Revision sheet: Structure interne de la Terre et sismologie

📋 Plan du Cours

  1. Ondes sismiques et riais sismiques
  2. Discontinuités et lois de Snell-Descartes
  3. Discontinuités Gutenberg et Lehman
  4. Discontinuité de Mohorovicic et roches crustales
  5. Composition et structures des croûtes océanique et continentale
  6. Moho et méthode de détermination par ondes P
  7. Séismes de subduction et limite lithosphÚre asthénosphÚre
  8. Géotherme et gradient géothermique
  9. Conduction et convection dans le transfert thermique
  10. Tomographie sismique et hétérogénéité thermique du manteau
  11. Convection mantellique et mouvements des plaques

📖 1. Ondes sismiques et riais sismiques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • SĂ©isme : Un sĂ©isme est la libĂ©ration brutale d’énergie lors de la rupture de roches soumises Ă  des contraintes.
  • Foyer : Le foyer est le point de rupture d’un sĂ©isme d’oĂč partent les ondes sismiques dans toutes les directions.
  • Épicentre : L’épicentre est la projection Ă  la surface du foyer.
  • Onde L : Une onde L est une onde de surface, trĂšs destructrice, qui ne se propage que localement.
  • Ondes P et S : Les ondes P et S sont des ondes de volume qui traversent le globe, la premiĂšre Ă©tant enregistrĂ©e en premier et la seconde ne se propageant pas dans les milieux liquides.

📝 Points essentiels

  • Un sĂ©isme Ă©met des ondes sismiques Ă  partir du point de rupture, appelĂ© foyer, vers toutes les directions.
  • Le trajet d’une onde sismique est assimilĂ© Ă  un rai sismique.
  • Les ondes de surface L sont les plus destructrices mais restent localisĂ©es.
  • Les ondes de volume P sont des ondes de compression et sont les premiĂšres enregistrĂ©es.
  • Les ondes de volume S sont des ondes de cisaillement et ne se propagent pas dans les milieux liquides.
  • La propagation des ondes de volume en profondeur suit les lois de Snell-Descartes (rĂ©flexion et rĂ©fraction).

💡 Astuce mĂ©mo

Foyer→toutes directions; Épicentre = projection Ă  la surface; P arrive d’abord (compression), S ne passe pas dans le liquide; L dĂ©truit mais reste local.

📖 2. DiscontinuitĂ©s et lois de Snell-Descartes

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DiscontinuitĂ© : Limite entre deux milieux internes du globe oĂč les ondes sismiques changent brusquement de vitesse et de direction.
  • Loi de Snell-Descartes : Loi reliant les angles d’incidence et de rĂ©fraction Ă  la diffĂ©rence de vitesse des ondes entre deux milieux.
  • RĂ©flexion sismique : PhĂ©nomĂšne oĂč une partie de l’onde est renvoyĂ©e dans le milieu d’origine lors d’une discontinuitĂ©.
  • RĂ©fraction sismique : PhĂ©nomĂšne oĂč une partie de l’onde change de direction en traversant une discontinuitĂ©.
  • Zone d’ombre sismique : RĂ©gion du globe oĂč certaines ondes ne sont plus dĂ©tectĂ©es, rĂ©vĂ©lant une discontinuitĂ© en profondeur.

📝 Points essentiels

  • Les lois de Snell-Descartes dĂ©crivent rĂ©flexion et/ou rĂ©fraction quand une onde traverse une discontinuitĂ© entre deux milieux aux propriĂ©tĂ©s trĂšs diffĂ©rentes.
  • La zone d’ombre sismique met en Ă©vidence une discontinuitĂ© entre le manteau et le noyau : la discontinuitĂ© de Gutenberg.
  • Les ondes PKIKP, anormales, sont enregistrĂ©es dans la zone d’ombre et servent Ă  rĂ©vĂ©ler une graine solide au sein d’un noyau externe liquide.
  • La discontinuitĂ© de Gutenberg se situe Ă  environ 2900 km de profondeur et sĂ©pare le manteau du noyau externe liquide, avec disparition des ondes S.
  • Une troisiĂšme discontinuitĂ© se trouve Ă  environ 5100 km de profondeur : la discontinuitĂ© de Lehman, qui sĂ©pare noyau externe liquide et noyau interne solide.

💡 Astuce mĂ©mo

Snell-Descartes = angles + vitesses ; Zone d’ombre = discontinuitĂ© : Gutenberg ~2900 km, Lehman ~5100 km.

📖 3. DiscontinuitĂ©s Gutenberg et Lehman

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DiscontinuitĂ© de Mohorovicic : DiscontinuitĂ© sĂ©parant la croĂ»te et le manteau, identifiĂ©e par un changement net des vitesses des ondes sismiques.
  • CroĂ»te ocĂ©anique : CroĂ»te terrestre majoritairement composĂ©e de roches magmatiques issues du refroidissement de magma.
  • CroĂ»te continentale : CroĂ»te terrestre prĂ©sentant une diversitĂ© de roches en surface, puis une composition proche du granite en profondeur.
  • Structure grenue : Structure d’une roche entiĂšrement cristallisĂ©e, oĂč les minĂ©raux sont visibles Ă  l’Ɠil nu.
  • Structure microlitique : Structure d’une roche contenant des minĂ©raux non visibles Ă  l’Ɠil nu et du verre issu d’un refroidissement non totalement cristallisĂ©.

📝 Points essentiels

  • La croĂ»te ocĂ©anique est constituĂ©e de roches magmatiques comme les basaltes et les gabbros, issues du refroidissement d’un magma.
  • La composition minĂ©ralogique des roches ocĂ©aniques est dite identique, avec pyroxĂšne, olivine et plagioclase.
  • Une roche grenue correspond Ă  une cristallisation complĂšte, donnant une texture oĂč les minĂ©raux sont visibles Ă  l’Ɠil nu.
  • Une roche microlitique correspond Ă  une cristallisation incomplĂšte, avec des minĂ©raux invisibles Ă  l’Ɠil nu et la prĂ©sence de verre.
  • En surface, la croĂ»te continentale est hĂ©tĂ©rogĂšne (magmatique, sĂ©dimentaire, mĂ©tamorphique), mais en profondeur sa composition se rapproche de celle du granite.
  • Le granite est une roche grenue caractĂ©risĂ©e par quartz, feldspaths et micas dont la biotite.

💡 Astuce mĂ©mo

Grenue = tout cristallisé (minéraux visibles) ; Microlitique = cristaux fins + verre (refroidissement incomplet).

📖 4. DiscontinuitĂ© de Mohorovicic et roches crustales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DiscontinuitĂ© de Mohorovicic : DiscontinuitĂ© sismique sĂ©parant la croĂ»te du manteau, mise en Ă©vidence par le dĂ©calage d’arrivĂ©es d’ondes P successives.
  • Ondes P : Ondes de compression qui se propagent dans les solides et dont l’arrivĂ©e peut ĂȘtre dĂ©calĂ©e par une rĂ©flexion sur une discontinuitĂ©.
  • Ondes rĂ©flĂ©chies PmP : Ondes P qui correspondent Ă  une rĂ©flexion sur la surface de discontinuitĂ© Ă  l’origine du second train d’ondes observĂ©.
  • Distribution bimodale des altitudes : RĂ©partition des altitudes prĂ©sentant deux pics de frĂ©quence, associĂ©s Ă  des domaines gĂ©ologiques distincts (ocĂ©anique et continental).
  • Tectoglob3D : Logiciel en ligne utilisĂ© pour tracer des histogrammes et comparer la rĂ©partition des altitudes entre domaines ocĂ©anique et continental.

📝 Points essentiels

  • La distribution des altitudes est dite bimodale car elle montre deux modes (pics) correspondant Ă  deux domaines gĂ©ologiques distincts.
  • Les modes de profondeur/altitude sont d’environ 4–5 km de profondeur pour les ocĂ©ans et 0–1 km d’altitude pour les continents.
  • L’altitude moyenne en domaine continental (croĂ»te continentale) est de l’ordre de 840 m.
  • La profondeur moyenne en domaine ocĂ©anique (croĂ»te ocĂ©anique) est de l’ordre de 3800 m.
  • Le Moho est mis en Ă©vidence comme une discontinuitĂ© entre croĂ»te et manteau Ă  partir d’observations sismologiques.
  • En 1909, Mohorovicic observe lors d’un sĂ©isme prĂšs de Zagreb deux arrivĂ©es d’ondes P successives dĂ©calĂ©es de Δt, interprĂ©tĂ©es comme une rĂ©flexion sur une surface de discontinuitĂ©.

💡 Astuce mĂ©mo

Δt = “deux trains” : premier P puis PmP aprĂšs rĂ©flexion sur le Moho (croĂ»te ↔ manteau).

📖 5. Composition et structures des croĂ»tes ocĂ©anique et continentale

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • DiscontinuitĂ© de Mohorovicic : DiscontinuitĂ© sismique qui sĂ©pare la croĂ»te du manteau et se repĂšre par un changement de vitesse des ondes sismiques.
  • Ondes P : Ondes sismiques de compression qui se propagent dans les solides et les liquides, et dont l’arrivĂ©e permet de repĂ©rer des interfaces.
  • Ondes P rĂ©flĂ©chies PmP : Train d’ondes P issu de la rĂ©flexion sur une surface de discontinuitĂ©, qui arrive aprĂšs les ondes P directes.
  • PĂ©ridotite : Roche mantellique dense (≈3,3) dont on peut observer des Ă©chantillons et qui peut ĂȘtre trouvĂ©e en enclaves dans des roches volcaniques.

📝 Points essentiels

  • Mohorovicic interprĂšte un dĂ©calage temporel Δt entre deux arrivĂ©es d’ondes P successives comme une rĂ©flexion sur une interface.
  • La seconde arrivĂ©e correspond Ă  des ondes P rĂ©flĂ©chies notĂ©es PmP, produites Ă  l’origine de la discontinuitĂ©.
  • La profondeur de la discontinuitĂ© de Mohorovicic (Moho) se calcule Ă  partir de la profondeur du foyer et du temps de trajet Δt.
  • Le Moho sĂ©pare la croĂ»te du manteau, ce qui explique le changement de comportement des ondes sismiques de part et d’autre.
  • Les vitesses moyennes des ondes P et S diffĂšrent entre croĂ»te continentale et croĂ»te ocĂ©anique, ce qui permet de comparer les milieux.
  • La pĂ©ridotite a une densitĂ© d’environ 3,3 et peut ĂȘtre observĂ©e en enclaves dans des roches volcaniques comme les basaltes.

💡 Astuce mĂ©mo

Δt → rĂ©flexion PmP → Moho : croĂ»te ↔ manteau.

📖 6. Moho et mĂ©thode de dĂ©termination par ondes P

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Moho : DiscontinuitĂ© sismique sĂ©parant la croĂ»te et le manteau, repĂ©rĂ©e par des changements de vitesse des ondes sismiques.
  • Ondes P : Ondes sismiques longitudinales qui se propagent dans les solides et les liquides, avec une vitesse dĂ©pendant du milieu traversĂ©.
  • Temps de trajet : DurĂ©e mesurĂ©e entre l’émission d’un sĂ©isme et l’arrivĂ©e d’une onde Ă  une station, utilisĂ©e pour comparer des distances et des profondeurs.
  • Foyers sismiques : Points en profondeur oĂč se produit la rupture responsable du sĂ©isme, dont la localisation aide Ă  tracer la gĂ©omĂ©trie de la zone de subduction.

📝 Points essentiels

  • Les ondes P arrivent plus tĂŽt Ă  une station plus proche du trajet parcouru, ce qui permet d’infĂ©rer des diffĂ©rences de profondeur et de structure traversĂ©e.
  • Dans l’étude Tonga (1964), les ondes P arrivent 2 s plus tĂŽt Ă  Tonga qu’à Fidji pour un mĂȘme sĂ©isme profond, car les trajets ne sont pas identiques.
  • La comparaison des temps d’arrivĂ©e entre stations Ă  distance diffĂ©rente sert Ă  contraindre la gĂ©omĂ©trie et la profondeur des structures traversĂ©es par les ondes.
  • Dans une zone de subduction, la prĂ©sence de sĂ©ismes matĂ©rialise l’épaisseur de la plaque plongeante, que l’on peut estimer sur une coupe.
  • La rĂ©partition des sĂ©ismes n’est pas alĂ©atoire : elle suit la localisation de la plaque plongeante et ses variations de conditions mĂ©caniques en profondeur.
  • Les isothermes en subduction reprĂ©sentent des tempĂ©ratures constantes estimĂ©es par modĂ©lisation, ce qui relie la structure thermique Ă  la profondeur des sĂ©ismes.

💡 Astuce mĂ©mo

P comme « Premier » : plus l’onde P arrive tĂŽt, plus le trajet/structure traversĂ©e est favorable Ă  une arrivĂ©e rapide (proximitĂ© ou milieu plus rapide).

📖 7. SĂ©ismes de subduction et limite lithosphĂšre asthĂ©nosphĂšre

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Isothermes de subduction : Les isothermes de subduction sont des courbes de tempĂ©rature constante tracĂ©es sous la plaque plongeante Ă  partir de modĂšles thermiques de la roche.
  • Vitesse des ondes sismiques : La vitesse des ondes sismiques dĂ©pend des propriĂ©tĂ©s du milieu, notamment de sa tempĂ©rature, ce qui permet d’infĂ©rer l’état thermique des roches.
  • AsthĂ©nosphĂšre : L’asthĂ©nosphĂšre est une partie du manteau, composĂ©e de pĂ©ridotite, dont la partie supĂ©rieure correspond Ă  la LVZ.
  • LithosphĂšre : La lithosphĂšre regroupe la croĂ»te et une partie du manteau lithosphĂ©rique, avec un comportement mĂ©canique plutĂŽt rigide et cassant.
  • LVZ Low Velocity Zone : La LVZ est la zone de faible vitesse des ondes situĂ©e au sommet de l’asthĂ©nosphĂšre, associĂ©e Ă  un comportement plus ductile des matĂ©riaux.

📝 Points essentiels

  • Dans une zone de subduction, les ondes se propagent plus vite le long de la plaque plongeante en croĂ»te ocĂ©anique que dans le manteau, contrairement Ă  l’attendu gĂ©nĂ©ral.
  • La plaque plongeante est plus froide que les matĂ©riaux autour, ce qui explique la diffĂ©rence de vitesse des ondes.
  • La corrĂ©lation tempĂ©rature→vitesse montre que les ondes augmentent quand le milieu est plus froid et diminuent quand il est plus chaud.
  • Un milieu froid devient solide rigide, ce qui est cohĂ©rent avec l’augmentation de vitesse des ondes dans la plaque froide.
  • La limite lithosphĂšre–asthĂ©nosphĂšre est localisĂ©e sur l’isotherme 1300°C et constitue une limite sans discontinuitĂ© pĂ©trologique.
  • La lithosphĂšre est rigide et cassante, tandis que la LVZ marque le dĂ©but d’un comportement ductile et dĂ©formable, permettant le dĂ©couplage mĂ©canique des mouvements.

💡 Astuce mĂ©mo

Froid = Rigide = Rapide : dans la subduction, la plaque froide fait accélérer les ondes (et la LVZ correspond au passage vers le ductile).

📖 8. GĂ©otherme et gradient gĂ©othermique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • GĂ©otherme terrestre : Le gĂ©otherme est la courbe qui dĂ©crit l’évolution de la tempĂ©rature en fonction de la profondeur dans la Terre.
  • Gradient gĂ©othermique : Le gradient gĂ©othermique est l’augmentation de la tempĂ©rature des roches par unitĂ© de profondeur, gĂ©nĂ©ralement exprimĂ©e en °C/km.
  • LVZ Low Velocity Zone : La LVZ est une zone de faible vitesse sismique qui marque le dĂ©but de l’asthĂ©nosphĂšre et s’accompagne d’un changement de comportement mĂ©canique des matĂ©riaux.
  • LithosphĂšre : La lithosphĂšre est la couche externe oĂč les matĂ©riaux se comportent de façon rigide et cassante.
  • AsthĂ©nosphĂšre : L’asthĂ©nosphĂšre correspond Ă  la zone oĂč les matĂ©riaux deviennent plus ductiles et dĂ©formables, notamment Ă  partir de la LVZ.

📝 Points essentiels

  • Le gĂ©otherme rĂ©vĂšle une hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© horizontale de la chaleur, donc des variations latĂ©rales du profil thermique.
  • Le gradient gĂ©othermique se dĂ©duit d’une droite de rĂ©gression ajustĂ©e aux points tempĂ©rature–profondeur.
  • Le coefficient directeur de la droite de rĂ©gression correspond au gradient gĂ©othermique, soit une hausse de tempĂ©rature par profondeur.
  • Le calcul de tempĂ©rature interne Ă  partir du gradient gĂ©othermique peut ĂȘtre jugĂ© peu fiable si le profil rĂ©el n’est pas linĂ©aire ou homogĂšne.
  • La lithosphĂšre est rigide et cassante, tandis que la LVZ correspond Ă  un passage vers des matĂ©riaux ductiles et dĂ©formables.
  • Le dĂ©couplage mĂ©canique lithosphĂšre–asthĂ©nosphĂšre rend possible le mouvement de la lithosphĂšre sur l’asthĂ©nosphĂšre.

💡 Astuce mĂ©mo

LithosphÚre = Rigide/Cassante ; LVZ = Ductile/Déformable ; AsthénosphÚre = Glisse possible (découplage).

📖 9. Conduction et convection dans le transfert thermique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Conduction thermique : La conduction est un transfert de chaleur entre rĂ©gions de tempĂ©ratures diffĂ©rentes, sans dĂ©placement global de matiĂšre.
  • Convection thermique : La convection est un transfert de chaleur accompagnĂ© d’un mouvement de matiĂšre, typique des fluides.
  • ConductivitĂ© thermique : La conductivitĂ© thermique mesure la capacitĂ© d’un matĂ©riau Ă  transmettre la chaleur par conduction.
  • Convection en fluide : La convection en fluide repose sur l’ascension de matiĂšre chauffĂ©e moins dense et la descente de matiĂšre refroidie plus dense.
  • Gradient gĂ©othermique : Le gradient gĂ©othermique dĂ©crit la variation de tempĂ©rature Ă  l’intĂ©rieur de la Terre avec la profondeur.

📝 Points essentiels

  • La conduction se produit quand il existe une diffĂ©rence de tempĂ©rature entre deux rĂ©gions d’un mĂȘme milieu ou entre deux milieux en contact.
  • La conduction transmet l’énergie thermique de proche en proche via la modification de l’agitation des atomes.
  • Dans une barre de mĂ©tal chauffĂ©e Ă  une extrĂ©mitĂ©, la tempĂ©rature augmente progressivement le long de la barre.
  • L’efficacitĂ© du transfert par conduction dĂ©pend de la conductivitĂ© du matĂ©riau.
  • La convection nĂ©cessite un comportement de fluide pour que la matiĂšre puisse se mettre en mouvement.
  • En convection, la matiĂšre chauffĂ©e Ă  la base devient moins dense et monte, tandis que la matiĂšre plus froide et plus dense prĂšs des zones de refroidissement descend vers le fond.

💡 Astuce mĂ©mo

Conduction = chaleur sans courant de matiĂšre ; Convection = chaleur avec courant de matiĂšre (monte chaud, descend froid).

📖 10. Tomographie sismique et hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© thermique du manteau

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Convection du manteau : Le manteau transfĂšre surtout sa chaleur par convection, avec des mouvements de matiĂšre liĂ©s aux diffĂ©rences de densitĂ© et de tempĂ©rature.
  • Cellules de convection : Les cellules de convection sont de grandes boucles de circulation qui assurent un transfert efficace d’énergie thermique Ă  l’échelle des temps gĂ©ologiques.
  • Tomographie sismique : La tomographie sismique est une mĂ©thode qui utilise les ondes sismiques pour visualiser des rĂ©gions internes du globe aux tempĂ©ratures anormalement Ă©levĂ©es ou faibles.
  • ModĂšle PREM : Le modĂšle PREM est une rĂ©fĂ©rence de structure interne de la Terre utilisĂ©e pour comparer les vitesses des ondes sismiques observĂ©es.
  • Anomalies de vitesse sismique : Les anomalies de vitesse sont des Ă©carts entre les vitesses d’ondes mesurĂ©es et celles attendues par le modĂšle, liĂ©s Ă  l’état thermique et mĂ©canique des roches.

📝 Points essentiels

  • Dans le manteau, la convection domine le transfert de chaleur, tandis que dans la lithosphĂšre la conduction domine.
  • Dans le manteau, des roches fortement Ă©chauffĂ©es Ă  la base deviennent moins denses et tendent Ă  remonter.
  • En remontant, les roches refroidissent, leur densitĂ© augmente et elles redescendent vers l’intĂ©rieur.
  • Les cellules de convection mettent en place des boucles Ă  grande Ă©chelle de temps qui transportent efficacement l’énergie thermique.
  • La tomographie sismique repĂšre des rĂ©gions internes plus chaudes ou plus froides que prĂ©vu par les modĂšles.
  • Les roches plus chaudes sont plus ductiles et ralentissent la propagation des ondes sismiques par rapport au modĂšle attendu, tandis que les roches plus froides sont plus rigides et accĂ©lĂšrent les ondes.

💡 Astuce mĂ©mo

Convection = « chaud monte, froid redescend » ; Tomographie = « Ă©cart de vitesse → anomalie thermique ».

📖 11. Convection mantellique et mouvements des plaques

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Tomographie sismique : Technique d’imagerie qui repĂšre des anomalies de vitesse des ondes sismiques par rapport Ă  un modĂšle de rĂ©fĂ©rence de la Terre.
  • ModĂšle PREM : ModĂšle de structure interne de la Terre utilisĂ© comme rĂ©fĂ©rence pour comparer les vitesses observĂ©es des ondes sismiques.
  • Anomalies de vitesse : Écarts mesurĂ©s entre les vitesses des ondes sismiques observĂ©es et celles prĂ©vues par le modĂšle de rĂ©fĂ©rence.
  • GĂ©otherme : Courbe dĂ©crivant l’évolution de la tempĂ©rature en fonction de la profondeur dans la Terre.
  • Conduction et convection : Deux modes de transfert thermique : la conduction se fait par contact, tandis que la convection implique des mouvements de matiĂšre.

📝 Points essentiels

  • Les ondes se propagent plus vite dans un milieu rigide et froid et plus lentement dans un milieu ductile et chaud.
  • Les anomalies de vitesse sont interprĂ©tĂ©es comme des anomalies de tempĂ©rature dans le manteau.
  • La tempĂ©rature augmente avec la profondeur, ce qui se lit sur le gĂ©otherme.
  • Le gĂ©otherme montre un gradient gĂ©othermique fort dans la lithosphĂšre et faible dans le manteau.
  • La lithosphĂšre dissipe surtout la chaleur par conduction, alors que le manteau la dissipe par convection.
  • La tomographie sismique met en Ă©vidence des mouvements de grande ampleur liĂ©s Ă  la convection : subduction, points chauds et dorsales ocĂ©aniques.

💡 Astuce mĂ©mo

Vitesse ↑ = froid/rigide ; vitesse ↓ = chaud/ductile ; gĂ©otherme = pente : lithosphĂšre raide (conduction) vs manteau douce (convection).

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1909Mohorovicic observe deux trains d’ondes P successifs dĂ©calĂ©s (Δt) lors d’un sĂ©isme prĂšs de Zagreb et interprĂšte une rĂ©flexion sur une discontinuitĂ© (Moho).
1964Oliver, Isacks et Sykes Ă©tudient la fosse des Tonga : les ondes P arrivent 2 s plus tĂŽt Ă  Tonga qu’à Fidji pour un mĂȘme sĂ©isme profond.
2900 kmProfondeur de la discontinuité de Gutenberg séparant le manteau du noyau externe liquide (disparition des ondes S).
5100 kmProfondeur de la discontinuité de Lehman séparant le noyau externe liquide et le noyau interne solide.

📊 Tableaux de synthùse

Ondes sismiques : propriétés et propagation

Type d’ondeNaturePropagation
LOnde de surfaceTrĂšs destructrice, ne se propage que localement
POnde de volumeCompression, premiÚres enregistrées
SOnde de volumeCisaillement, ne se propage pas dans les milieux liquides

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre foyer et Ă©picentre : le foyer est le point de rupture en profondeur, l’épicentre est sa projection Ă  la surface.
  2. Croire que les ondes L se propagent à grande distance : elles sont trÚs destructrices mais restent localisées.
  3. Penser que les ondes S se propagent dans les liquides : elles ne se propagent pas dans les milieux liquides.
  4. Inverser l’interprĂ©tation Snell-Descartes : ce sont les lois reliant angles et vitesses entre deux milieux qui permettent de dĂ©duire la nature des matĂ©riaux traversĂ©s.
  5. Oublier que la zone d’ombre met en Ă©vidence une discontinuitĂ© profonde (Gutenberg) : ce n’est pas une simple absence de donnĂ©es.
  6. Confondre discontinuitĂ© et limite lithosphĂšre–asthĂ©nosphĂšre : la limite Ă  l’isotherme 1300°C est une limite sans discontinuitĂ© pĂ©trologique.
  7. InterprĂ©ter Ă  l’envers la vitesse des ondes en fonction de la tempĂ©rature : les ondes sont plus rapides dans un milieu froid/rigide et plus lentes dans un milieu chaud/ductile.

✅ Checklist Examen

  1. DĂ©finir un sĂ©isme, le foyer et l’épicentre, puis expliquer pourquoi on assimile le trajet d’une onde Ă  un rai sismique.
  2. Classer les ondes émises par un séisme : distinguer ondes L (surface, destructrices, localisées) et ondes de volume P et S (compression/cisaillement, premiÚres enregistrées, S non propagées dans les liquides).
  3. Expliquer ce que décrit une discontinuité et relier réflexion/réfraction à la traversée de deux milieux aux propriétés trÚs différentes.
  4. Relier la propagation en profondeur aux lois de Snell-Descartes et prĂ©ciser ce que permettent d’infĂ©rer les temps d’arrivĂ©e dans diffĂ©rentes stations.
  5. DĂ©crire le rĂŽle de la zone d’ombre sismique et citer l’interprĂ©tation associĂ©e Ă  la discontinuitĂ© de Gutenberg (manteau/noyau externe liquide, disparition des ondes S).
  6. Expliquer l’apport des ondes PKIKP (anormales) dans la zone d’ombre pour mettre en Ă©vidence une graine solide au sein d’un noyau externe liquide.
  7. Donner les profondeurs et le rÎle des discontinuités de Gutenberg (2900 km) et de Lehman (5100 km) dans la structure interne du globe.
  8. Comparer croûte océanique et croûte continentale à partir des roches : magmatiques (basaltes/gabbros), composition minéralogique identique, et structures grenue vs microlitique.
  9. DĂ©finir grenue et microlitique Ă  partir du degrĂ© de cristallisation (minĂ©raux visibles Ă  l’Ɠil nu vs prĂ©sence de verre et minĂ©raux invisibles).
  10. Expliquer la distribution bimodale des altitudes (modes 4–5 km de profondeur pour les ocĂ©ans et 0–1 km d’altitude pour les continents) et relier ces modes aux domaines gĂ©ologiques.
  11. Expliquer comment Mohorovicic met en Ă©vidence le Moho : deux trains d’ondes P successifs dĂ©calĂ©s de Δt, interprĂ©tĂ©s comme des ondes rĂ©flĂ©chies PmP.
  12. Relier Δt et la profondeur du Moho (Moho = sĂ©paration croĂ»te/manteau) et rappeler que le Moho est repĂ©rĂ© par un changement de vitesse des ondes sismiques.
  13. Expliquer comment la comparaison des temps d’arrivĂ©e des ondes P entre stations permet de contraindre la gĂ©omĂ©trie et la profondeur des structures traversĂ©es (exemple Tonga/Fidji : +2 s Ă  Tonga).
  14. DĂ©crire ce que montrent les sĂ©ismes de subduction sur l’épaisseur de la plaque plongeante et sur la non-alĂ©a de la rĂ©partition des foyers (localisation de la plaque et variations mĂ©caniques).

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1. Quelle affirmation décrit le mieux une onde sismique de surface L ?

2. Qu'est-ce qu'une onde sismique de surface appelée onde L et quelle est sa caractéristique principale ?

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Ondes sismiques — types ?

Ondes de surface L et ondes de volume P et S.

Séisme définition

LibĂ©ration brutale d’énergie lors d’une rupture.

Lois de Snell-Descartes — rîle ?

Relient angles d’incidence et de rĂ©fraction Ă  la diffĂ©rence de vitesse.

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