Revision sheet: Introduction à l'évolution et enjeux de l'environnement

Plan du Cours

  1. Évolution de la notion d’environnement
  2. Environnement et tensions géopolitiques
  3. Histoire de l’environnement
  4. Forêt française : exploitation et contrôle
  5. Forêt française : usages et durabilité
  6. Variations climatiques et impacts historiques
  7. Réactions des sociétés au climat
  8. Prise de conscience du réchauffement
  9. Gouvernance climatique internationale
  10. États-Unis et politique climatique

1. Évolution de la notion d’environnement

Notions clés & Définitions

  • Environnement : L’environnement désigne ce qui entoure et influence les êtres vivants, incluant des facteurs physiques, chimiques, biologiques et aussi des facteurs sociaux.
  • Viron : Viron est le radical de l’ancien français à l’origine du mot environnement, lié à l’idée de tour et de cercle.
  • Nature : La nature ne recouvre pas entièrement l’environnement, car elle peut exclure ce qui est construit par les sociétés.
  • Écologie : L’écologie ne se confond pas avec l’environnement, car l’environnement renvoie à l’ensemble des éléments et influences.
  • Développement durable : Le développement durable n’est pas synonyme d’environnement : il constitue une composante de la prise en compte des enjeux écologiques.

Points essentiels

  • Le terme environnement apparaît au Moyen Âge en France (XIIe-XIIIe siècles) pour dire ce qui entoure un organisme.
  • Au XVIIe siècle en Angleterre, le terme renvoie à l’ensemble des éléments naturels et phénomènes physiques autour d’un organisme vivant.
  • Au XIXe siècle, l’usage du mot se répand avec l’urbanisation et l’industrialisation.
  • À partir des années 1970, la préoccupation écologique devient centrale car la croissance des Trente Glorieuses semble sans limites.
  • En 1970, le discours de G. Pompidou à Chicago alerte sur le risque de destruction de la nature et la pénurie d’air et d’eau.

Astuce mémo

Moyen Âge: l’environnement, c’est ce qui entoure (viron=tour). XVIIe: autour d’un organisme. XIXe: urbanisation/industrie. Années 1970: choc écologique.

2. Environnement et tensions géopolitiques

Notions clés & Définitions

  • Inégalités écologiques : Notion décrivant que les populations les plus exposées aux dégradations ne sont pas forcément celles qui ont l’empreinte écologique la plus forte.
  • Réfugiés climatiques : Catégorie désignant des personnes contraintes de quitter leur lieu de vie en raison d’effets liés au climat et à ses dégradations.
  • Ressources environnementales : Ensemble de ressources dont l’exploitation ou la protection devient un enjeu stratégique pour différents acteurs, ce qui accroît les tensions.

Points essentiels

  • Les dégradations environnementales touchent davantage les sociétés fragiles, moins équipées pour s’adapter et moins résilientes face aux catastrophes.
  • Dans les rapports de force géopolitiques, l’environnement devient un terrain d’opposition entre États, ONG et firmes (FTN).
  • La protection de l’environnement et l’appropriation/contrôle des ressources s’opposent, ce qui peut provoquer tensions et conflits.
  • Le contrôle de l’Arctique illustre comment l’environnement alimente des rivalités entre acteurs pour des espaces et ressources convoités.
  • Les modifications climatiques peuvent amplifier l’intensité des tensions autour de l’accès à l’eau, dans une dynamique de « guerre de l’eau ».

Astuce mémo

Inégalité → adaptation faible ; Rivalités → contrôle des ressources ; Climat → eau et déplacements.

3. Histoire de l’environnement

Notions clés & Définitions

  • Histoire de l’environnement : Sous-discipline de l’histoire qui étudie les liens entre les sociétés humaines et les milieux naturels, en suivant l’évolution de ces interactions.
  • Histoire du climat depuis l’an mil : Ouvrage d’Emmanuel Le Roy Ladurie publié en 1967, qui relie le climat à des dynamiques historiques et politiques.
  • Tragédie des biens communs : Article de Garrett Hardin publié en 1968, qui alerte sur les atteintes à l’environnement et influence ensuite des recherches scientifiques et politiques.
  • Agence américaine de protection de l’environnement : Institution créée aux États-Unis à la suite de l’essor des préoccupations environnementales, avec un rôle lié à la protection de l’environnement.
  • Crise agricole liée au climat : Situation où de mauvaises récoltes sont expliquées par des phénomènes climatiques, pouvant créer un contexte politique instable.

Points essentiels

  • L’histoire de l’environnement s’étend de l’étude de la nature et des phénomènes (climat, animaux) jusqu’à l’analyse des politiques publiques environnementales, en mettant l’accent sur les interactions sociétés-milieux.
  • La discipline se développe aux États-Unis dans les années 1970, en lien avec la montée des mouvements écologistes inquiets de la pression sur les ressources et de la dégradation de l’environnement.
  • L’article de Garrett Hardin « The Tragedy of the Commons » est publié en 1968 dans la revue Science et contribue à ouvrir des champs de recherche en biologie, sociologie, sciences politiques et géographie.
  • En 1967, Emmanuel Le Roy Ladurie publie « l’histoire du climat depuis l’an mil » et met en relation climat et mouvements politiques.
  • Les révolutions de 1789 et 1848 se déroulent dans un contexte de crise agricole associée à de mauvaises récoltes liées à des phénomènes climatiques.

Astuce mémo

Hardin 1968 Science → recherches + création de l’Agence américaine de protection de l’environnement.

4. Forêt française : exploitation et contrôle

Notions clés & Définitions

  • Droit d’usage seigneurial : Le droit d’usage seigneurial est un cadre légal qui autorise les populations à utiliser la forêt selon une permission accordée par le seigneur.
  • Administration des Eaux et Forêts : L’administration des Eaux et Forêts est une structure royale créée pour encadrer et organiser la gestion des forêts à partir de la fin du XIIIe siècle.
  • Code forestier de 1669 : Le code forestier de 1669 est une grande ordonnance royale visant à réglementer la gestion forestière et à restaurer la ressource en assurant son renouvellement.
  • Code forestier de 1827 : Le code forestier de 1827 est une loi qui renforce la protection en restreignant le droit d’usage paysan, notamment contre le défrichement et des usages non autorisés.
  • Guerre des Demoiselles : La guerre des Demoiselles est un conflit rural (1829-1830) où des paysans déguisés s’opposent aux gardes forestiers pour accéder à la forêt.

Points essentiels

  • Au Moyen Âge, l’exploitation repose surtout sur les communautés villageoises (bois mort, pacage), avant une réglementation par le droit d’usage seigneurial.
  • En 1291, Philippe IV le Bel crée l’administration des Eaux et Forêts pour prendre en charge la gestion forestière par l’État.
  • En 1346, Philippe VI instaure le premier code forestier.
  • La grande ordonnance de 1669, largement rédigée par Colbert, vise la protection et la restauration pour sécuriser une réserve stratégique de bois, notamment pour les navires.
  • Malgré l’ordonnance et le code de 1827, la superficie forestière continue de reculer, passant de 25 millions d’hectares vers l’an mille à 7,5 millions en 1827.

Astuce mémo

État d’abord : 1291 Eaux et Forêts, puis 1669 Ordonnance, puis 1827 Code ; à chaque étape, l’accès local se resserre jusqu’à la Guerre des Demoiselles (1829-1830).

5. Forêt française : usages et durabilité

Notions clés & Définitions

  • Fonds forestier national : Un fonds public créé à partir de 1946 pour dresser l’inventaire de l’état des forêts et financer leur restauration et régénération afin de répondre aux besoins économiques.
  • Office national des forêts : Un organisme créé en 1964 chargé de gérer et protéger des forêts domaniales, communales et de particuliers, tout en assurant information du public et exploitation encadrée.
  • Nouveau Code forestier 2016 : Un cadre réglementaire adopté en 2016 pour organiser la gestion des forêts françaises, notamment avec des mesures contre le défrichement, les incendies et l’érosion naturelle.
  • Filière bois renouvelable : Un secteur économique lié à l’exploitation forestière qui fournit de l’énergie renouvelable et de l’emploi, tout en s’inscrivant dans une logique durable.

Points essentiels

  • La reconstruction après 1946 répond à des forêts détériorées par les guerres et par la fragilisation liée au manque d’entretien, notamment avec l’exode rural.
  • L’ONF gère environ 25% de la forêt française et combine protection, gestion pour l’exploitation et information du public.
  • Le Code forestier de 2016 prévoit une lutte contre le défrichement et les incendies et vise aussi à freiner l’érosion naturelle des forêts.
  • La France plante environ 80 millions d’arbres chaque année selon le ministère chargé de l’Environnement.
  • La forêt remplit des fonctions sociale et récréative, économique et énergétique, et environnementale en absorbant le CO2 pour limiter les émissions de GES.
  • La filière bois représente 42% de la production d’énergie renouvelable et près de 450 000 emplois.

Astuce mémo

Loisir–Bois–Carbone : la forêt sert au quotidien, produit l’énergie, et absorbe le CO2.

6. Variations climatiques et impacts historiques

Notions clés & Définitions

  • Optimum climatique médiéval : Période de réchauffement située entre 900 et 1300, associée à des étés plus chauds et des hivers moins longs.
  • Petit Âge glaciaire : Période de refroidissement s’étendant jusqu’au milieu du XIXe siècle, caractérisée par des hivers rigoureux et une avance des glaciers.
  • Famine de 1693 : Crise de subsistance en France décrite comme ayant entraîné 1 300 000 morts durant la phase de refroidissement.
  • Éruption du Tambora 1815 : Éruption volcanique en Indonésie qui provoque un refroidissement général du climat via des cendres occultant durablement le rayonnement solaire.
  • Peste noire (1347-1352) : Période de mortalité majeure associée, dans le cours, à un contexte européen où le retour d’épidémies est rapproché du froid.

Points essentiels

  • Entre 900 et 1300, le réchauffement favorise l’agriculture et s’accompagne d’une dynamique démographique européenne (20-25 millions vers 900, puis 70-80 millions vers 1300).
  • Le Petit Âge glaciaire (jusqu’au milieu du XIXe siècle) s’exprime par des hivers longs et rigoureux, des fleuves gelés et des étés froids, avec avancée des glaciers.
  • Le changement climatique impacte les récoltes : des mauvaises récoltes conduisent à des crises de subsistance, puis à famines et surmortalité, comme en France en 1693 avec 1 300 000 morts.
  • Le cours cite des témoignages pendant le froid (Seine gelée, vendanges sous la neige) qui illustrent l’ampleur des difficultés matérielles.
  • En 1815, l’éruption du Tambora déclenche un refroidissement global dû aux cendres qui réduisent durablement l’ensoleillement.

Astuce mémo

Optimum = chaleur utile (900-1300) ; Petit Âge glaciaire = froid qui casse les récoltes (jusqu’au XIXe) ; Tambora = “nuage de cendres” = refroidissement mondial (1815).

7. Réactions des sociétés au climat

Notions clés & Définitions

  • Chasses aux sorcières : Les chasses aux sorcières sont des persécutions visant des supposés responsables des mauvaises récoltes et catastrophes climatiques, souvent nourries par des croyances populaires.
  • Prières et processions : Les prières et processions sont des pratiques collectives organisées par les populations pour demander à Dieu d’adoucir la météo après des inondations ou tempêtes.
  • Charité du clergé : La charité du clergé désigne l’aide apportée en priorité aux plus démunis par le clergé quand des aléas climatiques provoquent détresse et pénuries.
  • Réquisition des grains : La réquisition des grains est une mesure royale consistant à prendre des grains pour approvisionner les villes et prévenir les émeutes liées aux pénuries.
  • Loi du maximum général : La loi du maximum général est une règle adoptée pendant la Révolution qui encadre les prix des produits de première nécessité en fixant un prix maximum.

Points essentiels

  • Au Moyen Âge et au début de l’époque moderne, les aléas climatiques sont fréquemment attribués à des forces surnaturelles, ce qui alimente la recherche de responsables.
  • Les populations organisent des prières et des processions en voyant les tempêtes ou inondations comme des punitions divines à expier par la piété.
  • Le clergé intervient surtout par charité chrétienne pour assister les plus démunis, tandis que des particuliers peuvent aussi prendre des mesures d’urgence.
  • Louis XIV impose la réquisition des grains pour ravitailler les villes et éviter les émeutes urbaines liées aux pénuries.
  • En 1788, Necker interdit l’exportation des grains et lance un circuit d’importation depuis les États-Unis pour répondre aux manques.
  • En 1793, la Convention nationale adopte la loi sur l’accaparement avec peine de mort et la loi du maximum général pour limiter les prix des produits essentiels.

Astuce mémo

Catastrophe → explication surnaturelle (sorcellerie) ou punition divine (prières), puis gestion matérielle (grains, prix).

8. Prise de conscience du réchauffement

Notions clés & Définitions

  • Guerres climatiques : Les guerres climatiques désignent la crainte de conflits entre populations poussées par des tensions démographiques et alimentaires liées au dérèglement climatique.
  • Instrumentalisation politique : L’instrumentalisation politique consiste à exploiter les crises climatiques pour favoriser des objectifs portés par des acteurs nationalistes ou terroristes.
  • Consensus scientifique : Le consensus scientifique affirme que les origines du changement climatique sont anthropiques, même si cet avis n’emporte pas l’adhésion de tous les dirigeants politiques.
  • Gouvernance climatique : La gouvernance climatique regroupe les dispositifs internationaux issus de la prise de conscience, organisant à la fois des coopérations et des rapports de force.

Points essentiels

  • Le réchauffement rend les événements climatiques plus extrêmes et plus fréquents, provoquant migrations forcées par la montée des eaux, érosion des côtes, désertification, tempêtes et sécheresses avec incendies.
  • Le climat devient un enjeu géopolitique, car les conséquences du dérèglement font craindre des conflits « climatiques » liés à la pression sur les populations et les ressources.
  • Des spécialistes redoutent que des effets comme les famines et le manque d’accès aux ressources soient utilisés par des agitateurs nationalistes ou terroristes profitant de la déstabilisation.
  • Même si l’explication anthropique est largement admise par les scientifiques, certains dirigeants n’y adhèrent pas, créant des tensions sur la responsabilité dans les accords internationaux.
  • La prise de conscience a favorisé l’émergence d’une gouvernance climatique, portée à la fois par des coopérations et des rapports de force entre États.

Astuce mémo

Crise climatique → conflits redoutés (guerres) et manipulations → gouvernance issue de la prise de conscience.

9. Gouvernance climatique internationale

Notions clés & Définitions

  • COP 21 : Sommet international tenu à Paris qui permet d’aboutir à l’Accord de Paris, entré en vigueur en 2016.
  • Accord de Paris : Accord climatique visant à limiter l’élévation des températures à 2° par rapport à l’ère préindustrielle et à organiser une répartition des efforts entre pays.
  • Justice climatique : Revendiation qui s’appuie sur une responsabilité commune mais différenciée, en insistant sur la prise en compte des positions du Sud.
  • Droit au développement : Revendiation selon laquelle un pays en développement qui réduit ses émissions doit pouvoir poursuivre son développement, notamment en accèsant des technologies propres et des financements.
  • Fonds vert : Mécanisme créé en 2009 à Copenhague, destiné à financer les pays les plus pauvres pour faire face au réchauffement et soutenir un développement plus écologique.

Points essentiels

  • L’Accord de Paris vise à limiter la hausse des températures à 2° par rapport à l’ère préindustrielle et à répartir les efforts entre pays industrialisés, émergents et pauvres.
  • L’accord met en avant la responsabilité historique des pays du Nord et exige que les revendications des pays du Sud soient intégrées aux négociations.
  • La « justice climatique » défend le principe d’une responsabilité commune mais différenciée face aux pays qui ont le plus pollué par le passé.
  • Le « droit au développement » justifie que la réduction des gaz à effet de serre ne bloque pas la poursuite du développement des pays en émergence, avec besoin de technologies propres et de financements.
  • Le Fonds vert prévoit 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour aider les nations les plus pauvres, mais l’absence de mécanisme de sanction relativise le caractère contraignant.
  • La COP 27 crée un Fonds « pertes et dommages » pour compenser des dégâts déjà constatés dans les pays du Sud, tandis que les COP 28 et 29 précisent des rendez-vous internationaux (Dubaï du 30 novembre au 12 décembre 2023, puis Bakou du 11 au 22 novembre).

Astuce mémo

Nord: responsabilité historique et effort financier; Sud: justice climatique et droit au développement (Fonds vert puis pertes et dommages).

10. États-Unis et politique climatique

Notions clés & Définitions

  • Clean Air Act : Loi américaine de 1970 visant à améliorer la qualité de l’air en renforçant la réglementation environnementale.
  • Agence pour la protection de l’environnement EPA : Organisme fédéral créé en 1971 chargé de gérer et d’appliquer la politique de protection de l’environnement aux États-Unis.
  • Clean Water Act : Loi américaine de 1977 destinée à protéger les eaux et à limiter les pollutions.
  • We are still in : Coalition née en 2017 rassemblant villes, États et entreprises qui s’engagent à respecter l’Accord de Paris malgré le retrait fédéral.

Points essentiels

  • Les États-Unis retirent leur engagement de l’Accord de Paris sous Donald Trump, qu’ils jugent financièrement intolérable pour le pays.
  • Sous Barack Obama, les États-Unis signent l’Accord de Paris en 2015.
  • Joe Biden fait revenir les États-Unis dans l’Accord de Paris dès 2021.
  • Une coalition « We are still in » réunit plus de 200 villes, 10 États et environ 1 700 entreprises dès 2017 pour continuer des actions de réduction des émissions.
  • La Californie vise une alimentation 100% en énergies renouvelables et neutres en carbone d’ici 2045.
  • Le New York vote une loi visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre l’objectif « zéro carbone » à l’horizon 2050.

Astuce mémo

Nixon-1970 Air ; EPA-1971 ; Carter-1977 Water ; puis alternance Paris : Obama signe 2015, Trump retire, Biden revient 2021.

Repères chronologiques

DateÉvénement
XIIème/XIIIème siècleApparition du terme « environnement » en France pour désigner ce qui entoure / ce qui est aux alentours de.
XVIIeRéapparition du terme en Angleterre pour désigner l’ensemble des éléments naturels et phénomènes physiques qui environnent un organisme vivant.
XIXe siècleExtension de l’emploi du mot « environnement » avec l’urbanisation et l’industrialisation.
années 1970Prise de conscience des problématiques écologiques (préoccupation écologique récente).
28 février 1970Discours de G. Pompidou à Chicago : risque de destruction de la nature et pénurie d’air et d’eau.
1971Création de la première ONG environnementale Greenpeace.
1972Sommet de la Terre à Stockholm (ONU) et publication du rapport « Les Limites à la croissance » (Meadows) / création du PNUE (cette même année).
1973Premier ministère dédié à l’environnement en France.
1979Première conférence mondiale sur le climat (Genève).
1987Rapport Brundtland « notre avenir à tous » : définition du développement durable.

Tableaux de synthèse

Ne pas confondre : environnement / nature / écologie / développement durable

NotionCe que dit le cours
EnvironnementCe qui entoure et influence les êtres vivants (agents physiques, chimiques, biologiques + facteurs sociaux).
NatureNe recouvre pas entièrement l’environnement (elle peut exclure ce qui est construit).
ÉcologieNe se confond pas avec l’environnement (l’environnement renvoie à l’ensemble des éléments et influences).
Développement durableN’est pas synonyme : c’est une composante de la prise en compte des enjeux écologiques.

Réactions face aux crises climatiques : sociétés vs État

ActeursActions citées dans le cours
Sociétés (religieux / populaires)Chasses aux sorcières ; prières et processions pour adoucir la météo.
ClergéCharité chrétienne pour aider les plus démunis.
Pouvoirs politiques (jusqu’à la Révolution)Réquisitions / aménagements pour limiter les famines et leurs effets (ex. réquisition des grains par Louis XIV).
Pouvoirs politiques (Révolution)Loi sur l’accaparement (peine de mort) + loi du maximum général (prix maximum).

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « environnement » et « nature » : l’environnement inclut aussi ce qui est construit et les facteurs sociaux, pas seulement le biophysique.
  2. Croire que l’écologie et l’environnement sont identiques : le cours distingue l’ensemble des influences (environnement) de la discipline (écologie).
  3. Penser que le développement durable est synonyme d’environnement : c’est une composante de la prise en compte des enjeux écologiques.
  4. Attribution erronée : confondre l’objectif des mesures d’État (limiter famines/émeutes via contrôle des grains et des prix) avec la seule explication religieuse des aléas.
  5. Mélanger les deux grandes phases climatiques : optimum médiéval (900-1300, réchauffement) vs Petit Âge glaciaire (jusqu’au milieu du XIXe, froid, récoltes perturbées).
  6. Oublier le rôle géopolitique du climat : le cours insiste sur la « guerre de l’eau » et les réfugiés climatiques comme moteurs de tensions.
  7. Erreur sur les accords : confondre CCNUCC (signée en 1992, entrée en vigueur en 1994) et accord de Paris/COP 21 (Paris 2015, objectif « dessous des 2°C », entré en vigueur en 2016).

Checklist Examen

  1. Définir l’environnement (agents physiques, chimiques, biologiques + facteurs sociaux) et rappeler l’origine du terme « environ/viron » et son évolution chronologique (France XIIe/XIIIe, Angleterre XVIIe, diffusion XIXe).
  2. Expliquer pourquoi l’environnement ne se confond ni avec la nature, ni avec l’écologie, ni avec le développement durable (en tant que composante).
  3. Présenter la prise de conscience écologique « années 1970 » : contexte des Trente Glorieuses, discours de Pompidou du 28 février 1970 et autres jalons (rapport Meadows 1972, Greenpeace 1971, Sommet de Stockholm 1972).
  4. Citer la trajectoire du développement durable : définition Brundtland (commission, « notre avenir à tous ») et mise en place internationale avec Rio (1992) puis entrée en vigueur de la CCNUCC (1994).
  5. Justifier que l’environnement devient un enjeu politique et géopolitique : inégalités écologiques, appropriations/contrôles des ressources et exemples (Arctique, « guerre de l’eau », réfugiés climatiques).
  6. Définir l’histoire de l’environnement et montrer son champ : relations sociétés-milieux, du climat/animaux jusqu’aux politiques publiques ; préciser discipline née dans les années 1970 aux États-Unis.
  7. Expliquer deux apports bibliographiques du cours : Hardin (article « The Tragedy of the Commons », 1968) et Le Roy Ladurie (1967) + lien climat/politiques (révolutions 1789 et 1848 en contexte de crise agricole).
  8. Décrire la gestion forestière française comme ressource exploitée et protégée : acteurs étatiques (Eaux et Forêts 1291, Code forestier 1669 puis 1827 dans la continuité) et résultat (recul puis tension d’usage).
  9. Expliquer la logique exploitation/protection et les tensions : « guerre des Demoiselles » (1829-1830) et tensions actuelles entre usagers (écologistes/éleveurs, promeneurs/chasseurs, conflits type ZAD).
  10. Présenter le rôle des politiques forestières récentes : Fonds forestier national (dès 1946), création de l’ONF (1964), nouveau Code forestier (2016) et fonctions actuelles (sociale, économique, environnementale, énergétique/CO2).
  11. Raconter l’approche historique du changement climatique : phases (optimum médiéval 900-1300 puis Petit Âge glaciaire jusqu’au milieu du XIXe), impacts (récoltes, crises de subsistance, famine de 1693) et causes naturelles citées (Tambora 1815).
  12. Expliquer les réactions et politiques : sociétés (superstitions, prières, chasses aux sorcières) vs État (réquisitions des grains ; Necker 1788 ; lois de 1793 : accaparement et maximum général), puis l’émergence de la gouvernance climatique (COP 21, justice climatique, droit au développement, Fonds vert, COP 27/28/29).

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1. Quel élément fait partie de la définition de l’environnement proposée ici ?

2. À partir de quelle période le mot « environnement » se diffuse-t-il en France avec l’urbanisation et l’industrialisation ?

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Évolution du terme environnement

Apparu au Moyen Âge, puis au XIXe siècle, avec une prise de conscience écologique dans les années 1970.

Environnement — définition ?

Ce qui entoure et influence les êtres vivants, agents physiques, chimiques, biologiques et sociaux.

Viron — origine du mot ?

Radical ancien français signifiant tour ou cercle.

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