đ Plan du Cours
- Philosophie atomiste antique chez DĂ©mocrite et Ăpicure
- Lois pondérales de la chimie et modÚle atomique de Dalton
- Classification périodique des éléments et périodicité des propriétés
- Spectres de raies atomiques en émission et absorption
- DĂ©couverte et caractĂ©risation de lâĂ©lectron par Thomson et Perrin
- ModĂšle atomique de Thomson et distribution uniforme de charge positive
- InstabilitĂ© du modĂšle de Thomson liĂ©e Ă lâĂ©mission de rayonnement
- ExpĂ©riences de diffusion dâĂ©lectrons et hypothĂšses sur la charge positive
- Limites des expériences avec électrons et introduction des particules alpha
- Expérience de Geiger-Marsden sur la diffusion des particules alpha
- InterprĂ©tation de Rutherford : existence dâun noyau atomique chargĂ© positivement
- Analyse des angles de diffusion et implications pour la structure atomique
đ 1. Philosophie atomiste antique chez DĂ©mocrite et Ăpicure
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- MatĂ©rialisme radical : Doctrine matĂ©rialiste radicale selon laquelle lâĂ©picurisme affirme que tout ce qui existe est composĂ© dâatomes se mouvant dans le vide.
- ModĂšle atomique de Dalton : ModĂšle atomique dĂ©crivant que la matiĂšre est formĂ©e de particules trĂšs petites appelĂ©es atomes, indivisibles et ne pouvant ĂȘtre ni modifiĂ©es ni dĂ©truites, et que les atomes dâun mĂȘme Ă©lĂ©ment sont identiques entre eux tandis que ceux de diffĂ©rents Ă©lĂ©ments ont des masses diffĂ©rentes.
- Masse totale : Grandeur conservĂ©e au cours dâune rĂ©action chimique : la masse totale des produits formĂ©s est Ă©gale Ă la masse totale des rĂ©actifs consommĂ©s.
đ Points essentiels
- Chez Démocrite, la nature est composée de deux principes : les atomes et le vide.
- Chez DĂ©mocrite, seuls les atomes et le vide sont rĂ©els ; le reste qui apparaĂźt aux sens nâest quâapparence.
- Chez DĂ©mocrite, les atomes se dĂ©placent en effectuant des tourbillons et sont Ă lâorigine des Ă©lĂ©ments (eau, feu, air et terre).
- Chez Ăpicure, tout doit son existence Ă la rencontre des atomes, sans providence, sans destin et sans finalitĂ©.
đĄ Ă retenir
Chez Démocrite, la nature est composée de deux principes : les atomes et le vide.
đ 2. Lois pondĂ©rales de la chimie et modĂšle atomique de Dalton
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Loi des proportions définies : Loi selon laquelle le rapport entre les masses de chaque réactif consommées dans une réaction est constant.
- Loi des proportions multiples : Loi selon laquelle, pour des masses dâun constituant sâunissant Ă une mĂȘme masse de lâautre constituant, les masses sont dans un rapport de nombres entiers.
- Poids atomique relatif : Concept introduit par Dalton en comparant la masse des Ă©lĂ©ments Ă celle de lâhydrogĂšne prise par convention comme unitĂ©, afin de dĂ©finir la masse atomique relative.
đ Points essentiels
- Les lois quantitatives sâexpliquent simplement si lâon considĂšre que la matiĂšre est constituĂ©e dâatomes.
- Une rĂ©action chimique est un rĂ©arrangement des atomes prĂ©sents dans les rĂ©actifs : les atomes ne sont pas modifiĂ©s lors dâune rĂ©action chimique.
đĄ Ă retenir
Les lois quantitatives sâexpliquent simplement si lâon considĂšre que la matiĂšre est constituĂ©e dâatomes.
đ 3. Classification pĂ©riodique des Ă©lĂ©ments et pĂ©riodicitĂ© des propriĂ©tĂ©s
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Classification pĂ©riodique des Ă©lĂ©ments : Concept de classement des Ă©lĂ©ments qui fait apparaĂźtre une pĂ©riodicitĂ© dans leurs propriĂ©tĂ©s lorsquâils sont rangĂ©s dans lâordre croissant de leurs masses atomiques.
- PĂ©riodicitĂ© des propriĂ©tĂ©s : PropriĂ©tĂ© observĂ©e : en rangeant les Ă©lĂ©ments connus dans lâordre croissant de leurs masses atomiques, une pĂ©riodicitĂ© apparaĂźt dans leurs propriĂ©tĂ©s.
đ Points essentiels
- Ă lâĂ©poque de MendeleĂŻev, pour faire respecter cette pĂ©riodicitĂ©, il Ă©tait nĂ©cessaire de postuler lâexistence de nouveaux Ă©lĂ©ments.
- Les propriĂ©tĂ©s et la masse atomique des nouveaux Ă©lĂ©ments postulĂ©s par la classification pouvaient ĂȘtre dĂ©duites de la classification.
- Les prédictions de Mendeleïev se sont vérifiées avec précision.
đĄ Ă retenir
La périodicité observée en fonction de la masse atomique impose une explication au-delà du modÚle de Dalton : elle est résumée dans la classification périodique et nécessite un atome moderne avec des électrons pour comprendre les couches électroniques et la liaison chimique.
đ 4. Spectres de raies atomiques en Ă©mission et absorption
đ Points essentiels
- Les fréquences émises sont égales aux fréquences absorbées.
- Ă la fin du XIXĂšme siĂšcle, les raies de nombreux Ă©lĂ©ments chimiques ont Ă©tĂ© mesurĂ©es, et les frĂ©quences mesurĂ©es nâont aucune justification thĂ©orique.
- Tout modĂšle atomique se doit dâexpliquer les spectres de raies.
- Un spectre de raies correspond à un rayonnement émis (ou absorbé) sur certaines fréquences bien particuliÚres définies avec une trÚs grande précision.
- Contrairement au spectre continu du corps noir, le spectre de raies dĂ©pend de lâatome Ă©metteur et peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une signature.
đĄ Ă retenir
Lâatome impose un code frĂ©quentiel : il Ă©met (ou absorbe) un rayonnement sur des frĂ©quences bien particuliĂšres, et le spectre de raies dĂ©pend de lâatome Ă©metteur. Les frĂ©quences Ă©mises sont Ă©gales aux frĂ©quences absorbĂ©es, ce qui en fait une signature Ă expliquer par tout modĂšle atomique.
đ 5. DĂ©couverte et caractĂ©risation de lâĂ©lectron par Thomson et Perrin
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Thomson à un électron : 10 Pour simplifier les calculs, on considÚre un atome de Thomson à un électron (hydrogÚne).
đ Points essentiels
- Dans un tube de Crookes, Ă faible pression de gaz (~10â6 atm) et avec une tension dâau moins quelques kV, un rayonnement venant de la cathode est arrĂȘtĂ© par lâanode et produit une luminescence visible sur le fond du tube (en dehors de lâombre de lâanode).
- Thomson (1895) découvre que la vitesse des rayons cathodiques est trÚs inférieure à celle de la lumiÚre.
- Thomson soumet les rayons cathodiques à des champs E et B et en déduit le rapport e/m, bien supérieur à celui des ions et indépendant du gaz et des électrodes.
- Thomson (1899) relie lâeffet photoĂ©lectrique aux rayons cathodiques : les particules Ă©mises ont le mĂȘme rapport e/m, et la charge e est similaire Ă celle de lâion hydrogĂšne ; la masse de lâĂ©lectron est alors plus faible dâun facteur ~700 (valeur actuelle : 1836).
- Thomson (1856 â 1940) 1895 : Jean Perrin Ă©tablit que les rayons cathodiques sont formĂ©s de particules nĂ©gatives.
- Thomson Ă©tablit que les particules Ă©mises lors de lâeffet photoĂ©lectrique ont mĂȘme rapport đ đ que les rayons cathodiques.
đĄ Ă retenir
Dans un tube de Crookes, Ă faible pression de gaz (~10â6 atm) et avec une tension dâau moins quelques kV, un rayonnement venant de la cathode est arrĂȘtĂ© par lâanode et produit une luminescence visible sur le fond du tube (en dehors de lâombre de lâanode).
đ Points essentiels
- Thomson postule que la charge positive est uniforme et occupe tout le volume de lâatome (atome supposĂ© sphĂ©rique pour simplifier).
- En 1904, toute la masse de lâatome est portĂ©e par les Ă©lectrons.
- PremiĂšre mise en Ă©vidence du noyau atomique Naissance de la physique nuclĂ©aire 16 ModĂšle planĂ©taire de lâatome de Rutherford Lâatome de dimension ~10â10 m est formĂ© dâun noyau de charge positive de dimension ~10â15 m qui concentre pratiquement toute la masse autour duquel tournent les Ă©lectrons de charge nĂ©gative.
- Dans le modĂšle de Thomson, lâatome contient des Ă©lectrons mais sa charge Ă©lectrique est nulle.
- Le modÚle de Thomson ajoute une charge positive qui compense exactement la charge des électrons.
- Pour simplifier les calculs, on considĂšre un atome de Thomson Ă un Ă©lectron (hydrogĂšne) : un Ă©lectron ponctuel de charge âe et une sphĂšre de charge positive +e de rayon Rp.
- 9 ModĂšle atomique de Thomson Lâatome contient des Ă©lectrons mais sa charge Ă©lectrique est nulle : Ajouter une charge positive qui compense exactement la charge des Ă©lectrons.
đĄ Ă retenir
Le modĂšle du pudding impose une neutralitĂ© globale : une charge positive uniforme remplit tout le volume de lâatome et compense exactement la charge des Ă©lectrons. Dans lâhypothĂšse de 1904, toute la masse de lâatome est portĂ©e par les Ă©lectrons, et lâatome Ă un Ă©lectron est modĂ©lisĂ© par une charge ponctuelle âe et une sphĂšre uniformĂ©ment chargĂ©e +e de rayon Rp.
đ 7. InstabilitĂ© du modĂšle de Thomson liĂ©e Ă lâĂ©mission de rayonnement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Rayonnement Ă©lectromagnĂ©tique : Calcul des Ă©nergies cinĂ©tique, potentielle et totale đžđ = 1 2 đđ2 đžđ¶ = 1 2 đđŁ2 = 1 2 đđ2đ2 = 1 2 đđ2 đžđ
- Ămet un rayonnement : Calcul des Ă©nergies cinĂ©tique, potentielle et totale đžđ = 1 2 đđ2 đžđ¶ = 1 2 đđŁ2 = 1 2 đđ2đ2 = 1 2 đđ2 đžđ
- Atome instable : Le cadre du modĂšle Ă un Ă©lectron, Ă©mission dâune frĂ©quence unique alors que le spectre expĂ©rimental de lâhydrogĂšne comporte de nombreuses raies.
đ Points essentiels
- Dans le modĂšle de Thomson, lâĂ©lectron suit une trajectoire circulaire de rayon r (avec r < Rp) selon un mouvement uniforme.
- Toute particule chargĂ©e accĂ©lĂ©rĂ©e Ă©met un rayonnement Ă©lectromagnĂ©tique ; lâĂ©lectron en mouvement circulaire Ă©met un rayonnement de pulsation Ï et perd de lâĂ©nergie.
- Comme lâĂ©nergie totale ET diminue, le rayon r diminue.
- Le processus se poursuit jusquâĂ r = 0 avec Ă©mission du rayonnement de pulsation Ï (indĂ©pendant de r).
- Le modĂšle de Thomson conduit Ă une Ă©mission dâune seule frĂ©quence, alors que le spectre expĂ©rimental de lâhydrogĂšne comporte de nombreuses raies.
- E E1 E2 E3 E4 E5 SĂ©rie de Balmer (vis) SĂ©rie de Paschen (IR) SĂ©rie de Lyman (UV) 0 Ionisation Spectre en absorption E E1 E2 E3 E4 E5 SĂ©rie de Balmer SĂ©rie de Paschen SĂ©rie de Lyman 0 Spectre en Ă©mission 22 ModĂšle de Bohr appliquĂ© Ă lâhydrogĂšne Expressions des rayons đđ et des Ă©nergies đžđ des orbitales Energie totale de lâĂ©lectron de masse đ situĂ© Ă une distance đ du noyau : đž = đ2 2đ â đ2 4đđ0đ Quantification du moment cinĂ©tique â = ÔŠđ Ă ÔŠđ Pour un mouvement circulaire ( ÔŠđ â„ ÔŠđ ) : đ = đđ âč đ = â đ = đâ đ đžđ đ = đ2â2 2đđ2 â đ2 4đđ0đ avec n entier â„ 1 r E đžđ¶ â 1 đ2 đžđ â â1 đ Puits de potentiel (minimum de lâĂ©nergie totale pour une distance donnĂ©e) Atome stable On peut montrer (TD) que đžđ đ admet un minimum đžđ pour đ = đđ.
- Soumis Ă une accĂ©lĂ©ration (trajectoire circulaire), lâĂ©lectron Ă©met un rayonnement Ă©lectromagnĂ©tique et lâĂ©nergie totale đžđ de lâatome diminue.
đĄ Ă retenir
LâinstabilitĂ© du modĂšle de Thomson vient du fait quâun Ă©lectron accĂ©lĂ©rĂ© rayonne : lâĂ©nergie totale diminue, le rayon dĂ©croĂźt jusquâĂ r = 0, et lâĂ©mission correspond Ă une pulsation Ï unique (indĂ©pendante de r), ce qui ne reproduit pas le spectre Ă de nombreuses raies de lâhydrogĂšne.
đ 8. ExpĂ©riences de diffusion dâĂ©lectrons et hypothĂšses sur la charge positive
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ExpĂ©riences de diffusion dâĂ©lectrons : Crowther et Thomson (1910) « We must conclude, therefore, that the positive electricity in the atome is not in a state comparable to that of the electron, but that it occupies such comparatively large volumes as to be capable of being considered as uniformly d
đ Points essentiels
- Dans lâexpĂ©rience de Crowther (1910), on envoie dâabord des Ă©lectrons et on mesure leur dĂ©viation.
- Les calculs de Thomson supposent que lâatome contient N0 Ă©lectrons et reposent sur lâhypothĂšse dâune charge uniforme positive de dimension atomique.
- Les calculs de Thomson supposent que la charge positive se dĂ©compose en N0 corpuscules similaires Ă lâĂ©lectron mais de charge positive.
- Les calculs de Thomson supposent quâil y a un grand nombre de collisions successives.
- à partir de la mesure de la déviation, on détermine le nombre N0 de charges dans un atome et on le compare à la masse atomique.
đĄ Ă retenir
Dans lâexpĂ©rience de Crowther (1910), on envoie dâabord des Ă©lectrons et on mesure leur dĂ©viation.
đ 9. Limites des expĂ©riences avec Ă©lectrons et introduction des particules alpha
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Noyau dâhĂ©lium : Noyau dâhĂ©lium utilisĂ© comme particule α (noyau dâhĂ©lium) pour lâĂ©tude de la structure atomique, dans le cadre de lâexpĂ©rience de Geiger et Marsden et du modĂšle de Rutherford.
- Ălectrons sont sur des orbites : Des orbites circulaires autour dâun noyau massif.
đ Points essentiels
- Crowther dĂ©duit de lâexpĂ©rience que le nombre de charges est Ă©gal Ă trois fois la masse atomique, ce qui laisse trop dâinconnues.
- Le texte indique quâaujourdâhui on conclurait Ă un dĂ©saccord dâun facteur ~6 par rapport aux attentes.
- Le texte souligne que lâĂ©lectron nâest pas une sonde adaptĂ©e.
- Pour nĂ©gliger lâinteraction avec les Ă©lectrons atomiques, il faut prĂ©fĂ©rer une particule plus massive.
- Aujourdâhui on conclurait Ă un dĂ©saccord dâun facteur ~6 LâĂ©lectron nâest pas une sonde adaptĂ©e.
đĄ Ă retenir
LâĂ©lectron nâest pas une sonde adaptĂ©e : pour nĂ©gliger lâinteraction avec les Ă©lectrons atomiques, on prĂ©fĂšre une particule plus massive. La particule α (noyau dâhĂ©lium) est alors introduite comme particule de choix pour Ă©tudier la structure atomique.
đ 10. ExpĂ©rience de Geiger-Marsden sur la diffusion des particules alpha
đ Points essentiels
- Dans lâexpĂ©rience de Geiger et Marsden (1908-1910), la plupart des particules α ne sont pas dĂ©viĂ©es ou peu dĂ©viĂ©es.
- Une faible fraction des particules α est rétrodiffusée, avec un angle de diffusion supérieur à 90°.
- Pour lâor, lâangle le plus probable de dĂ©viation est dâenviron 1/200 de degrĂ©.
- Dans les conditions décrites, environ 1 particule α sur 8000 est réfléchie (rétrodiffusée).
- Dans le cadre de la thĂ©orie de Thomson, lâinteraction de la particule α avec un atome de la cible dâor provoque une faible dĂ©viation (âČ 1°).
- Mesures compatibles seulement avec le modĂšle A 14 ExpĂ©rience de Geiger et Marsden (1908-1910) Hans Geiger (1882 â 1945) Ernest Marsden (1889-1970) La plupart des particules đŒ ne sont pas dĂ©viĂ©s ou peu dĂ©viĂ©s.
đĄ Ă retenir
LâexpĂ©rience de Geiger-Marsden met en Ă©vidence que la plupart des particules α ne sont pas dĂ©viĂ©es ou le sont peu, tandis quâune trĂšs petite fraction est rĂ©trodiffusĂ©e Ă grand angle (>90°). Pour lâor, lâangle le plus probable est dâenviron 1/200 de degrĂ© et la thĂ©orie de Thomson ne prĂ©voit quâune faible dĂ©viation (âČ 1°).
đ 11. InterprĂ©tation de Rutherford : existence dâun noyau atomique chargĂ© positivement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- đž1 đ2 avec đž1 : Les termes spectraux sont proportionnels aux Ă©nergies des orbites : đžđ = ââđđđ đžđ = ââđđđ Cas particulier de lâhydrogĂšne (atome Ă un Ă©lectron) On peut dĂ©montrer que les orbitales ont pour Ă©nergie : đžđ
- Collision unique : Type dâinteraction oĂč la grande dĂ©flexion est attribuĂ©e Ă un seul « atomic encounter », câest-Ă -dire une rencontre unique entre la particule et lâatome.
đ Points essentiels
- Rutherford (1911) interprĂšte la rĂ©trodiffusion comme due Ă un champ Ă©lectrique considĂ©rable rencontrĂ© lors dâune collision unique.
- Rutherford affirme que ce champ Ă©lectrique doit ĂȘtre dĂ» Ă une particule positive de dimensions trĂšs petites par rapport Ă lâatome.
- Rutherford soutient que la structure supposĂ©e pour lâatome dans le modĂšle prĂ©cĂ©dent ne permet pas une grande dĂ©flexion lors dâune seule rencontre.
đĄ Ă retenir
Rutherford (1911) interprĂšte la rĂ©trodiffusion comme due Ă un champ Ă©lectrique considĂ©rable rencontrĂ© lors dâune collision unique.
đ 12. Analyse des angles de diffusion et implications pour la structure atomique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Angle de dĂ©viation : Angle de diffusion observĂ©, dĂ©fini comme lâangle de dĂ©viation de la particule α.
đ Points essentiels
- Lâobservable de lâexpĂ©rience de diffusion de particules α par une mince feuille dâor est lâangle de diffusion, dĂ©fini comme lâangle de dĂ©viation.
- Lâobservable est lâangle de diffusion (= angle de dĂ©viation).
đĄ Ă retenir
Lâangle de diffusion (angle de dĂ©viation) est lâobservable de la diffusion de particules α, et le fait que la rĂ©trodiffusion mesurĂ©e soit bien plus grande que celle dâun scĂ©nario simple conduit Ă lâidĂ©e dâun grand nombre de collisions. Le texte relie ensuite ces limites Ă la nĂ©cessitĂ© dâaller plus loin vers un modĂšle quantique.
𧩠Compléments de couverture
- Dalton (modÚle) : les atomes des différents éléments ont des masses différentes.
- Spectres de raies : la prĂ©cision des frĂ©quences est indiquĂ©e comme « de lâordre de 10-6 ».
- Mais la tĂąche est ardue⊠7 Tube de Crookes (~1875) William Crookes (1832 â 1919) Tube contenant une faible pression de gaz (~10â6 atm) ; tension dâau moins quelques kV.
- 3 Les lois pondĂ©rales de la chimie Lavoisier (1743-1794) Loi de conservation de la masse (loi de Lavoisier) Antoine Lavoisier est le pĂšre de la chimie moderne, en y introduisant de façon rigoureuse lâaspect quantitatif.
- Geiger 1910 Quelques particules đŒ sont rĂ©trodiffusĂ©es (angle de diffusion >90°)⊠âThree different determinations showed that of the incident α-particles about 1 in 8000 was reflected, under the described conditions.
- En 1888, Rydberg gĂ©nĂ©ralise la relation de Balmer pour lâensemble des raies de lâhydrogĂšne : 1 đ = đ
đ» 1 đ2 â 1 đ2 Avec đ et đ entiers naturels (đ > đ).
- Geiger et Mardsen 1909 Dans le cadre de la thĂ©orie de Thomson, lâinteraction de la particule α avec un atome de la cible dâor provoque une faible dĂ©viation (âČ 1°).
- 1885-1962) ModÚle de Bohr (1913) En 1911, Bohr obtient son doctorat à Copenhague sur la théorie électronique des métaux.
- 2025-2026 Bruno Concina 1 2 Les atomes, un concept philosophique chez les grecs anciens LâexpĂ©rience courante montre que la matiĂšre peut ĂȘtre fragmentĂ©e.
- La masse totale des produits formés est égale à la masse totale des réactifs consommés.
- Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » Proust (1754-1826) Loi des proportions définies (loi de Proust) Le rapport entre les masses de chaque réactif qui ont été consommées dans la réaction est constant.
- Rydberg (1854-1919) A la fin du XIXÚme siÚcle, les raies de nombreux éléments chimiques ont été mesurées.
- đ
đ» = 1,097 â 107 mâ1 est appelĂ©e constante de Rydberg.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1895 | Mesure des raies de nombreux éléments chimiques à la fin du XIXÚme siÚcle (contexte chronologique) |
| 1899 | Mesure des raies de nombreux éléments chimiques à la fin du XIXÚme siÚcle (contexte chronologique) |
| 1836 | Contexte historique lié à la chimie/physique (présence de date explicite dans le contenu) |
đ Tableaux de SynthĂšse
Atomisme antique vs modĂšle atomique moderne (Dalton)
| Courant/ModÚle | Idée centrale | Conséquence sur la matiÚre |
|---|
| DĂ©mocrite | Deux principes : atomes et vide | Le reste perçu par les sens nâest quâapparence |
| Ăpicure | Tout existe par la rencontre des atomes, sans providence ni destin | Pas de finalitĂ© dans lâexistence des choses |
| Dalton (modĂšle) | Atomes indivisibles : mĂȘmes atomes pour un mĂȘme Ă©lĂ©ment, masses diffĂ©rentes selon lâĂ©lĂ©ment | Les lois quantitatives sâexpliquent par un rĂ©arrangement dâatomes (pas de modification des atomes) |
Spectres et neutralité du modÚle de Thomson
| PhénomÚne/modÚle | Observation clé | Ce que cela impose au modÚle |
|---|
| Spectres de raies | FrĂ©quences Ă©mises = frĂ©quences absorbĂ©es ; spectre dĂ©pend de lâatome | Tout modĂšle atomique doit expliquer les spectres de raies (signature frĂ©quentielle) |
| Thomson | Charge positive uniforme remplissant tout le volume | La charge positive compense exactement la charge des électrons (atome globalement neutre) |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre la loi des proportions dĂ©finies (rapport constant des masses des rĂ©actifs) avec la loi des proportions multiples (rapports de nombres entiers pour une mĂȘme masse dâun constituant).
- Croire que, dans une rĂ©action chimique, les atomes sont modifiĂ©s : le contenu prĂ©cise quâil sâagit dâun rĂ©arrangement des atomes prĂ©sents dans les rĂ©actifs.
- Penser que la pĂ©riodicitĂ© des propriĂ©tĂ©s est expliquĂ©e par le modĂšle de Dalton seul : le contenu indique quâelle nĂ©cessite un atome moderne avec des Ă©lectrons.
- Confondre spectre continu et spectre de raies : le contenu oppose le spectre continu du corps noir (continu) au spectre de raies (frĂ©quences particuliĂšres, signature de lâatome).
- InterprĂ©ter les spectres de raies comme indĂ©pendants de lâatome : le contenu dit au contraire que le spectre dĂ©pend de lâatome Ă©metteur.
- Oublier que, dans le modÚle de Thomson, la charge positive est uniforme et compense exactement la charge des électrons (neutralité globale).
- Conclure que lâĂ©lectron est une sonde adaptĂ©e : le contenu affirme quâil nâest pas une sonde adaptĂ©e et quâon prĂ©fĂšre une particule plus massive (α).
â
Checklist Examen
- Savoir formuler lâatomisme de DĂ©mocrite : atomes et vide, et ce qui relĂšve des sens nâest quâapparence.
- Savoir formuler lâatomisme dâĂpicure : rencontre des atomes, sans providence, sans destin, sans finalitĂ©.
- Ănoncer la loi des proportions dĂ©finies : rapport constant des masses des rĂ©actifs consommĂ©s.
- Ănoncer la loi des proportions multiples : pour une mĂȘme masse dâun constituant, les masses de lâautre sont dans un rapport de nombres entiers.
- Relier les lois quantitatives Ă lâidĂ©e dâatomes : rĂ©action = rĂ©arrangement, atomes non modifiĂ©s.
- Décrire la périodicité : en classant les éléments par masse atomique croissante, une périodicité apparaßt dans les propriétés.
- Retenir que la classification pĂ©riodique a nĂ©cessitĂ© de postuler de nouveaux Ă©lĂ©ments Ă lâĂ©poque de MendeleĂŻev, puis que les prĂ©dictions se sont vĂ©rifiĂ©es.
- Expliquer la signature des spectres de raies : frĂ©quences particuliĂšres, dĂ©pendance Ă lâatome Ă©metteur, et Ă©galitĂ© des frĂ©quences Ă©mises et absorbĂ©es.
- Décrire le modÚle de Thomson : charge positive uniforme remplissant tout le volume et neutralité globale.
- Comprendre la limite pratique des Ă©lectrons comme sonde : interaction avec les Ă©lectrons atomiques non nĂ©gligeable, dâoĂč lâintĂ©rĂȘt de la particule α.
- Retenir lâidĂ©e gĂ©nĂ©rale de Geiger-Marsden : la plupart des α ne sont pas dĂ©viĂ©es, une faible fraction est rĂ©trodiffusĂ©e Ă grand angle.
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