Revision sheet: Introduction aux Ondes et Interactions

📋 Plan du Cours

  1. Signaux et ondes mécaniques
  2. Diffraction et ondes lumineuses
  3. Structure nucléaire et radioactivité
  4. Équivalence masse-Ă©nergie
  5. DipĂŽle RC
  6. DipĂŽle RL
  7. Oscillations libres dans un circuit RLC
  8. Mécanique de Newton
  9. SystÚmes oscillants et résonance
  10. Travail et énergie du ressort
  11. Interactions gravitationnelle et électrostatique

📖 1. Signaux et ondes mĂ©caniques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Signal mĂ©canique : Un signal mĂ©canique est une perturbation de courte durĂ©e qui se propage dans un milieu matĂ©riel Ă©lastique en provoquant des dĂ©formations du milieu.
  • DĂ©formation transversale : Une dĂ©formation transversale est une dĂ©formation orthogonale Ă  la direction de propagation, comme sur une corde ou Ă  la surface de l’eau.
  • Onde mĂ©canique progressive : Une onde mĂ©canique progressive est la propagation, dans un milieu matĂ©riel, d’une succession de signaux Ă©mis par un systĂšme vibratoire et qui s’éloignent de la source.
  • Oscillation : Une oscillation est le mouvement d’un systĂšme qui se fait de part et d’autre d’une position d’équilibre et correspond Ă  un aller-retour.
  • CĂ©lĂ©ritĂ© d’une onde : La cĂ©lĂ©ritĂ© est la vitesse de dĂ©placement de la dĂ©formation dans un milieu homogĂšne, isotrope et infini.

📝 Points essentiels

  • Un mouvement vibratoire se dĂ©finit par des allers et retours autour d’une position moyenne, et un aller-retour correspond Ă  une oscillation.
  • Un signal est longitudinal si ses dĂ©formations sont parallĂšles Ă  la direction de propagation, comme compression et Ă©longation d’un ressort.
  • Les ondes sonores sont des ondes mĂ©caniques longitudinales qui nĂ©cessitent un milieu matĂ©riel Ă©lastique et ne se propagent pas dans le vide.
  • Dans un milieu homogĂšne, isotrope et infini, la cĂ©lĂ©ritĂ© d’une onde progressive est constante et ne dĂ©pend pas, en gĂ©nĂ©ral, de la forme ou de l’amplitude de l’onde.
  • L’amortissement correspond Ă  une diminution d’amplitude liĂ©e aux frottements, alors que l’attĂ©nuation correspond Ă  une rĂ©partition sur des sphĂšres ou cercles de plus en plus grands.
  • Quand deux signaux de mĂȘme nature se croisent, la dĂ©formation rĂ©sultante est la somme algĂ©brique des dĂ©formations et, aprĂšs croisement, ils repartent sans ĂȘtre modifiĂ©s.

📖 2. Diffraction et ondes lumineuses

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Diffraction : La diffraction est l’élargissement d’un faisceau d’onde quand il rencontre un obstacle ou passe par une ouverture de taille comparable, ce qui modifie sa forme.
  • Ouverture vs longueur d’onde : La diffraction dĂ©pend du rapport entre la dimension d de l’ouverture et la longueur d’onde λ de l’onde incidente.
  • Indice de rĂ©fraction n : L’indice de rĂ©fraction d’un milieu transparent est le rapport entre la cĂ©lĂ©ritĂ© de la lumiĂšre dans le vide et sa cĂ©lĂ©ritĂ© dans ce milieu.
  • Dispersion de la lumiĂšre : La dispersion est la dĂ©pendance de la cĂ©lĂ©ritĂ© (donc de l’indice) de la lumiĂšre en fonction de la frĂ©quence, ce qui sĂ©pare les couleurs.

📝 Points essentiels

  • Si une onde rencontre un obstacle ou une ouverture, le faisceau s’élargit : les ondes peuvent contourner l’obstacle.
  • Si l’ouverture vĂ©rifie d≈λ ou d<λ, l’onde est diffractĂ©e et prend une forme sphĂ©rique (ou circulaire) centrĂ©e sur l’ouverture.
  • Si d≄λ, l’onde passe sans ĂȘtre perturbĂ©e au centre : elle est seulement diaphragmĂ©e (diffraction surtout nĂ©gligeable prĂšs des bords).
  • Le passage par une ouverture ne modifie ni la longueur d’onde ni la frĂ©quence d’une onde progressive.
  • La diffraction de la lumiĂšre prouve son caractĂšre ondulatoire et les ondes lumineuses se propagent aussi dans le vide avec c≈3,00×108 m⋅s−1c\approx 3,00\times 10^8\,\text{m·s}^{-1}.
  • Dans un milieu dispersif comme un prisme en verre, la vitesse diminue du rouge vers le violet, donc le violet est plus rĂ©fractĂ© (ex. n400 nm=1,7n_{400\,\text{nm}}=1,7 et n650 nm=1,5n_{650\,\text{nm}}=1,5).

💡 Astuce mĂ©mo

RĂšgle d’ouverture : compare d Ă  λ ; d≄λ → passe, d<λ ou d≈λ → diffraction en sphĂšre.

📖 3. Structure nuclĂ©aire et radioactivitĂ©

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Noyau atomique : Le noyau est le cƓur de l’atome contenant des nuclĂ©ons, dont des protons chargĂ©s positivement et des neutrons neutres.
  • Nombre de masse A : Le nombre de masse A est le total de nuclĂ©ons prĂ©sents dans le noyau, c’est-Ă -dire protons plus neutrons.
  • NumĂ©ro atomique Z : Le numĂ©ro atomique Z est le nombre de protons contenus dans le noyau.
  • Isotopes : Des isotopes sont des noyaux d’un mĂȘme Ă©lĂ©ment ayant le mĂȘme Z mais des A diffĂ©rents, donc un nombre de neutrons diffĂ©rent.
  • RadioactivitĂ© : La radioactivitĂ© est un phĂ©nomĂšne dĂ» Ă  la dĂ©sintĂ©gration spontanĂ©e de noyaux instables avec Ă©mission de particules et souvent d’un rayonnement Îł.

📝 Points essentiels

  • Le nombre de neutrons d’un noyau vaut A−Z puisque Z compte les protons et A−Z compte les neutrons.
  • Les noyaux lĂ©gers stables ont un nombre de neutrons proche de celui des protons, donc prĂšs de la condition N=Z.
  • Quand le noyau devient lourd, les points de stabilitĂ© sont au-dessus de la droite N=Z, ce qui implique davantage de neutrons que de protons.
  • La radioactivitĂ© s’accompagne d’une Ă©mission de particules α, ÎČ− ou ÎČ+ et d’une dĂ©sexcitation Îł vers l’état fondamental.
  • Dans une rĂ©action nuclĂ©aire, la conservation porte sur Z, sur A et sur l’énergie totale avant et aprĂšs l’équation-bilan.
  • La loi de dĂ©croissance vĂ©rifie N(t)=N0 e^{-λt} et la demi-vie suit t1/2=ln2/λ.

💡 Astuce mĂ©mo

LĂ©gers : N≈Z ; Lourds : N>Z (plus de neutrons pour stabiliser le noyau).

📖 4. Équivalence masse-Ă©nergie

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Énergie de masse : L’énergie de masse est l’énergie associĂ©e Ă  la masse d’une particule au repos, donnĂ©e par la relation E=mc2E=mc^2.
  • DĂ©faut de masse : Le dĂ©faut de masse est la diffĂ©rence entre la masse totale des nuclĂ©ons sĂ©parĂ©s au repos et la masse du noyau au repos, notĂ©e Δm=(Z.mp+(A−Z).mn)−mX\Delta m= (Z.m_p+(A-Z).m_n)-m_X.
  • Énergie de liaison : L’énergie de liaison est l’énergie Ă  fournir pour dissocier un noyau au repos en nuclĂ©ons isolĂ©s et immobiles, et elle vaut El=Δm c2E_l=\Delta m\,c^2.
  • Énergie de liaison par nuclĂ©on : L’énergie moyenne de liaison par nuclĂ©on est El/AE_l/A, utilisĂ©e pour comparer la stabilitĂ© de diffĂ©rents noyaux.

📝 Points essentiels

  • La relation entre masse et Ă©nergie au repos s’écrit E=m c2E=m\,c^2 avec c≈3,00×108 m⋅s−1c\approx 3,00\times 10^8\ \text{m·s}^{-1}, et 1 eV=1,6×10−19 J1\ \text{eV}=1,6\times 10^{-19}\ \text{J}.
  • La formation d’un noyau s’accompagne d’une perte de masse Δm>0\Delta m>0, qui se transforme en Ă©nergie libĂ©rĂ©e.
  • Pour un noyau ZAX^{A}_{Z}X, l’énergie de liaison s’écrit El=[(Z.mp+(A−Z).mn)−mX]c2E_l=[(Z.m_p+(A-Z).m_n)-m_X]c^2 et elle est toujours positive.
  • Le fer 56^{56} a El=492 MeVE_l=492\ \text{MeV} soit 8,79 MeV/nucleˊon8,79\ \text{MeV/nuclĂ©on}, tandis que l’uranium 238^{238} a El=1802 MeVE_l=1802\ \text{MeV} soit 7,57 MeV/nucleˊon7,57\ \text{MeV/nuclĂ©on}, donc 56^{56}Fe est plus stable.
  • La stabilitĂ© d’un noyau augmente quand son Ă©nergie de liaison par nuclĂ©on El/AE_l/A est grande.

💡 Astuce mĂ©mo

DĂ©faut de masse Δm\Delta m positif ⇒ Ă©nergie libĂ©rĂ©e El=Δmc2E_l=\Delta m c^2 : “moins de masse = plus d’énergie”.

📖 5. Dipîle RC

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • CapacitĂ© d’un condensateur : La capacitĂ© est le coefficient CC reliant la charge stockĂ©e sur les armatures Ă  la tension entre elles, via q=C uABq=C\,u_{AB}.
  • IntensitĂ© du courant dans le condensateur : L’intensitĂ© instantanĂ©e dans un condensateur est proportionnelle Ă  la dĂ©rivĂ©e de la charge, donc Ă  la dĂ©rivĂ©e de la tension entre ses armatures.
  • Constante de temps τ : La constante de temps τ\tau caractĂ©rise la rapiditĂ© d’évolution des tensions et intensitĂ©s dans un circuit RCRC et vaut τ=RC\tau=RC.
  • Énergie stockĂ©e dans un condensateur : L’énergie emmagasinĂ©e par un condensateur chargĂ© est Ă©gale Ă  E=12C uc2E=\dfrac12 C\,u_c^2.

📝 Points essentiels

  • En convention rĂ©cepteur, le courant dans le condensateur vĂ©rifie i(t)=dqAdt=C duABdti(t)=\dfrac{dq_A}{dt}=C\,\dfrac{du_{AB}}{dt} avec uABu_{AB} aux bornes du condensateur.
  • Pour un condensateur initialement dĂ©chargĂ© soumis Ă  une tension continue U0U_0, la charge suit uc(t)=U0(1−e−t/τ)u_c(t)=U_0\big(1-e^{-t/\tau}\big) avec τ=RC\tau=RC.
  • À t=τt=\tau pendant la charge, on obtient uc(τ)=0,63 U0u_c(\tau)=0{,}63\,U_0 (et donc 1−e−1≈0,631-e^{-1}\approx 0{,}63).
  • Pour une dĂ©charge Ă  partir de uc(0)=U0u_c(0)=U_0, la tension vaut uc(t)=U0 e−t/τu_c(t)=U_0\,e^{-t/\tau} et Ă  t=τt=\tau elle vaut uc(τ)=0,37 U0u_c(\tau)=0{,}37\,U_0.
  • L’énergie stockĂ©e lors de la charge se calcule par E(t)=12C uc(t)2E(t)=\dfrac12 C\,u_c(t)^2 et dĂ©pend donc uniquement de CC et de la tension uc(t)u_c(t).

💡 Astuce mĂ©mo

τ = RC : Ă  t = τ, la charge atteint 63% (dĂ©charge 37%).

📖 6. Dipîle RL

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Bobine inductance : Une bobine, aussi appelĂ©e inductance, est un dipĂŽle caractĂ©risĂ© par l’inductance LL en henry, liĂ©e Ă  la gĂ©omĂ©trie et Ă©ventuellement au noyau.
  • RĂ©sistance propre r : Une bobine possĂšde une rĂ©sistance interne rr en ohm, modĂ©lisant ses pertes et reprĂ©sentant un dĂ©faut Ă©quivalent.
  • Convention rĂ©cepteur : En convention rĂ©cepteur, la tension uABu_{AB} et l’intensitĂ© ii sont orientĂ©es de façon cohĂ©rente avec la relation dynamique du dipĂŽle.
  • Auto-induction : L’auto-induction dĂ©crit le fait que l’intensitĂ© dans une bobine ne subit pas de saut lors de la mise en rĂ©gime ou de l’ouverture du circuit.
  • Énergie magnĂ©tique : L’énergie magnĂ©tique emmagasinĂ©e dans une bobine dĂ©pend uniquement de l’intensitĂ© du courant et de son inductance.

📝 Points essentiels

  • Avec la convention rĂ©cepteur, la tension aux bornes de la bobine vĂ©rifie uAB=r i+L didtu_{AB}= r\,i + L\,\dfrac{di}{dt}.
  • En rĂ©gime permanent en courant continu, on a didt=0\dfrac{di}{dt}=0 donc la bobine se comporte comme une rĂ©sistance : uAB=r iu_{AB}=r\,i.
  • La puissance reçue par une bobine se dĂ©compose en Pj=r i2P_j=r\,i^2 (effet Joule) et en une puissance liĂ©e Ă  la variation du courant : Pm=L i didtP_m= L\,i\,\dfrac{di}{dt}.
  • À la date tt, l’énergie magnĂ©tique emmagasinĂ©e dans la bobine vaut Em=12L i2E_m=\dfrac{1}{2}L\,i^2.
  • Lorsqu’on Ă©tablit ou interrompt le courant, l’intensitĂ© i(t)i(t) dans une bobine reste continue (pas de saut), consĂ©quence de l’auto-induction.
  • Pour un circuit RL, la constante de temps vaut τ=LR\tau=\dfrac{L}{R} et se dĂ©termine en prenant la pente de la tangente Ă  i(t)i(t) en t=0t=0.

💡 Astuce mĂ©mo

u = ri + L·di/dt : ri pour les pertes, L·di/dt pour la “rĂ©action aux variations” du courant.

📖 7. Oscillations libres dans un circuit RLC

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • RĂ©gime pseudo-pĂ©riodique : RĂ©gime de dĂ©charge du circuit RLC oĂč la tension Ă©volue quasi pĂ©riodiquement autour de 0 avec une amplitude qui diminue au cours du temps.
  • RĂ©gime apĂ©riodique : RĂ©gime de dĂ©charge du circuit RLC oĂč la tension s’annule sans oscillation.
  • RĂ©sistance critique Rc : Valeur de la rĂ©sistance du circuit qui sĂ©pare le rĂ©gime pseudo-pĂ©riodique du rĂ©gime apĂ©riodique.
  • Pseudo-pĂ©riode T : DurĂ©e caractĂ©ristique des oscillations quasi pĂ©riodiques observĂ©es en rĂ©gime pseudo-pĂ©riodique dans un RLC.
  • PĂ©riode propre T0 : PĂ©riode des oscillations Ă©lectriques libres non amorties d’un circuit LC de rĂ©sistance nulle.

📝 Points essentiels

  • Quand la rĂ©sistance est faible, la dĂ©charge est pseudo-pĂ©riodique avec une pseudo-pĂ©riode T et une amplitude dĂ©croissante jusqu’à 0.
  • Quand la rĂ©sistance est grande, la tension s’annule sans oscillation : le rĂ©gime est apĂ©riodique.
  • La limite entre les deux rĂ©gimes est donnĂ©e par la rĂ©sistance critique Rc telle que Rc = C/L2.
  • La pseudo-pĂ©riode T augmente quand L augmente et/ou quand C augmente.
  • Pour un circuit LC de rĂ©sistance nulle, la pĂ©riode propre vaut T0 = 2π√(LC).
  • Dans les oscillations libres, l’énergie stockĂ©e et l’énergie magnĂ©tique Ă©changĂ©es ont une frĂ©quence double de celle de la charge.

💡 Astuce mĂ©mo

Pseudo-pĂ©riodique ↔ R petit ; apĂ©riodique ↔ R grand ; seuil Ă  Rc.

📖 8. MĂ©canique de Newton

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • SystĂšme matĂ©riel : Un systĂšme matĂ©riel est un objet ou un ensemble d’objets isolĂ© de son environnement pour analyser ses forces et son mouvement.
  • Centre d’inertie : Le centre d’inertie est le point particulier d’un systĂšme qui, dans un rĂ©fĂ©rentiel galilĂ©en, reste au repos ou en mouvement rectiligne uniforme si les forces extĂ©rieures se compensent.
  • RĂ©fĂ©rentiel galilĂ©en : Un rĂ©fĂ©rentiel galilĂ©en est un rĂ©fĂ©rentiel oĂč la deuxiĂšme loi de Newton relie la somme des forces extĂ©rieures Ă  l’accĂ©lĂ©ration du centre d’inertie.
  • Vecteur accĂ©lĂ©ration : L’accĂ©lĂ©ration est le taux de variation de la vitesse par rapport au temps et s’écrit comme la dĂ©rivĂ©e premiĂšre du vecteur vitesse.

📝 Points essentiels

  • La vitesse instantanĂ©e correspond Ă  la limite de la vitesse moyenne calculĂ©e quand la durĂ©e ∆t devient trĂšs petite, et le vecteur vitesse est tangent Ă  la trajectoire dans le sens du mouvement.
  • Le vecteur accĂ©lĂ©ration vĂ©rifie 3(t)=\dfrac{d\vec v}{dt} et sa valeur s’exprime en m·s−2^{-2}.
  • Si le rĂ©fĂ©rentiel est galilĂ©en et que la masse mm est constante, la somme des forces extĂ©rieures satisfait ∑F⃗ext=m a⃗G\sum \vec F_{ext}=m\,\vec a_G.
  • Le principe d’inertie (1re loi) dit qu’avec ∑F⃗ext=0⃗\sum\vec F_{ext}=\vec 0, le centre d’inertie GG est soit au repos, soit animĂ© d’un mouvement rectiligne uniforme.
  • La 3e loi de Newton impose que l’action et la rĂ©action ont mĂȘme intensitĂ© et mĂȘme droite d’action mais des sens opposĂ©s : F⃗1→2=−F⃗2→1\vec F_{1\to2}=-\vec F_{2\to1}.
  • Le poids d’un objet vaut P⃗=mg⃗\vec P = m\vec g avec g≈9,8 N⋅kg−1g\approx 9{,}8\,\text{N·kg}^{-1} et s’applique au centre d’inertie de l’objet.

📖 9. SystĂšmes oscillants et rĂ©sonance

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Oscillateur mĂ©canique : Un oscillateur mĂ©canique est un systĂšme qui Ă©volue de façon pĂ©riodique autour d’une position d’équilibre grĂące Ă  ses caractĂ©ristiques propres.
  • Amortissement : L’amortissement correspond aux effets qui diminuent l’amplitude au cours du temps et modifient le caractĂšre libre de l’oscillation.
  • PĂ©riode propre : La pĂ©riode propre d’un oscillateur correspond Ă  la pĂ©riode des oscillations libres dans le cas idĂ©al sans frottements.
  • RĂ©sonance : La rĂ©sonance est le phĂ©nomĂšne par lequel l’amplitude des oscillations forcĂ©es devient maximale lorsque la pĂ©riode d’excitation coĂŻncide avec la pĂ©riode propre.

📝 Points essentiels

  • Dans le pendule simple, pour de petites amplitudes, la pĂ©riode propre vaut T0=2πLgT_0=2\pi\sqrt{\dfrac{L}{g}} et ne dĂ©pend pas de l’écart initial Ξ0\theta_0 (loi d’isochronisme).
  • En l’absence de frottements, il y a rĂ©sonance pour une excitation de pĂ©riode T=T0T=T_0, et avec des frottements faibles pour T≈T0T\approx T_0.
  • Avec frottements faibles, la rĂ©sonance est dite aiguĂ« car l’amplitude maximale n’apparaĂźt que pour TT trĂšs proche de T0T_0.
  • Avec un amortissement fort, la rĂ©sonance devient floue : l’amplitude maximale reste modĂ©rĂ©e et apparaĂźt sur un voisinage plus large de T0T_0.
  • Pour l’exemple (pendule, L=1,0 mL=1{,}0\,\text{m}, g=9,81 m⋅s−2g=9{,}81\,\text{m·s}^{-2}), on a T0≈2,0 sT_0\approx 2{,}0\,\text{s}, donc Ξm3<Ξm1<Ξm2\theta_{m3}<\theta_{m1}<\theta_{m2} avec T1=1,9 sT_1=1{,}9\,\text{s}, T2=2,0 sT_2=2{,}0\,\text{s} et T3=10 sT_3=10\,\text{s} (amplitude de T2T_2 maximale).

💡 Astuce mĂ©mo

Pendule : T0=2πL/gT_0=2\pi\sqrt{L/g}, donc rĂ©sonance quand TT colle Ă  T0T_0.

📖 10. Travail et Ă©nergie du ressort

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Travail de la tension du ressort : Le travail de la force de tension exercĂ©e par un opĂ©rateur sur un ressort mesure l’énergie transfĂ©rĂ©e au cours du dĂ©placement du point d’application.
  • Ressort horizontal : Un ressort horizontal est Ă©tudiĂ© avec un dĂ©placement du point d’application suivant l’axe du ressort, ce qui simplifie le calcul du travail.
  • Énergie potentielle Ă©lastique : L’énergie potentielle Ă©lastique est l’énergie associĂ©e Ă  la dĂ©formation d’un ressort, dĂ©pendant du carrĂ© de l’allongement ou de la compression.

📝 Points essentiels

  • Pour une compression ou une Ă©tirement entre xAx_A et xBx_B sur le mĂȘme cĂŽtĂ© de OO, le travail de la tension vaut WA→B(T)=12k (xB2−xA2)W_{A\to B}(T)=\frac12 k\,(x_B^2-x_A^2).
  • L’énergie potentielle Ă©lastique d’un ressort s’écrit Ep(x)=12kx2E_p(x)=\frac12 kx^2 en prenant x=0x=0 au repos.
  • Sans frottements, l’énergie mĂ©canique du systĂšme solide-ressort se conserve et le systĂšme est dit conservatif.
  • Pendant un quart de pĂ©riode (de x=xmx=x_m Ă  x=0x=0), l’énergie potentielle Ă©lastique initiale est entiĂšrement convertie en Ă©nergie cinĂ©tique de la masse.
  • Les Ă©changes entre EcE_c et EpE_p sont pĂ©riodiques et ont une pĂ©riode T=T0/2T=T_0/2, oĂč T0T_0 est la pĂ©riode propre des oscillations. (Dans ce mouvement, T0T_0 est donnĂ©e par T0=2πm/kT_0=2\pi\sqrt{m/k}.)

📖 11. Interactions gravitationnelle et Ă©lectrostatique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Loi de Newton : La loi de Newton dĂ©crit la force gravitationnelle entre deux corps ponctuels de masses via une dĂ©pendance en 1/AB^2 et une constante de gravitation universelle G.
  • Loi de Coulomb : La loi de Coulomb dĂ©crit la force Ă©lectrostatique entre deux corps ponctuels de charges via une dĂ©pendance en 1/AB^2 et une constante k.
  • Interaction Ă©lectrostatique : L’interaction Ă©lectrostatique est la force rĂ©gissant le mouvement des particules chargĂ©es Ă  l’échelle des distances des particules.

📝 Points essentiels

  • La force gravitationnelle entre deux masses ponctuelles vaut F=G·(mA·mB)/AB^2 avec G=6,67·10^-11 N·kg^-2·m^2, AB en m et mA,mB en kg.
  • La force Ă©lectrostatique entre deux charges ponctuelles vaut F=k·(qA·qB)/AB^2 avec k=9·10^9 N·C^-2·m^2, AB en m et qA,qB en C.
  • Les forces de gravitation sont toujours attractives alors que l’électrostatique est attractive pour qA et qB de signes contraires et rĂ©pulsive pour des signes identiques.
  • Les deux lois dĂ©pendent de 1/AB^2, ont donc une portĂ©e infinie, et les forces dĂ©rivent d’une Ă©nergie potentielle.
  • Dans la comparaison, le rĂŽle de la masse en gravitation est jouĂ© par la charge en Ă©lectrostatique.
  • La force gravitationnelle est trĂšs faible devant l’électrostatique Ă  l’échelle des particules chargĂ©es, tandis qu’à l’échelle astronomique la matiĂšre Ă©tant globalement neutre fait dominer la gravitation.

💡 Astuce mĂ©mo

Gravitation : toujours attractif ; Coulomb : attraction si signes opposĂ©s, rĂ©pulsion si mĂȘmes signes (mĂȘme loi en 1/AB^2).

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1900Postulat de Planck : énergie échangée par quanta
1905Einstein : quanta d’énergie portĂ©s par des photons
1913Bohr : quantification des niveaux d’énergie de l’atome

📊 Tableaux de synthùse

Ouverture et diffraction

Condition sur dEffetGéométrie/propagation
d ≈ λ ou d < λdiffractiononde diffractĂ©e en forme sphĂ©rique (ou circulaire) centrĂ©e sur l’ouverture
d ≄ λdiaphragmĂ©e (diffraction surtout nĂ©gligeable prĂšs des bords)onde passe sans ĂȘtre perturbĂ©e au centre

Stabilité des noyaux (lien avec N et Z)

RégimeRelationConséquence
Noyaux lĂ©gers stablesN ≈ Znombre de neutrons proche du nombre de protons
Noyaux lourds stablesN > Zdavantage de neutrons que de protons pour la stabilité

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre amortissement et attĂ©nuation : amortissement vient des frottements (diminution d’amplitude), attĂ©nuation vient de la rĂ©partition en sphĂšres/cercles plus grands (il se dilue).
  2. Croire que deux signaux qui se croisent “se dĂ©truisent” : la dĂ©formation rĂ©sultante est la somme algĂ©brique et chacun repart aprĂšs le croisement sans modification.
  3. Penser que le passage par une ouverture change frĂ©quence ou longueur d’onde : d’aprĂšs le cours, non (seule la forme spatiale change).
  4. MĂ©langer masse-Ă©nergie et Ă©nergie de liaison : E=mc^2 donne l’énergie de masse, alors que l’énergie de liaison est El=Δm·c^2 et s’obtient Ă  partir d’un dĂ©faut de masse.
  5. En RC, oublier que la constante de temps vaut τ=RC et que uC(τ)=0,63·U0 (charge) mais uC(τ)=0,37·U0 (dĂ©charge).
  6. En RL, croire que le courant peut “sauter” Ă  l’établissement ou Ă  l’ouverture : i(t) reste continu Ă  cause de l’auto-induction.
  7. En RLC, inverser le critÚre : pseudo-périodique pour résistance faible, apériodique pour résistance grande, avec seuil Rc=C/L2.

✅ Checklist Examen

  1. Définir signal mécanique, distinguer longitudinal/transversal, puis définir onde mécanique progressive et célérité (vitesse de déplacement de la déformation).
  2. Utiliser l’idĂ©e de retard : τ avec V·τ=d, et relier perturbation en un point Ă  la source Ă  l’instant t0=t−τ.
  3. Expliquer l’effet de la dimension d de l’ouverture par rapport Ă  la longueur d’onde λ et dĂ©crire la gĂ©omĂ©trie de l’onde diffractĂ©e ou diaphragmĂ©e.
  4. Pour un noyau : relier neutrons Ă  A−Z, rappeler qu’isotopes ont mĂȘme Z mais des A diffĂ©rents, et interprĂ©ter N≈Z (lĂ©gers) puis N>Z (lourds) pour la stabilitĂ©.
  5. Écrire E=mc^2 et le lien dĂ©faut de masse/Ă©nergie de liaison : Δm=(Z·mp+(A−Z)·mn)−mX puis El=Δm·c^2 (et El toujours positive).
  6. Pour la radioactivitĂ© : donner les types α, ÎČ−, ÎČ+ et rappeler les lois de conservation (Z, A, Ă©nergie totale) sur les Ă©quations-bilan, ainsi que N(t)=N0·e^(−λt) et t1/2=ln2/λ.
  7. Pour RC : Ă©crire i(t)=C·duAB/dt et les lois de charge/dĂ©charge avec τ=RC (uC(t)=U0(1−e^(−t/τ)) et uC(t)=U0·e^(−t/τ)).
  8. Pour RL : Ă©crire uAB=r·i+L·di/dt, rappeler comportement en rĂ©gime permanent (di/dt=0) et continuitĂ© de i(t), puis τ=L/R.
  9. Pour RLC : distinguer pseudo-pĂ©riodique vs apĂ©riodique et donner la frontiĂšre Rc=C/L2, puis donner T0=2π√(LC) et le fait que les Ă©changes d’énergie ont frĂ©quence double.
  10. En mĂ©canique : appliquer ∑Fext=m·aG en rĂ©fĂ©rentiel galilĂ©en, rappeler principe d’inertie (∑Fext=0 ⇒ mouvement rectiligne uniforme ou repos) et 3e loi (actions rĂ©ciproques opposĂ©es).
  11. Pour l’oscillateur/rĂ©sonance : rappeler T0 du pendule simple (petites oscillations) et qualifier rĂ©sonance aiguĂ« (amortissement faible) vs floue (amortissement fort).
  12. Pour Ă©nergie quantifiĂ©e et spectres : associer photon Ă  E=h·Μ (ou h·c/λ), rappeler Bohr (transitions entre niveaux avec Ă©mission/absorption), et condition d’ionisation de l’hydrogĂšne (h·Μ≄Eionisation ⇒ ionisation).

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1. Quand la rĂ©sonance d’un oscillateur forcĂ© devient-elle aiguĂ« ?

2. Dans un pendule simple à petites oscillations, de quoi dépend la période propre ?

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Signaux mĂ©caniques — dĂ©finition ?

Perturbation se propageant dans un milieu élastique.

DĂ©formation transversale — rĂŽle ?

Déformation orthogonale à la propagation.

Onde mĂ©canique progressive — rĂŽle ?

Propager une perturbation dans un milieu.

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