Revision sheet: Introduction à la biodiversité et au climat

📋 Plan du Cours

  1. Biodiversité, organismes vivants et évolution
  2. Écosystème, interactions et niveaux de biodiversité
  3. Écologie scientifique, facteurs abiotiques et biotiques
  4. Rapports du GIEC et groupes de travail
  5. Gaz à effet de serre et rétroactions climatiques
  6. Sobriété, atténuation et changement social
  7. Limites planétaires et seuils de soutenabilité
  8. Cycles astronomiques et saisons
  9. Renaissance, mercantilisme et économie capitaliste
  10. Transports, agriculture et impacts sur les limites
  11. Alternatives agroalimentaires et circuits durables
  12. Politiques climatiques : intensité, freins et acceptabilité

📖 1. Biodiversité, organismes vivants et évolution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Biodiversité : La biodiversité désigne la diversité du vivant à plusieurs niveaux, des gènes aux espèces, des écosystèmes aux interactions entre organismes.
  • Organisme vivant : Un organisme vivant se caractérise par des capacités fonctionnelles permettant de se reproduire, d’évoluer, de maintenir un métabolisme interne, d’être individualisé par une membrane et de coupler ces capacités.
  • Évolution : L’évolution correspond à des changements progressifs du patrimoine génétique d’une génération à la suivante au sein d’une population.
  • Espèce : Une espèce regroupe des individus capables de se reproduire entre eux dans la nature et de produire une descendance viable et féconde.
  • Écosystème : Un écosystème est un ensemble d’organismes vivants en interaction entre eux et avec des éléments non vivants de leur milieu.

📝 Points essentiels

  • Un organisme vivant doit remplir 5 fonctions : se reproduire, évoluer, entretenir un métabolisme interne, posséder une membrane individualisante, puis coupler ces capacités.
  • L’évolution peut résulter de la sélection naturelle, de la sélection sexuelle ou d’événements aléatoires.
  • La sélection naturelle favorise les individus porteurs de variations héritables qui augmentent leur succès reproducteur, rendant ces variations plus fréquentes.
  • La définition d’espèce implique une reproduction effective ou potentielle entre individus du groupe, mais pas avec succès avec des individus hors du groupe.
  • La biodiversité se décline en 3 niveaux : génétique, spécifique et écosystémique.
  • L’écosystème inclut des facteurs biotiques (interactions entre vivants) et abiotiques (conditions inanimées comme température, lumière, humidité).

💡 Astuce mémo

Biodiversité = Gènes + Espèces + Écosystèmes (GSE).

📖 2. Écosystème, interactions et niveaux de biodiversité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Niche écologique : La niche écologique correspond au rôle et aux conditions nécessaires à une espèce pour vivre et utiliser ses ressources dans un écosystème.
  • Association interspécifique : Une association interspécifique est une relation entre espèces qui modifie l’accès à la nourriture ou aux zones exploitées par chacune.
  • Cris d’alarme : Les cris d’alarme sont des signaux émis par une espèce pour avertir d’un danger et influencer le comportement d’autres espèces.
  • Services écosystémiques : Les services écosystémiques sont les bénéfices fournis par les écosystèmes au bien-être humain via l’action conjointe des processus biotiques et abiotiques.
  • Biodiversité à trois niveaux : La biodiversité se décrit à trois niveaux complémentaires : génétique, spécifique et écosystémique, chacun contribuant au fonctionnement des écosystèmes.

📝 Points essentiels

  • La présence de prédateurs augmente la prédation sur d’autres espèces, ce qui peut réduire leurs effectifs et modifier la composition de l’écosystème.
  • Quand une espèce occupant une niche diminue, la niche peut devenir disponible pour une autre espèce, entraînant des changements dans l’organisation de l’écosystème.
  • Des espèces peuvent former des associations avec une espèce ressource pour chercher de la nourriture ensemble, ce qui élargit leurs zones d’accès.
  • Une diminution d’une espèce associée peut réduire l’accès à certaines zones de recherche de nourriture pour les autres espèces concernées.
  • Les cris d’alarme permettent à d’autres espèces d’évaluer le risque environnemental, et leur absence peut limiter sécurité, déplacements et accès aux ressources.
  • Les services écosystémiques se classent en 4 catégories : approvisionnement, régulation, culturel, soutien.

💡 Astuce mémo

Niche→vide→remplacement ; Cris→risque→mouvements ; Services = Approvisionnement/ Régulation/ Culture/ Soutien.

📖 3. Écologie scientifique, facteurs abiotiques et biotiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Forçage radiatif : Le forçage radiatif mesure le déséquilibre entre l’énergie reçue par la Terre et celle renvoyée vers l’espace.
  • Gaz à effet de serre : Les gaz à effet de serre sont des constituants atmosphériques qui bloquent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre.
  • Temps de séjour : Le temps de séjour est le temps nécessaire pour que la concentration d’un gaz dans l’atmosphère diminue de moitié.
  • Évapotranspiration : L’évapotranspiration regroupe l’évaporation et la vapeur d’eau produite par la végétation, les sols, les animaux et les humains.
  • Boucle de rétroaction positive : Une boucle de rétroaction positive amplifie un changement initial en renforçant les conditions qui l’ont provoqué.

📝 Points essentiels

  • L’équilibre thermique exige que l’énergie reçue soit égale à l’énergie renvoyée vers l’espace, sinon la Terre se réchauffe.
  • Un forçage radiatif positif signifie que la Terre reçoit plus qu’elle ne peut renvoyer, notamment à cause de gaz à effet de serre persistants.
  • L’atmosphère contient ~99% de diazote et dioxygène, mais les gaz à effet de serre se trouvent dans le ~1% restant.
  • Parmi les gaz à effet de serre naturels, la vapeur d’eau contribue à ~75% de l’effet de serre et le CO2 à près de ~25%.
  • Les gaz à effet de serre sont éliminés par des mécanismes physiques (ex. pluie pour la vapeur d’eau), chimiques (ex. méthane) et par des réactions à l’interface atmosphère-surface (ex. CO2 avec plantes et océans).
  • Les rayonnements électromagnétiques (Soleil et rayonnements cosmiques) peuvent casser des molécules dans les couches supérieures, ce qui élimine une partie des halocarbures.

💡 Astuce mémo

Forçage radiatif = Reçu − Renvoyé ; si positif → ça s’accumule et ça chauffe.

📖 4. Rapports du GIEC et groupes de travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • GIEC : Le GIEC est un organisme international qui évalue l’état des connaissances sur le climat à partir de la littérature scientifique.
  • Groupes de travail : Les groupes de travail du GIEC répartissent l’évaluation des sujets (physique du climat, impacts, solutions) pour produire des rapports cohérents.
  • Consensus scientifique : Le consensus scientifique correspond à l’accord global de la communauté d’experts après validation par les méthodes et l’examen par les pairs.
  • Projections climatiques : Les projections climatiques sont des résultats chiffrés pour le futur obtenus à partir de scénarios d’émissions de gaz à effet de serre.

📝 Points essentiels

  • Les projections ne sont pas des prévisions : elles dépendent de scénarios d’émissions construits à partir d’hypothèses socio-économiques.
  • Les modèles utilisent des équations physiques des échanges atmosphère–océans et énergie, résolues numériquement avec des calculateurs puissants.
  • La banque de scénarios est commune à la communauté scientifique pour permettre la comparaison et la vérification des résultats entre équipes.
  • Les scénarios SSP1 et SSP3 donnent respectivement environ 1,5°C et plus de 4°C de réchauffement global à la fin du siècle dans la source.
  • Le forçage radiatif mesure la puissance d’un déséquilibre énergétique lié aux gaz à effet de serre en excès, et il pilote l’intensité du réchauffement.
  • Les scénarios SSP sont des Trajectoires Socio-Économiques Partagées (Shared Socio-Economic Pathways) : ils sont codés SSP1 à SSP5 dans la banque commune.

💡 Astuce mémo

Projections = scénarios (SSP) → forçage radiatif → réchauffement (pas des prévisions).

📖 5. Gaz à effet de serre et rétroactions climatiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gaz à effet de serre : Ensemble de gaz atmosphériques qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge et renforcent le réchauffement climatique.
  • Raison de s’inquiéter : Notion du GIEC (RFC) qui désigne un niveau de risque jugé suffisamment préoccupant pour justifier l’action.
  • Rétroaction positive : Mécanisme où un changement initial amplifie le réchauffement ou ses effets, au lieu de les freiner.
  • Permafrost : Sol gelé en permanence qui peut libérer du CO2 et du méthane quand il dégèle, même si les émissions cessent.
  • AMOC : Système de circulation océanique qui transporte la chaleur vers le nord puis renvoie des eaux plus froides vers le sud.

📝 Points essentiels

  • À partir d’un réchauffement global >2°C, les types de risques majeurs deviennent élevés, voire très élevés, dans les projections décrites.
  • Les scénarios autres que SSP1 mènent à un dépassement de 2°C autour de 2050, d’où l’idée de suivre SSP1 pour éviter le pire.
  • Chaque +0,1°C de réchauffement supplémentaire augmente la fréquence et l’intensité des catastrophes selon l’observation rapportée.
  • Dans les zones tropicales, l’air saturé en humidité peut rendre l’exposition à une température au-dessus de celle du corps mortelle en quelques heures (≈6 h) par asphyxie.
  • La fonte de la banquise réduit l’albédo (moins de surfaces blanches), ce qui crée une boucle de rétroaction positive.
  • Le pergélisol qui dégèle libère CO2 et méthane via la décomposition de matière organique, et le re-gel durable nécessiterait plusieurs siècles à millénaires même si l’on arrête d’émettre demain.

💡 Astuce mémo

+2°C = risques qui explosent ; banquise/permafrost = rétroactions qui amplifient.

📖 6. Sobriété, atténuation et changement social

🔑 Notions clés & Définitions

  • Eutrophisation : Processus d’enrichissement excessif des eaux en nutriments qui favorise une prolifération d’algues et peut conduire à des effets toxiques.
  • Limites planétaires : Cadre qui regroupe des seuils environnementaux à ne pas dépasser pour préserver la stabilité des systèmes de la Terre.
  • Acidification des océans : Augmentation de l’acidité de l’eau de mer liée à l’excès de CO2 atmosphérique, qui perturbe la chimie du carbonate de calcium.
  • Aérosols atmosphériques : Particules solides ou liquides en suspension dans l’air, d’origine naturelle ou humaine, qui modifient le rayonnement et influencent climat et santé.
  • Théorie du donut : Approche reliant justice sociale et respect des limites environnementales, représentée par un espace entre un plancher social et un plafond écologique.

📝 Points essentiels

  • En Bretagne, les épandages de lisier peuvent provoquer des ruissellements d’azote, menant à la prolifération d’algues vertes et à des gaz toxiques lors de la putréfaction.
  • La marée d’algues vertes de 2019 dans la baie de Saint-Brieuc a conduit les autorités à interdire l’accès aux plages.
  • La cause de l’eutrophisation est attribuée à l’agriculture industrielle, responsable du dépassement de limites planétaires dans certaines régions du monde.
  • Depuis 1960, la consommation mondiale d’engrais azoté de synthèse a été multipliée par neuf, et une grande part des phosphates épandus finit par ruisseler.
  • Les sécheresses renforcées par le changement climatique augmentent le risque d’eutrophisation en réduisant le débit des cours d’eau et donc en augmentant la concentration en azote et phosphore.
  • Les eaux usées et certains produits domestiques phosphatés, ainsi que le fait de laisser les sols à nu, contribuent aussi à l’eutrophisation.

💡 Astuce mémo

Eau chargée → algues → putréfaction toxique (lisier + sécheresse = accélérateur).

📖 7. Limites planétaires et seuils de soutenabilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cycles de Milankovitch : Ensemble de variations orbitales et d’orientation de la Terre qui modifient l’insolation et peuvent piloter des cycles climatiques à long terme.
  • Excentricité orbitale : Paramètre décrivant le caractère plus ou moins elliptique de l’orbite terrestre, qui module la répartition de l’insolation au cours du temps.
  • Obliquité de l’écliptique : Inclinaison de l’axe de rotation terrestre par rapport au plan orbital, liée à l’intensité et au contraste des saisons.
  • Précession des équinoxes : Mouvement lent de l’orientation de l’axe terrestre, qui décale la direction des saisons et modifie l’insolation reçue à des moments donnés.
  • Seuils de soutenabilité : Niveaux limites de perturbation du système Terre au-delà desquels les conditions climatiques et environnementales deviennent difficiles à maintenir de façon stable.

📝 Points essentiels

  • L’excentricité varie avec une période d’environ 100 000 ans, de l’excentricité maximale à minimale puis retour, avec une valeur actuelle autour de 1,7%.
  • L’influence de l’excentricité seule sur l’insolation nette annuelle est décrite comme nulle dans le cours, car la distance nette moyenne ne change pas sur l’année.
  • L’obliquité varie d’environ ±1°30’ et entre 22° et 24°30’, avec une périodicité d’environ 41 000 ans.
  • Quand l’obliquité est plus forte, les saisons sont plus contrastées : étés boréaux plus chauds et hivers plus rigoureux, favorisant la fonte estivale et des températures globalement plus clémentes.
  • Quand l’obliquité est plus faible, les saisons sont moins contrastées : étés moins radiatifs et hivers moins rigoureux, ce qui peut réduire la fonte estivale et favoriser l’extension des calottes.
  • La précession a une périodicité moyenne d’environ 21 700 ans, avec un minimum vers 19 000 ans et un maximum vers 23 000 ans, et elle modifie fortement l’insolation en combinant orbite et orientation de l’axe.

💡 Astuce mémo

Excentricité = distance moyenne (effet net annuel faible) ; Obliquité = contraste des saisons ; Précession = décalage de l’axe (toupie) ; Saisons = intensité d’insolation par unité de temps.

📖 8. Cycles astronomiques et saisons

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cycle glaciaire-interglaciaire : Cycle climatique alternant phases glaciaires et interglaciaires, visible dans les variations de température à l’échelle planétaire.
  • Holocène : Période géologique récente marquée par un climat globalement plus stable, durant laquelle les concentrations de CO2 augmentent progressivement dans les données citées.
  • CO2 atmosphérique : Concentration de dioxyde de carbone dans l’air, dont les variations historiques servent d’indicateur climatique dans la section.
  • Anthropocène : Époque proposée où l’influence humaine dépasserait celle des facteurs naturels, mais dont la validation stratigraphique fait débat.

📝 Points essentiels

  • Sur ~6000 ans, la hausse de température est estimée autour de 0,07°C par siècle, avec un ordre de grandeur total proche de 4°C sur la période.
  • Les cycles glaciaires montrent des écarts de température planétaires moyens de l’ordre de 4 à 7°C entre phases glaciaires et interglaciaires.
  • Sur 800 000 ans, la concentration de CO2 n’a jamais dépassé ~300 PPM selon les données mentionnées.
  • Pendant le réchauffement de 17 000 à 11 000 ans avant aujourd’hui, le CO2 augmente d’environ 200 à 250 PPM, puis de 250 à 280 PPM durant l’Holocène.
  • Depuis les dernières décennies, le CO2 atteint ~420 PPM, soit une hausse de plus de 40% par rapport aux mesures précédentes.
  • Depuis la révolution industrielle, les émissions augmentent surtout à partir de 1960, avec un passage d’environ 320 à 420 PPM en ~60 ans, et un rythme préindustriel d’environ 0,1 PPM/an puis ~2 PPM/an depuis les années ʼ

💡 Astuce mémo

Glace→CO2→Chaleur : 0,07°C/siècle (long) devient ~24× plus rapide (récent).

📖 9. Renaissance, mercantilisme et économie capitaliste

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation scientifique du travail : Méthode d’organisation du travail qui décompose les tâches et standardise les gestes pour augmenter la productivité.
  • Taylorisme : Approche inspirée de l’organisation scientifique du travail, développée aux États-Unis pour rationaliser l’activité industrielle.
  • Fordisme : Application du taylorisme au secteur automobile, visant une production plus rapide et plus efficace.
  • Cartels et trusts : Formes de concentration industrielle regroupant de grandes entreprises pour réaliser des investissements massifs et des économies d’échelle.
  • Charbon de terre : Ressource fossile issue de la décomposition ancienne de matière organique, utilisée comme combustible industriel et énergétique.

📝 Points essentiels

  • La baisse des coûts de transport et de communication accélère la mondialisation grâce aux innovations (automobile, aviation, moteurs électriques, télégraphe/téléphone/radio).
  • La division du travail est poussée avec l’organisation scientifique du travail, d’abord associée à Taylor aux EUA puis adaptée par Ford dans l’automobile.
  • La concentration industrielle en cartels ou trusts permet des investissements lourds et vise des économies d’échelle.
  • Le charbon de terre devient une énergie centrale car son rendement énergétique est supérieur au bois, ce qui réduit les coûts de production.
  • La révolution industrielle entraîne une surexploitation des ressources et une hausse de la pollution, avec déforestation, extraction minière et cendres volantes.
  • Les émissions de gaz à effet de serre augmentent avec la combustion du charbon et du pétrole, ce qui alimente le changement climatique sur le long terme.

💡 Astuce mémo

Taylor → tâches découpées ; Ford → voiture en série ; Charbon → coûts ↓ mais pollution ↑.

📖 10. Transports, agriculture et impacts sur les limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bilan carbone : Le bilan carbone est une estimation des émissions de gaz à effet de serre associées à une activité sur un périmètre donné.
  • Empreinte carbone : L’empreinte carbone regroupe les émissions de gaz à effet de serre liées à un produit, un service ou un système, sur son cycle de vie.
  • Limites planétaires : Les limites planétaires désignent des seuils environnementaux à ne pas dépasser pour préserver la stabilité du système Terre.
  • Agriculture biologique : L’agriculture biologique est un mode de production qui réduit fortement l’usage de produits chimiques de synthèse et privilégie des pratiques plus respectueuses du vivant.
  • AMAP : Les AMAP sont des associations qui organisent un approvisionnement régulier auprès d’agriculteurs locaux, souvent en agriculture biologique, avec paiement en avance.

📝 Points essentiels

  • Les fermes et activités agricoles représentent 22% du bilan de la production agricole.
  • Pour l’agriculture, la consommation de viande pèse fortement dans le bilan carbone, et l’usage d’engrais chimiques l’alourdit aussi.
  • Les transports pèsent 19% de l’empreinte carbone liée à l’agriculture.
  • Le transport routier de marchandises représente 76% des émissions liées au transport.
  • Le transport maritime représente 11% du bilan carbone du transport.
  • Le transport aérien est <1% des marchandises transportées par avion, mais atteint 5% dans le bilan carbone du transport.

💡 Astuce mémo

Viande + engrais + route = gros CO₂ ; avion = peu de flux mais gros impact.

📖 11. Alternatives agroalimentaires et circuits durables

🔑 Notions clés & Définitions

  • Budget carbone : Le budget carbone désigne la quantité totale de CO2 que l’on peut encore émettre avant de dépasser un niveau de réchauffement donné.
  • Neutralité carbone : La neutralité carbone correspond à un état où les émissions nettes sont compensées, de sorte que le CO2 n’augmente plus le stock atmosphérique.
  • Paquet Fit for 55 : Le paquet Fit for 55 est un ensemble de mesures européennes fixant un objectif de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2030.
  • Identité de Kaya : L’identité de Kaya décompose les émissions de CO2 en plusieurs facteurs explicatifs qui servent de leviers d’action.
  • Découplage absolu : Le découplage absolu est une situation où le PIB continue de croître tandis que les émissions de CO2 diminuent de façon continue.

📝 Points essentiels

  • Le budget carbone restant serait dépassé en moins de 30 ans si les émissions restent au même rythme qu’aujourd’hui.
  • L’UE vise la neutralité carbone d’ici 2050 via le Green Deal, avec l’idée d’absorber les émissions.
  • L’UE fixe un jalon 2030 avec Fit for 55 : -55% de gaz à effet de serre par rapport à 1990.
  • L’identité de Kaya sert à relier l’évolution des émissions de CO2 à des facteurs économiques et énergétiques, puis à définir des objectifs intermédiaires.
  • Le découplage absolu signifie croissance du PIB sans hausse continue des émissions, mais il n’est pas atteint à l’échelle mondiale.
  • Les améliorations d’intensité carbone et d’intensité énergétique existent mais restent trop lentes pour atteindre les objectifs des accords de Paris.

💡 Astuce mémo

Kaya = CO2 = facteurs à agir ; Découplage absolu = PIB ↑ mais CO2 ↓.

📖 12. Politiques climatiques : intensité, freins et acceptabilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intensité carbone : L’intensité carbone mesure la quantité de CO2 émise par unité d’activité ou d’énergie, et sert à suivre la décarbonation.
  • Intensité énergétique : L’intensité énergétique mesure la quantité d’énergie nécessaire pour produire une unité d’activité, et sert à suivre les gains d’efficacité.
  • Découplage absolu : Le découplage absolu correspond à une baisse des émissions malgré la hausse du PIB, grâce à la réduction des intensités carbone et énergétique.
  • Décroissance : La décroissance désigne l’idée qu’une baisse du PIB est nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques, via une société post-croissance.
  • Croissance durable : La croissance durable vise à poursuivre le progrès et le niveau de vie tout en réduisant fortement les émissions grâce à l’innovation et au découplage absolu.

📝 Points essentiels

  • Réduire le PIB par tête et donc le niveau de vie impliquerait des efforts très conséquents sur les intensités carbone et énergétique, ce qui heurte l’acceptabilité sociale.
  • Sur la longue période, la hausse du PIB par tête est associée à des indicateurs de développement humain (espérance de vie, scolarité, baisse du temps de travail).
  • En France, les émissions ont baissé d’environ 30% depuis 1990 tandis que le PIB par tête et la population ont augmenté, ce qui illustre un découplage absolu.
  • Entre 1990 et 2021, les émissions de CO2 reculent d’environ 23% et le PIB en volume progresse d’environ 55%, ce qui renforce l’idée de découplage absolu.
  • Le découplage absolu peut être contesté par des fuites de carbone, mais l’analyse citée attribue l’essentiel à la baisse de l’intensité carbone de l’énergie (47%) et à celle de l’intensité énergétique du PIB (36%).
  • Le dilemme Westphalien limite l’imposition climatique : les États souverains ne peuvent pas être contraints directement par un organisme international.

💡 Astuce mémo

Intensité = Carbone + Énergie ; Découplage absolu = émissions ↓ malgré PIB ↑ ; Freins = souveraineté + acceptabilité (Westphalie + gilets jaunes).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1942Ernst Mayr : définition de l’espèce (reproduction effective ou potentielle dans la nature)
1988Création du GIEC (par l’OMM et le PNUE)
2015Accords de Paris : objectif mondial d’émission nette nulle et limitation du réchauffement à 1,5°C
2023Rapport de synthèse du GIEC (publié en mars 2023)
2024Première année avec une hausse de la température moyenne de 1,5°C au-dessus de la période préindustrielle
2025Blanchissement/dépérissement des coraux présenté comme atteignant un point de bascule à l’automne 2025

📊 Tableaux de synthèse

Niveaux de biodiversité

NiveauDéfinitionExemple d’enjeu
GénétiqueDiversité des variantes génétiques au sein d’une population et entre populations d’une même espèceCapacité d’adaptation
SpécifiqueVariété et nombre d’espèces dans un écosystèmeChaînes alimentaires équilibrées
ÉcosystémiqueDiversité des habitatsRichesse des écosystèmes / capacité d’existence

Météo vs climat

NotionÉchelle de tempsCaractérisation
MétéoInstantanée (change d’heure en heure / jour à jour)Températures, humidité, vent à un instant et un lieu donnés
ClimatMoyenné sur plusieurs années (référence : 30 ans)Moyennes des températures, humidité et vent sur une période longue

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre biodiversité (Gènes/Espèces/Écosystèmes) avec “nombre d’espèces” seulement : le cours insiste sur 3 niveaux complémentaires.
  2. Croire que l’évolution est “le changement d’un individu” : c’est un changement progressif du patrimoine génétique au sein d’une population entre générations.
  3. Mélanger niche écologique et “habitat” : la niche correspond au rôle + conditions d’utilisation des ressources dans l’écosystème.
  4. Dire que les projections climatiques sont des prévisions : le cours précise qu’elles dépendent de scénarios d’émissions (SSP) et d’hypothèses socio-économiques.
  5. Penser que la vapeur d’eau est la cause principale additionnelle : le cours dit qu’elle amplifie via le réchauffement, mais que ses émissions humaines ne changent pas significativement sa concentration.
  6. Croire que le CO2 “disparaît” rapidement : le cours définit le temps de séjour comme une diminution de moitié, et rappelle que le CO2 persiste sur des centaines/ milliers d’années.
  7. Confondre décroissance et “baisse de PIB par choix immédiat” : le cours oppose décroissance (post-croissance) et croissance durable (découplage absolu via innovation), avec des croyances/faits différents.

✅ Checklist Examen

  1. Définir biodiversité, organisme vivant (5 fonctions + membrane + couplage), évolution, espèce (reproduction effective/potentielle dans la nature) et écosystème (biotiques + abiotiques).
  2. Expliquer comment l’évolution peut résulter de la sélection naturelle, de la sélection sexuelle ou d’événements aléatoires, et relier sélection naturelle à variations héritables et succès reproducteur.
  3. Décrire la niche écologique et donner l’idée “niche disponible → remplacement” quand une espèce diminue, ainsi que le rôle des cris d’alarme sur risque/déplacements/accès aux ressources.
  4. Classer les services écosystémiques en 4 catégories (approvisionnement, régulation, culturel, soutien) et rappeler que la biodiversité est nécessaire à l’efficacité/stabilité selon les contextes.
  5. Définir forçage radiatif et interpréter son signe : positif = déséquilibre énergétique qui s’accumule et réchauffe, puis relier gaz à effet de serre (≈99% N2/O2, effet dans le ~1% restant).
  6. Expliquer les mécanismes d’élimination des gaz à effet de serre (physiques, chimiques, interface atmosphère-surface) et le rôle des rayonnements qui cassent des molécules dans les couches supérieures.
  7. Distinguer GIEC (évaluation) et consensus scientifique (accord après validation + examen par les pairs), puis décrire le rôle des 3 groupes de travail (physique/impacts/solutions) et l’idée de résumé pour décideurs.
  8. Justifier la différence projections vs prévisions : scénarios SSP → forçage radiatif → réchauffement, et rappeler l’ordre de grandeur SSP1 (~1,5°C) vs SSP3 (>4°C) à la fin du siècle dans la source.
  9. Expliquer les risques (RFC/Reason For Concern) : à partir de >2°C, risques élevés voire très élevés, et l’idée que les scénarios autres que SSP1 dépassent 2°C autour de 2050.
  10. Définir point de bascule (seuil critique, changement significatif souvent irréversible) et citer au moins 3 exemples avec seuils/effets mentionnés (banquise/albédo, permafrost, AMOC, coraux, calottes glaciaires, etc.).
  11. Expliquer les limites planétaires : 9 limites, notion frontière vs limite, et donner au moins 3 exemples de limites (changement climatique, érosion de la biodiversité, changements d’usage des sols, cycle de l’eau douce,…
  12. Comparer décroissance et croissance durable à partir de l’identité de Kaya et du découplage absolu : pourquoi l’intensité carbone/énergie est jugée trop lente dans la décroissance, et pourquoi la croissance durable mise/

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1. Qu’est-ce qui définit le mieux la biodiversité ?

2. Quel énoncé correspond à la définition d’une espèce ?

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Biodiversité — définition ?

Diversité du vivant à tous les niveaux.

Organisme vivant — fonctions clés ?

Reproduction, évolution, métabolisme, membrane, couplage.

Évolution — mécanisme principal ?

Changements du patrimoine génétique au fil des générations.

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