Revision sheet: Cycle du carbone et perturbations humaines

📋 Plan du Cours

  1. Cycles biogéochimiques et perturbations humaines
  2. ModÚle par réservoirs, flux et états stationnaires
  3. Approche steady-state et cycle du carbone-silicate
  4. Formes du carbone et processus d’échange
  5. CO2, effet radiatif et cycle Milankovitch
  6. Réservoirs et transferts dans le cycle du carbone
  7. Pompe physique du carbone océanique
  8. Pompe biologique et rĂŽle du phytoplancton
  9. Initiative 4 pour 1000 et stockage du carbone
  10. CDR océaniques par injection de CO2
  11. Fixation de l’azote : symbiotique, associative et industrielle
  12. ProblÚmes environnementaux liés au phosphore

📖 1. Cycles biogĂ©ochimiques et perturbations humaines

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Cycle biogĂ©ochimique : Un cycle biogĂ©ochimique dĂ©crit le transfert d’élĂ©ments chimiques entre rĂ©servoirs biotiques et abiotiques de la Terre sous diffĂ©rentes formes.
  • SystĂšme fermĂ© de la Terre : Un systĂšme fermĂ© est un systĂšme oĂč la masse totale se conserve : rien ne se perd et rien ne se crĂ©e, tout se transforme entre formes.
  • RĂ©servoir biogĂ©ochimique : Un rĂ©servoir est un compartiment qui stocke une quantitĂ© d’élĂ©ments chimiques, exprimĂ©e en masse ou en quantitĂ© de matiĂšre.
  • Temps de rĂ©sidence : Le temps de rĂ©sidence (turnover time) est la durĂ©e moyenne pendant laquelle la matiĂšre reste dans un rĂ©servoir avant d’en sortir.
  • ModĂšle d’état stationnaire : Un Ă©tat stationnaire correspond Ă  un cycle oĂč les flux entrant et sortant sont Ă  l’équilibre, si bien que la quantitĂ© dans le rĂ©servoir ne varie pas.

📝 Points essentiels

  • Les humains perturbent les cycles biogĂ©ochimiques Ă  une vitesse trĂšs supĂ©rieure aux grandes modifications naturelles sur de longues durĂ©es.
  • La combustion d’énergies fossiles augmente fortement le CO2 atmosphĂ©rique, avec une concentration jamais aussi Ă©levĂ©e depuis au moins 5 millions d’annĂ©es.
  • La production d’engrais phosphatĂ©s et azotĂ©s introduit des composĂ©s de P et d’azote dans les sols et les eaux, ce qui les pollue.
  • Les cycles biogĂ©ochimiques suivent des transferts entre atmosphĂšre, biosphĂšre, hydrosphĂšre et lithosphĂšre/gĂ©osphĂšre.
  • L’asthĂ©nosphĂšre n’est pas incluse dans le cycle du carbone car elle est mal connectĂ©e aux autres sphĂšres et on ne rapporte pas de matĂ©riaux vers la surface.
  • Un cycle biogĂ©ochimique se caractĂ©rise par des rĂ©servoirs (source et puits), des flux, et des processus qui contrĂŽlent les transferts Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles.

💡 Astuce mĂ©mo

SystĂšme fermĂ© = mĂȘme masse, formes diffĂ©rentes ; humains = accĂ©lĂ©rateur de flux (CO2 + engrais).

📖 2. ModĂšle par rĂ©servoirs, flux et Ă©tats stationnaires

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • RĂ©servoir de carbone : Un rĂ©servoir de carbone est une zone oĂč le carbone est stockĂ© sous des formes donnĂ©es et oĂč il peut s’accumuler ou diminuer.
  • Flux de carbone : Un flux de carbone est un transfert de carbone entre deux rĂ©servoirs, via des processus physiques, chimiques ou biologiques.
  • État stationnaire : Un Ă©tat stationnaire correspond Ă  une situation oĂč les entrĂ©es et sorties d’un rĂ©servoir s’équilibrent, donc la quantitĂ© stockĂ©e varie peu.
  • Cycle du carbone : Le cycle du carbone regroupe l’ensemble des Ă©changes de carbone entre atmosphĂšre, biosphĂšre, sols et ocĂ©ans, ainsi qu’entre rĂ©servoirs gĂ©ologiques.

📝 Points essentiels

  • Le cycle du carbone nĂ©cessite de distinguer biosphĂšre des plantes et carbone du sol car des Ă©changes existent entre ces deux compartiments.
  • Le rĂ©servoir le plus important est le continental crust and upper mantle, oĂč le carbone est piĂ©gĂ© dans des roches carbonatĂ©es sur de longues durĂ©es.
  • La taille des rĂ©servoirs n’est pas figĂ©e : elle est renouvelĂ©e par des processus gĂ©ologiques et biogĂ©ochimiques, mĂȘme si les valeurs exactes ne sont pas Ă  mĂ©moriser.
  • Les sols et la vĂ©gĂ©tation contiennent une masse de carbone environ 3 fois plus grande que celle de l’atmosphĂšre, majoritairement sous forme organique.
  • Le permafrost piĂšge du carbone ancien ; quand la tempĂ©rature augmente, il fond et libĂšre du carbone vieux de milliers d’annĂ©es.
  • L’ocĂ©an profond et intermĂ©diaire constitue le 2e plus grand rĂ©servoir, mais l’ocĂ©an ne se traite pas comme un seul bloc car le mĂ©lange entre surface et profondeur est lent.

💡 Astuce mĂ©mo

RĂ©servoirs = “stocks”, flux = “virements”, Ă©tat stationnaire = “solde qui ne bouge pas” (entrĂ©es ≈ sorties).

📖 3. Approche steady-state et cycle du carbone-silicate

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • RĂ©servoirs du carbone : En gĂ©ochimie, les rĂ©servoirs du carbone sont des compartiments (atmosphĂšre, ocĂ©ans, biosphĂšre, sols, sĂ©diments) oĂč le carbone s’accumule puis s’échange.
  • OcĂ©an de surface : L’ocĂ©an de surface est la couche en contact avec l’atmosphĂšre, oĂč le CO2 dissous est utilisĂ© par le phytoplancton et oĂč les Ă©changes air–eau contrĂŽlent l’absorption ou le dĂ©gazage.
  • OcĂ©an profond : L’ocĂ©an profond est un rĂ©servoir froid et dense oĂč le mĂ©lange avec les eaux de surface est lent, ce qui limite le transfert direct du CO2 dissous vers les profondeurs.
  • DiagenĂšse : La diagenĂšse est l’ensemble des transformations qui surviennent aprĂšs la sĂ©dimentation, modifiant la matiĂšre organique et favorisant son enfouissement.
  • Cycle du carbone-silicate : Le cycle du carbone-silicate dĂ©crit l’échange Ă  long terme du carbone entre atmosphĂšre, ocĂ©ans et roches, via des rĂ©actions chimiques et des transferts gĂ©ologiques.

📝 Points essentiels

  • En approche steady-state, on compare rĂ©servoirs et flux pour vĂ©rifier si les entrĂ©es et sorties de carbone s’équilibrent Ă  l’échelle considĂ©rĂ©e.
  • L’ocĂ©an ne se traite pas comme un seul rĂ©servoir car la surface contient phytoplancton et CO2 dissous, tandis que les profondeurs se mĂ©langent lentement Ă  cause de la stratification thermique.
  • Le CO2 dissous de surface ne se mĂ©lange pas directement avec les eaux profondes, ce qui ralentit le transfert vers le grand rĂ©servoir ocĂ©anique.
  • Dans l’ocĂ©an, le CO2 en contact avec l’eau forme l’acide carbonique puis conduit Ă  la formation de carbonate, ce qui relie chimie de dissolution et stockage.
  • Le phytoplancton absorbe le CO2 dissous (pas le CO2 atmosphĂ©rique directement) et l’intĂšgre par photosynthĂšse avant une partie de la matiĂšre de mourir et de s’enfouir.
  • Quand le phytoplancton meurt, une fraction est dĂ©composĂ©e par des bactĂ©ries et le reste peut se sĂ©dimenter au fond de l’ocĂ©an, contribuant au stockage Ă  long terme via la diagenĂšse et les sĂ©diments carbonatĂ©s.

💡 Astuce mĂ©mo

Surface = vie + Ă©change air–eau ; Profondeur = froid + mĂ©lange lent ; CO2 dissous → H2CO3 → carbonate.

📖 4. Formes du carbone et processus d’échange

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DĂ©gazage ocĂ©anique : Processus oĂč l’ocĂ©an libĂšre du CO2 vers l’atmosphĂšre lorsque la pression partielle de CO2 dissous dĂ©passe celle de l’air.
  • Acidification des ocĂ©ans : PhĂ©nomĂšne liĂ© Ă  l’augmentation du CO2 dissous qui entraĂźne une baisse du pH de l’eau de mer.
  • Circulation thermohaline : MĂ©canisme de transport ocĂ©anique pilotĂ© par la tempĂ©rature et la salinitĂ©, essentiel pour redistribuer le carbone dissous.
  • Pompe physique : MĂ©canisme de transfert du CO2 dissous par le dĂ©placement des masses d’eau entre surface et profondeurs.
  • Pompe biologique : MĂ©canisme oĂč le phytoplancton transforme le CO2 en carbone organique, puis une partie finit en sĂ©diments.

📝 Points essentiels

  • La solubilitĂ© du CO2 augmente quand la tempĂ©rature de l’eau diminue, ce qui favorise la dissolution du CO2.
  • Si la pression partielle du CO2 dans l’ocĂ©an est plus grande que dans l’atmosphĂšre, l’ocĂ©an dĂ©gaze, sinon il absorbe.
  • L’augmentation du CO2 dissous diminue le pH, ce qui perturbe des rĂ©actions biochimiques sensibles au pH.
  • Quand le pH baisse, la prĂ©cipitation du CaCO3 devient dĂ©favorable pour les organismes Ă  exosquelette, ce qui complique la formation de leur coquille.
  • Globalement, l’ocĂ©an agit comme un puits de CO2, mĂȘme s’il peut Ă©mettre localement selon les conditions.
  • La pompe physique envoie le CO2 dissous des eaux froides vers les fonds, oĂč il peut rester des centaines d’annĂ©es avant un retour vers la surface via des remontĂ©es d’eaux profondes chaudes le long des cĂŽtes, avec rejet d

💡 Astuce mĂ©mo

Froid = CO2 dissous ; chaud = CO2 relĂąchĂ© : pense “pompe physique = ascenseur thermique”.

📖 5. CO2, effet radiatif et cycle Milankovitch

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • SĂ©questration du carbone : Processus d’élimination du CO2 atmosphĂ©rique avec stockage durable, de façon Ă  rĂ©duire sa prĂ©sence dans l’air sur le long terme.
  • Puit ou source de carbone : Notion dĂ©crivant l’équilibre des flux de carbone entre un Ă©cosystĂšme et l’atmosphĂšre sur une pĂ©riode donnĂ©e.
  • Bilan net de carbone de l’écosystĂšme : Mesure du carbone entrant et sortant d’un Ă©cosystĂšme par toutes les voies, permettant de savoir si l’écosystĂšme gagne ou perd du carbone.
  • Puit terrestre rĂ©siduel : RĂ©sultat des Ă©missions anthropiques nettes aprĂšs soustraction du puit ocĂ©anique et de l’augmentation du CO2 atmosphĂ©rique.
  • Cycle court du carbone : Partie du cycle oĂč les Ă©changes sont rapides, avec des temps de rĂ©sidence courts et des rĂ©servoirs proches de l’atmosphĂšre.

📝 Points essentiels

  • Le carbone du sol constitue le plus grand rĂ©servoir de carbone organique de la Terre, mais une grande partie se trouve Ă  la surface.
  • Le carbone peut ĂȘtre prĂ©cipitĂ© et stabilisĂ© en profondeur, et une partie peut ne pas ĂȘtre comptabilisĂ©e dans certains bilans de stock.
  • L’érosion par les pluies peut dĂ©placer du carbone vers d’autres milieux (dĂ©pressions topographiques, milieux marins) oĂč il s’accumule.
  • Le permafrost contient un stock important de carbone stable, et le rĂ©chauffement augmente la couche active qui dĂ©gel plus profondĂ©ment.
  • La dĂ©gradation du carbone du permafrost peut libĂ©rer du CO2 et du CH4, le CH4 ayant un effet de serre plus fort que le CO2.
  • Le budget carbone total correspond Ă  la quantitĂ© maximale d’émissions anthropiques nettes cumulĂ©es de CO2 associĂ©e Ă  une probabilitĂ© de limiter le rĂ©chauffement Ă  un niveau (ex. 2°C) par rapport Ă  1750.

💡 Astuce mĂ©mo

Puit = flux net vers l’air (ou l’inverse) ; Bilan net = entrĂ©es − sorties ; RĂ©siduel = Ă©missions − ocĂ©an − hausse atm.

📖 6. RĂ©servoirs et transferts dans le cycle du carbone

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • GĂ©o-ingĂ©nierie climatique : La gĂ©o-ingĂ©nierie climatique regroupe des actions Ă  grande Ă©chelle visant Ă  modifier intentionnellement le climat pour limiter ou contrer le rĂ©chauffement.
  • Net zero emissions : Le net zero emissions dĂ©signe un Ă©quilibre entre les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et les quantitĂ©s retirĂ©es de l’atmosphĂšre.
  • Natural Climate Solutions : Les Natural Climate Solutions sont des mesures de gestion des terres et des Ă©cosystĂšmes qui augmentent le piĂ©geage du carbone tout en protĂ©geant et restaurant la nature.
  • Carbon Dioxide Removal : Le Carbon Dioxide Removal regroupe des approches technologiques qui forcent le retrait du CO2 de l’atmosphĂšre.
  • Initiative 4 pour 1000 : L’initiative 4 pour 1000 propose d’augmenter chaque annĂ©e le stock de carbone organique des sols cultivĂ©s afin d’amĂ©liorer la fertilitĂ© et d’aider le climat.

📝 Points essentiels

  • Diminution vise Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre, surtout le CO2, en agissant sur les comportements et les systĂšmes (ex. taxe carbone, Ă©nergie alternative).
  • Adaptation vise Ă  rĂ©pondre aux changements dĂ©jĂ  en cours dus Ă  l’accumulation de gaz Ă  effet de serre dans l’atmosphĂšre (ex. climatisation, usages agricoles).
  • RCP4.5 illustre un scĂ©nario oĂč il faudrait retirer environ 20 gigatonnes de CO2 par an d’ici 2050 pour Ă©viter de dĂ©passer un seuil de rĂ©chauffement maximal.
  • MĂȘme si les Ă©missions s’arrĂȘtent, la planĂšte peut continuer Ă  chauffer car le systĂšme n’est pas immĂ©diatement Ă  l’état stationnaire, d’oĂč l’intĂ©rĂȘt du retrait de CO2.
  • NCS et CDR sont deux familles de gĂ©o-ingĂ©nierie basĂ©es sur les causes : NCS favorise le piĂ©geage via les puits terrestres, CDR utilise une technologie active pour retirer le CO2.
  • Les solutions gĂ©o-ingĂ©nierie peuvent ĂȘtre classĂ©es en naturelles, naturelles amĂ©liorĂ©es, mĂ©caniques et chimiques, selon le niveau d’intervention humaine et l’usage de technologie.

💡 Astuce mĂ©mo

Diminuer = couper le robinet, Adapter = protéger du débordement, Net zero = compenser par retrait du CO2.

📖 7. Pompe physique du carbone ocĂ©anique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Carbon Dioxide Removal (CDR) : Approche de rĂ©duction du CO2 atmosphĂ©rique qui vise Ă  le retirer de l’air puis Ă  le stocker durablement.
  • CCS : ProcĂ©dĂ© de capture du CO2 suivi de sa compression, de son transport et de son injection dans un rĂ©servoir de stockage.
  • Direct air capture (DAC) : Technologie de capture du CO2 directement depuis l’air ambiant Ă  l’aide de filtres, puis stockage du CO2 capturĂ©.
  • Terrestrial Enhanced Rock Weathering (tERW) : Technique qui accĂ©lĂšre l’altĂ©ration chimique des roches silicatĂ©es pour transformer du CO2 atmosphĂ©rique en carbonates/bicarbonates.
  • Coastal blue carbon : StratĂ©gie liĂ©e aux Ă©cosystĂšmes cĂŽtiers oĂč le stockage du carbone peut ĂȘtre favorisĂ© par des conditions d’oxygĂšne rĂ©duites.

📝 Points essentiels

  • La saturation du stock de carbone des sols peut limiter l’augmentation durable du carbone stockĂ© selon les types de sols.
  • Ajouter du carbone seul ne suffit pas : l’azote (N) et le phosphore (P) peuvent devenir des facteurs limitants de la croissance.
  • Apporter N et P peut dĂ©stabiliser l’équilibre biochimique des nutriments et modifier les Ă©missions associĂ©es.
  • L’ajout de carbone d’origine vĂ©gĂ©tale (ex. compost, biochar) est envisagĂ© pour augmenter le stock de carbone du sol.
  • Le piĂ©geage du carbone est souvent coĂ»teux et complexe, donc l’acceptation dĂ©pend d’incitations, de preuves d’avantages et de politiques adaptĂ©es.
  • Les CDR incluent des puits terrestres et ocĂ©aniques, mais la durĂ©e rĂ©elle de stockage varie selon la technologie et le site.

💡 Astuce mĂ©mo

CDR = Capture puis Stockage (durĂ©e variable) : sans durĂ©e, pas de “vrai” retrait.

📖 8. Pompe biologique et rîle du phytoplancton

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Pompe ocĂ©anique biologique : MĂ©canisme ocĂ©anique oĂč le carbone est transformĂ© en matiĂšre organique par le phytoplancton puis transfĂ©rĂ© vers les profondeurs via la sĂ©dimentation.
  • Phytoplancton : Organismes photosynthĂ©tiques microscopiques qui produisent de la biomasse et du carbone particulaire Ă  partir des nutriments disponibles.
  • NPP (productivitĂ© primaire nette) : Indicateur de l’activitĂ© photosynthĂ©tique nette du phytoplancton, reflĂ©tant la production biologique de matiĂšre organique.
  • Fertilisation au fer : Pratique consistant Ă  ajouter du sulfate de fer pour augmenter la croissance du phytoplancton dans des zones limitĂ©es par le fer.
  • Carbone particulaire : Forme de carbone contenue dans la matiĂšre organique produite, susceptible de sĂ©dimenter au fond des ocĂ©ans.

📝 Points essentiels

  • La fertilisation des ocĂ©ans vise des zones Ă  faible NPP, souvent Ă©loignĂ©es des apports continentaux en fer.
  • Le sulfate de fer est transportĂ© par bateau pour fournir le fer nĂ©cessaire au phytoplancton.
  • Si la biomasse produite n’est pas stockĂ©e sous forme de carbone particulaire, l’effet CDR peut ĂȘtre limitĂ©.
  • Le stockage du carbone par la pompe biologique dĂ©pend de la sĂ©dimentation du carbone particulaire vers les profondeurs.
  • Augmenter le phytoplancton peut rĂ©duire l’O2O_2 dissous, car la dĂ©composition implique des rĂ©actions d’oxydorĂ©duction nĂ©cessitant de l’O2O_2.
  • La modification du phytoplancton peut aussi perturber d’autres cycles biogĂ©ochimiques, donc les impacts doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s au-delĂ  du carbone.

💡 Astuce mĂ©mo

Fer → phytoplancton → biomasse → carbone particulaire → sĂ©dimentation; mais plus de biomasse = plus de dĂ©composition = risque de baisse d’O2O_2.

📖 9. Initiative 4 pour 1000 et stockage du carbone

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Fixation symbiotique de N : La fixation symbiotique de l’azote est rĂ©alisĂ©e par des bactĂ©ries vivant dans des nodules racinaires qui convertissent N2 en NH3 pour la plante.
  • Fixation associative de N : La fixation associative de l’azote est assurĂ©e par des bactĂ©ries proches des racines, sans nodules spĂ©cialisĂ©s, oĂč l’azote fixĂ© est partagĂ© avec la plante.
  • Fixation free-living de N : La fixation free-living de l’azote est effectuĂ©e par des bactĂ©ries libres dans la rhizosphĂšre qui peuvent ĂȘtre ajoutĂ©es au sol pour augmenter la disponibilitĂ© en azote.
  • Enhanced biological nitrogen fixation (BNF) : La BNF est une mĂ©thode naturelle qui amĂ©liore la fixation biologique en cultivant et en faisant tourner des lĂ©gumineuses pour produire plus d’azote rĂ©actif.
  • Fixation industrielle de N : La fixation industrielle de l’azote est la production d’ammoniac Ă  partir de N2 atmosphĂ©rique via Haber-Bosch, puis transformĂ© en composĂ©s azotĂ©s utiles.

📝 Points essentiels

  • Les bactĂ©ries symbiotiques convertissent N2 en NH3 dans les nodules, et la plante utilise ce NH3 pour sa croissance avant relargage au sol lors de la mort.
  • Dans la fixation associative, les bactĂ©ries vivent dans la rhizosphĂšre, il n’y a pas de structures spĂ©cialisĂ©es, et l’azote libĂ©rĂ© est partagĂ© avec les plantes.
  • La fixation free-living (FLNF) est portĂ©e par des communautĂ©s de fixateurs libres, et l’azote fixĂ© peut ĂȘtre mobilisĂ© pour amĂ©liorer la fertilitĂ©.
  • La BNF augmente la productivitĂ© en favorisant l’azote rĂ©actif via l’implantation et la rotation de lĂ©gumineuses qui dĂ©veloppent des nodules.
  • En fixation biotique, l’azote fixĂ© est directement accessible Ă  la plante, alors qu’en fixation libre la plante est en compĂ©tition avec d’autres organismes du sol.
  • La fixation abiotique correspond Ă  la fixation physique de N2 par des processus non biologiques fournissant l’énergie nĂ©cessaire Ă  la formation de composĂ©s azotĂ©s.

💡 Astuce mĂ©mo

Symbiose = Nodules; Associatif = RhizosphÚre sans nodules; Free-living = Libre en communauté; BNF = Légumineuses en rotation; Industriel = Haber-Bosch (NH3).

📖 10. CDR ocĂ©aniques par injection de CO2

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Lixiviation : La lixiviation est l’extraction d’un composĂ© soluble du sol par des opĂ©rations de lavage et de percolation.
  • DĂ©nitrification : La dĂ©nitrification est une rĂ©action microbienne qui rĂ©duit des formes oxydĂ©es de l’azote en gaz, notamment N2O puis N2.
  • Anammox : L’anammox est un processus microbien qui oxyde NH3/NH4+ en N2.
  • MinĂ©ralisation de l’azote : La minĂ©ralisation de l’azote est la conversion de l’azote organique du sol en azote inorganique disponible.
  • Nitrification : La nitrification est l’ensemble des rĂ©actions microbiennes qui transforment l’azote ammoniacal en nitrate via nitrite.

📝 Points essentiels

  • Les pertes d’azote peuvent toucher les eaux de surface et souterraines via la lixiviation, et aussi l’atmosphĂšre sous forme gazeuse.
  • La dĂ©nitrification convertit N2O en N2(g) au cours du continuum azote plante–sol.
  • La minĂ©ralisation correspond Ă  la combinaison ammonification + nitrification qui conduit Ă  la formation de nitrate.
  • L’ammonification est rĂ©alisĂ©e par de nombreux types de bactĂ©ries, tandis que la nitrification dĂ©pend de bactĂ©ries spĂ©cialisĂ©es.
  • Nitrosomonas oxyde NH4+ en nitrite en prĂ©sence d’O2, puis Nitrobacter oxyde le nitrite en nitrate en prĂ©sence d’O2.
  • Certaines bactĂ©ries comme Nitrospira peuvent rĂ©aliser la minĂ©ralisation en une seule Ă©tape (Commamox).

💡 Astuce mĂ©mo

Lixiviation = lavage vers l’eau ; DĂ©nitrification = N2O → N2 ; MinĂ©ralisation = organique → inorganique.

📖 11. Fixation de l’azote : symbiotique, associative et industrielle

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Fixation symbiotique de l’azote : Processus oĂč des bactĂ©ries vivent en association avec une plante et convertissent le N2N_2 atmosphĂ©rique en formes utilisables.
  • Fixation associative de l’azote : Processus oĂč des bactĂ©ries fixatrices d’azote vivent prĂšs des racines et fournissent de l’azote sans former forcĂ©ment une symbiose nodulaire.
  • Fixation industrielle de l’azote : ProcĂ©dĂ© technologique qui transforme le N2N_2 atmosphĂ©rique en composĂ©s azotĂ©s pour produire des engrais.
  • Charges critiques d’azote : Valeurs limites qui indiquent la quantitĂ© maximale d’azote qu’un Ă©cosystĂšme peut recevoir sans dĂ©passer un impact jugĂ© acceptable.

📝 Points essentiels

  • L’excĂšs d’azote dans les sols peut dĂ©stabiliser les Ă©cosystĂšmes et favoriser des rejets de NN vers l’atmosphĂšre ou l’eau.
  • L’hypoxie et l’eutrophisation sont associĂ©es Ă  des zones industrielles, avec des consĂ©quences sur la vie aquatique.
  • Quand on dĂ©passe la capacitĂ© de l’écosystĂšme Ă  “contenir” l’azote, une partie du NN devient relarguable plutĂŽt que stockĂ©e.
  • Les charges critiques servent Ă  fixer un maximum d’azote admissible pour un Ă©cosystĂšme afin de limiter la pollution.
  • La question centrale est de relier la limite de charge critique Ă  l’endroit oĂč l’impact se manifeste (ex. effets sur la vĂ©gĂ©tation ou la forĂȘt).
  • Comparaison : symbiotique = association avec une plante (souvent via nodules), associative = proximitĂ© racinaire sans symbiose nodulaire obligatoire, industrielle = transformation par procĂ©dĂ© humain pour fabriquer des az

💡 Astuce mĂ©mo

Symbiose = N dans la plante, Associatif = N prĂšs des racines, Industriel = N fabriquĂ© ; Charges critiques = “plafond de N avant dĂ©gĂąts”.

📖 12. ProblĂšmes environnementaux liĂ©s au phosphore

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Cycle du phosphore cassĂ© : Le cycle du phosphore est dit cassĂ© quand les activitĂ©s humaines perturbent fortement les transferts naturels entre biosphĂšre, sols et eaux.
  • Eutrophisation : L’eutrophisation est l’enrichissement excessif des eaux en nutriments comme le phosphore et l’azote, dĂ©clenchant une forte prolifĂ©ration biologique.
  • Phosphogypse : Le phosphogypse est un sous-produit de la fabrication des engrais Ă  partir de roches phosphatĂ©es, contenant des traces radioactives.
  • Pic de phosphore : Le pic de phosphore est un point hypothĂ©tique oĂč la production mondiale de phosphore atteint un maximum avant de dĂ©cliner.
  • DĂ©pendance gĂ©opolitique au phosphore : La dĂ©pendance gĂ©opolitique au phosphore dĂ©signe la vulnĂ©rabilitĂ© liĂ©e Ă  la concentration des rĂ©serves et Ă  l’accĂšs aux importations d’engrais phosphatĂ©s.

📝 Points essentiels

  • Les sols contiennent beaucoup de P mais une grande partie est non disponible car il forme des composĂ©s insolubles avec des Ă©lĂ©ments comme le calcium et le fer.
  • Le P des sĂ©diments et roches marines n’alimente la biosphĂšre que via des processus tectoniques lents qui exposent les matĂ©riaux Ă  l’altĂ©ration.
  • L’exploitation des roches phosphatĂ©es augmente fortement le flux de phosphates retournant Ă  la biosphĂšre, ce qui perturbe le cycle naturel.
  • Dans les Ă©cosystĂšmes, le P circule surtout par recyclage entre absorption biologique et libĂ©ration lors de la dĂ©composition.
  • Le P est perdu sur terre par entraĂźnement des particules de sol et de matiĂšre organique vers les eaux de ruissellement.
  • Le P est perdu en mer quand les dĂ©tritus se dĂ©posent dans les sĂ©diments des grands fonds marins.

💡 Astuce mĂ©mo

P = Pollution : trop de P → eaux chargĂ©es → eutrophisation → anoxie.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
5 millions d’annĂ©esLa concentration en CO2 atmosphĂ©rique n’a jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©e depuis au moins 5 millions d’annĂ©es
1750Référence utilisée pour analyser les changements du cycle du carbone depuis la révolution industrielle
800 000 derniÚres annéesPériode sur laquelle les émissions de CO2 sont les plus élevées (selon le cours)

📊 Tableaux de synthùse

Cas stationnaire vs non stationnaire (modÚle par réservoirs)

SituationEntrĂ©es vs sortiesÉvolution de la quantitĂ© dans le rĂ©servoir
Cas AIN et OUT pas Ă  l’équilibreLa quantitĂ© baisse avec le temps
Cas B & CIN et OUT Ă  l’équilibreLa quantitĂ© ne varie pas au cours du temps

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre temps de résidence (turnover time) et turnover rate : le premier dépend du taux de flux sortant et de la taille du réservoir, le second est une fraction quittant le réservoir.
  2. Croire que l’asthĂ©nosphĂšre fait partie du cycle du carbone : le cours prĂ©cise qu’elle n’est pas incluse car elle est mal connectĂ©e aux autres sphĂšres et on ne rapporte pas de matĂ©riaux vers la surface.
  3. Penser que le phytoplancton absorbe le CO2 atmosphĂ©rique directement : il absorbe le CO2 dissous, puis une partie s’enfouit via sĂ©dimentation/diagenĂšse.
  4. Inverser les conditions de dĂ©gazage : si la pression partielle de CO2 dans l’ocĂ©an est plus grande que dans l’atmosphĂšre, l’ocĂ©an dĂ©gaze, sinon il absorbe.
  5. Mélanger pompe physique et pompe biologique : la physique transporte le CO2 dissous vers les fonds via circulation/mélange lent, la biologique transforme le CO2 en carbone organique puis sédimente une fraction.
  6. Croire que “ajouter du carbone” suffit pour un CDR terrestre : le cours insiste sur les facteurs limitants N et P et sur les effets possibles sur l’équilibre biochimique.
  7. Confondre cycle du phosphore et cycle du carbone : le P n’a pas de rĂ©servoir atmosphĂ©rique et sa disponibilitĂ© dĂ©pend fortement du pH et de la fixation (Fe/Al/Ca), pas d’un Ă©change air–eau direct.

✅ Checklist Examen

  1. Définir un cycle biogéochimique et expliquer pourquoi le systÚme Terre est présenté comme un systÚme fermé (masse conservée, formes qui changent).
  2. Lister les 4 sphĂšres du systĂšme Terre utilisĂ©es (atmosphĂšre, biosphĂšre, hydrosphĂšre, lithosphĂšre/gĂ©osphĂšre) et justifier l’exclusion de l’asthĂ©nosphĂšre dans le cycle du carbone.
  3. Donner les critĂšres minimaux d’un cycle BGC : source (input), puits (sink), rĂ©servoir (compartiment) et flux (transfert par unitĂ© de temps).
  4. Expliquer la diffĂ©rence entre temps de rĂ©sidence (turnover time) et turnover rate, et Ă©crire l’idĂ©e τ = M/S et τ-1 = S/M telle que prĂ©sentĂ©e.
  5. Distinguer cas non stationnaire (IN ≠ OUT, quantitĂ© qui baisse) et cas stationnaire (IN = OUT, quantitĂ© constante) et relier cela Ă  l’idĂ©e de cycle perturbĂ©.
  6. Expliquer pourquoi on doit découpler biosphÚre/plantes et carbone du sol dans le cycle du carbone (échanges entre compartiments).
  7. Identifier les grands rĂ©servoirs du carbone (continental crust/upper mantle, sols/vĂ©gĂ©tation, permafrost, ocĂ©an de surface vs profond) et dire pourquoi l’ocĂ©an n’est pas un seul rĂ©servoir.
  8. DĂ©crire la chaĂźne chimique dans l’ocĂ©an de surface (CO2 dissous → acide carbonique → carbonate) et le rĂŽle du phytoplancton (CO2 dissous, photosynthĂšse, sĂ©dimentation).
  9. Expliquer les processus d’échange ocĂ©an-atmosphĂšre : solubilitĂ© liĂ©e Ă  la tempĂ©rature, dĂ©gazage vs absorption selon pression partielle, et acidification (baisse de pH, impact sur CaCO3).
  10. DĂ©crire les trois mĂ©canismes de transfert dans l’ocĂ©an : pompe physique (eaux froides vers fonds, circulation thermohaline), pompe biologique (carbone organique/sĂ©dimentation), pompe carbonate (carbonates, saturation/“d’
  11. compensation des carbonates).
  12. DĂ©finir sĂ©questration du carbone, puit/source, bilan net de carbone de l’écosystĂšme et puit terrestre rĂ©siduel, puis relier au budget carbone global (notion de cumul max d’émissions nettes).
  13. Classer les approches de géo-ingénierie climatique en diminution vs adaptation, puis en NCS vs CDR (causes : puits terrestres vs technologie active).
  14. Expliquer l’initiative 4 pour 1000 (objectif de hausse annuelle du stock de carbone organique des sols cultivĂ©s, ordre de grandeur 0,4% et logique fertilitĂ©/Paris).

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Test your knowledge on Cycle du carbone et perturbations humaines with 11 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Pourquoi l’ocĂ©an n’est-il pas traitĂ© comme un seul rĂ©servoir dans le cycle du carbone ?

2. Qu'est-ce qu'un cycle biogéochimique et pourquoi la Terre est-elle considérée comme un systÚme fermé en ce qui concerne ces cycles?

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Cycle biogĂ©ochimique — dĂ©finition ?

Transfert d’élĂ©ments entre rĂ©servoirs terrestres.

Cycle biogéochimique

Transfert d’élĂ©ments entre rĂ©servoirs terrestres.

ModĂšle rĂ©servoirs — rĂŽle ?

Représente stockage, flux et états du cycle.

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