Revision sheet: Crise climatique et enjeux mondiaux

Plan du Cours

  1. COP 30 et multilatéralisme climatique
  2. Changement climatique et enjeux géopolitiques
  3. Un réchauffement anthropique inédit
  4. Accélération du réchauffement depuis le XIXe siÚcle
  5. Inégalités régionales et urbaines
  6. PhĂ©nomĂšnes extrĂȘmes et effets durables
  7. Fonte des glaces et perturbations arctiques
  8. Montée des eaux et territoires menacés
  9. Protocole de Kyoto et engagements différenciés
  10. Marchés carbone et limites de Kyoto

1. COP 30 et multilatéralisme climatique

Notions clés & Définitions

  • COP 30 (BelĂšm) : La COP 30 de BelĂšm (novembre 2025) est prĂ©sentĂ©e comme un moment clĂ© du multilatĂ©ralisme climatique, mais qualifiĂ© de fragile dans le texte.
  • Pertes et prĂ©judices : Les « pertes et prĂ©judices » dĂ©signent des moyens financiers versĂ©s par des États anciennement industrialisĂ©s aux pays en dĂ©veloppement pour les dĂ©gĂąts du changement climatique.
  • Ressentiment Nord/Sud : Le dĂ©bat en COP tend Ă  s’organiser autour d’un clivage Nord/Sud, oĂč les demandes financiĂšres peuvent ĂȘtre instrumentalisĂ©es au dĂ©triment de l’intĂ©rĂȘt collectif.
  • Remise en cause des politiques environnementales : Le contexte 2025 dĂ©crit une remise en question de certaines politiques environnementales, notamment aux États-Unis, ce qui fragilise la dynamique des COP.
  • Instrumentalisation des COP : Le texte dĂ©crit l’usage des COP comme espaces de communication, oĂč certains acteurs peuvent mettre en avant des annonces tout en portant une responsabilitĂ© majeure dans le rĂ©chauffement.

Points essentiels

  • Le texte oppose l’importance centrale des « pertes et prĂ©judices » au fait que les actions concrĂštes pour limiter le dĂ©rĂšglement sont prĂ©sentĂ©es comme passant au second plan.
  • Le multilatĂ©ralisme climatique en 2025 est dĂ©crit comme fragilisĂ© par des difficultĂ©s Ă  associer efficacement la sociĂ©tĂ© civile et les parties prenantes aux COP.
  • Des acteurs de l’énergie auraient profitĂ© des COP de Sharm-el-Sheik et de Bakou pour faire des annonces, donnant parfois aux COP une image de lieux de communication plutĂŽt que de gouvernance.
  • La crise climatique est prĂ©sentĂ©e comme aussi une crise de justice et d’équitĂ©, et pas seulement un problĂšme environnemental.
  • Le texte affirme que l’objectif de limiter l’élĂ©vation de tempĂ©rature Ă  1,5°C (Paris, 2015) devient impossible Ă  atteindre dans ce contexte.

Astuce mémo

Nord/Sud = « pertes & prĂ©judices » ; CO P = com’ au lieu d’actions : + justice, mais multilatĂ©ralisme fragile.

2. Changement climatique et enjeux géopolitiques

Notions clés & Définitions

  • COP 30 de BelĂšm : Édition 2025 de la ConfĂ©rence des Parties, prĂ©sentĂ©e comme un exemple d’un multilatĂ©ralisme climatique fragilisĂ©.
  • Ressentiment Nord-Sud : Tension structurant les dĂ©bats en COP entre Etats du Nord industrialisĂ©s et PVD, autour d’enjeux de justice et d’équitĂ©.
  • MultilatĂ©ralisme climatique fragile : IdĂ©e selon laquelle la coopĂ©ration climatique en COP reste instable, car elle est concurrencĂ©e par des intĂ©rĂȘts et des stratĂ©gies de communication.
  • Changement climatique problĂšme politique : Vision selon laquelle le rĂ©chauffement n’est pas seulement environnemental, mais dĂ©pend de rapports de pouvoir et de choix de dĂ©veloppement.

Points essentiels

  • À la COP 30, la question des pertes et prĂ©judices est centrale mais peut ĂȘtre instrumentalisĂ©e au dĂ©triment de l’intĂ©rĂȘt collectif.
  • Les dĂ©bats COP placent souvent les actions concrĂštes pour limiter le dĂ©rĂšglement au second plan, ce qui fragilise l’efficacitĂ© collective.
  • En 2025, le contexte international est marquĂ© par des remises en cause des politiques environnementales, notamment aux États-Unis.
  • Les COP restent difficiles Ă  articuler avec la sociĂ©tĂ© civile et les parties prenantes, tandis que certains acteurs Ă©conomiques de l’énergie y font des annonces.
  • L’atteinte de l’objectif de limiter l’élĂ©vation Ă  1,5 °C par rapport aux niveaux prĂ©industriels (Paris, 2015) est jugĂ©e impossible Ă  atteindre dans le cadre dĂ©crit pour la COP 30.

Astuce mémo

Nord-Sud → pertes et prĂ©judices : quand le “N/S” prend le dessus, l’action concrĂšte recule.

3. Un réchauffement anthropique inédit

Notions clés & Définitions

  • AlĂ©as climatiques : Les alĂ©as climatiques sont des variations de courte durĂ©e, liĂ©es au hasard des conditions atmosphĂ©riques, sans ĂȘtre une tendance durable provoquĂ©e par l’activitĂ© humaine.
  • Changement climatique : Le changement climatique est le processus en cours Ă©tudiĂ© par les scientifiques pour le distinguer des fluctuations climatiques prĂ©cĂ©dentes non dues aux activitĂ©s humaines.
  • Fluctuations climatiques : Les fluctuations climatiques dĂ©signent des variations du climat de durĂ©e limitĂ©e, observĂ©es auparavant, qui ne reflĂ©taient pas une cause humaine.
  • RĂ©chauffement anthropique : Le rĂ©chauffement anthropique est un rĂ©chauffement mondial attribuĂ© aux activitĂ©s humaines, donc diffĂ©rent des changements climatiques naturels du passĂ©.

Points essentiels

  • Les fluctuations de courte durĂ©e, appelĂ©es alĂ©as climatiques, ne doivent pas ĂȘtre confondues avec le rĂ©chauffement de fond observĂ© aujourd’hui.
  • Pour la premiĂšre fois dans l’histoire, l’humanitĂ© ne subit pas seulement un changement climatique : elle le provoque.
  • La notion scientifique de « changement climatique » sert Ă  distinguer le processus actuel des fluctuations climatiques antĂ©rieures non provoquĂ©es par les activitĂ©s humaines.
  • Le processus en cours est qualifiĂ© de rĂ©chauffement climatique ou de dĂ©rĂšglement anthropique.
  • Le rĂ©chauffement en cours est donc diffĂ©rent des variations passĂ©es, car sa cause est liĂ©e aux activitĂ©s humaines.

Astuce mémo

Aléas = variation brÚve (nature) ; changement climatique = tendance de fond (humaine).

4. Accélération du réchauffement depuis le XIXe siÚcle

Notions clés & Définitions

  • Fonte du pergĂ©lisol : La fonte du pergĂ©lisol libĂšre des gaz Ă  effet de serre, dont le mĂ©thane, en plus d’accentuer les perturbations climatiques.
  • AOSIS : L’AOSIS est une alliance créée pour regrouper des petits États insulaires afin d’alerter le monde sur les risques de submersion.
  • ÉlĂ©vation du niveau des mers : L’élĂ©vation du niveau des mers augmente la vulnĂ©rabilitĂ© des territoires cĂŽtiers et menace des Ăźles par des risques de submersion.
  • Acidification des ocĂ©ans : L’acidification des ocĂ©ans correspond Ă  la modification chimique des eaux due Ă  l’absorption du CO2, qui perd ensuite une partie de sa capacitĂ© Ă  absorber le CO2.
  • Catastrophes naturelles en hausse : L’augmentation du nombre de catastrophes naturelles recensĂ©es reflĂšte des impacts climatiques plus frĂ©quents et aggravĂ©s.

Points essentiels

  • Depuis les annĂ©es 1980, la frĂ©quence des cyclones a augmentĂ© de 15 %, leur zone de dĂ©placement s’est Ă©largie et ils seraient plus violents, avec un passage d’environ 30 cyclones/an dans les annĂ©es 1960 Ă  300-400/an depuis le dĂ©but du XXIe siĂšcle.
  • La fonte des glaciers menace l’eau douce : l’Hindu Kush et l’Himalaya fournissent de l’eau potable Ă  au moins 250 M de personnes, avec un risque de fonte de plus des 2/3 d’ici 2100 et des consĂ©quences comme baisse des dĂ©bits et vidange possible de lacs glaciaires.
  • Le niveau des mers augmente d’au moins 3,1 mm par an aujourd’hui, et le GIEC prĂ©voit jusqu’à +1 m d’ici 2100 (des travaux plus pessimistes annoncent jusqu’à +2 m).
  • La population concernĂ©e par les cĂŽtes basses (<10 m) passe de 625 M en 2000 Ă  une projection de 879 Ă  949 M en 2030, avec 8 des 10 plus grandes villes du monde en zone cĂŽtiĂšre.
  • Entre 2000 et 2019, le nombre de catastrophes naturelles recensĂ©es chaque annĂ©e a doublĂ© sous l’effet d’épisodes climatiques extrĂȘmes plus nombreux.

Astuce mémo

Glace qui fond → GES (mĂ©thane) + eau douce en moins, et niveau des mers en hausse → submersions et catastrophes plus frĂ©quentes.

5. Inégalités régionales et urbaines

Notions clés & Définitions

  • InĂ©galitĂ©s des pertes agricoles : Les impacts du rĂ©chauffement sur l’agriculture varient fortement selon les rĂ©gions, avec des pertes plus marquĂ©es dans les zones dĂ©jĂ  chaudes.
  • EspĂšces menacĂ©es par le seuil : Une hausse de tempĂ©rature autour de +3 °C par rapport Ă  l’ùre prĂ©industrielle met en danger une part importante de la biodiversitĂ©.
  • RĂ©fugiĂ©s climatiques : Les rĂ©fugiĂ©s climatiques regroupent des personnes contraintes de partir en raison d’un environnement dĂ©gradĂ© par le climat, sans statut juridique spĂ©cifique.
  • Route du Nord : La Route du Nord dĂ©signe une possibilitĂ© de nouvelles routes maritimes rendues plus accessibles par la fonte de la glace arctique.
  • Dynamique des catastrophes naturelles : La frĂ©quence et l’ampleur des catastrophes naturelles augmentent, ce qui pĂšse diffĂ©remment selon les territoires exposĂ©s.

Points essentiels

  • La productivitĂ© agricole a baissĂ© d’environ 21 % depuis 1961 sous l’effet du rĂ©chauffement d’origine anthropique, avec des diminutions plus fortes dans les rĂ©gions chaudes.
  • À +3 °C par rapport Ă  l’ùre prĂ©industrielle, environ 30 % des espĂšces seraient menacĂ©es.
  • Entre 2000 et 2019, le nombre de catastrophes naturelles recensĂ©es chaque annĂ©e a doublĂ©.
  • En 2018, 17 M de migrants Ă©taient liĂ©s Ă  des raisons climatiques, avec une projection Ă  143 M en 2050 si le rythme actuel se poursuit.
  • Depuis les incendies et autres extrĂȘmes aggravĂ©s par le rĂ©chauffement, la combustion du bois augmente les GES et rĂ©duit simultanĂ©ment les puits de carbone.

Astuce mémo

CHAUD → PERD PLUS : dans les rĂ©gions chaudes, le rĂ©chauffement rĂ©duit davantage la productivitĂ© agricole.

6. PhĂ©nomĂšnes extrĂȘmes et effets durables

Notions clés & Définitions

  • ExtrĂȘme pauvretĂ© climatique : État d’extrĂȘme pauvretĂ© causĂ© ou aggravĂ© par des catastrophes liĂ©es au climat, avec des consĂ©quences durables sur les conditions de vie.
  • Catastrophes naturelles : ÉvĂ©nements dommageables d’origine naturelle qui peuvent inclure des Ă©pisodes liĂ©s au climat et provoquer des pertes Ă©conomiques massives.
  • Tensions au Sahel : DĂ©sordres sociaux et sĂ©curitaires renforcĂ©s par la compĂ©tition pour l’accĂšs Ă  l’eau, parfois exploitĂ©s par des groupes armĂ©s.
  • Boko Haram : Groupe armĂ© dont le recrutement et l’influence sont favorisĂ©s par l’appauvrissement liĂ© Ă  la baisse des rendements de la pĂȘche.

Points essentiels

  • Chaque annĂ©e, 26 millions de personnes basculent dans l’extrĂȘme pauvretĂ© Ă  cause de catastrophes climatiques d’aprĂšs la Banque mondiale.
  • En 2017, les catastrophes naturelles ont coĂ»tĂ© 350 Md $ et, en 2018, 155 Md $ selon Swiss Re.
  • Selon l’ONU, les coĂ»ts des catastrophes ont augmentĂ© de 150% sur 20 ans, et 1 dollar investi dans la prĂ©vention Ă©vite 4 Ă  6 dollars de pertes.
  • Au Sahel, la compĂ©tition entre agriculteurs et Ă©leveurs pour l’eau renforce des tensions que des jihadistes exploitent.
  • Autour du lac Tchad, la baisse des rendements de la pĂȘche appauvrit les populations et favorise Boko Haram.

7. Fonte des glaces et perturbations arctiques

Notions clés & Définitions

  • Fonte des glaces : PhĂ©nomĂšne liĂ© au rĂ©chauffement qui rĂ©duit la quantitĂ© de glace en milieu polaire et modifie l’équilibre du milieu arctique.
  • Perturbations arctiques : DĂ©rĂšglements affectant les conditions arctiques (milieu, cycles et atmosphĂšre) Ă  la suite des changements provoquĂ©s par le rĂ©chauffement.
  • Menace globale : IdĂ©e selon laquelle les effets du rĂ©chauffement ne restent pas locaux et peuvent se manifester Ă  l’échelle planĂ©taire.

8. Montée des eaux et territoires menacés

Notions clés & Définitions

  • Bien public mondial : Un bien public mondial dĂ©signe un phĂ©nomĂšne dont les bĂ©nĂ©fices touchent toutes les nations et toutes les gĂ©nĂ©rations, ce qui implique une protection collective.
  • ExternalitĂ©s nĂ©gatives : Les externalitĂ©s nĂ©gatives sont des dommages causĂ©s par une activitĂ© Ă©conomique sans que leur coĂ»t soit reflĂ©tĂ© dans le prix payĂ© par les usagers.
  • InĂ©galitĂ©s d’exposition : Les inĂ©galitĂ©s d’exposition signifient que les impacts du rĂ©chauffement ne frappent pas proportionnellement Ă  la quantitĂ© de gaz Ă  effet de serre Ă©mise par chaque pays.

Points essentiels

  • Les impacts du rĂ©chauffement global sont ressentis Ă  l’échelle mondiale, sans correspondre aux Ă©missions respectives de chaque pays.
  • Les pays les plus touchĂ©s sont gĂ©nĂ©ralement, par un concours de circonstances, ceux qui Ă©mettent le moins de gaz Ă  effet de serre.
  • Comme le marchĂ© ne protĂšge pas correctement ce bien public mondial, les prix ne reflĂštent pas les dommages liĂ©s aux Ă©nergies fossiles.

Astuce mémo

Impacts partout, responsabilité inégale : ceux qui émettent le moins subissent souvent le plus.

9. Protocole de Kyoto et engagements différenciés

Notions clés & Définitions

  • Protocole de Kyoto : Accord international sur le climat adoptĂ© en 1997 qui fixe des engagements de rĂ©duction d’émissions pour certains pays et expire fin 2012.
  • Engagements diffĂ©renciĂ©s : Principe selon lequel les pays ne rĂ©duisent pas tous de la mĂȘme façon, en fonction de leur responsabilitĂ© et de leurs moyens.
  • ResponsabilitĂ©s communes mais diffĂ©renciĂ©es : Principe de rĂ©partition des efforts climatiques qui combine responsabilitĂ© historique et capacitĂ©s financiĂšres pour organiser des engagements variables.
  • MĂ©canisme de dĂ©veloppement propre : MĂ©canisme de Kyoto qui gĂ©nĂšre des crĂ©dits d’émission Ă  partir de projets d’investissement rĂ©alisĂ©s dans des pays en dĂ©veloppement.
  • Prolongement de Doha (COP18) : DĂ©cision prise Ă  Doha qui permet de prolonger Kyoto avec de nouveaux engagements chiffrĂ©s pour une partie des pays industrialisĂ©s.

Points essentiels

  • Le Protocole de Kyoto expire fin 2012 et, malgrĂ© cela, le bilan est contrastĂ© avec une rĂ©ussite surtout expliquĂ©e par la chute des Ă©missions du bloc soviĂ©tique et le ralentissement aprĂšs 2008.
  • En 2012, Kyoto ne couvre qu’environ 20 % des Ă©missions de GES, ce qui limite fortement sa portĂ©e effective sur le total mondial.
  • L’UE dĂ©passe son objectif avec une baisse de 25 % des Ă©missions de GES par rapport Ă  1990, mais le fonctionnement du systĂšme de quotas a aussi souffert d’un marchĂ© carbone dĂ©stabilisĂ© entre 2012 et 2017.
  • La sortie est facilitĂ©e par le caractĂšre peu contraignant des engagements, comme le montre le retrait du Canada en 2011 sans respect de ses engagements.
  • À Doha (COP18), 37 pays industrialisĂ©s s’engagent Ă  rĂ©duire d’au moins 18 % leurs Ă©missions par rapport Ă  1990 entre 2013 et 2020, mais certains se dĂ©sengagent (Canada, Russie, Japon).
  • À Paris (COP21), un accord universel vise Ă  limiter la hausse Ă  2 °C par rapport Ă  l’ùre prĂ©industrielle, avec une dynamique liĂ©e Ă  l’accord prĂ©alable États-Unis–Chine signĂ© en 2014.

Astuce mémo

Kyoto finit en 2012, couvert ≈20% seulement; Canada sort en 2011; Doha prolonge avec −18% (2013-2020) avant Paris vise 2°C.

10. Marchés carbone et limites de Kyoto

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ©s communes diffĂ©renciĂ©es : Les responsabilitĂ©s communes diffĂ©renciĂ©es imposent des efforts contre le rĂ©chauffement selon la responsabilitĂ© et les moyens de chaque pays dans les nĂ©gociations.
  • Absence de sanctions : L’absence de sanctions signifie que, malgrĂ© le caractĂšre juridiquement contraignant des textes depuis Kyoto, aucun mĂ©canisme punitif n’est prĂ©vu.
  • Retrait facile des accords : Le retrait facile des accords dĂ©signe la possibilitĂ© pour des États de s’éloigner d’accords climatiques, ce qui fragilise la continuitĂ© des politiques.

Points essentiels

  • Depuis le Protocole de Kyoto (1997), les textes sont juridiquement contraignants, mais sans sanctions prĂ©vues.
  • Le Canada abandonne le Protocole de Kyoto en 2011, montrant la facilitĂ© avec laquelle des États peuvent se retirer.
  • Les États-Unis quittent l’accord de Paris avant de revenir aprĂšs l’élection de J. Biden, illustrant une instabilitĂ© des engagements.
  • Les États peuvent refuser de ratifier des textes, comme les États-Unis pour le Protocole de Kyoto.
  • La gouvernance climatique reste limitĂ©e car les pays ont du mal Ă  tenir leurs engagements tout en privilĂ©giant la croissance Ă©conomique.

Astuce mémo

Kyoto = contrat sans sanctions (pas de “gendarmes” pour forcer le respect des engagements).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
novembre 2025COP 30 (BelÚm), multilatéralisme climatique fragile
Paris, 2015objectif de limiter l’élĂ©vation de la tempĂ©rature Ă  1,5°C (par rapport aux niveaux prĂ©industriels)
fin 2012expiration du Protocole de Kyoto

Tableaux de synthĂšse

Kyoto vs Paris : objectifs et portée

AccordÉchĂ©ance/portĂ©eCaractĂšre et rĂ©sultatsExemples citĂ©s
Protocole de Kyotoexpire fin 2012 ; ~20% des Ă©missions en 2012contraignant en principe mais sans sanctions ; rĂ©ussite liĂ©e surtout Ă  l’effondrement du bloc soviĂ©tique et au ralentissement aprĂšs 2008retrait du Canada en 2011 ; 37 pays industrialisĂ©s Ă  objectifs chiffrĂ©s ; prolongement par Doha (COP18) en 2012
Accord de Paris (COP21)signĂ© en 2015 ; visĂ©e 2°C vs Ăšre prĂ©industrielle (1,5°C Ă©voquĂ©)accord universel avec engagements selon responsabilitĂ©s et moyens ; rĂ©ussite liĂ©e en partie Ă  l’accord prĂ©alable États-Unis–Chine en 2014États-Unis/Chine (accord prĂ©alable) en 2014 ; objectif 2°C (1,5°C Ă©voquĂ©)

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre alĂ©as climatiques (fluctuations courtes, non dues Ă  l’activitĂ© humaine) et changement climatique (processus de fond, anthropique).
  2. Croire que l’objectif 1,5°C (Paris, 2015) est prĂ©sentĂ© comme atteignable dans le contexte dĂ©crit pour la COP 30 : le texte dit qu’il devient impossible Ă  atteindre.
  3. Penser que les « pertes et prĂ©judices » sont seulement un thĂšme humanitaire : le cours les relie aussi au ressentiment Nord/Sud et Ă  l’instrumentalisation pendant les COP.
  4. Assimiler « changement climatique » Ă  une responsabilitĂ© individuelle : le cours insiste que c’est avant tout un problĂšme politique et gĂ©opolitique.
  5. RĂ©duire Kyoto Ă  un Ă©chec total : le cours indique un bilan contrastĂ©, avec des baisses liĂ©es notamment Ă  l’ancien bloc soviĂ©tique et Ă  2008, malgrĂ© des limites (portĂ©e, sanctions).
  6. Confondre marchĂ© carbone et efficacitĂ© : le cours explique l’effondrement du marchĂ© europĂ©en 2012-2017 et que le prix des quotas Ă©tait jugĂ© trop bas pour inciter des investissements rĂ©ellement sobres.
  7. Oublier que les pays les plus touchĂ©s peuvent ĂȘtre aussi ceux qui Ă©mettent le moins : le cours insiste sur les inĂ©galitĂ©s d’exposition et sur les externalitĂ©s nĂ©gatives.

Checklist Examen

  1. Savoir dĂ©finir « pertes et prĂ©judices » et expliquer pourquoi le cours dit qu’ils peuvent ĂȘtre instrumentalisĂ©s lors des COP.
  2. Être capable d’expliquer pourquoi la COP 30 (BelĂšm, novembre 2025) est dĂ©crite comme un multilatĂ©ralisme climatique fragile (actions concrĂštes au second plan, remise en cause des politiques, communication).
  3. Distinguer alĂ©as climatiques, fluctuations climatiques et changement climatique anthropique, et dire pourquoi « pour la premiĂšre fois » l’humanitĂ© provoque le processus en cours.
  4. Expliquer l’idĂ©e d’inĂ©gal rĂ©chauffement (non uniforme : pĂŽles/Europe) et la logique urbanisme + chaleur extrĂȘme (mĂ©tropoles, Ă©carts ville-campagne).
  5. Citer les grandes conséquences directes/indirectes : fonte des glaces (pergélisol/méthane, albédo), niveau des mers (ordre de grandeur et insularité), acidification (CO2/absorption).
  6. Relier Ă©vĂ©nements extrĂȘmes et tendance gĂ©nĂ©rale : cyclones (hausse de frĂ©quence depuis les annĂ©es 1980 et Ă©volution de la zone) et catastrophes (doublement 2000-2019).
  7. Expliquer au moins 2 conséquences socio-économiques : agriculture (baisse de productivité ~21% depuis 1961) et migrations climatiques (définition + chiffres 2018/2050 cités).
  8. ConnaĂźtre le lien « tensions au Sahel » (eau : compĂ©tition agriculteurs/Ă©leveurs) et le cours sur Boko Haram (pĂȘche/lac Tchad).
  9. Définir « climat = bien public mondial » et « externalités négatives », puis justifier pourquoi le prix ne reflÚte pas les dommages des énergies fossiles selon le cours.
  10. MaĂźtriser la chronologie Kyoto → Doha (COP18) → Paris : expiration fin 2012, Canada 2011, Doha (−18% 2013-2020 pour 37 pays industrialisĂ©s), et Paris (2°C visĂ©s, responsabilitĂ©s/moyens).
  11. Expliquer ce que Kyoto apporte en mécanismes (marchés de permis, mécanisme de développement propre) et ses limites (absence de sanctions, retrait facile, portée ~20% en 2012).
  12. Savoir formuler le principe de responsabilitĂ©s communes mais diffĂ©renciĂ©es : Nord responsables/plus riches vs PMA/faibles Ă©missions, et l’idĂ©e d’un Fonds Vert pour le climat (promesse 2009/20 Md en 2018).

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1. Quel rÎle la COP 30 de Belém est-elle censée incarner dans le multilatéralisme climatique ?

2. Que dĂ©signe l’expression « pertes et prĂ©judices » dans le cadre des COP ?

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COP 30 — lieu et date ?

BelĂšm, novembre 2025

Pertes et prĂ©judices — dĂ©finition ?

Aides financiÚres aux pays en développement pour dégùts climatiques

Ressentiment Nord/Sud — enjeu ?

Conflit autour des demandes financiĂšres et de justice climatique

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