đ Plan du Cours
- Comportement du consommateur
- ModĂšle de comportement
- Traitement de l'information
- Perception et stimuli
- Niveaux de perception
- Ătapes de perception
- Seuils sensoriels et subliminaux
- Filtrage perceptuel et stimuli sensoriels
- Apprentissage marketing
- Types dâapprentissage
- Conditionnement classique et instrumental
- Apprentissage cognitif et vicariant
đ 1. Comportement du consommateur
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Comportement du consommateur : Ensemble des actes liĂ©s Ă lâachat et Ă lâutilisation des produits, rĂ©pond Ă un besoin. Il correspond au processus par lequel un individu rĂ©pond Ă une attente ou un besoin (source : fiche de rĂ©vision).
Objectif : Satisfaire au mieux les attentes des clients pour favoriser leur fidélité et optimiser la stratégie marketing.
đ Points essentiels
- Le comportement du consommateur inclut toutes les actions dâachat et dâutilisation dâun produit ou service.
- Il est influencé par le processus global : perception, mémorisation, attitudes, et comportement.
- La compréhension de ce comportement permet aux entreprises de mieux cibler leurs actions : lancement de produits, fixation des prix, choix des canaux de distribution, campagnes de communication.
- La modĂ©lisation classique (Engel, Kollat et Blackwell) prĂ©sente le fonctionnement : stimulus â boĂźte noire â rĂ©ponse, oĂč la boĂźte noire reprĂ©sente le traitement de lâinformation par le consommateur.
- La perception est un élément clé : processus par lequel un individu sélectionne, organise et interprÚte des informations pour donner du sens à son environnement.
- La perception se dĂ©roule en trois Ă©tapes : exposition (au stimuli marketing), attention (filtrage selon la sĂ©lection et la perception sĂ©lective), et interprĂ©tation (subjective, influencĂ©e par lâexpĂ©rience, la culture et les Ă©motions).
- Les seuils sensoriels (absolu et différentiel) déterminent la perception minimale et la capacité à percevoir un changement.
- Les stimuli subliminaux, perçus inconsciemment, sont aujourdâhui interdits en marketing.
- Les stimuli sensoriels (vue, sons, odeurs, textures, goûts) sont utilisés pour influencer le comportement du consommateur.
- La perception est un processus actif : le consommateur ne perçoit pas tout, il sélectionne et interprÚte les stimuli pour donner du sens à son environnement.
đĄ Ă retenir
Le comportement du consommateur est un processus complexe influencĂ© par la perception et les stimuli sensoriels, que les entreprises cherchent Ă moduler pour attirer, influencer et fidĂ©liser leurs clients. La comprĂ©hension de ces mĂ©canismes permet dâoptimiser la stratĂ©gie marketing pour satisfaire au mieux les attentes.
đ 2. ModĂšle de comportement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
-
ModĂšle de comportement du consommateur (Engel, Kollat et Blackwell) : reprĂ©sentation simplifiĂ©e du processus par lequel un consommateur passe de la rĂ©ception dâun stimulus Ă la rĂ©ponse, en passant par le traitement de lâinformation dans la "boĂźte noire". La formule est : Stimulus â BoĂźte noire â RĂ©ponse.
-
Stimulus (Inputs) : facteurs qui influencent lâachat, comprenant le marketing mix, ainsi que des variables internes et externes au consommateur.
-
BoĂźte noire : processus de traitement de lâinformation par le consommateur, incluant la perception, la mĂ©morisation, les attitudes, et le comportement. Elle reprĂ©sente lâensemble des mĂ©canismes mentaux et cognitifs qui interviennent entre le stimulus et la rĂ©ponse.
-
RĂ©ponse (Outputs) : rĂ©sultat du traitement, pouvant ĂȘtre lâachat dâune marque, la quantitĂ© achetĂ©e ou le non-achat.
-
Facteurs influençant le stimulus : éléments du marketing (publicité, prix, distribution, etc.), ainsi que des variables internes (émotions, besoins, expériences) et externes (environnement, contexte social).
đ Points essentiels
-
Le modĂšle met en Ă©vidence que le comportement du consommateur nâest pas uniquement dĂ©terminĂ© par le stimulus, mais aussi par le traitement mental effectuĂ© dans la "boĂźte noire".
-
La comprĂ©hension de ce processus permet aux entreprises dâagir sur les stimuli et dâinfluencer le traitement de lâinformation pour orienter la rĂ©ponse du consommateur.
-
La réponse peut varier selon la perception, la mémoire, et les attitudes, qui sont modulées par des facteurs internes (émotions, expériences) et externes (environnement, contexte).
-
La "boĂźte noire" est un concept clĂ© pour comprendre que le comportement nâest pas directement observable mais rĂ©sulte dâun traitement interne.
đĄ Ă retenir
Le modĂšle de comportement du consommateur dĂ©crit un processus oĂč un stimulus externe ou interne est perçu, traitĂ© mentalement dans la "boĂźte noire", avant de produire une rĂ©ponse observable, influencĂ©e par divers facteurs internes et externes.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
-
Perception : processus par lequel un individu sélectionne, organise et interprÚte des informations pour donner du sens à son environnement (voir section 4). Elle permet de donner une signification aux stimuli reçus.
-
MĂ©morisation : stockage et rĂ©cupĂ©ration dâinformations, permettant au consommateur de se souvenir des stimuli, des marques, ou des expĂ©riences pour orienter ses comportements futurs (voir section 10).
-
Attitudes : composantes du traitement de lâinformation qui influencent la façon dont le consommateur rĂ©agit face aux stimuli, en intĂ©grant ses perceptions et ses souvenirs (voir section 3, dans le cadre du traitement global).
-
Comportement : ensemble des actes liĂ©s Ă lâachat et Ă lâutilisation des produits, rĂ©sultant du traitement de lâinformation (voir section 1).
đ Points essentiels
-
La perception comporte 3 Ă©tapes : exposition, attention, interprĂ©tation. Lors de lâexposition, le consommateur est soumis Ă des stimuli marketing (publicitĂ©, packaging, odeurs). En attention, il filtre ces stimuli selon leur intensitĂ©, ses besoins, son expĂ©rience, ou leur originalitĂ©, via la perception sĂ©lective. LâinterprĂ©tation donne un sens subjectif aux stimuli, influencĂ© par lâexpĂ©rience, la culture et les Ă©motions.
-
La perception se divise en deux niveaux : sensoriel (captation par les sens : images, sons, odeurs, textures, goûts) et cognitif (interprétation par le cerveau).
-
Les seuils sensoriels, notamment le seuil absolu (intensitĂ© minimale perçue) et le seuil diffĂ©rentiel (changement remarquĂ©), jouent un rĂŽle crucial en marketing. La loi de Weber indique que plus un stimulus initial est fort, plus le changement doit ĂȘtre important pour ĂȘtre perçu.
-
Les stimuli subliminaux, perçus inconsciemment, existent mais sont aujourdâhui interdits dans la publicitĂ©. Leur utilisation supposĂ©e est associĂ©e Ă une augmentation des ventes (expĂ©rience de James Vicary, 1957).
-
Les stimuli sensoriels utilisĂ©s en marketing incluent la vue (couleurs, Ă©clairage), lâouĂŻe (musique, jingles), lâodorat, le toucher, et le goĂ»t. Ces stimuli influencent la perception, les Ă©motions, et peuvent orienter le comportement dâachat.
-
La mémorisation concerne le stockage à court terme (20-40 secondes, capacité limitée) et à long terme (stockage durable, organisation en réseaux). La mémoire implicite (inconsciente) retient logos, images, jingles, tandis que la mémoire explicite (consciente) comprend la mémoire sémantique (connaissances générales) et la mémoire épisodique (souvenirs personnels).
đĄ Ă retenir
Le traitement de lâinformation consiste Ă sĂ©lectionner, organiser et interprĂ©ter les stimuli pour influencer la perception, la mĂ©moire et, in fine, le comportement du consommateur. Les stimuli sensoriels et leur gestion jouent un rĂŽle clĂ© dans cette dynamique.
đ 4. Perception et stimuli
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Perception : processus par lequel un individu sélectionne, organise et interprÚte des informations pour donner du sens à son environnement. Elle permet de donner une signification aux stimuli reçus. (AUTEUR (date) : définition)
- Stimuli : images, sons, odeurs, textures, goĂ»ts. Ce sont les Ă©lĂ©ments sensoriels que le cerveau reçoit et doit traiter pour comprendre lâenvironnement.
- Filtrage perceptuel : mĂ©canisme par lequel le cerveau filtre pour Ă©viter la surcharge dâinformations et organiser les stimuli afin de donner du sens Ă ce qui est perçu.
đ Points essentiels
- La perception comporte deux niveaux :
- Sensoriel : les sens captent lâinformation via des stimuli (images, sons, odeurs, textures, goĂ»ts).
- Cognitif : le cerveau interprĂšte ces informations, leur donne un sens subjectif, influencĂ© par lâexpĂ©rience, la culture et les Ă©motions.
- La perception se déroule en trois étapes :
- Exposition : le consommateur est exposé à des stimuli marketing (publicité, packaging, odeurs).
- Attention : le cerveau ne peut traiter toutes les informations, il filtre selon lâintensitĂ©, lâexpĂ©rience, les besoins, etc. La perception peut ĂȘtre consciente ou inconsciente (subliminaux).
- InterprĂ©tation : le sens donnĂ© aux stimuli est subjectif, dĂ©pendant de lâexpĂ©rience, de la culture et des Ă©motions.
- La perception est influencée par les seuils sensoriels :
- Seuil absolu : intensitĂ© minimale dâun stimulus pour ĂȘtre perçu.
- Seuil différentiel : variation minimale pour remarquer un changement, selon la loi de Weber.
- Les stimuli subliminaux sont perçus inconsciemment, mais leur utilisation est aujourdâhui interdite en marketing.
- Le filtrage perceptuel permet dâorganiser et dâĂ©viter la surcharge dâinformations, en sĂ©lectionnant ce qui est pertinent pour le sujet.
- En marketing, on utilise les stimuli sensoriels pour influencer la perception :
- Vue : couleurs, éclairage, packaging, symbolique des couleurs.
- Sons : jingles, musique.
- Autres sens : odeurs, textures, goûts.
đĄ Ă retenir
La perception est un processus en trois étapes (exposition, attention, interprétation) par lequel le cerveau filtre, organise et donne un sens aux stimuli sensoriels, influençant ainsi la façon dont le consommateur perçoit son environnement et ses produits. Les stimuli sensoriels, utilisés stratégiquement, jouent un rÎle clé dans la perception en marketing.
đ 5. Niveaux de perception
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
-
Niveaux de perception : distinction entre la perception sensorielle, qui concerne la captation des stimuli par les sens, et la perception cognitive, qui concerne lâinterprĂ©tation de ces stimuli par le cerveau.
-
Seuil absolu : intensitĂ© minimale dâun stimulus nĂ©cessaire pour quâil soit perçu par un individu. Exemple : volume minimal dâune musique dans un magasin (dĂ©fini par le seuil absolu).
-
Seuil diffĂ©rentiel : variation minimale dâun stimulus requise pour que le changement soit remarquĂ© par le percevant. Selon la loi de Weber, plus le stimulus initial est fort, plus le changement doit ĂȘtre important pour ĂȘtre perçu.
-
Stimuli subliminaux : messages ou images perçus inconsciemment, sans que le sujet en ait conscience. Techniques : images trÚs rapides, messages sonores inaudibles, symboles cachés. Exemple : expérience de James Vicary (1957) avec messages subliminaux dans un film.
đ Points essentiels
-
La perception comporte deux niveaux :
- Sensoriel : les sens captent lâinformation (images, sons, odeurs, textures, goĂ»ts).
- Cognitif : le cerveau interprĂšte ces informations pour leur donner un sens, en fonction de lâexpĂ©rience, de la culture et des Ă©motions.
-
Lors de lâexposition Ă un stimulus, le cerveau ne traite pas tout : il filtre via la perception sĂ©lective selon des facteurs comme lâintensitĂ©, lâexpĂ©rience ou les besoins.
-
La perception est un processus subjectif : elle dĂ©pend de lâindividu, ce qui explique que deux personnes puissent percevoir diffĂ©remment le mĂȘme stimulus.
-
Les seuils sensoriels déterminent la perception :
- Le seuil absolu indique la perception minimale.
- Le seuil différentiel indique la variation nécessaire pour que le changement soit perçu, conformément à la loi de Weber.
-
Les messages subliminaux sont interdits dans la publicitĂ© aujourdâhui, mais ont Ă©tĂ© utilisĂ©s dans le passĂ© pour influencer inconsciemment.
-
Les stimuli sensoriels utilisés en marketing incluent : couleurs, sons, odeurs, textures, goûts, qui influencent la perception et les émotions.
đĄ Ă retenir
La perception se divise en deux niveaux : sensoriel, qui capte les stimuli, et cognitif, qui leur donne un sens. Les seuils sensoriels, notamment le seuil absolu et différentiel, déterminent la perception consciente ou inconsciente, influençant la maniÚre dont les stimuli marketing sont reçus et interprétés.
đ 6. Ătapes de perception
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
-
Ătapes de perception : processus par lequel un individu reçoit et traite des stimuli pour donner un sens Ă son environnement, comprenant lâexposition, lâattention, et lâinterprĂ©tation.
-
Exposition : Ă©tape oĂč le consommateur est confrontĂ© Ă des stimuli marketing tels que publicitĂ©, packaging, musique, odeurs. Elle constitue la premiĂšre prise de contact avec lâenvironnement sensoriel.
-
Attention : processus de sélection des informations, car le cerveau ne peut pas traiter tout. La perception sélective filtre les stimuli selon leur intensité, expérience, et besoins.
-
InterprĂ©tation : Ă©tape oĂč le consommateur donne un sens subjectif aux stimuli reçus, dĂ©pendant de son expĂ©rience, culture et Ă©motions.
-
Attention sĂ©lective : mĂ©canisme par lequel le cerveau filtre les stimuli en fonction de leur intensitĂ©, de lâexpĂ©rience passĂ©e, et des besoins du sujet, permettant de ne traiter quâune partie de lâensemble des stimuli perçus.
-
InterprĂ©tation : attribution dâun sens personnel et subjectif aux stimuli, influencĂ©e par lâexpĂ©rience, la culture, et les Ă©motions, ce qui modifie la perception finale.
đ Points essentiels
- La perception se déroule en trois étapes : exposition, attention, interprétation.
- Lors de lâexposition, le consommateur est confrontĂ© Ă une multitude de stimuli (publicitĂ©, packaging, odeurs, sons, images).
- La capacitĂ© de traitement du cerveau est limitĂ©e ; il ne peut traiter quâune partie des stimuli grĂące Ă la perception sĂ©lective.
- La perception sĂ©lective dĂ©pend de facteurs comme lâintensitĂ© du stimulus, lâexpĂ©rience passĂ©e, et les besoins du consommateur.
- Lâattention peut ĂȘtre consciente (stimuli forts, messages clairs) ou inconsciente (vision pĂ©riphĂ©rique, stimuli subliminaux).
- LâinterprĂ©tation est subjective, influencĂ©e par lâexpĂ©rience, la culture et les Ă©motions, ce qui explique que deux individus peuvent percevoir diffĂ©remment le mĂȘme stimulus.
- Les seuils sensoriels (absolu et diffĂ©rentiel) dĂ©terminent la perception minimale dâun stimulus et la variation nĂ©cessaire pour la remarquer.
- Les stimuli subliminaux sont perçus inconsciemment et sont aujourdâhui interdits dans la publicitĂ©.
- Le filtrage perceptuel permet au cerveau dâĂ©viter la surcharge dâinformations en organisant et en sĂ©lectionnant les stimuli.
đĄ Ă retenir
La perception du consommateur se construit en trois Ă©tapes : il est exposĂ© Ă des stimuli, filtre ces stimuli selon leur intensitĂ© et ses besoins, puis donne un sens subjectif Ă ce quâil perçoit, ce qui influence ses comportements et ses dĂ©cisions.
đ 7. Seuils sensoriels et subliminaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Seuil absolu : IntensitĂ© minimale dâun stimulus pour ĂȘtre perçu par le sens. Exemple : volume minimal dâune musique dans un magasin. (Source : contenu fourni)
- Seuil diffĂ©rentiel : Variation minimale dâun stimulus nĂ©cessaire pour que le changement soit remarquĂ© par le consommateur. Exemple : augmentation de prix ou changement de packaging. (Source : contenu fourni)
- Loi de Weber : RĂšgle selon laquelle plus le stimulus initial est fort, plus le changement doit ĂȘtre important pour ĂȘtre perçu. (Source : contenu fourni)
- Messages subliminaux : Messages perçus inconsciemment, sans que le sujet en ait conscience. Techniques : images trÚs rapides, messages sonores presque inaudibles, symboles cachés. Exemple : expérience de James Vicary (1957) avec des messages dans un film. (Source : contenu fourni)
- Pratiques interdites : Utilisation de messages subliminaux dans la publicitĂ©, aujourdâhui interdites. (Source : contenu fourni)
đ Points essentiels
- Le seuil absolu dĂ©termine la perception minimale dâun stimulus, essentiel pour que le message soit dĂ©tectĂ©.
- Le seuil différentiel indique la capacité à percevoir un changement dans un stimulus, influençant la perception du changement (ex : prix, packaging).
- La loi de Weber prĂ©cise que la perception dâun changement dĂ©pend de lâintensitĂ© initiale du stimulus : plus celui-ci est fort, plus le changement doit ĂȘtre important.
- Les messages subliminaux sont des stimuli perçus inconsciemment, souvent utilisĂ©s dans le passĂ©, mais aujourdâhui interdits dans la publicitĂ©.
- La perception des stimuli sensoriels (images, sons, odeurs, textures, goûts) est modulée par ces seuils, influençant la stratégie marketing.
đĄ Ă retenir
Les seuils sensoriels dĂ©terminent la limite Ă partir de laquelle un stimulus est perçu ou un changement est dĂ©tectĂ©, tandis que les messages subliminaux, perçus inconsciemment, sont aujourdâhui interdits en publicitĂ©. La loi de Weber indique que plus un stimulus est fort, plus le changement nĂ©cessaire pour le percevoir doit ĂȘtre important.
đ 8. Filtrage perceptuel et stimuli sensoriels
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Filtrage perceptuel : Processus par lequel le cerveau filtre les informations pour éviter la surcharge et organiser les stimuli, afin de donner du sens au monde (voir section 4).
- Stimuli sensoriels : ĂlĂ©ments issus des cinq sens utilisĂ©s en marketing, tels que couleurs, sons, odeurs, textures, goĂ»ts.
- Couleurs : Utilisées pour influencer la perception, évoquer des émotions et transmettre une symbolique spécifique (ex : blanc = pureté, rouge = dynamisme).
- Sons : Influencent le comportement, par exemple par des jingles ou musiques, qui peuvent moduler lâhumeur ou la rapiditĂ© dâachat.
- Odeurs : Utilisées dans le marketing olfactif pour créer une ambiance ou renforcer la mémorisation.
- Textures : Toucher du produit ou du packaging pour influencer la perception de qualité ou de confort.
- GoĂ»ts : DĂ©gustation pour stimuler lâappĂ©tit ou associer une saveur Ă une marque.
- Influence des couleurs : La symbolique des couleurs peut affecter la perception et les Ă©motions, par exemple le bleu pour la fraĂźcheur ou le calme, le rouge pour lâĂ©nergie ou lâurgence.
- Seuils sensoriels : Limites de perception, notamment le seuil absolu (intensité minimale pour percevoir un stimulus) et le seuil différentiel (changement minimum pour remarquer une différence).
- Loi de Weber : Plus le stimulus initial est fort, plus le changement doit ĂȘtre important pour ĂȘtre perçu.
đ Points essentiels
- Le cerveau filtre les stimuli pour Ă©viter la surcharge dâinformations, en sĂ©lectionnant certains stimuli selon leur intensitĂ©, leur nouveautĂ© ou leur pertinence.
- La perception se déroule en trois étapes : exposition (prise de contact avec le stimulus), attention (filtrage et sélection), et interprétation (donner un sens subjectif).
- Les stimuli sensoriels en marketing exploitent les cinq sens pour capter lâattention, influencer la perception et susciter des Ă©motions.
- La couleur a une symbolique forte et peut influencer la perception du produit, la taille, le poids ou la chaleur ressentie.
- Les stimuli subliminaux sont des messages perçus inconsciemment, mais leur utilisation est aujourdâhui interdite.
- Le filtrage perceptuel permet dâorganiser et de donner du sens aux stimuli, facilitant la perception consciente ou inconsciente.
đĄ Ă retenir
Le filtrage perceptuel est un mĂ©canisme essentiel qui permet au cerveau de gĂ©rer la multitude de stimuli sensoriels en sĂ©lectionnant ceux qui sont pertinents, afin dâorganiser lâinformation et dâinfluencer la perception et les Ă©motions du consommateur. Les stimuli sensoriels, exploitĂ©s en marketing, jouent un rĂŽle clĂ© dans la perception, la mĂ©morisation et la dĂ©cision dâachat.
đ 9. Apprentissage marketing
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Apprentissage : processus par lequel les connaissances, attitudes ou comportements changent durablement grĂące Ă lâexpĂ©rience ou Ă un stimulus externe. (source : fiche de rĂ©vision)
- Conditionnement classique : association entre deux stimuli, oĂč un stimulus neutre devient capable de provoquer une rĂ©action par association rĂ©pĂ©tĂ©e avec un stimulus naturel. (source : fiche de rĂ©vision)
- Conditionnement instrumental : comportement du consommateur est renforcé par ses conséquences, via récompenses ou punitions, ce qui influence la répétition de ce comportement. (source : fiche de révision)
- Apprentissage cognitif : basĂ© sur lâanalyse, la comparaison et la prise de dĂ©cision, impliquant des processus mentaux complexes. (source : fiche de rĂ©vision)
- Apprentissage vicariant : apprentissage par observation et imitation du comportement dâautrui, en fonction des rĂ©compenses ou punitions perçues. (source : fiche de rĂ©vision)
đ Points essentiels
- Lâapprentissage a pour objectif en marketing de modifier ou renforcer durablement le comportement ou lâattitude du consommateur.
- Le conditionnement classique repose sur lâassociation rĂ©pĂ©tĂ©e entre un stimulus naturel (SNC) et un stimulus neutre (SC) pour provoquer une rĂ©action. La rĂ©pĂ©tition favorise la mĂ©morisation, la gĂ©nĂ©ralisation Ă©tend la rĂ©action Ă des stimuli similaires, et la discrimination permet dâĂ©viter lâoubli si lâassociation disparaĂźt.
- Le conditionnement instrumental fonctionne par renforcement : positif (rĂ©compense), nĂ©gatif (suppression dâun avantage) ou punition, pour encourager ou dĂ©courager un comportement. La rĂ©pĂ©tition, le façonnage et le renforcement partiel sont des stratĂ©gies clĂ©s.
- Lâapprentissage cognitif utilise des heuristiques, des raccourcis mentaux, pour accĂ©lĂ©rer la dĂ©cision, en se basant sur des croyances ou des associations (ex : grande marque = qualitĂ©).
- Lâapprentissage vicariant sâappuie sur lâobservation des comportements dâautrui, favorisant lâimitation si rĂ©compensĂ©e ou lâĂ©vitement si punie.
- La mĂ©moire stocke et rĂ©cupĂšre les informations pour orienter le comportement dâachat. Elle comporte trois types : sensorielle (2-3 sec), Ă court terme (20-40 sec), et Ă long terme (stockage durable).
đĄ Ă retenir
Lâapprentissage marketing vise Ă modifier durablement le comportement ou lâattitude du consommateur par diffĂ©rents processus, notamment par association, renforcement, rĂ©flexion ou observation, afin dâinfluencer ses dĂ©cisions dâachat.
đ 10. Types dâapprentissage
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Approche behavioriste : Approche selon laquelle le comportement change Ă cause de stimuli externes, notamment par le conditionnement classique ou instrumental.
- Conditionnement classique : Association entre deux stimuli, oĂč un stimulus neutre devient capable de provoquer une rĂ©action par rĂ©pĂ©tition (exemple : Pavlov).
- Conditionnement instrumental : Le comportement est renforcé ou affaibli selon ses conséquences, par des renforcements positifs ou négatifs, ou des punitions.
- Apprentissage cognitif : BasĂ© sur lâanalyse, la comparaison et la prise de dĂ©cision par le consommateur, utilisant des processus mentaux.
- Apprentissage vicariant : Apprentissage par observation du comportement dâautres personnes, avec imitation ou Ă©vitement selon la rĂ©compense ou la punition.
- Mémoire : Capacité à stocker et récupérer des informations pour orienter le comportement.
- Mémoire sensorielle : Stockage trÚs court (2-3 secondes), filtre les stimuli pour sélectionner ceux qui seront traités.
- MĂ©moire Ă court terme : CapacitĂ© limitĂ©e (7 ± 2 Ă©lĂ©ments), durĂ©e de 20 Ă 40 secondes, transfert possible vers la mĂ©moire Ă long terme si lâinformation est importante.
- Mémoire à long terme : Stockage durable des informations, organisée en réseaux de connaissances.
- Sous-types de mémoire à long terme :
- Implice : Inconsciente, retient logos, marques, images (exemple : placement dans films).
- Explicite : Consciente, comprenant la mémoire sémantique (connaissances générales) et épisodique (souvenirs personnels avec émotions).
đ Points essentiels
- Lâapprentissage modifie durablement le comportement via lâexpĂ©rience ou un stimulus externe.
- Le conditionnement classique repose sur lâassociation rĂ©pĂ©tĂ©e entre stimuli, menant Ă une rĂ©action automatique.
- Le conditionnement instrumental repose sur le renforcement ou la punition pour encourager ou décourager un comportement.
- Lâapprentissage cognitif implique une rĂ©flexion active, avec utilisation dâheuristiques (raccourcis mentaux).
- Lâapprentissage vicariant se fait par observation et imitation, influencĂ© par la rĂ©compense ou la punition dâautrui.
- La mémoire se divise en sensorielle (court délai), courte (capacité limitée, durée courte) et longue (stockage durable).
- Les sous-types de mĂ©moire Ă long terme sont implicite (inconsciente) et explicite (consciente), avec la sĂ©mantique et lâĂ©pisodique comme catĂ©gories principales.
đĄ Ă retenir
Lâapprentissage en marketing comprend quatre types principaux (classique, instrumental, cognitif, vicariant), tandis que la mĂ©moire se divise en sensorielle, courte et longue, avec des sous-types implicite et explicite, permettant dâinfluencer durablement le comportement du consommateur.
đ 11. Conditionnement classique et instrumental
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
-
Conditionnement classique : (Pavlov) (date non prĂ©cisĂ©e) : association entre deux stimuli, oĂč un stimulus neutre (SC) devient capable de provoquer une rĂ©action initialement liĂ©e Ă un stimulus naturel (SNC) aprĂšs rĂ©pĂ©tition. Exemple : cloche + nourriture â salivation, puis cloche seule â salivation. En marketing, il s'agit d'associer une marque ou un message Ă une Ă©motion ou une rĂ©action positive, par exemple via musique ou cĂ©lĂ©britĂ©.
-
Répetition : principe selon lequel plus une association est répétée, plus elle est mémorisée.
-
Généralisation du stimulus : réaction du consommateur à des produits similaires à ceux associés initialement.
-
Discrimination du stimulus : disparition de la rĂ©action si lâassociation nâest plus prĂ©sente.
-
Conditionnement instrumental : (date non prĂ©cisĂ©e) : comportement du consommateur dĂ©pendant des consĂ©quences de ses actions, renforcĂ©es ou punies. Exemple : achat â rĂ©compense â achat rĂ©pĂ©tĂ©. En marketing, il sâagit dâutiliser des renforcements positifs ou nĂ©gatifs pour encourager ou dĂ©courager un comportement, comme un programme de fidĂ©litĂ©.
-
Renforcement positif : récompense suite à un comportement, favorisant sa répétition (ex : points, cadeaux).
-
Renforcement nĂ©gatif : suppression dâun dĂ©sagrĂ©ment pour encourager le comportement.
-
Punition : conséquence désagréable pour diminuer un comportement.
-
Plans de renforcement : stratégies pour renforcer un comportement :
- Continu : récompense à chaque action.
- Partiel : récompense aléatoire ou périodique.
- Façonnage : comportement appris étape par étape, par exemple tester un produit avant achat.
đ Points essentiels
- Le conditionnement classique repose sur lâassociation rĂ©pĂ©tĂ©e entre un stimulus neutre et un stimulus naturel pour provoquer une rĂ©action.
- La loi de Weber indique que plus le stimulus initial est fort, plus le changement doit ĂȘtre important pour ĂȘtre perçu.
- Le conditionnement instrumental sâappuie sur le renforcement pour modifier durablement le comportement, en utilisant des rĂ©compenses ou des punitions.
- La rĂ©pĂ©tition favorise la mĂ©morisation, la gĂ©nĂ©ralisation Ă©tend la rĂ©action Ă des stimuli similaires, et la discrimination permet dâĂ©viter lâoubli si lâassociation disparaĂźt.
- En marketing, ces techniques sont exploitées pour associer une marque à une émotion ou pour encourager la fidélité par des récompenses.
đĄ Ă retenir
Le conditionnement classique associe deux stimuli pour créer une réaction, tandis que le conditionnement instrumental modifie le comportement par des renforcements ou punitions en fonction des conséquences. La répétition et la généralisation renforcent la mémorisation, essentielles pour influencer durablement le consommateur.
đ 12. Apprentissage cognitif et vicariant
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Apprentissage cognitif : BasĂ© sur les processus mentaux du consommateur, il implique lâanalyse, la comparaison et la prise de dĂ©cision. Selon Thorndike (date), il sâagit dâun apprentissage par essais-erreurs, tandis que Tolman (date) introduit le concept de cartes mentales, et Köhler (date) celui de la rĂ©solution de problĂšme.
Heuristiques : Raccourcis mentaux permettant au consommateur de dĂ©cider plus rapidement. Exemples : une grande marque = qualitĂ©, tĂȘte de gondole = promotion, produit cher = meilleure qualitĂ©.
Apprentissage vicariant : Apprentissage par observation, oĂč le comportement dâautrui est observĂ© pour en tirer des conclusions. Si la personne observĂ©e est rĂ©compensĂ©e, elle sera imitĂ©e ; si punie, Ă©vitĂ©e. Exemple : publicitĂ© avec cĂ©lĂ©britĂ© ou influenceur.
đ Points essentiels
- Lâapprentissage est un processus durable qui modifie ou renforce le comportement du consommateur grĂące Ă lâexpĂ©rience ou Ă un stimulus externe.
- Lâapprentissage cognitif repose sur lâanalyse et la comparaison, utilisant des heuristiques pour accĂ©lĂ©rer la dĂ©cision.
- Lâapprentissage vicariant se fonde sur lâobservation du comportement dâautrui, influençant le consommateur par imitation ou Ă©vitement.
- La mĂ©moire joue un rĂŽle clĂ© dans lâapprentissage, avec trois types principaux : sensorielle (2-3 sec), Ă court terme (20-40 sec), et Ă long terme.
- La mémoire à long terme se divise en mémoire implicite (inconsciente, logos, images) et explicite (consciente, comprenant la mémoire sémantique et épisodique).
đĄ Ă retenir
Lâapprentissage cognitif et vicariant sont deux mĂ©canismes essentiels pour influencer durablement le comportement du consommateur, en utilisant respectivement la rĂ©flexion interne ou lâobservation dâautrui, appuyĂ©s par la mĂ©moire pour renforcer ces processus.
đ Tableaux de SynthĂšse
| ModĂšle de comportement du consommateur | Description | Auteur |
|---|
| Stimulus â BoĂźte noire â RĂ©ponse | ReprĂ©sente le processus de traitement mental du consommateur, oĂč le stimulus influence la rĂ©ponse via la traitement dans la "boĂźte noire". | Engel, Kollat et Blackwell |
| Facteurs influençant le stimulus | Marketing mix (publicitĂ©, prix, distribution), variables internes (Ă©motions, besoins, expĂ©riences), variables externes (environnement, contexte social). | â |
| Perception et stimuli | Niveau | Description |
|---|
| Perception sensorielle | Niveau 1 | Captation par les sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goût). |
| Perception cognitive | Niveau 2 | Interprétation par le cerveau, influence la signification donnée aux stimuli. |
| Seuil absolu | â | IntensitĂ© minimale perçue dâun stimulus. |
| Seuil diffĂ©rentiel | â | Changement perceptible dans un stimulus. |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre perception et mĂ©morisation : la perception concerne lâinterprĂ©tation immĂ©diate, la mĂ©morisation concerne le stockage Ă long terme.
- Croire que tous les stimuli subliminaux sont efficaces : ils sont aujourdâhui interdits en marketing.
- Confondre seuil absolu et seuil différentiel : le seuil absolu concerne la perception minimale, le différentiel la différence perceptible.
- Sous-estimer le rÎle de la perception sélective : le consommateur filtre une grande partie des stimuli.
- Confondre stimulus sensoriel et stimulus marketing : tous les stimuli sensoriels ne sont pas intentionnellement utilisés en marketing.
- NĂ©gliger lâimpact des stimuli sur la mĂ©moire implicite : influence inconsciente sur le comportement.
- Confondre modĂšle de comportement (stimulus â boĂźte noire â rĂ©ponse) avec la rĂ©alitĂ© observable : la "boĂźte noire" est un processus interne non visible.
â
Checklist Examen
- Connaßtre la définition du comportement du consommateur selon la fiche de révision.
- MaĂźtriser le modĂšle de comportement dâEngel, Kollat et Blackwell : stimulus, boĂźte noire, rĂ©ponse.
- Expliquer le processus de perception : exposition, attention, interprétation.
- Identifier les différents stimuli sensoriels (vue, sons, odeurs, textures, goûts) et leur rÎle.
- Comprendre la différence entre seuil absolu et seuil différentiel, et leur importance en marketing.
- ConnaĂźtre la loi de Weber concernant la perception des changements de stimuli.
- Savoir que les stimuli subliminaux sont interdits dans la publicitĂ© aujourdâhui.
- Définir la perception active et le filtrage perceptuel.
- Identifier les Ă©tapes du traitement de lâinformation : perception, mĂ©morisation, attitudes.
- Connaßtre la distinction entre mémoire implicite et mémoire explicite.
- MaĂźtriser la dĂ©finition de perception selon lâauteur mentionnĂ© dans le contenu.
- Comprendre le rĂŽle des stimuli dans la formation de lâinterprĂ©tation et de lâattitude.
- Savoir que la perception est influencĂ©e par la culture, les Ă©motions, et lâexpĂ©rience.
- Identifier les facteurs internes et externes qui influencent le stimulus.
- ConnaĂźtre la formule du modĂšle de comportement : stimulus â boĂźte noire â rĂ©ponse.
- Ătre capable dâillustrer le processus de traitement de lâinformation par le consommateur.
- Vérifier la maßtrise du vocabulaire : perception, stimuli, seuils sensoriels, subliminal, filtrage perceptuel.
- Connaßtre les auteurs clés mentionnés : Engel, Kollat, Blackwell.
- Sâassurer de connaĂźtre la dĂ©finition de perception selon la fiche de rĂ©vision.