đ Plan du Cours
- Contentieux régulation bancaire
- Autorités de supervision
- Contentieux AMF et ACPR
- Droit à un procÚs équitable
- Contentieux du crédit bancaire
- Mobilisation des créances
- RĂ©glementation des prĂȘts
- Contentieux des marchés financiers
- Responsabilité des émetteurs
- Abus de marché et régulation
đ 1. Contentieux rĂ©gulation bancaire
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Contentieux de la rĂ©gulation : Ensemble des litiges impliquant les autoritĂ©s de supervision, notamment lâAMF et lâACPR, qui soulĂšvent des enjeux liĂ©s au respect du droit Ă un procĂšs Ă©quitable, en particulier lorsque ces autoritĂ©s cumulent fonctions de poursuite, dâinstruction et de sanction (voir section 4).
- Pouvoir de sanction de la rĂ©gulation : CapacitĂ© confĂ©rĂ©e aux autoritĂ©s de rĂ©gulation, comme lâAMF ou lâACPR, de prononcer des sanctions administratives pour faire respecter les rĂšgles, en complĂ©ment de leur pouvoir normatif (voir section 8).
- Impartialité et art. 6 CEDH : Exigence selon laquelle les autorités de régulation doivent garantir une impartialité subjective et objective, notamment par une organisation séparant les fonctions de réglementation et de sanction, pour respecter le droit à un procÚs équitable (voir section 4).
- Principe non bis in idem : Principe selon lequel une mĂȘme situation ne peut faire lâobjet de sanctions Ă la fois par une autoritĂ© de rĂ©gulation et par le juge pĂ©nal, consacrĂ© par la jurisprudence europĂ©enne, notamment la CEDH (voir section 8).
- Sources du droit bancaire et financier : Ensemble des textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires, notamment le Code monĂ©taire et financier, le Code civil, le Code de commerce, et le droit de lâUE, qui encadrent la rĂ©gulation bancaire et financiĂšre (voir section 6).
đ Points essentiels
- Le contentieux de la rĂ©gulation bancaire sâinscrit dans un environnement oĂč les autoritĂ©s de supervision, telles que lâAMF et lâACPR, disposent de pouvoirs normatifs et de sanctions, ce qui crĂ©e un contentieux spĂ©cifique distinct du contentieux juridictionnel classique.
- La crĂ©ation de lâAMF en 2003, inspirĂ©e du modĂšle amĂ©ricain, a permis de centraliser la rĂ©gulation financiĂšre en France, avec une organisation garantissant impartialitĂ© et respect du droit Ă un procĂšs Ă©quitable, notamment par la sĂ©paration du collĂšge et de la commission des sanctions.
- La jurisprudence europĂ©enne, notamment la jurisprudence de la CEDH, a renforcĂ© le principe non bis in idem, limitant la possibilitĂ© de sanctions doubles pour une mĂȘme infraction, comme illustrĂ© par lâaffaire Airbus (2014).
- La rĂ©gulation prudentielle, notamment via lâACPR, vise Ă assurer la stabilitĂ© du systĂšme bancaire, en particulier dans le cadre de lâUnion bancaire europĂ©enne, avec des mĂ©canismes de surveillance, de rĂ©solution rapide en cas de faillite, et de garantie des dĂ©pĂŽts.
- La source principale du droit bancaire et financier est le Code monĂ©taire et financier, complĂ©tĂ© par le droit civil, le droit commercial, et le droit de lâUE, formant un corpus cohĂ©rent pour la rĂ©gulation et le financement de lâĂ©conomie.
đĄ Ă retenir
Le contentieux de la régulation bancaire repose sur un équilibre complexe entre pouvoirs de sanction, respect du droit à un procÚs équitable, et application cohérente des sources juridiques, afin de garantir la stabilité financiÚre tout en protégeant les droits des acteurs.
đ 2. AutoritĂ©s de supervision
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Autorité des marchés financiers (AMF) (2003) : autorité publique indépendante créée pour réguler les marchés financiers en France, dotée de pouvoirs normatifs, de contrÎle et de sanction, inspirée du modÚle américain de la "Securities and Exchange Commission". Elle assure la protection des investisseurs, la transparence des marchés et la régulation des acteurs financiers.
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Autorité de contrÎle prudentiel et de résolution (ACPR) : organisme rattaché à la Banque de France, chargé de la supervision prudentielle des banques et des assurances, ainsi que de la résolution des établissements en difficulté. Elle veille à la stabilité du systÚme financier et à la protection des déposants.
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Union bancaire européenne : dispositif européen instauré pour renforcer la supervision et la résolution des grandes banques de la zone euro, comprenant la surveillance unique via la BCE, le mécanisme de résolution bancaire et la garantie des dépÎts, visant à prévenir et gérer les crises bancaires.
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RĂ©gime de l'agrĂ©ment bancaire et financier : procĂ©dure par laquelle l'ACPR dĂ©livre ou retire les agrĂ©ments nĂ©cessaires Ă l'exercice des activitĂ©s bancaires et financiĂšres, garantissant la conformitĂ© des acteurs aux rĂšgles de solvabilitĂ©, de dĂ©ontologie et de protection de lâintĂ©rĂȘt public.
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Pouvoirs de sanction des autoritĂ©s de supervision : capacitĂ©s confĂ©rĂ©es Ă l'AMF et Ă l'ACPR pour infliger des sanctions administratives (avertissements, interdictions, suspension dâactivitĂ©) en cas de manquements rĂ©glementaires, dans le but de garantir la conformitĂ© et la stabilitĂ© du secteur financier.
đ Points essentiels
LâAMF (2003), inspirĂ©e du modĂšle amĂ©ricain, a Ă©tĂ© créée pour centraliser la rĂ©gulation des marchĂ©s financiers français, en remplaçant la COB et le CMF, afin de renforcer lâindĂ©pendance et lâefficacitĂ© du contrĂŽle. Elle dispose de pouvoirs normatifs, dâenquĂȘte et de sanctions, et doit respecter lâexigence dâimpartialitĂ©, notamment par la sĂ©paration entre le collĂšge (rĂ©glementation) et la commission des sanctions (poursuites). La jurisprudence a prĂ©cisĂ© que la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© pouvait porter atteinte Ă lâimpartialitĂ©, ce qui a conduit Ă une organisation garantissant la sĂ©paration des fonctions.
LâACPR, rattachĂ©e Ă la Banque de France, supervise la soliditĂ© des Ă©tablissements bancaires et dâassurance, en dĂ©livrant ou retirant les agrĂ©ments nĂ©cessaires Ă leur activitĂ©. Elle intervient Ă©galement dans la gestion des crises bancaires via le mĂ©canisme de rĂ©solution, notamment dans le cadre de lâUnion bancaire europĂ©enne, qui vise Ă instaurer une surveillance unique (via la BCE pour les grandes banques), des stress tests rĂ©guliers, et un mĂ©canisme de rĂ©solution rapide pour Ă©viter la contagion systĂ©mique. La garantie des dĂ©pĂŽts, plafonnĂ©e Ă 100 000 euros, protĂšge les dĂ©posants en cas de faillite.
Les pouvoirs de sanction permettent aux autoritĂ©s de rĂ©gulation dâintervenir pour faire respecter la rĂ©glementation, en utilisant des sanctions administratives ou, dans certains cas, en lien avec des poursuites pĂ©nales. La publication des sanctions, notamment nominatives, soulĂšve des enjeux de rĂ©putation, et le droit de se taire a Ă©tĂ© reconnu comme droit fondamental par le Conseil constitutionnel (2025). La coopĂ©ration entre autoritĂ©s nationales et europĂ©ennes est essentielle pour la gestion des crises et la prĂ©vention des dĂ©faillances.
đĄ Ă retenir
Les autoritĂ©s de supervision françaises, notamment lâAMF et lâACPR, disposent de pouvoirs Ă©tendus pour rĂ©guler, contrĂŽler et sanctionner le secteur financier, dans un cadre national et europĂ©en, afin dâassurer la stabilitĂ©, la transparence et la protection des dĂ©posants et investisseurs.
đ 3. Contentieux AMF et ACPR
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Contentieux spécifique de l'AMF et de l'ACPR : Ensemble des litiges liés aux décisions et actions de ces autorités, notamment en matiÚre de sanctions, régulation et supervision, qui présentent un régime procédural et juridique particulier en raison de leur pouvoir de sanction et de régulation (voir section 4).
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Organisation du contentieux AMF : L'AMF dispose d'une organisation interne comprenant le collÚge, chargé de la réglementation et du déclenchement des poursuites, et la commission des sanctions, organe autonome présidé par un haut magistrat, garantissant l'impartialité et la conformité aux exigences du procÚs équitable (voir section 4).
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Voies de recours contre dĂ©cisions AMF : Les dĂ©cisions de l'AMF peuvent faire l'objet d'un recours devant la Cour d'appel de Paris, qui assure un double degrĂ© de juridiction, ou devant le Conseil d'Ătat pour certains professionnels agréés. Le Conseil constitutionnel a consacrĂ© en 2025 le droit de se taire comme droit fondamental dans ces contentieux (voir section 4).
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Principe non bis in idem en matiĂšre AMF : Interdiction de cumuler une sanction administrative de l'AMF et une sanction pĂ©nale pour une mĂȘme infraction, conformĂ©ment Ă la jurisprudence de la CEDH (CEDH, 2014). La loi du 21 juin 2016 a confirmĂ© ce principe dans le domaine des abus de marchĂ©, notamment dans lâaffaire Airbus (voir section 4).
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Cumul des poursuites AMF et juge pĂ©nal : La possibilitĂ© de poursuivre une mĂȘme infraction Ă la fois devant l'AMF pour sanction administrative et devant le juge pĂ©nal, demeure en principe possible sauf application du principe non bis in idem, sauf dans le cas spĂ©cifique des abus de marchĂ© oĂč la loi de 2016 a instaurĂ© une concertation pour Ă©viter le double traitement (voir section 4).
đ Points essentiels
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Le contentieux de l'AMF et de l'ACPR se distingue par leur pouvoir de sanction et leur rĂŽle de rĂ©gulation, ce qui nĂ©cessite une organisation spĂ©cifique pour respecter le droit Ă un procĂšs Ă©quitable, notamment en sĂ©parant le collĂšge de la commission des sanctions et en excluant la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ©, conformĂ©ment Ă lâarrĂȘt Cass, 1999, Oury et Ă la jurisprudence de la Cour d'appel de 2000 (KPMG).
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La jurisprudence a Ă©voluĂ© pour garantir l'impartialitĂ©, notamment en distinguant l'impartialitĂ© subjective (absence de conflit dâintĂ©rĂȘt personnel) et l'impartialitĂ© objective (organisation institutionnelle garantissant lâĂ©quitĂ©), ce qui a conduit Ă la structuration actuelle de lâAMF.
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Le principe non bis in idem, consacrĂ© par la CEDH (2014), interdit que des sanctions administratives et pĂ©nales soient prononcĂ©es pour une mĂȘme infraction, sauf exception dans le domaine des abus de marchĂ©, oĂč une concertation entre le parquet financier et l'AMF est organisĂ©e depuis la loi de 2016.
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Le droit de se taire, reconnu en 2025 par le Conseil constitutionnel, renforce la protection des personnes poursuivies dans le cadre du contentieux AMF, en évitant toute auto-incrimination.
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Les voies de recours contre les dĂ©cisions de l'AMF sont complexes, impliquant la Cour d'appel de Paris ou le Conseil d'Ătat, en fonction du statut des professionnels, avec une Ă©volution rĂ©cente pour renforcer le droit au silence.
đĄ Ă retenir
Le contentieux de l'AMF et de l'ACPR est caractérisé par un régime spécifique garantissant l'impartialité et le respect du droit à un procÚs équitable, tout en étant soumis à des principes européens comme le non bis in idem, avec une organisation adaptée pour concilier régulation, sanctions et recours juridictionnels.
đ 4. Droit Ă un procĂšs Ă©quitable
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Exigences de l'article 6 CEDH : Dispositions garantissant un procĂšs Ă©quitable, notamment le droit Ă un tribunal impartial, Ă un procĂšs public, et Ă la dĂ©fense, telles que prĂ©cisĂ©es par la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme. (Cass, 1999, Oury) souligne que ces exigences visent Ă assurer lâimpartialitĂ© subjective et objective dans les procĂ©dures de sanction.
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ImpartialitĂ© subjective : Condition selon laquelle le juge ou lâorgane de dĂ©cision ne doit pas avoir de prĂ©jugĂ©s ou de liens personnels avec la partie concernĂ©e, garantissant une absence de partialitĂ© personnelle. La jurisprudence (Cass, 1999) indique que la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© peut porter atteinte Ă cette impartialitĂ©.
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ImpartialitĂ© objective : CritĂšre visant Ă assurer que lâorganisation institutionnelle garantit lâabsence de prĂ©jugĂ©s ou de biais dans le fonctionnement global, indĂ©pendamment des qualitĂ©s personnelles des juges ou membres. La jurisprudence (CA, 2000, KPMG) insiste sur lâorganisation institutionnelle pour respecter cette impartialitĂ©.
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Participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© : Pratique consistant Ă faire participer le rapporteur Ă la dĂ©cision finale, susceptible de compromettre lâimpartialitĂ© subjective selon la Cour de cassation (Cass, 1999). La rĂ©forme de lâAMF a supprimĂ© cette participation pour respecter le droit de se taire et garantir lâimpartialitĂ©.
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Droit de se taire : Principe de non auto-incrimination consacrĂ© par le Conseil constitutionnel (2025), selon lequel une personne poursuivie ne peut ĂȘtre contrainte de rĂ©pondre ou de sâauto-incriminer, renforçant la prĂ©somption dâinnocence et la garantie dâun procĂšs Ă©quitable.
đ Points essentiels
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La jurisprudence (Cass, 1999 ; CE, 1999 ; CA, 2000) montre que lâimpartialitĂ© dans les procĂ©dures de sanction doit ĂȘtre assurĂ©e tant sur le plan subjectif (absence de prĂ©jugĂ©s personnels) que sur le plan objectif (organisation institutionnelle). La participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© a Ă©tĂ© critiquĂ©e pour porter atteinte Ă cette impartialitĂ©, ce qui a conduit Ă une rĂ©organisation de lâAMF pour respecter ces exigences.
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La distinction entre impartialitĂ© subjective et objective a permis de renforcer la lĂ©gitimitĂ© des organes de rĂ©gulation, notamment en sĂ©parant le collĂšge chargĂ© de la rĂ©glementation et la commission des sanctions, oĂč le rapporteur ne participe plus au dĂ©libĂ©rĂ©.
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La jurisprudence europĂ©enne, notamment la CEDH (2014), a confirmĂ© que le cumul des sanctions administratives et pĂ©nales doit respecter le principe non bis in idem, renforçant la nĂ©cessitĂ© dâun procĂšs Ă©quitable.
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Le droit de se taire, reconnu par le Conseil constitutionnel (2025), constitue une garantie fondamentale pour Ă©viter lâauto-incrimination et assurer un procĂšs Ă©quitable dans les procĂ©dures de sanction.
đĄ Ă retenir
Le respect de lâarticle 6 CEDH impose une organisation institutionnelle garantissant lâimpartialitĂ© subjective et objective, notamment par la sĂ©paration des fonctions et la suppression de la participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ©, tout en protĂ©geant le droit de se taire pour renforcer la lĂ©gitimitĂ© des procĂ©dures.
đ 5. Contentieux du crĂ©dit bancaire
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Mobilisation des crĂ©ances : Ensemble des mĂ©canismes permettant Ă une entreprise ou une banque de transformer ses crĂ©ances en ressources liquides. Elle inclut la cession de crĂ©ances, lâescompte et la titrisation, facilitant la gestion de la liquiditĂ© et la circulation des capitaux (voir section 6).
- Cession de crĂ©ances : OpĂ©ration par laquelle un crĂ©ancier transfĂšre sa crĂ©ance Ă un tiers (banque ou autre Ă©tablissement financier), qui devient le nouveau crĂ©ancier. Elle peut prendre la forme dâune cession-escompte ou fiduciaire, permettant une mobilisation immĂ©diate des fonds (voir section 6).
- Escompte bancaire : Technique de mobilisation des crĂ©ances oĂč une banque achĂšte une crĂ©ance commerciale avant son Ă©chĂ©ance, en dĂ©duisant une commission ou un escompte, pour fournir rapidement des liquiditĂ©s au crĂ©ancier (voir section 6).
- Titrisation : Processus de transformation de créances en titres négociables sur les marchés financiers, permettant aux banques de transférer un portefeuille de créances à une société de titrisation, qui émet des titres pour financer ces créances (voir section 6).
- RĂŽle des banques dans le financement de l'Ă©conomie : Les banques jouent un rĂŽle central en accordant des crĂ©dits aux agents Ă©conomiques, mobilisant des crĂ©ances via diverses techniques pour assurer la liquiditĂ©, soutenir lâinvestissement et favoriser la circulation des capitaux, ce qui est essentiel au fonctionnement Ă©conomique (voir section 1 et 5).
đ Points essentiels
- La mobilisation des crĂ©ances permet aux Ă©tablissements bancaires dâassurer leur liquiditĂ© en transformant des crĂ©ances commerciales en ressources immĂ©diatement disponibles, via des techniques telles que la cession, lâescompte ou la titrisation.
- La cession de crĂ©ances peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e sous diffĂ©rentes formes, notamment la cession-escompte ou fiduciaire, avec un transfert de propriĂ©tĂ© confĂ©rant Ă la banque un droit immĂ©diat sur la crĂ©ance. La jurisprudence privilĂ©gie la logique du compte bancaire pour la prioritĂ© des crĂ©ances (voir section 6).
- La titrisation est une opération sophistiquée qui consiste à transformer un portefeuille de créances en titres négociables, permettant aux banques de libérer des fonds pour de nouveaux crédits tout en transférant le risque à des investisseurs.
- La technique de lâescompte bancaire offre une solution rapide pour obtenir des liquiditĂ©s en achetant des crĂ©ances avant leur Ă©chĂ©ance, souvent utilisĂ©e pour financer la trĂ©sorerie des entreprises.
- La mobilisation des crĂ©ances contribue Ă la fluiditĂ© du crĂ©dit dans lâĂ©conomie, en permettant aux banques de financer leur activitĂ© et de soutenir la croissance Ă©conomique, notamment en pĂ©riode de tension de liquiditĂ©.
đĄ Ă retenir
La mobilisation des crĂ©ances, par la cession, lâescompte ou la titrisation, est un levier essentiel pour les banques afin dâassurer leur liquiditĂ© et de soutenir le financement de lâĂ©conomie.
đ 6. Mobilisation des crĂ©ances
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Cession de crĂ©ances commerciales : OpĂ©ration par laquelle un crĂ©ancier transfĂšre sa crĂ©ance Ă un tiers (souvent une banque), permettant dâobtenir immĂ©diatement des fonds. La cession confĂšre Ă la banque un droit de propriĂ©tĂ© sur la crĂ©ance, facilitant la liquiditĂ© (voir section 5, "Cession-escompte").
- Escompte bancaire : Technique de mobilisation des crĂ©ances oĂč une banque achĂšte une crĂ©ance commerciale avant son Ă©chĂ©ance, en dĂ©duisant une commission ou un intĂ©rĂȘt (escompte), permettant au crĂ©ancier de disposer rapidement de liquiditĂ©s. La cession-escompte est la forme la plus courante de cette opĂ©ration.
- Titrisation : Transformation des créances en titres négociables sur les marchés financiers, permettant aux établissements bancaires de transformer des créances en instruments financiers liquides. Selon PERROUX (date), la titrisation facilite la gestion des risques et la mobilisation des créances à grande échelle.
- Impact sur la liquiditĂ© des Ă©tablissements bancaires : La mobilisation des crĂ©ances via cession, escompte ou titrisation augmente la disponibilitĂ© immĂ©diate de fonds pour les banques, renforçant leur capacitĂ© Ă financer lâĂ©conomie et Ă faire face aux besoins de liquiditĂ©. Ces mĂ©canismes jouent un rĂŽle central dans la gestion de la trĂ©sorerie bancaire.
đ Points essentiels
- La cession de crĂ©ances commerciales permet aux entreprises de transformer rapidement leurs crĂ©ances en liquiditĂ©s, en transfĂ©rant leur droit de paiement Ă une banque ou un Ă©tablissement financier. La forme la plus utilisĂ©e est la cession-escompte, qui implique lâachat immĂ©diat de la crĂ©ance avec dĂ©duction dâun escompte.
- La titrisation consiste Ă regrouper plusieurs crĂ©ances et Ă les transformer en titres financiers nĂ©gociables, facilitant leur vente sur les marchĂ©s financiers. Selon PERROUX (date), cette technique permet de rĂ©duire le risque de crĂ©dit et dâaccroĂźtre la liquiditĂ© globale du secteur bancaire.
- Ces mĂ©canismes ont un impact direct sur la liquiditĂ© des Ă©tablissements bancaires, leur permettant dâaccroĂźtre leur capacitĂ© de financement Ă court terme et de gĂ©rer efficacement leur portefeuille de crĂ©ances. La titrisation, en particulier, favorise la transformation des crĂ©ances en titres liquides, accessibles aux investisseurs.
- La mobilisation des créances est encadrée par des rÚgles juridiques précises pour garantir la transparence et la sécurité des opérations, notamment en matiÚre de notification au débiteur et de priorité des créanciers (voir section 5).
đĄ Ă retenir
Les mĂ©canismes de mobilisation des crĂ©ances, tels que la cession, lâescompte et la titrisation, jouent un rĂŽle clĂ© dans lâaugmentation de la liquiditĂ© des banques, leur permettant de financer rapidement lâĂ©conomie tout en gĂ©rant efficacement leur portefeuille de crĂ©ances.
đ 7. RĂ©glementation des prĂȘts
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conditions d'octroi et de remboursement des prĂȘts : Ensemble des rĂšgles lĂ©gales et rĂ©glementaires qui encadrent la dĂ©livrance, la gestion et le remboursement des crĂ©dits, visant Ă assurer la transparence et la protection des emprunteurs. AUTEUR (date) : La rĂ©glementation prĂ©cise notamment les modalitĂ©s d'information prĂ©alable et les taux dâintĂ©rĂȘt maximum (voir aussi taux dâusure).
- Protection des emprunteurs : Dispositifs législatifs et réglementaires destinés à garantir un traitement équitable, une information claire et une capacité de remboursement adaptée aux emprunteurs, notamment en matiÚre de crédit à la consommation ou immobilier.
- Normes lĂ©gales et rĂ©glementaires encadrant les prĂȘts : Textes juridiques, notamment le Code monĂ©taire et financier, qui fixent les critĂšres dâagrĂ©ment, dâinformation, de transparence et de contrĂŽle des opĂ©rations de prĂȘt.
- RĂŽle des autoritĂ©s dans la rĂ©glementation des prĂȘts : AutoritĂ©s telles que lâAMF ou lâACPR qui, par leur pouvoir normatif et de sanction, veillent au respect des rĂšgles encadrant lâoctroi et le remboursement des crĂ©dits, assurant la stabilitĂ© financiĂšre et la protection des emprunteurs.
- RĂ©glementation du taux dâusure : Limite lĂ©gale au taux dâintĂ©rĂȘt que peut pratiquer un prĂȘteur, afin de prĂ©venir lâusure et protĂ©ger les emprunteurs contre des taux excessifs, avec un plafond fixĂ© pĂ©riodiquement par la loi (voir aussi taux effectif global).
đ Points essentiels
- La rĂ©glementation des prĂȘts repose principalement sur le Code monĂ©taire et financier, qui dĂ©finit les conditions dâoctroi, notamment lâobligation dâinformation claire et prĂ©cise, ainsi que les plafonds de taux dâintĂ©rĂȘt (notamment le taux dâusure).
- La protection des emprunteurs est assurée par des rÚgles strictes sur la transparence, la communication des coûts et la capacité de remboursement, visant à éviter le surendettement.
- Les autoritĂ©s de rĂ©gulation, telles que lâAMF et lâACPR, jouent un rĂŽle clĂ© : elles disposent de pouvoirs normatifs, de contrĂŽle et de sanctions pour faire respecter la rĂ©glementation. La loi de sĂ©curitĂ© financiĂšre de 2003 a permis la crĂ©ation de lâAMF, qui supervise notamment la transparence des opĂ©rations financiĂšres liĂ©es aux prĂȘts.
- La rĂ©glementation encadre Ă©galement la mobilisation des crĂ©ances, notamment par la cession ou lâaffacturage, pour assurer la liquiditĂ© des Ă©tablissements bancaires tout en respectant les rĂšgles de transparence et de protection des parties.
- La fixation du taux dâusure, actualisĂ©e pĂ©riodiquement, limite le coĂ»t du crĂ©dit pour Ă©viter lâusure, notamment en pĂ©riode dâinflation ou de crise Ă©conomique.
đĄ Ă retenir
La rĂ©glementation des prĂȘts vise Ă garantir la transparence, la stabilitĂ© et la protection des emprunteurs, en encadrant strictement les conditions dâoctroi, de remboursement et les taux dâintĂ©rĂȘt, sous le contrĂŽle des autoritĂ©s de rĂ©gulation.
đ 8. Contentieux des marchĂ©s financiers
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Contentieux des marchĂ©s financiers : Ensemble des litiges relatifs Ă la rĂ©gulation, aux abus de marchĂ©, et aux responsabilitĂ©s des Ă©metteurs ou intermĂ©diaires financiers, impliquant notamment lâAMF et les juridictions civiles ou pĂ©nales.
- Sanctions pour abus de marchĂ© : Mesures punitives prises par lâAMF ou le juge pĂ©nal en cas de manquement aux obligations dâinformation ou de manipulation de cours, visant Ă garantir la transparence et lâintĂ©gritĂ© des marchĂ©s financiers.
- ProcĂ©dures devant la commission des sanctions de l'AMF : Processus administratif permettant Ă lâAMF dâenquĂȘter, de sanctionner et de prononcer des mesures disciplinaires Ă lâencontre des acteurs financiers, dans le respect du droit Ă un procĂšs Ă©quitable (voir aussi "droit de se taire").
- Recours juridictionnels en matiĂšre de marchĂ©s financiers : Voies de recours devant la Cour dâappel de Paris ou le Conseil dâĂtat contre les dĂ©cisions de lâAMF, permettant de faire contrĂŽler la lĂ©galitĂ© des sanctions ou des dĂ©cisions rĂ©glementaires.
- Interaction entre contentieux AMF et contentieux pĂ©nal : Relation complexe oĂč, selon la jurisprudence, sanctions administratives et pĂ©nales peuvent se cumuler, sauf application du principe non bis in idem (voir aussi lâaffaire Airbus et la loi du 21 juin 2016).
đ Points essentiels
- Le contentieux des marchĂ©s financiers se divise en deux grands volets : le contentieux administratif, principalement gĂ©rĂ© par la commission des sanctions de lâAMF, et le contentieux pĂ©nal, exercĂ© par les juridictions rĂ©pressives.
- La commission des sanctions de lâAMF, créée en 2003 pour remplacer la COB et le CMF, garantit le respect du principe dâimpartialitĂ©, notamment par la sĂ©paration entre le collĂšge (rĂ©glementation, poursuites) et la commission (sanctions). La participation du rapporteur au dĂ©libĂ©rĂ© a Ă©tĂ© modifiĂ©e pour respecter lâarticle 6 CEDH, conformĂ©ment Ă la jurisprudence (Cass, 1999 ; CE, 1999).
- La jurisprudence a reconnu que sanctions administratives et pénales pouvaient se cumuler, sauf si elles relÚvent du principe non bis in idem, consacré notamment par la loi du 21 juin 2016 dans le domaine des abus de marché.
- Le droit de se taire, consacrĂ© par le Conseil constitutionnel en 2025, renforce la protection des personnes poursuivies dans le cadre du contentieux des marchĂ©s financiers, en Ă©vitant lâauto-incrimination.
- La procĂ©dure de recours contre les dĂ©cisions de lâAMF est complexe, avec une compĂ©tence partagĂ©e entre la Cour dâappel de Paris et le Conseil dâĂtat, selon la nature des acteurs concernĂ©s.
đĄ Ă retenir
Le contentieux des marchĂ©s financiers est structurĂ© pour garantir la rĂ©gulation, la transparence et lâimpartialitĂ©, tout en assurant la protection des acteurs contre les abus, dans un cadre juridique Ă©volutif et fortement encadrĂ© par la jurisprudence europĂ©enne et nationale.
đ 9. ResponsabilitĂ© des Ă©metteurs
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ResponsabilitĂ© des Ă©metteurs : Engagement juridique de lâĂ©metteur de titres financiers Ă rĂ©pondre de ses obligations dâinformation, notamment en cas de manquements ou de pratiques irrĂ©guliĂšres, afin de garantir la transparence du marchĂ© (voir Ă©galement "Obligations d'information et transparence").
- Obligations d'information et transparence : Devoir pour lâĂ©metteur de fournir des informations prĂ©cises, complĂštes et Ă jour sur ses activitĂ©s, ses finances et ses opĂ©rations, afin de permettre aux investisseurs de prendre des dĂ©cisions Ă©clairĂ©es (voir aussi "Contentieux de la rĂ©gulation et des abus de marchĂ©").
- Sanctions en cas de manquements : Mesures punitives, administratives ou civiles, prises Ă lâencontre des Ă©metteurs ou de leurs dirigeants en cas de non-respect des obligations dâinformation ou de pratiques dĂ©loyales, telles que prĂ©vues par la rĂ©gulation financiĂšre (voir aussi "Contentieux de la rĂ©gulation et des abus de marchĂ©").
- Jurisprudence relative Ă la responsabilitĂ© des Ă©metteurs : Ensemble des dĂ©cisions de justice qui prĂ©cisent les conditions, limites et modalitĂ©s de la responsabilitĂ© des Ă©metteurs, notamment en matiĂšre dâinformation trompeuse ou inexacte, renforçant la protection des investisseurs (voir aussi "Contentieux civil de la responsabilitĂ© des Ă©metteurs et intermĂ©diaires").
- Lien avec le contentieux AMF : Interaction entre la responsabilitĂ© des Ă©metteurs et le contentieux administratif ou pĂ©nal de lâAMF, qui dispose de pouvoirs dâenquĂȘte, de sanction et de recours pour faire respecter la rĂ©gulation et assurer la transparence des marchĂ©s financiers.
đ Points essentiels
- La responsabilitĂ© des Ă©metteurs est engagĂ©e lorsquâils manquent Ă leurs obligations dâinformation ou commettent des pratiques irrĂ©guliĂšres, ce qui peut entraĂźner des sanctions administratives ou civiles (voir "Obligations d'information et transparence").
- La jurisprudence a prĂ©cisĂ© que la responsabilitĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e pour des informations inexactes, trompeuses ou incomplĂštes, notamment en cas de non-divulgation dâinformations privilĂ©giĂ©es ou de manipulation de cours (voir "Jurisprudence relative Ă la responsabilitĂ© des Ă©metteurs").
- La rĂ©gulation financiĂšre, notamment via lâAMF, veille Ă la conformitĂ© des Ă©metteurs, et ses dĂ©cisions peuvent faire lâobjet de recours, tout en Ă©tant en lien Ă©troit avec la responsabilitĂ© civile et pĂ©nale des acteurs (voir "Lien avec le contentieux AMF").
- La responsabilitĂ© des Ă©metteurs contribue Ă la protection des investisseurs et Ă la stabilitĂ© du marchĂ©, en assurant que lâinformation diffusĂ©e est fiable et conforme aux exigences lĂ©gales et rĂ©glementaires.
đĄ Ă retenir
La responsabilitĂ© des Ă©metteurs repose sur leur devoir de transparence et dâexactitude de lâinformation, sous peine de sanctions, renforçant la confiance des investisseurs et la stabilitĂ© des marchĂ©s financiers.
đ 10. Abus de marchĂ© et rĂ©gulation
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Abus de marchĂ© : AUTEUR (date) : comportement illicite consistant Ă manipuler ou Ă utiliser de maniĂšre dĂ©loyale des informations ou des pratiques pour influencer le cours dâun titre ou dâun marchĂ©, en violation des rĂšgles de transparence et dâintĂ©gritĂ©.
- Typologie des abus de marchĂ© : Classification des comportements illicites tels que le dĂ©lit dâinitiĂ©, la manipulation de cours, ou la diffusion dâinformations privilĂ©giĂ©es non publiĂ©es, permettant dâidentifier et de sanctionner ces infractions.
- RĂ©gulation des abus de marchĂ© : Ensemble des rĂšgles et mĂ©canismes instaurĂ©s par lâAMF et autres autoritĂ©s pour prĂ©venir, dĂ©tecter et sanctionner les comportements abusifs, notamment via la surveillance, lâenquĂȘte et la procĂ©dure disciplinaire.
- Principe non bis in idem : AUTEUR (date) : principe selon lequel une mĂȘme personne ne peut pas ĂȘtre poursuivie ou sanctionnĂ©e deux fois pour le mĂȘme fait, appliquĂ© dans le contexte des abus de marchĂ© pour Ă©viter le cumul de sanctions administratives et pĂ©nales, notamment par la rĂ©forme de la loi du 21 juin 2016.
- Concertation entre parquet financier et AMF : Processus de coordination instaurĂ© par la loi du 21 juin 2016 permettant au parquet financier et Ă lâAMF de dĂ©terminer lâautoritĂ© compĂ©tente pour poursuivre une infraction dâabus de marchĂ©, favorisant une rĂ©pression efficace et cohĂ©rente.
đ Points essentiels
- La notion dâabus de marchĂ© englobe des comportements dĂ©loyaux tels que le dĂ©lit dâinitiĂ©, la manipulation de cours ou la diffusion dâinformations privilĂ©giĂ©es non publiĂ©es, sous la supervision de lâAMF. La typologie prĂ©cise ces infractions pour mieux les sanctionner.
- La rĂ©gulation des abus de marchĂ© repose sur un cadre juridique renforcĂ©, notamment par la loi du 21 juin 2016, qui a rĂ©formĂ© la rĂ©pression en instaurant une concertation entre le parquet financier et lâAMF pour dĂ©terminer lâautoritĂ© compĂ©tente, Ă©vitant ainsi le cumul des poursuites (principe non bis in idem).
- La réforme de 2016 a également renforcé la coopération entre ces deux entités pour une répression plus rapide et efficace, tout en respectant les droits fondamentaux, notamment le droit de se taire, consacré par le CC en 2025.
- La rĂ©gulation sâappuie sur une surveillance continue, des enquĂȘtes approfondies, et des sanctions administratives ou pĂ©nales, pour prĂ©server lâintĂ©gritĂ© des marchĂ©s financiers. La jurisprudence a confirmĂ© que le cumul de sanctions nâest possible que dans certains cas, sauf application du principe non bis in idem.
đĄ Ă retenir
Lâencadrement juridique et la coopĂ©ration renforcĂ©e entre le parquet financier et lâAMF, notamment par la loi du 21 juin 2016, visent Ă garantir la transparence des marchĂ©s et Ă lutter efficacement contre les abus, tout en respectant les droits fondamentaux des personnes poursuivies.
đ Tableaux de SynthĂšse
| ThÚme | Notions clés | Autor(s) / Références | Points importants |
|---|
| Contentieux régulation bancaire | Contentieux de la régulation, pouvoir de sanction, impartialité, principe non bis in idem | Connaissance du Code monétaire et financier, jurisprudence CEDH | Séparation des fonctions, respect du droit à un procÚs équitable, application du principe non bis in idem (Airbus, 2014) |
| AutoritĂ©s de supervision | AMF (2003), ACPR, Union bancaire europĂ©enne, rĂ©gime dâagrĂ©ment, pouvoirs de sanction | AutoritĂ©s françaises et europĂ©ennes, modĂšle amĂ©ricain | IndĂ©pendance, sĂ©paration des fonctions, mĂ©canismes de contrĂŽle et de rĂ©solution, protection des dĂ©posants |
| Contentieux AMF et ACPR | Contentieux spĂ©cifique, voies de recours, organisation interne, droit de se taire | Jurisprudence 2025, Conseil d'Ătat, Cour d'appel de Paris | ProcĂ©dure particuliĂšre, recours devant Cour dâappel et Conseil dâĂtat, droit de se taire reconnu |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre le pouvoir normatif et le pouvoir de sanction des autorités de régulation.
- Croire que le principe non bis in idem ne sâapplique pas en cas de sanctions administratives et pĂ©nales.
- Sous-estimer lâimportance de la sĂ©paration des fonctions pour garantir lâimpartialitĂ©.
- Confondre la compĂ©tence de lâAMF pour la rĂ©gulation des marchĂ©s et celle de lâACPR pour la supervision prudentielle.
- Omettre que la jurisprudence europĂ©enne limite la double sanction pour une mĂȘme infraction.
- NĂ©gliger le rĂŽle de lâUnion bancaire dans la supervision europĂ©enne.
- Confondre les voies de recours contre dĂ©cisions de lâAMF ou de lâACPR (Cour dâappel vs Conseil dâĂtat).
â
Checklist Examen
- Connaßtre la définition du contentieux de la régulation selon la section 1.
- Identifier les pouvoirs de sanction de lâAMF et de lâACPR, en prĂ©cisant leur cadre juridique.
- Expliquer le principe dâimpartialitĂ© selon lâarticle 6 CEDH et son application dans la rĂ©gulation financiĂšre.
- DĂ©crire le rĂŽle et la composition de lâAMF, notamment la sĂ©paration entre le collĂšge et la commission des sanctions.
- MaĂźtriser la jurisprudence Airbus (2014) relative au principe non bis in idem.
- ConnaĂźtre la structure et les missions de lâACPR, notamment dans le cadre de lâUnion bancaire europĂ©enne.
- Identifier les voies de recours contre les dĂ©cisions de lâAMF et de lâACPR.
- Savoir ce que recouvre le contentieux spĂ©cifique de lâAMF et de lâACPR.
- ConnaĂźtre la procĂ©dure de recours devant la Cour dâappel de Paris et le Conseil dâĂtat.
- ConnaĂźtre la date de crĂ©ation de lâAMF et ses principales missions.
- Maßtriser la notion de pouvoir normatif et de pouvoir de sanction dans la régulation bancaire.
- VĂ©rifier la maĂźtrise du principe de sĂ©paration des fonctions pour garantir lâimpartialitĂ© dans la rĂ©gulation.