Lernzettel: Introduction à la motricité et perception infantiles

📋 Plan du Cours

  1. Motricité et perception en interaction
  2. Composantes du développement psychomoteur
  3. Habiletés psychomotrices et praxies
  4. Intention, programmation et ajustement moteur
  5. Motricité globale et ses fonctions
  6. Composants de la motricité globale
  7. Séquence développementale de la motricité globale
  8. Motricité fine et coordination œil-main
  9. Développement de la préhension visuelle
  10. Praxies, automatisation et apprentissages
  11. Modèle cognitif de la réalisation de gestes
  12. Schéma corporel et développement en étapes

📖 1. Motricité et perception en interaction

🔑 Notions clés & Définitions

  • Motricité : La motricité désigne la façon de bouger, de se positionner et de manipuler pour agir.
  • Perception : La perception correspond à l’organisation des informations sensorielles par rapport aux objets, au corps, à l’espace, au temps et au rythme.
  • Schéma corporel : Le schéma corporel est la perception et la représentation du corps permettant de s’y repérer dans l’action.
  • Latéralité : La latéralité renvoie à l’organisation préférentielle des côtés du corps dans le contrôle et l’action.
  • Organisation temporelle et perception rythmique : L’organisation temporelle et la perception rythmique regroupent la façon dont l’enfant perçoit le temps et le rythme pour coordonner ses mouvements.

📝 Points essentiels

  • Motricité et perception évoluent en interaction constante : les actions enrichissent les perceptions et les perceptions guident l’ajustement moteur.
  • La perception organise les informations sensorielles en lien avec le corps, l’espace, le temps et le rythme, ce qui soutient l’évolution motrice.
  • Le développement psychomoteur se décrit via plusieurs composantes : motricité globale, motricité fine, schéma corporel, latéralité, organisation perceptive, organisation de l’espace, organisation temporelle et perception
  • Le développement psychomoteur correspond au progrès de ces composantes à travers les activités quotidiennes.
  • La motricité et la perception s’appuient sur la maturation du système nerveux et sur les expériences antérieures de l’enfant.
  • Le développement psychomoteur est présenté comme une première forme d’évaluation de l’intelligence de l’enfant.

💡 Astuce mémo

Action → perception → ajustement : on bouge, on sent, puis on affine.

📖 2. Composantes du développement psychomoteur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Praxie : La praxie est une action motrice apprise et organisée, rendue efficace par l’entraînement et l’intériorisation d’un modèle d’action.
  • Automatisation motrice : L’automatisation motrice correspond au passage d’une séquence de mouvements coûteuse en attention à un geste expert exécuté avec moins d’effort.
  • Motricité globale : La motricité globale regroupe les réponses motrices assurant l’harmonie et l’aisance du corps dans les activités de la vie courante et du jeu.
  • Dissociation : La dissociation est la capacité à activer une partie du corps de façon isolée sans mobiliser l’ensemble.
  • Coordination : La coordination est la combinaison de mouvements de membres déjà dissociés pour produire une action cohérente.

📝 Points essentiels

  • La praxie se construit par répétitions : la séquence est exercée et affinée jusqu’à une efficacité progressivement intériorisée.
  • L’intériorisation passe par l’élaboration d’un modèle d’action, ce qui soutient la réalisation de la praxie.
  • La réussite d’une praxie exige un entraînement avec effort cognitif et nombreuses répétitions pour obtenir un geste expert sans fatigue.
  • Trois critères de qualité des praxies sont l’économie attentionnelle, l’efficacité du geste selon le but et la situation, et la rentabilité de l’énergie investie.
  • Les praxies peuvent être facultatives pour l’espèce mais rendues nécessaires par l’environnement culturel (ex : écrire, s’habiller).
  • Certaines praxies dépendent davantage de facteurs socio-culturels et familiaux (ex : jouer du piano, football).

💡 Astuce mémo

Praxie = Répéter → Modèle d’action → Geste expert (moins d’attention, plus d’efficacité).

📖 3. Habiletés psychomotrices et praxies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hypertonie des membres : L’hypertonie des membres correspond à un niveau de tension musculaire élevé, visible notamment par des postures de flexion et des allongements rares.
  • Hypotonie du tronc : L’hypotonie du tronc correspond à un faible niveau de tension dans les muscles du tronc, avec une tête et une nuque moins soutenues.
  • Réflexe de Moro : Le réflexe de Moro est un réflexe moteur archaïque déclenché par un stimulus (bruit ou lumière) et caractérisé par une ouverture symétrique des bras puis un retour vers la poitrine.
  • Réflexe d’agrippement : Le réflexe d’agrippement est un réflexe archaïque où la stimulation de la paume provoque une fermeture très serrée de la main.
  • Réflexe cutané plantaire : Le réflexe cutané plantaire (Babinski) est un réflexe archaïque où la stimulation de la plante du pied entraîne une extension et un écartement des orteils.

📝 Points essentiels

  • Hypertonie des membres : sur le dos, flexion caractéristique des membres et allongements rares.
  • Hypotonie du tronc : faible niveau de tension dans les muscles, avec tête et nuque peu toniques.
  • Réflexe de succion : déclenché par une légère pression sur les lèvres du bébé.
  • Réflexe de Moro : sur le dos, ouverture/écartement symétrique des bras puis retour au milieu en arc de cercle, déclenché par un simple bruit ou une lumière, et il disparaît vers 4-5 mois.
  • Réflexe d’agrippement : fermeture très serrée si on stimule la paume avec un doigt ou un objet, et il disparaît vers 3 mois remplacé par la préhension volontaire vers 4 mois.
  • Réflexe cutané plantaire (Babinski) : extension et écartement des orteils si on stimule la face plantaire, et il disparaît vers 6 mois remplacé par la flexion des orteils après le début de la marche.

💡 Astuce mémo

Moro = Bruit/Lumière → Bras s’ouvrent puis reviennent; Agrippement = Paume serrée; Babinski = Plante → Orteils s’ouvrent.

📖 4. Intention, programmation et ajustement moteur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intention motrice : Capacité à viser un but précis dans l’action, avant et pendant l’exécution du mouvement.
  • Programmation motrice : Organisation planifiée des commandes motrices qui prépare la séquence d’un mouvement.
  • Ajustement moteur : Réajustement en cours d’action pour corriger le mouvement selon l’équilibre, l’environnement et les résultats observés.
  • Coordination intermembres : Mise en relation des membres supérieurs et inférieurs pour produire une action efficace et stable.

📝 Points essentiels

  • Le développement vise l’autonomie de déplacement, sans dépendre d’une seule forme (ex. ne pas rester au « 4 pattes »).
  • La dissociation et la coordination des membres supérieurs et inférieurs soutiennent l’amélioration du tonus et de l’équilibre.
  • Entre 10-12 mois, l’enfant se hisse debout, se tient debout avec appui d’une main et change facilement de position.
  • Entre 12-18 mois, l’enfant marche seul, pousse ou tire des jouets en marchant, et peut monter quelques marches avec aide sans alternance.
  • Entre 12-18 mois, les mouvements non locomoteurs s’enrichissent (ex. frapper du pied dans un ballon) et les locomoteurs aussi (ex. course malhabile, marche à reculons ou de côté en tirant un jouet).
  • Entre 18-24 mois, l’enfant maîtrise davantage des sauts (ex. saut à 2 pieds sur place sans décoller les pieds) et progresse vers des déplacements plus variés.

💡 Astuce mémo

Intention → programme → ajustement : viser, ordonner, corriger en temps réel.

📖 5. Motricité globale et ses fonctions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Motricité globale : La motricité globale regroupe les capacités de tonus, dissociation, coordination et équilibre qui permettent progressivement des mouvements plus stables et efficaces.
  • Coordination œil-main : La coordination œil-main est l’ajustement des mouvements des mains guidé par la vision, puis la vision guidée par les mouvements des mains.
  • Coordination œil-doigt : La coordination œil-doigt correspond au placement successif des doigts sur des cibles repérées visuellement.
  • Motricité fine : La motricité fine regroupe des mouvements précis et minutieux nécessitant contrôle localisé et perception pour guider l’action.
  • Familiarisation avec l’eau : La familiarisation avec l’eau désigne l’exposition précoce à l’eau qui permet d’apprendre progressivement des comportements aquatiques.

📝 Points essentiels

  • La familiarisation avec l’eau commence dès la naissance et l’enfant peut apprendre à flotter très tôt en se mettant sur le dos.
  • Vers 4 ans, la nage est souvent désorganisée, puis elle devient plus structurée avec l’âge.
  • Entre 5 et 6 ans, l’enfant peut commencer la brasse, sous réserve de capacités motrices suffisantes.
  • Entre 6 et 7 ans, l’apprentissage de techniques de natation en contexte scolaire nécessite une maturité de la motricité globale pour coordonner membres supérieurs et inférieurs.
  • La séquence du développement moteur suit des étapes globalement similaires d’un enfant à l’autre, malgré une forte variabilité inter-individuelle.
  • L’évolution de la motricité globale concerne le tonus, la dissociation, la coordination et l’équilibre, rendant possible une position stable puis des mouvements locomoteurs et non locomoteurs.

💡 Astuce mémo

Motricité globale = TONUS + DISSOCIATION + COORDINATION + ÉQUILIBRE → stabilité puis locomotion; en natation: dos tôt, brasse vers 5-6 ans, techniques vers 6-7 ans.

📖 6. Composants de la motricité globale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Motricité globale : Ensemble des habiletés motrices qui mobilisent de grandes parties du corps pour agir et se coordonner dans l’espace.
  • Coordination oculo-manuelle : Coordination entre la vision et l’action des mains permettant d’ajuster le geste pendant l’exploration et les activités.
  • Praxies : Habiletés motrices apprises qui deviennent de plus en plus automatiques grâce à la pratique et à l’ajustement par essais-erreurs.
  • Contrôle proximo-distal : Organisation du développement du geste où le contrôle progresse du proche vers le distal (épaule/bras vers poignet/doigts).
  • Boucles de rétroaction : Mécanismes de correction continue qui comparent le résultat du mouvement aux attentes pour ajuster l’exécution.

📝 Points essentiels

  • Entre 1 et 2 ans, l’enfant a un besoin intense d’exploration et de manipulation qui soutient la coordination oculo-manuelle dans les activités spontanées.
  • Entre 1 et 2 ans, l’exploration des objets contribue à l’acquisition de nouvelles praxies comme griffonner, gribouiller, manipuler fourchette et cuillère, manger seul avec une cuillère (18 mois), boire au verre (18-24),
  • Entre 1 et 2 ans, des actions typiques incluent lancer après avoir terminé (21 mois) et dévisser le bouchon d’un flacon (18-21 mois).
  • À 2 ans, l’enfant réalise des encastrements de formes simples et progresse dans les tours de blocs (au moins 4 blocs) avec insertion de pièces dans de très petits trous.
  • Entre 3 et 6 ans, le contrôle du geste suit une loi proximo-distale : l’épaule guide d’abord, puis la dissociation s’affine et l’amplitude diminue.
  • Entre 3 et 6 ans, la précision s’améliore jusqu’à l’usage de mouvements surtout au niveau du poignet et des doigts, avec des repères vers 3 ans (≥6 cubes, grosses perles, ciseaux grossiers) et vers 3,5 ans (déboutonner,

💡 Astuce mémo

Proximo→Distal : l’épaule mène, puis le poignet et les doigts prennent le relais.

📖 7. Séquence développementale de la motricité globale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intention motrice : L’intention motrice est le projet de modifier l’environnement, issu d’un but préalable, qui déclenche la planification et la programmation du geste.
  • Planification du geste : La planification du geste est l’organisation du plan général et de la structure temporelle des séquences d’action pour atteindre le but.
  • Programmation du geste : La programmation du geste est la mise au point automatique des paramètres moteurs et spatiaux nécessaires à l’exécution précise du mouvement.
  • Décision d’agir : La décision d’agir est la phase préparatoire finale qui tranche entre agir ou ne pas agir, sous l’influence des régions frontales et de la motivation.
  • Exécution effective : L’exécution effective correspond à la réalisation réelle du mouvement avec contraction musculaire, après les phases de préparation et de contrôle.

📝 Points essentiels

  • La séquence suit une logique but→intention→planification→programmation→décision→exécution effective, avec des boucles de rétroaction et des ajustements possibles.
  • L’intention préalable d’agir est consciente: le sujet se représente le résultat et les effets de son acte.
  • L’intention motrice dépend fortement de la motivation et des facteurs émotionnels, via des fonctions exécutives et le système limbique.
  • La planification établit le plan général et l’organisation temporelle des séquences, sans encore intégrer les paramètres spécifiques de la situation.
  • Les actions non routinières exigent une organisation temporelle et une conception/hiérarchisation de séquences, avec un lien préfrontaux↔ganglions de la base.
  • Les actions routinières s’appuient sur la recherche de schémas dans une mémoire procédurale, puis leur assemblage ajustable au contexte.

💡 Astuce mémo

But conscient → Plan (temps) → Programme (paramètres) → Décide (agir) → Exécute (muscle).

📖 8. Motricité fine et coordination œil-main

🔑 Notions clés & Définitions

  • Simulation motrice : La simulation motrice consiste à préparer mentalement un geste avant de l’exécuter afin de tester sa faisabilité et d’engager des ajustements proactifs.
  • Modèle interne de l’action : Le modèle interne de l’action est une représentation interne qui permet d’anticiper le geste et d’orienter la régulation avant le mouvement.
  • Neurones miroirs : Les neurones miroirs sont des neurones activés quand on exécute une action, quand on observe la même action, et aussi quand on l’imagine.
  • Sélectivité des neurones miroirs : La sélectivité des neurones miroirs décrit leur spécialisation à répondre à un type d’action plutôt qu’à toutes les actions.
  • Schéma corporel : Le schéma corporel est la connaissance immédiate du corps en statique ou en mouvement, incluant les rapports entre ses parties et avec l’espace et les objets.

📝 Points essentiels

  • L’action peut être préparée sans contraction musculaire via une simulation mentale répétée du geste.
  • La simulation mentale active des voies nerveuses liées au geste, ce qui facilite l’exécution ultérieure.
  • La régulation proactive intervient avant l’action pour ajuster le geste à venir.
  • La régulation rétroactive intervient pendant l’action pour corriger en temps réel selon l’environnement.
  • Les informations internes comprennent kinesthésiques, proprioceptives et vestibulaires.
  • Les informations externes comprennent visuelles, tactiles et auditives.

💡 Astuce mémo

Simulation mentale = répétition sans muscles, pour préparer la régulation avant/après le geste.

📖 9. Développement de la préhension visuelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Schéma corporel : Le schéma corporel est la représentation organisée du corps qui guide la perception, l’action et l’ajustement des mouvements.
  • Corps vécu : Le corps vécu correspond à la période où l’enfant construit son rapport au corps surtout à partir des sensations intéroceptives et proprioceptives.
  • Corps perçu : Le corps perçu désigne l’image mentale du corps qui se forme grâce à la pensée symbolique et à l’observation des mouvements.
  • Corps représenté : Le corps représenté est la forme tridimensionnelle du corps construite par la pensée opératoire, permettant d’anticiper et coordonner mentalement des actions.
  • Latéralité : La latéralité est la prise de conscience et la représentation interne des deux côtés du corps, avec identification d’un côté dominant.

📝 Points essentiels

  • La prise de conscience des possibilités d’action et le sentiment de sécurité dans les activités motrices soutiennent l’organisation de la personnalité via la conscience de soi.
  • La conscience de soi et l’image de soi se construisent à travers le vécu corporel et l’enrichissement du schéma corporel.
  • Le passage à la position debout modifie les sensations proprioceptives et kinesthésiques, ce qui change la perception du corps.
  • Le développement du schéma corporel suit 3 étapes : corps vécu (0-2 ans), corps perçu (2-7 ans), corps représenté (7-12 ans).
  • Le corps vécu (0-2 ans) repose sur des sensations intéroceptives et proprioceptives (faim, soif, température, positions, mouvements).
  • Entre 0-2 ans, l’enfant découvre visuellement son corps segment par segment et se familiarise avec ses sensations en lien avec les objets et l’entourage.

💡 Astuce mémo

0-2 = sensations (corps vécu) ; 2-7 = image (corps perçu) ; 7-12 = mental 3D (corps représenté).

📖 10. Praxies, automatisation et apprentissages

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ambidextre : L’ambidextre utilise indifféremment la droite et la gauche avec une habileté comparable.
  • Droitier/gaucher mixte : Le droitier/gaucher mixte réalise certains gestes avec la droite et d’autres avec la gauche.
  • Gaucher contrarié : Le gaucher contrarié est un enfant dont l’usage de la main droite a été imposé par l’influence sociale.
  • Faux gaucher/faux droitier : Le faux gaucher ou faux droitier correspond à un développement des habiletés du côté non préférentiel après un accident.
  • Latéralité vécue : La latéralité vécue est la dominance latérale établie sans encore de prise de conscience explicite.

📝 Points essentiels

  • La latéralité sert de repères spatiaux pour localiser les objets (ex. « la chaise est à ma droite ») grâce à la conscience des deux côtés du corps.
  • L’écriture bénéficie d’une latéralisation stabilisée, ce qui améliore l’efficacité; on vise l’affermissement de la latéralité avant de commencer.
  • La lecture s’appuie sur des repères G/D, liés à la direction du regard et à la position des lettres.
  • Le choix de la main n’affecte pas le potentiel global de l’enfant, mais influence l’acquisition de certaines praxies.
  • Les outils et instruments « latéralisés » (ciseaux, couteau, stick de golf, hockey, instruments de musique) sont souvent conçus pour les droitiers, ce qui oblige les enseignants à inverser leur geste.
  • Les conventions sociales favorisent les droitiers, ce qui peut créer des ajustements pédagogiques nécessaires pour les gauchers ou profils mixtes.

💡 Astuce mémo

Latéralité = repères (droite/gauche) → efficacité (écriture/lecture) ; outils = adaptation du geste (inversion).

📖 11. Modèle cognitif de la réalisation de gestes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Schéma corporel : Le schéma corporel correspond à la conscience du corps propre, utilisée comme premier repère spatial pour relier soi aux objets et à l’environnement.
  • Organisation perceptive : L’organisation perceptive regroupe les connaissances des objets et de leurs relations, notamment leurs positions et dimensions dans l’espace.
  • Organisation spatiale : L’organisation spatiale désigne la capacité à prendre conscience et à structurer différents types d’espaces pour guider l’action.
  • Espace perceptif : L’espace perceptif est l’organisation spatiale dominante de 0 à 7 ans, construite à partir du vécu sensoriel et moteur immédiat.
  • Espace projectif : L’espace projectif est l’organisation spatiale dominante de 7 à 12 ans, plus objective, permettant de représenter et combiner des trajets.

📝 Points essentiels

  • Toute activité adaptée nécessite une interprétation d’informations spatiales pour estimer distances, directions et dimensions des objets.
  • L’organisation spatiale s’appuie sur la prise de conscience de plusieurs types d’espace : espace occupé, espace-position et espace relatif.
  • L’espace occupé correspond à l’espace « à l’intérieur » des objets, tandis que l’espace-position correspond à l’espace « extérieur » à l’objet.
  • L’espace relatif regroupe des relations qui changent avec les déplacements, comme proximité-éloignement, superposition et inclusion.
  • L’organisation spatiale comprend des notions d’espace (à côté, devant, derrière, près, loin, sur, sous, gauche, droite, parallèle, croisé) pour décrire et agir.
  • L’adaptation spatiale est la capacité d’ajuster un mouvement ou une position à un espace donné, en contrôlant le mouvement face à des limites spatiales.

💡 Astuce mémo

Espace = dedans (occupé) / dehors (position) / entre-deux qui bouge (relatif).

📖 12. Schéma corporel et développement en étapes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Décentration du point de vue : Capacité à décrire une scène en se détachant de son propre point de vue pour adopter un point de vue plus objectif.
  • Tâche des 3 montagnes : Épreuve utilisée pour évaluer la décentration et la capacité de l’enfant à représenter correctement le point de vue d’autrui.
  • Orientation spatiale : Capacité à se repérer et à organiser un trajet en combinant plusieurs parcours représentés.
  • Organisation temporelle : Ensemble des capacités qui permettent de percevoir, structurer et utiliser le temps pour ajuster ses actions.
  • Temps subjectif : Perception personnelle du temps, influencée par la dimension affective et l’expérience vécue.

📝 Points essentiels

  • Dès 7-8 ans, les rapports spatiaux sont abordés de façon plus objective grâce à la décentration du point de vue.
  • La tâche des 3 montagnes sert de repère pour observer la décentration dans les descriptions.
  • L’orientation spatiale implique de représenter un trajet et de combiner différents parcours.
  • La structuration spatiale débute par une représentation graphique plus réaliste, avec découpage de l’espace et prise en compte des rapports topologiques, lignes et angles.
  • Le temps est une donnée abstraite perçue à travers la succession des événements de la vie.
  • Le temps subjectif varie selon la personne et peut prendre une coloration affective, contrairement au temps objectif qui mesure la durée entre deux événements.

💡 Astuce mémo

Décentration = « je me décale » ; 3 montagnes = « je vois comme l’autre ».

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
4-5 moisDisparition du réflexe de Moro
3 moisDisparition du réflexe d’agrippement, remplacé par la préhension volontaire (vers 4 mois)
6 moisDisparition du réflexe cutané plantaire (Babinski), remplacé par la flexion des orteils après le début de la marche
10-11 ansMaturité seulement vers 10-11 ans pour l’adaptation/gestion du temps
7-8 ansDébut de l’espace projectif et décentration (rapports spatiaux plus objectifs)

📊 Tableaux de synthèse

Habiletés psychomotrices vs praxies

CritèreHabiletés psychomotricesPraxies
AutomatisationPas toujours très automatiséesNécessitent un certain degré d’automatisation (via répétitions)
ApprentissageSouvent appris de manière incidente/implicitePeuvent être implicites ou plus explicites, avec apprentissages orientés vers un but
Définition fonctionnelleEnsemble de mouvements coordonnés volontairement en fonction d’un but et d’un résultat précisCoordination volontaire, dans le temps et dans l’espace, d’une séquence de mouvements dirigée vers un but (geste intentionnel)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre motricité et perception : la motricité concerne bouger/se positionner/manipuler, la perception organise les informations sensorielles par rapport au corps, à l’espace, au temps et au rythme.
  2. Croire que la praxie est le premier essai : au départ, l’enfant produit un mouvement volontaire peu efficace nécessitant beaucoup d’attention, la praxie émerge avec répétitions et automatisation.
  3. Mélanger régulation proactive et rétroactive : la proactive ajuste avant l’action (simulation/modèle interne), la rétroactive corrige pendant l’action selon l’environnement.
  4. Interpréter l’espace projectif comme “plus tôt” : le cours situe l’espace perceptif 0-7 ans et l’espace projectif 7-12 ans.
  5. Penser que la latéralité est innée : le cours insiste sur des facteurs génétiques et environnementaux, avec dominance et latéralité vécue puis prise de conscience.
  6. Oublier que la motricité fine dépend de la motricité globale : tonus, dissociation (bras/tronc) et perception (coordination œil-main) sont présentés comme déterminants.
  7. Confondre organisation temporelle et temps subjectif : le temps subjectif est personnel/affectif, tandis que l’organisation temporelle inclut repères, structuration et adaptation au rythme/durée.

✅ Checklist Examen

  1. Définir motricité, perception, schéma corporel, latéralité, et organisation temporelle/perception rythmique, puis expliquer l’interaction action↔perception.
  2. Lister les 7 composantes du développement psychomoteur et rappeler que le développement se décrit via leur progrès dans les activités quotidiennes.
  3. Expliquer ce qu’est une habileté psychomotrice et ce qu’elle suppose (intention, programmation, ajustement), puis distinguer habiletés psychomotrices vs praxies selon l’automatisation et le type d’apprentissage.
  4. Définir praxie et décrire le passage mouvement volontaire initial → répétitions → intériorisation d’un modèle d’action → geste expert.
  5. Citer les 3 qualités des praxies (économie attentionnelle, efficacité selon but/situation, rentabilité de l’énergie) et donner l’idée praxies et culture (facultatives biologiquement mais nécessaires culturellement).
  6. Reconnaître les réflexes archaïques vus : Moro (bruit/lumière, ouverture puis retour, disparition vers 4-5 mois), agrippement (paume, fermeture serrée, disparition vers 3 mois), cutané plantaire/Babinski (extension/écart
  7. disparition vers 6 mois).
  8. Décrire l’intention motrice, la programmation motrice et l’ajustement moteur, puis relier la dissociation/coordination des membres à l’amélioration tonus/équilibre.
  9. Maîtriser les repères locomoteurs du cours : 10-12 mois (se hisse debout, se tient avec appui), 12-18 mois (marche seule, monter quelques marches avec aide sans alternance), 18-24 mois (sauts à 2 pieds sur place).
  10. Expliquer la motricité globale : définition, 3 catégories (non locomoteurs, locomoteurs, position stable) et ses 4 composants (dissociation, coordination, équilibre, contrôle du tonus avec régulation réflexe vs contrôle/
  11. volontaire).“ ,
  12. Donner les repères de développement de la motricité globale (0-2 mois : hypertonie/hypotonie et réflexes; 2-4 mois : premiers mouvements non locomoteurs; 7-9 mois : ramper/4 pattes; 10-12 mois : verticalité; 12-18 mois :
  13. marche; puis 18-24 mois et au-delà selon la séquence).
  14. Définir motricité fine et expliquer sa dépendance à la motricité globale, puis décrire la coordination œil-main/œil-doigt et les étapes de préhension visuelle (2-4 mois, 4-6 mois, 6-7 mois, 8 mois, 9-10 mois, 1-2 ans, 2-

Teste dein Wissen

Teste dein Wissen zu Introduction à la motricité et perception infantiles mit 24 Multiple-Choice-Fragen mit detaillierten Korrekturen.

1. Quelle relation décrit le mieux l’interaction entre motricité et perception ?

2. Que désigne la perception dans le développement psychomoteur ?

Quiz machen →

Mit Karteikarten lernen

Merke dir die Schlüsselkonzepte von Introduction à la motricité et perception infantiles mit 24 interaktiven Karteikarten.

Motricité — définition ?

Façon de bouger, de se positionner, de manipuler.

Perception — rôle ?

Organise les infos sensorielles par rapport au corps, espace, temps.

Schéma corporel — fonction ?

Représente le corps pour s’y repérer dans l’action.

Karteikarten ansehen →

Similar courses

Erstelle deine eigenen Lernzettel

Importiere deinen Kurs und die KI erstellt in 30 Sekunden Lernzettel, Quizze und Karteikarten.

Lernzettel-Generator