Lernzettel: Neurosciences cognitives et plasticité cérébrale

📋 Plan du Cours

  1. Neurosciences cognitives et question du tout
  2. IRM cérébrale : principe et limites
  3. Localisation des lésions par IRM
  4. Plasticité cérébrale et neuroplasticité
  5. Maturation cérébrale : croissance et synaptogenèse
  6. Plasticité induite par l’expérience : milieux enrichis
  7. Loi de Hebb et sélection synaptique
  8. Potentialisation à long terme synaptique
  9. Plasticité compensatoire intermodale chez non-voyants
  10. Plasticité induite par une lésion : membre fantôme
  11. Théories de la genèse des émotions
  12. Amygdale : voies et rôle dans l’apprentissage

📖 1. Neurosciences cognitives et question du tout

🔑 Notions clés & Définitions

  • Neurosciences cognitives : Domaine scientifique qui relie les mécanismes biologiques du cerveau aux processus cognitifs observables.
  • Neuropsychologie : Spécialité qui étudie les liens cerveau–cognition à partir des effets de lésions ou de dysfonctionnements cérébraux.
  • Cognition : Ensemble des processus mentaux qui permettent de percevoir, décider, agir et s’adapter à l’environnement.
  • Localisation des fonctions : Idée selon laquelle des régions cérébrales différentes contribuent de façon spécifique à des fonctions cognitives distinctes.
  • Doctrine neuronale : Thèse selon laquelle le système nerveux est constitué d’unités de base, les neurones, qui communiquent entre elles.

📝 Points essentiels

  • Les neurosciences cognitives cherchent à expliquer comment des processus mentaux sont réalisés par des mécanismes neuronaux sous-jacents.
  • La cognition regroupe des processus comme mémoire, attention, perception, motricité, décision, action et langage, qui produisent un comportement cohérent.
  • La question du tout et des parties oppose l’idée d’un fonctionnement global à celle de contributions spécifiques de régions et de connexions différentes.
  • Le cerveau n’est pas uniformément impliqué dans toutes les fonctions, ce qui motive l’hypothèse de modules ou de spécialisations.
  • La doctrine neuronale affirme que les neurones sont les unités élémentaires du système nerveux et qu’ils sont connectés via des synapses.
  • La localisation des fonctions est relancée par des observations de patients cérébrolésés, notamment en lien avec le langage et la dominance hémisphérique.

💡 Astuce mémo

Tout = cohérence du comportement ; Parties = spécialisation des régions (modules) ; Neurones = briques, synapses = liens.

📖 2. IRM cérébrale : principe et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • IRMf : L’IRM fonctionnelle est une technique d’imagerie qui mesure indirectement l’activité cérébrale via des variations liées au métabolisme local.
  • PET : La TEP (PET) est une imagerie fonctionnelle qui infère l’activité cérébrale à partir de la consommation de glucose ou d’oxygène.
  • EEG : L’électroencéphalographie est une mesure électrique de l’activité cérébrale enregistrée à partir du scalp ou d’électrodes intracérébrales.
  • MEG : La magnétoencéphalographie mesure les champs magnétiques produits par l’activité neuronale.
  • Résolution spatio-temporelle : La résolution spatio-temporelle décrit le niveau de détail spatial et la finesse temporelle avec lesquels une technique mesure l’activité cérébrale.

📝 Points essentiels

  • L’IRMf et la PET mesurent l’activité de façon indirecte à partir de la consommation d’O2 et/ou de glucose plutôt que du signal électrique direct.
  • Les techniques de mesure directe (EEG, iEEG) enregistrent des champs électriques liés à l’activité neuronale.
  • Selon la méthode, la résolution spatiale varie (de l’échelle μm à cm) et la résolution temporelle varie (de ms à plusieurs secondes).
  • Les mesures peuvent être plus ou moins intégratives spatialement (local vs global) selon la technique utilisée.
  • Pour limiter les biais de chaque mesure, on combine des méthodes (ex. croiser IRMf et EEG) afin d’obtenir à la fois localisation et timing.

💡 Astuce mémo

IRMf/PET = métabolisme (indirect) ; EEG/MEG = électricité/magnétisme (direct) ; plus on gagne en localisation, plus le timing peut se dégrader (et inversement).

📖 3. Localisation des lésions par IRM

🔑 Notions clés & Définitions

  • Imagerie par Résonance Magnétique : L’imagerie par résonance magnétique est une technique d’imagerie médicale non invasive qui produit une image 3D de la structure cérébrale à partir de propriétés magnétiques des tissus.
  • IRM : L’IRM désigne l’examen d’imagerie par résonance magnétique utilisé pour différencier les tissus et repérer des anomalies structurelles dans le cerveau.
  • Anomalies structurelles : Les anomalies structurelles sont des modifications visibles de la forme ou de l’organisation des tissus cérébraux détectables en IRM.
  • IRM de diffusion : L’IRM de diffusion est une modalité IRM qui exploite la diffusion des molécules d’eau pour inférer l’organisation des tissus, notamment la substance blanche.
  • Morphométrie basée sur les voxels : La morphométrie basée sur les voxels est une méthode qui quantifie, en IRM 3D, la quantité de tissu à chaque localisation via des mesures de volume.

📝 Points essentiels

  • L’IRM sert à différencier les tissus entre eux sur l’image, avec une échelle de niveaux de gris allant du noir au blanc selon le type de tissu.
  • L’IRM ne mesure pas l’activité neuronale en temps réel : elle fournit des informations sur la forme et la structure du cerveau.
  • Le principe physique repose sur la résonance magnétique nucléaire (RMN) de noyaux atomiques, notamment l’hydrogène.
  • Les anomalies observées en IRM peuvent être développementales, liées à un traumatisme, à un AVC, à une maladie/pathologie ou à une intervention chirurgicale.
  • L’IRM de diffusion (DTI) mesure le sens de diffusion de l’eau contraint par les tissus, typiquement les axones de substance blanche.
  • La DTI permet d’estimer la position, l’orientation et l’anisotropie des structures fibreuses, comme les faisceaux de substance blanche myélinisés (ex : faisceau arqué, corps calleux).

💡 Astuce mémo

IRM = Image RÉELLE de la Morphologie : pas l’activité, mais la forme; DTI = Diffusion des axones; VBM = Volume de substance grise.

📖 4. Plasticité cérébrale et neuroplasticité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Analyse de reconstruction des sources : Méthode de traitement du signal qui vise à estimer d’où provient l’activité cérébrale à partir des mesures enregistrées.
  • Potentiels évoqués : Mesures électrophysiologiques d’ondes liées à un traitement neuronal, permettant de repérer précisément le moment où le cerveau change de traitement.
  • EEG : Technique d’électrophysiologie qui enregistre l’activité électrique du cerveau à partir d’électrodes sur le scalp.
  • Magnétoencéphalographie : Technique qui enregistre les variations du champ magnétique liées à l’activité électrique des neurones.
  • Neuroplasticité : Capacité du cerveau à modifier son fonctionnement et ses réseaux en réponse à l’expérience, à l’apprentissage ou à la stimulation.

📝 Points essentiels

  • Le moyennage des essais réduit le bruit en exploitant la variabilité d’un signal d’essai à l’autre pour récupérer le composant commun.
  • Les potentiels évoqués apportent une information temporelle sur quand survient une différence de traitement neuronal liée à un stimulus ou à une tâche cognitive.
  • Les potentiels évoqués sont interprétés comme un traitement d’information par des réseaux de neurones.
  • Bandes EEG: alpha 3–18 Hz (éveil, yeux fermés), beta 18–30 Hz (éveil, alerte; sommeil REM), gamma >30 Hz (attention, mémoire, réponse), delta 0.5–4 Hz (sommeil profond), theta 4–8 Hz (mémoire, endormissement).
  • La MEG enregistre des variations de champ magnétique produites par l’activité neuronale, et chaque champ magnétique est tangentiel au champ électrique correspondant.
  • L’iEEG/ECoG mesure des variations électriques avec des électrodes intracérébrales ou sur la surface, donnant un signal plus local et moins contaminé que l’EEG par crâne et tissus voisins.

💡 Astuce mémo

Moyenne = “commun + bruit dehors” ; EEG = alpha yeux fermés, beta alerte/REM, gamma attention, delta sommeil profond, theta mémoire/endormissement.

📖 5. Maturation cérébrale : croissance et synaptogenèse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Colliculus supérieur : Structure du tronc cérébral impliquée dans l’intégration visuelle et dans l’orientation vers des cibles, avec des neurones répondant aussi à d’autres modalités.
  • Colliculus inférieur : Structure sous-jacente au colliculus supérieur, associée à des traitements sensoriels notamment auditifs dans le cadre présenté.
  • Neurones multi-sensoriels : Neurones qui répondent à plusieurs modalités sensorielles et possèdent des champs récepteurs compatibles avec ces différentes entrées.
  • Sillon temporal supérieur : Région corticale impliquée dans l’intégration audio-visuelle, notamment pour la perception de la parole.
  • Fenêtres temporelles d’intégration : Courtes périodes pendant lesquelles le cerveau combine des signaux de différentes modalités quand ils sont synchrones ou quasi synchrones.

📝 Points essentiels

  • Chez le chat, l’intégration multisensorielle débute dès la 4e semaine après la naissance, avec une phase de convergence puis d’intégration.
  • Chez l’humain, l’intégration audio-visuelle est présente dès la naissance et les premières semaines, avec une intégration « générale » avant 4 mois puis une spécialisation vers ~8 mois.
  • L’intégration olfactif-visuelle se manifeste par un effet sur la reconnaissance de visages à ~4 mois renforcée par une odeur maternelle.
  • Dans le colliculus supérieur, des neurones montrent un effet supra-additif : la réponse à VA dépasse la somme des réponses V et A séparées.
  • Les neurones du colliculus supérieur peuvent être uni-modaux, bimodaux ou tri-modaux, et leurs réponses sont supprimées pour des stimuli non cohérents dans l’espace et le temps.
  • L’intégration multisensorielle améliore détection et discrimination, et accélère la réponse/détection par rapport aux modalités séparées, avec un gain maximal quand les stimuli unimodaux sont peu intenses (principe d’« é

📖 6. Plasticité induite par l’expérience : milieux enrichis

🔑 Notions clés & Définitions

  • Milieux enrichis : Milieux enrichis : environnements qui augmentent les stimulations, l’exploration et les interactions, favorisant l’apprentissage et la plasticité cérébrale.
  • Loi de Hebb : Loi de Hebb : principe selon lequel la connexion entre deux neurones se renforce quand leur activité est corrélée dans le bon ordre temporel.
  • Plasticité par l’usage : Plasticité par l’usage : modification de la représentation corticale quand une fonction ou un mouvement est plus fréquemment utilisé, même sans mouvement.
  • Plasticité compensatoire intermodale : Plasticité compensatoire intermodale : réorganisation où le cortex d’une modalité sensorielle traite aussi des informations d’autres modalités, notamment chez les non-voyants.
  • Substitution sensorielle : Substitution sensorielle : réaffectation fonctionnelle permettant d’utiliser une modalité sensorielle pour compenser le manque d’une autre, via la plasticité cérébrale.

📝 Points essentiels

  • Les milieux enrichis combinent stimulations sensorielles, espace d’exploration, objets, interactions sociales, activité physique volontaire et opportunités d’apprendre.
  • Les rats élevés en milieux enrichis montrent de meilleures performances comportementales, notamment dans des tâches de résolution de problèmes.
  • L’enrichissement entraîne des changements morphologiques et cellulaires dans le cortex : neurones plus volumineux, plus d’axones, plus de dendrites et plus d’épines dendritiques.
  • La loi de Hebb repose sur la co-décharge présynaptique puis postsynaptique : la synapse se renforce si les décharges sont temporellement ordonnées.
  • La loi de Hebb implique une plasticité dépendante du timing (spike-timing-dependent plasticity) et un renforcement des synapses efficaces avec élagage des moins efficaces.
  • La potentialisation à long terme synaptique (LTP) illustre la loi de Hebb : répétition de stimulation avec récepteurs NMDA augmente le calcium post-synaptique, ce qui favorise l’augmentation/activation des récepteurs AM-

💡 Astuce mémo

Hebb = « avant→après » : présynaptique d’abord, postsynaptique ensuite, donc la synapse “gagne”.

📖 7. Loi de Hebb et sélection synaptique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Loi de Hebb : Principe de plasticité synaptique reliant l’activité conjointe de deux neurones à un renforcement durable de la connexion entre eux.
  • Sélection synaptique : Mécanisme de plasticité où seules certaines synapses gagnent en efficacité, tandis que d’autres s’affaiblissent ou disparaissent selon l’activité.
  • Plasticité induite par l’expérience : Capacité du cerveau à modifier ses connexions et ses réponses en fonction des apprentissages et des stimulations vécues.
  • Potentialisation à long terme synaptique : Renforcement durable de l’efficacité d’une synapse après une stimulation répétée ou intense, servant de base à certains apprentissages.

📝 Points essentiels

  • La loi de Hebb décrit un renforcement quand deux neurones sont co-actifs, ce qui favorise la transmission de l’information via leurs synapses.
  • La sélection synaptique implique une compétition entre synapses, conduisant à un réseau plus efficace pour les patterns d’activité réellement rencontrés.
  • La plasticité induite par l’expérience regroupe plusieurs formes, dont la loi de Hebb et la potentialisation à long terme synaptique.
  • La potentialisation à long terme synaptique correspond à une augmentation durable de l’efficacité synaptique après stimulation, plutôt qu’à un effet uniquement transitoire.
  • La sélection synaptique explique comment l’apprentissage peut remodeler le réseau en renforçant certaines connexions et en réduisant les autres.

💡 Astuce mémo

Hebb = co-activité → connexion renforcée ; Sélection = tri des synapses selon ce qui s’active vraiment.

📖 8. Potentialisation à long terme synaptique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Potentialisation à long terme : La potentialisation à long terme est un renforcement durable de l’efficacité synaptique après une stimulation, lié à des changements de la transmission entre neurones.
  • Stimulation répétée : Une stimulation répétée est un ensemble de signaux qui, lorsqu’ils sont suffisamment intenses et synchronisés, déclenchent des modifications durables de la synapse.
  • Consolidation mnésique : La consolidation mnésique est la phase où une trace nouvellement encodée est stabilisée, et où des facteurs comme l’activation émotionnelle peuvent moduler sa force.
  • Arousal émotionnel : L’arousal émotionnel est un état d’activation physiologique lié à l’émotion qui augmente la probabilité de mieux retenir une information.

📝 Points essentiels

  • La potentialisation à long terme correspond à un apprentissage synaptique durable, distinct des réponses rapides et instinctives.
  • Le stress ponctuel déclenche une activation immédiate du corps qui perturbe l’homéostasie et peut influencer les voies impliquées dans l’apprentissage.
  • L’activation émotionnelle (arousal) améliore la rétention après encodage, et l’amygdale module surtout la force de la trace plutôt que la présence de l’encodage.
  • La modulation de la mémoire peut intervenir après l’encodage, pendant la consolidation, ce qui rend l’effet émotionnel compatible avec une action postérieure.
  • Une lésion de l’amygdale droite est associée à un trouble du rappel de mémoire autobiographique émotionnelle, montrant un rôle de l’amygdale dans la composante émotionnelle de la mémoire.

💡 Astuce mémo

LTP = « trace qui s’épaissit » : arousal après encodage → consolidation plus solide → oubli plus lent.

📖 9. Plasticité compensatoire intermodale chez non-voyants

🔑 Notions clés & Définitions

  • Plasticité compensatoire intermodale : Capacité du cerveau à réorganiser ses fonctions pour compenser la perte d’un sens, en réaffectant des ressources à d’autres modalités.
  • Amygdale : Structure cérébrale impliquée dans le traitement émotionnel, notamment l’arousal, et la modulation de la force des traces mnésiques.
  • Consolidation mnésique : Période suivant l’encodage où la trace en mémoire peut être renforcée ou modulée par des facteurs comme l’activation émotionnelle.
  • Extinction : Processus d’apprentissage qui réduit la réponse conditionnée après exposition répétée au stimulus sans le facteur aversif.
  • EMDR : Méthode de désensibilisation et retraitement utilisant notamment des mouvements oculaires pour diminuer la charge émotionnelle liée à des souvenirs.

📝 Points essentiels

  • Un rat stressé juste après l’apprentissage retient mieux la tâche qu’un rat non stressé, alors qu’un rat sans amygdale retient la tâche mais moins bien.
  • L’amygdale ne détermine pas le fait d’encoder la trace, mais module surtout la force de cette trace mnésique.
  • La modulation de la mémoire peut intervenir après l’encodage, pendant la consolidation.
  • Des lésions de l’amygdale droite entraînent un trouble du rappel de mémoire autobiographique émotionnelle.
  • L’activation (arousal) module la vitesse d’oubli des traces, via un mécanisme de consolidation influencé par l’amygdale.

💡 Astuce mémo

Amygdale = Amplificateur de trace (pas le bouton d’encodage) ; arousal après l’encodage = trace plus forte, oubli plus lent.

📖 10. Plasticité induite par une lésion : membre fantôme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Douleur de soi : La douleur de soi correspond à l’expérience subjective quand le corps est en souffrance, avec activation de régions impliquées dans la représentation corporelle.
  • Douleur d’autrui : La douleur d’autrui correspond à la souffrance perçue chez une autre personne, avec un pattern d’activation partiellement distinct de celui de la douleur de soi.
  • Insula antérieure : L’insula antérieure est une région corticale impliquée dans le traitement de la douleur liée à soi et à autrui.
  • Cortex cingulaire antérieur : Le cortex cingulaire antérieur participe au traitement de la douleur de soi et de la douleur d’autrui.
  • Membre fantôme : Le membre fantôme désigne la sensation de présence et parfois de douleur dans un membre amputé, liée à des réorganisations cérébrales après lésion.

📝 Points essentiels

  • Pour la douleur de soi, l’insula antérieure et le cortex cingulaire antérieur s’activent.
  • Pour la douleur d’autrui, l’insula postérieure et les cortex somatosensoriels ne s’activent pas de la même façon que pour la douleur de soi.
  • Les réponses neuronales liées à l’empathie sont modulées par la perception de l’honnêteté des autres.
  • Dans le jeu du dilemme du prisonnier, les participants observent des chocs punitifs infligés à un autre joueur, et l’activité associée à l’empathie varie selon que le joueur est jugé juste ou injuste.
  • La punition altruiste s’accompagne d’une activation de l’insula frontale (gauche et droite) lors de l’observation du choc punitif.
  • L’ocytocine est une hormone pro-socialisante libérée par la neurohypophyse, produite par les noyaux paraventriculaires de l’hypothalamus, et associée à des biais intra-groupe.

💡 Astuce mémo

Soi = insula antérieure + cingulaire antérieur ; Autrui = pas insula postérieure ni somatosensoriel (comme pour soi).

📖 11. Théories de la genèse des émotions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fixations oculaires : Les fixations oculaires sont des arrêts brefs du regard qui révèlent où l’information visuelle est traitée pendant la perception.
  • Décodage de sens : Le décodage de sens désigne le traitement de la signification d’une scène qui guide ensuite les saccades et les fixations.
  • Mind-wandering : Le mind-wandering correspond à l’errance de l’attention vers des pensées non liées à la tâche en cours.
  • Réseau activé par défaut : Le réseau activé par défaut est un réseau cérébral engagé surtout quand l’individu n’agit pas de façon orientée vers un but.
  • Contrôle cognitif : Le contrôle cognitif regroupe les mécanismes permettant d’orienter le comportement vers un but en sélectionnant l’information et les actions pertinentes.

📝 Points essentiels

  • L’attention influence les saccades et fixations en utilisant le décodage de sens de la scène pour guider où regarder.
  • Le mind-wandering correspond à des pensées spontanées qui surviennent pendant l’absence d’action orientée but.
  • Le réseau activé par défaut implique notamment le cortex cingulaire postérieur et le cortex préfrontal ventromédian, avec l’hippocampe et le TPJ.
  • Le « voyage temporel » du réseau activé par défaut combine planification future et récit autobiographique passé, avec un focus sur le Soi.
  • L’équilibre d’activation du réseau activé par défaut est associé à des états comme la schizophrénie et la dépression, avec implication du cortex cingulaire postérieur.
  • Le contrôle cognitif se distingue des habitudes/automatismes par la présence de comportements orientés vers un but et par la sélection d’information et d’actions.

💡 Astuce mémo

Décodage → Regard : sens de la scène = saccades; Pensées vagabondes → DMN : pas d’action = réseau actif.

📖 12. Amygdale : voies et rôle dans l’apprentissage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amygdale : Région cérébrale impliquée dans l’émotion, notamment la peur, et participant aux apprentissages associés aux signaux émotionnels.
  • Apprentissage associatif : Mécanisme d’apprentissage où des connexions se renforcent grâce au renforcement et à la prédiction des événements.
  • Hotspots hédoniques : Zones cérébrales liées à l’attraction et au plaisir, où l’activité reflète la valeur positive d’un stimulus.
  • Coldspots : Zones cérébrales associées au rejet et au dégoût, où l’activité reflète une valeur négative d’un stimulus.
  • Erreur de prédiction dopaminergique : Signal dopaminergique qui code l’écart entre ce qui est attendu et ce qui se produit réellement.

📝 Points essentiels

  • L’amygdale contribue au traitement émotionnel (dont la peur) au sein des réseaux impliqués dans la récompense et l’apprentissage.
  • Les réseaux de récompense incluent VTA (dopamine), nucleus accumbens, striatum ventral/dorsal, cortex préfrontal, hippocampe et amygdale.
  • La dopamine sert de signal de renforcement et de prédiction, en soutenant l’apprentissage par plasticité neuronale.
  • Les hotspots hédoniques incluent nucleus accumbens, striatum ventral, cortex orbitofrontal et cortex insulaire, tandis que les coldspots correspondent au dégout-rejet.
  • L’expérience d’Old et Milner (1954) relie dopamine, nucleus accumbens et expérience de plaisir dans le fonctionnement du système de récompense.
  • Les neurones dopaminergiques de la VTA (Schultz, 1997) codent une erreur de prédiction, c’est-à-dire la différence entre prédiction et résultat observé.

💡 Astuce mémo

Amygdale = ÉMOTION (peur) qui “colle” l’apprentissage au contexte; Dopamine = PRÉDICTION (erreur) qui ajuste le renforcement.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
-3000AvJCMomification égyptienne : cerveau retiré, cœur central
-3700 -2200 AvJCTrépanation (cause inconnue)
460-370 AvJCHippocrate
384-322 AvJCAristote
129 -200Claude Galien
1737-1798Luigi Galvani (lien nerfs–muscles, courant électrique)

📊 Tableaux de synthèse

Techniques : mesure directe vs indirecte

TechniqueType de mesureActivité mesurée
IRMfIndirecte (métabolisme/O2-glucose)Variations BOLD liées à l’activité neuronale
PET (TEP)Indirecte (traceurs : glucose/O2/récepteurs)Consommation/absorption liée à l’activité cellulaire
EEGDirecte (électricité)Champs électriques via scalp/électrodes
MEGDirecte (magnétisme)Champs magnétiques tangents au champ électrique
iEEG/ECoGDirecte (électricité intracérébrale/surface)Signal plus local, moins contaminé que l’EEG

Approches théoriques en psychologie (succession)

Période/écoleIdée centraleMéthode/objet
~1850 Structuralisme (associationisme)Idées complexes à partir d’éléments simplesPsychophysique + introspection
~1900 GestaltismeLe tout est plus que la somme des partiesPhénoménologie de la perception, règles d’organisation
~1890 (pré-)BehaviorismeHabitudes via récompense/punitionLoi de l’effet (apprentissage du comportement)
Behaviorisme (~1900)Étude du comportement observableAssociation statistique stimulus–réponse, rejet de la conscience
~1950 CognitivismeCognition = traitement d’informationMétaphore ordinateur, mémoire/langage
ConnexionnismeCognition = calculs de réseaux neuronauxRéseaux de neurones (non-symbolique)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre IRMf/TEP (mesure indirecte via métabolisme/traceurs) avec EEG/MEG/iEEG (mesure directe du signal électrique/magnétique).
  2. Croire que l’IRM “mesure l’activité en temps réel” : elle décrit surtout la structure et les anomalies structurelles.
  3. Mélanger localisation et connectivité : la localisation parle de régions, la connectivité structurelle/fonctionnelle parle des liens et de leurs effets.
  4. Interpréter la loi de Hebb comme “co-activité = toujours renforcement” sans timing : le renforcement dépend de l’ordre temporel (spike-timing).
  5. Penser que l’amygdale “crée l’encodage” : elle module surtout la force de la trace (consolidation/oubli), pas la présence de l’encodage.
  6. Confondre émotions et sentiments : les émotions sont rapides, les sentiments plus lents et durables.
  7. Croire que l’attention est un état général “activé” : elle implique sélection/inhibition et peut être dissociée de l’éveil.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer la question du tout et des parties en cognition (modules/spécialisations) et relier cela aux notions de localisation des fonctions et doctrine neuronale.
  2. Comparer IRMf/PET à EEG/MEG/iEEG en termes de mesure (indirecte vs directe) et de résolutions spatio-temporelles, puis justifier l’intérêt de combiner des méthodes.
  3. Décrire ce que mesure l’IRM (structure/anomalies) et ce que mesure la DTI (diffusion de l’eau pour inférer orientation/anisotropie des faisceaux).
  4. Expliquer le rôle des potentiels évoqués et du moyennage des essais pour récupérer un signal temporel lié au traitement neuronal.
  5. Connaître les grandes étapes de maturation (croissance dendritique/axonale, synaptogenèse, élagage, myélinisation) et l’idée de période sensible/critique.
  6. Décrire les milieux enrichis (composantes) et leurs effets morphologiques/cellulaires, puis relier ces effets à la plasticité induite par l’expérience.
  7. Formuler la loi de Hebb et préciser la condition de timing (pré- puis post-synaptique) et le lien avec sélection synaptique.
  8. Définir la potentialisation à long terme (LTP) et décrire le rôle des récepteurs NMDA/augmentation calcium puis AMPA (mécanisme cellulaire).
  9. Expliquer la plasticité par l’usage (augmentation de la représentation corticale avec pratique/stimulation sans mouvement) et donner au moins un exemple (musiciens, bilingues, taxi).
  10. Décrire la plasticité compensatoire intermodale chez les non-voyants (recrutement du cortex visuel pour audition/toucher/langage) et au moins une preuve comportementale ou de privation courte.
  11. Définir la substitution sensorielle (principe de transmettre un code d’une modalité via un canal fonctionnel d’une autre) et citer l’idée générale de BACH-Y-RITA.
  12. Expliquer la plasticité induite par lésion : amputation (réorganisation sans retour sensoriel/moteur), membre fantôme (réorganisation + boîtes à miroir), et vicariance (remplacer/déléguer une fonction à un avatar/une mod
  13. Expliquer les émotions : valence/activation, émotions vs sentiments, et distinguer stress ponctuel vs chronique (adrénaline vs cortisol) en lien avec l’intéroception.
  14. Comparer les théories de la genèse des émotions (James-Lange, Cannon-Bard, Singer-Schachter, LeDoux) en termes de rôle du corps, du cortex et de l’évaluation cognitive/voie rapide-voie lente.

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Neurosciences cognitives — question du tout

Oppose fonctionnement global et contributions spécifiques

Neurosciences cognitives

Liées aux mécanismes biologiques et processus cognitifs.

IRM cérébrale — principe et limite

Mesure indirecte via métabolisme, limite résolution temporelle

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