đ Plan du Cours
- Principes de Bloom pour lâapprentissage
- Régulations pédagogiques et maßtrise du contenu
- Dispositifs dâenseignement individualisĂ©
- Piaget et lâĂ©pistĂ©mologie de la connaissance
- Motivation de Piaget et psychologie du développement
- Animisme, participation et pensée précausale
- Artificialisme et intentions dans la pensée enfantine
- Expérience de flottaison et stades explicatifs
- Variables expérimentales et paradigme cause effet
- Empan mnésique, mémoire à court terme et attention
- Mémoire de travail et modÚle de Baddeley
- Mémoire à long terme, encodage stockage récupération
đ 1. Principes de Bloom pour lâapprentissage
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Objectifs dâapprentissage : Notion pĂ©dagogique qui consiste Ă rendre les objectifs explicites pendant lâapprentissage pour guider lâactivitĂ© et lâĂ©valuation.
- PrĂ©-requis : Notion dâapprentissage qui dĂ©signe les connaissances et compĂ©tences antĂ©rieures nĂ©cessaires avant dâaborder un nouvel objet.
- Temps dâapprentissage suffisant : Notion de rĂ©gulation pĂ©dagogique qui garantit Ă chaque Ă©lĂšve une durĂ©e suffisante pour atteindre la maĂźtrise visĂ©e.
- Enseignement individualisĂ© : Approche pĂ©dagogique qui adapte le parcours dâapprentissage aux besoins de chaque Ă©lĂšve plutĂŽt quâun rythme unique pour tous.
- Plan Dalton : SystĂšme dâenseignement individualisĂ© expĂ©rimentĂ© dĂšs 1919 oĂč les Ă©lĂšves progressent Ă leur rythme via des contrats et des plans de travail.
đ Points essentiels
- Bloom recommande de prĂ©senter clairement les objectifs pendant lâapprentissage et dâaligner lâĂ©valuation sur ces objectifs.
- Bloom insiste sur le fait de ne pas lancer un nouvel apprentissage sans vérifier la maßtrise des acquis antérieurs et les dispositions psychologiques nécessaires.
- Bloom relie la rĂ©ussite Ă lâaccĂšs de chaque Ă©lĂšve Ă un temps dâapprentissage suffisant.
- Lâindividualisation vise une progression Ă rythme personnel vers la maĂźtrise du contenu ou des compĂ©tences.
- Lâindividualisation donne Ă lâĂ©lĂšve une autonomie sur son processus via le choix des tĂąches ou la nĂ©gociation dâun plan de travail.
- Lâindividualisation implique une Ă©valuation oĂč lâĂ©lĂšve joue un rĂŽle majeur sur la qualitĂ©, la quantitĂ© et la rapiditĂ© de ses progrĂšs.
đĄ Astuce mĂ©mo
Objectifs â Ăvaluation; PrĂ©-requis â Nouveau; Temps â MaĂźtrise.
đ 2. RĂ©gulations pĂ©dagogiques et maĂźtrise du contenu
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- RĂ©alisme : Le rĂ©alisme est une façon de penser oĂč lâenfant traite sa perspective comme objective et confond le subjectif avec lâobjectif.
- Animisme : Lâanimisme est une attribution de vie et de conscience Ă des entitĂ©s considĂ©rĂ©es comme inertes par lâadulte.
- Artificialisme : Lâartificialisme est la croyance que les objets naturels sont produits par une fabrication humaine intentionnelle.
- Participation : La participation est une relation supposĂ©e entre deux phĂ©nomĂšnes sans contact ni lien causal intelligible, comme sâils Ă©taient matĂ©riellement assimilĂ©s.
- Pensée précausale : La pensée précausale est une pensée des jeunes enfants qui relie directement les événements sans distinguer les distances, le temps et les mécanismes intermédiaires.
đ Points essentiels
- Le rĂ©alisme conduit lâenfant Ă interprĂ©ter des phĂ©nomĂšnes mentaux comme concrets et physiques, donc comme des objets.
- Chez 5-6 ans, le nom des choses est perçu comme une propriĂ©tĂ© de celles-ci, faisant partie dâelles et en Ă©manant directement.
- Dans lâexplication du rĂȘve, lâorigine se dĂ©place avec lâĂąge : dehors (5-6 ans), tĂȘte mais dans la chambre (7-8 ans), pensĂ©e puis localisation dans la tĂȘte (9-10 ans).
- Lâanimisme est dĂ©crit en 4 stades : dâabord la vie liĂ©e Ă lâactivitĂ© gĂ©nĂ©rale, puis au mouvement, puis au mouvement propre, puis limitĂ©e aux animaux et aux plantes.
- Dans le stade 1 de lâanimisme, la vie dĂ©pend de lâactivitĂ© : une bougie est vivante quand elle Ă©claire, une bicyclette quand elle marche, une montagne parce quâelle ne fait rien.
- Dans le stade 3 de lâanimisme, la vie est associĂ©e Ă la capacitĂ© dâagir par soi : une mouche est vivante car elle pourrait voler, une bicyclette ne lâest pas car on la fait rouler.
đĄ Astuce mĂ©mo
RĂ©alisme = âje confonds mon point de vue avec le rĂ©elâ, Animisme = âça vit parce que ça agitâ, Artificialisme = ânature = fabriquĂ© pourâ, Participation = âça se touche sans se toucherâ.
đ 3. Dispositifs dâenseignement individualisĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Assimilation : Lâassimilation est un processus par lequel le sujet agit sur une situation pour lâintĂ©grer Ă ses façons dâagir ou de penser existantes.
- Accommodation : Lâaccommodation est un processus par lequel le sujet modifie ses schĂšmes pour tenir compte des exigences du rĂ©el quand lâassimilation ne suffit plus.
- Abstraction rĂ©flĂ©chissante : Lâabstraction rĂ©flĂ©chissante est un processus oĂč le sujet extrait une propriĂ©tĂ© Ă partir des coordinations de ses schĂšmes, puis la reconstruit sur un niveau de connaissance supĂ©rieur.
- Abstraction empirique : Lâabstraction empirique est un processus oĂč le sujet tire des informations des objets eux-mĂȘmes ou des effets produits par son action sur le rĂ©el.
- Conflit sociocognitif : Le conflit sociocognitif est une source de progrĂšs quand des partenaires confrontent simultanĂ©ment des approches diffĂ©rentes qui doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©es dans une nouvelle structuration.
đ Points essentiels
- Assimiler consiste Ă insĂ©rer un objet ou une situation dans des schĂšmes dĂ©jĂ disponibles, ce qui peut stabiliser mais aussi dĂ©former si câest isolĂ©.
- Lâaccommodation et lâassimilation forment un couple dialectique : pris sĂ©parĂ©ment, chacun peut produire des dĂ©formations du raisonnement.
- Lâabstraction empirique extrait des informations de lâapplication dâun schĂšme sur le rĂ©el, tandis que lâabstraction rĂ©flĂ©chissante extrait des propriĂ©tĂ©s des coordinations de schĂšmes.
- Lâabstraction rĂ©flĂ©chissante suit trois temps : dĂ©gager une propriĂ©tĂ© des coordinations, la projeter/rĂ©flĂ©chir sur un niveau supĂ©rieur, puis rĂ©organiser ce niveau.
- Les opérations logico-mathématiques portent sur des classes, relations invariantes ou nombres, tandis que les opérations infra-logiques portent sur des positions ou états (ex : avant-aprÚs, mouvement).
- Le raisonnement prĂ©opĂ©ratoire traite chaque Ă©tat dâune transformation sĂ©parĂ©ment, alors que le raisonnement opĂ©ratoire met en relation plusieurs Ă©tats de la transformation.
đĄ Astuce mĂ©mo
Assimilation = je range le réel dans mes schÚmes ; Accommodation = je change mes schÚmes pour coller au réel.
đ 4. Piaget et lâĂ©pistĂ©mologie de la connaissance
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Sujet crĂ©ateur de connaissances : Le sujet est conçu comme un acteur qui construit ses connaissances en intĂ©grant Ă la fois les rĂ©sultats de lâaction et les mĂ©canismes de sa pensĂ©e.
- Assimilation reproductrice : Lâassimilation reproductrice est un usage du nouveau schĂšme pour refaire lâexpĂ©rience et stabiliser lâacquis par rĂ©pĂ©tition.
- Assimilation gĂ©nĂ©ralisatrice : Lâassimilation gĂ©nĂ©ralisatrice est lâextension dâun nouveau pouvoir explicatif Ă des situations diffĂ©rentes de celle dâorigine.
- Objectifs-obstacles : Les objectifs-obstacles relient les buts dâapprentissage Ă des difficultĂ©s cognitives Ă dĂ©passer, en tenant compte dâune progression non linĂ©aire.
- Conceptions spontanĂ©es : Les conceptions spontanĂ©es sont des modĂšles implicites des Ă©lĂšves qui servent de schĂšmes assimilateurs et peuvent devenir des obstacles Ă lâĂ©volution.
đ Points essentiels
- Lâacquisition de connaissances est pensĂ©e comme un acte crĂ©atif dĂ©clenchĂ© par des problĂšmes dâadaptation au milieu.
- Le milieu social peut stimuler la construction sans la rendre dĂ©pendante dâun simple contrĂŽle externe en provoquant des perturbations et des voies de rééquilibration.
- Lâenseignement top-down (transmission directe du savoir) ne suffit pas pour rĂ©soudre des problĂšmes mobilisant rĂ©ellement les connaissances.
- Les conceptions spontanĂ©es peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour ramener les explications savantes Ă ses propres façons de voir, ce qui freine lâintĂ©gration de schĂ©mas plus Ă©voluĂ©s.
- Les progrÚs cognitifs sont non linéaires : ils impliquent des restructurations internes et des ruptures à différents niveaux.
- Les conceptions initiales sont souvent centrĂ©es sur des propriĂ©tĂ©s/fonctions dâobjets, alors que le concept scientifique vise des relations entre paramĂštres (ex : poids/volume).
đĄ Astuce mĂ©mo
CrĂ©ation = ProblĂšme â Assimiler (refaire) â GĂ©nĂ©raliser (transfĂ©rer) ; le social perturbe sans casser lâauto-rĂ©glage.
đ 5. Motivation de Piaget et psychologie du dĂ©veloppement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- BĂ©haviorisme : Courant qui Ă©tudie la psychologie Ă partir de comportements observables, en Ă©vitant lâanalyse directe de la conscience.
- Boßte noire : Notion qui désigne la partie du fonctionnement mental située entre stimulus et réponse, considérée comme non étudiable directement.
- Gestaltisme : Courant qui explique la perception et les phĂ©nomĂšnes mentaux comme des totalitĂ©s structurĂ©es plutĂŽt que comme la somme dâĂ©lĂ©ments.
- Cognitivisme : Courant qui considĂšre que des processus mentaux internes expliquent les comportements et peuvent ĂȘtre Ă©tudiĂ©s scientifiquement.
- Paradigme du traitement de lâinformation : Cadre qui dĂ©crit lâesprit comme un systĂšme manipulant des informations selon des Ă©tapes de traitement, analogues au calcul.
đ Points essentiels
- Le bĂ©haviorisme remplace lâintrospection par lâĂ©tude de comportements objectivement mesurables (rĂ©ponses motrices ou physiologiques).
- John Watson dĂ©limite lâobjet de la psychologie aux comportements observables et quantifiables.
- Dans le béhaviorisme, on étudie le stimulus et la réponse, en excluant ce qui se passe entre les deux (boßte noire).
- Le cognitivisme postule lâexistence dâun systĂšme mental (architecture cognitive) Ă lâorigine des comportements.
- Le Gestaltisme affirme que le tout nâest pas rĂ©ductible Ă la somme des parties et met en avant des lois organisatrices de la perception.
- Tolman montre un apprentissage latent : des rats peuvent se repĂ©rer dans un labyrinthe mĂȘme sans renforcement aprĂšs plusieurs parcours sans rĂ©compense.
đĄ Astuce mĂ©mo
BĂ©haviorisme = StimulusâRĂ©ponse (boĂźte noire) ; Gestalt = Tout structurĂ© ; Cognitivisme = SystĂšme mental ; Traitement de lâinfo = Ă©tapes comme un calcul.
đ 6. Animisme, participation et pensĂ©e prĂ©causale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Question de recherche : Une question de recherche formule le problĂšme Ă Ă©tudier et oriente la recherche en sâappuyant sur la littĂ©rature existante.
- HypothÚse de recherche : Une hypothÚse de recherche prédit une relation entre un comportement et une ou plusieurs variables, avant toute expérimentation.
- Variable indépendante : Une variable indépendante est une variable manipulée par le chercheur pour tester son effet sur le phénomÚne étudié.
- Variable dépendante : Une variable dépendante est la mesure de la réponse du sujet, utilisée pour vérifier si la manipulation a influencé les processus étudiés.
- Perception : La perception est un processus de construction qui sélectionne, organise et interprÚte les informations issues des systÚmes sensoriels.
đ Points essentiels
- Une méthode expérimentale relie des variables supposées causalement liées en manipulant la variable indépendante et en mesurant la variable dépendante.
- Les variables indĂ©pendantes sont conçues pour mettre en Ă©vidence lâeffet recherchĂ© dans le paradigme expĂ©rimental.
- Un paradigme expérimental contient au moins une variable dépendante, car elle sert à rendre compte de la réponse mesurée.
- Les variables externes sont des sources de variation pouvant biaiser lâinterprĂ©tation, et certaines doivent ĂȘtre contrĂŽlĂ©es car leur rĂ©gulation totale est impossible.
- La perception nâest pas une copie fidĂšle du monde : elle donne du sens en interprĂ©tant les donnĂ©es sensorielles.
- Les sensations alimentent la perception, mais la perception correspond surtout Ă lâinterprĂ©tation cognitive des informations sensorielles.
đĄ Astuce mĂ©mo
Question â HypothĂšse â VI (manipule) â VD (mesure) : ce que tu contrĂŽles puis ce que tu observes.
đ 7. Artificialisme et intentions dans la pensĂ©e enfantine
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- MĂ©moire constructeur : La mĂ©moire est un processus constructeur qui organise et structure lâinformation pendant son traitement, son stockage et sa rĂ©cupĂ©ration.
- ModÚle HAM : Le modÚle HAM (Anderson & Bower, 1974) décrit la mémoire via des mémoires de travail et à long terme, des mémoires tampons et des analyseurs.
- Mémoire sensorielle : La mémoire sensorielle correspond à une rémanence trÚs brÚve des informations perçues, avant leur sélection et leur encodage.
- Effet de primautĂ© : Lâeffet de primautĂ© est une meilleure rĂ©cupĂ©ration des premiers items dâune liste, reflĂ©tant un stockage en mĂ©moire Ă long terme.
- Effet de rĂ©cence : Lâeffet de rĂ©cence est une meilleure rĂ©cupĂ©ration des derniers items dâune liste, reflĂ©tant un maintien en mĂ©moire Ă court terme.
đ Points essentiels
- La mĂ©moire nâest pas un entrepĂŽt fixe : elle reconstruit lâinformation Ă chaque traitement, stockage et rĂ©cupĂ©ration.
- Le modÚle HAM distingue mémoire de travail et mémoire à long terme, avec des mémoires tampons auditives/visuelles et des analyseurs linguistique (lexical) et perceptif (iconique).
- Les mĂ©moires tampons rendent compte dâune mĂ©moire sensorielle : les informations dâune modalitĂ© restent utilisables pendant une durĂ©e trĂšs brĂšve (ordre de la seconde) puis disparaissent.
- Dans lâĂ©tude de Sperling (1960), aprĂšs ~50 ms dâexposition, le rappel partiel (ciblĂ© par une tonalitĂ©) dĂ©passe le rappel global, et aprĂšs ~1 s les performances reviennent proches du rappel global.
- La mĂ©moire sensorielle est trĂšs Ă©phĂ©mĂšre : la vision dure environ 250 ms, alors que lâaudition a une rĂ©manence environ 10 fois plus longue (2 Ă 3 s).
- Les informations sensorielles sont rapidement fusionnées en codes symboliques supérieurs, notamment le code lexical et/ou le code imagé.
đĄ Astuce mĂ©mo
Sperling : « tonalitĂ© = bon morceau » ; aprĂšs ~1 s, la trace sensorielle sâĂ©teint.
đ 8. ExpĂ©rience de flottaison et stades explicatifs
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Récupération mnésique : La récupération mnésique est la capacité à réactiver en mémoire des informations passées, de façon exacte ou erronée, consciemment ou non.
- SimilaritĂ© des contextes : La similaritĂ© des contextes est lâidĂ©e que la rĂ©cupĂ©ration en mĂ©moire Ă long terme est facilitĂ©e quand le contexte dâencodage ressemble Ă celui de rappel.
- MĂ©moire sĂ©mantique : La mĂ©moire sĂ©mantique est un systĂšme de stockage dâinformations gĂ©nĂ©rales, abstraites, stables et peu dĂ©pendantes du contexte.
- MĂ©moire Ă©pisodique : La mĂ©moire Ă©pisodique est un systĂšme de stockage dâĂ©vĂ©nements datĂ©s, avec leur contexte spatio-temporel.
- ThĂ©orie des prototypes : La thĂ©orie des prototypes affirme que les concepts sâorganisent autour dâexemplaires plus reprĂ©sentatifs, jugĂ©s par ressemblance intra-classe et inter-classe.
đ Points essentiels
- La rĂ©cupĂ©ration mnĂ©sique peut ĂȘtre consciente ou inconsciente, et peut produire des rĂ©ponses vĂ©ridiques ou erronĂ©es.
- LâexpĂ©rience de Godden et Baddeley (1975) utilise des plongeurs apprenant une liste de mots dans deux contextes (sous lâeau vs sur la plage) puis rappelant dans deux contextes.
- Les performances sont meilleures quand le contexte dâapprentissage et le contexte de rappel sont similaires que lorsquâils sont diffĂ©rents.
- Les performances en mĂ©moire Ă long terme ne dĂ©pendent pas uniquement des traitements rĂ©alisĂ©s Ă lâencodage, car le contexte de rĂ©cupĂ©ration sert dâindice.
- Pour mieux retenir Ă long terme, des rĂ©pĂ©titions espacĂ©es et un traitement en profondeur (rĂ©sumĂ©s, questions de comprĂ©hension) sont plus efficaces quâune rĂ©pĂ©tition identique en continu.
- La mémoire à long terme est décrite par deux dichotomies : nature des informations (sémantique/épisodique) et mode de récupération (déclarative/non déclarative).
đĄ Astuce mĂ©mo
Contexte = Indice : mĂȘme lieu Ă lâencodage et au rappel â meilleure rĂ©cupĂ©ration (Godden & Baddeley).
đ 9. Variables expĂ©rimentales et paradigme cause effet
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- SchĂ©ma de connaissance : Un schĂ©ma de connaissance est une structure mentale qui organise des connaissances et guide leur usage pour comprendre, mĂ©moriser et infĂ©rer au-delĂ de lâobservation directe.
- Cadre : Le cadre est le terme utilisĂ© par Minsky pour dĂ©signer un schĂ©ma qui organise des connaissances et oriente lâinterprĂ©tation des situations.
- Script : Le script est un type de schĂ©ma Ă©vĂ©nementiel qui dĂ©crit une suite typique dâactions dans des situations rĂ©currentes.
- MOP : Le MOP (Memory Organization Packet) est une façon de reprĂ©senter un paquet dâorganisation de la mĂ©moire construit Ă partir de connaissances Ă©lĂ©mentaires et de schĂ©mas.
- Superstructure : La superstructure est lâorganisation globale dâun texte (narratif, informatif, argumentatif) qui aide Ă identifier les idĂ©es importantes et Ă produire des infĂ©rences.
đ Points essentiels
- Bartlett (1932) a utilisé la notion de schéma pour expliquer des déformations systématiques lors de la reproduction de récits.
- Les schémas sont des blocs récupérés comme unités en mémoire, liés non par des relations essentielles mais par des contextes typiques.
- Les schémas sont des objets complexes construits à partir de concepts, actions, relations et parfois de schémas plus généraux (ex. « consultation » englobant plusieurs cas).
- Les schĂ©mas sont des structures gĂ©nĂ©rales avec des places libres destinĂ©es Ă ĂȘtre remplies selon la situation (instanciation).
- Les schĂ©mas expriment des connaissances dĂ©claratives mobilisables pour comprendre et raisonner, mais leur mise en Ćuvre dĂ©pend des conditions dâutilisation.
- Interpréter un texte peut produire des reconnaissances/reconstructions illusoires : des éléments absents mais compatibles avec le schéma sont perçus comme présents (ex. « acheter un billet »).
đĄ Astuce mĂ©mo
SchĂ©ma = FILTRE + MODĂLE : il interprĂšte, rĂ©sume, et peut aussi « inventer » ce qui manque.
đ 10. Empan mnĂ©sique, mĂ©moire Ă court terme et attention
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Empan mnĂ©sique : Lâempan mnĂ©sique dĂ©signe la quantitĂ© dâinformations quâun individu peut maintenir activement sur une courte durĂ©e, sous contrainte de capacitĂ©.
- MĂ©moire Ă court terme : La mĂ©moire Ă court terme correspond au stockage temporaire dâinformations, limitĂ© en capacitĂ© et fortement dĂ©pendant de lâattention.
- Attention sĂ©lective : Lâattention sĂ©lective est la capacitĂ© Ă prioriser certaines informations et Ă en ignorer dâautres pour guider le traitement mental.
- RĂ©gulation cognitive : La rĂ©gulation cognitive dĂ©signe lâusage de moyens internes (notamment langagiers) pour contrĂŽler et organiser ses opĂ©rations mentales.
đ Points essentiels
- Lâempan mnĂ©sique limite le nombre dâĂ©lĂ©ments maintenus simultanĂ©ment, ce qui rend le traitement sensible aux surcharges.
- La mĂ©moire Ă court terme dĂ©pend de lâattention : sans priorisation, lâinformation se perd ou nâest pas suffisamment traitĂ©e.
- Lâattention sert de filtre : elle oriente le traitement vers les informations pertinentes pour lâaction en cours.
- Dans la perspective vygotskienne, des pratiques langagiĂšres peuvent soutenir la rĂ©gulation cognitive en passant dâun niveau social Ă un niveau intrapsychique.
- La zone proximale de dĂ©veloppement implique que lâaide sociale permette dâeffectuer avec autrui ce qui dĂ©passe le niveau autonome, ce qui rĂ©duit indirectement la surcharge et aide la maintenance des informations utiles.
đĄ Astuce mĂ©mo
Empan = âpetit tiroirâ : lâattention dĂ©cide quoi y mettre, sinon ça dĂ©borde et sâefface.
đ 11. MĂ©moire de travail et modĂšle de Baddeley
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- MĂ©moire de travail : La mĂ©moire de travail est le systĂšme mental qui maintient et manipule temporairement lâinformation nĂ©cessaire Ă une tĂąche en cours.
- Boucle phonologique : La boucle phonologique est un sous-systĂšme de la mĂ©moire de travail qui traite et maintient lâinformation verbale sous forme phonologique.
- Carnet visuo-spatial : Le carnet visuo-spatial est un sous-systĂšme de la mĂ©moire de travail qui stocke temporairement et manipule lâinformation visuelle et spatiale.
- Administrateur central : Lâadministrateur central est le composant de contrĂŽle qui coordonne lâattention et rĂ©partit les ressources entre les sous-systĂšmes.
- Tampon épisodique : Le tampon épisodique est un espace de liaison qui intÚgre temporairement des informations de différentes sources en un épisode cohérent.
đ Points essentiels
- Le modÚle de Baddeley décrit la mémoire de travail comme un systÚme multi-composants, pas comme un stockage unique.
- Lâadministrateur central coordonne lâexĂ©cution en dirigeant lâattention et en gĂ©rant les conflits entre traitements.
- La boucle phonologique soutient la rétention verbale et explique la sensibilité aux interférences auditives ou articulatoires.
- Le carnet visuo-spatial soutient les tĂąches de navigation, de rotation mentale et de maintien dâinformations visuelles/spatiales.
- Le tampon Ă©pisodique permet lâintĂ©gration temporaire dâinformations issues de plusieurs modalitĂ©s dans un mĂȘme Ă©pisode.
- La charge cognitive augmente quand plusieurs traitements sollicitent simultanément les ressources de la mémoire de travail.
đĄ Astuce mĂ©mo
Baddeley = 4 Ă©tages : Central (chef) + Phono (voix) + Visuo-spatial (carte) + Ăpisodique (film).
đ 12. MĂ©moire Ă long terme, encodage stockage rĂ©cupĂ©ration
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Mémoire à long terme : La mémoire à long terme est un systÚme qui conserve durablement des informations aprÚs leur apprentissage.
- Encodage : Lâencodage est lâĂ©tape qui transforme une information perçue en une forme exploitable par le cerveau.
- Stockage : Le stockage correspond au maintien des traces mnésiques dans le temps.
- Récupération : La récupération est le processus qui permet de retrouver une information stockée quand on en a besoin.
đ Points essentiels
- Le cours insiste sur lâidĂ©e que des affirmations « neuro » peuvent donner une impression de validitĂ© sans preuve solide, ce qui peut biaiser lâĂ©valuation des rĂ©sultats.
- Le progrĂšs scientifique est dĂ©crit comme lent et prudent, donc les effets spectaculaires doivent ĂȘtre confirmĂ©s par des synthĂšses (mĂ©ta-analyses) avant dâĂȘtre considĂ©rĂ©s comme fiables.
- Les « formules choc » et titres racoleurs sont prĂ©sentĂ©s comme un levier frĂ©quent de neuromania, Ă surveiller lors de lâinterprĂ©tation de donnĂ©es liĂ©es Ă la cognition.
- La vigilance épistémique est recommandée : porter le préfixe « neuro » ne garantit ni rigueur méthodologique ni pertinence pédagogique.
- Le cours relie la crĂ©dibilitĂ© des effets Ă la qualitĂ© des Ă©tudes et Ă leur capacitĂ© Ă mesurer ce quâelles prĂ©tendent amĂ©liorer, plutĂŽt quâĂ des promesses gĂ©nĂ©rales sur le cerveau.
- Les exemples du cours (ex. effets attribuĂ©s Ă la musique, aux styles dâapprentissage, Ă la brain gym) servent dâavertissement : sans preuves robustes sur les performances visĂ©es, on ne peut pas conclure Ă un bĂ©nĂ©fice mnĂš
đĄ Astuce mĂ©mo
Encodage = transformer, Stockage = garder, Récupération = retrouver.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1919 | Expérimentation du Plan Dalton dÚs 1919 (école de Dalton, Massachusetts) |
| 1960 | Ătude de Sperling (1960) sur la mĂ©moire sensorielle (rappel partiel aprĂšs ~50 ms) |
| 1975 | Godden et Baddeley (1975) sur lâeffet de similaritĂ© des contextes dâapprentissage et de rappel |
đ Tableaux de synthĂšse
Dispositifs dâenseignement individualisĂ© (Plan Dalton vs Winnetka)
| Dispositif | Public | Organisation |
|---|
| Plan Dalton | Ă©coles secondaires | Contrat de travail en dĂ©but de mois; majeures en matinĂ©e individuellement, mineures en groupe lâaprĂšs-midi; plans de travail hiĂ©rarchisĂ©s avec manuels/exercices/test |
| Winnetka | écoles primaires | Matinées pour travail individuel des compétences-outils (arithmétique, lecture/écriture); aprÚs-midi pour activités de groupe (musique, bricolage, éducation physique, social studies); séquences de fiches avec auto-contrÎle immédiat |
Courants psychologiques (buts et objets dâĂ©tude)
| Courant | Objet central | Méthode privilégiée |
|---|
| Béhaviorisme | comportements observables (stimulus-réponse) | mesure de comportements objectifs; exclusion de ce qui se passe entre les deux (boßte noire) |
| Gestaltisme | totalitĂ©s structurĂ©es (tout â somme des parties) | lois organisatrices de la perception; approche holistique |
| Cognitivisme | processus mentaux internes et systĂšme cognitif | mĂ©thode expĂ©rimentale; Ă©tude du passage stimulusârĂ©ponse via traitements internes |
â ïž PiĂšges & confusions frĂ©quents
- Confondre objectifs dâapprentissage et activitĂ©s: Bloom exige des objectifs explicitĂ©s et une Ă©valuation centrĂ©e sur eux, pas une simple âbonne pĂ©dagogieâ.
- Oublier le rĂŽle des prĂ©-requis et des dispositions psychologiques: Bloom dĂ©conseille dâattaquer un nouvel apprentissage sans vĂ©rifier la maĂźtrise antĂ©rieure et la motivation/attitudes nĂ©cessaires.
- Croire que lâindividualisation = rythme unique: dans le cours, lâĂ©lĂšve progresse Ă son rythme mais gĂšre aussi lâautonomie et joue un rĂŽle majeur dans lâĂ©valuation (qualitĂ©/quantitĂ©/rapiditĂ©).
- InterprĂ©ter lâanimisme comme âcroire que tout est vivantâ: le cours dĂ©crit 4 stades, avec une vie dâabord liĂ©e Ă lâactivitĂ©, puis au mouvement, puis au mouvement propre, puis limitĂ©e aux animaux et plantes.
- Rater la logique VIâVD en expĂ©rimentation: la variable indĂ©pendante est manipulĂ©e, la dĂ©pendante est mesurĂ©e; un paradigme expĂ©rimental contient au moins une VD.
- Penser que la mémoire est un entrepÎt fixe: le cours insiste sur la reconstruction à chaque traitement/stockage/récupération et sur la dépendance au contexte (indices).
- Confondre mémoire à court terme et mémoire de travail: la MdT (Baddeley) coordonne maintien et manipulation via administrateur central + sous-systÚmes, pas seulement un stockage temporaire.
â
Checklist Examen
- Expliquer les 3 principes de Bloom: objectifs explicitĂ©s pendant lâapprentissage, vĂ©rification des acquis/prĂ©-requis et dispositions, et temps dâapprentissage suffisant.
- DĂ©crire les 4 principes des dispositifs dâenseignement individualisĂ© (rythme vers la maĂźtrise, autonomie du processus, implication active via matĂ©riel diversifiĂ©, rĂŽle majeur de lâĂ©lĂšve dans lâĂ©valuation).
- PrĂ©senter le Plan Dalton: public, division majeures/mineures et horaires, contrat de travail, contenu des plans de travail, rĂŽle de lâenseignant ressource, et progression Ă rythme personnel.
- Présenter le systÚme Winnetka: public, organisation matin/aprÚs-midi, séquences planifiées de compétences-outils, structure des fiches (exercice corrigé puis fiche-réponse pour auto-contrÎle) et usage de fiches annexes.
- Expliquer les apports et limites du bĂ©haviorisme retenus dans le cours: analyse fonctionnelle, rĂŽle de lâerreur, fractionnement, place des feedbacks/encouragements, et justification de ne pas rejeter intĂ©gralement.
- DĂ©crire le statut ambivalent de lâerreur chez les bĂ©havioristes: vision nĂ©gative (succĂšs encouragĂ©, erreur dĂ©couragĂ©e) puis connotation plus positive via valorisation des consĂ©quences et critique de la rĂ©duction de lââer
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