Revision sheet: Introduction à l'Analyse des Correspondances

Plan du Cours

  1. Valorisation des données et décision
  2. Analyse préliminaire multivariée
  3. Tableau de contingence
  4. Indépendance et test du khi-deux
  5. Distance khi-deux et inertie
  6. Profils lignes et colonnes
  7. Représentation optimale des nuages
  8. Aide à l’interprétation
  9. Applications et histoire de l’AFC

1. Valorisation des données et décision

Notions clés & Définitions

  • Donnée brute : Une information collectée telle quelle, sans interprétation ni lien explicite avec une décision à prendre.
  • Transformation en information : Une étape de traitement qui donne du sens aux données brutes pour en faire des éléments actionnables pour l’analyse.
  • Système d’aide à la décision : Un dispositif qui combine analyse et connaissances pour aider à comprendre et choisir des actions à partir des données.
  • Analyse et valorisation : Un processus qui organise les données et leurs caractéristiques afin de fournir une compréhension exploitable du problème.

Points essentiels

  • La valorisation des données consiste à convertir des observations brutes en informations utiles pour guider la décision.
  • L’analyse préliminaire multivariée sert à hiérarchiser les facteurs liés aux variables avant de choisir une méthode de résolution adaptée.
  • L’approche AFC est présentée comme une technique exploratoire pour repérer des modèles d’association entre modalités de variables qualitatives complexes.
  • Dans l’exemple, la décision vise l’optimisation du contrôle en lien avec les interactions entre types de support et types de défauts.
  • La décision s’appuie sur une compréhension globale de la structure des données, pas sur une lecture isolée d’une variable.

2. Analyse préliminaire multivariée

Notions clés & Définitions

  • Analyse préliminaire : Approche initiale de statistique multivariée qui prépare les données en les organisant selon leur structure avant de choisir les méthodes d’analyse.
  • Méthodes descriptives : Famille de méthodes qui résume et met en évidence des relations dans les données, notamment via des analyses exploratoires comme l’AFC.
  • Partitionnement de données : Méthode de clustering qui divise un ensemble de données en groupes distincts, chacun supposé plus homogène que le reste.
  • Méthodes explicatives : Famille de méthodes qui cherchent à expliquer une variable en s’appuyant sur d’autres variables corrélées.

Points essentiels

  • La phase d’analyse préliminaire consiste à hiérarchiser les éléments et à traiter les données en fonction de leur structure.
  • Les méthodes descriptives servent à déterminer et hiérarchiser des facteurs corrélés aux données placées en colonnes, comme en analyse des correspondances.
  • Le partitionnement regroupe les individus en paquets considérés homogènes pour mieux explorer la structure des données.
  • La régression multiple approche une variable à partir d’autres variables corrélées, tandis que l’ANOVA mesure l’effet de variables explicatives catégorielles sur la loi d’une variable continue.

3. Tableau de contingence

Notions clés & Définitions

  • Tableau croisé : Un tableau de contingence met en correspond les modalités d’une variable qualitative V1 en lignes et d’une variable qualitative V2 en colonnes, avec les effectifs observés aux intersections.
  • Effectif conjoint : L’effectif xijx_{ij} est le nombre d’individus ayant simultanément la modalité ii de V1V1 et la modalité jj de V2V2.
  • Sommes marginales : Les sommes marginales xi.x_{i.} et x.jx_{.j} sont respectivement les totaux de la ligne ii et de la colonne jj, additionnant tous les effectifs associés.
  • Densité bivariée : La densité bivariée de l’échantillon fijf_{ij} est la proportion fij=1nxijf_{ij}=\frac{1}{n}x_{ij}, obtenue en divisant le tableau croisé par l’effectif total nn.

Points essentiels

  • L’effectif total du tableau vaut n=x..=ijxijn=x_{..}=\sum_i\sum_j x_{ij}, avec xi.=jxijx_{i.}=\sum_j x_{ij} et x.j=ixijx_{.j}=\sum_i x_{ij}.
  • On transforme le tableau croisé en probabilités en posant fij=xijnf_{ij}=\frac{x_{ij}}{n}, et la somme de toutes les densités vaut 1.
  • Les densités marginales fi.f_{i.} et f.jf_{.j} sont les probabilités associées aux lignes et aux colonnes via la somme des fijf_{ij} correspondants.
  • Les valeurs fijf_{ij} sont interprétées comme des probabilités jointes associées au couple (modalité de V1, modalité de V2).

Astuce mémo

x_ij : intersection des modalités ; f_ij = x_ij/n : “tout diviser par l’effectif total” pour passer aux probabilités.

4. Indépendance et test du khi-deux

Notions clés & Définitions

  • Indépendance des modalités : L’indépendance signifie qu’il n’y a pas d’interaction entre deux variables catégorielles observées dans le tableau de contingence.
  • Modèle d’indépendance : Le modèle d’indépendance décrit les effectifs attendus fijf_{ij}^* quand chaque modalité de la première variable ne dépend pas de la seconde.
  • Test d’indépendance χ2\chi^2 : Le test d’indépendance χ2\chi^2 compare les fréquences observées aux fréquences attendues sous l’hypothèse d’indépendance dans un tableau de contingence.
  • Hypothèse nulle H0H_0 : L’hypothèse nulle H0H_0 affirme que les deux variables sont indépendantes, ce qui donne fij=fi.f.jf_{ij}^*=f_{i.}f_{.j} pour tout i,ji,j.

Points essentiels

  • Le test d’indépendance χ2\chi^2 sert à décider si des écarts entre fréquences observées fijf_{ij} et attendues fijf_{ij}^* sont compatibles avec l’indépendance en tableau de contingence.
  • La statistique s’écrit comme une somme des écarts normalisés, typiquement χ2=i=1Ij=1J(fijfij)2fij\chi^2=\sum_{i=1}^{I}\sum_{j=1}^{J}\frac{(f_{ij}-f_{ij}^*)^2}{f_{ij}^*}.
  • La démarche du test est de calculer χ2\chi^2, déterminer les degrés de liberté, puis conclure en comparant à une valeur critique ou via la p-value.
  • Sous H0H_0, l’effectif attendu vérifie fij=fi.f.jf_{ij}^*=f_{i.}f_{.j}, équivalent à P(AB)=P(A)P(B)P(A\cap B)=P(A)P(B) pour deux événements correspondants aux modalités.
  • Les degrés de liberté du test valent df=(I1)(J1)df=(I-1)(J-1), donc I1I-1 et J1J-1 traduisent les marges non libres dans la table.
  • Dans l’exemple du cours, χ2=1170,534\chi^2=1170{,}534, df=5×13df=5\times 13, et comme p-value<2,2×1016\text{p-value}<2{,}2\times 10^{-16} on rejette l’indépendance.

Astuce mémo

Indépendance = attendu produit des marges : fij=fi.f.jf_{ij}^*=f_{i.}f_{.j}, donc χ2\chi^2 mesure l’écart entre fijf_{ij} et ce produit.

5. Distance khi-deux et inertie

Notions clés & Définitions

  • Distance khi-deux : La distance khi-deux quantifie l’écart entre deux profils lignes en sommant, sur les modalités, leurs différences pondérées par l’inverse des effectifs marginaux.
  • Centre gravité GI : Le centre gravité GI est le barycentre du nuage des profils lignes dans l’espace du tableau des correspondances.
  • Inertie totale Φ2 : L’inertie totale Φ2 mesure la dispersion globale du nuage des profils lignes autour de son centre, en lien avec l’hypothèse d’indépendance.
  • Inertie : L’inertie exprime la somme des contributions des points en fonction de leur distance au centre au carré, pondérée par leur poids.

Points essentiels

  • La distance entre deux profils lignes i1i_1 et i2i_2 s’écrit dχ22(i1,i2)=j=1J1f.j(fi1jfi1.fi2jfi2.)2d_{\chi^2}^2(i_1,i_2)=\sum_{j=1}^J\frac{1}{f_{.j}}\left(\frac{f_{i_1j}}{f_{i_1.}}-\frac{f_{i_2j}}{f_{i_2.}}\right)^2, ce qui pénalise davantage les écarts sur des modalités de faible effectif f.jf_{.j}.
  • La distance d’un profil ii au centre GIG_I s’écrit dχ22(i,GI)=j=1J(fijfi.f.j)2f.jfi.2d_{\chi^2}^2(i,G_I)=\sum_{j=1}^J\frac{(f_{ij}-f_{i.}f_{.j})^2}{f_{.j}f_{i.}^2}, et elle traduit l’écart du profil à l’indépendance.
  • Sous l’hypothèse H0H_0 d’indépendance, on a f.j=fijf_{.j}^*=f_{ij} pour chaque i,ji,j, si bien que les distances mesurent l’écart restant par rapport aux écarts attendus sous H0H_0.
  • L’inertie du nuage des profils lignes s’obtient en agrégeant les distances au centre avec les poids : Φ2=ifi.dχ22(i,GI)\Phi^2=\sum_i f_{i.}\,d_{\chi^2}^2(i,G_I), donc elle mesure la dispersion des profils autour du comportement sous indépendance.
  • Donner un poids fi.f_{i.} revient à faire dépendre l’inertie de la fréquence des modalités : plus une modalité est fréquente, plus elle influence la construction du nuage.

Astuce mémo

Pensez dχ2d_{\chi^2} = écarts ×\times (1/rareté) : le facteur 1/f.j1/f_{.j} rend les modalités rares “chères” dans la distance.

6. Profils lignes et colonnes

Notions clés & Définitions

  • Nuage NI : Un nuage de profils lignes représente les II profils lignes du tableau sur un espace factoriel de dimension au plus I1I-1.
  • Nuage NJ : Un nuage de profils colonnes représente les JJ profils colonnes du tableau sur un espace factoriel de dimension au plus J1J-1.
  • Représentation barycentrique exacte : Une carte asymétrique met les lignes en coordonnées principales et les colonnes en coordonnées barycentriques pour positionner précisément les profils.
  • Représentation quasi-barycentrique : Une carte quasi-barycentrique approximate l’autre nuage via un barycentre corrigé par rac1lambdas rac{1}{ lambda_s}, utile quand on ne peut pas tout représenter exactement.
  • Représentation superposée : Une représentation superposée place lignes et colonnes sur le même repère pour visualiser les associations, mais sans interpréter directement les inter-distances ligne-colonne.

Points essentiels

  • Le nombre de dimensions nécessaires pour représenter parfaitement un nuage de profils est au minimum min(I1,J1)\min(I-1,J-1), car une contrainte de rang fixe la dimension maximale utile.
  • Pour les profils lignes, le degré de liberté vaut I1I-1, donc NIN_I se représente dans un sous-espace de RI1\mathbb{R}^{I-1} (même logique pour NJN_J avec J1J-1).
  • Les nuages NIN_I et NJN_J ont la même inertie totale Φ2\Phi^2 et la même inertie projetée sur une même dimension ss (autrement dit une égalité des sommes des contributions sur ss).
  • La position d’une ligne sur la dimension ss est un barycentre des colonnes : les coordonnées s’écrivent avec Fsi=j=1JfijGsjF_s^i=\sum_{j=1}^J f_{ij}\,G_s^j (forme duale avec GsjG_s^j comme barycentre des lignes).
  • En représentation barycentrique exacte, deux cartes asymétriques existent selon si l’on met les lignes en coordonnées principales (colonnes barycentriques) ou l’on inverse (colonnes principales, lignes barycentriques).
  • En représentation superposée, l’inter-distance entre lignes et colonnes n’est pas interprétable : on privilégie l’analyse qualitative des associations et des proximités synthétiques.

7. Représentation optimale des nuages

Notions clés & Définitions

  • Coordonnées barycentriques : Les coordonnées barycentriques d’un ensemble sont calculées comme une moyenne pondérée des positions de l’autre ensemble, ce qui rend l’affectation « optimale » par barycentre.

Points essentiels

  • Il existe deux tracés asymétriques possibles : l’analyse en lignes ou en colonnes privilégie un côté et détermine quelles coordonnées sont principales et quelles coordonnées sont barycentriques.
  • En quasi-barycentrique, la coordonnée barycentrique de la colonne jj sur la dimension ss vaut Gsj=1λsi=1IIfijfi.FsiG_s^j=\frac{1}{\lambda_s}\sum_{i=1}^I\frac{I f_{ij}}{f_{i.}}\,F_s^i.
  • En quasi-barycentrique, la coordonnée barycentrique de la ligne ii sur la dimension ss vaut Fsi=1λsj=1JJfijf.jGsjF_s^i=\frac{1}{\lambda_s}\sum_{j=1}^J\frac{J f_{ij}}{f_{.j}}\,G_s^j.
  • En représentation superposée, l’inter-distance entre lignes et colonnes n’est pas interprétable ; on ne fait que des constats généraux sur le modèle.
  • En représentation superposée, l’interprétation est synthétique et la proximité des points reflète des associations pertinentes.

Astuce mémo

Superposé = Proximité exploitable, Distance ligne↔colonne inexploitable.

8. Aide à l’interprétation

Notions clés & Définitions

  • Contribution : La contribution mesure la part d’une modalité dans la formation d’un axe, ce qui indique quelles modalités « portent » le plus la dimension.
  • Cos2 : Le Cos2 mesure la qualité de représentation d’une modalité par rapport à un axe, plus il est grand, plus l’axe résume bien la modalité.
  • Modalités extrêmes : Les modalités extrêmes sont celles situées aux bords du tableau, et leur position peut être très informative mais aussi trompeuse pour l’interprétation de l’indépendance.
  • Ratio d’aspect : Le ratio d’aspect décrit le rapport d’étendue du nuage sur les axes, et influence la façon dont la déformation liée aux probabilités marginales rend les relations visibles.

Points essentiels

  • Quand une modalité comme FIGO est mal représentée sur les dimensions 1 et 2 (mais bien sur la 5), elle peut remettre en cause l’idée d’indépendance formulée au départ.
  • BOUCLETTE a une contribution extrêmement élevée sur la dimension 5 (90,2), ce qui explique qu’elle « s’exprime » surtout sur cet axe.
  • Les nuages de points d’AFC peuvent être visuellement déformés car l’axe de modalités comme « NON » est dilaté par sa probabilité marginale.
  • Avec un ratio d’aspect égal à 1, l’exemple montre que l’interprétation visuelle dépend aussi de la géométrie du nuage.
  • Les points se placent sur une ligne lorsque le nombre de dimensions optimales vaut min(I−1, J−1)=1.
  • Le mosaic plot d’AFC comptabilise les résidus par rapport à l’indépendance, ce qui permet d’observer des écarts sans tracer la métrique 32 des points.

Astuce mémo

FIGO bouscule l’indépendance: médiocre sur (1,2) mais très fort sur 5, tandis que BOUCLETTE explose en dim5 (90,2).

9. Applications et histoire de l’AFC

Notions clés & Définitions

  • Mosaic plot AFC : Un diagramme en mosaïque visualise les écarts entre les effectifs observés et ceux attendus sous l’hypothèse d’indépendance.
  • Analyse des réseaux : Une application de l’AFC consiste à représenter des flux, avec des lignes comme origine et des colonnes comme destination, afin d’interpréter des compositions croisées.
  • Hiérarchisation de données : Une application de l’AFC sert à organiser des modalités selon des dimensions factorielles, puis à relier ces axes à une gravité ou à des variables latentes.
  • ICE (axe CA1) : Une dénomination donnée au premier axe d’AFC dans une étude de complexité économique, utilisé ensuite pour l’ordination et le lien avec des indicateurs.
  • Histoire association statistique : Une mise en perspective relie l’essor de la corrélation (Galton puis Pearson) à l’idée d’utiliser l’AFC comme outil d’association pour des tableaux de contingence.

Points essentiels

  • Pour l’exemple « état de silence immunitaire » en COVID-19, la dimension CA2 est positivement associée à l’IL-1RA plasmatique et au nombre de neutrophiles, et négativement associée au nombre d’érythrocytes et à l’hémoglobine.
  • Dans l’étude sur mobilité Erasmus 2013-14, les profils lignes représentent les pays de départ et les profils colonnes les pays de destination pour analyser des compositions croisées.
  • Dans l’analyse réseaux, l’interprétation des coordonnées χ² des lignes se fait comme une composition des destinations vue depuis les pays de départ, et celle des coordonnées χ² des colonnes comme une composition des mobilités de départ vue depuis les destinations.
  • Dans van Dam et al. (2021) sur données exportateurs, le tableau présence-absence contient 234 pays en lignes et 1 239 produits en colonnes, et le premier axe CA1 (ICE) explique 3,5 % de la variation totale.
  • La taille de l’échantillon de l’étude de Galton est n = 934 enfants issus de m = 205 familles, avec p = 4 variables : taille de la fille, du fils, de la mère et du père.
  • Dans l’exemple de la table de Galton via AFC, l’inertie vaut Φ2 = χ2/N = 0,4404, donc Φ = 0,6636 et le coefficient de contingence C = Φ2/(1+Φ2) = 0,5529.

Astuce mémo

Galton → Pearson (corrélation) → AFC : on passe de l’association bivariée à l’association dans des tableaux de contingence.

Repères chronologiques

DateÉvénement
2013-14Étude mobilité Erasmus (2013-14) appliquée à l’AFC
2016Matrice présence-absence exportateurs en 2016 (234 pays × 1 239 produits)
2021Articles d’application AFC (COVID-19 et complexité économique) utilisant notamment CA1/ICE

Tableaux de synthèse

Méthodes en analyse préliminaire multivariée

FamilleObjectifExemples cités
DescriptivesRésumer/mettre en évidence des relationsAnalyse factorielle et analyse des correspondances ; détermination/hiérarchisation de facteurs corrélés ; AFC comme outil exploratoire
PartitionnementDiviser en paquets homogènesClustering (partitionnement de données)
ExplicativesExpliquer une variable via d’autres variablesRégression multiple ; ANOVA
Expérimentales/AFCExplorer des données catégorielles complexesAFC : identifier modèles d’association/dissociation et les visualiser

Représentations en AFC (lignes/colonnes)

Type de carteRôle des coordonnéesInterprétation des distances
Barycentrique exacteLignes en coordonnées principales et colonnes en barycentriques (ou inverse)Distances inter-lignes↔colonnes non directement interprétées (pas la lecture de la section superposée)
Quasi-barycentriqueBarycentres corrigés par 1/λs (approximation)Utilisée pour approximer l’autre nuage
SuperposéeLignes et colonnes sur le même repèreInter-distance ligne↔colonne inutilisable ; proximité exploitable pour associations

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre tableau croisé et densités : il faut diviser par l’effectif total n pour obtenir f_ij, sinon on compare des effectifs et des probabilités.
  2. Penser que grande fréquence jointe = forte association : sous l’indépendance, l’attendu est f_ij* = f_i. f_.j, donc il faut un test (χ²) ou une lecture via profils.
  3. Se tromper sur les degrés de liberté : df = (I−1)(J−1) (ou I−1 et J−1 ne “donnent” pas le même nombre d’éléments libres à la fois).
  4. Utiliser la distance χ² comme une distance “symétrique classique” : elle pénalise plus les modalités rares via le facteur 1/f_.j (et donc interprétation spécifique).
  5. Croire que “superposée” permet d’interpréter directement les distances entre lignes et colonnes : le cours dit que l’inter-distance ligne↔colonne n’est pas interprétable.
  6. Interpréter mal un point mal représenté : une modalité peut être mal représentée sur dim1-2 mais bien sur dim5, ce qui peut remettre en cause l’indépendance “au départ”.
  7. Oublier l’effet du ratio d’aspect : la géométrie (dilatation d’un axe par sa probabilité marginale) peut déformer la lecture visuelle des associations.

Checklist Examen

  1. Savoir définir donnée brute vs information (valorisation) et expliquer le rôle du système d’aide à la décision (analyse + connaissances).
  2. Être capable de décrire l’analyse préliminaire multivariée : hiérarchiser les éléments selon la structure, puis choisir une méthode.
  3. Distinguer méthodes descriptives, partitionnement (clustering) et méthodes explicatives, avec les exemples cités (AFC, clustering, régression multiple, ANOVA).
  4. Construire/relire un tableau de contingence : x_ij, x_i., x_.j, x_.. = n, puis obtenir les densités f_ij = x_ij/n dont la somme vaut 1.
  5. Interpréter f_ij comme probabilité jointe du couple (modalité V1, modalité V2) et reconnaître que f_i. et f_.j sont les marginales correspondantes.
  6. Énoncer le modèle d’indépendance pour le test χ² : f_ij* = f_i. f_.j et l’égalité P(A∩B)=P(A)P(B) pour deux événements de modalités.
  7. Expliquer la procédure du test χ² en 3 étapes : calcul de la statistique, détermination des degrés de liberté, décision via valeur critique ou p-value.
  8. Relier distance khi-deux et inertie à l’indépendance : distances entre profils, centre gravité, puis inertie Φ² = Σ_i f_i. d²(i,G_I) (et compréhension “dispersion vs indépendance”).
  9. Savoir les dimensions utiles à la représentation parfaite : au minimum min(I−1, J−1), et comprendre que la somme des coordonnées impose la dimension/ddl (J−1 pour le nuage lignes, I−1 pour le nuage colonnes).
  10. Expliquer la dualité lignes/colonnes en AFC : même inertie totale Φ² et mêmes inerties projetées sur une dimension, et barycentre des coordonnées (ligne = barycentre des colonnes, et inverse).
  11. Distinguer cartes barycentrique exacte, quasi-barycentrique (avec 1/λ_s), et superposée (distance ligne↔colonne non interprétable, mais proximité exploitable).
  12. Savoir interpréter contribution et cos² : contribution indique quelles modalités “portent” l’axe, cos² la qualité de représentation sur l’axe, et utiliser ces métriques avec l’exemple FIGO/BOUCLETTE.

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1. Quelle transformation permet de passer d’une donnée brute à une information utile pour guider une décision ?

2. Quel est le rôle principal d’un système d’aide à la décision ?

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Valorisation des données — rôle ?

Transformer données brutes en informations exploitables.

Analyse préliminaire — objectif ?

Hiérarchiser facteurs et structurer les données.

Tableau de contingence — effectif ?

Nombre d’individus pour chaque couple de modalités.

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