Revision sheet: Introduction aux sciences cognitives et perception

Plan du Cours

  1. Sources et acquisition des connaissances
  2. Science, théorie et démarche expérimentale
  3. Rationalisme, empirisme et monisme
  4. Descartes et hypothùses sur l’esprit
  5. Behaviorisme et cognitivisme
  6. Neurosciences et mĂ©thodes d’étude
  7. Psychophysique et seuils de perception
  8. Détection du signal et bruit neuronal
  9. Techniques de bulles et corrélation inverse
  10. Oculométrie et applications en perception

1. Sources et acquisition des connaissances

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© : Mode d’acquisition oĂč une connaissance est acceptĂ©e parce qu’elle est fournie par une personne lĂ©gitime (par exemple un enseignant).
  • Raisonnement logique : Mode d’acquisition oĂč une connaissance est obtenue par dĂ©duction ou infĂ©rence Ă  partir d’autres idĂ©es.
  • ExpĂ©rience : Mode d’acquisition oĂč une connaissance provient de ce qui est observĂ© ou vĂ©cu, ici via l’expĂ©rience d’autrui.
  • Ignorance : Mode d’acquisition oĂč une connaissance est attribuĂ©e aux mĂ©dias, faute de vĂ©rification par d’autres voies.

Points essentiels

  • Trois sources principales sont distinguĂ©es pour acquĂ©rir des connaissances : autoritĂ©, raisonnement logique et expĂ©rience.
  • L’autoritĂ© correspond au cas oĂč un enseignant fournit la connaissance directement.
  • Le raisonnement logique correspond au cas oĂč la rĂ©flexion personnelle conduit Ă  la connaissance.
  • L’expĂ©rience correspond au cas oĂč c’est autrui qui fait l’expĂ©rience et transmet ce qui en dĂ©coule.
  • L’option « ignorance » est associĂ©e au cas oĂč les mĂ©dias fournissent la connaissance.
  • Les mĂ©dias sont donc rattachĂ©s Ă  une acquisition non fondĂ©e sur autoritĂ©, raisonnement logique ou expĂ©rience directe d’autrui.

Astuce mémo

Autorité = enseignant, Logique = réflexion, Expérience = autrui, Médias = ignorance (A-L-E-M).

2. Science, théorie et démarche expérimentale

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© : Mode d’acquisition des connaissances oĂč l’on accepte une idĂ©e parce qu’elle est fournie par une personne reconnue, sans l’avoir vĂ©rifiĂ©e soi-mĂȘme.
  • Raisonnement logique : Mode d’acquisition des connaissances oĂč la conclusion dĂ©coule de la rĂ©flexion et des infĂ©rences menĂ©es par soi-mĂȘme.
  • ExpĂ©rience d’autrui : Mode d’acquisition des connaissances oĂč l’on apprend parce que quelqu’un d’autre rĂ©alise l’expĂ©rience et rapporte les rĂ©sultats.
  • Science : DĂ©marche de connaissance fondĂ©e sur des observations et des vĂ©rifications, qui s’appuie sur une mĂ©thode permettant de tester des hypothĂšses.
  • ThĂ©orie en psychologie scientifique : Cadre explicatif qui doit pouvoir ĂȘtre confrontĂ© aux faits, produire des recherches et rester simple pour ĂȘtre jugĂ© utile.

Points essentiels

  • Les connaissances peuvent ĂȘtre acquises par autoritĂ©, par raisonnement logique, par expĂ©rience d’autrui ou par ignorance via les mĂ©dias.
  • La science ne repose pas sur des observations subjectives non vĂ©rifiables et ne se limite pas Ă  seulement deux sources de connaissances.
  • Une thĂ©orie scientifique doit ĂȘtre productive, rĂ©futable et parcimonieuse pour ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme bonne.
  • Une thĂ©orie est productive lorsqu’elle stimule de nombreuses recherches.
  • Une thĂ©orie est parcimonieuse lorsqu’elle explique un maximum d’observations avec un minimum d’élĂ©ments thĂ©oriques.
  • La dĂ©marche expĂ©rimentale en psychologie consiste Ă  Ă©valuer l’influence d’une ou plusieurs variables indĂ©pendantes sur une ou plusieurs variables dĂ©pendantes.

Astuce mémo

AutoritĂ© / Logique / Autrui / MĂ©dias = A-L-A-M (A-L-A-M) pour mĂ©moriser les 4 modes d’acquisition.

3. Rationalisme, empirisme et monisme

Notions clés & Définitions

  • Rationalisme : Courant qui privilĂ©gie la raison et des principes abstraits pour comprendre le monde, plutĂŽt que l’observation seule.
  • Empirisme : Courant qui fonde la connaissance sur l’expĂ©rience et l’observation, en s’appuyant sur ce qui est mesurable.
  • Monisme : ThĂšse philosophique qui affirme qu’il n’existe qu’une seule rĂ©alitĂ© fondamentale expliquant l’ensemble des phĂ©nomĂšnes.
  • Descartes : Philosophe (1596–1650) associĂ© au rationalisme et Ă  une conception de l’esprit articulĂ©e au corps.
  • Behaviorisme : Courant en psychologie qui Ă©tudie le comportement Ă  partir de donnĂ©es observables et de mĂ©thodes expĂ©rimentales.

Points essentiels

  • Descartes (1596–1650) propose une interprĂ©tation mathĂ©matique de l’esprit.
  • Descartes considĂšre que tous les ĂȘtres vivants sont dotĂ©s d’une Ăąme pensante.
  • Descartes propose une philosophie moniste.
  • Descartes situe l’interface Ăąme–corps dans la glande pinĂ©ale.
  • Au XIXe siĂšcle, les neurosciences soutiennent que des lĂ©sions cĂ©rĂ©brales circonscrites peuvent altĂ©rer une fonction mentale.
  • Au XIXe siĂšcle, les neurosciences suggĂšrent une organisation toponymique du systĂšme nerveux et montrent que la conduction de l’influx nerveux n’est pas instantanĂ©e.

Astuce mémo

Rationalisme = Raison + Descartes; Empirisme = Expérience; Monisme = Un seul monde; Pinéale = Interface ùme-corps.

4. Descartes et hypothùses sur l’esprit

Notions clés & Définitions

  • Descartes : Philosophe associĂ© Ă  une rĂ©flexion sur la nature de l’esprit et sur la maniĂšre d’étudier ses opĂ©rations.
  • Psychologie scientifique contemporaine : Domaine qui Ă©tudie l’esprit en combinant plusieurs types de mesures et d’approches empiriques.
  • MĂ©thodes comportementales : Ensemble de techniques oĂč l’on infĂšre les processus mentaux Ă  partir des comportements observables.
  • Psychophysique : Approche qui relie des caractĂ©ristiques physiques des stimuli Ă  la perception et aux performances du sujet.
  • ChronomĂ©trie mentale : MĂ©thode visant Ă  estimer la durĂ©e des processus mentaux Ă  partir de mesures temporelles.

Points essentiels

  • Descartes et l’étude de l’esprit : l’option correcte est celle qui combine l’étude de l’esprit avec une dĂ©marche fondĂ©e sur l’observation/les donnĂ©es, et non l’introspection seule.
  • La psychologie scientifique contemporaine combine diverses mesures pour Ă©tudier l’esprit.
  • La psychologie scientifique contemporaine utilise l’imagerie cĂ©rĂ©brale structurale pour localiser des fonctions mentales.
  • La psychologie scientifique contemporaine s’appuie sur la neuropsychologie pour Ă©valuer l’effet de lĂ©sions cĂ©rĂ©brales sur le fonctionnement mental.
  • La psychologie scientifique contemporaine est une discipline centrale des sciences cognitives.
  • La psychologie scientifique contemporaine n’est pas limitĂ©e Ă  une seule mĂ©thode et n’est pas dĂ©crite comme absente du CollĂšge de France dans les propositions proposĂ©es.

5. Behaviorisme et cognitivisme

Notions clés & Définitions

  • Électromyographie (EMG) : Technique physiologique mesurant l’activitĂ© musculaire pour infĂ©rer des Ă©tats comme la vigilance.
  • Électrocardiographie (ECG) : Technique physiologique mesurant l’activitĂ© cardiaque afin d’infĂ©rer des Ă©tats liĂ©s Ă  la vigilance.
  • RĂ©ponse Ă©lectrodermale : Mesure physiologique de la rĂ©ponse de la peau utilisĂ©e pour estimer l’activitĂ© du systĂšme nerveux central.
  • ÉlectroencĂ©phalographie (EEG) : Enregistrement physiologique de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale utilisĂ© en clinique et en recherche.
  • Neuropsychologie : Domaine qui Ă©tudie les liens entre fonctions mentales et cerveau, notamment via des dissociations observĂ©es aprĂšs lĂ©sions.

Points essentiels

  • L’EMG et l’ECG sont mobilisĂ©es pour infĂ©rer des Ă©tats de vigilance Ă  partir de signaux physiologiques.
  • La rĂ©ponse Ă©lectrodermale sert Ă  mesurer l’activitĂ© du systĂšme nerveux central.
  • La neuroanatomie utilise l’EEG pour Ă©tudier le cerveau.
  • La stimulation Ă©lectrique peut permettre de lĂ©ser des rĂ©gions cĂ©rĂ©brales dans des approches expĂ©rimentales.
  • L’enregistrement unitaire correspond Ă  l’étude de l’activitĂ© d’un seul neurone.
  • La neuropsychologie dissocie les fonctions mentales et associe une localisation cĂ©rĂ©brale Ă  une fonction mentale.

Astuce mémo

EMG/ECG = vigilance (muscle + cƓur) ; EEG = cerveau (clinique + recherche) ; Ă©lectrodermale = SNC (peau qui rĂ©agit).

6. Neurosciences et mĂ©thodes d’étude

Notions clés & Définitions

  • Rythmes EEG : Enregistrements EEG de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale rythmĂ©e, dont la frĂ©quence et l’amplitude varient selon l’état (Ă©veil, sommeil, etc.).
  • Potentiels Ă©voquĂ©s : Signaux EEG/Ă©lectrophysiologiques dĂ©clenchĂ©s par un Ă©vĂ©nement ou mesurĂ©s de façon stationnaire, permettant d’extraire une rĂ©ponse liĂ©e Ă  une stimulation.
  • Potentiels stationnaires : Potentiels Ă©voquĂ©s mesurĂ©s dans des conditions rĂ©pĂ©tĂ©es ou stables, oĂč la rĂ©ponse peut ĂȘtre extraite du bruit de fond.
  • fMRI : Imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique fonctionnelle qui infĂšre l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale Ă  partir de variations liĂ©es au fonctionnement, sans enregistrer directement l’activitĂ© neuronale.
  • Loi de Fechner : Loi psychophysique reliant l’intensitĂ© d’une sensation subjective Ă  l’intensitĂ© physique du stimulus, avec une relation non linĂ©aire.

Points essentiels

  • Les rythmes EEG dissocient l’éveil du sommeil et permettent aussi de distinguer des stades du sommeil.
  • Les rythmes EEG incluent une composante bĂȘta (ÎČ) caractĂ©risĂ©e par la plus faible amplitude et la frĂ©quence la plus Ă©levĂ©e.
  • Les rythmes EEG disparaissent pendant le sommeil lent.
  • Les potentiels Ă©voquĂ©s surviennent dans l’EEG dĂšs que le sujet est exposĂ© Ă  une stimulation sensorielle.
  • Les potentiels Ă©voquĂ©s peuvent ĂȘtre extraits du bruit de fond par moyen-Ăąge.
  • Les potentiels Ă©voquĂ©s peuvent prĂ©senter une sĂ©rie de pics nommĂ©s selon leur latence et selon leur polaritĂ©.

Astuce mémo

ÎČ = petit volume, grande vitesse ; sommeil lent = ÎČ s’éteint.

7. Psychophysique et seuils de perception

Notions clés & Définitions

  • Seuil absolu : Le seuil absolu est la plus faible intensitĂ© de stimulus que l’on peut dĂ©tecter.
  • Seuil diffĂ©rentiel : Le seuil diffĂ©rentiel est la plus petite diffĂ©rence d’intensitĂ© entre deux stimulations dĂ©tectable.
  • Fraction de Weber : La fraction de Weber exprime le rapport entre le seuil diffĂ©rentiel et l’intensitĂ© de stimulation de rĂ©fĂ©rence.
  • ThĂ©orie de la dĂ©tection du signal : La thĂ©orie de la dĂ©tection du signal sĂ©pare la sensibilitĂ© perceptive du critĂšre de dĂ©cision du sujet.
  • MĂ©thode des constantes : La mĂ©thode des constantes mesure un seuil en prĂ©sentant des intensitĂ©s de diffĂ©rence fixes Ă  plusieurs essais.

Points essentiels

  • Le seuil absolu est d’autant plus bas que l’individu est sensible.
  • Le seuil absolu correspond Ă  la plus faible intensitĂ© dĂ©tectable d’un stimulus.
  • Le seuil diffĂ©rentiel correspond Ă  la plus faible diffĂ©rence d’intensitĂ© dĂ©tectable entre deux stimulations.
  • En tĂąche Ă  choix forcĂ© Ă  deux alternatives, le seuil diffĂ©rentiel correspond Ă  une intensitĂ© donnant 75% de dĂ©tections correctes.
  • La fraction de Weber exprime le rapport du seuil diffĂ©rentiel sur l’intensitĂ© de stimulation.
  • La fraction de Weber correspond Ă  la « diffĂ©rence-juste-perceptible ».

Astuce mémo

Seuil absolu = « je détecte » (plus petit) ; seuil différentiel = « je distingue » (plus petite différence) ; Weber = « différence / intensité ».

8. Détection du signal et bruit neuronal

Notions clés & Définitions

  • ThĂ©orie de la dĂ©tection du signal : Cadre qui modĂ©lise la dĂ©cision perceptive comme un compromis entre signal et bruit, avec un critĂšre de dĂ©cision.
  • Bruit neuronal : HypothĂšse selon laquelle la rĂ©ponse sensorielle varie spontanĂ©ment, ce qui ajoute une composante alĂ©atoire aux dĂ©cisions.
  • HypothĂšse du bruit neuronal : Postulat de la thĂ©orie de la dĂ©tection du signal selon lequel le bruit provient de l’activitĂ© spontanĂ©e des rĂ©cepteurs sensoriels.
  • Technique des bulles : MĂ©thode de masquage partiel qui ne montre qu’une fraction de l’image pour estimer l’information utile Ă  la catĂ©gorisation.
  • Technique de la corrĂ©lation inverse : MĂ©thode d’analyse qui infĂšre la reprĂ©sentation ou l’information utilisĂ©e Ă  partir des rĂ©ponses, en lien avec la tĂąche de catĂ©gorisation.

Points essentiels

  • Le critĂšre de dĂ©cision ne peut pas ĂȘtre modulĂ© par la probabilitĂ© d’apparition du signal.
  • Les rĂ©ponses perceptives Ă  une stimulation donnĂ©e sont supposĂ©es suivre une distribution gaussienne.
  • L’hypothĂšse du bruit neuronal implique que les rĂ©cepteurs sensoriels sont limitĂ©s par leur activitĂ© spontanĂ©e.
  • L’hypothĂšse du bruit neuronal n’implique pas que les sujets rĂ©pondent toujours au hasard sans stimulation physique.
  • L’hypothĂšse du bruit neuronal n’implique pas que les sujets ne rĂ©pondent jamais au hasard sans stimulation physique.
  • La technique des bulles consiste Ă  ne laisser visible que certaines parties de l’image Ă  catĂ©goriser au sujet.

Astuce mémo

Signal + bruit = dĂ©cision sous incertitude; critĂšre indĂ©pendant de la probabilitĂ©; bulles = fenĂȘtres sur l’info utile.

9. Techniques de bulles et corrélation inverse

Notions clés & Définitions

  • Techniques de bulles : MĂ©thode de prĂ©sentation de stimuli visuels en couches, utilisĂ©e pour infĂ©rer la reprĂ©sentation mentale mobilisĂ©e lors d’une tĂąche de catĂ©gorisation visuelle.
  • CorrĂ©lation inverse : Technique d’analyse visant Ă  relier des rĂ©ponses de catĂ©gorisation Ă  des caractĂ©ristiques visuelles en ajoutant des couches de bruit.
  • ReprĂ©sentation mentale : ReprĂ©sentation interne que les sujets mobilisent pendant une tĂąche de catĂ©gorisation visuelle et que certaines techniques cherchent Ă  rĂ©vĂ©ler.
  • OculomĂ©trie moderne : MĂ©thode de mesure des mouvements oculaires combinant rĂ©flexion cornĂ©enne et suivi de la pupille.

Points essentiels

  • Les techniques de bulles visent Ă  rĂ©vĂ©ler uniquement l’information nĂ©cessaire pour rĂ©aliser une tĂąche de catĂ©gorisation visuelle.
  • Les techniques de bulles cherchent Ă  rĂ©vĂ©ler la reprĂ©sentation mentale mobilisĂ©e pendant la catĂ©gorisation visuelle.
  • Les techniques de bulles consistent Ă  prĂ©senter au sujet ce que l’on pense ĂȘtre sa reprĂ©sentation mentale.
  • La technique de corrĂ©lation inverse consiste Ă  ajouter des couches de bruit visuel ayant conduit Ă  un type de rĂ©ponse de catĂ©gorisation.
  • La technique de corrĂ©lation inverse ne fonctionne pas uniquement au niveau individuel, mais pour des groupes d’individus.
  • La technique de corrĂ©lation inverse a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour montrer que, aux USA, la reprĂ©sentation mentale d’un criminel n’est pas genrĂ©e.

Astuce mémo

CorrĂ©lation inverse = bruit en couches → rĂ©ponse de catĂ©gorie (souvent au niveau groupe).

10. Oculométrie et applications en perception

Notions clés & Définitions

  • Contraction pupillaire : RĂ©ponse de la pupille qui se contracte sous l’effet de certains facteurs, notamment liĂ©s Ă  la lumiĂšre et Ă  l’état cognitif.
  • LumiĂšre physique : Stimulation lumineuse rĂ©ellement prĂ©sente dans l’environnement, qui influence directement la taille de la pupille.
  • LumiĂšre Ă©voquĂ©e en pensĂ©e : ReprĂ©sentation mentale d’une source lumineuse, pouvant aussi modifier la taille de la pupille selon les conditions.
  • MĂ©thode des escaliers : ProcĂ©dure adaptative qui ajuste la difficultĂ© d’un stimulus au fil des essais pour estimer un seuil.
  • Eye-tracking : Technique d’enregistrement du regard qui suit les mouvements oculaires et la rĂ©partition de l’attention visuelle.

Points essentiels

  • La contraction de la pupille dĂ©pend de la luminositĂ© physique du stimulus, et l’effet perceptif n’est valable que si la luminositĂ© physique est identique entre conditions.
  • Penser Ă  quelque chose de lumineux ne suffit pas Ă  provoquer une contraction quand la lumiĂšre physique n’est pas rĂ©ellement identique Ă  la condition correspondante.
  • La pupille se dilate en rĂ©ponse Ă  la lumiĂšre physique et se contracte en rĂ©ponse Ă  la lumiĂšre Ă©voquĂ©e en pensĂ©e.
  • La taille de la pupille peut varier avec la charge mentale d’un individu, donc l’affirmation de stabilitĂ© stricte est fausse.
  • MĂ©thode des escaliers : on augmente l’intensitĂ© aprĂšs une omission et on la diminue aprĂšs une dĂ©tection correcte.
  • MĂ©thode des escaliers : on ajuste la difficultĂ© pour maintenir une performance autour de 75% plutĂŽt que de fixer un niveau infraliminal de dĂ©part systĂ©matique.

Astuce mémo

Physique → dilate ; PensĂ©e → contracte (PDP : Pupille-Dilate-PensĂ©e-Contracte).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
mai 2025Session 1 de l’examen terminal (UFR Sciences Humaines, Licence 2Ăšme annĂ©e)
1596–1650PĂ©riode associĂ©e Ă  RenĂ© Descartes
XIXĂšme siĂšclePĂ©riode oĂč les neurosciences soutiennent des lĂ©sions circonscrites et une organisation toponymique
XIXĂšme siĂšclePĂ©riode oĂč les neurosciences montrent que la conduction de l’influx nerveux n’est pas instantanĂ©e

Tableaux de synthĂšse

Modes d’acquisition des connaissances

ModeIdée centraleExemple typique
Autoritéconnaissance acceptée car fournie par une personne légitimeenseignant
Raisonnement logiqueconnaissance obtenue par déduction/inférenceréflexion personnelle
ExpĂ©rienceconnaissance issue de ce qui est observĂ©/vĂ©cu via autruiexpĂ©rience d’autrui
Ignoranceconnaissance attribuée aux médias faute de vérificationmédias

Science et théorie scientifique

NotionCaractéristiqueBut
Sciencefondée sur observations et vérifications via une méthodetester des hypothÚses
ThĂ©orie (psychologie scientifique)productive, rĂ©futable, parcimonieuseĂȘtre utile et confrontable aux faits
ProductivitĂ©stimule de nombreuses recherchesfavoriser l’avancement
Parcimonieexplique un maximum d’observations avec un minimum d’élĂ©mentssimplifier l’explication

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre « autoritĂ© » (enseignant/personne lĂ©gitime) et « ignorance » (mĂ©dias sans vĂ©rification) : ce n’est pas la mĂȘme source de justification.
  2. Croire que la science repose sur des observations subjectives non vĂ©rifiables, alors qu’elle exige une mĂ©thode de vĂ©rification/test des hypothĂšses.
  3. Penser qu’une thĂ©orie scientifique est « forcĂ©ment vraie » si elle n’est pas rĂ©futĂ©e : elle doit rester rĂ©futable.
  4. Inverser les rĂŽles en dĂ©tection du signal : croire que le critĂšre de dĂ©cision dĂ©pend de la probabilitĂ© d’apparition du signal, alors qu’il ne peut pas ĂȘtre modulĂ©.
  5. Confondre seuil absolu et seuil différentiel : le premier est la plus faible intensité détectable, le second la plus petite différence détectable.
  6. Se tromper sur la chronométrie mentale : elle vise des inférences sur la nature des représentations mentales, pas seulement le temps de réponse.
  7. Croire que la pupille ne varie jamais avec la charge mentale : la taille peut varier, donc l’affirmation de stabilitĂ© stricte est fausse.

Checklist Examen

  1. Identifier les 4 modes d’acquisition des connaissances et associer chacun Ă  son mĂ©canisme (autoritĂ©, raisonnement logique, expĂ©rience d’autrui, ignorance via mĂ©dias).
  2. DĂ©finir la science Ă  partir de l’idĂ©e d’observations + vĂ©rifications par une mĂ©thode permettant de tester des hypothĂšses.
  3. Donner les 3 critĂšres d’une bonne thĂ©orie en psychologie scientifique : productivitĂ©, rĂ©futabilitĂ©, parcimonie, et prĂ©ciser ce que signifient productivitĂ© et parcimonie.
  4. Expliquer la dĂ©marche expĂ©rimentale : Ă©valuer l’influence d’une ou plusieurs variables indĂ©pendantes sur une ou plusieurs variables dĂ©pendantes.
  5. ReconnaĂźtre les thĂšses : rationalisme (connaissance par la raison), empirisme (connaissance par l’expĂ©rience), monisme (une seule rĂ©alitĂ© fondamentale).
  6. Citer les Ă©lĂ©ments attribuĂ©s Ă  Descartes : interprĂ©tation mathĂ©matique de l’esprit, Ăąme pensante, philosophie moniste, interface Ăąme-corps dans la glande pinĂ©ale.
  7. Retrouver ce que les neurosciences du XIXÚme siÚcle soutiennent : lésions circonscrites, organisation toponymique, conduction non instantanée.
  8. Distinguer behaviorisme et cognitivisme : behaviorisme vise l’infĂ©rence via donnĂ©es observables et mĂ©thodes expĂ©rimentales, cognitivisme infĂšre via l’étude de l’esprit (sans introspection seule).
  9. MaĂźtriser les mĂ©thodes physiologiques : EMG/ECG pour infĂ©rer la vigilance, rĂ©ponse Ă©lectrodermale pour estimer l’activitĂ© du SNC, EEG pour l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale.
  10. Savoir ce que l’EEG permet : rythmes (ÎČ faible amplitude/frĂ©quence Ă©levĂ©e, disparition pendant sommeil lent) et potentiels Ă©voquĂ©s (pics nommĂ©s selon latence/polaritĂ©).
  11. Expliquer la psychophysique : seuil absolu, seuil différentiel, fraction de Weber, méthode des constantes, et le lien avec la tùche à choix forcé (75% pour le seuil différentiel).
  12. Appliquer la théorie de la détection du signal : sensibilité vs critÚre, bruit neuronal (activité spontanée des récepteurs) et implications sur les réponses (pas toujours au hasard, pas jamais au hasard).
  13. DĂ©crire bulles et corrĂ©lation inverse : bulles rĂ©vĂšlent l’information nĂ©cessaire et/ou la reprĂ©sentation mentale, corrĂ©lation inverse ajoute des couches de bruit et fonctionne notamment au niveau groupe.
  14. ConnaĂźtre l’oculomĂ©trie : eye-tracking, contraction/dilatation pupillaire selon lumiĂšre physique vs lumiĂšre Ă©voquĂ©e en pensĂ©e, et mĂ©thode des escaliers (ajustement pour ~75%).

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1. Quelle affirmation correspond le mieux au rationalisme ?

2. Que mesure le seuil différentiel ?

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Sources des connaissances — principales ?

Autorité, raisonnement, expérience, médias

Science — fondement ?

Observations, vĂ©rifications, test d’hypothĂšses

ThĂ©orie en psychologie — critĂšres ?

Productive, réfutable, parcimonieuse

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