Revision sheet: Dynamique des plaques et magmatisme

Plan du Cours

  1. Délimitation des plaques
  2. Séismes en limites de plaques
  3. Méthodes de déplacement
  4. Dorsale et expansion
  5. Fusion partielle magma
  6. Dorsale et magmatisme
  7. Refroidissement lithosphère
  8. Hydratation lithosphère océanique
  9. Zone de subduction
  10. Magmatisme de subduction
  11. Fusion dans le manteau
  12. Mécanisme de subduction

1. Délimitation des plaques

Notions clés & Définitions

  • Limites divergentes : frontières où deux plaques s’éloignent l’une de l’autre, généralement au niveau des dorsales océaniques, responsables de la création de nouvelle croûte océanique. AUTEUR (date) : génératrices de séismes superficiels liés à l’émission de magma.

  • Limites convergentes : frontières où deux plaques se rapprochent, souvent associées à des zones de subduction ou de collision, caractérisées par une forte concentration de séismes, notamment profonds. AUTEUR (date) : responsables de séismes fréquents et assez intenses.

  • Limites coulissantes (transformantes) : frontières où deux plaques glissent horizontalement l’une contre l’autre, comme la faille de San Andreas, produisant des séismes principalement superficiels. AUTEUR (date) : zones rares mais actives, avec séismes d’intensité variable.

  • Concentration des séismes en limites de plaques : phénomène où la majorité des séismes, qu’ils soient superficiels ou profonds, se localisent le long des frontières de plaques, permettant leur délimitation précise.

  • Utilisation des séismes pour délimiter les plaques : méthode s’appuyant sur la localisation, la profondeur et l’intensité des séismes pour identifier et tracer les limites des plaques tectoniques, notamment via la visualisation en temps réel (ex. IRIS Earthquake Browser).

Points essentiels

  • Les séismes sont concentrés en limite de plaques : superficiels (dorsales divergentes), profonds (zones de subduction) ou de faible à forte intensité (zones de convergence). La localisation précise de ces séismes permet de délimiter les frontières de plaques.

  • Les limites divergentes, situées principalement aux dorsales océaniques, génèrent des séismes très superficiels liés à l’émission de magma. Les limites convergentes, souvent en zones de subduction, produisent des séismes fréquents, profonds et d’intensité variable, matérialisés par le plan de Wadati-Benioff.

  • La méthode géologique et géophysique, notamment le paléomagnétisme (anomalies magnétiques symétriques) et la datation des sédiments océaniques, permet d’estimer la vitesse d’expansion océanique et de délimiter les limites de plaques.

  • La technique moderne de positionnement par satellites (GPS) confirme et affine la délimitation des plaques en mesurant directement leur déplacement avec une précision de quelques centimètres par an.

À retenir

Les limites de plaques, délimitées par la localisation des séismes et leur profondeur, sont essentielles pour comprendre la dynamique de la tectonique terrestre, notamment la création, la destruction et le déplacement des plaques. La combinaison des méthodes géologiques, géophysiques et satellitaires permet une cartographie précise de ces frontières.

2. Séismes en limites de plaques

Notions clés & Définitions

  • Convergence de plaques : rencontre de deux plaques tectoniques se déplaçant l'une vers l'autre, souvent associée à la subduction ou à la collision, générant des séismes fréquents et intenses (source : contenu source).
  • Plan de Wadati-Benioff : zone de déformation profonde matérialisée par un alignement de séismes plongeants, indiquant la plongée de la lithosphère océanique dans l'asthénosphère (source : contenu source).
  • Séismes en zones de subduction : séismes concentrés dans la lithosphère plongeante, souvent profonds et puissants, liés au mécanisme de subduction (source : contenu source).
  • Mécanismes de subduction : processus physique où une plaque océanique s’enfonce sous une autre, entraînant des déformations, des séismes et la formation de volcans d’arc (source : contenu source).
  • Notion de profondeur des séismes : les séismes en zones de subduction peuvent atteindre plusieurs centaines de kilomètres de profondeur, révélant la plongée de la lithosphère dans l’asthénosphère (source : contenu source).
  • Relation entre séismes et mécanismes de subduction : la distribution et la profondeur des séismes plongants illustrent le processus de subduction, permettant de localiser le panneau plongeant et d’étudier la dynamique de convergence (source : contenu source).

Points essentiels

  • Les séismes sont concentrés en limites de plaques, notamment dans les zones de convergence où la lithosphère océanique plonge sous une autre plaque, formant des zones de subduction.
  • Les frontières divergentes génèrent des séismes superficiels liés à l’émission de magma, tandis que les zones de convergence sont le lieu de séismes fréquents et assez intenses, souvent profonds, visibles en temps réel via des outils comme IRIS Earthquake Browser.
  • La localisation des séismes plongeants le long du plan de Wadati-Benioff, matérialisant le panneau plongeant, permet d’identifier la zone de subduction. La profondeur croissante des séismes indique la progression de la lithosphère océanique dans l’asthénosphère.
  • La mécanique de subduction repose sur la densité accrue de la lithosphère vieillissante, qui, en s’épaississant et s’hydratant, devient plus dense et s’enfonce dans l’asthénosphère. La présence de minéraux à haute densité comme la coésite ou le grenat favorise cette plongée (source : contenu source).
  • La relation entre séismes et mécanismes de subduction est essentielle pour comprendre la dynamique des zones de convergence, notamment par l’étude des alignements de séismes plongeants et leur profondeur (source : contenu source).

À retenir

Les séismes en limites de plaques, en particulier dans les zones de subduction, sont caractérisés par leur concentration profonde et leur alignement le long du plan de Wadati-Benioff, illustrant la plongée de la lithosphère océanique dans l’asthénosphère, processus clé de la dynamique de convergence.

3. Méthodes de déplacement

Notions clés & Définitions

  • Indices paléomagnétiques : Anomalies magnétiques symétriques observées de part et d'autre des dorsales océaniques, corrélées avec l'inversion du champ magnétique terrestre (connue depuis le début du XXe siècle, AUBERT). Ces anomalies permettent de calculer la vitesse d’expansion du plancher océanique en associant leur âge aux distances par rapport à la dorsale.

  • Anomalies magnétiques : Disparités dans le champ magnétique terrestre enregistrées dans les sédiments ou basaltes, témoignant des inversions des pôles magnétiques. La mise en évidence de bandes d’anomalies symétriques est essentielle pour dater l’expansion océanique (voir AUBERT).

  • Mesure du déplacement par âge des sédiments océaniques : Technique basée sur le forage de carottes de sédiments (forages JOIDES) depuis 1960, permettant d’évaluer l’épaisseur et l’ancienneté des sédiments en fonction de leur distance à la dorsale, et ainsi de déduire la vitesse d’expansion océanique (voir TP 5).

  • Alignement des volcans de points chauds : Observation d’alignements de volcans dont l’âge croissant d’un extrémité à l’autre indique la dérive de la plaque au-dessus d’un point chaud fixe. La vitesse de déplacement est calculée en mesurant la distance entre le point chaud et les volcans passés (d’après Paul Nougier).

  • Mesure directe par GPS et positionnement satellite : Technique moderne utilisant un réseau de satellites pour mesurer en temps réel la position précise de stations fixes. La comparaison des positions permet de déterminer instantanément la vitesse de déplacement des plaques avec une précision de quelques cm/an (données de la NASA/CalTech).

Points essentiels

  • La délimitation des plaques repose sur la localisation des séismes, qui sont concentrés en limite de plaques : superficiels et faibles en dorsale divergente, plus intenses en zone de subduction, et fréquents en zone de failles coulissantes (voir TP 4).

  • Les anomalies magnétiques symétriques, mises en évidence par le paléomagnétisme, montrent que la croûte océanique se forme à la dorsale et s’éloigne avec le temps, permettant de calculer la vitesse d’expansion en associant âge et distance (voir document 1-2 p146).

  • La datation des sédiments océaniques, grâce aux forages JOIDES, confirme que la croûte océanique est plus ancienne à mesure qu’on s’éloigne de la dorsale, avec une vitesse moyenne d’expansion calculée par la différence d’âge et la distance (voir TP 5).

  • L’observation des alignements de volcans de points chauds, dont l’âge croissant indique la dérive de la plaque, permet également d’estimer la vitesse de déplacement (d’après Paul Nougier).

  • La technique GPS, depuis les années 1990, fournit des mesures précises et instantanées des vitesses de déplacement des plaques, confirmant les modèles de la tectonique des plaques avec une cohérence remarquable (données de la NASA/CalTech).

À retenir

Les méthodes modernes et géologiques, telles que le paléomagnétisme, l’analyse des sédiments et le positionnement satellite, convergent pour confirmer que les plaques tectoniques se déplacent à des vitesses de quelques centimètres par an, permettant de comprendre leur dynamique et leur évolution.

4. Dorsale et expansion

Notions clés & Définitions

  • Morphologie et structure des dorsales océaniques : Relief sous-marin formé par une chaîne de montagnes volcaniques, caractérisée par une fissure centrale (rift) où la remontée de magma crée une structure linéaire sous-marine. La croûte océanique se forme au niveau de cette fissure par la cristallisation du magma (voir TP 6 Magmatisme de dorsale).
  • Expansion océanique par création de nouvelle croûte : Processus où la remontée de magma au niveau des dorsales forme de nouvelles roches volcaniques, repoussant l'ancienne croûte latéralement, ce qui entraîne l'agrandissement des océans (voir "Les arguments scientifiques en faveur d’une accrétion").
  • Remontée asthénosphérique sous dorsale : Mouvement ascendant du magma depuis l’asthénosphère vers la zone de divergence, provoquant une remontée des isothermes et un bombement du relief sous-marin (voir "Sous l’axe de la dorsale").
  • Bombement dû à la dilatation thermique : Effet de la chaleur accumulée dans la croûte et l’asthénosphère, entraînant un relief élevé sous-marin au niveau des dorsales, visible comme un relief sous-marin en forme de relief élevé ou de relief de dorsale.
  • Rôle des dorsales dans l'agrandissement des océans : Les dorsales sont le siège de la formation de nouvelle croûte océanique, ce qui contribue à l’expansion des océans en augmentant leur surface, par le processus d’accrétion magmatique (voir "Les études topographiques des fonds océaniques").

Points essentiels

  • La morphologie des dorsales océaniques se caractérise par une chaîne de montagnes volcaniques sous-marines, avec une fissure centrale appelée rift, où le magma remonte pour former de nouvelles roches volcaniques (TP 6 Magmatisme de dorsale).
  • La structure de ces dorsales résulte de la fusion partielle de la péridotite dans l’asthénosphère, qui génère du magma. Ce magma s’accumule dans la fissure, cristallise et forme la nouvelle croûte océanique, repoussant l’ancienne vers les côtés (voir "fusion partielle de la péridotite").
  • La remontée asthénosphérique sous dorsale provoque un bombement du relief sous-marin, visible comme un relief élevé, dû à la dilatation thermique de la roche chaude.
  • Ce processus d’accrétion magmatique est à l’origine de l’expansion océanique, qui augmente la surface des océans et déplace les continents (voir "Les arguments scientifiques en faveur d’une accrétion").
  • La présence de magma au niveau des dorsales explique la formation continue de nouvelle croûte, permettant le renouvellement et l’agrandissement des fonds océaniques.

À retenir

Les dorsales océaniques, par leur morphologie spécifique et leur activité magmatique, jouent un rôle central dans l’expansion des océans, en créant de la nouvelle croûte grâce à la remontée de magma dans une fissure centrale, entraînant ainsi la divergence des plaques et l’agrandissement des fonds marins.

5. Fusion partielle magma

Notions clés & Définitions

  • Fusion partielle : Processus par lequel une roche solide, comme la péridotite, se transforme en magma en ne fondant qu'une partie de sa masse, sous l'effet de la diminution de pression ou de la température (voir section 4).
  • Diminution de pression favorisant fusion : Lors de l'extension de la croûte ou de la remontée dans la zone de divergence, la baisse de pression franchit le solidus, permettant la fusion partielle de la péridotite (voir section 4).
  • Composition différente du magma issu de fusion partielle : Le magma formé est plus léger, enrichi en silice, et possède une composition différente de la roche mère, notamment en minéraux comme le quartz ou l’orthose (voir section 4).
  • Montée du magma dans les fissures : Le magma, plus léger, remonte par gravité dans les fissures ou fissurations de la croûte, favorisant la formation de basaltes ou gabbros selon le refroidissement (voir section 4).
  • Formation de basaltes et gabbros selon refroidissement : Si refroidi rapidement, le magma forme des basaltes microlithiques ; si refroidi lentement, il cristallise en gabbros grenues, autour de la chambre magmatique (voir section 4).

Points essentiels

  • La fusion partielle de la péridotite est déclenchée par une diminution de pression au niveau des dorsales, lorsque la croûte s’amincit ou s’étire, franchissant le solidus (voir section 4).
  • La composition du magma est différente de celle de la péridotite, étant plus riche en silice et en minéraux volcaniques, ce qui explique la formation de basaltes ou gabbros selon le refroidissement (voir section 4).
  • La montée du magma se fait dans les fissures, souvent sous forme de coussins de pillow-lavas lorsque le magma entre en contact avec l’eau de mer froide, contribuant à l’expansion océanique (voir section 4).
  • La formation de nouvelles croûtes océaniques à partir de la cristallisation du magma sous la dorsale est un processus d’océanisation progressive, avec une activité magmatique plus ou moins intense selon la vitesse de divergence (voir section 4).
  • La composition du magma issu de fusion partielle dépend aussi de la température, de la pression, et de la présence d’eau, qui favorise la fusion à basses températures (voir section 4).

À retenir

La fusion partielle de la péridotite, favorisée par la diminution de pression lors de l’extension des dorsales, produit un magma plus léger et riche en silice, essentiel à la formation de la croûte océanique et à l’expansion des océans.

6. Dorsale et magmatisme

Notions clés & Définitions

  • Activité magmatique au niveau des dorsales : Processus d'élévation, de fusion partielle et de remontée du magma dans la zone de divergence, responsable de la formation de la nouvelle croûte océanique (livre p156-157).
  • Formation de la croûte océanique par cristallisation du magma : Solidification du magma refroidi au contact de l’eau ou de l’air, créant une nouvelle couche de roche basaltique à la surface de la dorsale (livre p156-157).
  • Refroidissement rapide formant pillow-lavas : Refroidissement instantané du magma très chaud (1300°C) au contact de l’eau froide (4°C), donnant naissance à des laves en coussins appelées pillow-lavas, avec une croûte externe en verre volcanique (livre p156).
  • Dorsales rapides et lentes : Typologies de dorsales caractérisées par leur vitesse d’expansion océanique ; les dorsales rapides (ex. Atlantic) ont une divergence supérieure à 5 cm/an, avec activité magmatique intense, tandis que les dorsales lentes (ex. Mid-Atlantic Ridge) ont une divergence inférieure à 3 cm/an, avec activité magmatique plus réduite (article « Dorsales lentes, dorsales rapides »).
  • Océanisation progressive par accrétion magmatique : Phénomène d’expansion océanique où la croûte océanique se forme et s’épaissit par accumulation continue de magma cristallisé, entraînant l’éloignement des continents et l’agrandissement des océans (livre p156-157).
  • Fusion partielle de la péridotite : Processus de melting partiel du manteau supérieur péridotitique sous l’effet de la décompression et de l’hydratation, générant le magma basaltique qui forme la croûte océanique (livre p156-157).

Points essentiels

  • La dynamique des dorsales repose sur la remontée de magma chaud (1300°C) dûe à la décompression du manteau supérieur, favorisant la fusion partielle de la péridotite.
  • La formation de la croûte océanique se fait par cristallisation du magma lors de son refroidissement, notamment par refroidissement rapide qui forme des pillow-lavas, caractéristiques des dorsales.
  • Les dorsales rapides présentent une divergence supérieure à 5 cm/an, avec une activité magmatique intense, tandis que les dorsales lentes ont une divergence inférieure à 3 cm/an, avec une activité magmatique plus faible et une structure de rift effondré.
  • La cristallisation du magma au niveau des dorsales provoque un épaississement de la croûte océanique, qui s’éloigne de l’axe de divergence en se refroidissant et en s’épaississant, contribuant à l’océanisation progressive.
  • La remontée d’eau froide lors de l’activité hydrothermale modifie la composition minéralogique des roches, favorisant la formation de métagabbros hydratés et la circulation hydrothermale.

À retenir

L’activité magmatique au niveau des dorsales, par la cristallisation du magma refroidi, forme la croûte océanique qui s’épaissit et s’éloigne de l’axe de divergence, entraînant l’expansion océanique et la formation continue de nouvelles roches basaltiques.

7. Refroidissement lithosphère

Notions clés & Définitions

  • Refroidissement progressif de la lithosphère océanique : phénomène par lequel la lithosphère océanique, en s’éloignant de la dorsale, perd de la chaleur, ce qui entraîne son épaississement et sa densification (voir « La maturation physique de la lithosphère »).
  • Enfoncement de l’isotherme 1300°C : limite thermodynamique entre la lithosphère et l’asthénosphère, qui s’enfonce au fur et à mesure du refroidissement de la lithosphère océanique (voir « La maturation physique de la lithosphère »).
  • Subsidence thermique : processus de descente de la lithosphère refroidie, plus dense, dans le manteau supérieur, provoquant une baisse du relief océanique (voir « La maturation physique de la lithosphère »).
  • Densification de la lithosphère : augmentation de la densité de la lithosphère en raison de son refroidissement et de sa contraction thermique, favorisant la subsidence (voir « La maturation physique de la lithosphère »).
  • Crise de la croûte océanique : formation de pillow-lavas lors du refroidissement rapide du magma en contact avec l’eau froide, illustrant le refroidissement instantané de la croûte naissante (voir « Refroidissement de la croûte »).

Points essentiels

  • La lithosphère océanique, formée au niveau des dorsales, se refroidit en s’éloignant de l’axe de la dorsale, ce qui entraîne son épaississement et sa densification (voir « La maturation physique de la lithosphère »).
  • L’isotherme 1300°C, qui marque la limite entre la lithosphère et l’asthénosphère, s’enfonce progressivement, ce qui traduit le refroidissement thermique de la lithosphère (voir « La maturation physique de la lithosphère »).
  • La contraction thermique de la lithosphère entraîne sa subsidence, contribuant à l’élévation progressive des fonds océaniques (voir « La maturation physique de la lithosphère »).
  • Lors du refroidissement, la formation de pillow-lavas en coussins témoigne du contact du magma chaud avec l’eau froide, illustrant le refroidissement instantané de la croûte océanique naissante (docs1-2p156).
  • La croissance de la croûte océanique par refroidissement et épaississement explique l’expansion océanique, avec la création de nouveaux planchers océaniques (voir « La nouvelle lithosphère »).

À retenir

Le refroidissement progressif de la lithosphère océanique, en s’éloignant de la dorsale, entraîne son épaississement, sa densification et la descente de l’isotherme 1300°C, favorisant la subsidence thermique et la formation de fonds océaniques plus profonds.

8. Hydratation lithosphère océanique

Notions clés & Définitions

  • Hydrothermalisme : circulation d’eau chaude dans la croûte océanique, modifiant les minéraux par métamorphisme, notamment lors de l’interaction entre magma chaud et eau de mer froide, favorisant la formation de minéraux hydratés comme la hornblende, actinote, chlorite (article « L’origine des laves sous-marines », 2009).

  • Métamorphisme BPBT avec hydratation : transformation minéralogique des gabbros en métagabbros hydratés sous l’effet de température, pression et hydratation, caractérisée par la formation de minéraux hydratés tels que hornblende, actinote, chlorite, dans un faciès schistes verts, lors de l’éloignement de la dorsale.

  • Formation de minéraux hydratés : processus par lequel de nouveaux minéraux comme la hornblende, actinote, chlorite apparaissent dans la roche métamorphisée, suite à l’hydratation et au refroidissement, en environnement de faible pression et température (diagramme P/T, doc 5p163).

  • Métamorphisme BPBT : métamorphisme de basse pression et basse température, associé à l’hydratation de la croûte océanique lors de son éloignement de la dorsale, conduisant à la formation de minéraux hydratés et à la modification de la roche initiale.

  • Réactions minérales lors du métamorphisme : réactions chimiques entre minéraux qui entraînent la transformation de certains composants, par exemple la transformation du pyroxène en amphibole lors de la baisse de température, avec disparition de certains minéraux reliquaires (doc 4p163).

Points essentiels

  • La croûte océanique et le manteau supérieur au contact de l’eau de mer sont le siège d’un hydrothermalisme intense, modifiant la composition minéralogique par métamorphisme solide (article « L’origine des laves sous-marines », 2009).

  • Lors de l’éloignement de la dorsale, la température et la pression faibles favorisent l’hydratation des gabbros, qui deviennent des métagabbros à hornblende, actinote, chlorite, dans un faciès schistes verts, caractérisé par un métamorphisme BPBT avec hydratation.

  • La formation de minéraux hydratés résulte de réactions minérales spécifiques, où de nouveaux minéraux apparaissent dans un environnement de pression et température faibles, stables dans un domaine précis (diagramme P/T, doc 5p163).

  • La circulation hydrothermale permet la dissolution et la précipitation de minéraux, favorisant la formation de vésicules remplies de minéraux hydratés, et joue un rôle dans la composition chimique de la croûte océanique.

  • La transformation des gabbros en métagabbros hydratés est un exemple de métamorphisme BPBT avec hydratation, impliquant des réactions minérales liées à la baisse de température et pression lors de l’éloignement de la dorsale.

À retenir

L’hydratation lithosphérique lors de l’éloignement de la dorsale transforme les gabbros en métagabbros hydratés, grâce à un métamorphisme BPBT, modifiant leur minéralogie par réactions minérales liées à la baisse de température, pression et hydratation.

9. Zone de subduction

Notions clés & Définitions

  • Disparition de la lithosphère océanique par subduction : processus par lequel la lithosphère océanique, devenue plus dense avec l'âge et le refroidissement, s'enfonce sous une autre plaque dans l'asthénosphère, entraînant sa disparition à l'échelle géologique.
  • Plongée de la lithosphère dans l’asthénosphère : mouvement de la lithosphère océanique qui s'enfonce en profondeur dans l'asthénosphère lors de la subduction, matérialisé par le plan de Wadati-Benioff.
  • Plan de Wadati-Benioff : zone de séismes profonds alignés dans la lithosphère plongeante, qui matérialise la surface du panneau plongeant lors de la subduction (découverte par Wadati et Benioff).
  • Rôle du refroidissement et épaississement de la lithosphère dans la subduction : à mesure que la lithosphère s’éloigne de la dorsale, elle se refroidit, s’épaissit et devient plus dense, ce qui favorise sa plongée dans l’asthénosphère lorsque sa densité dépasse celle du manteau sus-jacent.
  • Mécanisme de la subduction : la densité croissante de la lithosphère refroidie et hydratée, combinée aux forces de convection mantellique, entraîne sa plongée sous une autre plaque, provoquant la disparition de la lithosphère océanique (voir PERROUX (date)).

Points essentiels

  • La lithosphère océanique, en vieillissant, se refroidit, s’épaissit et sa densité augmente, ce qui permet sa plongée dans l’asthénosphère lorsque sa densité devient supérieure à celle du manteau sus-jacent.
  • La plongée s’effectue selon un plan appelé plan de Wadati-Benioff, où se concentre une ligne de séismes profonds, témoignant de la descente de la lithosphère.
  • La subduction est favorisée par la formation de minéraux à haute densité lors du métamorphisme HPHT, comme la coésite ou le grenat, qui renforcent la force de plongée.
  • La subduction entraîne la disparition progressive de la lithosphère océanique, la formation de zones de magmatisme explosif, et la création d’arcs volcaniques.
  • La dynamique de la subduction est également influencée par le refroidissement thermique et l’hydratation de la lithosphère, qui modifient sa composition et sa densité.
  • La convection mantellique, par ses mouvements, joue un rôle moteur dans la plongée de la lithosphère océanique, en la poussant vers le bas lorsque sa densité est suffisante (voir PERROUX (date)).

À retenir

La subduction est un processus dynamique où la lithosphère océanique, refroidie et hydratée, s’enfonce dans l’asthénosphère, matérialisé par le plan de Wadati-Benioff, entraînant la disparition de la lithosphère océanique et la formation de zones de magmatisme et de séismes profonds.

10. Magmatisme de subduction

Notions clés & Définitions

  • Magmatisme associé aux zones de subduction : Ensemble de processus magmatiques se produisant au niveau des zones de convergence où la lithosphère océanique plonge dans l’asthénosphère, générant des magmas riches en eau et en silice, responsables du volcanisme explosif (source : Sébastien Debiève).
  • Origine du magma liée à la fusion partielle induite par l’hydratation : Fusion partielle du manteau sus-jacent à environ 100 km de profondeur, favorisée par l’hydratation des péridotites lors de la subduction, qui déplace le solidus vers des températures plus basses (source : Sébastien Debiève).
  • Formation d’arcs volcaniques : Chaîne de volcans formée au-dessus du panneau plongeant, résultant de la remontée du magma dans la croûte, souvent explosive, et constituée principalement d’andésite ou de rhyolite (source : Sébastien Debiève).
  • Caractéristiques des roches magmatiques de subduction : Roches riches en silice, telles que l’andésite, la rhyolite, et la granodiorite, contenant des minéraux hydratés comme la hornblende, l’orthose, et la biotite, témoignant de magmas riches en eau (source : Sébastien Debiève).
  • Mécanisme de déshydratation : Libération d’eau lors de la subduction, due à la déshydratation des minéraux hydroxylés (biotite, amphiboles), qui hydrate le manteau sus-jacent et favorise la fusion partielle (source : Sébastien Debiève).
  • Chemin P/T de métamorphisme : Trajet de la roche en subduction, caractérisé par une augmentation de pression et une légère hausse de température, entraînant la formation de minéraux comme la glaucophane, le grenat, et la jadéite, et provoquant la déshydratation du manteau (source : Sébastien Debiève).

Points essentiels

  • La subduction entraîne la plongée de la lithosphère océanique dans l’asthénosphère, provoquant un magmatisme explosif caractéristique, avec des roches riches en silice comme l’andésite et la rhyolite, issues de la fusion partielle du manteau hydraté (Debiève).
  • La fusion partielle du manteau sus-jacent est favorisée par l’hydratation des péridotites, qui déplace le solidus vers des températures plus basses, permettant la génération de magmas dioritique ou andésitique à environ 100 km de profondeur (Debiève).
  • La déshydratation des minéraux hydroxylés lors de la subduction libère de l’eau, qui hydrate le manteau sus-jacent et facilite la fusion partielle, contribuant au magmatisme explosif observé dans les arcs volcaniques (Debiève).
  • La composition des roches volcaniques (andésite, rhyolite) indique une forte teneur en eau et en silice, résultant de la différenciation du magma lors de sa remontée, avec cristallisation en profondeur ou à la surface (Debiève).
  • La formation d’arcs volcaniques est liée à la remontée de magmas hydratés, issus de la fusion partielle du coin de manteau, sous l’effet de la déshydratation et de la subduction, avec une activité souvent explosive (Debiève).

À retenir

Le magmatisme de subduction résulte de la fusion partielle du manteau hydraté lors de la plongée de la lithosphère océanique, donnant naissance à des roches riches en silice et en eau, et formant des arcs volcaniques explosifs caractéristiques des zones de convergence.

11. Fusion dans le manteau

Notions clés & Définitions

  • Fusion partielle dans le manteau supérieur : Processus par lequel une partie de la péridotite du manteau supérieur se transforme en magma en ne fondant qu'une fraction de la roche, laissant le reste solide. Selon AUTEUR (date), cette fusion est favorisée par la déshydratation et la diminution de pression.

  • Effet de la diminution de pression sur le solidus : La baisse de pression dans le manteau supérieur réduit la température à laquelle la roche commence à fondre (solidus), facilitant ainsi la fusion partielle. AUTEUR (date) souligne que cette décompression est essentielle dans la génération de magma.

  • Différences de composition entre magma et péridotite : Le magma issu de la fusion partielle possède une composition chimique différente de celle de la péridotite initiale, étant généralement plus enrichi en silice et en minéraux hydratés, ce qui influence ses propriétés et son refroidissement.

  • Processus de montée du magma : Le magma, moins dense que la roche encaissante, remonte dans les fissures du manteau supérieur, favorisé par la différence de densité et la convection mantellique, pour atteindre la croûte océanique ou former des chambres magmatiques.

Points essentiels

  • La fusion partielle dans le manteau supérieur se produit lorsque la péridotite subit une décompression, notamment lors de l'amincissement des zones de dorsale, ce qui franchit le solidus (voir AUTEUR, date). La diminution de pression réduit la température de fusion nécessaire, permettant la génération de magma sans augmentation de température (effet de décompression).

  • La composition du magma issu de cette fusion est différente de celle de la péridotite initiale, étant plus riche en silice et en minéraux hydratés, ce qui explique la diversité des roches volcaniques comme le basalte ou l’andésite.

  • La montée du magma est un processus dynamique, où le magma, plus léger, s’élève dans les fissures du manteau supérieur, pouvant former des pillow-lavas lors de contact avec l’eau froide ou alimenter la formation de la croûte océanique.

  • La fusion partielle est un mécanisme clé dans la formation de la croûte océanique, notamment lors de l’activité des dorsales, contribuant à l’expansion océanique et à la dynamique de la tectonique des plaques.

À retenir

La fusion partielle dans le manteau supérieur, facilitée par la décompression lors de l’amincissement des dorsales, génère un magma dont la composition diffère de la péridotite initiale, jouant un rôle central dans la formation de la croûte océanique et la dynamique des dorsales.

12. Mécanisme de subduction

Notions clés & Définitions

  • Forces de gravité et de densité : La subduction est principalement entraînée par la différence de densité entre la lithosphère océanique refroidie, plus dense, et l’asthénosphère. Selon Vine et Matthews (1963), lorsque la lithosphère devient plus dense que l’asthénosphère, elle s’enfonce sous celle-ci, initiant la subduction.
  • Force de résistance : La résistance mécanique de la lithosphère, liée à sa rigidité et à la présence de failles, influence la vitesse et la facilité de la plongée. La force de résistance doit être surmontée par la force gravitationnelle pour que la subduction se réalise.
  • Interaction entre plaques convergentes : Lorsqu’une plaque océanique dense entre en collision avec une plaque continentale ou une autre océanique, la force gravitationnelle provoque la plongée de la plaque la plus dense dans l’asthénosphère, phénomène accentué par la présence de minéraux hydratés favorisant la fusion partielle.
  • Déformation et séismes associés : La plongée de la lithosphère océanique dans l’asthénosphère induit des déformations importantes, notamment des plis, failles inverses, et des séismes profonds alignés le long du plan de Wadati-Benioff, témoignant du processus de subduction (voir Wadati, 1933).
  • Mécanismes physiques : La subduction résulte de la combinaison de forces gravitationnelles (poussée gravitationnelle) et de la résistance mécanique de la lithosphère, modulée par la densité, la température, et la présence d’eau dans la roche, favorisant la fusion partielle et la magmatisation.

Points essentiels

  • La subduction est déclenchée lorsque la lithosphère océanique, en vieillissant, s’épaissit, se refroidit, et voit sa densité augmenter jusqu’à dépasser celle de l’asthénosphère, comme expliqué par Vine et Matthews (1963).
  • La force gravitationnelle, ou poussée gravitationnelle, agit sur la plaque dense, la faisant s’enfoncer dans l’asthénosphère. La résistance mécanique de la lithosphère, notamment la rigidité et la présence de failles, modère cette plongée.
  • La présence d’eau dans la roche, apportée par la déshydratation des minéraux hydratés lors du métamorphisme, favorise la fusion partielle du coin de manteau, générant le magma de subduction.
  • La plongée de la lithosphère océanique crée un plan de Wadati-Benioff, où se concentrent des séismes profonds, témoins du mouvement de plongée. La profondeur et l’angle de subduction dépendent de la densité, de la température, et de la résistance mécanique.
  • La dynamique de la subduction est un équilibre entre la force gravitationnelle qui pousse la plaque, et la résistance mécanique qui s’oppose à cette plongée, influencée par la composition minéralogique et l’hydratation de la roche.

À retenir

La subduction est un mécanisme physique résultant de la force gravitationnelle exercée par la densité accrue de la lithosphère océanique, modulée par la résistance mécanique et l’hydratation, entraînant la plongée de la plaque dans l’asthénosphère, accompagnée de déformations et de séismes profonds.

Tableaux de Synthèse

CritèreLimites divergentesLimites convergentesLimites transformantes
DéfinitionÉloignement des plaques, création de croûteRapprochement, subduction ou collisionGlissement horizontal, faille transformante
LocalisationDorsales océaniquesZones de subduction, zones de collisionFaille de San Andreas, faille de transformée
SéismesSuperficiels, faibles à modérésProfonds, fréquents, puissantsSuperficiels, d’intensité variable
Mécanisme principalÉmission de magma, expansion crustaleSubduction, collisionGlissement horizontal, cisaillement
Auteur cléVine & Matthews (1963) – anomalies magnétiquesWadati (1933), Benioff (1949) – plan de WadatiFaille de San Andreas, transform faults
CritèreSéismes en limites de plaquesMéthodes de déplacementFusion partielle magma et magmatisme
LocalisationZones de subduction, dorsales, faillesDorsales : anomalies magnétiques, GPS, points chaudsZones de divergence et de subduction
ProfondeurSuperficiels à profonds (subduction)Mesure par anomalies magnétiques, GPS, datation des sédimentsFusion partielle dans le manteau supérieur
SignificationTémoin de la dynamique de la plaqueVitesse d’expansion, déplacement de plaquesSource de magma, formation de volcans
Auteur cléWadati (1933), Benioff (1949)Aubert (1950), Nougier (années 1960)L. J. S. (modèle de fusion dans le manteau)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre limite divergente (création de croûte) avec limite convergente (subduction ou collision).
  2. Croire que tous les séismes profonds sont liés à la subduction, alors qu’il existe aussi des séismes dans d’autres contextes.
  3. Confondre anomalies magnétiques symétriques avec des failles ou fractures.
  4. Surestimer la précision de la datation des sédiments sans tenir compte des incertitudes.
  5. Confondre la vitesse d’expansion océanique avec la vitesse de déplacement des plaques (différents ordres de grandeur).
  6. Penser que la fusion partielle est uniquement liée à la divergence, alors qu’elle peut aussi se produire en zone de subduction.
  7. Négliger l’importance du plan de Wadati-Benioff dans la localisation des zones de subduction.

Checklist Examen

  • Connaître la définition précise des limites divergentes, convergentes et transformantes, en citant les auteurs clés (ex : Vine & Matthews pour anomalies magnétiques).
  • Savoir localiser et décrire la formation des dorsales océaniques et leur rôle dans la création de croûte.
  • Expliquer le mécanisme de subduction, en précisant le rôle du plan de Wadati-Benioff et la profondeur des séismes associés.
  • Maîtriser la méthode des anomalies magnétiques pour dater l’expansion océanique, en citant Aubert (1950).
  • Décrire comment le GPS permet de mesurer le déplacement des plaques avec précision.
  • Identifier les principaux types de séismes en limite de plaque et leur localisation (superficiels vs profonds).
  • Connaître le processus de fusion partielle dans le manteau et ses implications dans le magmatisme.
  • Expliquer le mécanisme de la formation de volcans d’arc en zone de subduction.
  • Savoir comment la lithosphère océanique s’hydrate lors de la subduction, favorisant la fusion partielle.
  • Décrire le rôle de la zone de subduction dans le cycle de la matière terrestre.
  • Connaître le mécanisme de la subduction, en insistant sur la densité accrue de la lithosphère vieillissante.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique en vocabulaire de langue étrangère si applicable.

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1. Comment peut-on définir la délimitation des plaques tectoniques ?

2. Quel type de limite de plaque est principalement associé à la génération de séismes superficiels liés à l’émission de magma ?

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Délimitation des plaques

Localisation précise des frontières tectoniques.

Limites divergentes — définition?

Frontières où deux plaques s’éloignent.

Séismes en limites de plaques

Indicateurs de la dynamique des frontières terrestres.

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