Revision sheet: Les enjeux du contentieux financier

Plan du Cours

  1. Contentieux régulation bancaire
  2. Autorités de supervision
  3. Contentieux AMF et ACPR
  4. Droit à un procÚs équitable
  5. Contentieux du crédit bancaire
  6. Mobilisation des créances
  7. RĂ©glementation des prĂȘts
  8. Contentieux des marchés financiers
  9. Responsabilité des émetteurs
  10. Abus de marché et régulation

1. Contentieux régulation bancaire

Notions clés & Définitions

  • Contentieux de la rĂ©gulation : Ensemble des litiges impliquant les autoritĂ©s de supervision, notamment l’AMF et l’ACPR, qui soulĂšvent des enjeux liĂ©s au respect du droit Ă  un procĂšs Ă©quitable, en particulier lorsque ces autoritĂ©s cumulent fonctions de poursuite, d’instruction et de sanction (voir section 4).
  • Pouvoir de sanction de la rĂ©gulation : CapacitĂ© confĂ©rĂ©e aux autoritĂ©s de rĂ©gulation, comme l’AMF ou l’ACPR, de prononcer des sanctions administratives pour faire respecter les rĂšgles, en complĂ©ment de leur pouvoir normatif (voir section 8).
  • ImpartialitĂ© et art. 6 CEDH : Exigence selon laquelle les autoritĂ©s de rĂ©gulation doivent garantir une impartialitĂ© subjective et objective, notamment par une organisation sĂ©parant les fonctions de rĂ©glementation et de sanction, pour respecter le droit Ă  un procĂšs Ă©quitable (voir section 4).
  • Principe non bis in idem : Principe selon lequel une mĂȘme situation ne peut faire l’objet de sanctions Ă  la fois par une autoritĂ© de rĂ©gulation et par le juge pĂ©nal, consacrĂ© par la jurisprudence europĂ©enne, notamment la CEDH (voir section 8).
  • Sources du droit bancaire et financier : Ensemble des textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires, notamment le Code monĂ©taire et financier, le Code civil, le Code de commerce, et le droit de l’UE, qui encadrent la rĂ©gulation bancaire et financiĂšre (voir section 6).

Points essentiels

  • Le contentieux de la rĂ©gulation bancaire s’inscrit dans un environnement oĂč les autoritĂ©s de supervision, telles que l’AMF et l’ACPR, disposent de pouvoirs normatifs et de sanctions, ce qui crĂ©e un contentieux spĂ©cifique distinct du contentieux juridictionnel classique.
  • La crĂ©ation de l’AMF en 2003, inspirĂ©e du modĂšle amĂ©ricain, a permis de centraliser la rĂ©gulation financiĂšre en France, avec une organisation garantissant impartialitĂ© et respect du droit Ă  un procĂšs Ă©quitable, notamment par la sĂ©paration du collĂšge et de la commission des sanctions.
  • La jurisprudence europĂ©enne, notamment la jurisprudence de la CEDH, a renforcĂ© le principe non bis in idem, limitant la possibilitĂ© de sanctions doubles pour une mĂȘme infraction, comme illustrĂ© par l’affaire Airbus (2014).
  • La rĂ©gulation prudentielle, notamment via l’ACPR, vise Ă  assurer la stabilitĂ© du systĂšme bancaire, en particulier dans le cadre de l’Union bancaire europĂ©enne, avec des mĂ©canismes de surveillance, de rĂ©solution rapide en cas de faillite, et de garantie des dĂ©pĂŽts.
  • La source principale du droit bancaire et financier est le Code monĂ©taire et financier, complĂ©tĂ© par le droit civil, le droit commercial, et le droit de l’UE, formant un corpus cohĂ©rent pour la rĂ©gulation et le financement de l’économie.

À retenir

Le contentieux de la régulation bancaire repose sur un équilibre complexe entre pouvoirs de sanction, respect du droit à un procÚs équitable, et application cohérente des sources juridiques, afin de garantir la stabilité financiÚre tout en protégeant les droits des acteurs.

2. Autorités de supervision

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© des marchĂ©s financiers (AMF) (2003) : autoritĂ© publique indĂ©pendante créée pour rĂ©guler les marchĂ©s financiers en France, dotĂ©e de pouvoirs normatifs, de contrĂŽle et de sanction, inspirĂ©e du modĂšle amĂ©ricain de la "Securities and Exchange Commission". Elle assure la protection des investisseurs, la transparence des marchĂ©s et la rĂ©gulation des acteurs financiers.

  • AutoritĂ© de contrĂŽle prudentiel et de rĂ©solution (ACPR) : organisme rattachĂ© Ă  la Banque de France, chargĂ© de la supervision prudentielle des banques et des assurances, ainsi que de la rĂ©solution des Ă©tablissements en difficultĂ©. Elle veille Ă  la stabilitĂ© du systĂšme financier et Ă  la protection des dĂ©posants.

  • Union bancaire europĂ©enne : dispositif europĂ©en instaurĂ© pour renforcer la supervision et la rĂ©solution des grandes banques de la zone euro, comprenant la surveillance unique via la BCE, le mĂ©canisme de rĂ©solution bancaire et la garantie des dĂ©pĂŽts, visant Ă  prĂ©venir et gĂ©rer les crises bancaires.

  • RĂ©gime de l'agrĂ©ment bancaire et financier : procĂ©dure par laquelle l'ACPR dĂ©livre ou retire les agrĂ©ments nĂ©cessaires Ă  l'exercice des activitĂ©s bancaires et financiĂšres, garantissant la conformitĂ© des acteurs aux rĂšgles de solvabilitĂ©, de dĂ©ontologie et de protection de l’intĂ©rĂȘt public.

  • Pouvoirs de sanction des autoritĂ©s de supervision : capacitĂ©s confĂ©rĂ©es Ă  l'AMF et Ă  l'ACPR pour infliger des sanctions administratives (avertissements, interdictions, suspension d’activitĂ©) en cas de manquements rĂ©glementaires, dans le but de garantir la conformitĂ© et la stabilitĂ© du secteur financier.

Points essentiels

L’AMF (2003), inspirĂ©e du modĂšle amĂ©ricain, a Ă©tĂ© créée pour centraliser la rĂ©gulation des marchĂ©s financiers français, en remplaçant la COB et le CMF, afin de renforcer l’indĂ©pendance et l’efficacitĂ© du contrĂŽle. Elle dispose de pouvoirs normatifs, d’enquĂȘte et de sanctions, et doit respecter l’exigence d’impartialitĂ©, notamment par la sĂ©paration entre le collĂšge (rĂ©glementation) et la commission des sanctions (poursuites). La jurisprudence a prĂ©cisĂ© que la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© pouvait porter atteinte Ă  l’impartialitĂ©, ce qui a conduit Ă  une organisation garantissant la sĂ©paration des fonctions.

L’ACPR, rattachĂ©e Ă  la Banque de France, supervise la soliditĂ© des Ă©tablissements bancaires et d’assurance, en dĂ©livrant ou retirant les agrĂ©ments nĂ©cessaires Ă  leur activitĂ©. Elle intervient Ă©galement dans la gestion des crises bancaires via le mĂ©canisme de rĂ©solution, notamment dans le cadre de l’Union bancaire europĂ©enne, qui vise Ă  instaurer une surveillance unique (via la BCE pour les grandes banques), des stress tests rĂ©guliers, et un mĂ©canisme de rĂ©solution rapide pour Ă©viter la contagion systĂ©mique. La garantie des dĂ©pĂŽts, plafonnĂ©e Ă  100 000 euros, protĂšge les dĂ©posants en cas de faillite.

Les pouvoirs de sanction permettent aux autoritĂ©s de rĂ©gulation d’intervenir pour faire respecter la rĂ©glementation, en utilisant des sanctions administratives ou, dans certains cas, en lien avec des poursuites pĂ©nales. La publication des sanctions, notamment nominatives, soulĂšve des enjeux de rĂ©putation, et le droit de se taire a Ă©tĂ© reconnu comme droit fondamental par le Conseil constitutionnel (2025). La coopĂ©ration entre autoritĂ©s nationales et europĂ©ennes est essentielle pour la gestion des crises et la prĂ©vention des dĂ©faillances.

À retenir

Les autoritĂ©s de supervision françaises, notamment l’AMF et l’ACPR, disposent de pouvoirs Ă©tendus pour rĂ©guler, contrĂŽler et sanctionner le secteur financier, dans un cadre national et europĂ©en, afin d’assurer la stabilitĂ©, la transparence et la protection des dĂ©posants et investisseurs.

3. Contentieux AMF et ACPR

Notions clés & Définitions

  • Contentieux spĂ©cifique de l'AMF et de l'ACPR : Ensemble des litiges liĂ©s aux dĂ©cisions et actions de ces autoritĂ©s, notamment en matiĂšre de sanctions, rĂ©gulation et supervision, qui prĂ©sentent un rĂ©gime procĂ©dural et juridique particulier en raison de leur pouvoir de sanction et de rĂ©gulation (voir section 4).

  • Organisation du contentieux AMF : L'AMF dispose d'une organisation interne comprenant le collĂšge, chargĂ© de la rĂ©glementation et du dĂ©clenchement des poursuites, et la commission des sanctions, organe autonome prĂ©sidĂ© par un haut magistrat, garantissant l'impartialitĂ© et la conformitĂ© aux exigences du procĂšs Ă©quitable (voir section 4).

  • Voies de recours contre dĂ©cisions AMF : Les dĂ©cisions de l'AMF peuvent faire l'objet d'un recours devant la Cour d'appel de Paris, qui assure un double degrĂ© de juridiction, ou devant le Conseil d'État pour certains professionnels agréés. Le Conseil constitutionnel a consacrĂ© en 2025 le droit de se taire comme droit fondamental dans ces contentieux (voir section 4).

  • Principe non bis in idem en matiĂšre AMF : Interdiction de cumuler une sanction administrative de l'AMF et une sanction pĂ©nale pour une mĂȘme infraction, conformĂ©ment Ă  la jurisprudence de la CEDH (CEDH, 2014). La loi du 21 juin 2016 a confirmĂ© ce principe dans le domaine des abus de marchĂ©, notamment dans l’affaire Airbus (voir section 4).

  • Cumul des poursuites AMF et juge pĂ©nal : La possibilitĂ© de poursuivre une mĂȘme infraction Ă  la fois devant l'AMF pour sanction administrative et devant le juge pĂ©nal, demeure en principe possible sauf application du principe non bis in idem, sauf dans le cas spĂ©cifique des abus de marchĂ© oĂč la loi de 2016 a instaurĂ© une concertation pour Ă©viter le double traitement (voir section 4).

Points essentiels

  • Le contentieux de l'AMF et de l'ACPR se distingue par leur pouvoir de sanction et leur rĂŽle de rĂ©gulation, ce qui nĂ©cessite une organisation spĂ©cifique pour respecter le droit Ă  un procĂšs Ă©quitable, notamment en sĂ©parant le collĂšge de la commission des sanctions et en excluant la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ©, conformĂ©ment Ă  l’arrĂȘt Cass, 1999, Oury et Ă  la jurisprudence de la Cour d'appel de 2000 (KPMG).

  • La jurisprudence a Ă©voluĂ© pour garantir l'impartialitĂ©, notamment en distinguant l'impartialitĂ© subjective (absence de conflit d’intĂ©rĂȘt personnel) et l'impartialitĂ© objective (organisation institutionnelle garantissant l’équitĂ©), ce qui a conduit Ă  la structuration actuelle de l’AMF.

  • Le principe non bis in idem, consacrĂ© par la CEDH (2014), interdit que des sanctions administratives et pĂ©nales soient prononcĂ©es pour une mĂȘme infraction, sauf exception dans le domaine des abus de marchĂ©, oĂč une concertation entre le parquet financier et l'AMF est organisĂ©e depuis la loi de 2016.

  • Le droit de se taire, reconnu en 2025 par le Conseil constitutionnel, renforce la protection des personnes poursuivies dans le cadre du contentieux AMF, en Ă©vitant toute auto-incrimination.

  • Les voies de recours contre les dĂ©cisions de l'AMF sont complexes, impliquant la Cour d'appel de Paris ou le Conseil d'État, en fonction du statut des professionnels, avec une Ă©volution rĂ©cente pour renforcer le droit au silence.

À retenir

Le contentieux de l'AMF et de l'ACPR est caractérisé par un régime spécifique garantissant l'impartialité et le respect du droit à un procÚs équitable, tout en étant soumis à des principes européens comme le non bis in idem, avec une organisation adaptée pour concilier régulation, sanctions et recours juridictionnels.

4. Droit à un procÚs équitable

Notions clés & Définitions

  • Exigences de l'article 6 CEDH : Dispositions garantissant un procĂšs Ă©quitable, notamment le droit Ă  un tribunal impartial, Ă  un procĂšs public, et Ă  la dĂ©fense, telles que prĂ©cisĂ©es par la Cour europĂ©enne des droits de l’homme. (Cass, 1999, Oury) souligne que ces exigences visent Ă  assurer l’impartialitĂ© subjective et objective dans les procĂ©dures de sanction.

  • ImpartialitĂ© subjective : Condition selon laquelle le juge ou l’organe de dĂ©cision ne doit pas avoir de prĂ©jugĂ©s ou de liens personnels avec la partie concernĂ©e, garantissant une absence de partialitĂ© personnelle. La jurisprudence (Cass, 1999) indique que la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© peut porter atteinte Ă  cette impartialitĂ©.

  • ImpartialitĂ© objective : CritĂšre visant Ă  assurer que l’organisation institutionnelle garantit l’absence de prĂ©jugĂ©s ou de biais dans le fonctionnement global, indĂ©pendamment des qualitĂ©s personnelles des juges ou membres. La jurisprudence (CA, 2000, KPMG) insiste sur l’organisation institutionnelle pour respecter cette impartialitĂ©.

  • Participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© : Pratique consistant Ă  faire participer le rapporteur Ă  la dĂ©cision finale, susceptible de compromettre l’impartialitĂ© subjective selon la Cour de cassation (Cass, 1999). La rĂ©forme de l’AMF a supprimĂ© cette participation pour respecter le droit de se taire et garantir l’impartialitĂ©.

  • Droit de se taire : Principe de non auto-incrimination consacrĂ© par le Conseil constitutionnel (2025), selon lequel une personne poursuivie ne peut ĂȘtre contrainte de rĂ©pondre ou de s’auto-incriminer, renforçant la prĂ©somption d’innocence et la garantie d’un procĂšs Ă©quitable.

Points essentiels

  • La jurisprudence (Cass, 1999 ; CE, 1999 ; CA, 2000) montre que l’impartialitĂ© dans les procĂ©dures de sanction doit ĂȘtre assurĂ©e tant sur le plan subjectif (absence de prĂ©jugĂ©s personnels) que sur le plan objectif (organisation institutionnelle). La participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© a Ă©tĂ© critiquĂ©e pour porter atteinte Ă  cette impartialitĂ©, ce qui a conduit Ă  une rĂ©organisation de l’AMF pour respecter ces exigences.

  • La distinction entre impartialitĂ© subjective et objective a permis de renforcer la lĂ©gitimitĂ© des organes de rĂ©gulation, notamment en sĂ©parant le collĂšge chargĂ© de la rĂ©glementation et la commission des sanctions, oĂč le rapporteur ne participe plus au dĂ©libĂ©rĂ©.

  • La jurisprudence europĂ©enne, notamment la CEDH (2014), a confirmĂ© que le cumul des sanctions administratives et pĂ©nales doit respecter le principe non bis in idem, renforçant la nĂ©cessitĂ© d’un procĂšs Ă©quitable.

  • Le droit de se taire, reconnu par le Conseil constitutionnel (2025), constitue une garantie fondamentale pour Ă©viter l’auto-incrimination et assurer un procĂšs Ă©quitable dans les procĂ©dures de sanction.

À retenir

Le respect de l’article 6 CEDH impose une organisation institutionnelle garantissant l’impartialitĂ© subjective et objective, notamment par la sĂ©paration des fonctions et la suppression de la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ©, tout en protĂ©geant le droit de se taire pour renforcer la lĂ©gitimitĂ© des procĂ©dures.

5. Contentieux du crédit bancaire

Notions clés & Définitions

  • Mobilisation des crĂ©ances : Ensemble des mĂ©canismes permettant Ă  une entreprise ou une banque de transformer ses crĂ©ances en ressources liquides. Elle inclut la cession de crĂ©ances, l’escompte et la titrisation, facilitant la gestion de la liquiditĂ© et la circulation des capitaux (voir section 6).
  • Cession de crĂ©ances : OpĂ©ration par laquelle un crĂ©ancier transfĂšre sa crĂ©ance Ă  un tiers (banque ou autre Ă©tablissement financier), qui devient le nouveau crĂ©ancier. Elle peut prendre la forme d’une cession-escompte ou fiduciaire, permettant une mobilisation immĂ©diate des fonds (voir section 6).
  • Escompte bancaire : Technique de mobilisation des crĂ©ances oĂč une banque achĂšte une crĂ©ance commerciale avant son Ă©chĂ©ance, en dĂ©duisant une commission ou un escompte, pour fournir rapidement des liquiditĂ©s au crĂ©ancier (voir section 6).
  • Titrisation : Processus de transformation de crĂ©ances en titres nĂ©gociables sur les marchĂ©s financiers, permettant aux banques de transfĂ©rer un portefeuille de crĂ©ances Ă  une sociĂ©tĂ© de titrisation, qui Ă©met des titres pour financer ces crĂ©ances (voir section 6).
  • RĂŽle des banques dans le financement de l'Ă©conomie : Les banques jouent un rĂŽle central en accordant des crĂ©dits aux agents Ă©conomiques, mobilisant des crĂ©ances via diverses techniques pour assurer la liquiditĂ©, soutenir l’investissement et favoriser la circulation des capitaux, ce qui est essentiel au fonctionnement Ă©conomique (voir section 1 et 5).

Points essentiels

  • La mobilisation des crĂ©ances permet aux Ă©tablissements bancaires d’assurer leur liquiditĂ© en transformant des crĂ©ances commerciales en ressources immĂ©diatement disponibles, via des techniques telles que la cession, l’escompte ou la titrisation.
  • La cession de crĂ©ances peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e sous diffĂ©rentes formes, notamment la cession-escompte ou fiduciaire, avec un transfert de propriĂ©tĂ© confĂ©rant Ă  la banque un droit immĂ©diat sur la crĂ©ance. La jurisprudence privilĂ©gie la logique du compte bancaire pour la prioritĂ© des crĂ©ances (voir section 6).
  • La titrisation est une opĂ©ration sophistiquĂ©e qui consiste Ă  transformer un portefeuille de crĂ©ances en titres nĂ©gociables, permettant aux banques de libĂ©rer des fonds pour de nouveaux crĂ©dits tout en transfĂ©rant le risque Ă  des investisseurs.
  • La technique de l’escompte bancaire offre une solution rapide pour obtenir des liquiditĂ©s en achetant des crĂ©ances avant leur Ă©chĂ©ance, souvent utilisĂ©e pour financer la trĂ©sorerie des entreprises.
  • La mobilisation des crĂ©ances contribue Ă  la fluiditĂ© du crĂ©dit dans l’économie, en permettant aux banques de financer leur activitĂ© et de soutenir la croissance Ă©conomique, notamment en pĂ©riode de tension de liquiditĂ©.

À retenir

La mobilisation des crĂ©ances, par la cession, l’escompte ou la titrisation, est un levier essentiel pour les banques afin d’assurer leur liquiditĂ© et de soutenir le financement de l’économie.

6. Mobilisation des créances

Notions clés & Définitions

  • Cession de crĂ©ances commerciales : OpĂ©ration par laquelle un crĂ©ancier transfĂšre sa crĂ©ance Ă  un tiers (souvent une banque), permettant d’obtenir immĂ©diatement des fonds. La cession confĂšre Ă  la banque un droit de propriĂ©tĂ© sur la crĂ©ance, facilitant la liquiditĂ© (voir section 5, "Cession-escompte").
  • Escompte bancaire : Technique de mobilisation des crĂ©ances oĂč une banque achĂšte une crĂ©ance commerciale avant son Ă©chĂ©ance, en dĂ©duisant une commission ou un intĂ©rĂȘt (escompte), permettant au crĂ©ancier de disposer rapidement de liquiditĂ©s. La cession-escompte est la forme la plus courante de cette opĂ©ration.
  • Titrisation : Transformation des crĂ©ances en titres nĂ©gociables sur les marchĂ©s financiers, permettant aux Ă©tablissements bancaires de transformer des crĂ©ances en instruments financiers liquides. Selon PERROUX (date), la titrisation facilite la gestion des risques et la mobilisation des crĂ©ances Ă  grande Ă©chelle.
  • Impact sur la liquiditĂ© des Ă©tablissements bancaires : La mobilisation des crĂ©ances via cession, escompte ou titrisation augmente la disponibilitĂ© immĂ©diate de fonds pour les banques, renforçant leur capacitĂ© Ă  financer l’économie et Ă  faire face aux besoins de liquiditĂ©. Ces mĂ©canismes jouent un rĂŽle central dans la gestion de la trĂ©sorerie bancaire.

Points essentiels

  • La cession de crĂ©ances commerciales permet aux entreprises de transformer rapidement leurs crĂ©ances en liquiditĂ©s, en transfĂ©rant leur droit de paiement Ă  une banque ou un Ă©tablissement financier. La forme la plus utilisĂ©e est la cession-escompte, qui implique l’achat immĂ©diat de la crĂ©ance avec dĂ©duction d’un escompte.
  • La titrisation consiste Ă  regrouper plusieurs crĂ©ances et Ă  les transformer en titres financiers nĂ©gociables, facilitant leur vente sur les marchĂ©s financiers. Selon PERROUX (date), cette technique permet de rĂ©duire le risque de crĂ©dit et d’accroĂźtre la liquiditĂ© globale du secteur bancaire.
  • Ces mĂ©canismes ont un impact direct sur la liquiditĂ© des Ă©tablissements bancaires, leur permettant d’accroĂźtre leur capacitĂ© de financement Ă  court terme et de gĂ©rer efficacement leur portefeuille de crĂ©ances. La titrisation, en particulier, favorise la transformation des crĂ©ances en titres liquides, accessibles aux investisseurs.
  • La mobilisation des crĂ©ances est encadrĂ©e par des rĂšgles juridiques prĂ©cises pour garantir la transparence et la sĂ©curitĂ© des opĂ©rations, notamment en matiĂšre de notification au dĂ©biteur et de prioritĂ© des crĂ©anciers (voir section 5).

À retenir

Les mĂ©canismes de mobilisation des crĂ©ances, tels que la cession, l’escompte et la titrisation, jouent un rĂŽle clĂ© dans l’augmentation de la liquiditĂ© des banques, leur permettant de financer rapidement l’économie tout en gĂ©rant efficacement leur portefeuille de crĂ©ances.

7. RĂ©glementation des prĂȘts

Notions clés & Définitions

  • Conditions d'octroi et de remboursement des prĂȘts : Ensemble des rĂšgles lĂ©gales et rĂ©glementaires qui encadrent la dĂ©livrance, la gestion et le remboursement des crĂ©dits, visant Ă  assurer la transparence et la protection des emprunteurs. AUTEUR (date) : La rĂ©glementation prĂ©cise notamment les modalitĂ©s d'information prĂ©alable et les taux d’intĂ©rĂȘt maximum (voir aussi taux d’usure).
  • Protection des emprunteurs : Dispositifs lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires destinĂ©s Ă  garantir un traitement Ă©quitable, une information claire et une capacitĂ© de remboursement adaptĂ©e aux emprunteurs, notamment en matiĂšre de crĂ©dit Ă  la consommation ou immobilier.
  • Normes lĂ©gales et rĂ©glementaires encadrant les prĂȘts : Textes juridiques, notamment le Code monĂ©taire et financier, qui fixent les critĂšres d’agrĂ©ment, d’information, de transparence et de contrĂŽle des opĂ©rations de prĂȘt.
  • RĂŽle des autoritĂ©s dans la rĂ©glementation des prĂȘts : AutoritĂ©s telles que l’AMF ou l’ACPR qui, par leur pouvoir normatif et de sanction, veillent au respect des rĂšgles encadrant l’octroi et le remboursement des crĂ©dits, assurant la stabilitĂ© financiĂšre et la protection des emprunteurs.
  • RĂ©glementation du taux d’usure : Limite lĂ©gale au taux d’intĂ©rĂȘt que peut pratiquer un prĂȘteur, afin de prĂ©venir l’usure et protĂ©ger les emprunteurs contre des taux excessifs, avec un plafond fixĂ© pĂ©riodiquement par la loi (voir aussi taux effectif global).

Points essentiels

  • La rĂ©glementation des prĂȘts repose principalement sur le Code monĂ©taire et financier, qui dĂ©finit les conditions d’octroi, notamment l’obligation d’information claire et prĂ©cise, ainsi que les plafonds de taux d’intĂ©rĂȘt (notamment le taux d’usure).
  • La protection des emprunteurs est assurĂ©e par des rĂšgles strictes sur la transparence, la communication des coĂ»ts et la capacitĂ© de remboursement, visant Ă  Ă©viter le surendettement.
  • Les autoritĂ©s de rĂ©gulation, telles que l’AMF et l’ACPR, jouent un rĂŽle clĂ© : elles disposent de pouvoirs normatifs, de contrĂŽle et de sanctions pour faire respecter la rĂ©glementation. La loi de sĂ©curitĂ© financiĂšre de 2003 a permis la crĂ©ation de l’AMF, qui supervise notamment la transparence des opĂ©rations financiĂšres liĂ©es aux prĂȘts.
  • La rĂ©glementation encadre Ă©galement la mobilisation des crĂ©ances, notamment par la cession ou l’affacturage, pour assurer la liquiditĂ© des Ă©tablissements bancaires tout en respectant les rĂšgles de transparence et de protection des parties.
  • La fixation du taux d’usure, actualisĂ©e pĂ©riodiquement, limite le coĂ»t du crĂ©dit pour Ă©viter l’usure, notamment en pĂ©riode d’inflation ou de crise Ă©conomique.

À retenir

La rĂ©glementation des prĂȘts vise Ă  garantir la transparence, la stabilitĂ© et la protection des emprunteurs, en encadrant strictement les conditions d’octroi, de remboursement et les taux d’intĂ©rĂȘt, sous le contrĂŽle des autoritĂ©s de rĂ©gulation.

8. Contentieux des marchés financiers

Notions clés & Définitions

  • Contentieux des marchĂ©s financiers : Ensemble des litiges relatifs Ă  la rĂ©gulation, aux abus de marchĂ©, et aux responsabilitĂ©s des Ă©metteurs ou intermĂ©diaires financiers, impliquant notamment l’AMF et les juridictions civiles ou pĂ©nales.
  • Sanctions pour abus de marchĂ© : Mesures punitives prises par l’AMF ou le juge pĂ©nal en cas de manquement aux obligations d’information ou de manipulation de cours, visant Ă  garantir la transparence et l’intĂ©gritĂ© des marchĂ©s financiers.
  • ProcĂ©dures devant la commission des sanctions de l'AMF : Processus administratif permettant Ă  l’AMF d’enquĂȘter, de sanctionner et de prononcer des mesures disciplinaires Ă  l’encontre des acteurs financiers, dans le respect du droit Ă  un procĂšs Ă©quitable (voir aussi "droit de se taire").
  • Recours juridictionnels en matiĂšre de marchĂ©s financiers : Voies de recours devant la Cour d’appel de Paris ou le Conseil d’État contre les dĂ©cisions de l’AMF, permettant de faire contrĂŽler la lĂ©galitĂ© des sanctions ou des dĂ©cisions rĂ©glementaires.
  • Interaction entre contentieux AMF et contentieux pĂ©nal : Relation complexe oĂč, selon la jurisprudence, sanctions administratives et pĂ©nales peuvent se cumuler, sauf application du principe non bis in idem (voir aussi l’affaire Airbus et la loi du 21 juin 2016).

Points essentiels

  • Le contentieux des marchĂ©s financiers se divise en deux grands volets : le contentieux administratif, principalement gĂ©rĂ© par la commission des sanctions de l’AMF, et le contentieux pĂ©nal, exercĂ© par les juridictions rĂ©pressives.
  • La commission des sanctions de l’AMF, créée en 2003 pour remplacer la COB et le CMF, garantit le respect du principe d’impartialitĂ©, notamment par la sĂ©paration entre le collĂšge (rĂ©glementation, poursuites) et la commission (sanctions). La participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© a Ă©tĂ© modifiĂ©e pour respecter l’article 6 CEDH, conformĂ©ment Ă  la jurisprudence (Cass, 1999 ; CE, 1999).
  • La jurisprudence a reconnu que sanctions administratives et pĂ©nales pouvaient se cumuler, sauf si elles relĂšvent du principe non bis in idem, consacrĂ© notamment par la loi du 21 juin 2016 dans le domaine des abus de marchĂ©.
  • Le droit de se taire, consacrĂ© par le Conseil constitutionnel en 2025, renforce la protection des personnes poursuivies dans le cadre du contentieux des marchĂ©s financiers, en Ă©vitant l’auto-incrimination.
  • La procĂ©dure de recours contre les dĂ©cisions de l’AMF est complexe, avec une compĂ©tence partagĂ©e entre la Cour d’appel de Paris et le Conseil d’État, selon la nature des acteurs concernĂ©s.

À retenir

Le contentieux des marchĂ©s financiers est structurĂ© pour garantir la rĂ©gulation, la transparence et l’impartialitĂ©, tout en assurant la protection des acteurs contre les abus, dans un cadre juridique Ă©volutif et fortement encadrĂ© par la jurisprudence europĂ©enne et nationale.

9. Responsabilité des émetteurs

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ© des Ă©metteurs : Engagement juridique de l’émetteur de titres financiers Ă  rĂ©pondre de ses obligations d’information, notamment en cas de manquements ou de pratiques irrĂ©guliĂšres, afin de garantir la transparence du marchĂ© (voir Ă©galement "Obligations d'information et transparence").
  • Obligations d'information et transparence : Devoir pour l’émetteur de fournir des informations prĂ©cises, complĂštes et Ă  jour sur ses activitĂ©s, ses finances et ses opĂ©rations, afin de permettre aux investisseurs de prendre des dĂ©cisions Ă©clairĂ©es (voir aussi "Contentieux de la rĂ©gulation et des abus de marchĂ©").
  • Sanctions en cas de manquements : Mesures punitives, administratives ou civiles, prises Ă  l’encontre des Ă©metteurs ou de leurs dirigeants en cas de non-respect des obligations d’information ou de pratiques dĂ©loyales, telles que prĂ©vues par la rĂ©gulation financiĂšre (voir aussi "Contentieux de la rĂ©gulation et des abus de marchĂ©").
  • Jurisprudence relative Ă  la responsabilitĂ© des Ă©metteurs : Ensemble des dĂ©cisions de justice qui prĂ©cisent les conditions, limites et modalitĂ©s de la responsabilitĂ© des Ă©metteurs, notamment en matiĂšre d’information trompeuse ou inexacte, renforçant la protection des investisseurs (voir aussi "Contentieux civil de la responsabilitĂ© des Ă©metteurs et intermĂ©diaires").
  • Lien avec le contentieux AMF : Interaction entre la responsabilitĂ© des Ă©metteurs et le contentieux administratif ou pĂ©nal de l’AMF, qui dispose de pouvoirs d’enquĂȘte, de sanction et de recours pour faire respecter la rĂ©gulation et assurer la transparence des marchĂ©s financiers.

Points essentiels

  • La responsabilitĂ© des Ă©metteurs est engagĂ©e lorsqu’ils manquent Ă  leurs obligations d’information ou commettent des pratiques irrĂ©guliĂšres, ce qui peut entraĂźner des sanctions administratives ou civiles (voir "Obligations d'information et transparence").
  • La jurisprudence a prĂ©cisĂ© que la responsabilitĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e pour des informations inexactes, trompeuses ou incomplĂštes, notamment en cas de non-divulgation d’informations privilĂ©giĂ©es ou de manipulation de cours (voir "Jurisprudence relative Ă  la responsabilitĂ© des Ă©metteurs").
  • La rĂ©gulation financiĂšre, notamment via l’AMF, veille Ă  la conformitĂ© des Ă©metteurs, et ses dĂ©cisions peuvent faire l’objet de recours, tout en Ă©tant en lien Ă©troit avec la responsabilitĂ© civile et pĂ©nale des acteurs (voir "Lien avec le contentieux AMF").
  • La responsabilitĂ© des Ă©metteurs contribue Ă  la protection des investisseurs et Ă  la stabilitĂ© du marchĂ©, en assurant que l’information diffusĂ©e est fiable et conforme aux exigences lĂ©gales et rĂ©glementaires.

À retenir

La responsabilitĂ© des Ă©metteurs repose sur leur devoir de transparence et d’exactitude de l’information, sous peine de sanctions, renforçant la confiance des investisseurs et la stabilitĂ© des marchĂ©s financiers.

10. Abus de marché et régulation

Notions clés & Définitions

  • Abus de marchĂ© : AUTEUR (date) : comportement illicite consistant Ă  manipuler ou Ă  utiliser de maniĂšre dĂ©loyale des informations ou des pratiques pour influencer le cours d’un titre ou d’un marchĂ©, en violation des rĂšgles de transparence et d’intĂ©gritĂ©.
  • Typologie des abus de marchĂ© : Classification des comportements illicites tels que le dĂ©lit d’initiĂ©, la manipulation de cours, ou la diffusion d’informations privilĂ©giĂ©es non publiĂ©es, permettant d’identifier et de sanctionner ces infractions.
  • RĂ©gulation des abus de marchĂ© : Ensemble des rĂšgles et mĂ©canismes instaurĂ©s par l’AMF et autres autoritĂ©s pour prĂ©venir, dĂ©tecter et sanctionner les comportements abusifs, notamment via la surveillance, l’enquĂȘte et la procĂ©dure disciplinaire.
  • Principe non bis in idem : AUTEUR (date) : principe selon lequel une mĂȘme personne ne peut pas ĂȘtre poursuivie ou sanctionnĂ©e deux fois pour le mĂȘme fait, appliquĂ© dans le contexte des abus de marchĂ© pour Ă©viter le cumul de sanctions administratives et pĂ©nales, notamment par la rĂ©forme de la loi du 21 juin 2016.
  • Concertation entre parquet financier et AMF : Processus de coordination instaurĂ© par la loi du 21 juin 2016 permettant au parquet financier et Ă  l’AMF de dĂ©terminer l’autoritĂ© compĂ©tente pour poursuivre une infraction d’abus de marchĂ©, favorisant une rĂ©pression efficace et cohĂ©rente.

Points essentiels

  • La notion d’abus de marchĂ© englobe des comportements dĂ©loyaux tels que le dĂ©lit d’initiĂ©, la manipulation de cours ou la diffusion d’informations privilĂ©giĂ©es non publiĂ©es, sous la supervision de l’AMF. La typologie prĂ©cise ces infractions pour mieux les sanctionner.
  • La rĂ©gulation des abus de marchĂ© repose sur un cadre juridique renforcĂ©, notamment par la loi du 21 juin 2016, qui a rĂ©formĂ© la rĂ©pression en instaurant une concertation entre le parquet financier et l’AMF pour dĂ©terminer l’autoritĂ© compĂ©tente, Ă©vitant ainsi le cumul des poursuites (principe non bis in idem).
  • La rĂ©forme de 2016 a Ă©galement renforcĂ© la coopĂ©ration entre ces deux entitĂ©s pour une rĂ©pression plus rapide et efficace, tout en respectant les droits fondamentaux, notamment le droit de se taire, consacrĂ© par le CC en 2025.
  • La rĂ©gulation s’appuie sur une surveillance continue, des enquĂȘtes approfondies, et des sanctions administratives ou pĂ©nales, pour prĂ©server l’intĂ©gritĂ© des marchĂ©s financiers. La jurisprudence a confirmĂ© que le cumul de sanctions n’est possible que dans certains cas, sauf application du principe non bis in idem.

À retenir

L’encadrement juridique et la coopĂ©ration renforcĂ©e entre le parquet financier et l’AMF, notamment par la loi du 21 juin 2016, visent Ă  garantir la transparence des marchĂ©s et Ă  lutter efficacement contre les abus, tout en respectant les droits fondamentaux des personnes poursuivies.

Tableaux de SynthĂšse

ThÚmeNotions clésAutor(s) / RéférencesPoints importants
Contentieux régulation bancaireContentieux de la régulation, pouvoir de sanction, impartialité, principe non bis in idemConnaissance du Code monétaire et financier, jurisprudence CEDHSéparation des fonctions, respect du droit à un procÚs équitable, application du principe non bis in idem (Airbus, 2014)
AutoritĂ©s de supervisionAMF (2003), ACPR, Union bancaire europĂ©enne, rĂ©gime d’agrĂ©ment, pouvoirs de sanctionAutoritĂ©s françaises et europĂ©ennes, modĂšle amĂ©ricainIndĂ©pendance, sĂ©paration des fonctions, mĂ©canismes de contrĂŽle et de rĂ©solution, protection des dĂ©posants
Contentieux AMF et ACPRContentieux spĂ©cifique, voies de recours, organisation interne, droit de se taireJurisprudence 2025, Conseil d'État, Cour d'appel de ParisProcĂ©dure particuliĂšre, recours devant Cour d’appel et Conseil d’État, droit de se taire reconnu

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le pouvoir normatif et le pouvoir de sanction des autorités de régulation.
  2. Croire que le principe non bis in idem ne s’applique pas en cas de sanctions administratives et pĂ©nales.
  3. Sous-estimer l’importance de la sĂ©paration des fonctions pour garantir l’impartialitĂ©.
  4. Confondre la compĂ©tence de l’AMF pour la rĂ©gulation des marchĂ©s et celle de l’ACPR pour la supervision prudentielle.
  5. Omettre que la jurisprudence europĂ©enne limite la double sanction pour une mĂȘme infraction.
  6. NĂ©gliger le rĂŽle de l’Union bancaire dans la supervision europĂ©enne.
  7. Confondre les voies de recours contre dĂ©cisions de l’AMF ou de l’ACPR (Cour d’appel vs Conseil d’État).

Checklist Examen

  1. Connaßtre la définition du contentieux de la régulation selon la section 1.
  2. Identifier les pouvoirs de sanction de l’AMF et de l’ACPR, en prĂ©cisant leur cadre juridique.
  3. Expliquer le principe d’impartialitĂ© selon l’article 6 CEDH et son application dans la rĂ©gulation financiĂšre.
  4. DĂ©crire le rĂŽle et la composition de l’AMF, notamment la sĂ©paration entre le collĂšge et la commission des sanctions.
  5. MaĂźtriser la jurisprudence Airbus (2014) relative au principe non bis in idem.
  6. ConnaĂźtre la structure et les missions de l’ACPR, notamment dans le cadre de l’Union bancaire europĂ©enne.
  7. Identifier les voies de recours contre les dĂ©cisions de l’AMF et de l’ACPR.
  8. Savoir ce que recouvre le contentieux spĂ©cifique de l’AMF et de l’ACPR.
  9. ConnaĂźtre la procĂ©dure de recours devant la Cour d’appel de Paris et le Conseil d’État.
  10. ConnaĂźtre la date de crĂ©ation de l’AMF et ses principales missions.
  11. Maßtriser la notion de pouvoir normatif et de pouvoir de sanction dans la régulation bancaire.
  12. VĂ©rifier la maĂźtrise du principe de sĂ©paration des fonctions pour garantir l’impartialitĂ© dans la rĂ©gulation.

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Test your knowledge on Les enjeux du contentieux financier with 10 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Qu'est-ce que le contentieux de la régulation bancaire ?

2. Comment l’AMF doit-elle appliquer ses pouvoirs de sanction pour respecter le droit Ă  un procĂšs Ă©quitable ?

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Contentieux rĂ©gulation bancaire — dĂ©finition ?

Litiges impliquant les autorités de supervision et le respect du droit à un procÚs équitable.

AutoritĂ©s de supervision — rĂŽle ?

Surveiller, réguler et sanctionner le secteur financier.

Contentieux AMF et ACPR — nature ?

Contentieux spécifique lié aux décisions et sanctions de ces autorités.

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