Revision sheet: Techniques de séquençage et diversité humaine

Plan du Cours

  1. Séquençage ADN & Technique de Sanger
  2. Génome humain & Diversité génétique
  3. Histoire humaine & Migrations génomiques
  4. Variations SNP & Diversité phénotypique
  5. Allèles & Risque pathologique
  6. Gènes régulateurs & Expression du gène lactase
  7. Hominidés & Ancêtres humains disparus
  8. Génomes anciens & Transmission génétique
  9. Diversité selon populations & Distance à l'Afrique
  10. Migration & Peuplements successifs

1. Séquençage ADN & Technique de Sanger

Notions clés & Définitions

  • ADN (Acide Désoxyribonucléique) : Molécule porteuse de l'information génétique, composée de nucléotides (adénine, thymine, cytosine, guanine).
  • Séquençage de l'ADN : Technique permettant de déterminer l'ordre précis des nucléotides dans une molécule d'ADN.
  • Technique de Sanger : Méthode de séquençage basée sur l'incorporation de didésoxynucléotides fluorescents qui interrompent la synthèse d'ADN, permettant de lire la séquence par électrophorèse.
  • Didésoxynucléotides (ddNTP) : Nucléotides modifiés qui, une fois incorporés, arrêtent la synthèse de l'ADN.
  • Électrophorèse : Technique de séparation des fragments d'ADN selon leur taille, permettant la lecture de la séquence.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d'une seule base dans le génome, source de diversité génétique.

Points essentiels

  • La technique de Sanger a permis le séquençage du génome humain en 2004, après 15 ans de projets internationaux.
  • Le génome humain comporte environ 3,2 milliards de paires de bases, avec seulement 1,5 % de gènes codants.
  • La synthèse d'ADN par l'ADN polymérase est interrompue lors de l'incorporation d'un ddNTP fluorescent, permettant d'identifier la base à chaque étape.
  • La séparation des fragments par électrophorèse et la détection de la fluorescence permettent de reconstituer la séquence d'ADN.
  • La complémentarité des bases (A-T, G-C) est essentielle pour déduire la séquence d'origine à partir de la séquence synthétisée.

À retenir

La technique de Sanger, en utilisant des didésoxynucléotides fluorescents, a été cruciale pour le séquençage précis du génome humain, ouvrant la voie à la compréhension de la diversité génétique et de l'histoire humaine.

Note : La compréhension de cette technique est fondamentale pour saisir comment le génome humain a été décodé, permettant d'étudier la variation génétique, la diversité et l'évolution de l'espèce humaine.

2. Génome humain & Diversité génétique

Notions clés & Définitions

  • Génome humain : Ensemble du matériel génétique contenu dans une cellule humaine, constitué d'environ 3,2 milliards de paires de nucléotides réparties sur 46 chromosomes.
  • Séquençage du génome : Technique permettant de déterminer l’ordre précis des nucléotides dans l’ADN. La méthode de Sanger est une technique classique de séquençage.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans une séquence d’ADN, source majeure de diversité génétique entre individus.
  • Allèle : Variantes d’un même gène ou d’un SNP. La présence de différents allèles explique la diversité phénotypique.
  • Diversité génétique : Variabilité des gènes au sein d’une population ou entre populations, influencée par mutations, sélection naturelle, migration et dérive génétique.
  • Histoire génétique : Trace des migrations et des adaptations humaines à travers l’analyse des génomes et des SNPs, permettant de reconstituer l’évolution humaine.

Points essentiels

  • La séquence complète du génome humain a été obtenue en 2004 après 15 ans de collaboration internationale, révélant environ 20 000 gènes occupant seulement 1,5 % du génome.
  • La diversité génétique humaine est faible comparée à celle des grands singes : 0,1 % de différence entre deux individus, principalement par des SNPs.
  • Les SNPs sont hérités de génération en génération et constituent des marqueurs pour l’origine géographique, la susceptibilité aux maladies, et l’adaptation environnementale.
  • La variation génétique liée à certains SNPs, comme ceux du gène de la lactase ou du gène MLH1, illustre l’action de la sélection naturelle.
  • La diversité génétique humaine est influencée par des événements historiques, migrations, et pressions sélectives, comme la résistance à la peste ou la digestion du lait.
  • La connaissance du génome permet de mieux comprendre l’histoire de l’humanité, ses migrations et ses adaptations.

À retenir

La diversité génétique humaine, bien que limitée, est le résultat d’un ensemble de mutations, de migrations et de pressions de sélection naturelle, permettant à l’espèce humaine de s’adapter à différents environnements et de retracer son histoire évolutive.

3. Histoire humaine & Migrations génomiques

Notions clés & Définitions

  • Génome humain : Ensemble complet de l'ADN contenu dans les chromosomes d’un individu, représentant environ 3,2 milliards de paires de nucléotides.
  • Séquençage du génome : Technique permettant de déterminer l’ordre précis des nucléotides dans l’ADN. La méthode de Sanger est une technique classique utilisée pour cela.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans une séquence d’ADN, source majeure de diversité génétique entre individus.
  • Allèle : Version alternative d’un gène ou d’un SNP, pouvant conférer des caractéristiques différentes ou une susceptibilité à certaines maladies.
  • Migration génomique : Mouvement de populations qui entraîne la transmission et la redistribution des SNP et allèles, permettant de retracer l’histoire humaine.
  • Sélection naturelle : Processus par lequel certains allèles, conférant un avantage adaptatif, deviennent plus fréquents dans une population au fil du temps.

Points essentiels

  • La découverte de la structure de l’ADN en 1953 a permis le développement du séquençage du génome, achevé en 2004 pour l’humain.
  • Le génome humain contient environ 20 000 gènes, représentant seulement 1,5 % du total, le reste étant peu ou pas encore fonctionnellement compris.
  • La diversité génétique humaine est faible comparée à celle des grands singes : 0,1 % de différence entre deux individus, principalement sous forme de SNP.
  • Les SNP permettent d’étudier l’origine géographique, les migrations et l’histoire évolutive des populations humaines.
  • La variation génétique liée à certains SNP, comme ceux du gène MLH1 ou de la lactase, illustre l’action de la sélection naturelle en réponse à l’environnement ou à des pressions sanitaires.
  • La migration et les événements historiques, comme la peste noire ou la migration des Roms, ont laissé des traces dans le patrimoine génétique, témoignant de l’histoire humaine.
  • La diversité génétique humaine, bien que limitée, est essentielle pour l’adaptation et la survie face aux maladies ou aux changements environnementaux.

À retenir

La compréhension du génome humain, à travers le séquençage et l’étude des SNP, permet de reconstituer l’histoire des migrations, l’évolution et l’adaptation des populations humaines, illustrant ainsi que tous sont liés par une origine commune tout en étant différents par leur patrimoine génétique.

4. Variations SNP & Diversité phénotypique

Notions clés & Définitions

  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans une séquence d’ADN, présente chez une minorité de la population. Source majeure de diversité génétique humaine.
  • Gène : Segment d’ADN codant pour une protéine ou une fonction spécifique. Peut contenir plusieurs SNP, certains influençant le phénotype.
  • Allèle : Version différente d’un même gène ou d’un SNP. La présence d’allèles variés explique la diversité génétique.
  • Diversité génétique : Variabilité des séquences d’ADN au sein d’une population ou entre populations, essentielle à l’adaptation et à l’évolution.
  • Homo sapiens : Espèce humaine moderne, caractérisée par une faible diversité génétique relative (environ 0,1% de différence entre individus).
  • Sélection naturelle : Mécanisme évolutif favorisant la propagation d’allèles avantageux dans un environnement donné, contribuant à la diversité phénotypique.

Points essentiels

  • La majorité de la diversité génétique humaine réside dans les SNP, représentant environ 0,1% des bases du génome, soit environ 2,7 millions de différences entre deux individus.
  • La diversité génétique humaine est faible comparée à celle des grands singes (chimpanzés, gorilles, orangs-outans), avec seulement 10-35% de variation.
  • Les SNP peuvent être associés à des risques de pathologies (ex : cancer colorectal avec le SNP rs1800734 sur le gène MLH1) ou à des adaptations environnementales (ex : persistance de la lactase chez certains populations).
  • La répartition géographique des SNP témoigne des migrations humaines et de l’histoire évolutive, permettant de retracer les origines ancestrales.
  • La sélection naturelle agit sur certains SNP, conférant des avantages adaptatifs (ex : résistance à la peste chez certains Roms en Roumanie, capacité à digérer le lait chez les populations d’Europe du Nord).

À retenir

Les variations SNP constituent la principale source de diversité génétique humaine, reflétant à la fois l’histoire migratoire, l’adaptation aux environnements et les pressions de sélection naturelle, malgré une diversité globale relativement faible.

5. Allèles & Risque pathologique

Notions clés & Définitions

  • Allèle : Variante d’un gène situé à un même locus sur un chromosome. Exemples : allèles de SNP, allèles de gènes impliqués dans des pathologies.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans une séquence d’ADN, source de diversité génétique humaine et de susceptibilité aux maladies.
  • Génotype : Ensemble des allèles d’un individu à un moment donné. Peut influencer le phénotype et le risque pathologique.
  • Phénotype : Ensemble des caractères observables d’un individu, résultant de l’expression des allèles.
  • Risque pathologique : Probabilité accrue de développer une maladie liée à certains allèles ou mutations génétiques.
  • Sélection naturelle : Mécanisme évolutif favorisant la fréquence d’allèles avantageux dans un environnement donné, pouvant expliquer la persistance de certains allèles liés à des risques ou avantages.

Points essentiels

  • La diversité génétique humaine est principalement due aux SNP, représentant environ 0,1% des différences entre deux individus.
  • Certains allèles sont associés à un risque accru de pathologies, comme des mutations dans le gène MLH1 augmentant le risque de cancer colorectal.
  • La fréquence de certains allèles, comme ceux conférant la tolérance à la lactase ou la résistance à des maladies, varie selon les populations, reflet d’une sélection naturelle.
  • La transmission des allèles se fait lors de la méiose, permettant leur héritage génération après génération.
  • La diversité génétique est plus faible chez l’humain comparée aux grands singes, mais elle comporte des variations significatives liées à l’histoire, à l’environnement et à la migration.
  • La connaissance des allèles pathogènes ou avantageux permet d’évaluer le risque individuel ou collectif de maladies.

À retenir

Les allèles, notamment les SNP, jouent un rôle clé dans la diversité génétique humaine et dans le risque de pathologies ; leur étude permet de comprendre l’histoire évolutive, l’adaptation à l’environnement et la susceptibilité aux maladies, en partie façonnées par la sélection naturelle.

6. Gènes régulateurs & Expression du gène lactase

Notions clés & Définitions

  • Gène régulateur : Segment d'ADN contrôlant l’expression d’un ou plusieurs gènes en modulant leur transcription. Il peut se situer en amont, en aval ou à l’intérieur du gène qu’il régule.
  • Expression génique : Processus par lequel l’information codée dans un gène est utilisée pour synthétiser une protéine ou un ARN fonctionnel. Elle est régulée par des éléments régulateurs.
  • Gène de la lactase : Gène codant pour l’enzyme lactase, responsable de la digestion du lactose en glucose et galactose dans l’intestin.
  • Séquences régulatrices : Régions d’ADN non codantes situées à proximité ou à distance du gène, qui contrôlent son activation ou son silence.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans une séquence d’ADN, pouvant influencer la régulation ou la fonction d’un gène.
  • Séquence régulatrice du gène lactase : Région spécifique contrôlant la persistance ou la perte de l’expression du gène de la lactase à l’âge adulte.

Points essentiels

  • La régulation de l’expression du gène lactase est principalement contrôlée par des séquences régulatrices situées en amont du gène.
  • La persistance de la lactase à l’âge adulte est une adaptation récente, liée à la consommation de lait dans certaines populations.
  • Des variations d’un nucléotide dans la séquence régulatrice (notamment le SNP en position 25) déterminent si l’individu continue à produire la lactase après la période de sevrage.
  • La sélection naturelle a favorisé la persistance de l’expression de la lactase dans des populations où la consommation de lait est avantageuse, notamment en période de famine ou dans des environnements où l’apport en calcium est limité.
  • La mutation ou variation d’un seul nucléotide peut entraîner un changement phénotypique significatif, illustrant la régulation génique fine.

À retenir

L’expression du gène lactase est contrôlée par des séquences régulatrices dont la variation génétique, notamment par SNP, explique la persistance ou la perte de la lactase à l’âge adulte, phénomène influencé par la sélection naturelle selon les environnements et modes de vie.

Note à retenir : La régulation de l’expression du gène lactase, modulée par des variations ponctuelles dans ses séquences régulatrices, illustre comment des modifications génétiques peuvent s’adapter aux conditions environnementales et culturelles, témoignant de l’action de la sélection naturelle sur le patrimoine génétique humain.

7. Hominidés & Ancêtres humains disparus

Notions clés & Définitions

  • Hominidés : groupe de primates comprenant les humains modernes, leurs ancêtres directs et certains grands singes (chimpanzés, gorilles, orangs-outans).
  • Ancêtres humains disparus : espèces fossiles ayant précédé Homo sapiens, comme Homo neanderthalensis, Homo erectus, Homo habilis.
  • Génome : ensemble du matériel génétique d’un organisme, constitué de l’ADN. Chez l’humain, il comporte environ 3,2 milliards de paires de nucléotides réparties sur 23 chromosomes.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans le génome, source de diversité génétique et de susceptibilité aux maladies.
  • Séquençage du génome : procédé permettant de déterminer l’ordre précis des nucléotides dans l’ADN. La technique de Sanger est une méthode clé, utilisée pour le séquençage complet du génome humain en 2004.

Points essentiels

  • La découverte de la structure de l’ADN en 1953 a permis le développement du séquençage génomique.
  • Le génome humain est constitué de 3 milliards de paires de bases, avec une faible diversité génétique entre individus (différence d’environ 0,1 %). La majorité du génome (environ 98,5 %) ne code pas pour des protéines.
  • La comparaison des génomes de différentes espèces de grands singes montre une diversité génétique plus importante chez eux (28-35 %) que chez l’humain.
  • Le séquençage du génome a permis d’identifier des variants génétiques liés à la santé, à l’adaptation environnementale, et à l’histoire migratoire de l’humanité.
  • La diversité génétique humaine résulte de mutations, notamment des SNP, et de processus évolutifs comme la sélection naturelle. Certains allèles confèrent des avantages adaptatifs, comme la persistance de la lactase ou la résistance à la peste.
  • L’étude des génomes permet de retracer les migrations humaines et de comprendre l’origine des populations modernes.

À retenir

Le séquençage du génome humain a révélé une faible diversité génétique entre individus, mais une grande diversité entre espèces, et a permis de comprendre l’histoire évolutive et migratoire de l’humanité, tout en illustrant l’action de la sélection naturelle sur certains traits.

8. Génomes anciens & Transmission génétique

Notions clés & Définitions

  • Génome : L'ensemble du matériel génétique d'un organisme, constitué de l'ADN ou de l'ARN selon l'espèce. Chez l'humain, il comprend environ 3,2 milliards de paires de nucléotides réparties sur 23 chromosomes.
  • Séquençage du génome : Technique permettant de déterminer l’ordre précis des nucléotides dans l’ADN. La méthode de Sanger est une technique classique utilisée pour le séquençage.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans une séquence d’ADN, source de diversité génétique entre individus.
  • Histoire génétique de l’humanité : Reconstruction de l’évolution et des migrations humaines à partir de l’analyse des génomes, permettant de suivre les origines géographiques et les mouvements de populations.
  • Transmission génétique : Passage des gènes d’une génération à l’autre, notamment via la méiose, permettant la conservation ou la variation du patrimoine génétique.

Points essentiels

  • La découverte de la structure de l’ADN en 1953 a permis le développement des techniques de séquençage, aboutissant au séquençage complet du génome humain en 2004.
  • Le génome humain comporte environ 20 000 gènes, représentant seulement 1,5 % du génome total ; le reste reste encore peu compris.
  • La diversité génétique humaine est faible comparée à celle des grands singes : deux humains au hasard diffèrent par environ 0,1 % de leur séquence, principalement par des SNP.
  • Les SNP sont hérités et servent de marqueurs pour étudier l’origine géographique, les migrations, et la susceptibilité aux maladies.
  • La sélection naturelle a façonné la fréquence de certains allèles, comme ceux liés à la tolérance au lactose à l’âge adulte ou à la résistance à des maladies comme la peste noire.
  • La reconstitution de l’histoire humaine à partir des génomes permet d’observer des migrations anciennes et des adaptations locales.

À retenir

Le séquençage du génome humain, combiné à l’étude des SNP, permet non seulement de comprendre la diversité génétique et l’histoire de l’humanité, mais aussi d’identifier des facteurs de susceptibilité aux maladies et d’étudier l’adaptation des populations à leur environnement.

9. Diversité selon populations & Distance à l'Afrique

Notions clés & Définitions

  • Génome humain : Ensemble de l'ADN contenu dans les 23 paires de chromosomes d'une cellule humaine, représentant environ 3,2 milliards de paires de nucléotides.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : Variation ponctuelle d'une seule base dans une séquence d'ADN, source majeure de diversité génétique entre individus.
  • Allèle : Version différente d'un gène ou d'une séquence d'ADN, résultant de variations comme les SNP.
  • Diversité génétique : Variabilité des séquences d'ADN au sein d'une population ou entre populations, influencée par mutations, sélection naturelle, migration.
  • Distance génétique : Mesure de la différence génétique entre populations ou individus, souvent basée sur la fréquence des SNP ou autres marqueurs.
  • Histoire migratoire : Trajectoire des populations humaines à travers le temps, reconstituée par l'étude des variations génétiques et des marqueurs géographiques.

Points essentiels

  • La séquence complète du génome humain a été obtenue en 2004, révélant une faible diversité génétique entre individus (0,1% de différences).
  • La majorité de la diversité humaine réside dans des variations ponctuelles (SNP), qui peuvent être associées à des adaptations ou à des risques de maladies.
  • La diversité génétique est plus faible chez l'humain comparée à celle des grands singes, mais elle est suffisante pour retracer les migrations et les origines géographiques.
  • Certaines variations, comme celles dans le gène de la lactase ou des gènes liés à la résistance à la peste, illustrent l'action de la sélection naturelle en réponse à l'environnement.
  • La distribution des SNP et des allèles spécifiques permet d'établir des liens entre génétique et histoire migratoire, notamment la sortie d'Afrique et la dispersion mondiale.
  • La diversité génétique humaine est influencée par des événements historiques majeurs (peste, migrations), qui ont favorisé la sélection de certains allèles avantageux.

À retenir

La diversité génétique humaine, bien que faible comparée à celle des grands singes, est un témoin vivant de l'histoire migratoire et des adaptations à l'environnement, façonnée par des processus évolutifs comme la mutation, la sélection naturelle et la migration.

10. Migration & Peuplements successifs

Notions clés & Définitions

  • Migration : déplacement massif ou individuel d’un peuple ou d’individus d’un lieu vers un autre, entraînant des échanges génétiques et culturels.
  • Peuplements successifs : processus par lequel différentes populations migrent et s’installent sur un territoire, laissant une empreinte génétique et culturelle spécifique.
  • Génome : ensemble du matériel génétique d’un organisme, constitué de l’ADN.
  • SNP (Single Nucleotide Polymorphism) : variation ponctuelle d’un seul nucléotide dans le génome, source de diversité génétique.
  • Histoire génétique de l’humanité : reconstitution des migrations et des interactions entre populations à partir de l’étude de leur génome.
  • Séquençage du génome : technique permettant de déterminer la séquence complète de nucléotides d’un génome, essentiel pour analyser la migration et la diversification humaine.

Points essentiels

  • La découverte de la structure de l’ADN en 1953 a permis le développement de techniques de séquençage, notamment la méthode de Sanger, pour analyser le génome humain.
  • Le génome humain, d’environ 3,2 milliards de paires de nucléotides, a été entièrement séquencé en 2004, révélant une faible diversité génétique entre individus (0,1 % de différence).
  • La majorité de la diversité génétique humaine réside dans des variations ponctuelles appelées SNP, qui sont transmises de génération en génération.
  • L’étude des SNP permet d’identifier les origines géographiques et les migrations des populations humaines, ainsi que leur adaptation à l’environnement.
  • La diversité génétique humaine est limitée comparée à celle des grands singes, mais elle témoigne de multiples migrations et échanges au cours de l’histoire.
  • Certains allèles confèrent des avantages sélectifs dans certains environnements, comme la persistance de la lactase ou la résistance à la peste, illustrant la sélection naturelle.
  • Le séquençage du génome a permis de retracer l’histoire migratoire de l’humanité, notamment via l’analyse des SNP spécifiques à chaque population.

À retenir

La diversité génétique humaine, révélée par le séquençage du génome et l’étude des SNP, témoigne d’un processus complexe de migrations successives, d’adaptations et de sélections naturelles, permettant de reconstituer l’histoire de l’humanité.

Tableaux de Synthèse

AspectSéquençage ADN & Technique de SangerGénome humain & Diversité génétique
PrincipeDétermination de l’ordre des nucléotides via incorporation de ddNTP fluorescentsAnalyse de la variation génétique (SNPs, allèles) pour étudier la diversité et l’histoire humaine
MéthodeSéquençage par électrophorèse après synthèse d’ADN interrompue par ddNTPSéquençage complet du génome, étude des SNPs et des haplotypes
Applications principalesDécoder le génome, identifier mutations, étudier la génétique individuelleComprendre la diversité, retracer migrations, étudier l’adaptation
LimitationsLong et coûteux pour de grands génomes, moins adapté aux grands échantillonsComplexité de l’interprétation, diversité faible mais significative
AspectHistoire humaine & Migrations génomiquesVariations SNP & Diversité phénotypique
PrincipeAnalyse des SNPs pour reconstituer migrations, événements historiquesÉtude des SNPs pour expliquer la diversité phénotypique et adaptation
Applications principalesReconstruction des routes migratoires, événements de migration majeursComprendre la variation phénotypique, susceptibilité aux maladies
Facteurs influentsMigrations, sélection naturelle, événements historiquesMutations, sélection, dérive génétique

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre séquençage de Sanger (technique précise pour petits segments) avec le séquençage de nouvelle génération (pour grands génomes).
  2. Assimiler SNPs à des mutations pathogènes sans distinction ; tous les SNPs ne sont pas liés à une maladie.
  3. Croire que la diversité génétique humaine est élevée ; elle est en réalité limitée (~0,1 % de différence entre individus).
  4. Confondre allèles et mutations : un allèle peut être une variante normale, pas forcément pathogène.
  5. Penser que tous les SNPs ont une influence phénotypique visible ou une adaptation claire.
  6. Confusion entre migration génomique et migration géographique : la première concerne la transmission de variants dans le génome.
  7. Oublier que la majorité du génome est non codante, mais peut contenir des éléments régulateurs importants.

Checklist Examen

  1. Expliquer le principe de la technique de Sanger et ses applications principales.
  2. Définir le génome humain et préciser sa composition en termes de gènes et de régions non codantes.
  3. Décrire ce qu’est un SNP et son rôle dans la diversité génétique humaine.
  4. Illustrer comment le séquençage du génome permet de retracer l’histoire des migrations humaines.
  5. Expliquer la différence entre allèle et mutation.
  6. Citer un exemple de variation génétique liée à la sélection naturelle (ex : lactase).
  7. Définir la diversité génétique et son importance pour l’adaptation.
  8. Décrire comment la migration a influencé la distribution des SNPs dans différentes populations.
  9. Expliquer la relation entre diversité génétique et distance à l’Afrique dans l’histoire humaine.
  10. Identifier les principaux pièges liés à l’interprétation des SNPs dans l’étude de la santé.
  11. Résumer comment la diversité phénotypique est liée aux variations génétiques.
  12. Conclure sur l’importance de la génétique pour comprendre l’évolution humaine.

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1. Quel est le rôle principal des variations de type SNP dans le génome humain ?

2. Quelle technique a permis le séquençage précis du génome humain en 2004 ?

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Review with flashcards

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Génome humain — composition ?

Environ 3,2 milliards de bases, 20 000 gènes.

Séquençage ADN — but?

Déterminer l’ordre des nucléotides.

SNP — rôle ?

Source majeure de diversité génétique humaine.

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