Revision sheet: Les fondamentaux de la mémoire à court terme

Plan du Cours

  1. Mémoire à court terme
  2. Codage visuel et acoustique
  3. Effet de position sérielle
  4. Modèle d’Atkinson et Shiffrin
  5. Capacité et empan mnésique
  6. Recherche en mémoire de Sternberg
  7. Oubli et interférences
  8. Accès séquentiel ou parallèle
  9. Modèle de Baddeley
  10. Boucle phonologique et calepin
  11. Modèle attentionnel de Cowan

1. Mémoire à court terme

Notions clés & Définitions

  • Mémoire à court terme : Mémoire transitoire qui retient l’information sur une durée brève et dont le fonctionnement diffère de la mémoire à long terme.
  • Mémoire à long terme : Mémoire permanente où l’information peut être conservée durablement et où les mécanismes d’encodage et de récupération ne sont pas ceux du court terme.
  • Mémoire primaire : Ancienne dénomination de la mémoire transitoire, utilisée pour distinguer une mémoire rapidement accessible d’une mémoire durable.
  • Mémoire secondaire : Ancienne dénomination de la mémoire permanente, opposée à la mémoire primaire pour rendre compte de la durée de rétention.
  • Mémoire de travail : Approche qui décrit la mémoire à court terme surtout par ses fonctions opératoires, plutôt que par le seul stockage temporel.

Points essentiels

  • La distinction centrale entre mémoire transitoire et mémoire permanente repose principalement sur la durée de rétention de l’information.
  • Des résultats expérimentaux montrent que la mémorisation à court terme suit des mécanismes de fonctionnement différents de ceux de la mémoire à long terme.
  • Certains facteurs, comme la répétition, n’ont pas le même effet sur la mémorisation à court terme que sur la mémorisation à long terme.
  • Waugh et Norman (1965) proposent une dualité de la mémoire entre mémoire primaire (transitoire) et mémoire secondaire (permanente).
  • La conception de la mémoire à court terme comme mémoire de travail déplace l’accent théorique du stockage temporel vers les aspects fonctionnels.

2. Codage visuel et acoustique

Notions clés & Définitions

  • Codage physique : Traitement qui compare des formes visuelles de lettres entre elles, sans passer d’abord par un équivalent verbal.
  • Codage verbal ou phonologique : Traduction de la forme visuelle d’un stimulus en un équivalent verbal ou phonologique afin de permettre des traitements cognitifs ultérieurs.
  • Codage acoustique : Type de représentation privilégiée en mémoire à court terme, suggérée par des confusions basées sur des ressemblances de prononciation.
  • Similarité sémantique : Ressemblance de sens entre items, qui perturbe la mémoire à long terme même quand la similarité acoustique ne le fait pas.

Points essentiels

  • Chez Posner et al. (1969), l’effet de typographie (AA vs Aa) diminue quand le délai augmente et disparaît après environ 2 secondes, ce qui indique une étape d’encodage verbal en ~2 s.
  • Dans l’expérience de Conrad (1964), des lettres présentées visuellement sont rappelées avec davantage de confusions sur des ressemblances de prononciation (ex. P et V) que sur des ressemblances graphiques (ex. R et P).
  • Conrad et Hull (1964) montrent que retenir des lettres phonologiquement proches (P, B, D, etc.) est plus difficile que retenir des lettres phonologiquement dissemblables (K, J, W, etc.).
  • Baddeley (1966) trouve que la similarité acoustique perturbe la tâche au début mais n’entraîne pas d’oubli supplémentaire par la suite, alors que la similarité sémantique altère la mémoire à long terme.

Astuce mémo

Typographie→Son : la différence s’éteint après ~2 s, car la mémoire court terme “traduit” en phonologie.

3. Effet de position sérielle

Notions clés & Définitions

  • Effet de position sérielle : Effet observé lors d’un rappel libre immédiat où les items sont mieux rappelés quand ils ont été placés tôt ou tard dans une liste.
  • Effet de primauté : Facilitation liée aux premiers items d’une liste, attribuée à leur traitement qui favorise un stockage durable.
  • Effet de récence : Facilitation liée aux derniers items d’une liste, attribuée à leur maintien en mémoire à court terme.
  • Rappel immédiat vs différé : Comparaison expérimentale où l’intervalle entre apprentissage et rappel révèle que la primauté persiste mais que la récence peut s’éteindre.

Points essentiels

  • En rappel libre immédiat après l’apprentissage d’une liste, les premiers et les derniers items sont généralement mieux rappelés, dans l’ordre d’apprentissage.
  • Dans le rappel différé de 30 secondes, l’effet de primauté persiste sur les premiers items mais l’effet sur les derniers items disparaît.
  • L’effet de primauté est sensible à la longueur de la liste, alors que l’effet de récence n’est pas modifié par cette augmentation.
  • La primauté est plus forte pour les mots fréquents que pour les mots rares, tandis que la récence n’est pas influencée par la fréquence.
  • Dans une tâche d’autorépétition intercalée d’autres listes, l’effet de primauté reste présent après plusieurs rappels, mais l’effet de récence disparaît dans l’épreuve finale.

Astuce mémo

Primauté = Plus de “temps” (long), Récence = Plus de “maintien” (court) : différé coupe la récence.

4. Modèle d’Atkinson et Shiffrin

Notions clés & Définitions

  • Registres sensoriels : Les registres sensoriels sont des systèmes de traitement transitoires où l’information venant du dehors est d’abord prise en charge avant d’être transférée.
  • Répétition : La répétition est un traitement mental qui augmente la durée de maintien de l’information en mémoire à court terme, donc sa chance d’atteindre la mémoire à long terme.

Points essentiels

  • Le modèle d’Atkinson et Shiffrin décrit un enchaînement où l’information passe des registres sensoriels vers la mémoire à court terme, puis potentiellement vers la mémoire à long terme.
  • La mémoire à court terme joue le rôle de passage obligé avant toute transmission durable vers la mémoire à long terme.
  • La probabilité d’entrer en mémoire à long terme dépend de la durée de maintien dans la mémoire à court terme.
  • Plus un item reste longtemps en mémoire à court terme, plus ses chances de passer en mémoire à long terme augmentent.

Astuce mémo

Chaîne 3 étapes : Sensoriel → Court terme → Long terme (répétition = “garder” assez longtemps pour transférer).

5. Capacité et empan mnésique

Notions clés & Définitions

  • Empan mnésique : Capacité de la mémoire à court terme, mesurée par le nombre d’items que l’on parvient à rappeler après une présentation brève.
  • Chunks : Regroupements d’items en unités plus grandes qui augmentent la quantité d’information maintenue temporairement.
  • Empan auditif : Mesure de l’empan mnésique réalisée avec des items auditifs plutôt que verbaux ou visuels.
  • Épreuve des blocs de Corsi : Tâche de mémoire spatiale où l’on doit reproduire, dans le même ordre, une séquence de cubes désignés.

Points essentiels

  • Miller (1956) estime l’empan mnésique à environ 7 ± 2 pour des listes d’environ une dizaine d’items.
  • L’empan peut dépasser cette limite quand les items sont transformés en chunks, comme passer de lettres isolées à un mot unique comme BONJOUR.
  • La mémorisation de mots plus longs pose plus de difficultés, ce qui est expliqué par un traitement de répétition mentale plus coûteux.
  • Cowan (2010) propose une limite de capacité de l’ordre de 4 ± 2 correspondant au nombre moyen d’unités rappelées avec peu d’erreurs.
  • L’empan peut être mesuré pour des items auditifs (empan auditif) et pour des configurations spatiales via l’épreuve des blocs de Corsi avec 9 cubes.

Astuce mémo

Chiffres en téléphone : pas 10 séparés, on regroupe en 2–3 pour augmenter l’empan.

6. Recherche en mémoire de Sternberg

Notions clés & Définitions

  • Tâche de reconnaissance : Approche où le sujet indique si l’item test est présent dans la liste d’items mémorisée, ce qui permet d’analyser le processus de récupération en mémoire à court terme.
  • Ensemble-mémoire : Liste d’items que le sujet doit garder en mémoire, puis comparer à une série d’items tests pendant la phase de décision.
  • Recherche sérielle exhaustive : Mécanisme proposé où le sujet compare l’item test à chaque item de l’ensemble-mémoire un par un, jusqu’à la réponse, sans arrêt anticipé.
  • Latence de reconnaissance : Temps de réponse mesuré lors de la décision oui/non, utilisé comme indicateur dynamique des étapes de comparaison en mémoire.

Points essentiels

  • Sternberg (1966) mesure le temps de réponse en tâche de reconnaissance, plutôt que le taux de rappel, pour étudier la dynamique de la mémoire à court terme.
  • Quand le temps de réponse dépend de la longueur de la liste sans dépendre du fait que la cible est présente ou absente, cela indique une comparaison qui ne s’interrompt pas après détection.
  • Dans l’interprétation de Sternberg (1966), l’ordonnée à l’origine correspond à un temps d’encodage d’environ 400 ms.
  • Dans cette même interprétation, la pente correspond à un rythme de balayage d’environ 40 ms par item lors de la comparaison.
  • Le sujet est présenté à des listes de 1 à 6 chiffres, puis doit décider le plus rapidement possible si chaque item test faisait partie de la liste mémorisée.
  • Sternberg argue que la recherche exhaustive et rapide est cognitivement moins coûteuse qu’une prise de décision qui nécessiterait plus de processus.

Astuce mémo

Présence ou absence ne change rien : tu balayes tout quand même (≈40 ms/item, +≈400 ms d’encodage).

7. Oubli et interférences

Notions clés & Définitions

  • Oubli passif : Caractéristique de la mémoire à court terme où l’oubli résulte de l’affaiblissement progressif de l’information avec le temps, sans nouvel apprentissage qui perturbe la trace.
  • Technique de l’item sonde : Variante du rappel indicé qui compare, après une liste mémorisée, le rappel d’une cible grâce à la présentation d’une sonde sonore indiquant l’accès à l’item suivant.
  • Interférence proactive : Type d’oubli dû au fait qu’une information apprise auparavant perturbe la mémorisation d’une nouvelle liste, en provoquant des confusions entre contenus similaires.
  • Intrusion de la mémoire à long terme : Idée selon laquelle la rétention en mémoire à court terme dépend aussi de processus issus de la mémoire à long terme, qui s’immiscent dans les performances de maintien.

Points essentiels

  • Dans l’interprétation classique, l’oubli vient d’un déclin lable de la mémoire à court terme, la tâche de comptage à rebours mobilisant en plus des ressources cognitives.
  • Avec la technique de l’item sonde, Waugh et Norman (1965) observent que la baisse de performance dépend du nombre d’items entre la cible et la sonde, pas de la vitesse de présentation.
  • L’oubli peut aussi s’expliquer par une interférence proactive, et changer la nature des séries (chiffres au lieu de trigrammes) réduit nettement l’interférence selon Wickens et al. (1972).
  • Les travaux suggèrent que l’oubli en mémoire à court terme n’est pas seulement un effacement, mais aussi une difficulté à récupérer l’information encore disponible, avec influence de la mémoire à long terme sur la rétention.

8. Accès séquentiel ou parallèle

Notions clés & Définitions

  • Modèle de Sternberg : Modèle de reconnaissance en mémoire à court terme qui suppose que le temps de réponse dépend principalement de la longueur de la liste à parcourir.
  • Accès séquentiel : Principe selon lequel les items mémorisés seraient récupérés un à un, au cours d’un balayage dont le temps augmenterait avec la longueur de la liste.
  • Accès parallèle : Principe selon lequel la récupération de plusieurs items peut se faire simultanément, de sorte que le temps de réponse ne dépend pas seulement de la longueur de la liste.
  • Stratégie d’exploration : Ensemble de procédures contrôlées par le sujet pour parcourir et explorer la liste d’items mémorisés pendant la tâche.
  • Reconnaissance répétée : Règle empirique où la reconnaissance d’un item vu plusieurs fois dans une liste se fait plus rapidement que celle d’un item vu une seule fois.

Points essentiels

  • Des résultats montrent que les temps de réponse ne sont pas toujours proportionnels à la seule longueur de la liste, ce qui contredit l’idée d’un accès strictement séquentiel.
  • Les sujets peuvent, sous certaines conditions, adapter leur stratégie d’exploration de la liste d’items mémorisés pendant la récupération.
  • Le rythme de balayage varie selon les opérations d’encodage utilisées et selon la probabilité d’apparition du stimulus dans la liste.
  • La reconnaissance d’items apparaissant plusieurs fois est plus rapide que celle d’items apparaissant une seule fois.
  • Dans une étude de Marcel, le temps de réponse aux items absents n’est pas toujours identique à celui des items présents, remettant en cause un balayage exhaustif.
  • Ces travaux conduisent à réviser la notion classique de mémoire à court terme, car elle ne suffit pas à expliquer l’ensemble des résultats.

9. Modèle de Baddeley

Notions clés & Définitions

  • Boucle phonologique : Sous-système de mémoire de travail spécialisé dans le maintien d’informations verbales sous forme phonologique, via un stockage bref et une répétition subvocale.
  • Calepin visuo-spatial : Sous-système de mémoire de travail qui stocke et code des informations visuelles et spatiales, notamment images mentales et référence de position.
  • Administrateur central : Système amodal qui coordonne l’allocation d’attention entre boucle phonologique et calepin visuo-spatial et fait le lien avec la mémoire à long terme.
  • Tampon épisodique : Quatrième sous-système qui intègre temporairement des informations multimodales dans des épisodes cohérents en s’appuyant sur la mémoire à long terme.

Points essentiels

  • La boucle phonologique comporte un stockage phonologique pour les codes pendant environ 1,5 s à 2 s, puis un système de répétition qui empêche le déclin par auto-réactivation.
  • Dans une double tâche, le temps de vérification augmente avec la charge mnésique sans que le taux d’erreurs change, ce qui soutient la dissociation stockage (sous-systèmes) versus traitement (administrateur central).
  • L’administrateur central gère la répartition de ressources limitées entre boucle phonologique et calepin, et assure l’intégration des informations avec la mémoire à long terme.
  • Baddeley introduit le tampon épisodique au début des années 2000 pour expliquer la rétention de longues phrases d’environ 15 à 20 mots.
  • Le tampon épisodique aurait une capacité maximale d’environ quatre items, modulée par le chunking, et constituerait un stockage temporaire indépendant de la modalité sensorielle.

Astuce mémo

Phono = sons à répéter ; Calepin = voir/placer ; Administrateur central = router l’attention ; Tampon épisodique = assembler un épisode cohérent.

10. Boucle phonologique et calepin

Notions clés & Définitions

  • Archive phonologique : Espace transitoire où les items sont stockés sous forme de codes phonologiques pendant une durée brève, typiquement 1,5 s à 2 s.
  • Cache visuel : Composante de stockage passif du visuo-spatial, sensible aux interférences et sujette à une détérioration rapide sans rafraîchissement.
  • Scribe interne : Composante active du visuo-spatial qui rafraîchit et manipule les informations du cache visuel.

Points essentiels

  • La boucle phonologique permet de conserver des items en les stockant sous forme phonologique pendant 1,5 s à 2 s puis en les maintenant par auto-répétition afin d’empêcher le déclin.
  • Dans l’interprétation de Baddeley, des items verbaux présentés visuellement sont d’abord encodés verbalement, puis pris en charge par la boucle phonologique.
  • Dans l’expérience de Sternberg (1967), l’altération de l’item test augmente le temps d’encodage/recognition mais ne change pas le rythme de balayage en mémoire, car les pentes des droites restent parallèles.
  • Logie (1995) dissocie le visuo-spatial entre un registre de stockage passif soumis aux interférences (cache visuel) et un mécanisme actif de rafraîchissement/manipulation (scribe interne).

Astuce mémo

Altéré = encode plus long, balaye pareil (pentes parallèles).

11. Modèle attentionnel de Cowan

Notions clés & Définitions

  • Approche moniste : Approche où la mémoire de travail n’est pas un système séparé entre registre sensoriel et mémoire à long terme, mais une partie de la mémoire à long terme activée.
  • Focus attentionnel : Ensemble limité des informations activées qui reçoivent un traitement attentionnel dans le modèle de Cowan.
  • Activation des représentations : Propriété des informations provenant de la mémoire à long terme qui deviennent disponibles quand elles sont influencées par les entrées sensorielles et les buts.
  • Processus de contrôle : Mécanisme chargé de faire passer des informations de l’état d’activation au focus attentionnel, avec un fonctionnement analogue à l’administrateur central.
  • Activation de base : Niveau d’activation correspondant à une information considérée comme stockée en mémoire à long terme dans le modèle de Cowan.

Points essentiels

  • Le modèle de Cowan (1988) ne postule pas d’étape intermédiaire entre les entrées sensorielles et la mémoire à long terme.
  • La mémoire de travail correspond à la partie active de la mémoire à long terme rendue disponible par activation.
  • Parmi les informations activées, seules certaines entrent dans le focus attentionnel via un contrôle qui sélectionne et organise le traitement.
  • Les limites de stockage et de traitement s’expliquent par les propriétés du focus et par un contrôle imposant un traitement séquentiel d’une quantité limitée d’informations.
  • Une information est en mémoire à long terme à activation de base, mais bascule en mémoire de travail quand elle est très activée à un moment précis.

Astuce mémo

Activation forte = focus (mémoire de travail), activation de base = stock en mémoire à long terme.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1965Waugh et Norman proposent la dualité mémoire primaire (transitoire) / mémoire secondaire (permanente)
1969Posner et al. mettent en évidence l’effet de typographie qui disparaît après environ 2 s, indiquant un encodage verbal
1966Sternberg étudie la reconnaissance en mesurant la latence et propose une recherche sérielle exhaustive
1956Miller estime l’empan mnésique à environ 7 ± 2
1974Baddeley et Hitch refont le modèle dualiste au profit d’un modèle moniste et favorisent la mémoire de travail
1988Cowan propose le modèle du focus attentionnel (mémoire de travail = partie active de la mémoire à long terme)
1996Baddeley présente le modèle de mémoire de travail avec boucle phonologique, calepin visuo-spatial et administrateur central
2000Baddeley introduit le tampon épisodique pour rendre compte de la rétention de longues phrases

Tableaux de synthèse

Codages en mémoire à court terme vs mémoire à long terme

Type de ressemblanceEffet observéMémoire la plus concernée
Typographie (AA vs Aa)Le différentiel diminue avec le délai et disparaît après ~2 sEncodage verbal lié à la mémoire à court terme
Confusions lettre à lettre (Conrad 1964)Plus de confusions sur des ressemblances de prononciationMémoire à court terme : codage acoustique
Similarité acoustique vs sémantique (Baddeley 1966)Similarité sémantique altère la mémoire à long terme mais pas l’acoustiqueMémoire à long terme : codage sémantique

Approches de la mémoire de travail

Auteur/ModèlePrincipe centralSous-systèmes/structure
Atkinson & Shiffrin (1968)Passage obligé : maintien en mémoire à court terme pour transférer en mémoire à long termeRegistres sensoriels → mémoire à court terme → mémoire à long terme
Baddeley (1996)Mémoire de travail = stockage + traitement coordonnés attentionnellementBoucle phonologique, calepin visuo-spatial, administrateur central (+ tampon épisodique dès 2000)
Cowan (1988)Mémoire de travail = mémoire à long terme activée ; limite via le focusActivation des représentations → focus attentionnel ; contrôle sélectionne/organise

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre mémoire sensorielle et mémoire à court terme : la première a une rétention de l’ordre de 250 ms et est sensible au masquage, contrairement à la seconde.
  2. Penser que l’effet de typographie persiste quel que soit le délai : il diminue avec le délai et disparaît vers ~2 s, indiquant un encodage verbal transitoire.
  3. Interpréter l’effet de position sérielle comme un seul mécanisme : la primauté persiste dans le rappel différé tandis que la récence peut disparaître.
  4. Croire que l’oubli en mémoire à court terme est uniquement un déclin passif de trace : les résultats avec la technique de l’item sonde montrent un rôle de l’interférence (nombre d’items entre cible et sonde).
  5. Admettre un balayage exhaustif qui s’arrête dès la détection : dans Sternberg, la latence ne dépend pas de la présence/absence, donc le balayage ne s’interrompt pas.
  6. Penser que la capacité est fixe (empan unique) : les résultats montrent qu’elle dépend de facteurs comme l’encodage et le chunking, pas seulement d’une limite stable.
  7. Confondre Cowan et Baddeley : Cowan est moniste (pas de mémoire à court terme séparée), alors que Baddeley maintient des sous-systèmes distincts avec un administrateur central.

Checklist Examen

  1. Définir mémoire à court terme vs mémoire à long terme (dualités primaire/secondaire) et expliquer l’argument central : durée de rétention et mécanismes différents.
  2. Décrire les notions de codage physique, verbal/phonologique et acoustique, et relier l’effet de typographie (AA vs Aa) à un encodage verbal d’environ 2 s.
  3. Expliquer l’expérience de Conrad (1964) : lettres présentées visuellement, confusions plus fréquentes sur des ressemblances de prononciation, donc codage préférentiel acoustique en mémoire à court terme.
  4. Présenter l’effet de position sérielle : primauté (liée aux premiers items via mémoire à long terme) et récence (liée au maintien en mémoire à court terme), y compris le pattern rappel immédiat vs différé 30 s.
  5. Expliquer le modèle d’Atkinson et Shiffrin (1968) : registres sensoriels → mémoire à court terme (passage obligé) ; probabilité d’entrée en mémoire à long terme dépend de la durée de maintien et de la répétition.
  6. Donner les ordres de grandeur de capacité/empan (Miller 7 ± 2, Cowan 4 ± 2) et expliquer comment le chunking et la longueur des mots influencent l’empan.
  7. Expliquer Sternberg (1966) : tâche de reconnaissance oui/non, latence dépend de la longueur de l’ensemble-mémoire mais pas de la présence/absence ; interpréter origine (~400 ms) et pente (~40 ms/item).
  8. Expliquer pourquoi l’approche séquentielle/exhaustive est critiquée : stratégies d’exploration adaptatives, effet des opérations d’encodage et de la probabilité, reconnaissance d’items répétés plus rapide, et résultats remettant en cause un balayage strictement exhaustif.
  9. Définir l’oubli passif et la technique de l’item sonde, puis expliquer ce que montrent Waugh et Norman (1965) : performance liée au nombre d’items entre cible et sonde, pas à la vitesse.
  10. Décrire le modèle de Baddeley (1996) : boucle phonologique (stock 1,5–2 s + répétition subvocale), calepin visuo-spatial, administrateur central ; préciser l’augmentation du temps en double tâche sans hausse d’erreurs.
  11. Définir les composantes de la boucle phonologique et les rôles du stockage phonologique et de la répétition ; puis décrire cache visuel vs scribe interne (Logie, 1995).
  12. Expliquer le modèle de Cowan (1988) : monisme, activation des représentations, focus attentionnel, contrôle analogue à l’administrateur central, et définition de la mémoire à court terme comme information très activée à un moment précis.

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Mémoire à court terme — définition ?

Mémoire transitoire pour stockage bref d’informations.

Mémoire à court terme définition

Mémoire transitoire pour durée brève.

Codage visuel acoustique — différence ?

Visuel compare formes, acoustique compare prononciation.

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