNC, permettant la perception des stimuli (voir section 3).
- Interneurone : relie les neurones sensitifs et moteurs, constituant la majorité dans le SNC, et assurant le traitement de l’information (voir section 3).
- Neurone moteur (efférent) : conduit l’information du SNC vers les organes effecteurs, initiant une réponse motrice (voir section 3).
📝 Points essentiels
- La classification structurale distingue les neurones en multipolaires (structure la plus répandue dans le SNC, avec un corps cellulaire, plusieurs dendrites et un axone), bipolaires (impliqués dans la transmission sensorielle, notamment dans la vision et l’odorat), et pseudounipolaires (adaptés à la conduction rapide des stimuli sensoriels, notamment dans les voies sensorielles périphériques).
- La classification fonctionnelle distingue les neurones sensitifs (afférents), qui acheminent l’information des récepteurs vers le SNC, des interneurones, qui assurent le traitement et la modulation de cette information, et des neurones moteurs (efférents), qui transmettent les commandes du SNC vers les effecteurs (voir section 3).
- Les neurones pseudounipolaires ont un seul prolongement bifurqué en deux, ce qui leur permet de relier rapidement un récepteur sensoriel au SNC, facilitant la transmission de l’information sensorielle (voir section 3).
- La majorité des neurones dans le SNC sont des interneurones, qui jouent un rôle clé dans la régulation des réponses motrices et sensorielles (voir section 3).
💡 À retenir
Les neurones structuraux (multipolaires, bipolaires, pseudounipolaires) et fonctionnels (sensitifs, moteurs, interneurones) forment le réseau complexe du système nerveux, permettant la réception, le traitement et la transmission efficace des informations.
📖 10. Cellules gliales et myéline
🔑 Notions clés & Définitions
- Rôle des cellules gliales dans la formation de la myéline : Les cellules gliales, telles que les oligodendrocytes dans le SNC et les cellules de Schwann dans le SNP, enveloppent les prolongements axoniques pour former une couche isolante appelée myéline, ce qui accélère la transmission de l’influx nerveux.
- Myéline comme couche isolante autour des axones : La myéline est une substance riche en lipides qui entoure les axones, isolant électriquement le prolongement nerveux et permettant une conduction saltatoire de l’influx nerveux.
- Différence entre substance blanche et substance grise : La substance blanche est composée principalement d’axones myélinisés, formant des fibres nerveuses rapides, tandis que la substance grise contient principalement des corps cellulaires, dendrites et synapses, constituant le centre de traitement de l’information.
📝 Points essentiels
- Les cellules gliales, 5 fois plus nombreuses que les neurones, jouent un rôle de soutien, de protection, et d’isolation. Elles ne transmettent pas d’influx nerveux mais facilitent leur propagation.
- La formation de la myéline est assurée par les oligodendrocytes dans le SNC et les cellules de Schwann dans le SNP. La myéline permet une conduction plus rapide des messages nerveux, notamment par la propagation saltatoire entre les nœuds de Ranvier.
- La substance blanche, située principalement dans le SNC, regroupe des axones myélinisés, tandis que la substance grise, présente dans le SNC et le cerveau, contient les corps cellulaires et les prolongements amyéliniques.
- La dégradation de la myéline, comme dans la sclérose en plaques, entraîne des troubles de conduction nerveuse.
💡 À retenir
Les cellules gliales forment la myéline, une couche isolante essentielle pour la rapidité de la transmission nerveuse, distinguant la substance blanche (axones myélinisés) de la substance grise (corps cellulaires et dendrites).
📖 11. Substance blanche et grise
🔑 Notions clés & Définitions
- Substance blanche : composée principalement d’axones myélinisés, elle assure la liaison entre différentes parties du système nerveux. AUTEUR (date) : "Les neurones sont des cellules d’une importance capitale pour transmettre l’information nerveuse, mais ils sont extrêmement fragiles. C’est notamment pourquoi certains de leurs prolongements axoniques sont entourés d’une gaine de protection formée par les cellules gliales." La myéline, substance riche en lipides, isole et accélère la conduction nerveuse.
- Substance grise : composée principalement de corps cellulaires, dendrites et synapses, elle constitue le centre de traitement, d’intégration et de stockage de l’information dans le SNC. Elle est située en périphérie dans l’encéphale et au centre dans la moelle épinière.
- Localisation dans le SNC : la substance blanche est périphérique dans la moelle épinière et centrale dans l’encéphale, tandis que la substance grise est périphérique dans l’encéphale et centrale dans la moelle épinière.
📝 Points essentiels
- La substance blanche contient surtout des axones myélinisés, formant des faisceaux de communication rapides entre différentes régions du cerveau et de la moelle épinière. Elle ne renferme pas de corps cellulaires.
- La substance grise, riche en corps cellulaires, dendrites et synapses, est le lieu principal de traitement de l’information, notamment dans le cortex cérébral, la moelle épinière, et certains ganglions.
- La distinction entre substance blanche et grise est fondamentale pour comprendre l’organisation fonctionnelle du système nerveux : la blanche pour la transmission rapide, la grise pour l’intégration et le traitement.
💡 À retenir
La substance blanche, riche en axones myélinisés, relie différentes régions du système nerveux, tandis que la substance grise, composée principalement de corps cellulaires, est le centre de traitement et d’intégration de l’information dans le SNC.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Structures / Concepts | Auteurs / Références |
|---|
| Fonctions du SN | Sensorielle, d’intégration, motrice | Récepteurs sensoriels, SNC, organes effecteurs | Perroux (croissance) |
| Organisation du SN | SNC, SNP, subdivisions | Encéphale, moelle épinière, nerfs crâniens, ganglions | - |
| SNC et ses structures | Encéphale, moelle, méninges, hypothalamus, hypophyse | Cerveau, cervelet, tronc cérébral | - |
| Système nerveux périphérique | Nerfs crâniens, rachidiens, subdivisions | Système nerveux autonome, moteur | - |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre la fonction sensorielle (réception) et la fonction motrice (commande) du SN.
- Confondre le SNC (centre d’intégration) et le SNP (liaison avec le corps).
- Assimiler à tort le rôle de l’hypothalamus et de l’hypophyse comme étant uniquement hormonaux, en oubliant leur rôle dans la régulation végétative.
- Confondre la substance blanche (axones myélinisés) et la substance grise (corps cellulaires neuronaux).
- Penser que le système nerveux autonome contrôle uniquement les muscles volontaires.
- Confondre neurones structuraux (ex. neurones pyramidaux) et neurones fonctionnels (ex. neurones sensoriels).
- Omettre la distinction entre fibres afférentes (sensitives) et efférentes (motrices) dans le SNP.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de Perroux sur la croissance du système nerveux.
- Savoir les trois fonctions principales du système nerveux : sensorielle, d’intégration, motrice.
- Identifier les composants du SNC : encéphale (cerveau, cervelet, tronc cérébral), moelle épinière.
- Expliquer le rôle des méninges dans la protection du SNC.
- Distinguer le rôle du système nerveux central et périphérique.
- Définir le rôle de l’hypothalamus et de l’hypophyse dans la régulation hormonale.
- Connaître la subdivision du SNP en autonome et moteur, et leurs fonctions.
- Identifier les nerfs crâniens et rachidiens dans le SNP.
- Savoir la différence entre substance blanche et substance grise.
- Connaître la composition du tissu nerveux : neurones et cellules gliales.
- Maîtriser la distinction entre neurones structuraux et neurones fonctionnels.
- Comprendre le rôle des cellules gliales et de la myéline dans l’isolation des axones.