Revision sheet: Fonction sociale et symbolique de la religion

Plan du Cours

  1. Fonction sociale de la religion
  2. Sacré et profane
  3. Mana et symbole religieux
  4. Pari de Pascal
  5. Habitude et abĂȘtissement
  6. Superstition chez Spinoza
  7. Religion et opium chez Marx

1. Fonction sociale de la religion

Notions clés & Définitions

  • Sentiments collectifs : Les sentiments collectifs sont des Ă©motions partagĂ©es par un groupe qui fondent son unitĂ© et sa personnalitĂ©.
  • CĂ©rĂ©monies religieuses : Les cĂ©rĂ©monies religieuses sont des rĂ©unions oĂč les individus rĂ©affirment ensemble des idĂ©es et sentiments communs Ă  travers des pratiques spĂ©cifiques.
  • Unification sociale : L’unification sociale est le rĂŽle par lequel la religion renforce les liens entre membres d’une communautĂ© et maintient sa cohĂ©sion.
  • Durkheim : Durkheim est un auteur de sociologie qui explique la religion Ă  partir de la vie collective plutĂŽt que seulement Ă  partir de croyances individuelles.

Points essentiels

  • La sociĂ©tĂ© a besoin, Ă  intervalles rĂ©guliers, d’entretenir des sentiments collectifs et des idĂ©es collectives qui assurent son unitĂ©.
  • Ce renouvellement se fait grĂące Ă  des rĂ©unions et assemblĂ©es oĂč les participants rĂ©affirment en commun leurs croyances et affects partagĂ©s.
  • Les cĂ©rĂ©monies ne se distinguent pas essentiellement, pour leur fonction, d’autres commĂ©morations collectives qui font aussi agir la communautĂ©.
  • Durkheim montre que l’exemple chrĂ©tien ou juif peut ĂȘtre comparĂ© Ă  un Ă©vĂ©nement civique car la diffĂ©rence essentielle porte moins sur le contenu que sur l’acte collectif de commĂ©morer.
  • La religion rythme la vie sociale par des cĂ©lĂ©brations rĂ©pĂ©tĂ©es qui donnent des repĂšres et instaurent des rendez-vous communs.
  • Sans formes partagĂ©es de lien, la cohĂ©sion sociale se dĂ©fait et la sociĂ©tĂ© finit par mourir.

Astuce mémo

RĂ©union → rĂ©affirmation → cohĂ©sion : les cĂ©rĂ©monies entretiennent les “sentiments communs” qui tiennent la sociĂ©tĂ© debout.

2. Sacré et profane

Notions clés & Définitions

  • SacrĂ© : Le sacrĂ© regroupe ce qui est sĂ©parĂ© du quotidien et reçoit un statut particulier, imposant respect et interdisant l’usage ordinaire.
  • Profane : Le profane dĂ©signe la rĂ©alitĂ© ordinaire, temporelle et sĂ©culiĂšre, situĂ©e hors de la sphĂšre religieuse.
  • SociĂ©tĂ© hypostasiĂ©e : Dans la lecture de Durkheim, la force sociale est rendue concrĂšte en Ă©tant attribuĂ©e Ă  une rĂ©alitĂ© extĂ©rieure, comme si elle avait une existence propre.

Points essentiels

  • Le sacrĂ© se reconnaĂźt Ă  sa mise Ă  distance du fonctionnement ordinaire et aux interdits liĂ©s Ă  son usage.
  • Le profane correspond Ă  l’espace du « devant le temple », c’est-Ă -dire l’activitĂ© quotidienne en dehors du registre religieux.
  • Pour Durkheim, le sacrĂ© n’est pas forcĂ©ment une rĂ©fĂ©rence Ă  Dieu : il peut ĂȘtre un objet matĂ©riel ou une rĂ©alitĂ© surnaturelle.
  • Le sacrĂ© fonctionne comme la sociĂ©tĂ© « transfigurĂ©e » : une force collective prend forme et devient un objet respectĂ©.
  • Le symbole religieux sert Ă  projeter et Ă  rendre visible la force du groupe en la fixant sur un support externe.

3. Mana et symbole religieux

Notions clés & Définitions

  • Mana : Le mana est une notion de pouvoir diffus et invisible, traitĂ©e comme une forme de sens permettant Ă  la pensĂ©e symbolique de fonctionner malgrĂ© des tensions internes.
  • Wakan : Le wakan dĂ©signe, comme le mana, une notion de type mana, exprimant une fonction sĂ©mantique pour soutenir l’activitĂ© de la pensĂ©e symbolique.
  • Orenda : L’orenda regroupe, dans la mĂȘme famille de notions, l’idĂ©e d’une puissance conçue comme diffuse et formulĂ©e par des symboles pour organiser le sens religieux.
  • Symbole religieux : Le symbole religieux est un objet de fixation oĂč la force collective devient visible et stable, ce qui rend cette force “objective” et transmissible.

Points essentiels

  • La famille mana–wakan–orenda exprime une fonction sĂ©mantique qui permet Ă  la pensĂ©e symbolique de s’exercer malgrĂ© la contradiction qu’elle porte en elle-mĂȘme.
  • Keesing souligne que de mauvaises traductions peuvent faire inventer des entitĂ©s inexistantes et engendrer de faux problĂšmes analytiques.
  • La force religieuse correspond au sentiment de la collectivitĂ©, mais projetĂ© hors des consciences et “objectivĂ©â€ sur un objet sacrĂ©.
  • Pour que la sociĂ©tĂ© prenne conscience de ce mana, elle doit le fixer sur un objet externe matĂ©riel dont le sacrĂ© canalise le pouvoir collectif.

Astuce mémo

Mana = “pouvoir invisible rendu visible” : la force collective circule dans l’objet sacrĂ© par le symbole.

4. Pari de Pascal

Notions clés & Définitions

  • IncomprĂ©hensibilitĂ© de Dieu : Le concept dĂ©signe l’idĂ©e que Dieu, n’ayant ni limites ni parties, n’a aucun rapport intelligible avec les humains, donc ils ne peuvent le connaĂźtre.
  • Jeu du croix ou pile : Le concept renvoie Ă  l’incertitude radicale sur l’existence de Dieu, que Pascal assimile Ă  un choix probabiliste entre deux hypothĂšses.
  • Pari : Le concept dĂ©signe l’engagement rationnel Ă  agir comme si Dieu existait, malgrĂ© l’absence de preuve dĂ©cisive.

Points essentiels

  • Pascal affirme que, Dieu Ă©tant incomprĂ©hensible et sans rapport avec nous, nous ne pouvons ni savoir ce qu’il est ni savoir s’il existe.
  • Dans le raisonnement du pari, les humains « sont embarquĂ©s » : ils doivent choisir comment vivre mĂȘme sans certitude mĂ©taphysique totale.
  • Si Dieu existe et qu’on parie, le gain est total (fidĂ©litĂ© et vie vertueuse avec une certitude croissante du gain).
  • Si Dieu n’existe pas et qu’on parie, la perte est minimale puisque on « ne perd rien » en renonçant Ă  certains plaisirs et avantages mondains.
  • Parier sur l’existence de Dieu maximise donc le rapport gain/perte face Ă  l’incertitude.

Astuce mémo

Croix (Dieu existe) = gain total ; pile (Dieu n’existe pas) = perte quasi nulle : parie sans hĂ©siter.

5. Habitude et abĂȘtissement

Notions clés & Définitions

  • Protestation passive : La religion exprime une contestation du dĂ©nuement, mais de façon peu rĂ©flĂ©chie, sans que la foi soit la motivation premiĂšre des croyants.
  • AbĂȘtissement par la superstition : La superstition abrutit : elle empĂȘche l’exercice du discernement et dĂ©tourne la raison vers des rĂ©ponses rassurantes mais absurdes.
  • Inconscience de la protestation : Le croyant ne vise pas consciemment Ă  protester ; il rĂ©agit surtout Ă  ce qu’il subit et Ă  ce qui lui permet de tenir malgrĂ© la misĂšre.

Points essentiels

  • La protestation religieuse est passive et non consciente d’elle-mĂȘme, contrairement Ă  une protestation active comme la lutte politique.
  • La superstition est alimentĂ©e par la crainte : une situation difficile ouvre l’esprit Ă  la crĂ©dulitĂ©.
  • La superstition fait perdre la raison au sens oĂč elle empĂȘche le discernement et sĂ©duit par des explications absurdes.
  • Quand la raison n’est plus exercĂ©e, la personne est rĂ©duite Ă  un Ă©tat de bĂȘte, car elle n’arrive plus Ă  distinguer vrai et faux.
  • Marx rapproche la religion d’une consolation imaginaire : elle soulage sans dĂ©livrer rĂ©ellement de la misĂšre, donc cela agit comme un leurre.

Astuce mémo

Crainte → crĂ©dulitĂ© : la superstition “coupe la raison” (abĂȘtit) et ne change pas le rĂ©el (le soulagement reste imaginaire).

6. Superstition chez Spinoza

Notions clés & Définitions

  • Superstition : La superstition est une croyance irrationnelle oĂč des forces surnaturelles influencent le cours des choses et oĂč des rĂšgles absurdes sont suivies comme si elles avaient une nĂ©cessitĂ© divine.
  • Crainte envers des divinitĂ©s : La crainte envers des divinitĂ©s correspond au sentiment que des puissances peuvent agir contre nous, et qui alimente directement la crĂ©dulitĂ©.
  • CrĂ©dulitĂ© extrĂȘme : La crĂ©dulitĂ© extrĂȘme est l’ouverture de l’esprit Ă  des explications non fondĂ©es, typiquement quand on ne peut pas dĂ©cider avec un dessein raisonnable et stable.
  • Foi Ă©clairĂ©e : La foi Ă©clairĂ©e est une forme de croyance guidĂ©e par la raison et l’amour, capable d’orienter la conduite sans tomber dans les prĂ©jugĂ©s.

Points essentiels

  • Spinoza explique que la superstition naĂźt quand les hommes ne peuvent pas gouverner leur vie avec un plan rationnel et flottent entre l’espĂ©rance et la crainte pour des biens incertains.
  • La superstition se caractĂ©rise par l’absence de preuves : le jugement du superstitieux n’est pas rationnel, mais produit par une rĂ©action passionnelle de peur panique.
  • La superstition empĂȘche l’exercice de la raison en sĂ©duisant l’esprit par des rĂ©ponses rassurantes et absurdes.
  • Le superstitieux ne sait pas honorer Dieu avec sagesse : son rapport Ă  Dieu est motivĂ© par la crainte (et la haine) plutĂŽt que par la raison (et l’amour).
  • Une personne prospĂšre tend Ă  ĂȘtre orgueilleuse et Ă  refuser des conseils, mais en cas de perte (ou de risque de perdre) sa prospĂ©ritĂ©, elle se met Ă  mendier des conseils et devient superstitieuse.
  • Spinoza illustre ce basculement avec Alexandre : il ne consulte des devins qu’au moment oĂč la peur pour sa fortune survient, puis il cesse quand la menace disparaĂźt et reprend quand la terreur revient.

Astuce mémo

Crainte → espoir instable → crĂ©dulitĂ© extrĂȘme : la superstition remplace les preuves par la peur.

7. Religion et opium chez Marx

Notions clés & Définitions

  • PrĂ©jugĂ©s religieux : Les prĂ©jugĂ©s religieux sont des idĂ©es toutes faites qui enfermement la pensĂ©e dans l’irrationnel au lieu de l’orienter vers le vrai et le bien.
  • Culte pompeux : Le culte pompeux est un appareil rituel et social destinĂ© Ă  donner du poids Ă  la religion et Ă  y faire naĂźtre un respect durable.
  • Adulation des religieux : L’adulation des religieux correspond aux honneurs accordĂ©s surtout pour la forme rituelle et le prestige social plutĂŽt que pour le fond rĂ©el.
  • LibertĂ© de penser : La libertĂ© de penser est le droit de rĂ©flĂ©chir et d’adorer selon son propre jugement, prĂ©sentĂ© comme compatible avec la paix politique.

Points essentiels

  • La superstition peut servir Ă  tromper les hommes en prenant la religion comme prĂ©texte pour maintenir la crainte qui asservit.
  • Le pouvoir monarchique cherche Ă  faire croire qu’on combat pour son salut en conduisant les gens Ă  combattre pour leur esclavage.
  • Il est dit qu’aucun État libre ne devrait tolĂ©rer des idĂ©es qui entravent l’exercice de la raison de chacun.
  • La maxime de Quinte-Curce affirme que la superstition est un moyen efficace pour gouverner la multitude.
  • Le culte pompeux est prĂ©sentĂ© comme un procĂ©dĂ© pour donner une gravitĂ© constante Ă  la religion en installant un profond respect plutĂŽt que de viser un vrai hommage.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
jeu. 21 maiCours : Pb 2 sur la fonction de la religion (Durkheim)
DURKHEIM, Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la
RĂ©fĂ©rence de l’ouvrage de Durkheim sur la religion
jeu. 07 maiCours : Pb 1 (foi / raison) ; extrait de Spinoza ; pari de Pascal
PASCAL, PensĂ©es §233 (Ă©d.RĂ©fĂ©rence du fragment mobilisĂ© pour l’abĂȘtissement et le pari
SPINOZA, TraitĂ© thĂ©ologico-politique
RĂ©fĂ©rence de l’extrait sur superstition et foi Ă©clairĂ©e
MARX, Pour une critique de la
RĂ©fĂ©rence sur religion comme « opium du peuple »
10 février 1939Journal de Julien Green : commentaire sur Pascal

Tableaux de synthĂšse

Religion : ce que ça fait (Durkheim / Spinoza / Marx)

AuteurMécanisme centralEffet sur les hommes
DurkheimRéunions et cérémonies qui réaffirment les sentiments collectifs (société hypostasiée et transfigurée via le sacré)Unification sociale : cohésion, rythme de la vie collective, société maintenue
SpinozaCrainte et espérance qui engendrent la crédulité ; superstition = jugement sans preuvesPerte de raison : préjugés, réponses absurdes ; foi non guidée par raison et amour
MarxLa religion exprime la misĂšre rĂ©elle (protestation passive) mais la soulage imaginairement (opium)Consolation illusoire : anesthĂ©sie/Ă©vasion ; empĂȘche de transformer le monde rĂ©el

PiÚges & confusions fréquents

  1. Croire que Durkheim parle de Dieu : pour lui, le sacrĂ© peut prendre n’importe quel support et ne renvoie pas nĂ©cessairement Ă  une divinitĂ©.
  2. Confondre sacrĂ© et profane : le sacrĂ© est « mis Ă  distance » et interdit d’usage ordinaire, le profane Ă©tant l’espace quotidien « devant le temple ».
  3. Penser que mana/wakan/orenda dĂ©signent des objets concrets : ce sont des notions (fonction sĂ©mantique) dont le sens dĂ©pend aussi de l’usage et des traductions.
  4. RĂ©duire le pari de Pascal Ă  un pari « pour le plaisir » : c’est une dĂ©cision d’engagement rationnel quand on ne peut pas avoir de preuves, avec gain/perte dĂ©crits en termes infinis/nĂ©gligeables.
  5. InterprĂ©ter « abĂȘtissez-vous » comme anti-raison : selon le cours, il s’agit d’imiter des pratiques pour former des habitudes, pas d’abolir la capacitĂ© de juger.
  6. Croire que chez Spinoza la superstition est neutre : elle est dite irrĂ©ligieuse au sens oĂč elle « n’honore pas Dieu avec sagesse » (rapport fondĂ© sur la crainte/haine).
  7. Confondre protestation religieuse et protestation active : chez Marx (et dans le cours), la protestation religieuse est passive et non consciente, contrairement Ă  la lutte politique.

Checklist Examen

  1. DĂ©finir « sentiments collectifs » et expliquer comment Durkheim dit qu’ils maintiennent l’unitĂ© et la personnalitĂ© de la sociĂ©tĂ©.
  2. Expliquer pourquoi, pour Durkheim, les cĂ©rĂ©monies religieuses ne diffĂšrent pas « en nature » de certaines commĂ©morations collectives (Ă  partir de l’exemple chrĂ©tien/juif vs citoyen).
  3. DĂ©finir sacrĂ© et profane, puis donner l’idĂ©e centrale : le sacrĂ© impose respect et interdit l’usage ordinaire, tandis que le profane relĂšve du quotidien « hors de la sphĂšre religieuse ».
  4. Expliquer ce que signifie « société hypostasiée » et « transfigurée » dans la thÚse durkheimienne : la force sociale prend forme et devient objet sacré.
  5. Dire ce que la symbolisation fait : expliquer le lien entre force collective, objectivation sur un support externe matériel et rÎle du symbole religieux.
  6. Expliquer la thĂšse de Pascal : Dieu incomprĂ©hensible et « croix ou pile », et pourquoi les humains « sont embarquĂ©s » donc doivent choisir malgrĂ© l’absence de preuves.
  7. Reproduire le schĂ©ma du pari : si vous gagnez vous gagnez tout ; si vous perdez vous ne perdez rien (et relier la « petite perte » Ă  un nombre fini face Ă  l’infini).
  8. Expliquer l’« abĂȘtissement » chez Pascal Ă  partir du cours : imiter les croyants/gestes rituels pour former des habitudes et prĂ©parer l’adhĂ©sion, sans renoncer Ă  la raison.
  9. DĂ©finir superstition chez Spinoza (crainte → crĂ©dulitĂ©, forces surnaturelles, rĂšgles absurdes) et rappeler qu’elle empĂȘche l’exercice libre du jugement (distinction vrai/faux).
  10. Expliquer l’opium chez Marx : la religion soulage sans dĂ©livrer rĂ©ellement (anesthĂ©siante/euphorisante), puis dire ce qu’il faut exiger pour viser un « bonheur rĂ©el » par transformation du monde.
  11. Relier protestation religieuse et misÚre : expliquer en une phrase comment la misÚre religieuse est à la fois expression de la misÚre réelle et protestation passive contre la misÚre réelle.

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1. Quel est, chez Durkheim, le rÎle principal des cérémonies religieuses dans la vie collective ?

2. Pourquoi Durkheim rapproche-t-il une cĂ©rĂ©monie religieuse d’une commĂ©moration civique ?

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Fonction sociale de la religion

Renforce la cohésion par sentiments et cérémonies

SacrĂ© vs profane — diffĂ©rence ?

Le sacré est séparé et interdit, le profane est quotidien

Mana — dĂ©finition ?

Pouvoir diffus et invisible, symbolisé par un objet sacré

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