Revision sheet: Principes fondamentaux de l'apprentissage

Plan du Cours

  1. Principes de Bloom pour l’apprentissage
  2. Régulations pédagogiques et maßtrise du contenu
  3. Dispositifs d’enseignement individualisĂ©
  4. Piaget et l’épistĂ©mologie de la connaissance
  5. Motivation de Piaget et psychologie du développement
  6. Animisme, participation et pensée précausale
  7. Artificialisme et intentions dans la pensée enfantine
  8. Expérience de flottaison et stades explicatifs
  9. Variables expérimentales et paradigme cause effet
  10. Empan mnésique, mémoire à court terme et attention
  11. Mémoire de travail et modÚle de Baddeley
  12. Mémoire à long terme, encodage stockage récupération

1. Principes de Bloom pour l’apprentissage

Notions clés & Définitions

  • Objectifs d’apprentissage : Notion pĂ©dagogique qui consiste Ă  rendre les objectifs explicites pendant l’apprentissage pour guider l’activitĂ© et l’évaluation.
  • PrĂ©-requis : Notion d’apprentissage qui dĂ©signe les connaissances et compĂ©tences antĂ©rieures nĂ©cessaires avant d’aborder un nouvel objet.
  • Temps d’apprentissage suffisant : Notion de rĂ©gulation pĂ©dagogique qui garantit Ă  chaque Ă©lĂšve une durĂ©e suffisante pour atteindre la maĂźtrise visĂ©e.
  • Enseignement individualisĂ© : Approche pĂ©dagogique qui adapte le parcours d’apprentissage aux besoins de chaque Ă©lĂšve plutĂŽt qu’un rythme unique pour tous.
  • Plan Dalton : SystĂšme d’enseignement individualisĂ© expĂ©rimentĂ© dĂšs 1919 oĂč les Ă©lĂšves progressent Ă  leur rythme via des contrats et des plans de travail.

Points essentiels

  • Bloom recommande de prĂ©senter clairement les objectifs pendant l’apprentissage et d’aligner l’évaluation sur ces objectifs.
  • Bloom insiste sur le fait de ne pas lancer un nouvel apprentissage sans vĂ©rifier la maĂźtrise des acquis antĂ©rieurs et les dispositions psychologiques nĂ©cessaires.
  • Bloom relie la rĂ©ussite Ă  l’accĂšs de chaque Ă©lĂšve Ă  un temps d’apprentissage suffisant.
  • L’individualisation vise une progression Ă  rythme personnel vers la maĂźtrise du contenu ou des compĂ©tences.
  • L’individualisation donne Ă  l’élĂšve une autonomie sur son processus via le choix des tĂąches ou la nĂ©gociation d’un plan de travail.
  • L’individualisation implique une Ă©valuation oĂč l’élĂšve joue un rĂŽle majeur sur la qualitĂ©, la quantitĂ© et la rapiditĂ© de ses progrĂšs.

Astuce mémo

Objectifs → Évaluation; PrĂ©-requis → Nouveau; Temps → MaĂźtrise.

2. Régulations pédagogiques et maßtrise du contenu

Notions clés & Définitions

  • RĂ©alisme : Le rĂ©alisme est une façon de penser oĂč l’enfant traite sa perspective comme objective et confond le subjectif avec l’objectif.
  • Animisme : L’animisme est une attribution de vie et de conscience Ă  des entitĂ©s considĂ©rĂ©es comme inertes par l’adulte.
  • Artificialisme : L’artificialisme est la croyance que les objets naturels sont produits par une fabrication humaine intentionnelle.
  • Participation : La participation est une relation supposĂ©e entre deux phĂ©nomĂšnes sans contact ni lien causal intelligible, comme s’ils Ă©taient matĂ©riellement assimilĂ©s.
  • PensĂ©e prĂ©causale : La pensĂ©e prĂ©causale est une pensĂ©e des jeunes enfants qui relie directement les Ă©vĂ©nements sans distinguer les distances, le temps et les mĂ©canismes intermĂ©diaires.

Points essentiels

  • Le rĂ©alisme conduit l’enfant Ă  interprĂ©ter des phĂ©nomĂšnes mentaux comme concrets et physiques, donc comme des objets.
  • Chez 5-6 ans, le nom des choses est perçu comme une propriĂ©tĂ© de celles-ci, faisant partie d’elles et en Ă©manant directement.
  • Dans l’explication du rĂȘve, l’origine se dĂ©place avec l’ñge : dehors (5-6 ans), tĂȘte mais dans la chambre (7-8 ans), pensĂ©e puis localisation dans la tĂȘte (9-10 ans).
  • L’animisme est dĂ©crit en 4 stades : d’abord la vie liĂ©e Ă  l’activitĂ© gĂ©nĂ©rale, puis au mouvement, puis au mouvement propre, puis limitĂ©e aux animaux et aux plantes.
  • Dans le stade 1 de l’animisme, la vie dĂ©pend de l’activitĂ© : une bougie est vivante quand elle Ă©claire, une bicyclette quand elle marche, une montagne parce qu’elle ne fait rien.
  • Dans le stade 3 de l’animisme, la vie est associĂ©e Ă  la capacitĂ© d’agir par soi : une mouche est vivante car elle pourrait voler, une bicyclette ne l’est pas car on la fait rouler.

Astuce mémo

RĂ©alisme = “je confonds mon point de vue avec le rĂ©el”, Animisme = “ça vit parce que ça agit”, Artificialisme = “nature = fabriquĂ© pour”, Participation = “ça se touche sans se toucher”.

3. Dispositifs d’enseignement individualisĂ©

Notions clés & Définitions

  • Assimilation : L’assimilation est un processus par lequel le sujet agit sur une situation pour l’intĂ©grer Ă  ses façons d’agir ou de penser existantes.
  • Accommodation : L’accommodation est un processus par lequel le sujet modifie ses schĂšmes pour tenir compte des exigences du rĂ©el quand l’assimilation ne suffit plus.
  • Abstraction rĂ©flĂ©chissante : L’abstraction rĂ©flĂ©chissante est un processus oĂč le sujet extrait une propriĂ©tĂ© Ă  partir des coordinations de ses schĂšmes, puis la reconstruit sur un niveau de connaissance supĂ©rieur.
  • Abstraction empirique : L’abstraction empirique est un processus oĂč le sujet tire des informations des objets eux-mĂȘmes ou des effets produits par son action sur le rĂ©el.
  • Conflit sociocognitif : Le conflit sociocognitif est une source de progrĂšs quand des partenaires confrontent simultanĂ©ment des approches diffĂ©rentes qui doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©es dans une nouvelle structuration.

Points essentiels

  • Assimiler consiste Ă  insĂ©rer un objet ou une situation dans des schĂšmes dĂ©jĂ  disponibles, ce qui peut stabiliser mais aussi dĂ©former si c’est isolĂ©.
  • L’accommodation et l’assimilation forment un couple dialectique : pris sĂ©parĂ©ment, chacun peut produire des dĂ©formations du raisonnement.
  • L’abstraction empirique extrait des informations de l’application d’un schĂšme sur le rĂ©el, tandis que l’abstraction rĂ©flĂ©chissante extrait des propriĂ©tĂ©s des coordinations de schĂšmes.
  • L’abstraction rĂ©flĂ©chissante suit trois temps : dĂ©gager une propriĂ©tĂ© des coordinations, la projeter/rĂ©flĂ©chir sur un niveau supĂ©rieur, puis rĂ©organiser ce niveau.
  • Les opĂ©rations logico-mathĂ©matiques portent sur des classes, relations invariantes ou nombres, tandis que les opĂ©rations infra-logiques portent sur des positions ou Ă©tats (ex : avant-aprĂšs, mouvement).
  • Le raisonnement prĂ©opĂ©ratoire traite chaque Ă©tat d’une transformation sĂ©parĂ©ment, alors que le raisonnement opĂ©ratoire met en relation plusieurs Ă©tats de la transformation.

Astuce mémo

Assimilation = je range le réel dans mes schÚmes ; Accommodation = je change mes schÚmes pour coller au réel.

4. Piaget et l’épistĂ©mologie de la connaissance

Notions clés & Définitions

  • Sujet crĂ©ateur de connaissances : Le sujet est conçu comme un acteur qui construit ses connaissances en intĂ©grant Ă  la fois les rĂ©sultats de l’action et les mĂ©canismes de sa pensĂ©e.
  • Assimilation reproductrice : L’assimilation reproductrice est un usage du nouveau schĂšme pour refaire l’expĂ©rience et stabiliser l’acquis par rĂ©pĂ©tition.
  • Assimilation gĂ©nĂ©ralisatrice : L’assimilation gĂ©nĂ©ralisatrice est l’extension d’un nouveau pouvoir explicatif Ă  des situations diffĂ©rentes de celle d’origine.
  • Objectifs-obstacles : Les objectifs-obstacles relient les buts d’apprentissage Ă  des difficultĂ©s cognitives Ă  dĂ©passer, en tenant compte d’une progression non linĂ©aire.
  • Conceptions spontanĂ©es : Les conceptions spontanĂ©es sont des modĂšles implicites des Ă©lĂšves qui servent de schĂšmes assimilateurs et peuvent devenir des obstacles Ă  l’évolution.

Points essentiels

  • L’acquisition de connaissances est pensĂ©e comme un acte crĂ©atif dĂ©clenchĂ© par des problĂšmes d’adaptation au milieu.
  • Le milieu social peut stimuler la construction sans la rendre dĂ©pendante d’un simple contrĂŽle externe en provoquant des perturbations et des voies de rééquilibration.
  • L’enseignement top-down (transmission directe du savoir) ne suffit pas pour rĂ©soudre des problĂšmes mobilisant rĂ©ellement les connaissances.
  • Les conceptions spontanĂ©es peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour ramener les explications savantes Ă  ses propres façons de voir, ce qui freine l’intĂ©gration de schĂ©mas plus Ă©voluĂ©s.
  • Les progrĂšs cognitifs sont non linĂ©aires : ils impliquent des restructurations internes et des ruptures Ă  diffĂ©rents niveaux.
  • Les conceptions initiales sont souvent centrĂ©es sur des propriĂ©tĂ©s/fonctions d’objets, alors que le concept scientifique vise des relations entre paramĂštres (ex : poids/volume).

Astuce mémo

CrĂ©ation = ProblĂšme → Assimiler (refaire) → GĂ©nĂ©raliser (transfĂ©rer) ; le social perturbe sans casser l’auto-rĂ©glage.

5. Motivation de Piaget et psychologie du développement

Notions clés & Définitions

  • BĂ©haviorisme : Courant qui Ă©tudie la psychologie Ă  partir de comportements observables, en Ă©vitant l’analyse directe de la conscience.
  • BoĂźte noire : Notion qui dĂ©signe la partie du fonctionnement mental situĂ©e entre stimulus et rĂ©ponse, considĂ©rĂ©e comme non Ă©tudiable directement.
  • Gestaltisme : Courant qui explique la perception et les phĂ©nomĂšnes mentaux comme des totalitĂ©s structurĂ©es plutĂŽt que comme la somme d’élĂ©ments.
  • Cognitivisme : Courant qui considĂšre que des processus mentaux internes expliquent les comportements et peuvent ĂȘtre Ă©tudiĂ©s scientifiquement.
  • Paradigme du traitement de l’information : Cadre qui dĂ©crit l’esprit comme un systĂšme manipulant des informations selon des Ă©tapes de traitement, analogues au calcul.

Points essentiels

  • Le bĂ©haviorisme remplace l’introspection par l’étude de comportements objectivement mesurables (rĂ©ponses motrices ou physiologiques).
  • John Watson dĂ©limite l’objet de la psychologie aux comportements observables et quantifiables.
  • Dans le bĂ©haviorisme, on Ă©tudie le stimulus et la rĂ©ponse, en excluant ce qui se passe entre les deux (boĂźte noire).
  • Le cognitivisme postule l’existence d’un systĂšme mental (architecture cognitive) Ă  l’origine des comportements.
  • Le Gestaltisme affirme que le tout n’est pas rĂ©ductible Ă  la somme des parties et met en avant des lois organisatrices de la perception.
  • Tolman montre un apprentissage latent : des rats peuvent se repĂ©rer dans un labyrinthe mĂȘme sans renforcement aprĂšs plusieurs parcours sans rĂ©compense.

Astuce mémo

BĂ©haviorisme = Stimulus→RĂ©ponse (boĂźte noire) ; Gestalt = Tout structurĂ© ; Cognitivisme = SystĂšme mental ; Traitement de l’info = Ă©tapes comme un calcul.

6. Animisme, participation et pensée précausale

Notions clés & Définitions

  • Question de recherche : Une question de recherche formule le problĂšme Ă  Ă©tudier et oriente la recherche en s’appuyant sur la littĂ©rature existante.
  • HypothĂšse de recherche : Une hypothĂšse de recherche prĂ©dit une relation entre un comportement et une ou plusieurs variables, avant toute expĂ©rimentation.
  • Variable indĂ©pendante : Une variable indĂ©pendante est une variable manipulĂ©e par le chercheur pour tester son effet sur le phĂ©nomĂšne Ă©tudiĂ©.
  • Variable dĂ©pendante : Une variable dĂ©pendante est la mesure de la rĂ©ponse du sujet, utilisĂ©e pour vĂ©rifier si la manipulation a influencĂ© les processus Ă©tudiĂ©s.
  • Perception : La perception est un processus de construction qui sĂ©lectionne, organise et interprĂšte les informations issues des systĂšmes sensoriels.

Points essentiels

  • Une mĂ©thode expĂ©rimentale relie des variables supposĂ©es causalement liĂ©es en manipulant la variable indĂ©pendante et en mesurant la variable dĂ©pendante.
  • Les variables indĂ©pendantes sont conçues pour mettre en Ă©vidence l’effet recherchĂ© dans le paradigme expĂ©rimental.
  • Un paradigme expĂ©rimental contient au moins une variable dĂ©pendante, car elle sert Ă  rendre compte de la rĂ©ponse mesurĂ©e.
  • Les variables externes sont des sources de variation pouvant biaiser l’interprĂ©tation, et certaines doivent ĂȘtre contrĂŽlĂ©es car leur rĂ©gulation totale est impossible.
  • La perception n’est pas une copie fidĂšle du monde : elle donne du sens en interprĂ©tant les donnĂ©es sensorielles.
  • Les sensations alimentent la perception, mais la perception correspond surtout Ă  l’interprĂ©tation cognitive des informations sensorielles.

Astuce mémo

Question → Hypothùse → VI (manipule) → VD (mesure) : ce que tu contrîles puis ce que tu observes.

7. Artificialisme et intentions dans la pensée enfantine

Notions clés & Définitions

  • MĂ©moire constructeur : La mĂ©moire est un processus constructeur qui organise et structure l’information pendant son traitement, son stockage et sa rĂ©cupĂ©ration.
  • ModĂšle HAM : Le modĂšle HAM (Anderson & Bower, 1974) dĂ©crit la mĂ©moire via des mĂ©moires de travail et Ă  long terme, des mĂ©moires tampons et des analyseurs.
  • MĂ©moire sensorielle : La mĂ©moire sensorielle correspond Ă  une rĂ©manence trĂšs brĂšve des informations perçues, avant leur sĂ©lection et leur encodage.
  • Effet de primautĂ© : L’effet de primautĂ© est une meilleure rĂ©cupĂ©ration des premiers items d’une liste, reflĂ©tant un stockage en mĂ©moire Ă  long terme.
  • Effet de rĂ©cence : L’effet de rĂ©cence est une meilleure rĂ©cupĂ©ration des derniers items d’une liste, reflĂ©tant un maintien en mĂ©moire Ă  court terme.

Points essentiels

  • La mĂ©moire n’est pas un entrepĂŽt fixe : elle reconstruit l’information Ă  chaque traitement, stockage et rĂ©cupĂ©ration.
  • Le modĂšle HAM distingue mĂ©moire de travail et mĂ©moire Ă  long terme, avec des mĂ©moires tampons auditives/visuelles et des analyseurs linguistique (lexical) et perceptif (iconique).
  • Les mĂ©moires tampons rendent compte d’une mĂ©moire sensorielle : les informations d’une modalitĂ© restent utilisables pendant une durĂ©e trĂšs brĂšve (ordre de la seconde) puis disparaissent.
  • Dans l’étude de Sperling (1960), aprĂšs ~50 ms d’exposition, le rappel partiel (ciblĂ© par une tonalitĂ©) dĂ©passe le rappel global, et aprĂšs ~1 s les performances reviennent proches du rappel global.
  • La mĂ©moire sensorielle est trĂšs Ă©phĂ©mĂšre : la vision dure environ 250 ms, alors que l’audition a une rĂ©manence environ 10 fois plus longue (2 Ă  3 s).
  • Les informations sensorielles sont rapidement fusionnĂ©es en codes symboliques supĂ©rieurs, notamment le code lexical et/ou le code imagĂ©.

Astuce mémo

Sperling : « tonalitĂ© = bon morceau » ; aprĂšs ~1 s, la trace sensorielle s’éteint.

8. Expérience de flottaison et stades explicatifs

Notions clés & Définitions

  • RĂ©cupĂ©ration mnĂ©sique : La rĂ©cupĂ©ration mnĂ©sique est la capacitĂ© Ă  rĂ©activer en mĂ©moire des informations passĂ©es, de façon exacte ou erronĂ©e, consciemment ou non.
  • SimilaritĂ© des contextes : La similaritĂ© des contextes est l’idĂ©e que la rĂ©cupĂ©ration en mĂ©moire Ă  long terme est facilitĂ©e quand le contexte d’encodage ressemble Ă  celui de rappel.
  • MĂ©moire sĂ©mantique : La mĂ©moire sĂ©mantique est un systĂšme de stockage d’informations gĂ©nĂ©rales, abstraites, stables et peu dĂ©pendantes du contexte.
  • MĂ©moire Ă©pisodique : La mĂ©moire Ă©pisodique est un systĂšme de stockage d’évĂ©nements datĂ©s, avec leur contexte spatio-temporel.
  • ThĂ©orie des prototypes : La thĂ©orie des prototypes affirme que les concepts s’organisent autour d’exemplaires plus reprĂ©sentatifs, jugĂ©s par ressemblance intra-classe et inter-classe.

Points essentiels

  • La rĂ©cupĂ©ration mnĂ©sique peut ĂȘtre consciente ou inconsciente, et peut produire des rĂ©ponses vĂ©ridiques ou erronĂ©es.
  • L’expĂ©rience de Godden et Baddeley (1975) utilise des plongeurs apprenant une liste de mots dans deux contextes (sous l’eau vs sur la plage) puis rappelant dans deux contextes.
  • Les performances sont meilleures quand le contexte d’apprentissage et le contexte de rappel sont similaires que lorsqu’ils sont diffĂ©rents.
  • Les performances en mĂ©moire Ă  long terme ne dĂ©pendent pas uniquement des traitements rĂ©alisĂ©s Ă  l’encodage, car le contexte de rĂ©cupĂ©ration sert d’indice.
  • Pour mieux retenir Ă  long terme, des rĂ©pĂ©titions espacĂ©es et un traitement en profondeur (rĂ©sumĂ©s, questions de comprĂ©hension) sont plus efficaces qu’une rĂ©pĂ©tition identique en continu.
  • La mĂ©moire Ă  long terme est dĂ©crite par deux dichotomies : nature des informations (sĂ©mantique/Ă©pisodique) et mode de rĂ©cupĂ©ration (dĂ©clarative/non dĂ©clarative).

Astuce mémo

Contexte = Indice : mĂȘme lieu Ă  l’encodage et au rappel → meilleure rĂ©cupĂ©ration (Godden & Baddeley).

9. Variables expérimentales et paradigme cause effet

Notions clés & Définitions

  • SchĂ©ma de connaissance : Un schĂ©ma de connaissance est une structure mentale qui organise des connaissances et guide leur usage pour comprendre, mĂ©moriser et infĂ©rer au-delĂ  de l’observation directe.
  • Cadre : Le cadre est le terme utilisĂ© par Minsky pour dĂ©signer un schĂ©ma qui organise des connaissances et oriente l’interprĂ©tation des situations.
  • Script : Le script est un type de schĂ©ma Ă©vĂ©nementiel qui dĂ©crit une suite typique d’actions dans des situations rĂ©currentes.
  • MOP : Le MOP (Memory Organization Packet) est une façon de reprĂ©senter un paquet d’organisation de la mĂ©moire construit Ă  partir de connaissances Ă©lĂ©mentaires et de schĂ©mas.
  • Superstructure : La superstructure est l’organisation globale d’un texte (narratif, informatif, argumentatif) qui aide Ă  identifier les idĂ©es importantes et Ă  produire des infĂ©rences.

Points essentiels

  • Bartlett (1932) a utilisĂ© la notion de schĂ©ma pour expliquer des dĂ©formations systĂ©matiques lors de la reproduction de rĂ©cits.
  • Les schĂ©mas sont des blocs rĂ©cupĂ©rĂ©s comme unitĂ©s en mĂ©moire, liĂ©s non par des relations essentielles mais par des contextes typiques.
  • Les schĂ©mas sont des objets complexes construits Ă  partir de concepts, actions, relations et parfois de schĂ©mas plus gĂ©nĂ©raux (ex. « consultation » englobant plusieurs cas).
  • Les schĂ©mas sont des structures gĂ©nĂ©rales avec des places libres destinĂ©es Ă  ĂȘtre remplies selon la situation (instanciation).
  • Les schĂ©mas expriment des connaissances dĂ©claratives mobilisables pour comprendre et raisonner, mais leur mise en Ɠuvre dĂ©pend des conditions d’utilisation.
  • InterprĂ©ter un texte peut produire des reconnaissances/reconstructions illusoires : des Ă©lĂ©ments absents mais compatibles avec le schĂ©ma sont perçus comme prĂ©sents (ex. « acheter un billet »).

Astuce mémo

Schéma = FILTRE + MODÈLE : il interprÚte, résume, et peut aussi « inventer » ce qui manque.

10. Empan mnésique, mémoire à court terme et attention

Notions clés & Définitions

  • Empan mnĂ©sique : L’empan mnĂ©sique dĂ©signe la quantitĂ© d’informations qu’un individu peut maintenir activement sur une courte durĂ©e, sous contrainte de capacitĂ©.
  • MĂ©moire Ă  court terme : La mĂ©moire Ă  court terme correspond au stockage temporaire d’informations, limitĂ© en capacitĂ© et fortement dĂ©pendant de l’attention.
  • Attention sĂ©lective : L’attention sĂ©lective est la capacitĂ© Ă  prioriser certaines informations et Ă  en ignorer d’autres pour guider le traitement mental.
  • RĂ©gulation cognitive : La rĂ©gulation cognitive dĂ©signe l’usage de moyens internes (notamment langagiers) pour contrĂŽler et organiser ses opĂ©rations mentales.

Points essentiels

  • L’empan mnĂ©sique limite le nombre d’élĂ©ments maintenus simultanĂ©ment, ce qui rend le traitement sensible aux surcharges.
  • La mĂ©moire Ă  court terme dĂ©pend de l’attention : sans priorisation, l’information se perd ou n’est pas suffisamment traitĂ©e.
  • L’attention sert de filtre : elle oriente le traitement vers les informations pertinentes pour l’action en cours.
  • Dans la perspective vygotskienne, des pratiques langagiĂšres peuvent soutenir la rĂ©gulation cognitive en passant d’un niveau social Ă  un niveau intrapsychique.
  • La zone proximale de dĂ©veloppement implique que l’aide sociale permette d’effectuer avec autrui ce qui dĂ©passe le niveau autonome, ce qui rĂ©duit indirectement la surcharge et aide la maintenance des informations utiles.

Astuce mémo

Empan = “petit tiroir” : l’attention dĂ©cide quoi y mettre, sinon ça dĂ©borde et s’efface.

11. Mémoire de travail et modÚle de Baddeley

Notions clés & Définitions

  • MĂ©moire de travail : La mĂ©moire de travail est le systĂšme mental qui maintient et manipule temporairement l’information nĂ©cessaire Ă  une tĂąche en cours.
  • Boucle phonologique : La boucle phonologique est un sous-systĂšme de la mĂ©moire de travail qui traite et maintient l’information verbale sous forme phonologique.
  • Carnet visuo-spatial : Le carnet visuo-spatial est un sous-systĂšme de la mĂ©moire de travail qui stocke temporairement et manipule l’information visuelle et spatiale.
  • Administrateur central : L’administrateur central est le composant de contrĂŽle qui coordonne l’attention et rĂ©partit les ressources entre les sous-systĂšmes.
  • Tampon Ă©pisodique : Le tampon Ă©pisodique est un espace de liaison qui intĂšgre temporairement des informations de diffĂ©rentes sources en un Ă©pisode cohĂ©rent.

Points essentiels

  • Le modĂšle de Baddeley dĂ©crit la mĂ©moire de travail comme un systĂšme multi-composants, pas comme un stockage unique.
  • L’administrateur central coordonne l’exĂ©cution en dirigeant l’attention et en gĂ©rant les conflits entre traitements.
  • La boucle phonologique soutient la rĂ©tention verbale et explique la sensibilitĂ© aux interfĂ©rences auditives ou articulatoires.
  • Le carnet visuo-spatial soutient les tĂąches de navigation, de rotation mentale et de maintien d’informations visuelles/spatiales.
  • Le tampon Ă©pisodique permet l’intĂ©gration temporaire d’informations issues de plusieurs modalitĂ©s dans un mĂȘme Ă©pisode.
  • La charge cognitive augmente quand plusieurs traitements sollicitent simultanĂ©ment les ressources de la mĂ©moire de travail.

Astuce mémo

Baddeley = 4 Ă©tages : Central (chef) + Phono (voix) + Visuo-spatial (carte) + Épisodique (film).

12. Mémoire à long terme, encodage stockage récupération

Notions clés & Définitions

  • MĂ©moire Ă  long terme : La mĂ©moire Ă  long terme est un systĂšme qui conserve durablement des informations aprĂšs leur apprentissage.
  • Encodage : L’encodage est l’étape qui transforme une information perçue en une forme exploitable par le cerveau.
  • Stockage : Le stockage correspond au maintien des traces mnĂ©siques dans le temps.
  • RĂ©cupĂ©ration : La rĂ©cupĂ©ration est le processus qui permet de retrouver une information stockĂ©e quand on en a besoin.

Points essentiels

  • Le cours insiste sur l’idĂ©e que des affirmations « neuro » peuvent donner une impression de validitĂ© sans preuve solide, ce qui peut biaiser l’évaluation des rĂ©sultats.
  • Le progrĂšs scientifique est dĂ©crit comme lent et prudent, donc les effets spectaculaires doivent ĂȘtre confirmĂ©s par des synthĂšses (mĂ©ta-analyses) avant d’ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme fiables.
  • Les « formules choc » et titres racoleurs sont prĂ©sentĂ©s comme un levier frĂ©quent de neuromania, Ă  surveiller lors de l’interprĂ©tation de donnĂ©es liĂ©es Ă  la cognition.
  • La vigilance Ă©pistĂ©mique est recommandĂ©e : porter le prĂ©fixe « neuro » ne garantit ni rigueur mĂ©thodologique ni pertinence pĂ©dagogique.
  • Le cours relie la crĂ©dibilitĂ© des effets Ă  la qualitĂ© des Ă©tudes et Ă  leur capacitĂ© Ă  mesurer ce qu’elles prĂ©tendent amĂ©liorer, plutĂŽt qu’à des promesses gĂ©nĂ©rales sur le cerveau.
  • Les exemples du cours (ex. effets attribuĂ©s Ă  la musique, aux styles d’apprentissage, Ă  la brain gym) servent d’avertissement : sans preuves robustes sur les performances visĂ©es, on ne peut pas conclure Ă  un bĂ©nĂ©fice mnĂš

Astuce mémo

Encodage = transformer, Stockage = garder, Récupération = retrouver.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1919Expérimentation du Plan Dalton dÚs 1919 (école de Dalton, Massachusetts)
1960Étude de Sperling (1960) sur la mĂ©moire sensorielle (rappel partiel aprĂšs ~50 ms)
1975Godden et Baddeley (1975) sur l’effet de similaritĂ© des contextes d’apprentissage et de rappel

Tableaux de synthĂšse

Dispositifs d’enseignement individualisĂ© (Plan Dalton vs Winnetka)

DispositifPublicOrganisation
Plan DaltonĂ©coles secondairesContrat de travail en dĂ©but de mois; majeures en matinĂ©e individuellement, mineures en groupe l’aprĂšs-midi; plans de travail hiĂ©rarchisĂ©s avec manuels/exercices/test
Winnetkaécoles primairesMatinées pour travail individuel des compétences-outils (arithmétique, lecture/écriture); aprÚs-midi pour activités de groupe (musique, bricolage, éducation physique, social studies); séquences de fiches avec auto-contrÎle immédiat

Courants psychologiques (buts et objets d’étude)

CourantObjet centralMéthode privilégiée
Béhaviorismecomportements observables (stimulus-réponse)mesure de comportements objectifs; exclusion de ce qui se passe entre les deux (boßte noire)
GestaltismetotalitĂ©s structurĂ©es (tout ≠ somme des parties)lois organisatrices de la perception; approche holistique
Cognitivismeprocessus mentaux internes et systĂšme cognitifmĂ©thode expĂ©rimentale; Ă©tude du passage stimulus→rĂ©ponse via traitements internes

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre objectifs d’apprentissage et activitĂ©s: Bloom exige des objectifs explicitĂ©s et une Ă©valuation centrĂ©e sur eux, pas une simple “bonne pĂ©dagogie”.
  2. Oublier le rĂŽle des prĂ©-requis et des dispositions psychologiques: Bloom dĂ©conseille d’attaquer un nouvel apprentissage sans vĂ©rifier la maĂźtrise antĂ©rieure et la motivation/attitudes nĂ©cessaires.
  3. Croire que l’individualisation = rythme unique: dans le cours, l’élĂšve progresse Ă  son rythme mais gĂšre aussi l’autonomie et joue un rĂŽle majeur dans l’évaluation (qualitĂ©/quantitĂ©/rapiditĂ©).
  4. InterprĂ©ter l’animisme comme “croire que tout est vivant”: le cours dĂ©crit 4 stades, avec une vie d’abord liĂ©e Ă  l’activitĂ©, puis au mouvement, puis au mouvement propre, puis limitĂ©e aux animaux et plantes.
  5. Rater la logique VI→VD en expĂ©rimentation: la variable indĂ©pendante est manipulĂ©e, la dĂ©pendante est mesurĂ©e; un paradigme expĂ©rimental contient au moins une VD.
  6. Penser que la mémoire est un entrepÎt fixe: le cours insiste sur la reconstruction à chaque traitement/stockage/récupération et sur la dépendance au contexte (indices).
  7. Confondre mémoire à court terme et mémoire de travail: la MdT (Baddeley) coordonne maintien et manipulation via administrateur central + sous-systÚmes, pas seulement un stockage temporaire.

Checklist Examen

  1. Expliquer les 3 principes de Bloom: objectifs explicitĂ©s pendant l’apprentissage, vĂ©rification des acquis/prĂ©-requis et dispositions, et temps d’apprentissage suffisant.
  2. DĂ©crire les 4 principes des dispositifs d’enseignement individualisĂ© (rythme vers la maĂźtrise, autonomie du processus, implication active via matĂ©riel diversifiĂ©, rĂŽle majeur de l’élĂšve dans l’évaluation).
  3. PrĂ©senter le Plan Dalton: public, division majeures/mineures et horaires, contrat de travail, contenu des plans de travail, rĂŽle de l’enseignant ressource, et progression Ă  rythme personnel.
  4. Présenter le systÚme Winnetka: public, organisation matin/aprÚs-midi, séquences planifiées de compétences-outils, structure des fiches (exercice corrigé puis fiche-réponse pour auto-contrÎle) et usage de fiches annexes.
  5. Expliquer les apports et limites du bĂ©haviorisme retenus dans le cours: analyse fonctionnelle, rĂŽle de l’erreur, fractionnement, place des feedbacks/encouragements, et justification de ne pas rejeter intĂ©gralement.
  6. DĂ©crire le statut ambivalent de l’erreur chez les bĂ©havioristes: vision nĂ©gative (succĂšs encouragĂ©, erreur dĂ©couragĂ©e) puis connotation plus positive via valorisation des consĂ©quences et critique de la rĂ©duction de l’“er

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1. Quel est le rîle principal des objectifs d’apprentissage chez Bloom ?

2. Pourquoi Bloom insiste-t-il sur la vérification des prérequis avant un nouvel apprentissage ?

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Principes de Bloom — objectifs ?

Rendre les objectifs explicites pour guider l’apprentissage.

PrĂ©-requis — rĂŽle ?

Vérifier la maßtrise antérieure avant un nouvel apprentissage.

Temps d’apprentissage — importance ?

Garantir un temps suffisant pour la maĂźtrise.

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