đ Plan du Cours
- Introduction aux statistiques
- Variables et niveaux de mesure
- Distribution des variables
- Indices de tendance centrale
- Indices de dispersion
- Distribution normale
- Ătalonnage et scores z
- Corrélation et covariance
- Statistiques inférentielles
đ 1. Introduction aux statistiques
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Statistiques : Ensemble de mĂ©thodes permettant de collecter, analyser, interprĂ©ter et prĂ©senter des donnĂ©es numĂ©riques. Elles garantissent la rigueur et lâobjectivitĂ© dans la recherche en psychologie (source : introduction).
Statistiques descriptives : Statistiques qui visent Ă dĂ©crire, rĂ©sumer et reprĂ©senter les donnĂ©es dâun seul ensemble de mesures ou variables (source : introduction).
Statistiques infĂ©rentielles : Statistiques qui permettent de faire des infĂ©rences ou des gĂ©nĂ©ralisation Ă partir dâun Ă©chantillon vers une population, notamment par le biais de tests dâhypothĂšses (source : introduction).
DonnĂ©es et variables en psychologie : En psychologie, on utilise un tableau de donnĂ©es oĂč chaque individu est reprĂ©sentĂ© par une ligne, et chaque mesure ou caractĂ©ristique par une colonne. Une variable est une information qui varie dâun individu Ă lâautre (source : introduction).
DĂ©marche hypothĂ©tico-dĂ©ductive : Processus scientifique oĂč la thĂ©orie guide la collecte de donnĂ©es, qui sont ensuite analysĂ©es pour confirmer ou infirmer lâhypothĂšse formulĂ©e (source : introduction).
đ Points essentiels
- Les statistiques sont essentielles pour garantir la rigueur et lâobjectivitĂ© en psychologie, notamment dans la recherche scientifique et la pratique clinique (source : introduction).
- La distinction entre statistiques descriptives et infĂ©rentielles est fondamentale : les premiĂšres dĂ©crivent les donnĂ©es, les secondes permettent de faire des gĂ©nĂ©ralisation et des tests dâhypothĂšses (source : introduction).
- En psychologie, chaque tableau de donnĂ©es comporte une colonne dâidentification, des constantes, et des variables qui varient selon les individus (source : introduction).
- La dĂ©marche scientifique repose sur la dĂ©marche hypothĂ©tico-dĂ©ductive : thĂ©orie â expĂ©rience â donnĂ©es â conclusion (source : introduction).
- La premiÚre étape en statistiques est de déterminer le type de variable (nominal, ordinal, numérique) pour choisir les opérations et analyses appropriées (source : introduction).
đĄ Ă retenir
Les statistiques en psychologie sont indispensables pour analyser objectivement les donnĂ©es, en utilisant des mĂ©thodes descriptives pour rĂ©sumer et infĂ©rentielles pour gĂ©nĂ©raliser, dans le cadre dâune dĂ©marche scientifique rigoureuse.
đ 2. Variables et niveaux de mesure
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Niveau de mesure : le type de variable qui détermine les opérations et analyses possibles.
- Variable nominale : modalités sont des noms, sans ordre hiérarchique. (AUTEUR non cité)
- Variable ordinale : modalités ont un ordre, mais les écarts entre elles ne sont pas constants. (AUTEUR non cité)
- Variable numérique : valeurs numériques, subdivisées en deux types : intervalle et rapport. (AUTEUR non cité)
- ModalitĂ©s observables : rĂ©ponses possibles dâune variable, listĂ©es dans un ensemble.
- Variables discrÚtes : prennent des valeurs distinctes (souvent entiers). (AUTEUR non cité)
- Variables continues : peuvent prendre nâimporte quelle valeur dans un intervalle. (AUTEUR non citĂ©)
- Intervalle : variable numĂ©rique oĂč le point 0 est arbitraire, pas de rapport significatif entre deux valeurs. (AUTEUR non citĂ©)
- Rapport : variable numĂ©rique oĂč le point 0 est absolu, permettant de calculer des rapports entre valeurs. (AUTEUR non citĂ©)
- Modalités observables : ensemble de réponses possibles, noté entre accolades { } pour nominales et ordinales, ou entre crochets [ ; ] pour continues. (AUTEUR non cité)
đ Points essentiels
- Le niveau de mesure détermine les opérations possibles :
- Nominal : comptage, fréquence.
- Ordinal : classement, médiane.
- Numérique : calculs de moyenne, variance, écart-type.
- La variable nominale nâa pas dâordre, ses modalitĂ©s sont des noms.
- La variable ordinale possÚde un ordre, mais sans écarts constants.
- La variable numĂ©rique dâintervalle a un zĂ©ro arbitraire, sans rapport significatif.
- La variable numérique de rapport a un zéro absolu, permettant le calcul de rapports.
- Les modalités observables sont listées selon leur type :
- Nominales/ordinales : {modalité1, modalité2, ...}
- Continues : [min ; max] ou {âŠ, 1990, 1991, ...}
- Variables discrÚtes ont des valeurs séparées, continues peuvent prendre toutes les valeurs dans un intervalle.
đĄ Ă retenir
Le niveau de mesure dâune variable dĂ©termine la nature des analyses possibles, allant du simple comptage pour le nominal au calcul de rapports pour le rapport, en passant par le classement pour lâordinal.
đ 3. Distribution des variables
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Distribution d'une variable : façon dont les réponses se répartissent entre les différentes modalités observables, en comptant le nombre d'individus pour chaque modalité (effectifs).
Tableau de distribution : représentation tabulaire du nombre d'individus (effectifs) pour chaque modalité ou classe.
Graphique de distribution : visualisation graphique du tableau de distribution, représentant le nombre d'individus par modalité ou classe.
Distribution regroupée : regroupement des modalités d'une variable numérique continue en classes (catégories) pour faciliter l'analyse.
Histogramme : graphique de distribution en bùtons fins représentant la fréquence ou effectif de chaque classe ou modalité regroupée.
Distribution des fréquences relatives : répartition des réponses exprimée en proportions (fréquences) ou pourcentages, calculées en divisant chaque effectif par le total (N).
Forme de distribution : configuration gĂ©nĂ©rale de la distribution, pouvant ĂȘtre unimodale (un seul pic), bimodale (deux pics), ou multimodale (plusieurs pics).
đ Points essentiels
- La distribution d'une variable indique comment les réponses ou mesures se répartissent, en comptant le nombre d'individus par modalité ou classe.
- Le tableau de distribution synthétise ces données en listant chaque modalité avec son effectif (nk).
- Le graphique de distribution visualise cette répartition, facilitant l'identification de la forme (unimodale, bimodale, etc.).
- Pour une variable numérique continue, la distribution est souvent regroupée en classes, dont le graphique est un histogramme.
- La distribution des frĂ©quences relatives permet dâinterprĂ©ter la rĂ©partition en pourcentages ou proportions, facilitant la comparaison.
- La forme de distribution est analysĂ©e pour dĂ©terminer si elle est unimodale, bimodale ou multimodale, et pour Ă©valuer la symĂ©trie ou lâasymĂ©trie, ainsi que la prĂ©sence de valeurs extrĂȘmes.
đĄ Ă retenir
La distribution d'une variable décrit comment les réponses ou mesures se répartissent, et son analyse (tableau, graphique, forme) permet de mieux comprendre la nature des données collectées.
đ 4. Indices de tendance centrale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Mode : La valeur la plus fréquente dans une distribution. (Source : distribution d'une variable)
- MĂ©diane : La valeur qui divise un Ă©chantillon en deux parts Ă©gales, câest-Ă -dire que 50% des observations sont en dessous et 50% au-dessus. (Source : distribution d'une variable)
- Moyenne : La somme de tous les scores divisée par le nombre total de scores. (Source : distribution d'une variable)
- Quartiles : Les valeurs qui divisent un échantillon en quatre parties égales. La médiane est le deuxiÚme quartile. (Source : distribution d'une variable)
- Déciles : Les valeurs qui divisent un échantillon en dix parties égales.
- Percentiles : Les valeurs qui divisent un échantillon en cent parties égales.
- Distribution normale : Forme en cloche caractĂ©ristique, unimodale, symĂ©trique, avec peu de valeurs extrĂȘmes, importante pour la modĂ©lisation des phĂ©nomĂšnes humains. (Source : distribution normale)
đ Points essentiels
- Le mode est repĂ©rĂ© comme la modalitĂ© avec lâeffectif le plus Ă©levĂ©. Il nâest pas adaptĂ© pour une distribution bimodale ou multimodale.
- La médiane est calculée en utilisant les effectifs ou fréquences cumulées croissantes, elle divise la distribution en deux parts égales. En cas de nombre pair, elle peut se situer entre deux modalités.
- La moyenne est calculée par la formule : somme de tous les scores / nombre de scores. Elle est pertinente si la distribution est approximativement normale.
- La distribution normale possĂšde des caractĂ©ristiques spĂ©cifiques : unimodale, symĂ©trique, forme de cloche, peu de valeurs extrĂȘmes, et la moyenne y est le paramĂštre de tendance centrale.
- La forme de la distribution (unimodale, symĂ©trique, prĂ©sence de valeurs extrĂȘmes) influence le choix de lâindice de tendance centrale.
- La mĂ©diane et les quartiles permettent de rĂ©sumer la distribution en divisant lâĂ©chantillon en parts Ă©gales, ce qui est utile pour analyser la dispersion et la position centrale.
đĄ Ă retenir
Les indices de tendance centrale (mode, mĂ©diane, moyenne) permettent de rĂ©sumer la distribution dâune variable, mais leur choix dĂ©pend du type de distribution et de la prĂ©sence de valeurs extrĂȘmes. La distribution normale, caractĂ©ristique en forme de cloche, est centrale en statistique pour lâinterprĂ©tation des scores.
đ 5. Indices de dispersion
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Ătendue : Indice simple qui mesure la diffĂ©rence entre la valeur maximale et la valeur minimale d'une distribution. Elle indique l'amplitude totale des donnĂ©es.
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Variance : (formule :) La moyenne des écarts à la moyenne, chaque écart étant élevé au carré. Elle résume la dispersion des scores autour de la tendance centrale. Plus la variance est grande, plus les scores sont dispersés.
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Ăcart-type : Racine carrĂ©e de la variance. Il reprĂ©sente la distance typique entre chaque score et la moyenne, exprimĂ©e dans la mĂȘme unitĂ© que les scores. Câest un paramĂštre de dispersion essentiel pour la loi normale.
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Variance et Ă©cart-type : dĂ©finition et calculs : La variance est calculĂ©e en faisant la moyenne des Ă©carts au carrĂ© par rapport Ă la moyenne. LâĂ©cart-type est la racine carrĂ©e de cette variance, permettant une interprĂ©tation plus intuitive.
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UtilitĂ© des indices de dispersion pour dĂ©crire la variabilitĂ© : Ils permettent dâĂ©valuer Ă quel point les donnĂ©es sont Ă©talĂ©es ou concentrĂ©es autour de la tendance centrale, ce qui est crucial pour comprendre la distribution.
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Distribution normale et dispersion : La variance et lâĂ©cart-type sont les deux paramĂštres principaux qui caractĂ©risent la dispersion dans une distribution normale. La moyenne et lâĂ©cart-type dĂ©finissent la forme en cloche de cette loi.
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Valeurs extrĂȘmes et leur impact sur la dispersion : Les valeurs extrĂȘmes influencent fortement la dispersion, notamment la moyenne et lâĂ©cart-type, en crĂ©ant un effet de levier qui peut dĂ©former la reprĂ©sentation de la variabilitĂ© rĂ©elle.
đ Points essentiels
-
La dispersion indique la variabilitĂ© des scores autour de la tendance centrale, contrairement Ă lâindice de tendance centrale qui localise le centre de la distribution.
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La variance est calculée en prenant la moyenne des écarts au carré par rapport à la moyenne, ce qui élimine les effets de signes négatifs.
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LâĂ©cart-type, Ă©tant la racine carrĂ©e de la variance, est plus facile Ă interprĂ©ter puisquâil est dans la mĂȘme unitĂ© que les scores.
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La distribution normale est caractérisée par une moyenne et un écart-type précis, qui déterminent la forme et la dispersion de la courbe.
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Les valeurs extrĂȘmes, en Ă©tant trĂšs Ă©loignĂ©es de la moyenne, augmentent la variance et lâĂ©cart-type, pouvant fausser la reprĂ©sentation de la variabilitĂ©.
đĄ Ă retenir
Les indices de dispersion, notamment la variance et lâĂ©cart-type, sont indispensables pour quantifier la variabilitĂ© dâune distribution, en particulier dans le contexte de la loi normale, tout en Ă©tant sensibles aux valeurs extrĂȘmes.
đ 6. Distribution normale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Forme en cloche : La distribution normale possÚde une courbe symétrique en forme de cloche, caractéristique principale de cette loi de probabilité.
- Propriétés : La distribution normale est unimodale (un seul sommet), symétrique par rapport à la moyenne, et présente une forme de cloche.
- CritĂšres d'identification d'une loi normale : La distribution doit ĂȘtre unimodale, relativement symĂ©trique, avec peu de valeurs extrĂȘmes, et sa forme doit ressembler Ă une courbe en cloche.
- Importance en statistiques : La distribution normale est le paramÚtre de tendance centrale de cette loi, et elle sert de référence pour l'application de nombreux tests statistiques et pour l'étalonnage en psychologie.
- Symétrie et asymétrie dans la distribution : La distribution normale est symétrique, ce qui signifie que la moitié des scores se trouve de chaque cÎté de la moyenne. Une asymétrie indique une déviation de cette symétrie, pouvant suggérer des effets plafond ou plancher.
- Effet des valeurs extrĂȘmes sur la forme de la distribution : La prĂ©sence de valeurs extrĂȘmes peut dĂ©former la forme de la distribution, la rendant asymĂ©trique ou multimodale, et influence fortement la moyenne et l'Ă©cart-type.
đ Points essentiels
- La distribution normale est caractĂ©risĂ©e par sa forme en cloche, symĂ©trique, unimodale, avec peu de valeurs extrĂȘmes.
- La moyenne est le paramÚtre de tendance centrale, représentant le centre de la distribution.
- La symĂ©trie est souvent difficile Ă juger si la distribution prĂ©sente des valeurs extrĂȘmes ou n'est pas unimodale.
- La forme en cloche indique que la majorité des scores se regroupent autour de la moyenne, avec une diminution progressive des fréquences à mesure qu'on s'éloigne.
- La prĂ©sence de valeurs extrĂȘmes peut indiquer un problĂšme dans les donnĂ©es ou une dĂ©viation de la loi normale.
đĄ Ă retenir
La distribution normale est une forme en cloche symĂ©trique, essentielle en statistiques, dont la forme et la symĂ©trie permettent de dĂ©crire et d'analyser de nombreux phĂ©nomĂšnes, Ă condition que les donnĂ©es suivent approximativement cette loi. La prĂ©sence de valeurs extrĂȘmes peut altĂ©rer cette forme et doit ĂȘtre prise en compte dans l'interprĂ©tation.
đ 7. Ătalonnage et scores z
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Scores z : Mesures de standardisation dâune variable. Selon AUTEUR (date), un score z indique combien dâĂ©carts-types une donnĂ©e se trouve au-dessus ou en dessous de la moyenne. Il se calcule en soustrayant la moyenne du score brut, puis en divisant par lâĂ©cart-type.
Calcul des scores z : z=sXâXËâ
- X : score brut
- XË : moyenne de la distribution
- s : écart-type de la distribution
Interprétation des scores z :
- z=0 : score moyen
- z>0 : score supérieur à la moyenne
- z<0 : score inférieur à la moyenne
- Plus âŁz⣠est grand, plus la donnĂ©e est extrĂȘme par rapport Ă la moyenne.
Ătalonnage : MĂ©thode de comparaison dâun score Ă une norme ou Ă un Ă©chantillon de rĂ©fĂ©rence. Selon AUTEUR (date), il permet de situer un score dans une distribution de rĂ©fĂ©rence pour dĂ©terminer sâil est normal ou atypique.
Principe de lâĂ©talonnage :
- Comparer un score brut Ă une norme (scores des autres)
- Utiliser des indicateurs comme la moyenne, lâĂ©cart-type, ou les quantiles (mĂ©diane, quartiles, percentiles) pour situer le score.
Relation entre scores z et distribution normale :
- Si la distribution est approximativement normale, le score z indique la position relative dans la courbe en forme de cloche.
- La proportion de la population situĂ©e Ă moins de âŁz⣠écarts-types de la moyenne peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©e prĂ©cisĂ©ment.
đ Points essentiels
- Le score z standardise une variable pour permettre la comparaison entre différentes mesures ou variables.
- La formule z=sXâXËâ est utilisĂ©e pour le calcul.
- La valeur du score z indique la position relative par rapport à la moyenne, en écarts-types.
- La distribution normale est la rĂ©fĂ©rence pour lâinterprĂ©tation des scores z : un score z de 2, par exemple, correspond Ă une position dans le 2Ăšme Ă©cart-type au-dessus de la moyenne, avec une probabilitĂ© associĂ©e (ex. 95,4% en dessous).
- LâĂ©talonnage permet de dĂ©terminer si un score est dans la norme ou hors norme, en utilisant la rĂšgle des 5% (hypothĂšse unilatĂ©rale ou bilatĂ©rale).
đĄ Ă retenir
Les scores z permettent de standardiser et dâinterprĂ©ter une donnĂ©e en la situant par rapport Ă une distribution de rĂ©fĂ©rence, gĂ©nĂ©ralement normale, facilitant ainsi la comparaison et la dĂ©tection dâanomalies ou de scores extrĂȘmes.
đ 8. CorrĂ©lation et covariance
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
-
Covariance : (non explicitement dĂ©fini dans le contenu source), mais gĂ©nĂ©ralement, câest une mesure qui indique dans quelle mesure deux variables varient ensemble. Elle permet de voir si deux variables ont tendance Ă augmenter ou diminuer conjointement.
-
Relation entre covariance et corrĂ©lation : La corrĂ©lation est une version standardisĂ©e de la covariance, permettant dâobtenir une mesure sans unitĂ©, facilitant la comparaison entre diffĂ©rentes paires de variables.
-
Coefficient de corrĂ©lation : (non explicitement dĂ©fini dans le contenu source), mais gĂ©nĂ©ralement, câest une valeur numĂ©rique comprise entre -1 et +1 qui indique la force et la direction de la relation linĂ©aire entre deux variables.
-
Applications de la corrĂ©lation en psychologie : La corrĂ©lation est utilisĂ©e pour analyser la relation entre deux variables psychologiques, par exemple, la relation entre lâanxiĂ©tĂ© et la performance, ou entre la confiance en soi et la rĂ©ussite scolaire.
đ Points essentiels
-
La covariance mesure la façon dont deux variables varient ensemble, mais sa valeur dépend des unités de mesure des variables, ce qui limite sa comparabilité.
-
La corrélation standardise cette mesure en divisant la covariance par le produit des écarts-types des deux variables, ce qui donne une valeur comprise entre -1 et +1.
-
La relation entre covariance et corrélation est directe : la corrélation est la covariance divisée par les écarts-types des deux variables.
-
La corrĂ©lation permet dâĂ©valuer la force et la direction dâune relation linĂ©aire, sans implication de causalitĂ©.
-
En psychologie, la corrélation est un outil central pour explorer et quantifier les relations entre différentes variables psychologiques.
đĄ Ă retenir
La covariance indique la tendance commune de deux variables Ă varier ensemble, mais la corrĂ©lation, en la standardisant, facilite lâinterprĂ©tation de la force et de la direction de cette relation, notamment dans le contexte de la psychologie.
đ 9. Statistiques infĂ©rentielles
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Statistiques infĂ©rentielles : Ensemble de mĂ©thodes permettant de faire des infĂ©rences ou des gĂ©nĂ©ralisation Ă partir dâun Ă©chantillon de donnĂ©es pour tirer des conclusions sur une population plus large (voir introduction aux statistiques).
- Tests d'hypothĂšses : ProcĂ©dure statistique visant Ă vĂ©rifier une affirmation ou une hypothĂšse sur une population Ă partir des donnĂ©es dâun Ă©chantillon. Leur objectif est de dĂ©terminer si les rĂ©sultats observĂ©s sont compatibles avec lâhypothĂšse nulle ou s'il faut la rejeter.
- Estimation : MĂ©thode permettant dâĂ©valuer une caractĂ©ristique inconnue dâune population (par exemple, la moyenne ou la proportion) Ă partir dâun Ă©chantillon, souvent par lâintermĂ©diaire dâun intervalle de confiance.
- Ăchantillonnage et gĂ©nĂ©ralisation : Processus de sĂ©lection dâun sous-ensemble reprĂ©sentatif de la population pour effectuer des analyses, avec pour but de gĂ©nĂ©raliser les rĂ©sultats obtenus Ă lâensemble de la population.
- Erreur de type I : Erreur consistant Ă rejeter une hypothĂšse nulle vraie (faux positif).
- Erreur de type II : Erreur consistant à ne pas rejeter une hypothÚse nulle fausse (faux négatif).
- Utilisation en recherche : Les statistiques infĂ©rentielles sont essentielles pour tester des hypothĂšses, faire des estimations et gĂ©nĂ©raliser les rĂ©sultats dâun Ă©chantillon Ă une population, garantissant la rigueur et lâobjectivitĂ© dans la dĂ©marche scientifique (voir application en recherche).
đ Points essentiels
- La dĂ©marche hypothĂ©tico-dĂ©ductive en psychologie implique la collecte de donnĂ©es sur un Ă©chantillon, suivie dâanalyses statistiques pour infĂ©rer des conclusions sur la population.
- La vĂ©rification des hypothĂšses repose sur des tests statistiques, qui permettent de dĂ©terminer si les rĂ©sultats observĂ©s sont compatibles avec lâhypothĂšse nulle.
- Lâestimation par intervalles de confiance fournit une fourchette dans laquelle se trouve probablement la vraie valeur de la population, avec un certain niveau de confiance (souvent 95%).
- La gĂ©nĂ©ralisation repose sur un Ă©chantillonnage reprĂ©sentatif, permettant dâĂ©tendre les conclusions Ă lâensemble de la population.
- La maĂźtrise des erreurs de type I et II est cruciale pour interprĂ©ter correctement les rĂ©sultats : une erreur de type I peut conduire Ă conclure Ă une diffĂ©rence ou un effet alors quâil nâexiste pas, tandis quâune erreur de type II peut faire manquer une diffĂ©rence rĂ©elle.
- En recherche, lâutilisation des statistiques infĂ©rentielles garantit la rigueur scientifique en permettant de tester des hypothĂšses et dâĂ©valuer la significativitĂ© des rĂ©sultats.
đĄ Ă retenir
Les statistiques infĂ©rentielles permettent de tirer des conclusions valides sur une population Ă partir dâun Ă©chantillon, en utilisant des tests dâhypothĂšses et des estimations, tout en contrĂŽlant le risque dâerreurs.
đ
RepĂšres chronologiques
(aucun date explicitement mentionnée dans le contenu fourni, donc cette section est omise)
đ Tableaux de SynthĂšse
| ThÚme | Concepts clés | Types / Niveaux | Représentations | Auteur / Source |
|---|
| Variables et niveaux de mesure | Nominal, ordinal, numérique (intervalle, rapport) | Nominal, Ordinal, Intervalle, Rapport | Modalités { }, [ ; ], valeurs continues | Non cité |
| Distribution des variables | Effectifs, fréquences relatives, histogramme | Distribution simple, regroupée, graphique | Tableau de distribution, histogramme | Non cité |
| Indices de tendance centrale | Mode, Médiane, Moyenne | - | - | Non cité |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre variable nominale et ordinale : la nominale nâa pas dâordre, la ordinale en possĂšde un.
- Confondre variable numĂ©rique dâintervalle et de rapport : lâintervalle a un zĂ©ro arbitraire, le rapport un zĂ©ro absolu.
- Utiliser la moyenne pour une distribution asymétrique ou bimodale : la médiane est souvent plus représentative.
- InterprĂ©ter Ă tort la forme de distribution : unimodale, bimodale ou multimodale, sans analyser la symĂ©trie ou lâasymĂ©trie.
- Confondre histogramme et graphique de distribution : lâhistogramme reprĂ©sente des classes continues.
- Mal distinguer la distribution des fréquences relatives et effectifs : la premiÚre est en pourcentages ou proportions.
- Confondre modalitĂ© et valeur numĂ©rique continue : modalitĂ©s sont des rĂ©ponses ou catĂ©gories, valeurs numĂ©riques peuvent ĂȘtre continues ou discrĂštes.
- NĂ©gliger lâimportance du niveau de mesure dans le choix des analyses statistiques.
â
Checklist Examen
- Connaßtre la définition de statistiques, statistiques descriptives et inférentielles.
- Savoir décrire la démarche hypothético-déductive.
- Identifier et distinguer les types de variables : nominale, ordinale, numérique (intervalle, rapport).
- Connaßtre la notation des modalités observables : { } pour nominale/ordinale, [ ; ] pour continue.
- Expliquer comment construire un tableau de distribution et un graphique (histogramme).
- DĂ©finir la distribution dâune variable et ses formes possibles (unimodale, bimodale, multimodale).
- Connaßtre les indices de tendance centrale : mode, médiane, moyenne.
- Comprendre la différence entre dispersion et tendance centrale.
- Savoir ce quâest une distribution normale et ses caractĂ©ristiques.
- MaĂźtriser le calcul et lâinterprĂ©tation des scores z.
- Expliquer la corrélation et la covariance, et leur différence.
- ConnaĂźtre les principes fondamentaux des statistiques infĂ©rentielles, notamment les tests dâhypothĂšses.