Revision sheet: Gestion durable des cycles du sol

📋 Plan du Cours

  1. Limites planétaires et initiatives de lutte contre la désertification
  2. Formation, composition et rĂŽle de l’humus dans la fertilitĂ© des sols
  3. Gestion du carbone dans les sols et agroécologie face au changement climatique
  4. Types d’humus et leur influence sur l’activitĂ© biologique et la structure du sol
  5. Cycle de l’azote : nitrification, bactĂ©ries impliquĂ©es et contraintes Ă©cologiques
  6. Cinétique et suivi de la nitrification en milieu sol
  7. Dénitrification : mécanismes microbiens, conditions environnementales et émissions de N2O
  8. Aspects physico-chimiques de l’ammoniac dans le sol et compĂ©tition ionique
  9. Utilisation des engrais azotés, amendements organiques et réglementation européenne (directive nitrate)
  10. Formes du phosphore dans les sols : phosphorites, phosphates minéraux et organiques
  11. Solubilisation et minéralisation du phosphore : rÎle des micro-organismes et interactions rhizosphériques
  12. Besoins en phosphore des cultures agricoles, apports fertilisants et gestion durable

📖 1. Limites planĂ©taires et initiatives de lutte contre la dĂ©sertification

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Formes indisponibles : CatĂ©gorie de rĂ©serves du sol qui ne sont pas directement assimilables par les plantes et qui constituent un stock, avec des rĂ©serves stables Ă  Ă©volution lente et des rĂ©serves mobilisables comme le calcaire actif.
  • Limites planĂ©taires : Cadre de seuils Ă  ne pas dĂ©passer pour prĂ©server le cadre de vie sur Terre, associĂ© notamment aux cycles du carbone, de l’azote et du phosphore, ainsi qu’à l’acidification des ocĂ©ans.
  • Grande muraille verte panafricaine : Initiative de la FAO en cours de dĂ©veloppement sur 7 600 km sur 15 km, destinĂ©e Ă  lutter contre la dĂ©sertification par la rĂ©tention de l’eau de pluie, l’infiltration, le semis de plantes herbacĂ©es et la culture d’arbres locaux.
  • Roche mĂšre : Substrat sous-jacent dont la transformation, sous l’influence de processus physiques, chimiques et biologiques, forme le sol.

📝 Points essentiels

  • Les limites planĂ©taires visent la prĂ©servation du cadre de vie sur Terre et incluent explicitement les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore, ainsi que l’acidification des ocĂ©ans.
  • Le Stockholm Resilience Center a mobilisĂ© 26 experts internationaux en 2009 pour identifier ces limites et signaler leur dĂ©passement.
  • La grande muraille verte panafricaine agit contre la dĂ©sertification par rĂ©tention d’eau, infiltration, semis de plantes herbacĂ©es et plantations d’arbres locaux.
  • Cette initiative est associĂ©e Ă  une baisse des tempĂ©ratures locales infĂ©rieure Ă  2 Ă  4 °C, Ă  la rĂ©tention de carbone dans la biomasse et le sol, et Ă  la restauration de l’eau, de la biodiversitĂ© et des populations locales.

💡 À retenir

Les limites planĂ©taires visent la prĂ©servation du cadre de vie sur Terre et incluent explicitement les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore, ainsi que l’acidification des ocĂ©ans.

📖 2. Formation, composition et rĂŽle de l’humus dans la fertilitĂ© des sols

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Humus : Fraction organique du sol qui joue un rĂŽle central dans les propriĂ©tĂ©s du sol, notamment la structuration stable en agrĂ©gats et l’adsorption des cations.
  • ColloĂŻdes : Particules du sol Ă  rĂŽle central dans les propriĂ©tĂ©s physiques et chimiques, dont l’humus, qui participent Ă  la structuration du sol et Ă  l’adsorption des cations.

📝 Points essentiels

  • Le sol est dĂ©fini comme une formation naturelle de surface, Ă  structure meuble et d’épaisseur variable, issue de la transformation de la roche mĂšre sous l’action de processus physiques, chimiques et biologiques.
  • La granulomĂ©trie distingue les sables au-dessus de 50 ”m, les limons au-dessus de 2 ”m et les argiles en dessous de 2 ”m.
  • L’humus est prĂ©sentĂ© comme un colloĂŻde ayant un rĂŽle chimique d’adsorption des cations du sol et un rĂŽle physique de structuration stable en agrĂ©gats.

💡 À retenir

L’humus est une fraction organique centrale du sol, car il contribue Ă  sa structure, Ă  ses propriĂ©tĂ©s chimiques et Ă  sa fertilitĂ©. La formation du sol dĂ©pend de la transformation de la roche mĂšre et de l’organisation des particules minĂ©rales et organiques.

📖 3. Gestion du carbone dans les sols et agroĂ©cologie face au changement climatique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Bilan Carboneⓡ : MĂ©thode dĂ©veloppĂ©e par l'ADEME et JM. Jancovici pour mesurer les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre d’une entreprise ou d’un systĂšme agricole, visant Ă  rendre visibles des postes comme le transport, l’alimentation ou le logement.
  • Empreinte Carbone : Indicateur des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre rapportĂ©es Ă  une personne ou Ă  un territoire, avec une moyenne mondiale de 4,4 tonnes par habitant et une corrĂ©lation avec la richesse des pays.
  • AgroĂ©cologie : Approche agricole visant Ă  rĂ©duire les intrants et Ă  favoriser le stockage de carbone dans la biomasse et les sols, par des pratiques telles que les semis de mĂ©langes variĂ©taux, la permaculture et l’agroforesterie.
  • Cycle du PI- Cycle : Cycle biogĂ©ochimique du phosphore impliquant ses Ă©changes et transformations dans les Ă©cosystĂšmes, mentionnĂ© dans le plan du cours sans dĂ©tails supplĂ©mentaires dans le contenu fourni.

📝 Points essentiels

  • Le Bilan Carboneⓡ et le BEGES servent Ă  mesurer les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des entreprises et des systĂšmes agricoles, avec un objectif de rendre visibles des postes comme le transport, l’alimentation et le logement.
  • L’empreinte carbone moyenne mondiale est donnĂ©e Ă  4,4 tonnes par habitant et elle varie avec la richesse des pays.

💡 À retenir

Le Bilan Carboneⓡ et le BEGES servent Ă  mesurer les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre des entreprises et des systĂšmes agricoles, avec un objectif de rendre visibles des postes comme le transport, l’alimentation et le logement.

📖 4. Types d’humus et leur influence sur l’activitĂ© biologique et la structure du sol

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Le mull : Type d’humus associĂ© aux forĂȘts de feuillus et aux prairies, caractĂ©risĂ© par une litiĂšre amĂ©liorante, une bonne activitĂ© biologique, une disparition rapide de la litiĂšre et un horizon A peu Ă©pais.
  • Humus hydromorphe : Type d’humus formĂ© en anoxie permanente ou saisonniĂšre, comme la tourbe et l’anmoor, avec une activitĂ© biologique faible pendant l’asphyxie et une accumulation lente d’humines de mauvaise qualitĂ©, surtout hĂ©ritĂ©es.

📝 Points essentiels

  • Le mull se rencontre sur des sols de forĂȘt feuillue ou de prairie, avec une litiĂšre amĂ©liorante et un horizon A peu Ă©pais.
  • Le moder et le mor se dĂ©veloppent sur des sols acides, souvent granitiques ou sableux, avec activitĂ© microbienne rĂ©duite, litiĂšre accumulĂ©e et horizon A Ă©pais.
  • Le moder correspond Ă  un pH infĂ©rieur Ă  5 et le mor Ă  un pH infĂ©rieur Ă  4.
  • Le mull calcaire prĂ©sente une structure grumeleuse, une bonne nutrition vĂ©gĂ©tale et une bonne rĂ©tention ionique.

💡 À retenir

Le mull se rencontre sur des sols de forĂȘt feuillue ou de prairie, avec une litiĂšre amĂ©liorante et un horizon A peu Ă©pais.

📖 5. Cycle de l’azote : nitrification, bactĂ©ries impliquĂ©es et contraintes Ă©cologiques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • MinĂ©ralisation IIaire) : Processus de dĂ©gradation des composĂ©s organiques complexes en composĂ©s minĂ©raux simples, contribuant Ă  la formation de l’humus et Ă  la libĂ©ration de nutriments minĂ©raux.
  • Chimio-litho-autotrophes : Organismes qui obtiennent leur Ă©nergie par l’oxydation de composĂ©s minĂ©raux et utilisent cette Ă©nergie pour synthĂ©tiser leur matiĂšre organique Ă  partir de CO2.
  • Cycle du N III- Cycle : Cycle biogĂ©ochimique du phosphore impliquant la transformation et le transfert du phosphore dans les sols, les organismes vivants et les sĂ©diments.

📝 Points essentiels

  • La nitrification est une rĂ©action en deux Ă©tapes oĂč les bactĂ©ries Nitrosomonas oxydent NH4+ en NO2- (nitritation) et Nitrobacter oxydent NO2- en NO3- (nitratation).
  • Les bactĂ©ries nitrifiantes sont chimio-litho-autotrophes utilisant des composĂ©s minĂ©raux comme source d'Ă©nergie.
  • La nitrification est un processus aĂ©robie sensible Ă  l'humiditĂ©, au pH, Ă  la tempĂ©rature et Ă  la concentration en ammonium.
  • Nitrosomonas tolĂšre des pH Ă©levĂ©s et des tempĂ©ratures basses, tandis que Nitrobacter est inhibĂ©e Ă  pH >9 ou <5 et Ă  des tempĂ©ratures extrĂȘmes.

💡 À retenir

Les bactéries nitrifiantes sont chimio-litho-autotrophes utilisant des composés minéraux comme source d'énergie.

📖 6. CinĂ©tique et suivi de la nitrification en milieu sol

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Plan : Organisation structurĂ©e des parties principales d'un cours ou d'une Ă©tude, incluant l'introduction, les cycles du N, du P, et du C, ainsi que des sections spĂ©cifiques comme la nitrification.
  • Biomasse : RĂ©servoir d'azote dans les Ă©cosystĂšmes terrestres qui constitue la source principale d'azote recyclĂ© et alimente la minĂ©ralisation primaire.
  • Le mull calcaire : Type d'humus formĂ© sur roche-mĂšre calcaire, caractĂ©risĂ© par un pH lĂ©gĂšrement alcalin, une forte activitĂ© biologique, une structure grumeleuse, une abondance de Ca2+ stabilisant les complexes argilo-humiques, et une bonne nutrition vĂ©gĂ©tale.
  • CinĂ©tique de nitrification : Processus temporel observĂ© en sol alcalin oĂč la concentration de NH4+ diminue progressivement, suivie d'une augmentation successive de NO2- puis de NO3- sur une pĂ©riode allant de plusieurs jours Ă  un mois.

📝 Points essentiels

  • En sol alcalin, la cinĂ©tique observĂ©e montre NH4+ Ă  80 mg/L au bout de 3 jours, une baisse de NH4+ entre J7 et J10, une hausse de NO2- vers J10-J12, puis NO3- supĂ©rieur Ă  100 mg/L au bout d’un mois.
  • Le suivi rĂ©gulier de NH4+, NO2- et NO3- est la mĂ©thode indiquĂ©e pour Ă©tudier la nitrification dans le sol.
  • L’ajout de Nitrobacter ou un sol lĂ©gĂšrement acide peut amĂ©liorer la nitrification et Ă©viter l’accumulation toxique de nitrites.
  • La nitrification modifie le pH du sol par production de 2 H+ et par dĂ©carbonatation, avec action sur les colloĂŻdes et le CaCO3.

💡 À retenir

Le suivi de la nitrification repose sur l’observation successive de NH4+, NO2- puis NO3- sur plusieurs jours Ă  un mois. Dans le sol, cette dynamique s’accompagne d’une acidification liĂ©e Ă  la production de H+ et Ă  la dĂ©carbonatation.

📖 7. DĂ©nitrification : mĂ©canismes microbiens, conditions environnementales et Ă©missions de N2O

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DĂ©nitrification : Processus microbien de dissimilation anaĂ©robie au cours duquel les bactĂ©ries rĂ©duisent les nitrates en protoxyde d’azote (N2O) puis en diazote (N2), contribuant Ă  la perte d’azote dans les sols.
  • Respiration des nitrates : Mode de respiration alternative anaĂ©robie oĂč les bactĂ©ries utilisent les nitrates comme accepteurs d’électrons pour produire de l’énergie en absence d’oxygĂšne.

📝 Points essentiels

  • La dĂ©nitrification est une respiration alternative anaĂ©robie oĂč les bactĂ©ries rĂ©duisent les nitrates en N2O et N2 via la nitrate rĂ©ductase membranaire.
  • Cette transformation est rĂ©alisĂ©e par une diversitĂ© de bactĂ©ries hĂ©tĂ©ro-organotrophes telles que Pseudomonas et Bacillus, ainsi que par des bactĂ©ries auto-chimiolithotrophes comme Nitrosomonas.
  • La dĂ©nitrification est induite en conditions d’anaĂ©robiose, favorisĂ©e par un excĂšs d’eau, un sol compact et une texture fine.
  • La dĂ©nitrification peut reprĂ©senter 10 Ă  15 % des pertes annuelles d’azote dans les sols, avec des pics pouvant dĂ©passer 50 % en cas de sur-fertilisation et conditions environnementales favorables.
  • Elle constitue une source majeure d’émissions agricoles de protoxyde d’azote (N2O), un puissant gaz Ă  effet de serre.
  • NO3-  ammonification & Nitrification actives ou  Engrais- Amendements azotĂ©s excessifs N2O Nitrate NO2- NO3- N2NO Oxyde nitrique (monoxyde d’azote) Nitrite Oxyde nitreux (protoxyde d’azote) Diazote Oxydes de N = NOx Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C D - DĂ©nitrification Taux de dĂ©nitrification Difficilement mesurable (plein champ) GĂ©nĂ©ralement faible dans sols 10 % -15% de pertes/an Agriculture ≈ 35 % Ă©missions N2O TrĂšs variable selon conditions pĂ©do-climatiques Tx absolu et ratio N2O/N2 Surfertilisation favorable au N2O Pic de dĂ©nitrification possible : Grosses pluies (Ă©tĂ©, T° Ă©levĂ©e, sols textures fine)  pertes > 50% RiziĂšres inondĂ©es : pays chaud, anaĂ©robie, exsudats racinaires (Corga) Sur-fetilisat°  dĂ©nitrification importante MĂ©thode traditionnelle : carpes dans riziĂšres Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C D - DĂ©nitrification Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C Application : traitement eaux usĂ©es Filtrat° + floculation Bac aĂ©robie  Nitrificat° Bac anaĂ©robie  DĂ©nitrificat° Eau potable : NO3- < 50 mg/L NO2- < 0,1 mg/L D - DĂ©nitrification O3O2 Equilibre dynamique Les GES (CO2, C2H4, Nox, CFC, 
) stimulent formation O2 Application : Les Nox.

💡 À retenir

La dĂ©nitrification est un processus microbien clĂ© de dissimilation anaĂ©robie qui rĂ©duit les nitrates en N2O et N2, entraĂźnant des pertes d’azote dans les sols et contribuant significativement aux Ă©missions agricoles de gaz Ă  effet de serre.

📖 8. Aspects physico-chimiques de l’ammoniac dans le sol et compĂ©tition ionique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

📝 Points essentiels

  • Sur les colloĂŻdes du sol, si l’apport en potassium est important, l’ordre de prĂ©fĂ©rence est K+ supĂ©rieur Ă  NH4+.
  • L’équilibre NH4+ + OH- ⇌ NH3 + H2O est influencĂ© par la tempĂ©rature Ă©levĂ©e, la sĂ©cheresse du sol et la faible capacitĂ© d’échange cationique (CEC).

💡 À retenir

Les pertes d’azote dans le sol dĂ©pendent Ă  la fois de la volatilisation de l’ammoniac et de la lixiviation des formes minĂ©rales. La faible CEC, les fortes pluies et les sols permĂ©ables augmentent ces pertes, tandis que la compĂ©tition ionique sur les colloĂŻdes modifie la rĂ©tention de NH4+.

📖 9. Utilisation des engrais azotĂ©s, amendements organiques et rĂ©glementation europĂ©enne (directive nitrate)

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Transformation : OpĂ©ration de traitement des effluents d’élevage qui peut ĂȘtre anaĂ©robie par mĂ©thanisation, produisant du biogaz, de l’énergie et un rĂ©sidu solide appelĂ© digestat, ou aĂ©robie par compostage, produisant un compost riche en humus.
  • Engrais azotĂ©s : Apports fertilisants Ă  base d’azote sous forme minĂ©rale NH4+ ou NO3-, ou sous forme organique simple comme l’urĂ©e; les amendements regroupent aussi les effluents d’élevage comme les lisiers et les fumiers.
  • Zones vulnĂ©rables : Secteurs les plus polluĂ©s oĂč les rĂšgles d’épandage sont plus restrictives afin de protĂ©ger la qualitĂ© des eaux superficielles et des nappes contre la pollution nitrate.
  • Directive Nitrate : RĂ©glementation europĂ©enne qui contrĂŽle les teneurs en nitrate des eaux superficielles et souterraines et encadre l’épandage des effluents d’élevage et des rĂ©sidus d’élevage.

📝 Points essentiels

  • La production des formes simples d’engrais azotĂ©s Ă  partir de N2 atmosphĂ©rique consomme 1 tonne de gaz naturel par tonne d’engrais produite.
  • Les pertes d’azote sont rĂ©duites par un apport fractionnĂ©, notamment en fertirrigation, et par l’utilisation d’engrais verts ou d’amendements.
  • La directive nitrate impose une dose d’épandage infĂ©rieure Ă  170 kg N/ha de SAU/an.
  • L’épandage est interdit en automne-hiver, approximativement d’octobre Ă  fĂ©vrier.

💡 À retenir

La production des formes simples d’engrais azotĂ©s Ă  partir de N2 atmosphĂ©rique consomme 1 tonne de gaz naturel par tonne d’engrais produite.

📖 10. Formes du phosphore dans les sols : phosphorites, phosphates minĂ©raux et organiques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DiffĂ©rentes formes : Diverses formes du phosphore dans l’écosystĂšme terrestre, incluant des formes minĂ©rales insolubles, des formes organiques et des formes solubles comme les orthophosphates.
  • Formes du P (Ă©cosystĂšme terrestre : RĂ©partition du phosphore dans l’écosystĂšme terrestre entre formes minĂ©rales stables ou mobilisables, formes organiques et formes solubles, avec la majoritĂ© immobilisĂ©e dans le sol.

📝 Points essentiels

  • Les phosphates minĂ©raux dans le sol incluent des formes prĂ©cipitĂ©es avec Fe ou Al dans les sols acides, et avec Ca dans les sols alcalins.
  • Les phosphates de Ca dans les sols alcalins peuvent Ă©voluer en phosphorites-apatites.
  • Les phosphates organiques reprĂ©sentent 20 Ă  60 % du phosphore total et incluent la phytine, un hexaphosphate de myo-inositol majoritaire dans la matiĂšre organique vĂ©gĂ©tale.

💡 À retenir

Les phosphates minéraux dans le sol incluent des formes précipitées avec Fe ou Al dans les sols acides, et avec Ca dans les sols alcalins.

📖 11. Solubilisation et minĂ©ralisation du phosphore : rĂŽle des micro-organismes et interactions rhizosphĂ©riques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Tanins : ComposĂ©s phĂ©noliques prĂ©sents dans les plantes, incluant des pigments vacuolaires comme les flavonoĂŻdes et des composĂ©s pariĂ©taux tels que la lignine et la subĂ©rine, caractĂ©risĂ©s par des propriĂ©tĂ©s antioxydantes, astringentes et antibiotiques, et pouvant ĂȘtre plus ou moins hydrophobes.
  • Rappels : Ensemble des flux de sĂšve dans la plante, oĂč la sĂšve brute monte des racines vers les feuilles grĂące Ă  l'osmose et Ă  l'Ă©vapotranspiration foliaire, tandis que la sĂšve Ă©laborĂ©e transporte les assimilats de la photosynthĂšse des feuilles vers les zones de stockage.
  • Cycle du C C- solubilisation : Partie du cycle du carbone qui concerne la transformation de la matiĂšre organique fraĂźche en humus ou en dioxyde de carbone, incluant des voies d'insolubilisation et de nĂ©osynthĂšse bactĂ©rienne.

📝 Points essentiels

  • La solubilisation du phosphore est assurĂ©e par 85 % des bactĂ©ries et champignons du sol, notamment dans la rhizosphĂšre via des exsudats racinaires.
  • Les mycorhizes symbiotiques amĂ©liorent la solubilisation du phosphore, mais les labours peuvent rĂ©duire leur efficacitĂ©.
  • La minĂ©ralisation enzymatique du phosphore organique est rĂ©alisĂ©e par des enzymes comme la phytase, libĂ©rant du phosphate inorganique assimilable.
  • Un seuil de 0,2 % de phosphore organique dans le sol dĂ©termine si la minĂ©ralisation ou l’immobilisation prĂ©domine.
  • La minĂ©ralisation est stimulĂ©e par un pH optimal de 6 Ă  7 et par la prĂ©sence de matiĂšre organique bactĂ©rienne plus que vĂ©gĂ©tale.

💡 À retenir

La solubilisation du phosphore est assurée par 85 % des bactéries et champignons du sol, notamment dans la rhizosphÚre via des exsudats racinaires.

📖 12. Besoins en phosphore des cultures agricoles, apports fertilisants et gestion durable

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • ActivitĂ©s agricoles ActivitĂ©s industrielles ActivitĂ©s : Ensemble d’activitĂ©s citĂ©es comme sources de pression sur le phosphore, avec des effets sur la teneur des sols, les pertes vers la mer et la pollution.

📝 Points essentiels

  • Les besoins en phosphore dĂ©pendent des cultures, avec l’ordre indiquĂ© colza > blĂ© > tournesol.
  • Les besoins sont particuliĂšrement importants au dĂ©but de la croissance.
  • Les apports sont calculĂ©s en Ă©quivalent P2O5 et varient gĂ©nĂ©ralement de 30 Ă  100 kg P2O5/ha, via engrais ou effluents d’élevage.
  • L’objectif des apports est de viser un lĂ©ger excĂ©dent pour Ă©viter les carences, alors qu’une exportation de culture est indiquĂ©e Ă  15 Ă  20 kg P2O5/ha.
  • Une carence en phosphore provoque des plants chĂ©tifs et une baisse de rendement.
  • La teneur en P2O5 des sols français a diminuĂ© d’environ 10 % entre 2000 et 2010.

💡 À retenir

La fertilisation phosphatĂ©e doit rester Ă©quilibrĂ©e : les cultures n’ont pas les mĂȘmes besoins, les apports se raisonnent en P2O5 et un lĂ©ger excĂ©dent est recherchĂ© pour Ă©viter les carences. Cette gestion doit aussi limiter les excĂšs, dans un contexte de baisse de la teneur des sols français en P2O5.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. Conclusion : Solutions adaptĂ©es Ă  dĂ©velopper Introduction : limites planĂ©taires VidĂ©os youtube : Andrew Millison Kate Rawoth, La ThĂ©orie du donut, l’économie de demain en 7 principes, 2018 ThĂ©orie du donut - Depuis 30 ans, aucun pays du mon
  2. Introduction : Forme des Nutriments Formes disponibles (assimilables) Solubles Echangeables (adsorbées au CAH) Suffisants pour la production végétale
  3. Anthropiques - Combustion (hydrocarbures, bois) Consommation énergies fossiles depuis 200 ans Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C Mesures & projections Origines de la hausse : Anthropiques - Combustion - Déforest
  4. Objectif : - mesurer l’« invisible » (transport, alimentation, logement, 
) - Pousser Ă  consommation responsable, axe de progrĂšs 
 (10 T /hab
  5. PhotosynthĂšse Rappels Rappels : Les flux de sĂšves (brute & Ă©laborĂ©e) Racine (puit) Feuille (source) Mouvement sĂšve brute Eau + Ions du sol Appel d’eau (osmose) Evapotranspiration foliaire PoussĂ©e Racinaire SchĂ©ma dynamique des flux de sĂšve
  6. II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C a- PrĂ©sence & qualitĂ© des tanins : Tanins : composĂ©s phĂ©noliques (polyphĂ©nols) - Pigments vacuolaires : flavonoĂŻdes (fleurs, fruits, feuilles d’automne) - ComposĂ©s pariĂ©taux : Lignine & subĂ©rine (
  7. LĂ©gumineuses 15-20 Aiguilles (conifĂšre) 30-60 BruyĂšre 50-80 Paille 70-150 Sciure, carton 150 D - Humification 3- Facteurs de l’humification : Facteurs favorables (bon humus : mull) Facteurs dĂ©favorables (mauvais humus : Moder ou Mor) Teneur
  8. Humification 5- Les voies de l’Humification : Evolution MOF : minĂ©ralisation primaire – humification  Humus (Rappel) : Ensemble de composĂ©s humiques (N
  9. Humification Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C D - Compostage 6- Les grands types d’humus : Type d’humus variables : sol - plantes (Ă©cosystĂšme) - climat a
  10. Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C 6- Les grands types d’humus b
  11. II- Cycle du N III- Cycle du P II- Cycle de l’azote - N Les rĂ©servoirs du N (Dobrovolsky, 1994) RĂ©servoir Ă  N QuantitĂ© (en MT) Forme activnt recyclĂ©e ATMOSPHERE - N2 (78 %) - N2O, NO, NH3 qq ppm 3
  12. PI- Cycle du C Plan : Introduction II- Cycle de l’azote - N B- Ammonification MinĂ©ralisation azotĂ©e (Cf chap3 pĂ©dologie : fract° organique) Microflore variĂ©e PolymĂšres organiques azotĂ©s protĂ©ines, nuclĂ©otides  A
  13. Carbone : Autotrophe  CO2 HĂ©tĂ©rotrophe  Corga (glucose) Nature du donneur d’électrons (synthĂšse de composĂ©s C) Lithotrophe  minĂ©ral (H2O, NH4+, 
) Organotrophe  organique Bacterie nitrifiante II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C
  14. Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C C - Nitrification CinĂ©tique de nitrification MĂ©thode d’étude CinĂ©tique Ă  j0 : NH4+ SolDosage rĂ©gulier NH4+, NO2-, NO3- Temps (j
  15. Auto-chimiolithotrophes : Nitrosomonas, Thiobacillus N2O Nitrate NO2- NO3- N2NO Monoxyde d’NNitrite Protoxyde d’N Diazote AA
  16. UV Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C T° HĂ©tĂ©rocyste Cellules photosynthĂ©tiques Nostoc E - Fixation II- Cycle de l’azote - N Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C N2 NH4+ Micro-organis
  17. LIXIVIATION VOLATILISATION Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C F - Lixiviation Pertes d’azotes  nappes phrĂ©atiques Principalement NO3- NH4+ Si faible CEC Si apport K important : sur colloĂŻdes K+ > NH4+ FavorisĂ©e
  18. Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C 2- Aspects appliqués : La directive Nitrate RÚgles pour contrÎle des teneurs en nitrate (eaux surf
  19. PĂ©riode : Interdiction ± Oct-FĂ©v DĂ©pend C/N (effet rapide – retard)  DĂ©pend couverture sol (CIPAN) 1- Aspects appliquĂ©s : La directive Nitrate RĂšgles d’épandage : dose < 170 kg N/ha SAU/an PĂ©riode : Interdiction Automne-hiver (± Oct – FĂ©v
  20. Adénosine Tri-P Phospholipide Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C B- Différentes formes du P - (écosystÚme terrestre) Formes solubles (sol) H2PO4- et HPO42- (Orthophosphates) - TrÚs dilué (10-6 à 10-7 M) - Adsorb
  21. Plan : Introduction II- Cycle du N III- Cycle du PI- Cycle du C C- solubilisation du P 1- Solubilisation du Phosphate 85 % bactéries & champignons du sol (rhizosphÚre) Efficacité des mycorhizes (champi
  22. Objectif : viser un léger excédent (éviter carence) Baisse teneur P2O5 sols Français (-10% environ) entre (2000-2010)
  23. Epuisement 2050-2100 CH, F, 
 RMQ : ActivitĂ© miniĂšre, une des plus polluantes & destructrices biodiversitĂ© Question gĂ©opolitique, ruĂ©e miniĂšre  IA, numĂ©rique & dĂ©carbonation TĂ©l
  24. 2024 Limites planétaires : https://www

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2009Stockholm Resilience Center et limites planétaires
2000Baisse de la teneur en P2O5 des sols français
2010Baisse de la teneur en P2O5 des sols français
2018Référence temporelle du contenu
1994Référence temporelle du contenu
2050Épuisement du phosphore Ă©voquĂ© Ă  l’horizon 2050-2100

📊 Tableaux de Synthùse

Humus et types d’humus

TypeMilieuCaractéristiques
MullForĂȘts de feuillus, prairiesLitiĂšre amĂ©liorante, bonne activitĂ© biologique, disparition rapide de la litiĂšre, horizon A peu Ă©pais
Moder / morSols acides, souvent granitiques ou sableuxActivité microbienne réduite, litiÚre accumulée, horizon A épais
Humus hydromorpheAnoxie permanente ou saisonniĂšreTourbe, anmoor, activitĂ© biologique faible pendant l’asphyxie, accumulation lente d’humines de mauvaise qualitĂ©
Mull calcaireRoche-mÚre calcairepH légÚrement alcalin, structure grumeleuse, forte activité biologique, bonne nutrition végétale

Cycle de l’azote et gestion des pertes

ProcessusConditions / acteursEffet
NitrificationNH4+ puis NO2- puis NO3-; suivi régulier de NH4+, NO2-, NO3-Acidification du sol, production de 2 H+, décarbonatation
DĂ©nitrificationBactĂ©ries en anaĂ©robioseRĂ©duction des nitrates en N2O puis N2, perte d’azote
Volatilisation de l’ammoniacTempĂ©rature Ă©levĂ©e, sĂ©cheresse, faible CECPassage NH4+ + OH- ⇌ NH3 + H2O, pertes d’azote
LixiviationFortes pluies, sols perméables, faible CECPertes surtout sous forme de NO3-

⚠ PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes

  1. Confondre les limites planétaires avec une simple liste de pollutions : elles sont présentées comme des seuils à ne pas dépasser pour préserver le cadre de vie sur Terre.
  2. Confondre mull, moder et mor : le mull est liĂ© aux forĂȘts de feuillus et prairies, alors que moder et mor sont associĂ©s aux sols acides.
  3. Oublier que la nitrification se suit par l’évolution successive de NH4+, NO2- puis NO3- sur plusieurs jours Ă  un mois.
  4. Confondre nitrification et dĂ©nitrification : la nitrification oxyde l’azote ammoniacal, la dĂ©nitrification rĂ©duit les nitrates en N2O puis N2.
  5. Assimiler la volatilisation de l’ammoniac Ă  la lixiviation : la premiĂšre concerne l’équilibre NH4+ / NH3, la seconde les pertes surtout en NO3-.
  6. Confondre engrais azotés et amendements organiques : les engrais azotés sont minéraux ou organiques simples, tandis que les amendements incluent aussi lisiers et fumiers.
  7. Oublier la contrainte rĂ©glementaire de la directive nitrate : dose d’épandage infĂ©rieure Ă  170 kg N/ha de SAU/an et interdiction automne-hiver.

✅ Checklist Examen

  1. Définir les limites planétaires comme des seuils de préservation du cadre de vie.
  2. Citer les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore parmi les limites planĂ©taires.
  3. Expliquer le rÎle de la grande muraille verte contre la désertification.
  4. DĂ©crire le rĂŽle de l’humus dans la structuration du sol et l’adsorption des cations.
  5. Distinguer mull, moder, mor et humus hydromorphe.
  6. Rappeler la succession NH4+ → NO2- → NO3- en nitrification.
  7. Identifier Nitrobacter comme acteur de l’oxydation des nitrites.
  8. Relier la nitrification à l’acidification du sol par production de H+.
  9. Décrire la dénitrification comme une réduction microbienne des nitrates en N2O puis N2.
  10. Associer la volatilisation de NH3 à la température, à la sécheresse et à la faible CEC.
  11. ConnaĂźtre les formes d’engrais azotĂ©s et les amendements organiques.
  12. Retenir la limite de 170 kg N/ha de SAU/an et l’interdiction d’épandage en automne-hiver.

Test your knowledge

Test your knowledge on Gestion durable des cycles du sol with 9 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Par quel mécanisme la grande muraille verte panafricaine agit-elle contre la désertification ?

2. Que dĂ©signent prĂ©cisĂ©ment les limites planĂ©taires dans le contexte de la prĂ©servation de l’environnement ?

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Limites planĂ©taires — dĂ©finition ?

Seuils à ne pas dépasser pour préserver la Terre.

Limites planĂ©taires — dĂ©finition?

Seuils à ne pas dépasser pour la planÚte

Humus — rîle ?

Améliore la structure, la fertilité et la rétention d'eau du sol.

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