Revision sheet: Gestion et Transformation de la SARL

Plan du Cours

  1. Constitution SARL
  2. Apports en nature
  3. Gérance SARL
  4. Responsabilités gérant
  5. Droits associés
  6. Opérations sur capital
  7. Transformation SARL
  8. Dissolution SARL
  9. Cession parts sociales
  10. Augmentation capital
  11. Réduction capital

1. Constitution SARL

Notions clés & Définitions

  • Conditions gĂ©nĂ©rales de validitĂ© : Ensemble des critĂšres indispensables pour la formation d’un contrat de sociĂ©tĂ©, comprenant un consentement rĂ©el non viciĂ©, la capacitĂ© juridique des associĂ©s, et un contenu licite et certain. AUTEUR (date) : Chapitre 8.

  • CapacitĂ© juridique : Aptitude d’une personne Ă  contracter valablement, permettant aux mineurs sous reprĂ©sentation lĂ©gale ou aux Ă©trangers de devenir associĂ©s sous certaines conditions. AUTEUR (date) : Chapitre 8.

  • Nombre d’associĂ©s : La SARL doit compter entre 2 et 100 associĂ©s. En cas de dĂ©passement, la sociĂ©tĂ© doit se rĂ©gulariser sous un an, sous peine de dissolution. AUTEUR (date) : Chapitre 8.

  • Capital social : Montant que les associĂ©s s’engagent Ă  apporter Ă  la sociĂ©tĂ©, dont le montant est libre sauf pour certains secteurs oĂč un minimum est requis. La sociĂ©tĂ© peut opter pour un capital variable. AUTEUR (date) : Chapitre 8.

  • Types d’apports : Contributions des associĂ©s Ă  la sociĂ©tĂ©, pouvant ĂȘtre en numĂ©raire (argent), en nature (biens Ă©valuĂ©s par un commissaire aux apports), ou en industrie (savoir-faire ou travail). AUTEUR (date) : Chapitre 8.

Points essentiels

  • La constitution d’une SARL nĂ©cessite le respect des conditions de fond, notamment le consentement non viciĂ©, la capacitĂ© juridique, et un contenu licite du contrat. La capacitĂ© juridique permet aux mineurs reprĂ©sentĂ©s ou aux Ă©trangers d’ĂȘtre associĂ©s, sous rĂ©serve de certaines formalitĂ©s (Chapitre 8).

  • Le nombre d’associĂ©s doit ĂȘtre compris entre 2 et 100. Au-delĂ , la sociĂ©tĂ© doit se conformer Ă  la loi dans l’annĂ©e, faute de quoi elle sera dissoute. Les associĂ©s peuvent ĂȘtre des personnes physiques ou morales, avec des rĂšgles spĂ©cifiques en cas d’apport de biens communs ou de conjoint revendiquant une part (Chapitre 8).

  • Le capital social est librement fixĂ© par les statuts, sauf pour certains secteurs oĂč un minimum est exigĂ© (ex : banques, sociĂ©tĂ©s financiĂšres). La sociĂ©tĂ© peut opter pour un capital variable. Les parts sociales ne sont pas nĂ©gociables sous forme de titres, leur Ă©mission Ă©tant strictement encadrĂ©e par la loi (ordonnance du 21 octobre 2019).

  • Les apports peuvent ĂȘtre en numĂ©raire, en nature, ou en industrie. L’évaluation des apports en nature doit faire l’objet d’un rapport d’un commissaire aux apports, sauf exceptions. Les apports en industrie donnent droit Ă  des parts d’industrie, rĂ©munĂ©rant le savoir-faire ou le travail, sans participation au capital (Chapitre 8).

  • La formalisation de la constitution exige la rĂ©daction d’un acte Ă©crit, signĂ© par tous les associĂ©s, enregistrĂ© auprĂšs de l’administration fiscale, et dĂ©posĂ© au greffe du tribunal de commerce. Certaines mentions obligatoires doivent figurer dans les statuts, notamment le capital, la rĂ©partition des parts, et les clauses limitatives ou d’agrĂ©ment (Chapitre 8).

À retenir

La constitution d’une SARL repose sur le respect strict des conditions de fond et de forme, notamment la capacitĂ© des associĂ©s, un capital fixĂ© librement ou avec minimum selon le secteur, et la rĂ©daction de statuts prĂ©cis comprenant les mentions obligatoires.

2. Apports en nature

Notions clés & Définitions

  • Apport en nature : Apport d’un bien autre que de l’argent (biens mobiliers, immobiliers, etc.) effectuĂ© lors de la constitution ou d’une augmentation de capital d’une sociĂ©tĂ©. La valeur de cet apport doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e pour dĂ©terminer sa contribution au capital social.

  • Obligation d’évaluation prĂ©alable par un commissaire aux apports : Lorsqu’un apport en nature dĂ©passe un certain seuil, la loi impose la dĂ©signation d’un commissaire aux apports chargĂ© d’évaluer le bien apportĂ©, afin d’assurer une Ă©valuation objective et fiable. Selon l’ordonnance du 21 octobre 2019, cette Ă©valuation doit ĂȘtre annexĂ©e aux statuts.

  • Nomination et rĂŽle du commissaire aux apports : La nomination du commissaire aux apports est effectuĂ©e Ă  l’unanimitĂ© des futurs associĂ©s ou, Ă  dĂ©faut, par le prĂ©sident du tribunal de commerce sur requĂȘte. Son rĂŽle est d’établir un rapport d’évaluation du bien apportĂ©, qui sert de rĂ©fĂ©rence pour la rĂ©partition des parts sociales et la fixation de la valeur de l’apport.

  • Conditions d’exonĂ©ration de la nomination du commissaire (valeurs seuils) : La loi prĂ©voit que, si aucune valeur d’apport en nature ne dĂ©passe 30 000 € et si la valeur totale des apports en nature ne dĂ©passe pas la moitiĂ© du capital social, les associĂ©s peuvent, par dĂ©cision unanime, ne pas dĂ©signer de commissaire aux apports. Ces seuils sont prĂ©cisĂ©s dans l’ordonnance du 21 octobre 2019.

  • ResponsabilitĂ© solidaire des associĂ©s en cas d’évaluation erronĂ©e : En l’absence de commissaire ou si la valeur retenue diffĂšre de celle proposĂ©e par le commissaire, les associĂ©s sont responsables solidairement de cette Ă©valuation vis-Ă -vis des tiers pendant une durĂ©e de cinq ans, conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation en vigueur.

  • LibĂ©ration intĂ©grale des apports en nature Ă  la signature des statuts : Lors de la constitution, l’apport en nature doit ĂȘtre libĂ©rĂ© en totalitĂ© lors de la signature des statuts, ce qui signifie que le bien doit ĂȘtre effectivement transfĂ©rĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© dĂšs la crĂ©ation, conformĂ©ment aux exigences lĂ©gales.

3. Gérance SARL

Notions clés & Définitions

  • Conditions prĂ©alables Ă  la nomination du gĂ©rant : La personne doit ĂȘtre une personne physique, capable juridiquement, et ne doit pas ĂȘtre frappĂ©e d’interdictions ou d’incompatibilitĂ©s. Selon C. com. (art. L. 223-18), le gĂ©rant ne peut ĂȘtre un mineur non Ă©mancipĂ©, un majeur sous tutelle, curatelle ou habilitation familiale, ni une personne frappĂ©e d’interdiction de gĂ©rer. L’étranger doit possĂ©der une carte de sĂ©jour ou de rĂ©sident temporaire, sauf ressortissants de l’Union europĂ©enne.

  • ModalitĂ©s de nomination du gĂ©rant : La nomination intervient soit dans les statuts, soit par une dĂ©cision ultĂ©rieure en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ou par consultation Ă©crite. La dĂ©cision est adoptĂ©e par une majoritĂ© simple, c’est-Ă -dire plus de la moitiĂ© des parts sociales (d’aprĂšs C. com. (art. L. 223-21)). La publication de cette nomination est obligatoire pour rendre la dĂ©cision opposable aux tiers.

  • DurĂ©e du mandat du gĂ©rant : La durĂ©e est gĂ©nĂ©ralement fixĂ©e dans les statuts ou, Ă  dĂ©faut, elle est celle de la sociĂ©tĂ©. La loi n’impose pas de limite maximale, sauf stipulation statutaire. En l’absence de prĂ©cisions, le mandat dure jusqu’à la rĂ©vocation ou la dĂ©mission du gĂ©rant (voir section 2.2. d.).

  • PossibilitĂ© de cogĂ©rance et cumul de mandats : La cogĂ©rance, c’est-Ă -dire la gestion par plusieurs gĂ©rants, est autorisĂ©e. Le cumul de mandats sociaux et d’un contrat de travail est possible sous conditions de respect de la jurisprudence : emploi effectif, fonctions distinctes, Ă©tat de subordination (voir section 2.2. a.).

  • Publication de la nomination pour opposabilitĂ© aux tiers : La nomination doit faire l’objet d’une publication dans un journal d’annonces lĂ©gales ou au RCS pour assurer son opposabilitĂ© aux tiers, conformĂ©ment Ă  C. com. (art. L. 223-22). La publication permet aux tiers de connaĂźtre l’identitĂ© du ou des gĂ©rants et leur mandat.

Points essentiels

  • La personne physique doit ĂȘtre capable juridiquement et ne doit pas ĂȘtre frappĂ©e d’interdictions ou d’incompatibilitĂ©s, notamment selon C. com. (art. L. 223-18). La nomination peut se faire dans les statuts ou par dĂ©cision ultĂ©rieure, adoptĂ©e Ă  la majoritĂ© simple (plus de la moitiĂ© des parts sociales) (C. com., art. L. 223-21).

  • La durĂ©e du mandat est gĂ©nĂ©ralement celle de la sociĂ©tĂ© ou fixĂ©e dans les statuts. La nomination doit ĂȘtre publiĂ©e pour garantir l’opposabilitĂ© aux tiers, conformĂ©ment Ă  C. com. (art. L. 223-22).

  • La possibilitĂ© de cogĂ©rance permet une gestion collĂ©giale. Le cumul de mandats sociaux et de contrats de travail est encadrĂ© par la jurisprudence, notamment pour Ă©viter la subordination (voir section 2.2. a.).

  • La rĂ©vocation ou la dĂ©mission du gĂ©rant peuvent intervenir Ă  tout moment, sous rĂ©serve du respect des formalitĂ©s lĂ©gales et statutaires. La rĂ©vocation doit ĂȘtre publiĂ©e pour ĂȘtre opposable aux tiers.

  • La nomination du gĂ©rant doit respecter les conditions de forme et de majoritĂ© pour garantir sa lĂ©galitĂ© et son opposabilitĂ©.

À retenir

La nomination du gérant de la SARL doit respecter des conditions de capacité, de majorité et de formalités de publication pour assurer sa légalité et son opposabilité aux tiers. La durée du mandat est généralement celle de la société, avec possibilité de cogérance ou de cumul de mandats sous conditions.

4. Responsabilités gérant

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ© civile du gĂ©rant : Engagement du gĂ©rant envers la sociĂ©tĂ© ou les tiers en cas d'infractions, violations statutaires ou fautes de gestion, sous rĂ©serve de la rĂ©union de trois conditions : faute, dommage et lien causal. (Source : contenu source)

  • Infractions et violations statutaires : Actes contraires aux lois, rĂšglements ou clauses statutaires que le gĂ©rant peut commettre, engageant sa responsabilitĂ© civile. (Source : contenu source)

  • Fautes de gestion : Actes ou omissions du gĂ©rant contraires Ă  l’intĂ©rĂȘt social, telles que dĂ©passement de pouvoirs ou gestion nĂ©gligente, pouvant entraĂźner sa responsabilitĂ© civile. (Source : contenu source)

  • Conditions de mise en Ɠuvre de la responsabilitĂ© : NĂ©cessitĂ© de prouver une faute ou fait gĂ©nĂ©rateur, la rĂ©alisation d’un dommage, et un lien de causalitĂ© entre la faute et le dommage. (Source : contenu source)

  • Actions en responsabilitĂ© : Recours possibles contre le gĂ©rant, soit individuelle (action en prĂ©judice personnel), soit sociale ut singuli (par un associĂ©), ou groupe d’associĂ©s reprĂ©sentant au moins 1/10e du capital. (Source : contenu source)

  • ResponsabilitĂ© pĂ©nale du gĂ©rant : ResponsabilitĂ© pour infractions spĂ©cifiques, notamment l’abus de bien social, oĂč le gĂ©rant peut ĂȘtre poursuivi pĂ©nalement, la sociĂ©tĂ© Ă©tant responsable sauf si le gĂ©rant est auteur ou complice. (Source : contenu source)

Points essentiels

  • La responsabilitĂ© civile du gĂ©rant peut ĂȘtre engagĂ©e pour infractions lĂ©gislatives, rĂ©glementaires ou violations des statuts, ainsi que pour fautes de gestion. La mise en Ɠuvre requiert la preuve d’une faute, d’un dommage et du lien causal entre eux. La responsabilitĂ© peut ĂȘtre individuelle ou solidaire en cas de coauteurs (co-gĂ©rance), selon que chaque gĂ©rant a commis une faute personnelle ou non. (Source : contenu source)

  • La responsabilitĂ© pĂ©nale concerne des infractions spĂ©cifiques comme l’abus de bien social, oĂč la responsabilitĂ© du gĂ©rant est engagĂ©e directement. La sociĂ©tĂ© peut aussi ĂȘtre responsable sauf si le gĂ©rant est auteur ou complice. (Source : contenu source)

  • En cas de fautes, l’action en responsabilitĂ© peut ĂȘtre intentĂ©e par un associĂ© (action ut singuli) ou par la sociĂ©tĂ© (action sociale). La responsabilitĂ© du gĂ©rant est engagĂ©e si toutes les conditions (faute, dommage, lien causal) sont rĂ©unies. (Source : contenu source)

  • La responsabilitĂ© du gĂ©rant en cogĂ©rance n’est pas automatique : chaque co-gĂ©rant est responsable de ses fautes, mais en cas de coauteurs, la responsabilitĂ© est solidaire. La jurisprudence recherche la contribution de chacun au fait fautif. (Source : contenu source)

À retenir

La responsabilitĂ© du gĂ©rant peut ĂȘtre engagĂ©e civilement ou pĂ©nalement en cas de fautes ou infractions, avec une responsabilitĂ© individuelle ou solidaire en cas de coauteurs, sous rĂ©serve de la preuve de faute, dommage et lien causal.

5. Droits associés

Notions clés & Définitions

  • Droit de communication sur documents sociaux : droit permanent permettant aux associĂ©s d’accĂ©der aux bilans, comptes de rĂ©sultat, annexes, rapports soumis aux assemblĂ©es et procĂšs-verbaux des trois derniers exercices, afin de suivre la gestion de la sociĂ©tĂ©.

  • Droit de demander la convocation d'une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale : facultĂ© pour un ou plusieurs associĂ©s dĂ©tenant au moins la moitiĂ© des parts sociales ou, s'ils dĂ©tiennent au moins le dixiĂšme des parts, pour ceux reprĂ©sentant au moins le dixiĂšme des associĂ©s, de solliciter la rĂ©union d’une assemblĂ©e, garantissant leur participation aux dĂ©cisions sociales.

  • Droit d’inscrire Ă  l’ordre du jour des assemblĂ©es : possibilitĂ© pour un ou plusieurs associĂ©s dĂ©tenant au moins le vingtiĂšme des parts sociales de faire inscrire des points ou projets de rĂ©solutions Ă  l’ordre du jour, assurant leur influence sur les sujets abordĂ©s lors des dĂ©cisions collectives.

Points essentiels

Les associĂ©s disposent de plusieurs droits fondamentaux leur permettant de contrĂŽler et d’intervenir dans la gestion de la sociĂ©tĂ©. Le droit de communication leur garantit un accĂšs permanent aux documents sociaux, renforçant la transparence (voir section 2.3). Le droit de demander la convocation d’une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est une garantie d’exercice du pouvoir dĂ©cisionnel, notamment lorsque la majoritĂ© ne souhaite pas agir (voir section 2.3). Par ailleurs, la possibilitĂ© d’inscrire des points Ă  l’ordre du jour par un associĂ© dĂ©tenant au moins le vingtiĂšme des parts sociales, instaurĂ©e par l’ordonnance du 4 mai 2017, favorise la participation active et dĂ©mocratique dans la prise de dĂ©cisions (voir section 2.3). Ces droits assurent un contrĂŽle permanent et une participation accrue des associĂ©s, conformĂ©ment Ă  la loi du 19 juillet 2019 de simplification et de clarification du droit des sociĂ©tĂ©s.

À retenir

Les associĂ©s disposent de droits essentiels pour assurer leur contrĂŽle et leur participation dans la gestion de la sociĂ©tĂ©, notamment le droit d’accĂšs aux documents sociaux, le droit de convoquer une assemblĂ©e, et le droit d’inscrire des points Ă  l’ordre du jour, renforçant ainsi leur rĂŽle dans la gouvernance.

6. Opérations sur capital

Notions clés & Définitions

  • Emission irrĂ©guliĂšre de parts sociales : Toute Ă©mission de parts sociales rĂ©alisĂ©e en mĂ©connaissance des rĂšgles lĂ©gales ou statutaires, notamment la reprĂ©sentation par des titres nĂ©gociables alors que les parts sociales ne le sont pas, est nulle (ordonnance du 21 octobre 2019).
  • LibĂ©ration du capital social : Processus par lequel les associĂ©s versent effectivement leurs apports en numĂ©raire ou en nature lors de la constitution ou d’une augmentation de capital. En numĂ©raire, la libĂ©ration minimale est d’1/5e lors de la souscription, le reste pouvant ĂȘtre libĂ©rĂ© dans les cinq ans (art. L. 223-16 du Code de commerce).
  • Appel des fonds en cas d’apports en numĂ©raire : Obligation pour le gĂ©rant d’effectuer un appel aux associĂ©s pour libĂ©rer les fonds correspondant Ă  leurs apports en numĂ©raire, dans un dĂ©lai maximal de cinq ans aprĂšs l’immatriculation (art. L. 223-16). En cas de non-respect, les apporteurs peuvent demander le retrait ou la condamnation du gĂ©rant en justice.
  • ModalitĂ©s des opĂ©rations sur capital : Incluent la cession et la transmission des parts sociales, qui peuvent ĂȘtre libres entre associĂ©s ou soumis Ă  agrĂ©ment pour les tiers, selon les stipulations statutaires (C. com., art. L. 223-13). La cession doit respecter une procĂ©dure prĂ©cise, notamment la notification Ă  la sociĂ©tĂ© et aux autres associĂ©s, avec possibilitĂ© d’agrĂ©ment ou de refus selon les clauses statutaires.
  • Sanctions en cas d’émission irrĂ©guliĂšre : Toute Ă©mission de parts sociales en violation des rĂšgles lĂ©gales ou statutaires est nulle, ce qui entraĂźne l’inopposabilitĂ© aux tiers et peut entraĂźner la nullitĂ© de l’opĂ©ration, ainsi que la responsabilitĂ© des dirigeants (ordonnance du 21 octobre 2019).

Points essentiels

  • La sociĂ©tĂ© ne peut Ă©mettre des parts sociales sous peine de nullitĂ© si celles-ci ne respectent pas la rĂšgle de non-nĂ©gociabilitĂ© (ordonnance du 21 octobre 2019).
  • La libĂ©ration du capital en numĂ©raire doit respecter le minimum d’1/5e lors de la souscription, le reste Ă©tant libĂ©rĂ© dans un dĂ©lai de cinq ans, sous peine de retrait des fonds ou de condamnation judiciaire (art. L. 223-16).
  • Lors d’une augmentation de capital, l’appel des fonds doit ĂȘtre effectuĂ© dans un dĂ©lai de cinq ans, sous peine de sanctions pour le gĂ©rant (art. L. 223-16).
  • La cession des parts sociales est gĂ©nĂ©ralement libre entre associĂ©s ou avec leur conjoint, mais l’agrĂ©ment peut ĂȘtre requis pour les tiers, selon les clauses statutaires. La procĂ©dure doit respecter un dĂ©lai de notification et de consultation des associĂ©s, sous peine de nullitĂ© (C. com., art. L. 223-13).
  • Toute Ă©mission irrĂ©guliĂšre de parts sociales est susceptible d’ĂȘtre annulĂ©e, ce qui garantit la conformitĂ© des opĂ©rations avec le cadre lĂ©gal et statutaire (ordonnance du 21 octobre 2019).

À retenir

Les opĂ©rations sur le capital social doivent respecter strictement les rĂšgles lĂ©gales et statutaires, notamment en matiĂšre d’émission, de libĂ©ration et de cession, sous peine de nullitĂ© ou de sanctions, afin d’assurer la lĂ©gitimitĂ© et la stabilitĂ© de la sociĂ©tĂ©.

7. Transformation SARL

Notions clés & Définitions

  • Transformation juridique : OpĂ©ration par laquelle une sociĂ©tĂ© change de forme juridique sans cesser son activitĂ©, en respectant les conditions lĂ©gales et statutaires. Selon PERROUX (date), elle modifie la structure juridique tout en conservant la personnalitĂ© morale.
  • Effets juridiques de la transformation : La sociĂ©tĂ© transformĂ©e conserve sa personnalitĂ© morale, ses droits et obligations, mais ses statuts et sa forme juridique sont modifiĂ©s. La transformation produit des effets immĂ©diats, notamment en matiĂšre de responsabilitĂ© et de fiscalitĂ©, conformĂ©ment Ă  la doctrine PERROUX (date).
  • FormalitĂ©s de publicitĂ© et d’enregistrement : Ensemble des dĂ©marches lĂ©gales pour rendre la transformation opposable aux tiers, comprenant la publication dans un journal d’annonces lĂ©gales, le dĂ©pĂŽt au greffe du tribunal de commerce, et l’enregistrement auprĂšs de l’administration fiscale, conformĂ©ment aux dispositions du Chapitre 3.

Points essentiels

  • La transformation de la SARL en une autre forme juridique nĂ©cessite une dĂ©cision des associĂ©s, gĂ©nĂ©ralement adoptĂ©e en assemblĂ©e extraordinaire Ă  la majoritĂ© prĂ©vue par les statuts ou la loi.
  • La procĂ©dure doit respecter les conditions de forme, notamment la rĂ©daction d’un procĂšs-verbal d’assemblĂ©e, la modification des statuts, et leur approbation par les associĂ©s.
  • La transformation produit des effets immĂ©diats sur la sociĂ©tĂ©, notamment la continuitĂ© de l’activitĂ©, la responsabilitĂ© limitĂ©e des associĂ©s, et la personnalitĂ© morale, conformĂ©ment Ă  PERROUX (date).
  • Les formalitĂ©s de publicitĂ© incluent la publication d’un avis dans un journal d’annonces lĂ©gales, la dĂ©claration au greffe du tribunal de commerce, et l’enregistrement auprĂšs de l’administration fiscale pour rendre la transformation opposable aux tiers.
  • La transformation doit Ă©galement faire l’objet d’un dĂ©pĂŽt des nouveaux statuts modifiĂ©s au greffe, avec mention de la nouvelle forme juridique, pour assurer la publicitĂ© lĂ©gale et la sĂ©curitĂ© juridique.

À retenir

La transformation de la SARL en une autre forme juridique est une opĂ©ration juridique complexe qui doit respecter des conditions strictes de procĂ©dure, de publicitĂ© et d’enregistrement, afin de garantir sa validitĂ© et son opposabilitĂ© aux tiers, tout en conservant la continuitĂ© de l’activitĂ© et la personnalitĂ© morale.

8. Dissolution SARL

Notions clés & Définitions

  • Cause d’expiration : La dissolution de la SARL peut rĂ©sulter de l’expiration de la durĂ©e prĂ©vue dans les statuts, conformĂ©ment Ă  l’article 1844-7 du Code civil, qui entraĂźne la fin automatique de la sociĂ©tĂ© Ă  la date fixĂ©e. AUTEUR (date) : la dissolution par expiration marque la fin de la sociĂ©tĂ© sans dĂ©cision des associĂ©s.

  • DĂ©cision des associĂ©s : La dissolution peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire (AGE) Ă  la majoritĂ© prĂ©vue dans les statuts, notamment en cas de rĂ©alisation ou d’inadĂ©quation de l’objet social, ou pour toute autre cause lĂ©gale ou statutaire. AUTEUR (date) : cette dĂ©cision doit ĂȘtre formalisĂ©e par une rĂ©solution adoptĂ©e conformĂ©ment aux rĂšgles de majoritĂ©.

  • Non-respect du nombre d’associĂ©s : La SARL est dissoute de plein droit si le nombre d’associĂ©s dĂ©passe ou ne respecte pas le minimum ou le maximum lĂ©gal (2 Ă  100 associĂ©s), sauf rĂ©gularisation dans le dĂ©lai d’un an, conformĂ©ment Ă  l’article L.223-18 du Code de commerce. La non-conformitĂ© entraĂźne la dissolution automatique.

  • ProcĂ©dures de liquidation : La liquidation intervient aprĂšs la dissolution, visant Ă  rĂ©aliser l’actif, apurer le passif et rĂ©partir le solde entre les associĂ©s. Elle est conduite par un liquidateur nommĂ© par l’AGE ou par le tribunal en cas d’inaction. La procĂ©dure comprend la rĂ©alisation des opĂ©rations de liquidation, la clĂŽture de la liquidation, et la transmission des comptes de liquidation.

  • Nomination du liquidateur : Le liquidateur est dĂ©signĂ© par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire ou par le tribunal en cas d’inaction. Il peut ĂȘtre un associĂ© ou une personne extĂ©rieure, choisi pour sa compĂ©tence. Sa mission est de reprĂ©senter la sociĂ©tĂ© durant la processus de liquidation.

  • Effets de la dissolution : La dissolution entraĂźne la cessation de l’activitĂ© de la sociĂ©tĂ©, la transmission du patrimoine au liquidateur, la suspension des opĂ©rations sociales, et la clĂŽture de la sociĂ©tĂ© aprĂšs liquidation. Sur le plan des associĂ©s, elle peut entraĂźner la perte de leur qualitĂ© d’associĂ©, la rĂ©alisation de leur crĂ©ance ou leur responsabilitĂ© limitĂ©e jusqu’à la fin de la liquidation.

Points essentiels

  • La dissolution peut rĂ©sulter de causes lĂ©gales (expiration, non-respect du nombre d’associĂ©s) ou statutaires (dĂ©cision des associĂ©s). La cause doit ĂȘtre constatĂ©e par une dĂ©cision formelle ou par la loi, notamment en cas de dĂ©passement du nombre d’associĂ©s (art. L.223-18 du Code de commerce).

  • La procĂ©dure de liquidation doit respecter un cadre prĂ©cis : nomination d’un liquidateur, rĂ©alisation de l’actif, paiement du passif, et distribution du solde. La clĂŽture de la liquidation doit faire l’objet d’un dĂ©pĂŽt au greffe du tribunal de commerce, avec publication dans un journal d’annonces lĂ©gales.

  • La nomination du liquidateur est une Ă©tape clĂ© : elle doit ĂȘtre faite par l’AGE ou par le tribunal, selon le cas. Le liquidateur agit en qualitĂ© de reprĂ©sentant de la sociĂ©tĂ© pour rĂ©aliser ses opĂ©rations, et sa responsabilitĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e en cas de faute dans la gestion de la liquidation.

  • La dissolution entraĂźne la fin de la personnalitĂ© juridique de la sociĂ©tĂ©, mais la sociĂ©tĂ© continue d’exister jusqu’à la clĂŽture de la liquidation pour permettre la rĂ©alisation de ses opĂ©rations. La sociĂ©tĂ© n’est pas dissoute tant que la liquidation n’est pas terminĂ©e.

  • La liquidation met fin aux effets de la sociĂ©tĂ© sur ses relations avec les tiers, sauf en ce qui concerne les opĂ©rations en cours ou les actes passĂ©s avant la clĂŽture. La responsabilitĂ© des associĂ©s peut ĂȘtre engagĂ©e si la liquidation n’est pas menĂ©e conformĂ©ment Ă  la loi.

À retenir

La dissolution de la SARL peut rĂ©sulter de causes lĂ©gales ou statutaires, et doit ĂȘtre suivie d’une procĂ©dure de liquidation encadrĂ©e, sous peine de nullitĂ© ou de responsabilitĂ©. La nomination du liquidateur et la rĂ©alisation des opĂ©rations de liquidation sont essentielles pour assurer la fin rĂ©guliĂšre de la sociĂ©tĂ© et la protection des intĂ©rĂȘts des associĂ©s et des tiers.

9. Cession parts sociales

Notions clés & Définitions

  • Conditions et procĂ©dures de cession des parts sociales : Ensemble des rĂšgles encadrant la transmission des parts sociales, notamment la notification Ă  la sociĂ©tĂ©, la convocation des associĂ©s, et le respect des formalitĂ©s lĂ©gales pour assurer la validitĂ© et l’opposabilitĂ© de la cession (cf. C. com., art. L. 223-13).

  • Clauses d'agrĂ©ment et restrictions statutaires : Dispositions statutaires imposant l’autorisation prĂ©alable des associĂ©s pour la cession de parts sociales, pouvant prĂ©voir des modalitĂ©s d’agrĂ©ment expresse, tacite, ou des refus avec dĂ©lai de rachat. Ces clauses limitent la libertĂ© de cession et protĂšgent la sociĂ©tĂ© ou certains associĂ©s (cf. C. com., art. L. 223-14).

  • Effets de la cession sur la sociĂ©tĂ© et les associĂ©s : La cession modifie la composition du capital social, peut entraĂźner la modification des droits des associĂ©s, et doit respecter les formalitĂ©s de publicitĂ© pour ĂȘtre opposable aux tiers. La cession Ă  un tiers nĂ©cessite souvent un agrĂ©ment, sous peine de nullitĂ© (cf. C. com., art. L. 223-18).

  • Droits du conjoint en cas d'apport de bien commun : Lorsqu’un conjoint apporte un bien commun Ă  la sociĂ©tĂ©, il peut revendiquer la qualitĂ© d’associĂ©, sauf si le conjoint revendique cette qualitĂ©, auquel cas il devient associĂ© pour la moitiĂ© des parts sociales. La revendication doit ĂȘtre notifiĂ©e lors de l’apport, et l’acceptation vaut Ă©galement pour le conjoint (cf. C. com., art. L. 223-12).

Points essentiels

  • La cession de parts sociales doit ĂȘtre constatĂ©e par Ă©crit, notifiĂ©e Ă  la sociĂ©tĂ©, et faire l’objet d’une modification statutaire publiĂ©e au RCS pour ĂȘtre opposable aux tiers. La notification doit se faire par acte extrajudiciaire ou lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception, et le projet de cession doit ĂȘtre soumis Ă  l’agrĂ©ment des associĂ©s si une clause d’agrĂ©ment est prĂ©vue (cf. C. com., art. L. 223-13).

  • La procĂ©dure d’agrĂ©ment peut prendre plusieurs formes : autorisation expresse (majoritĂ© simple ou renforcĂ©e), tacite (absence de rĂ©ponse dans un dĂ©lai de trois mois), refus avec obligation de rachat par la sociĂ©tĂ© ou par les autres associĂ©s dans un dĂ©lai de trois Ă  six mois. En cas de non-respect de la procĂ©dure, la cession peut ĂȘtre annulĂ©e (cf. C. com., art. L. 223-14).

  • La cession Ă  un tiers sans agrĂ©ment ou en violation des clauses statutaires est nulle, ce qui protĂšge la sociĂ©tĂ© contre des entrants non souhaitĂ©s. La nullitĂ© peut ĂȘtre demandĂ©e par la sociĂ©tĂ© ou les associĂ©s, et la cession doit respecter les formalitĂ©s de publicitĂ© pour produire ses effets (cf. C. com., art. L. 223-18).

  • Lorsqu’un conjoint apporte un bien commun, il peut revendiquer la qualitĂ© d’associĂ©, sauf si le conjoint revendique cette qualitĂ©, auquel cas il devient associĂ© pour la moitiĂ© des parts sociales. La revendication doit ĂȘtre notifiĂ©e lors de l’apport, et l’acceptation vaut Ă©galement pour le conjoint (cf. C. com., art. L. 223-12).

À retenir

La cession de parts sociales est encadrĂ©e par des clauses statutaires d’agrĂ©ment et des formalitĂ©s strictes, visant Ă  prĂ©server la stabilitĂ© de la sociĂ©tĂ© et Ă  contrĂŽler l’entrĂ©e de nouveaux associĂ©s, notamment en cas d’apport de biens communs par le conjoint.

10. Augmentation capital

Notions clés & Définitions

  • ModalitĂ©s d'augmentation du capital social : Ensemble des procĂ©dures permettant d'accroĂźtre le montant du capital social d'une sociĂ©tĂ©, notamment par Ă©mission de nouvelles parts ou actions, sous rĂ©serve du respect des rĂšgles statutaires et lĂ©gales (voir section 2.3.a).
  • DĂ©cision des associĂ©s et majoritĂ© requise : La validation de l'augmentation du capital nĂ©cessite une dĂ©cision collective prise par les associĂ©s, gĂ©nĂ©ralement Ă  la majoritĂ© absolue ou relative, selon les dispositions statutaires ou lĂ©gislatives (voir section 2.3.a). La loi du 19 juillet 2019 prĂ©cise que les dĂ©cisions en violation des rĂšgles de majoritĂ© peuvent ĂȘtre annulĂ©es.
  • LibĂ©ration des apports lors de l'augmentation : Processus par lequel les associĂ©s versent tout ou partie de leurs nouveaux apports en numĂ©raire ou en nature lors de l'augmentation de capital. La libĂ©ration partielle en numĂ©raire est autorisĂ©e, sous rĂ©serve de souscrire au moins 1/5e du montant total, le reste pouvant ĂȘtre libĂ©rĂ© dans les cinq ans (voir section 1.1).
  • Effets sur la rĂ©partition des parts sociales : L'augmentation du capital modifie la rĂ©partition des parts sociales ou des actions, pouvant entraĂźner une dilution ou une augmentation de la participation de chaque associĂ©, en fonction de la nature de l'augmentation et des modalitĂ©s choisies (voir section 2.3.a). La nouvelle rĂ©partition doit ĂȘtre inscrite dans les statuts et publiĂ©e pour opposabilitĂ©.

Points essentiels

  • La loi du 21 octobre 2019 encadre strictement l'Ă©mission de parts sociales, interdisant leur reprĂ©sentation par des titres nĂ©gociables, sous peine de nullitĂ© (ordonnance du 21 octobre 2019).
  • Lors d'une augmentation en numĂ©raire, la souscription doit ĂȘtre totale, avec une libĂ©ration d'au moins 1/5e lors de la signature, le reste pouvant ĂȘtre libĂ©rĂ© dans un dĂ©lai maximum de cinq ans, sous peine de retrait des fonds si l'immatriculation n'est pas rĂ©alisĂ©e dans les six mois (section 1.1).
  • Pour une augmentation en nature, une Ă©valuation prĂ©alable par un commissaire aux apports est obligatoire, sauf exception (section 1.1). La responsabilitĂ© solidaire des associĂ©s peut ĂȘtre engagĂ©e en cas d'Ă©valuation erronĂ©e, pour une durĂ©e de cinq ans.
  • La dĂ©cision d'augmentation doit ĂȘtre prise selon les modalitĂ©s prĂ©vues dans les statuts, souvent Ă  la majoritĂ© absolue ou relative, et doit faire l'objet d'une publication pour ĂȘtre opposable aux tiers (section 2.3.a).
  • La libĂ©ration des apports en numĂ©raire peut ĂȘtre partielle, mais le reste doit ĂȘtre libĂ©rĂ© dans les dĂ©lais lĂ©gaux, sous peine de sanctions (section 1.1).

À retenir

L'augmentation du capital social, encadrée par la loi du 21 octobre 2019, nécessite une décision des associés à la majorité requise, une libération progressive des apports en numéraire, et modifie la répartition des parts sociales, tout en étant soumise à des formalités strictes pour garantir la transparence et la sécurité juridique.

11. Réduction capital

Notions clés & Définitions

  • ModalitĂ©s de rĂ©duction du capital social : Ensemble des procĂ©dĂ©s permettant de diminuer le montant du capital social, par exemple par rĂ©duction de la valeur nominale des parts ou par rachat de parts, conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gales et statutaires. AUTEUR (date) : principe de libertĂ© et de contrĂŽle par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

  • Causes possibles de rĂ©duction : Situations justifiant une rĂ©duction du capital, telles que les pertes importantes, le remboursement aux associĂ©s ou la diminution de la valeur des apports. La rĂ©duction peut aussi rĂ©sulter d’une dĂ©cision volontaire pour ajuster la structure financiĂšre. AUTEUR (date) : notamment en cas de pertes, la rĂ©duction vise Ă  compenser la dĂ©prĂ©ciation des actifs.

  • ProcĂ©dures lĂ©gales et dĂ©cisions nĂ©cessaires : DĂ©marches Ă  suivre pour effectuer une rĂ©duction de capital, incluant la dĂ©cision de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire (AGE), la publication d’un avis, et Ă©ventuellement l’intervention d’un commissaire aux comptes ou aux apports. La majoritĂ© requise est gĂ©nĂ©ralement qualifiĂ©e (deux tiers ou unanimitĂ©). AUTEUR (date) : la loi encadre strictement ces procĂ©dures pour assurer la protection des crĂ©anciers et des associĂ©s.

  • Effets sur les parts sociales et les associĂ©s : La rĂ©duction du capital entraĂźne une diminution du nombre ou de la valeur des parts sociales, ce qui peut diluer ou augmenter la participation des associĂ©s. Elle peut Ă©galement impacter la distribution des bĂ©nĂ©fices et la responsabilitĂ© limitĂ©e. La rĂ©duction peut aussi entraĂźner la perte de parts si la valeur des parts devient infĂ©rieure Ă  un seuil minimal. AUTEUR (date) : la rĂ©duction peut modifier la rĂ©partition des droits et obligations au sein de la sociĂ©tĂ©.

Points essentiels

  • La rĂ©duction du capital doit respecter une procĂ©dure prĂ©cise, notamment la convocation d’une AGE, la rĂ©daction d’un rapport justificatif, et la publication d’un avis dans un journal d’annonces lĂ©gales. La dĂ©cision doit ĂȘtre adoptĂ©e Ă  une majoritĂ© qualifiĂ©e, souvent deux tiers ou unanimitĂ©, selon la loi ou les statuts.

  • La rĂ©duction peut ĂȘtre motivĂ©e par des pertes importantes, qui diminuent la valeur nette de la sociĂ©tĂ©, ou par un remboursement aux associĂ©s, par exemple en cas de surplus de fonds ou de liquidation partielle. Elle peut aussi rĂ©sulter d’une dĂ©cision volontaire pour ajuster la structure financiĂšre ou pour couvrir des dĂ©ficits.

  • La procĂ©dure lĂ©gale prĂ©voit la consultation obligatoire d’un commissaire aux comptes ou aux apports si la rĂ©duction dĂ©passe certains seuils ou si elle concerne la valeur des apports en nature. La rĂ©duction doit Ă©galement respecter les droits des crĂ©anciers, qui peuvent faire opposition si la sociĂ©tĂ© ne garantit pas ses dettes.

  • La rĂ©duction du capital peut entraĂźner la suppression ou la diminution des parts sociales, ce qui modifie la rĂ©partition des droits entre associĂ©s. Elle peut aussi entraĂźner la perte de parts si leur valeur devient infĂ©rieure au minimum lĂ©gal ou statutaire.

  • La rĂ©duction doit ĂȘtre publiĂ©e et dĂ©posĂ©e au greffe du tribunal de commerce pour opposabilitĂ© aux tiers. Elle doit Ă©galement respecter les rĂšgles relatives Ă  la protection des crĂ©anciers, notamment par la constitution de garanties ou la publication d’un avis.

À retenir

La réduction du capital social, encadrée par une procédure stricte, vise à ajuster la structure financiÚre de la société tout en protégeant les créanciers et les associés, et peut résulter de causes diverses telles que pertes ou remboursements.

Tableaux de SynthĂšse

ThÚmePoints clésAuteur / Référence
Constitution SARLConditions de validitĂ© : consentement, capacitĂ©, contenu licite ; Nombre d’associĂ©s : 2-100 ; Capital social : libre ou minimum selon secteur ; Apports : numĂ©raire, nature, industrieChapitre 8
Apports en natureÉvaluation par commissaire si seuils dĂ©passĂ©s ; ResponsabilitĂ© solidaire en cas d’évaluation erronĂ©e ; LibĂ©ration intĂ©grale Ă  la signatureOrdonnance du 21 octobre 2019
GĂ©rance SARLCapacitĂ© du gĂ©rant : personne physique, pas interdite ; Nomination : dans statuts ou par dĂ©cision ; DurĂ©e : jusqu’à rĂ©vocation ou dĂ©mission ; Publication obligatoireC. com. (art. L. 223-18, L. 223-21, L. 223-22)

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre capacitĂ© juridique et capacitĂ© d’agir : mineurs reprĂ©sentĂ©s peuvent devenir associĂ©s mais pas gĂ©rants non Ă©mancipĂ©s.
  2. NĂ©gliger la nĂ©cessitĂ© de l’évaluation par un commissaire pour les apports en nature dĂ©passant les seuils lĂ©gaux.
  3. Omettre la publication de la nomination du gérant, rendant la décision inopposable aux tiers.
  4. Confondre apport en industrie (pas au capital) et apport en nature (évalué et inscrit au capital).
  5. Ignorer la limite de 100 associés, entraßnant la dissolution automatique en cas de dépassement.
  6. Omettre la mention obligatoire du capital, répartition des parts ou clauses limitatives dans les statuts.
  7. Confondre la durée du mandat du gérant avec la durée de la société, ou ne pas prévoir de durée dans les statuts.

Checklist Examen

  1. ConnaĂźtre la dĂ©finition et les conditions de validitĂ© de la constitution d’une SARL selon le Chapitre 8.
  2. Savoir que la capacité juridique permet aux mineurs représentés ou étrangers de devenir associés sous conditions.
  3. MaĂźtriser le nombre d’associĂ©s requis (2-100) et les consĂ©quences en cas de dĂ©passement.
  4. Identifier les diffĂ©rents types d’apports : numĂ©raire, nature, industrie, et leurs modalitĂ©s d’évaluation.
  5. ConnaĂźtre l’obligation d’évaluation par un commissaire aux apports pour les apports en nature dĂ©passant 30 000 € ou la moitiĂ© du capital.
  6. Comprendre la responsabilitĂ© solidaire des associĂ©s en cas d’évaluation erronĂ©e ou absence de commissaire.
  7. Savoir que la libĂ©ration des apports en nature doit ĂȘtre intĂ©grale lors de la signature des statuts.
  8. Connaßtre les conditions de nomination du gérant : capacité, modalités, majorité requise.
  9. Maßtriser la nécessité de publier la nomination du gérant pour opposabilité aux tiers.
  10. Identifier la possibilité de cogérance et de cumul de mandats, sous réserve de respecter la jurisprudence.
  11. Savoir que la durée du mandat est généralement celle de la société ou fixée dans les statuts.
  12. Connaßtre les références essentielles : Chapitre 8, C. com. (art. L. 223-18, L. 223-21, L. 223-22), ordonnance du 21 octobre 2019.

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1. Quelle est la signification précise de la constitution d'une SARL ?

2. Quelle est la rĂ©fĂ©rence prĂ©cise de l'ordonnance qui impose la dĂ©signation d’un commissaire aux apports pour l’évaluation des apports en nature dĂ©passant certains seuils ?

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Constitution SARL — conditions clĂ©s ?

Consentement, capacité, contenu licite, 2-100 associés.

CapacitĂ© juridique — dĂ©finition ?

Aptitude à contracter valablement, y compris mineurs représentés et étrangers sous conditions.

Nombre d’associĂ©s SARL ?

Entre 2 et 100 associés.

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