đ Plan du Cours
- Historique et principes fondamentaux de la chromatographie
- Classification des méthodes chromatographiques selon phases stationnaire et mobile
- Chromatographie en phase gazeuse : principes, alimentation en gaz vecteur et injection
- Optimisation des paramÚtres chromatographiques : facteurs de séparation et coefficient de
- Types de colonnes en chromatographie gazeuse : colonnes remplies et capillaires
- Phases stationnaires en chromatographie gazeuse : propriétés et choix
- Injection en chromatographie gazeuse : modes et caractéristiques des injecteurs
- Régulation de la température et stabilité du four en chromatographie gazeuse
- Détecteurs en chromatographie gazeuse : principes, performances et applications
- Chromatographie liquide haute performance (CLHP) : appareillage, phases stationnaires et
- Appareillage de la chromatographie liquide haute performance : réservoirs, pompes et injecteurs
đ 1. Historique et principes fondamentaux de la chromatographie
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Applications : Ensemble des usages de la chromatographie mentionnés dans le cours : identification, dosage (quantification) et purification.
- Les chromatographies dâadsorption : Famille de chromatographies oĂč la sĂ©paration repose sur lâadsorption sur une phase stationnaire solide, avec notamment la chromatographie liquide-solide, la chromatographie sur colonne et la chromatographie sur couche mince.
- Mikhail Tswett : Botaniste russe associé à la mise en évidence de la chromatographie en 1903.
đ Points essentiels
- La sĂ©paration chromatographique repose sur lâĂ©quilibre de concentrations des composĂ©s entre une phase stationnaire et une phase mobile en contact.
- Les jalons historiques donnĂ©s sont 1903 pour Tswett, 1931 pour la chromatographie sur colonne, 1938 pour la CCM et lâĂ©change dâions, 1941 pour le concept de chromatographie gaz-liquide, 1955 pour le premier chromatographe gaz-liquide commercial et 1965 pour la CLHP.
đĄ Ă retenir
La sĂ©paration chromatographique repose sur lâĂ©quilibre de concentrations des composĂ©s entre une phase stationnaire et une phase mobile en contact.
đ 2. Classification des mĂ©thodes chromatographiques selon phases stationnaire et mobile
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
-
Phase stationnaire : phase en contact avec la phase mobile, disposée soit dans une colonne, soit sur une surface plane ; elle sert de support au parcours des composés.
-
Elution : entraĂźnement dâun solutĂ© Ă travers la phase stationnaire par le mouvement de la phase mobile.
-
Principe : équilibre de concentrations des composés entre deux phases en contact, la phase stationnaire et la phase mobile, avec des temps de parcours liés aux propriétés intrinsÚques des composés ou à leur affinité pour la phase stationnaire.
-
On distingue : les méthodes chromatographiques selon la nature des phases, en particulier selon la forme de la phase stationnaire et selon la nature de la phase mobile.
-
Phase mobile : phase qui se dĂ©place sur ou Ă travers la phase stationnaire, entraĂźnant avec elle lâanalyte ; elle peut ĂȘtre un liquide ou un gaz.
đ Points essentiels
-
La classification des mĂ©thodes chromatographiques dĂ©pend de la nature de la phase stationnaire : elle peut se prĂ©senter dans une colonne, oĂč la phase mobile progresse au travers, ou sur une surface plane, comme en chromatographie sur couche mince.
-
La phase mobile est la phase qui se dĂ©place sur ou Ă travers la phase stationnaire et entraĂźne lâanalyte avec elle. Le processus dâentraĂźnement de cet analyte est appelĂ© Ă©lution.
-
En chromatographie en phase liquide, la phase mobile est un liquide.
-
En chromatographie en phase gazeuse, la phase mobile est un gaz vecteur.
đĄ Ă retenir
Classer les techniques chromatographiques revient Ă repĂ©rer le couple de phases utilisĂ© : nature de la phase stationnaire et nature de la phase mobile. Il faut aussi distinguer le mode de dĂ©placement de la phase mobile, qui entraĂźne lâanalyte par Ă©lution.
đ 3. Chromatographie en phase gazeuse : principes, alimentation en gaz vecteur et injection
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Chromatographie dâadsorption : Chromatographie en phase gazeuse dans laquelle la phase stationnaire est un solide poreux, rĂ©servĂ©e Ă lâanalyse de mĂ©langes de gaz ou de liquides Ă bas points dâĂ©bullition.
- Chambre Ă vaporisation instantanĂ©e : Injecteur situĂ© Ă une extrĂ©mitĂ© de la colonne dans lequel lâĂ©chantillon est vaporisĂ© avant son entrĂ©e dans la colonne.
- Injecteur split/splitless : Injecteur de faible capacitĂ© associĂ© Ă des contraintes de coĂ»t, de fragilitĂ©, de casse, dâoxydation et de faible capacitĂ©.
- Gaz vecteur : Inerte vis-Ă -vis de lâĂ©chantillon et du garnissage de la colonne (phase stationnaire) : He, N2, H2, Ar ⊠(le choix du gaz dĂ©pend du dĂ©tecteur utilisĂ©).
đ Points essentiels
- En chromatographie en phase gazeuse, lâĂ©chantillon est vaporisĂ© puis injectĂ© au sommet de la colonne.
- LâĂ©lution est assurĂ©e par un flux de gaz inerte appelĂ© gaz vecteur.
- Le gaz vecteur doit ĂȘtre inerte vis-Ă -vis de lâĂ©chantillon et du garnissage de la colonne.
- Le gaz doit ĂȘtre exempt de traces dâH2O et O2, donc pur et dessĂ©chĂ©.
- Lâinjection se fait Ă lâaide dâune microseringue Ă travers un septum dans une chambre Ă vaporisation instantanĂ©e.
đĄ Ă retenir
En chromatographie en phase gazeuse, lâĂ©chantillon est vaporisĂ© puis injectĂ© au sommet de la colonne.
đ 4. Optimisation des paramĂštres chromatographiques : facteurs de sĂ©paration et coefficient de
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Qualitative : Analyse du chromatogramme fondĂ©e sur lâidentification et la position du pic.
- Temps mort Ve : Temps nécessaire pour que le soluté parcoure le volume mort de la colonne, noté tm dans le chromatogramme.
- K mM CMVM VM K : Coefficient de distribution reliant le facteur de rétention aux masses ou aux volumes de soluté dans les phases stationnaire et mobile, avec k = mS/mM = CSVS/C MVM/VM et k = K.
đ Points essentiels
- Le coefficient de distribution K est défini par K = CS / CM.
- Le facteur de rĂ©tention k est idĂ©alement compris entre 1 et 10 pour les diffĂ©rents solutĂ©s dâun mĂ©lange.
- Le facteur de sélectivité α est défini par α = k2 / k1.
- Le facteur de rĂ©solution R dĂ©pend de âN, de k et de α.
đĄ Ă retenir
La performance chromatographique se lit à travers le chromatogramme et dépend du partage du soluté entre phase stationnaire et phase mobile. Le facteur de rétention, la sélectivité et le nombre de plateaux théoriques conditionnent la résolution.
đ 5. Types de colonnes en chromatographie gazeuse : colonnes remplies et capillaires
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- CPL prĂ©parative : Technique de chromatographie liquide prĂ©parative, appelĂ©e aussi CLS dans le contenu, fondĂ©e sur la chromatographie dâadsorption avec une silice modifiĂ©e.
- Colonne remplie : 1Ăšres colonnes en acier, puis en silice fondue (trĂšs pure) (FSOT : Fused Silica Open Tubular) recouvert dâune gaine extĂ©rieure en polyimide (thermiquement rĂ©sistant) Ăž intĂ©rieur = 0,1 Ă 0,35 mm, L
- Pour les colonnes : Contrainte : rĂ©gulation du dĂ©bit (u) : ïdĂ©bit = 1% ïtR
- Colonnes remplies : Contrainte : rĂ©gulation du dĂ©bit (u) : ïdĂ©bit = 1% ïtR
- EfficacitĂ© des colonnes : Comparaison de lâefficacitĂ© des colonnes en CPL et CPG : u plus faible en CPL quâen CPG, H plus petit en CPL quâen CPG, mais L plus grand en CPG (ï» 50 m) quâen CPL (25 Ă 50 cm max (trop de pertes de charge au-delĂ )) En gĂ©nĂ©ral, meilleure efficacitĂ© en CPG (N plus grand).
đ Points essentiels
- Les colonnes capillaires sont des colonnes tubulaires ouvertes oĂč la phase stationnaire tapisse la paroi interne sous forme de film.
- Les colonnes capillaires WCOT ont une grande efficacité, avec environ 200 000 plateaux, contre environ 1 000 pour une colonne remplie.
- Les colonnes capillaires FSOT sont en silice fondue recouverte dâune gaine extĂ©rieure en polyimide.
- Colonnes remplies (Ă garnissage) (les plus anciennes) Tube en acier inox, verre, ou tĂ©flon de 1/8 ou 1/4 de pouce de Ăž (3,18 ou 6,35 mm) et 1 Ă 3 m de long, rempli dâun support poreux, inerte et stable, finement et uniformĂ©ment divisĂ©, prĂ©alablement recouvert dâune couche mince de la phase stationnaire liquide.
- Colonnes tubulaires ouvertes : la phase stationnaire tapisse les parois internes, sous forme dâun film (Ă©paisseur 0,05 Ă 5 ïm) : WCOT (Wall Coated Open Tubular).
đĄ Ă retenir
Les colonnes remplies sont les plus anciennes et utilisent un tube de 1/8 ou 1/4 de pouce de diamĂštre, de 1 Ă 3 m de long.
đ 6. Phases stationnaires en chromatographie gazeuse : propriĂ©tĂ©s et choix
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Mode split : Mode dâinjection pour colonnes capillaires dans lequel le gaz vecteur entre avec un dĂ©bit Ă©levĂ©, une vanne de fuite Ă©vacue la plus grande partie du gaz, et seule une faible fraction de lâĂ©chantillon, par exemple 1/20 Ă 1/500, entre dans la colonne.
- Indice de rĂ©tention de Kovats : Indice de classement des phases stationnaires, notĂ© I, utilisĂ© avec la rĂ©fĂ©rence squalane ; le document dĂ©finit ÎI comme la diffĂ©rence entre lâindice de la phase et celui du squalane.
- Polysiloxanes : Famille de phases stationnaires capillaires constituĂ©es dâune chaĂźne -Si-O-Si-O- portant des substituants R ; la forme avec R = Me correspond au polydimĂ©thylsiloxane, apolaire, et dâautres substituants peuvent augmenter la polaritĂ©.
đ Points essentiels
- Une phase stationnaire de CPG doit avoir une faible tension de vapeur.
- Une phase stationnaire de CPG doit ĂȘtre thermiquement stable, avec une variation de 1 °C pouvant entraĂźner une variation de tR de 2 Ă 3 %.
- Une phase stationnaire de CPG doit ĂȘtre chimiquement inerte.
- Le choix de la phase stationnaire doit permettre dâobtenir des valeurs correctes de k et de α.
đĄ Ă retenir
Le choix de la phase stationnaire en CPG vise dâabord la stabilitĂ©, lâinertie et une tension de vapeur faible, tout en donnant des valeurs correctes de k et de α. En colonnes remplies, le classement peut ĂȘtre fait avec lâindice de Kovats et la rĂ©fĂ©rence squalane.
đ 7. Injection en chromatographie gazeuse : modes et caractĂ©ristiques des injecteurs
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- De lâinjecteur : Dispositif dâintroduction de lâĂ©chantillon qui doit permettre la vaporisation tout en Ă©vitant la dĂ©composition, avec une tempĂ©rature dâenviron 50 °C au-dessus du point dâĂ©bullition du constituant le moins volatil.
đ Points essentiels
- Avec les colonnes capillaires, les quantités injectées sont trÚs faibles et nécessitent un injecteur split/splitless ou équivalent.
- Lâinjecteur on column rĂ©alise une injection directe Ă froid, Ă 40 °C, de lâĂ©chantillon Ă lâintĂ©rieur de la colonne avec une micro-seringue spĂ©ciale.
- Lâinjecteur on column est adaptĂ© aux composĂ©s fragiles et thermodĂ©gradables, notamment en biochimie.
- Mode splitless : rĂ©servĂ© aux solutions trĂšs diluĂ©es (analyse de traces) Injecteur âon columnâ : Injection directe, Ă froid (40°C), de lâĂ©chantillon Ă lâintĂ©rieur de la colonne (micro- seringue spĂ©ciale).
- Adapté aux composés fragiles (thermodégradables), en biochimie par ex.
đĄ Ă retenir
Avec les colonnes capillaires, les quantités injectées sont trÚs faibles et nécessitent un injecteur split/splitless ou équivalent.
đ 8. RĂ©gulation de la tempĂ©rature et stabilitĂ© du four en chromatographie gazeuse
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Programmation de température : Possibilité de faire varier la température du four de la colonne dans une enceinte thermostatée, avec une plage de fonctionnement de 40 à 400 °C.
đ Points essentiels
- La colonne est placée dans une enceinte thermostatée pouvant fonctionner de 40 à 400 °C.
- La chromatographie gazeuse peut utiliser une programmation de température du four.
- La stabilitĂ© du four doit ĂȘtre trĂšs Ă©levĂ©e, avec une variation de tempĂ©rature de lâordre de 1 °C.
- Une variation de 1 °C entraßne une variation du temps de rétention de 2 à 3 %.
đĄ Ă retenir
La colonne est placée dans une enceinte thermostatée pouvant fonctionner de 40 à 400 °C.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principaux détecteurs Performances du détecteur : Ensemble de dispositifs de détection en chromatographie gazeuse dont les performances se jugent par la sensibilité, la réponse linéaire sur plusieurs décades et la sélectivité, avec des détecteurs universels ou sélectifs selon la classe de composés.
- Autres dĂ©tecteurs - DĂ©tecteur thermoionique : DĂ©tecteur semblable au FID, muni dâune cĂ©ramique en silicate de Rb ou Cs Ă lâextrĂ©mitĂ© de la flamme, oĂč se forme un plasma gĂ©nĂ©rant un grand nombre dâions en prĂ©sence de molĂ©cules phosphorĂ©es ou azotĂ©es.
- SĂ©lectif aux composĂ©s contenant P et N (applications : PropriĂ©tĂ© dâun dĂ©tecteur qui cible les composĂ©s phosphorĂ©s ou azotĂ©s, avec des applications mentionnĂ©es pour les pesticides.
- Détecteur à ionisation de flamme (FID) : Détecteur à ionisation de flamme (FID) (le plus utilisé).
đ Points essentiels
- Le TCD mesure les variations de conductivité thermique du gaz vecteur et reste universel et non destructif.
- Le TCD prĂ©sente une sensibilitĂ© de lâordre de 10^-8 g/s et une linĂ©aritĂ© dâenviron 10^5.
- Le FID est le dĂ©tecteur le plus utilisĂ©, avec une forte sensibilitĂ© de lâordre de 10^-13 g/s et une linĂ©aritĂ© de 10^7 Ă 10^8.
- Le FID est quasi universel mais destructif car il repose sur une combustion.
- DĂ©tecteur Ă conductibilitĂ© thermique (TCD) ou catharomĂštre Mesure des variations de la conductivitĂ© thermique du gaz vecteur (H2 ou He) 6 Ă 10 x > Ă la plupart des produits organiques PrĂ©sence de molĂ©cules de la conductivitĂ© thermique (Ă· [ ]) de la T° du dĂ©tecteur (filament Pt, Au ou W) : systĂšme diffĂ©rentiel (pont de Wheatstone) ï : simple, linĂ©aritĂ© 105, universel, non destructif, colonnes remplies ou capillaires ï : sensibilitĂ© (10-8 g/s).
- ï : forte sensibilitĂ© (10-13 g/s), linĂ©aritĂ© (107-108), quasi-universel ï : destructif (pyrolyse) IV.
đĄ Ă retenir
Le TCD mesure les variations de conductivité thermique du gaz vecteur et reste universel et non destructif.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Phase inverse : Mode de chromatographie dâadsorption dans lequel la phase stationnaire est modifiĂ©e pour ĂȘtre apolaire; dans ce mode, les composĂ©s les plus polaires sont Ă©luĂ©s en premier.
- Détecteur spectrophotométrique (absorbance) - monochromatique : Source (D ou vapeur de Hg), monochromateur (ex.
đ Points essentiels
- La CLHP est adaptée aux composés thermosensibles, trÚs polaires, ioniques, peu volatils ou macromoléculaires.
- La CLHP utilise des phases stationnaires de silice modifiée par greffage.
- En chromatographie normale, les composés les plus polaires sont davantage retenus.
- Phase mobile Chromatographie ânormaleâ : Les composĂ©s les plus polaires sont davantage retenus Chromatographie âinverseâ : Les composĂ©s les plus polaires sont Ă©luĂ©s en premier forts : ammonium (G+ = N(CH3)3+) VI.
đĄ Ă retenir
La CLHP est adaptée aux composés thermosensibles, trÚs polaires, ioniques, peu volatils ou macromoléculaires.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Forts : Groupes fonctionnels anioniques fortement acides portĂ©s par une rĂ©sine Ă©changeuse dâions, reprĂ©sentĂ©s ici par lâacide sulfonique avec G- = SO3-.
- Faibles : Groupes fonctionnels anioniques moins acides portĂ©s par une rĂ©sine Ă©changeuse dâions, reprĂ©sentĂ©s ici par lâacide carboxylique avec G- = COO-.
- Réservoirs de phase mobile : Contenants en verre ou en inox de 0,5 à 2 L destinés à recevoir des solvants trÚs purs, avec filtration pour retenir les poussiÚres et dégazage par barbotage de gaz inerte.
- Pompe Ă piston alternatif : SystĂšme de pompage fournissant une pression pouvant atteindre 420 bars, sans pulsation, avec un dĂ©bit compris entre 0,1 et 10 mL/min et une prĂ©cision de lâordre de 0,5 %, tout en rĂ©sistant Ă la corrosion.
- Vanne dâinjection Ă boucle : Dispositif dâinjection en CLHP utilisant une boucle de volume compris entre 5 ”L et 500 ”L pour introduire lâĂ©chantillon.
đ Points essentiels
- La CLHP peut fonctionner en mode isocratique avec un Ă©luant unique ou en mode gradient dâĂ©lution avec un mĂ©lange de solvants.
- Les réservoirs de phase mobile doivent contenir des solvants trÚs purs et comporter filtration et dégazage.
- La pompe Ă piston alternatif fournit une pression Ă©levĂ©e, jusquâĂ 420 bars, sans pulsation.
- Lâinjection en CLHP se fait par une vanne dâinjection Ă boucle de 5 Ă 500 ”L.
đĄ Ă retenir
La pompe Ă piston alternatif fournit une pression Ă©levĂ©e, jusquâĂ 420 bars, sans pulsation.
𧩠Compléments de couverture
- La chromatographie a été mise en évidence en 1903 par Mikhail Tswett, botaniste russe.
- La chromatographie sur colonne a été décrite en 1931 par Kuhn et Lederer.
- La chromatographie sur couche mince a été décrite en 1938 par Izmailov et Scraiber.
- La chromatographie par Ă©change dâions est attribuĂ©e Ă Taylor et Urey dans le document.
- Le concept de chromatographie gaz-liquide est associé à Martin et Synge, Nobel en 1952.
- Le développement pratique de la chromatographie gaz-liquide date de 1952.
- Le premier chromatographe gaz-liquide commercial est apparu en 1955.
- La CLHP est attribuée à Halasz et Horvath en 1965.
- En chromatographie liquide, la phase stationnaire peut ĂȘtre un liquide immobilisĂ© soit par imprĂ©gnation dans un solide poreux, soit par greffage sur le solide.
- La chromatographie dâexclusion est aussi appelĂ©e permĂ©ation de gel ou tamisage molĂ©culaire.
- En chromatographie dâexclusion, les grosses particules sont exclues de la phase fixe tandis que les petites diffusent dans les pores du gel.
- En chromatographie liquide-solide, la phase stationnaire est un adsorbant solide polaire comme la silice ou lâalumine.
- La chromatographie dâadsorption en phase inverse correspond Ă une phase stationnaire modifiĂ©e pour devenir apolaire.
- En CPG, la chromatographie gaz-solide est rĂ©servĂ©e Ă lâanalyse de mĂ©langes de gaz ou de liquides Ă bas points dâĂ©bullition.
- En CPG, les colonnes remplies utilisent souvent un support de terre de diatomées, appelé ChromosorbŸ, de granulométrie 0,25 à 0,15 mm.
- RĂ©servoirs de phase mobile (solvants trĂšs purs) Verre ou inox (V = 0,5 Ă 2L) Filtre (poussiĂšres), dĂ©gazage (barbotage de gaz inerte) - Mode isocratique (Ă©luant unique) - Mode gradient dâĂ©lution (mĂ©lange de solvants) V.
- SystĂšme de pompage - P = 420 bars - pas de pulsation : pompe Ă piston alternatif - 0,1 < dĂ©bit < 10 ml/min (ï = 0,5 %) - rĂ©sistance Ă la corrosion V.
- Facteur de rĂ©solution On peut montrer que R est Ă· â N, dĂ©pend aussi de k et ïĄï ïĄ = k2 k tâR2 = 1 tâR1 R = 2 tR2 - tR1 ï· + ï·ï 1 2 ï ï ï ï ï ï III.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1903 | Mise en évidence de la chromatographie par Tswett |
| 1931 | Chromatographie sur colonne |
| 1938 | Chromatographie sur couche mince et Ă©change dâions |
| 1941 | Concept de chromatographie gaz-liquide |
| 1955 | Premier chromatographe gaz-liquide commercial |
| 1965 | CLHP |
đ Tableaux de SynthĂšse
Classification selon les phases
| Technique | Phase stationnaire | Phase mobile |
|---|
| Chromatographie liquide | Liquide immobilisé ou solide adsorbant | Liquide |
| Chromatographie en phase gazeuse | Solide poreux ou phase stationnaire adaptée | Gaz vecteur |
| Chromatographie sur couche mince | Surface plane | Phase mobile en déplacement sur la surface |
Colonnes en chromatographie gazeuse
| Type | Structure | Performance |
|---|
| Colonne remplie | Tube en acier, verre ou tĂ©flon rempli dâun support poreux | Environ 1 000 plateaux |
| Colonne capillaire WCOT | Colonne tubulaire ouverte avec film de phase stationnaire sur la paroi | Environ 200 000 plateaux |
| Colonne capillaire FSOT | Silice fondue avec gaine extérieure en polyimide | Grande efficacité |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre phase stationnaire et phase mobile : la phase mobile se dĂ©place et entraĂźne lâanalyte, la phase stationnaire reste en place.
- Oublier quâen chromatographie en phase gazeuse la phase mobile est un gaz vecteur, alors quâen chromatographie liquide câest un liquide.
- Assimiler chromatographie gaz-solide et chromatographie gaz-liquide : la premiĂšre repose sur un solide poreux, la seconde sur une phase stationnaire liquide.
- Confondre colonne remplie et colonne capillaire : la colonne capillaire est tubulaire ouverte, la colonne remplie contient un garnissage.
- NĂ©gliger lâexigence de puretĂ© du gaz vecteur : il doit ĂȘtre inerte et exempt de traces dâH2O et O2.
- Oublier que la stabilité du four est critique : une variation de 1 °C peut modifier le temps de rétention de 2 à 3 %.
â
Checklist Examen
- Définir la chromatographie comme un équilibre de concentrations entre phase stationnaire et phase mobile.
- Citer les usages : identification, dosage et purification.
- Distinguer les méthodes selon la nature de la phase stationnaire et de la phase mobile.
- Associer 1903 à Tswett et la mise en évidence de la chromatographie.
- Associer 1931 Ă la chromatographie sur colonne et 1938 Ă la CCM.
- Expliquer le rÎle du gaz vecteur en CPG et ses exigences de pureté.
- ConnaĂźtre lâintervalle idĂ©al du facteur de rĂ©tention k : entre 1 et 10.
- Savoir que le facteur de sélectivité α vaut k2 / k1.
- Comparer colonnes remplies et capillaires en termes de structure et dâefficacitĂ©.
- Identifier les modes dâinjection split/splitless et on column.
- Retenir la plage de température du four : 40 à 400 °C.
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