| Date | ĂvĂ©nement |
|---|---|
| 1628 | William Harvey découvre la circulation sanguine, ce qui contribue au développement des injections artérielles. |
| 1837 | Jean Nicolas Gannal dĂ©pose un brevet pour une technique utilisant des sels dâaluminium par voie carotidienne avant lâĂ©vacuation des gaz abdominaux. |
| 1882 | Le docteur Henri Baudrian utilise pour la premiÚre fois le formaldéhyde sur Léo Gambetta. |
| 1960 | AndrĂ© Chatillon introduit le nĂ©ologisme « thanatopraxie », issu de la rĂ©flexion dâAndrĂ© Chatillon, Jacques Marette et Robert Lepine. |
| 1963 | Jacques Marette introduit en France des techniques modernes dâembaumement aprĂšs avoir obtenu son diplĂŽme aux Ătats-Unis dâAmĂ©rique. |
| 1976 | Le décret 76-435 reconnaßt les soins de conservation et homologue les fluides de conservation. |
| 1986 | Le décret 86-1423 impose un agrément préfectoral pour exercer la thanatopraxie, et le décret 94-260 de 1994 crée le diplÎme national de thanatopracteur. |
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đ La thanatopraxie conserve un corps par injection pour la durĂ©e limitĂ©e des obsĂšques, tandis que la momification le conserve Ă©ternellement par embaumement humain ou par dessiccation naturelle.
Compléments
Dans lâĂgypte ancienne, le corps Ă©tait dessĂ©chĂ© pendant 70 jours dans du natron avant lâenveloppement dans des bandelettes recouvertes de gomme et le placement dans un sarcophage.
Le Mos Teutonicus ou Mos Gallicus consistait Ă dĂ©membrer, Ă©viscĂ©rer puis faire bouillir le corps dans de lâeau ou du vin avec des Ă©pices afin de sĂ©parer la chair des os.
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La thanatopraxie associe lâinjection artĂ©rielle dâun produit conservateur, antiseptique et colorant, la ponction des liquides biologiques, le traitement des cavitĂ©s, puis la prĂ©sentation esthĂ©tique du corps.
Le thanatopracteur retarde la dégradation du corps, atténue ses stigmates, lui rend une apparence digne et apaisée et facilite le travail de deuil des familles.
Compléments
Défunts apaisés, familles rassurées
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đ Tout corps doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme potentiellement infectĂ©, car les agents biologiques prĂ©sents sont rarement connus ou signalĂ©s au thanatopracteur.
đ Le masque utilisĂ© doit ĂȘtre au minimum un FFP2, et les gants comportent une premiĂšre couche en nitrile puis une deuxiĂšme couche en PEHD.
Compléments
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Compléments
Les signes semi-tardifs comprennent la déshydratation, les lividités cadavériques, la rigidité cadavérique et le refroidissement cadavérique.
La cryogĂ©nisation est interdite en France, contrairement Ă lâutilisation des cases, tables et rampes rĂ©frigĂ©rĂ©es ou de la carboglace.
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đ Le soin de conservation est interdit en cas de mort suspecte ou violente et pour certaines infections transmissibles comme le cholĂ©ra, la peste, le charbon, la rage ou la tuberculose.
Le soin de conservation est autorisĂ© pour le VIH et les hĂ©patites A, B et C, tandis que la maladie Ă virus Ebola impose lâabsence de contact avec le corps.
La ventilation dâune salle de soins doit renouveler volumes dâair par heure, du haut vers le bas.
Compléments
đ Ă domicile, le soin doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© au maximum 36 heures aprĂšs le dĂ©cĂšs dans une piĂšce de plus de 10 mÂČ, isolĂ©e, ventilĂ©e et Ă©quipĂ©e de surfaces lessivables ou protĂ©gĂ©es.
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đ LâidentitĂ© du dĂ©funt doit ĂȘtre inscrite au feutre indĂ©lĂ©bile sur la housse et accompagnĂ©e dâun bracelet nominatif obligatoire.
La concentration finale habituelle du soin est comprise entre et .
Lâinjection artĂ©rielle est suivie dâun drainage cardiaque ou veineux, dâune ponction des cavitĂ©s, dâun Ă©pandage du liquide de cavitĂ©, de ligatures, de sutures, puis de lâhabillage et des finitions.
Un flacon Ă©chantillon contenant au minimum 50 ml de la prĂ©paration injectĂ©e doit ĂȘtre identifiĂ© par le nom du produit et son numĂ©ro de lot.
Compléments
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Les trois enveloppes et parois du cĆur sont lâendocarde, le myocarde et lâĂ©picarde, le tout Ă©tant contenu dans le pĂ©ricarde.
La petite circulation conduit le sang de lâoreillette droite au ventricule droit, Ă lâartĂšre pulmonaire, aux capillaires pulmonaires, aux veines pulmonaires puis Ă lâoreillette gauche.
La grande circulation conduit le sang oxygĂ©nĂ© de lâoreillette gauche au ventricule gauche, Ă lâaorte et aux organes, puis ramĂšne le sang veineux Ă lâoreillette droite par les veines caves ou la veine porte.
Compléments
La paroi du ventricule gauche mesure 1,5 Ă 2 cm dâĂ©paisseur, car elle propulse le sang dans lâaorte et lâensemble du corps.
Les vaisseaux sanguins, sauf les capillaires, possĂšdent trois couches:
đ Formule â La concentration se calcule avec la relation .
đ Le liquide artĂ©riel est diluĂ© et injectĂ© dans le systĂšme circulatoire par une artĂšre, tandis que le liquide de cavitĂ© est utilisĂ© pur et injectĂ© par gravitĂ© dans les cavitĂ©s thoracique et abdominale.
Les onze qualitĂ©s recherchĂ©es dâun fluide artĂ©riel sont conservatrice, fixatrice, bactĂ©ricide, fongicide, insecticide, sporicide, anticoagulante, fluidifiante, pĂ©nĂ©trante, colorante et dĂ©sodorisante.
La putrĂ©faction rĂ©duit les glucides en acide carbonique et en eau sous lâaction de microorganismes et dâenzymes, et rĂ©duit les protĂ©ines en leurs Ă©lĂ©ments CHONPS.
LA dans les artÚres, LC dans les cavités
Pour un corps ictĂ©rique, la concentration de la solution dâinjection est divisĂ©e par deux, une hydratation importante est rĂ©alisĂ©e et le violet peut neutraliser la coloration jaune au maquillage.
Pour un corps hydropïsé, le protocole peut associer pré-ponction, additif Oedémaco, surélévation et massage des membres, ponctions répétées et protection par films ou alÚses.
En cas dâemphysĂšme putride prĂ©coce avec prĂ©sentation, la solution est dosĂ©e Ă 2 %, injectĂ©e en six points et complĂ©tĂ©e par un Ă©pandage dâun litre et des ponctions rĂ©pĂ©tĂ©es.
En cas dâemphysĂšme putride tardif sans prĂ©sentation, la solution est dosĂ©e Ă 3 %, injectĂ©e en six points et par voie hypodermique, avec Ă©pandage dâun litre et Ă©vacuation des gaz Ă la seringue.
Pour un corps autopsié, les organes sont nettoyés, lacérés, traités avec du paraformaldéhyde ou du liquide de cavité, replacés dans un sac puis réintroduits dans les cavités avant la fermeture des ouvertures.
| Notion | Objectif | Durée | Procédés |
|---|---|---|---|
| Thanatopraxie | Faciliter le deuil et assurer lâhygiĂšne | LimitĂ©e au temps des obsĂšques | Injection, drainage et prĂ©sentation |
| Momification | Conserver Ă©ternellement le corps | Ăternelle | Embaumement ou dessiccation naturelle |
| Embaumement Ă©gyptien | Accompagner lâĂąme dans lâau-delĂ | VisĂ©e Ă©ternelle | Natron, Ă©viscĂ©ration et bandelettes |
| Liquide | Utilisation | Injection | Action |
|---|---|---|---|
| Liquide artériel | Réseau circulatoire | Par artÚre, avec pompe | Agit dans les capillaires |
| Liquide de cavité | Cavités thoracique et abdominale | Par gravité, utilisé pur | Traite les liquides et gaz des cavités |
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1. En quelle année André Chatillon introduit-il le néologisme « thanatopraxie » ?
2. Quelle est la définition de la thanatopraxie ?
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En quelle année André Chatillon a-t-il introduit le terme « thanatopraxie » ?
En 1960.
Thanatopraxie rĂŽle
Conserver temporairement un corps pour les obsĂšques.
Qu'est-ce que la thanatopraxie ?
Une science mortuaire qui conserve temporairement un défunt par procédés physico-chimiques.
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