Revision sheet: Tectonique des Plaques et Dorsales

Plan du Cours

  1. Caractérisation des plaques
  2. Identification des limites des plaques
  3. Déplacements géodésiques
  4. Indices volcaniques et sédimentaires
  5. Indices paléomagnétiques
  6. Dynamique des dorsales lentes
  7. Production de magma dorsale
  8. Formation des roches océaniques
  9. Dorsales lentes et activité magmatique
  10. Hydrothermalisme et métamorphisme
  11. Évolution de la densitĂ© ocĂ©anique
  12. Zones de subduction

1. Caractérisation des plaques

Notions clés & Définitions

Plaques lithosphériques
Les plaques lithosphĂ©riques sont des fragments rigides de la surface de la Terre, dont l’épaisseur est d’environ 100 km. Selon CNED (premiĂšre), elles sont composĂ©es de la croĂ»te et du manteau supĂ©rieur lithosphĂ©rique, formant une unitĂ© solide et peu dĂ©formable. Ces plaques se dĂ©placent en surface sur l’asthĂ©nosphĂšre ductile, ce qui leur permet d’avoir une mobilitĂ© horizontale. Leur mouvement est Ă  l’origine de la tectonique des plaques, qui explique notamment les changements de position et de forme des continents au cours du temps gĂ©ologique.

LithosphĂšre
La lithosphĂšre dĂ©signe la couche rigide de la Terre, comprenant la croĂ»te et le manteau supĂ©rieur lithosphĂ©rique. Elle est dĂ©limitĂ©e par la zone de faible vĂ©locitĂ© (LVZ) du manteau supĂ©rieur, situĂ©e dans l’asthĂ©nosphĂšre. La lithosphĂšre est dĂ©coupĂ©e en plaques, qui peuvent couvrir des zones continentales ou ocĂ©aniques, et qui se dĂ©placent indĂ©pendamment les unes des autres.

AsthénosphÚre
L’asthĂ©nosphĂšre est une zone ductile situĂ©e sous la lithosphĂšre, dans le manteau supĂ©rieur. Elle permet la mobilitĂ© des plaques lithosphĂ©riques en offrant une couche sur laquelle celles-ci peuvent glisser. La lithosphĂšre, en tant que couche rigide, repose et se dĂ©place sur cette zone ductile, facilitant ainsi la tectonique des plaques.

Croûte océanique
La croĂ»te ocĂ©anique constitue la partie de la lithosphĂšre ocĂ©anique. Elle est principalement composĂ©e de basaltes et gabbros, qui forment la partie supĂ©rieure et infĂ©rieure de cette croĂ»te. La croĂ»te ocĂ©anique est caractĂ©risĂ©e par sa jeunesse gĂ©ologique, sa densitĂ© Ă©levĂ©e, et sa formation au niveau des dorsales ocĂ©aniques, oĂč elle s’éloigne de la dorsale en se refroidissant et en s’épaississant.

Manteau supérieur lithosphérique
Le manteau supérieur lithosphérique est la partie supérieure du manteau terrestre qui, avec la croûte, forme la lithosphÚre. Il est constitué principalement de péridotite, une roche dense et riche en olivine. La zone de cette partie du manteau est délimitée par la LVZ, et elle joue un rÎle clé dans la mobilité des plaques en étant la couche ductile sur laquelle celles-ci glissent.

Points essentiels

Les plaques lithosphĂ©riques sont des fragments rigides, d’environ 100 km d’épaisseur, composĂ©s de la croĂ»te et du manteau supĂ©rieur lithosphĂ©rique, qui se dĂ©placent sur une couche ductile appelĂ©e l’asthĂ©nosphĂšre. La lithosphĂšre, en tant que couche rigide, est dĂ©coupĂ©e en plusieurs plaques distinctes, dont la position et la forme ont changĂ© au cours des temps gĂ©ologiques. Ces mouvements sont Ă  l’origine de la tectonique des plaques, qui explique la dĂ©rive des continents, la formation de montagnes, la crĂ©ation de dorsales ocĂ©aniques, et la subduction. La comprĂ©hension de la nature rigide de ces plaques et de leur composition est fondamentale pour saisir leur mobilitĂ© et leurs interactions.

À retenir

La lithosphĂšre, composĂ©e de plaques rigides d’environ 100 km d’épaisseur, repose sur une couche ductile appelĂ©e l’asthĂ©nosphĂšre, permettant leur dĂ©placement. La tectonique des plaques, qui explique les changements de position des continents, repose sur cette structure rigide et mobile.

2. Identification des limites des plaques

Notions clés & Définitions

Zones de divergence
Les zones de divergence sont des rĂ©gions oĂč deux plaques tectoniques s’éloignent l’une de l’autre. Elles sont caractĂ©risĂ©es par la formation de dorsales sous-marines, qui sont des chaĂźnes de montagnes sous-marines formĂ©es par l’activitĂ© volcanique liĂ©e Ă  la remontĂ©e du magma Ă  la surface. Ces zones prĂ©sentent une activitĂ© sismique et gĂ©othermique Ă©levĂ©e, tĂ©moignant de la dynamique de sĂ©paration des plaques. La divergence permet la crĂ©ation de nouvelle croĂ»te ocĂ©anique, ce qui entraĂźne un Ă©largissement progressif de l’ocĂ©an. La datation des sĂ©diments et du plancher basaltique dans ces zones montre que plus on s’éloigne de la dorsale, plus les sĂ©diments sont Ă©pais et plus les couches en contact avec le fond ocĂ©anique sont anciennes. La symĂ©trie de cette rĂ©partition de sĂ©diments de part et d’autre de la dorsale permet de mesurer la vitesse d’ouverture de l’ocĂ©an.

Dorsales océaniques
Les dorsales ocĂ©aniques sont des chaĂźnes de montagnes sous-marines situĂ©es au cƓur des zones de divergence. Elles rĂ©sultent de la remontĂ©e de magma provenant du manteau profond, qui crĂ©e une nouvelle croĂ»te ocĂ©anique lors de l’éloignement des plaques. Ces dorsales sont caractĂ©risĂ©es par une activitĂ© volcanique intense, une activitĂ© sismique importante, et une forte activitĂ© gĂ©othermique. La dorsale de l’ocĂ©an Pacifique Sud, par exemple, est une dorsale lente si l’on considĂšre sa vitesse d’expansion, gĂ©nĂ©ralement de 1 Ă  2 cm par an, ou rapide si elle atteint 9 Ă  14 cm par an. La datation des anomalies magnĂ©tiques et des sĂ©diments permet de mesurer la vitesse d’expansion de la dorsale.

Failles transformantes
Les failles transformantes sont des zones de faille qui relient deux segments de dorsales ou deux zones de divergence. Elles permettent le dĂ©placement horizontal des plaques sans crĂ©ation ni destruction de croĂ»te ocĂ©anique. Ces failles sont souvent associĂ©es Ă  une activitĂ© sismique importante, car elles reprĂ©sentent des zones de friction entre plaques qui glissent l’une contre l’autre. La faille transformante la plus cĂ©lĂšbre est la faille de San Andreas en Californie. Ces zones jouent un rĂŽle clĂ© dans la dĂ©formation de la croĂ»te terrestre au niveau des dorsales.

Zones de convergence
Les zones de convergence sont des rĂ©gions oĂč deux plaques tectoniques se dĂ©placent l’une vers l’autre. Elles peuvent prendre deux formes principales : zones de subduction ou zones de collision. La convergence est caractĂ©risĂ©e par une activitĂ© sismique intense, une activitĂ© volcanique, et une dĂ©formation importante de la croĂ»te. La nature de la zone dĂ©pend du type de plaques impliquĂ©es.

Zones de subduction
Les zones de subduction sont des rĂ©gions de convergence oĂč une plaque ocĂ©anique s’enfonce sous une plaque continentale ou une autre plaque ocĂ©anique. La plaque ocĂ©anique, plus dense, plonge dans le manteau, formant une fosse ocĂ©anique profonde. La subduction est accompagnĂ©e d’une activitĂ© sismique profonde, de volcans de type arc insulaire ou arc de continent, et de dĂ©formations importantes. La zone de subduction est une frontiĂšre oĂč la croĂ»te est dĂ©truite, ce qui contribue Ă  la dynamique globale de la tectonique des plaques.

Zones de collision
Les zones de collision se produisent lorsque deux plaques continentales entrent en contact. Contrairement Ă  la subduction, aucune plaque ne s’enfonce dans le manteau, car la croĂ»te continentale est moins dense. La collision entraĂźne une dĂ©formation intense, la formation de chaĂźnes de montagnes (exemple : l’Himalaya), et une activitĂ© sismique importante. La croĂ»te continentale est Ă©paissie et plissĂ©e, et la zone est caractĂ©risĂ©e par une activitĂ© gĂ©ologique intense.

Points essentiels

Les zones de divergence se distinguent par la prĂ©sence de dorsales sous-marines, qui marquent la sĂ©paration de deux plaques ocĂ©aniques. Ces zones sont caractĂ©risĂ©es par une activitĂ© sismique et gĂ©othermique Ă©levĂ©e, tĂ©moignant de la remontĂ©e du magma et de la crĂ©ation de nouvelle croĂ»te ocĂ©anique. La formation de dorsales est un processus dynamique oĂč la croĂ»te se forme et s’éloigne, entraĂźnant l’expansion des ocĂ©ans. La datation des sĂ©diments et du plancher basaltique dans ces zones permet d’évaluer la vitesse d’ouverture de l’ocĂ©an, en observant notamment la symĂ©trie de la rĂ©partition des sĂ©diments de part et d’autre de la dorsale.

Les zones de convergence regroupent deux types principaux : les zones de subduction, oĂč une plaque ocĂ©anique plonge sous une plaque continentale ou ocĂ©anique, et les zones de collision, oĂč deux plaques continentales entrent en collision. La subduction est caractĂ©risĂ©e par la formation de fosses ocĂ©aniques, une activitĂ© sismique profonde, et des volcans de type arc. La collision, quant Ă  elle, entraĂźne la formation de chaĂźnes de montagnes et une dĂ©formation intense de la croĂ»te, sans destruction de croĂ»te ocĂ©anique.

À retenir

Les frontiĂšres des plaques se distinguent par leur nature gĂ©ologique et tectonique : les zones de divergence sont marquĂ©es par la formation de dorsales et l’expansion ocĂ©anique, tandis que les zones de convergence, qu’elles soient de subduction ou de collision, sont associĂ©es Ă  la destruction ou Ă  la dĂ©formation de la croĂ»te terrestre. Ces mĂ©canismes reflĂštent la dynamique globale de la tectonique des plaques.

3. Déplacements géodésiques

Notions clés & Définitions

Géodésie spatiale
La gĂ©odĂ©sie spatiale dĂ©signe l’ensemble des techniques et mĂ©thodes permettant de mesurer la position, la forme et le dĂ©placement de la surface terrestre Ă  l’aide de satellites en orbite. Elle offre une prĂ©cision Ă©levĂ©e pour suivre les mouvements des plaques lithosphĂ©riques en temps rĂ©el ou sur de longues pĂ©riodes, en utilisant notamment des donnĂ©es provenant de satellites en orbite autour de la Terre.

Récepteurs GPS
Les rĂ©cepteurs GPS (Global Positioning System) sont des dispositifs Ă©lectroniques permettant de dĂ©terminer avec prĂ©cision la position d’un point au sol. Ils reçoivent des signaux Ă©mis par plusieurs satellites en orbite, et grĂące Ă  la triangulation de ces signaux, ils calculent la position gĂ©ographique du rĂ©cepteur. Ces appareils sont essentiels pour la gĂ©odĂ©sie spatiale, car ils permettent de mesurer directement et prĂ©cisĂ©ment la position des points au sol, facilitant ainsi le suivi des dĂ©placements des plaques lithosphĂ©riques.

Positionnement millimétrique
Le positionnement millimĂ©trique fait rĂ©fĂ©rence Ă  la capacitĂ© de mesurer la position d’un rĂ©cepteur GPS avec une prĂ©cision de l’ordre du millimĂštre. Cette prĂ©cision extrĂȘme est obtenue grĂące Ă  des techniques avancĂ©es de traitement des signaux, Ă  la correction des erreurs et Ă  l’utilisation de stations de rĂ©fĂ©rence fixes. Elle permet de dĂ©tecter et d’analyser des dĂ©placements trĂšs faibles, tels que ceux liĂ©s au mouvement des plaques tectoniques.

ModĂšle des plaques rigides
Le modĂšle des plaques rigides considĂšre la lithosphĂšre terrestre comme Ă©tant dĂ©coupĂ©e en plusieurs plaques, qui sont supposĂ©es se comporter comme des fragments rigides et peu dĂ©formables. Ces plaques, d’une centaine de kilomĂštres d’épaisseur, se dĂ©placent en surface sur l’asthĂ©nosphĂšre ductile. Ce modĂšle permet d’étudier et de modĂ©liser les dĂ©placements des plaques, en tenant compte de leurs frontiĂšres et des interactions entre elles.

Points essentiels

Les satellites jouent un rĂŽle crucial en gĂ©odĂ©sie spatiale en permettant de mesurer avec une grande prĂ©cision la position des rĂ©cepteurs GPS placĂ©s au sol. Ces mesures prĂ©cises permettent de reconstituer les trajectoires et les vitesses des plaques lithosphĂ©riques. GrĂące Ă  ces donnĂ©es, il est possible de suivre en temps rĂ©el ou sur de longues pĂ©riodes les dĂ©placements des plaques, en dĂ©tectant mĂȘme des mouvements de l’ordre du millimĂštre par an.

Les donnĂ©es gĂ©odĂ©siques actuelles ont permis de modĂ©liser le dĂ©placement des 25 principales plaques lithosphĂ©riques. En analysant les mesures obtenues par les rĂ©cepteurs GPS, on peut Ă©tablir des cartes prĂ©cises du mouvement de chaque plaque, ainsi que leur vitesse d’expansion ou de convergence. Ces modĂšles sont essentiels pour comprendre la dynamique de la tectonique des plaques et pour prĂ©voir l’évolution future de la surface terrestre.

Les satellites fournissent une méthode directe, précise et fiable pour quantifier les déplacements actuels des plaques lithosphériques. En combinant ces mesures avec le modÚle des plaques rigides, les géodésiens peuvent élaborer des représentations détaillées du mouvement global de la lithosphÚre terrestre, contribuant ainsi à la compréhension des phénomÚnes géologiques et sismiques.

À retenir

La géodésie spatiale, grùce aux satellites et aux récepteurs GPS, offre une méthode précise et directe pour quantifier les déplacements actuels des plaques lithosphériques, permettant de modéliser leur mouvement avec une grande exactitude.

4. Indices volcaniques et sédimentaires

Notions clés & Définitions

Points chauds
Les points chauds sont des zones fixes situĂ©es dans le manteau profond, Ă  partir desquelles se produit une remontĂ©e de magma qui forme des volcans. Ces volcans, appelĂ©s volcans de points chauds, sont alignĂ©s et leur emplacement ne change pas, car le point chaud lui-mĂȘme est considĂ©rĂ© comme immobile. La datation de ces volcans permet de retracer le dĂ©placement de la plaque au fil du temps, en montrant que la plaque a migrĂ© par rapport Ă  un point chaud fixe.

Alignements volcaniques
Les volcans de points chauds sont gĂ©nĂ©ralement alignĂ©s parallĂšlement Ă  la direction du dĂ©placement de la plaque. Cet alignement tĂ©moigne du mouvement de la plaque par rapport au point chaud fixe. La datation de chaque volcan dans cette chaĂźne permet d’établir une chronologie du dĂ©placement, en montrant que les volcans plus anciens se trouvent plus loin du point chaud, tandis que les volcans plus rĂ©cents sont situĂ©s plus prĂšs de celui-ci.

Datation volcanique
La datation des volcans de points chauds consiste Ă  dĂ©terminer leur Ăąge prĂ©cis, souvent par des mĂ©thodes gĂ©ochronologiques. En utilisant ces datations, il est possible de reconstituer le mouvement de la plaque au fil du temps, en observant la position relative des volcans Ă©teints par rapport au point chaud fixe. La datation permet aussi de calculer la vitesse de dĂ©placement de la plaque, en mesurant la distance entre chaque volcan et le point chaud, puis en divisant cette distance par l’ñge du volcan.

Programme JOIDES
Le programme JOIDES, actif entre 1968 et 1980, est un programme de recherche qui permet de dater les sĂ©diments et le plancher basaltique de la croĂ»te ocĂ©anique. La datation des sĂ©diments fournit l’ñge de ces couches, ce qui permet de calculer la vitesse d’ouverture de l’ocĂ©an en comparant l’ñge des sĂ©diments Ă  leur distance de la dorsale.

Épaisseur des sĂ©diments
L’épaisseur des sĂ©diments accumulĂ©s sur le plancher ocĂ©anique augmente gĂ©nĂ©ralement avec la distance Ă  la dorsale. Plus on s’éloigne de la dorsale, plus les sĂ©diments sont anciens, et leur Ă©paisseur tend Ă  augmenter. Cette augmentation symĂ©trique de l’épaisseur et de l’ñge des sĂ©diments de part et d’autre de la dorsale permet de calculer la vitesse d’ouverture de l’ocĂ©an, en utilisant la relation entre distance, Ăąge et vitesse de dĂ©placement des plaques.

Points essentiels

Les volcans de points chauds, qui sont fixes dans le manteau profond, jouent un rĂŽle crucial pour retracer le dĂ©placement des plaques tectoniques. Leur alignement, parallĂšlement Ă  la direction du mouvement de la plaque, tĂ©moigne du dĂ©placement de cette derniĂšre par rapport Ă  un point chaud immobile. La datation prĂ©cise de ces volcans Ă©teints permet de reconstituer la chronologie du dĂ©placement, en montrant que la plaque s’est dĂ©placĂ©e au fil du temps. La datation volcanique est essentielle pour dĂ©terminer l’ñge de chaque volcan, ce qui, combinĂ© Ă  leur position, permet de calculer la vitesse de dĂ©placement de la plaque.

Les indices sĂ©dimentaires, obtenus notamment par le programme JOIDES, offrent une autre mĂ©thode pour comprendre la dynamique ocĂ©anique. En datant les sĂ©diments accumulĂ©s sur le plancher ocĂ©anique, on observe que leur Ă©paisseur et leur Ăąge augmentent symĂ©triquement avec la distance Ă  la dorsale. Cette relation permet de calculer la vitesse d’ouverture de l’ocĂ©an, en utilisant la diffĂ©rence d’ñge entre les sĂ©diments et leur position par rapport Ă  la dorsale.

Les anomalies magnĂ©tiques, enregistrĂ©es dans les basaltes au niveau des dorsales, complĂštent ces indices en permettant de mesurer la vitesse de dĂ©placement des plaques Ă  partir des bandes magnĂ©tiques symĂ©triques de part et d’autre de la dorsale.

À retenir

Les indices volcaniques et sĂ©dimentaires constituent des archives naturelles essentielles pour reconstituer les mouvements passĂ©s des plaques tectoniques. Leur Ă©tude permet de dĂ©terminer la vitesse et la direction du dĂ©placement des plaques, en utilisant notamment la datation des volcans de points chauds et l’analyse de l’épaisseur et de l’ñge des sĂ©diments.

5. Indices paléomagnétiques

Notions clés & Définitions

Paléomagnétisme
AUTEUR (date) : Le paléomagnétisme désigne l'étude de l'orientation et de l'intensité du champ magnétique terrestre dans le passé, fossilisé dans les roches magmatiques ou sédimentaires. Lors de leur cristallisation ou de leur formation, ces roches enregistrent la direction du champ magnétique terrestre à ce moment-là, permettant ainsi de reconstituer l'histoire géomagnétique de la Terre.

Anomalies magnétiques
Ce sont des variations locales ou globales du champ magnétique terrestre, détectées dans les roches fossilisées, qui apparaissent sous forme de bandes ou de zones présentant des intensités ou orientations différentes. Ces anomalies sont souvent symétriques de part et d'autre des dorsales océaniques, témoignant de processus géologiques liés à l'expansion océanique.

Basaltes océaniques
Ce sont des roches magmatiques volcaniques, riches en plagioclases et pyroxĂšnes, qui se forment lors de la cristallisation du magma issu de la fusion partielle des pĂ©ridotites de l’asthĂ©nosphĂšre. Lors de leur solidification, ils enregistrent l’orientation du champ magnĂ©tique terrestre de l’époque, constituant ainsi un tĂ©moin palĂ©omagnĂ©tique.

Échelle magnĂ©to-stratigraphique
C’est une mĂ©thode de datation relative basĂ©e sur l’étude des bandes d’anomalies magnĂ©tiques fossilisĂ©es dans les basaltes ocĂ©aniques. Elle permet de reconstituer la chronologie des inversions du champ magnĂ©tique terrestre et de mesurer la vitesse d’expansion des fonds ocĂ©aniques.

Inversions du champ magnétique
Ce sont des Ă©vĂ©nements oĂč le pĂŽle nord magnĂ©tique devient le pĂŽle sud et vice versa. Ces inversions sont enregistrĂ©es dans les roches magmatiques lors de leur cristallisation, crĂ©ant des bandes magnĂ©tiques symĂ©triques de part et d’autre des dorsales, qui constituent une preuve essentielle de l’expansion ocĂ©anique.

Points essentiels

Les basaltes, lors de leur cristallisation dans le contexte de l’expansion ocĂ©anique, enregistrent l’orientation du champ magnĂ©tique terrestre au moment prĂ©cis de leur formation. Ce phĂ©nomĂšne, appelĂ© fossilisation du palĂ©omagnĂ©tisme, permet de reconstituer l’histoire gĂ©omagnĂ©tique de la Terre. La symĂ©trie observĂ©e dans les bandes d’anomalies magnĂ©tiques de part et d’autre des dorsales ocĂ©aniques est une caractĂ©ristique clĂ© : elle indique que la croĂ»te ocĂ©anique se forme au niveau des dorsales, puis s’éloigne de celles-ci au fil du temps. La mesure de ces anomalies permet Ă©galement de calculer la vitesse d’expansion ocĂ©anique, en comparant la distance entre deux bandes d’anomalies opposĂ©es Ă  la pĂ©riode de formation correspondante.

L’étude de ces anomalies magnĂ©tiques fossilisĂ©es constitue une mĂ©thode essentielle pour dater prĂ©cisĂ©ment la formation des fonds ocĂ©aniques et pour comprendre la dynamique des plaques tectoniques. La prĂ©sence d’inversions du champ magnĂ©tique, enregistrĂ©es dans ces roches, fournit une chronologie prĂ©cise des changements du champ gĂ©omagnĂ©tique, permettant de dater avec fiabilitĂ© les diffĂ©rentes phases d’expansion ocĂ©anique.

À retenir

L’étude des anomalies magnĂ©tiques fossilisĂ©es dans les basaltes est une mĂ©thode clĂ© pour dater et quantifier les dĂ©placements des plaques, grĂące Ă  la symĂ©trie des bandes d’anomalies magnĂ©tiques de part et d’autre des dorsales. Ces anomalies, enregistrant les inversions du champ magnĂ©tique, permettent de reconstituer l’histoire gĂ©omagnĂ©tique de la Terre et de mesurer la vitesse d’expansion ocĂ©anique.

6. Dynamique des dorsales lentes

Notions clés & Définitions

Dorsales lentes
Les dorsales lentes dĂ©signent des zones de divergence tectonique ocĂ©anique oĂč la vitesse d’expansion de la lithosphĂšre ocĂ©anique est relativement faible, gĂ©nĂ©ralement de l’ordre de 1 Ă  2 cm par an. Selon la source, ces dorsales se caractĂ©risent par une activitĂ© magmatique et thermique moindre comparĂ©e aux dorsales rapides. La structure de ces dorsales est segmentĂ©e, ce qui signifie qu’elles ne forment pas une ligne continue mais prĂ©sentent des segments sĂ©parĂ©s par des failles, contribuant Ă  un relief plus irrĂ©gulier. La faible vitesse d’expansion implique une production magmatique rĂ©duite, ce qui influence directement la morphologie du plancher ocĂ©anique associĂ©.

Points essentiels

Les dorsales lentes ont une vitesse d’expansion de l’ordre de 1 Ă  2 cm/an, ce qui est nettement infĂ©rieur Ă  celle des dorsales rapides. Cette faible vitesse d’expansion entraĂźne une activitĂ© magmatique et thermique moindre, ce qui se traduit par une moindre production de magma lors de la formation du plancher ocĂ©anique. En consĂ©quence, la morphologie du plancher ocĂ©anique au niveau de ces dorsales est diffĂ©rente : elle prĂ©sente une structure segmentĂ©e, avec des failles qui dĂ©limitent des segments distincts. Cette segmentation contribue Ă  un relief plus irrĂ©gulier, avec des variations topographiques plus marquĂ©es que celles observĂ©es sur des dorsales Ă  vitesse d’expansion plus Ă©levĂ©e. La structure segmentĂ©e et le relief irrĂ©gulier sont des caractĂ©ristiques majeures qui influencent la morphologie et la dynamique de la croĂ»te ocĂ©anique formĂ©e dans ces zones.

À retenir

La dynamique spĂ©cifique des dorsales lentes, caractĂ©risĂ©e par une vitesse d’expansion faible, limite la production magmatique et thermique, ce qui entraĂźne une morphologie segmentĂ©e et un relief plus irrĂ©gulier du plancher ocĂ©anique. Cette configuration influence directement la structure et la composition de la lithosphĂšre ocĂ©anique dans ces rĂ©gions.

7. Production de magma dorsale

Notions clés & Définitions

Fusion partielle du manteau
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

Magma basaltique
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

Remontée mantellique
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

Croûte océanique nouvelle
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

Points essentiels

La production de magma au niveau des dorsales rĂ©sulte de la fusion partielle du manteau, qui est provoquĂ©e par la dĂ©compression lors de l'Ă©cartement des plaques tectoniques. En effet, lorsque les plaques s’éloignent l’une de l’autre au niveau des dorsales, la pression exercĂ©e sur le manteau infĂ©rieur diminue, ce qui favorise la fusion partielle des pĂ©ridotites mantelliques. Ce processus engendre la formation de magma basaltique, qui est une roche en fusion riche en minĂ©raux tels que les plagioclases et les pyroxĂšnes.

Ce magma basaltique, une fois formĂ©, remonte Ă  travers les fractures du manteau et de la croĂ»te, en raison de la diffĂ©rence de densitĂ© et de la convection mantellique. Lorsqu’il atteint la surface ou une zone proche, il refroidit et se solidifie, formant ainsi la nouvelle croĂ»te ocĂ©anique. La croĂ»te ocĂ©anique ainsi créée est caractĂ©risĂ©e par une composition principalement basaltique, qui constitue la base de la croĂ»te ocĂ©anique en formation.

Ce processus de fusion partielle et de remontĂ©e mantellique est essentiel pour la crĂ©ation continue de la croĂ»te ocĂ©anique, qui se renouvelle constamment au niveau des dorsales. La formation de cette croĂ»te est un phĂ©nomĂšne dynamique, liĂ© Ă  la convection dans le manteau, qui entraĂźne la remontĂ©e de matiĂšre chaude et la dĂ©compression nĂ©cessaire Ă  la fusion partielle. La croĂ»te ocĂ©anique ainsi formĂ©e s’éloigne ensuite de la dorsale, s’épaissit et vieillit, ce qui contribue Ă  la dynamique globale de la tectonique des plaques.

À retenir

La genĂšse magmatique aux dorsales, rĂ©sultant de la fusion partielle du manteau due Ă  la dĂ©compression lors de l’écartement des plaques, est fondamentale pour la formation continue de la croĂ»te ocĂ©anique. Ce magma basaltique formĂ© au niveau des dorsales constitue la matiĂšre premiĂšre de cette nouvelle croĂ»te, qui s’éloigne ensuite de la dorsale en s’épaississant et en vieillissant.

8. Formation des roches océaniques

Notions clés & Définitions

Basaltes
Les basaltes sont des roches volcaniques mafiques, de texture microlithique, formĂ©es par cristallisation rapide du magma basaltique Ă  la surface de la croĂ»te ocĂ©anique. Elles constituent la couche superficielle de la croĂ»te ocĂ©anique, rĂ©sultant d’éruptions effusives. Leur composition est riche en silicates ferromagnĂ©siens, notamment en pyroxĂšnes et en plagioclases.

Gabbros
Les gabbros sont des roches plutoniques mafiques, formĂ©es par cristallisation lente du magma dans la croĂ»te ocĂ©anique, sous la surface. Ils prĂ©sentent une texture grenue avec de gros cristaux visibles Ă  l’Ɠil nu. Leur composition est similaire Ă  celle des basaltes, mais leur mode de formation est intrusif, ce qui leur confĂšre une texture cristalline plus grossiĂšre.

Péridotites
Les pĂ©ridotites sont des roches ultramafiques, principalement composĂ©es de olivine et de pyroxĂšnes, formant la majeure partie du manteau lithosphĂ©rique. Elles se trouvent sous la croĂ»te ocĂ©anique, en contact direct avec le manteau supĂ©rieur, et peuvent ĂȘtre serpentinisĂ©es par hydrothermalisme. Leur composition reflĂšte la composition du manteau supĂ©rieur.

Croûte océanique
La croûte océanique est la couche de roches formant le plancher des océans. Elle est principalement composée en surface de basaltes, sous-jacente de gabbros, reposant directement sur le manteau lithosphérique en péridotite. Sa formation résulte de la cristallisation du magma issu du manteau au niveau des dorsales.

Manteau lithosphérique
Le manteau lithosphérique est la couche solide, rigide, située sous la croûte océanique, principalement composée de péridotites. Il constitue la partie supérieure du manteau terrestre, en contact avec la croûte, et joue un rÎle clé dans la dynamique de formation et de destruction de la croûte océanique.

Points essentiels

La croĂ»te ocĂ©anique est constituĂ©e en surface de basaltes, qui sont des roches volcaniques issues de la cristallisation rapide du magma basaltique. Sous ces basaltes, on trouve des gabbros, formĂ©s par cristallisation lente du mĂȘme magma dans la partie profonde de la croĂ»te. Ces deux types de roches, basaltes en surface et gabbros en profondeur, reposent directement sur le manteau lithosphĂ©rique, principalement constituĂ© de pĂ©ridotites. Ces pĂ©ridotites sont des roches ultramafiques, riches en olivine et pyroxĂšnes, qui reprĂ©sentent la composition du manteau supĂ©rieur.

Ces roches se forment lors de processus magmatiques au niveau des dorsales océaniques. Le magma, issu du manteau, remonte par fracturation, cristallise en surface pour former les basaltes, puis se refroidit lentement dans la croûte pour donner des gabbros. La stratification de la croûte océanique, avec basaltes en surface et gabbros en dessous, reflÚte donc la progression du refroidissement et de la cristallisation du magma.

Ces roches sont Ă©galement le siĂšge de circulations d’eau infiltrant la lithosphĂšre ocĂ©anique par fractures, entraĂźnant des modifications minĂ©ralogiques par mĂ©tamorphisme hydrothermal. La pĂ©ridotite, sous la croĂ»te, peut devenir serpentinite par hydratation. La formation de ces roches est intimement liĂ©e aux processus magmatiques et tectoniques aux dorsales, qui façonnent la composition et la stratification de la croĂ»te ocĂ©anique.

À retenir

La composition et la stratification des roches océaniques, avec une surface de basaltes surmontant des gabbros reposant sur le manteau de péridotites, illustrent les processus magmatiques et tectoniques qui se déroulent aux dorsales. Ces processus déterminent la structure interne de la croûte océanique et son évolution lors de la formation et de la destruction de la lithosphÚre.

9. Dorsales lentes et activité magmatique

Notions clés & Définitions

Flux géothermique faible
Le flux gĂ©othermique dĂ©signe la quantitĂ© de chaleur qui traverse la surface terrestre par unitĂ© de surface et par unitĂ© de temps. Lorsqu’on parle de flux gĂ©othermique faible, cela signifie que cette quantitĂ© de chaleur est relativement basse dans une zone donnĂ©e. Dans le contexte des dorsales lentes, cela indique que la dissipation de chaleur Ă  la surface est moins importante comparĂ©e Ă  d’autres dorsales, notamment celles dites rapides. La faible intensitĂ© du flux gĂ©othermique est liĂ©e Ă  une activitĂ© magmatique moins importante, ce qui influence la morphologie et la dynamique tectonique de la dorsale.

Activité magmatique intermittente
L’activitĂ© magmatique intermittente dĂ©signe une production de magma qui ne se produit pas de façon continue mais par Ă©pisodes ou phases successives. Dans le cas des dorsales lentes, cette activitĂ© est moins rĂ©guliĂšre et moins soutenue que dans les dorsales rapides. Elle se manifeste par des pĂ©riodes oĂč la production de magma est plus ou moins importante, souvent associĂ©es Ă  des Ă©vĂ©nements volcaniques sporadiques. Cette intermittence reflĂšte une dynamique tectonique diffĂ©rente, avec un magma moins abondant et une activitĂ© volcanique moins constante.

Relief irrégulier
Le relief irrégulier caractérise une topographie de la dorsale qui présente des variations importantes en altitude et en morphologie. Contrairement aux dorsales rapides, qui ont un relief plus uniforme et élevé, les dorsales lentes présentent une surface plus chaotique, marquée par des creux, des bosses, et des zones de faiblesse. Ce relief irrégulier est principalement dû à la présence de failles normales et à une activité tectonique asymétrique, qui contribue à une morphologie moins homogÚne.

Failles normales
Les failles normales sont des fractures dans la croĂ»te terrestre oĂč un bloc s’est dĂ©placĂ© verticalement par rapport Ă  l’autre, avec un mouvement d’étirement. Elles se forment gĂ©nĂ©ralement dans des contextes de divergence tectonique, comme celui des dorsales ocĂ©aniques. Dans le cas des dorsales lentes, ces failles normales jouent un rĂŽle majeur dans la structuration du relief, en crĂ©ant des zones de faiblesse oĂč la croĂ»te s’étire et se fracture, contribuant Ă  l’irrĂ©gularitĂ© du relief et Ă  la formation de zones d’accrĂ©tion tectonique.

Points essentiels

Les dorsales lentes prĂ©sentent un flux gĂ©othermique plus faible et une activitĂ© magmatique moins continue que les dorsales rapides. Cela signifie que la quantitĂ© de chaleur qui s’échappe Ă  la surface dans ces zones est moindre, ce qui limite la production de magma et rĂ©duit la frĂ©quence des Ă©ruptions volcaniques. La faible activitĂ© magmatique entraĂźne une morphologie diffĂ©rente, avec un relief irrĂ©gulier marquĂ© par des structures tectoniques telles que des failles normales. Ces failles normales sont des fractures oĂč la croĂ»te s’étire et se fracture verticalement, jouant un rĂŽle clĂ© dans la configuration topographique de la dorsale. La prĂ©sence de zones d’accrĂ©tion tectonique, oĂč la nouvelle croĂ»te se forme par accumulation de matĂ©riaux issus de la divergence, est Ă©galement caractĂ©ristique de ces dorsales lentes. La morphologie irrĂ©guliĂšre de ces dorsales est accentuĂ©e par ces failles normales, qui crĂ©ent des dĂ©nivellations et des zones de faiblesse dans la croĂ»te ocĂ©anique. En rĂ©sumĂ©, l’activitĂ© magmatique rĂ©duite dans ces zones modifie la morphologie et la dynamique tectonique du plancher ocĂ©anique, en favorisant une topographie plus chaotique et une activitĂ© volcanique sporadique.

À retenir

L’activitĂ© magmatique rĂ©duite des dorsales lentes entraĂźne une morphologie caractĂ©risĂ©e par un relief irrĂ©gulier, marquĂ© par des failles normales et des zones d’accrĂ©tion tectonique. Cette configuration modifie la dynamique tectonique du plancher ocĂ©anique, avec une activitĂ© volcanique moins continue et une topographie plus chaotique comparĂ©e aux dorsales rapides.

10. Hydrothermalisme et métamorphisme

Notions clés & Définitions

Circulation hydrothermale
La circulation hydrothermale dĂ©signe le mouvement d’eau chaude Ă  l’intĂ©rieur de la croĂ»te ocĂ©anique. Ce processus implique que l’eau, en circulant Ă  travers les roches, modifie leur composition chimique par des rĂ©actions d’altĂ©ration hydrothermale. La circulation est souvent favorisĂ©e par la prĂ©sence de fractures ou de fissures dans la roche, permettant Ă  l’eau de pĂ©nĂ©trer en profondeur, de se rĂ©chauffer, puis de remonter Ă  la surface ou vers d’autres zones de la croĂ»te. Ce phĂ©nomĂšne joue un rĂŽle essentiel dans la transformation chimique des basaltes et autres roches volcaniques, en leur confĂ©rant des caractĂ©ristiques minĂ©ralogiques spĂ©cifiques.

Altération des basaltes
L’altĂ©ration des basaltes est le processus par lequel ces roches volcaniques, riches en minĂ©raux ferromagnĂ©siens et en silicates, subissent des modifications chimiques dues Ă  la circulation d’eau chaude. Lors de cette altĂ©ration hydrothermale, certains minĂ©raux primaires sont dissous ou transformĂ©s, et de nouveaux minĂ©raux hydratĂ©s ou argileux se forment. Ce processus conduit Ă  la formation de roches mĂ©tamorphiques particuliĂšres, comme les schistes verts, qui prĂ©sentent une forte teneur en minĂ©raux hydratĂ©s tels que la chlorite ou la hornblende. L’altĂ©ration est donc une Ă©tape clĂ© dans la transformation chimique de la croĂ»te ocĂ©anique jeune.

Métamorphisme hydrothermal
Le mĂ©tamorphisme hydrothermal dĂ©signe la transformation physique et chimique des roches sous l’effet de la circulation d’eau chaude Ă  haute pression et Ă  basse tempĂ©rature. Ce type de mĂ©tamorphisme se produit principalement lors de la subduction, oĂč la croĂ»te ocĂ©anique, dĂ©shydratĂ©e par circulation hydrothermale, subit des rĂ©actions mĂ©tamorphiques. Il aboutit Ă  la formation de minĂ©raux spĂ©cifiques, comme le glaucophane dans les schistes bleus, puis la jadĂ©ite et le grenat dans les Ă©clogites. Ce processus modifie la composition minĂ©ralogique et la texture des roches, en leur confĂ©rant des faciĂšs mĂ©tamorphiques caractĂ©ristiques.

Sources hydrothermales
Les sources hydrothermales sont des points prĂ©cis oĂč l’eau chaude, issue de la circulation hydrothermale, s’échappe Ă  la surface ou dans la croĂ»te. Elles se forment gĂ©nĂ©ralement au niveau des dorsales ocĂ©aniques ou dans des zones de subduction, oĂč la circulation d’eau chaude est intense. Ces sources sont souvent associĂ©es Ă  des phĂ©nomĂšnes gĂ©othermiques, comme les geysers ou les fumerolles, et jouent un rĂŽle crucial dans la formation de minĂ©raux hydrothermaux. Elles participent Ă©galement Ă  la rĂ©gulation thermique et chimique de la croĂ»te ocĂ©anique, en favorisant la formation de nouveaux minĂ©raux et en modifiant la composition chimique des roches environnantes.

Points essentiels

La circulation d'eau chaude au sein de la croĂ»te ocĂ©anique modifie chimiquement les basaltes par altĂ©ration hydrothermale. Lorsqu’elle circule Ă  travers la roche, cette eau chaude provoque des rĂ©actions chimiques qui transforment la composition minĂ©ralogique initiale. Par exemple, dans le contexte de la subduction, cette circulation hydrothermale entraĂźne la transformation des roches volcaniques en roches mĂ©tamorphiques, comme les schistes bleus, riches en minĂ©raux hydratĂ©s tels que la hornblende ou la chlorite. Ces minĂ©raux hydratĂ©s indiquent que la roche a Ă©tĂ© en contact avec de l’eau riche en eau lors de son histoire ocĂ©anique.

Ce processus d’altĂ©ration hydrothermale est Ă  l’origine de la formation de sources hydrothermales, qui apparaissent lors de la circulation d’eau chaude Ă  travers la croĂ»te. Ces sources jouent un rĂŽle clĂ© dans la dynamique thermique et chimique de la croĂ»te ocĂ©anique, notamment lors de la subduction, oĂč elles participent Ă  la dĂ©shydratation de la lithosphĂšre plongeante. La dĂ©shydratation libĂšre de l’eau qui peut entraĂźner une fusion partielle des pĂ©ridotites de la lithosphĂšre chevauchante, contribuant ainsi Ă  la dynamique magmatique et mĂ©tamorphique en zone de subduction.

Ce processus de mĂ©tamorphisme hydrothermal, caractĂ©risĂ© par des rĂ©actions Ă  haute pression et basse tempĂ©rature, aboutit Ă  la formation de minĂ©raux caractĂ©ristiques selon le faciĂšs mĂ©tamorphique. Dans le cas des schistes bleus, le minĂ©ral principal formĂ© est le glaucophane, un amphibole hydratĂ©e. En profondeur, lors de la progression vers des conditions plus extrĂȘmes, la transformation conduit Ă  la formation de minĂ©raux comme la jadĂ©ite et le grenat, qui sont peu hydratĂ©s ou anhydres. La dĂ©shydratation progressive de la roche explique la disparition des minĂ©raux hydratĂ©s comme le glaucophane, remplacĂ©s par des minĂ©raux plus riches en silice ou en aluminium.

À retenir

L'hydrothermalisme joue un rĂŽle clĂ© dans la transformation chimique et thermique de la croĂ»te ocĂ©anique jeune, en modifiant sa composition minĂ©ralogique par circulation d’eau chaude. Ce processus, associĂ© au mĂ©tamorphisme hydrothermal, est essentiel pour comprendre la dĂ©shydratation, la formation de minĂ©raux spĂ©cifiques, et la dynamique gĂ©ologique lors de la subduction.

11. Évolution de la densitĂ© ocĂ©anique

Notions clés & Définitions

Refroidissement de la lithosphĂšre
Le refroidissement de la lithosphĂšre dĂ©signe le processus par lequel cette couche solide, initialement chaude lors de sa formation, perd progressivement de la chaleur au fil du temps. Ce phĂ©nomĂšne entraĂźne une diminution de la tempĂ©rature interne de la lithosphĂšre, ce qui modifie ses propriĂ©tĂ©s physiques, notamment sa densitĂ©. La lithosphĂšre ocĂ©anique, formĂ©e lors de la crĂ©ation de nouvelles croĂ»tes au niveau des dorsales, se refroidit avec l’ñge, ce qui a pour consĂ©quence une augmentation de sa densitĂ©.

Augmentation de la densité
L’augmentation de la densitĂ© de la lithosphĂšre ocĂ©anique est un processus liĂ© Ă  son refroidissement. En perdant de la chaleur, la lithosphĂšre devient plus compacte, ce qui augmente sa masse par unitĂ© de volume. Cette croissance de densitĂ© est essentielle pour expliquer son comportement gĂ©ologique, notamment son enfoncement dans le manteau supĂ©rieur lors de l’enfoncement isostatique.

Enfoncement isostatique
L’enfoncement isostatique est le phĂ©nomĂšne par lequel une portion de la lithosphĂšre, devenue plus dense, s’enfonce dans le manteau supĂ©rieur de la Terre. Ce processus rĂ©sulte de l’équilibre gravitationnel entre la masse de la lithosphĂšre et la capacitĂ© du manteau Ă  la soutenir. Plus la lithosphĂšre devient dense, plus elle tend Ă  s’enfoncer, ce qui influence la profondeur des fonds ocĂ©aniques en fonction de l’ñge de la croĂ»te ocĂ©anique.

Âge de la croĂ»te ocĂ©anique
L’ñge de la croĂ»te ocĂ©anique correspond Ă  la durĂ©e Ă©coulĂ©e depuis sa formation lors de la divergence des plaques au niveau des dorsales. Plus cette croĂ»te est ancienne, plus elle a eu le temps de se refroidir, d’augmenter en densitĂ© et de s’enfoncer dans le manteau. La croĂ»te ocĂ©anique jeune, proche des dorsales, est plus chaude, moins dense et plus superficielle, tandis que la vieille croĂ»te, plus Ă©loignĂ©e de la dorsale, est plus froide, plus dense et plus enfoncĂ©e.

Points essentiels

Avec l'Ăąge, la lithosphĂšre ocĂ©anique se refroidit, ce qui entraĂźne une augmentation de sa densitĂ©. Ce processus de refroidissement est continu et progressif, et il modifie la structure physique de la lithosphĂšre. La croissance de la densitĂ© de la lithosphĂšre refroidie provoque son enfoncement dans le manteau supĂ©rieur, phĂ©nomĂšne connu sous le nom d’enfoncement isostatique. Ce mĂ©canisme explique la variation de profondeur des fonds ocĂ©aniques en fonction de l’ñge de la croĂ»te : plus la croĂ»te est ancienne, plus elle est dense et enfoncĂ©e, ce qui se traduit par une profondeur accrue des fonds ocĂ©aniques. Ainsi, la topographie des fonds marins est directement conditionnĂ©e par cette Ă©volution de la densitĂ© lithosphĂ©rique liĂ©e Ă  son Ăąge.

À retenir

La densitĂ© croissante de la lithosphĂšre ocĂ©anique avec l’ñge, due Ă  son refroidissement, conditionne son enfoncement dans le manteau supĂ©rieur. Cette Ă©volution explique la variation de profondeur des fonds ocĂ©aniques en fonction de l’ñge de la croĂ»te, influençant ainsi la topographie des fonds marins.

12. Zones de subduction

Notions clés & Définitions

Fosse océanique
La fosse ocĂ©anique est une dĂ©pression trĂšs profonde situĂ©e au niveau des zones de subduction, marquant la limite entre la plaque plongeante et la plaque chevauchante. Elle rĂ©sulte de la descente de la lithosphĂšre ocĂ©anique dans le manteau terrestre lors de la subduction. La fosse est caractĂ©risĂ©e par une profondeur importante, souvent plusieurs milliers de mĂštres, et constitue une interface gĂ©ologique oĂč se concentre une activitĂ© sismique et volcanique spĂ©cifique. La fosse ocĂ©anique est un Ă©lĂ©ment clĂ© de la dynamique de convergence des plaques, tĂ©moignant de la plongĂ©e de la lithosphĂšre ocĂ©anique sous une autre plaque.

Plaque plongeante
La plaque plongeante dĂ©signe la lithosphĂšre ocĂ©anique qui s’enfonce dans le manteau terrestre au sein d’une zone de subduction. Elle est gĂ©nĂ©ralement constituĂ©e de roches mĂ©tamorphisĂ©es hydratĂ©es, comme le basaltes et gabbros, qui ont Ă©tĂ© transformĂ©es par circulation hydrothermale lors de leur histoire ocĂ©anique. La plaque plongeante est caractĂ©risĂ©e par une augmentation de sa densitĂ© Ă  cause du mĂ©tamorphisme hydrothermal, ce qui favorise sa subduction lorsque cette densitĂ© devient supĂ©rieure Ă  celle de l’asthĂ©nosphĂšre. La descente de cette plaque entraĂźne la formation de foyers sismiques profonds et la gĂ©nĂ©ration de magma.

Activité sismique profonde
L’activitĂ© sismique profonde se manifeste par la survenue de sĂ©ismes dont les foyers se situent Ă  diffĂ©rentes profondeurs dans la zone de subduction, souvent au-delĂ  de 300 km. Ces sĂ©ismes matĂ©rialisent la lithosphĂšre ocĂ©anique en plongement dans le plan de Wadati-Benioff, une zone caractĂ©ristique oĂč la plaque plongeante se dĂ©forme et se fracture sous la pression. La profondeur croissante des foyers sismiques avec la distance Ă  la fosse ocĂ©anique tĂ©moigne du processus de subduction en cours. La prĂ©sence de ces sĂ©ismes indique que la plaque plongeante continue de descendre dans le manteau.

Volcanisme andésitique
Le volcanisme associĂ© aux zones de subduction produit principalement des roches magmatiques andĂ©sitiques. Ce volcanisme est caractĂ©risĂ© par des Ă©ruptions explosives, souvent accompagnĂ©es de panaches volcaniques et de nuĂ©es ardentes. Les magmas andĂ©sitiques se forment lorsque l’eau libĂ©rĂ©e par la dĂ©shydratation de la plaque plongeante hydrate le manteau de la plaque chevauchante, provoquant sa fusion partielle. La composition andĂ©sitique rĂ©sulte d’un refroidissement lent lors de l’ascension du magma, ce qui modifie la texture et la structure des roches volcaniques.

Roches magmatiques andésites et rhyolites
Les roches magmatiques issues du processus de subduction comprennent principalement deux types :

  • AndĂ©sites : roches volcaniques microlitiques, issues d’un refroidissement rapide du magma lors de l’éruption. Elles ont une texture fine ou microlitique, avec une composition intermĂ©diaire entre basaltique et rhyolitique.
  • Rhyolites : roches volcaniques Ă  texture grenue ou microlitique, issues d’un refroidissement plus rapide du magma riche en silice. Elles prĂ©sentent une composition felsique, souvent associĂ©e Ă  des Ă©ruptions violentes.
    Les roches magmatiques plutoniques, comme les granites, cristallisent lentement en profondeur à partir du magma qui ne parvient pas à la surface. La diversité de leur composition résulte du refroidissement progressif du magma lors de son ascension, modifiant la minéralogie et la texture.

Points essentiels

Les zones de subduction se caractĂ©risent par une fosse ocĂ©anique profonde, qui marque la limite entre la plaque plongeante et la plaque chevauchante. La fosse ocĂ©anique constitue une dĂ©pression trĂšs profonde, souvent plusieurs milliers de mĂštres, situĂ©e au niveau de la zone de contact entre les deux plaques. La plaque qui s’enfonce dans le manteau, appelĂ©e plaque plongeante, est gĂ©nĂ©ralement constituĂ©e de roches mĂ©tamorphisĂ©es hydratĂ©es, comme le basaltes et gabbros, qui ont Ă©tĂ© modifiĂ©s par circulation hydrothermale lors de leur histoire ocĂ©anique. La densitĂ© accrue de cette lithosphĂšre ocĂ©anique, due au mĂ©tamorphisme hydrothermal, favorise sa subduction lorsque cette densitĂ© devient supĂ©rieure Ă  celle de l’asthĂ©nosphĂšre. Cependant, la subduction ne se produit pas immĂ©diatement aprĂšs que la densitĂ© devient favorable, car la lithosphĂšre peut rester « accrochĂ©e » Ă  la lithosphĂšre continentale moins dense, ou rĂ©sister mĂ©caniquement Ă  l’enfoncement en raison de la cohĂ©sion exercĂ©e par l’asthĂ©nosphĂšre.

Les zones de subduction sont des zones actives oĂč se concentrent une intense activitĂ© volcanique et sismique. Le volcanisme est principalement andĂ©sitique, avec des Ă©ruptions explosives, des panaches volcaniques et des nuĂ©es ardentes. La sismicitĂ© y est forte, avec des foyers sismiques dont la profondeur augmente avec la distance Ă  la fosse ocĂ©anique, matĂ©rialisĂ©e par le plan de Wadati-Benioff. La dĂ©shydratation de la plaque plongeante lors du mĂ©tamorphisme haute pression / basse tempĂ©rature libĂšre de l’eau, hydrate le manteau de la plaque chevauchante et provoque sa fusion partielle, gĂ©nĂ©rant un magma riche en eau. Ce magma cristallise en profondeur pour former des roches plutoniques, comme les granites, ou remonte Ă  la surface pour donner des roches volcaniques telles que les andĂ©sites et rhyolites. La composition de ces roches varie en fonction du refroidissement du magma, qui peut ĂȘtre lent ou rapide, modifiant la texture et la minĂ©ralogie.

Les mouvements de convergence entre plaques entraßnent la disparition de la lithosphÚre océanique sous la lithosphÚre continentale dans ces zones, pouvant conduire à la formation de chaßnes de montagnes lorsque la subduction aboutit à une collision continentale, avec un épaississement de la croûte continentale observable par des plis, failles inverses, chevauchements et charriages.

À retenir

Les zones de subduction sont des interfaces gĂ©ologiques dynamiques oĂč la plongĂ©e de la lithosphĂšre ocĂ©anique sous une autre plaque gĂ©nĂšre une activitĂ© sismique profonde et un volcanisme andĂ©sitique spĂ©cifique, tĂ©moignant de processus de mĂ©tamorphisme, de dĂ©shydratation et de fusion partielle du manteau.

Tableaux de SynthĂšse

CritĂšreZones de divergenceZones de convergence
DĂ©finitionRĂ©gions oĂč deux plaques s’éloignent, formation de dorsalesRĂ©gions oĂč deux plaques se rapprochent, subduction ou collision
Caractéristiques principalesDorsales océaniques, activité volcanique et sismique élevée, création de nouvelle croûteActivité sismique et volcanique intense, déformation de la croûte, formation de montagnes ou arcs volcaniques
Types spécifiquesDorsales océaniques, failles transformantesZones de subduction, zones de collision
Mouvement des plaquesÉloignement, expansion ocĂ©aniqueRapprochement, compression
Exemple notableDorsale de l’ocĂ©an Pacifique SudHimalaya (collision continentale), Fosse de subduction
CritĂšreDorsale lenteDorsale rapide
Vitesse d’expansion1 à 2 cm/an9 à 14 cm/an
Caractéristiques principalesFaible activité magmatique, ùge plus ancienForte activité magmatique, ùge plus récent
ExempleDorsale mĂ©dio-AtlantiqueDorsale de l’ocĂ©an Indien

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre lithosphĂšre et asthĂ©nosphĂšre : la lithosphĂšre est rigide et dĂ©coupĂ©e en plaques, l’asthĂ©nosphĂšre est ductile.
  2. Assimiler toutes les zones de divergence à des dorsales océaniques : il existe aussi failles transformantes.
  3. Confondre zones de subduction et zones de collision : la subduction implique une plaque océanique qui plonge sous une plaque continentale ou océanique.
  4. Oublier que la vitesse d’expansion des dorsales peut varier : lente (1-2 cm/an) ou rapide (9-14 cm/an).
  5. Confondre la formation de nouvelles croûtes avec leur destruction : divergence crée, convergence détruit.
  6. NĂ©gliger l’activitĂ© gĂ©othermique associĂ©e aux dorsales et zones de divergence.
  7. Confondre la nature des roches dans la croûte océanique (basaltes, gabbros) avec celles du manteau supérieur (péridotite).
  8. Confondre la zone de faiblesse LVZ avec la limite entre lithosphÚre et asthénosphÚre : la LVZ est une zone du manteau supérieur.

Checklist Examen

  1. Connaßtre la définition précise des plaques lithosphériques selon CNED.
  2. Savoir que la lithosphÚre est composée de la croûte et du manteau supérieur lithosphérique.
  3. Identifier l’asthĂ©nosphĂšre comme zone ductile permettant le dĂ©placement des plaques.
  4. Expliquer le processus de formation et d’éloignement des dorsales ocĂ©aniques lors des zones de divergence.
  5. Maßtriser la différence entre dorsale lente (1-2 cm/an) et dorsale rapide (9-14 cm/an).
  6. Connaßtre les caractéristiques des failles transformantes et leur rÎle dans la tectonique.
  7. Savoir que les zones de convergence comprennent subduction et collision.
  8. Identifier les caractĂ©ristiques gĂ©ologiques d’une zone de subduction (fosse ocĂ©anique, arc volcanique).
  9. ConnaĂźtre le rĂŽle des anomalies magnĂ©tiques dans la datation et le calcul de vitesse d’expansion des dorsales.
  10. Comprendre le processus d’épaississement continental lors des zones de collision.
  11. Connaßtre les auteurs clés mentionnés : CNED pour la composition des plaques, Perroux pour la croissance.
  12. Savoir que la formation de roches océaniques se fait principalement par refroidissement du magma au niveau des dorsales.

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1. Quel est le rÎle principal de la caractérisation des plaques lithosphériques ?

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Plaques lithosphĂ©riques — dĂ©finition ?

Fragments rigides de la surface terrestre d’environ 100 km d’épaisseur.

Plaques lithosphĂ©riques — dĂ©finition?

Fragments rigides, d'environ 100 km, en mouvement.

Limites des plaques — identification ?

Zones de divergence, de convergence, failles transformantes, ou subduction.

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