Revision sheet: Principes et Techniques de la Chromatographie

Plan du Cours

  1. Historique et principes fondamentaux de la chromatographie
  2. Classification des méthodes chromatographiques selon phases stationnaire et mobile
  3. Chromatographie en phase gazeuse : principes, alimentation en gaz vecteur et injection
  4. Optimisation des paramÚtres chromatographiques : facteurs de séparation et coefficient de
  5. Types de colonnes en chromatographie gazeuse : colonnes remplies et capillaires
  6. Phases stationnaires en chromatographie gazeuse : propriétés et choix
  7. Injection en chromatographie gazeuse : modes et caractéristiques des injecteurs
  8. Régulation de la température et stabilité du four en chromatographie gazeuse
  9. Détecteurs en chromatographie gazeuse : principes, performances et applications
  10. Chromatographie liquide haute performance (CLHP) : appareillage, phases stationnaires et
  11. Appareillage de la chromatographie liquide haute performance : réservoirs, pompes et injecteurs

1. Historique et principes fondamentaux de la chromatographie

Notions clés & Définitions

  • Applications : Ensemble des usages de la chromatographie mentionnĂ©s dans le cours : identification, dosage (quantification) et purification.
  • Les chromatographies d’adsorption : Famille de chromatographies oĂč la sĂ©paration repose sur l’adsorption sur une phase stationnaire solide, avec notamment la chromatographie liquide-solide, la chromatographie sur colonne et la chromatographie sur couche mince.
  • Mikhail Tswett : Botaniste russe associĂ© Ă  la mise en Ă©vidence de la chromatographie en 1903.

Points essentiels

  • La sĂ©paration chromatographique repose sur l’équilibre de concentrations des composĂ©s entre une phase stationnaire et une phase mobile en contact.
  • Les jalons historiques donnĂ©s sont 1903 pour Tswett, 1931 pour la chromatographie sur colonne, 1938 pour la CCM et l’échange d’ions, 1941 pour le concept de chromatographie gaz-liquide, 1955 pour le premier chromatographe gaz-liquide commercial et 1965 pour la CLHP.

À retenir

La sĂ©paration chromatographique repose sur l’équilibre de concentrations des composĂ©s entre une phase stationnaire et une phase mobile en contact.

2. Classification des méthodes chromatographiques selon phases stationnaire et mobile

Notions clés & Définitions

  • Phase stationnaire : phase en contact avec la phase mobile, disposĂ©e soit dans une colonne, soit sur une surface plane ; elle sert de support au parcours des composĂ©s.

  • Elution : entraĂźnement d’un solutĂ© Ă  travers la phase stationnaire par le mouvement de la phase mobile.

  • Principe : Ă©quilibre de concentrations des composĂ©s entre deux phases en contact, la phase stationnaire et la phase mobile, avec des temps de parcours liĂ©s aux propriĂ©tĂ©s intrinsĂšques des composĂ©s ou Ă  leur affinitĂ© pour la phase stationnaire.

  • On distingue : les mĂ©thodes chromatographiques selon la nature des phases, en particulier selon la forme de la phase stationnaire et selon la nature de la phase mobile.

  • Phase mobile : phase qui se dĂ©place sur ou Ă  travers la phase stationnaire, entraĂźnant avec elle l’analyte ; elle peut ĂȘtre un liquide ou un gaz.

Points essentiels

  • La classification des mĂ©thodes chromatographiques dĂ©pend de la nature de la phase stationnaire : elle peut se prĂ©senter dans une colonne, oĂč la phase mobile progresse au travers, ou sur une surface plane, comme en chromatographie sur couche mince.

  • La phase mobile est la phase qui se dĂ©place sur ou Ă  travers la phase stationnaire et entraĂźne l’analyte avec elle. Le processus d’entraĂźnement de cet analyte est appelĂ© Ă©lution.

  • En chromatographie en phase liquide, la phase mobile est un liquide.

  • En chromatographie en phase gazeuse, la phase mobile est un gaz vecteur.

À retenir

Classer les techniques chromatographiques revient Ă  repĂ©rer le couple de phases utilisĂ© : nature de la phase stationnaire et nature de la phase mobile. Il faut aussi distinguer le mode de dĂ©placement de la phase mobile, qui entraĂźne l’analyte par Ă©lution.

3. Chromatographie en phase gazeuse : principes, alimentation en gaz vecteur et injection

Notions clés & Définitions

  • Chromatographie d’adsorption : Chromatographie en phase gazeuse dans laquelle la phase stationnaire est un solide poreux, rĂ©servĂ©e Ă  l’analyse de mĂ©langes de gaz ou de liquides Ă  bas points d’ébullition.
  • Chambre Ă  vaporisation instantanĂ©e : Injecteur situĂ© Ă  une extrĂ©mitĂ© de la colonne dans lequel l’échantillon est vaporisĂ© avant son entrĂ©e dans la colonne.
  • Injecteur split/splitless : Injecteur de faible capacitĂ© associĂ© Ă  des contraintes de coĂ»t, de fragilitĂ©, de casse, d’oxydation et de faible capacitĂ©.
  • Gaz vecteur : Inerte vis-Ă -vis de l’échantillon et du garnissage de la colonne (phase stationnaire) : He, N2, H2, Ar 
 (le choix du gaz dĂ©pend du dĂ©tecteur utilisĂ©).

Points essentiels

  • En chromatographie en phase gazeuse, l’échantillon est vaporisĂ© puis injectĂ© au sommet de la colonne.
  • L’élution est assurĂ©e par un flux de gaz inerte appelĂ© gaz vecteur.
  • Le gaz vecteur doit ĂȘtre inerte vis-Ă -vis de l’échantillon et du garnissage de la colonne.
  • Le gaz doit ĂȘtre exempt de traces d’H2O et O2, donc pur et dessĂ©chĂ©.
  • L’injection se fait Ă  l’aide d’une microseringue Ă  travers un septum dans une chambre Ă  vaporisation instantanĂ©e.

À retenir

En chromatographie en phase gazeuse, l’échantillon est vaporisĂ© puis injectĂ© au sommet de la colonne.

4. Optimisation des paramÚtres chromatographiques : facteurs de séparation et coefficient de

Notions clés & Définitions

  • Qualitative : Analyse du chromatogramme fondĂ©e sur l’identification et la position du pic.
  • Temps mort Ve : Temps nĂ©cessaire pour que le solutĂ© parcoure le volume mort de la colonne, notĂ© tm dans le chromatogramme.
  • K mM CMVM VM K : Coefficient de distribution reliant le facteur de rĂ©tention aux masses ou aux volumes de solutĂ© dans les phases stationnaire et mobile, avec k = mS/mM = CSVS/C MVM/VM et k = K.

Points essentiels

  • Le coefficient de distribution K est dĂ©fini par K = CS / CM.
  • Le facteur de rĂ©tention k est idĂ©alement compris entre 1 et 10 pour les diffĂ©rents solutĂ©s d’un mĂ©lange.
  • Le facteur de sĂ©lectivitĂ© α est dĂ©fini par α = k2 / k1.
  • Le facteur de rĂ©solution R dĂ©pend de √N, de k et de α.

À retenir

La performance chromatographique se lit à travers le chromatogramme et dépend du partage du soluté entre phase stationnaire et phase mobile. Le facteur de rétention, la sélectivité et le nombre de plateaux théoriques conditionnent la résolution.

5. Types de colonnes en chromatographie gazeuse : colonnes remplies et capillaires

Notions clés & Définitions

  • CPL prĂ©parative : Technique de chromatographie liquide prĂ©parative, appelĂ©e aussi CLS dans le contenu, fondĂ©e sur la chromatographie d’adsorption avec une silice modifiĂ©e.
  • Colonne remplie : 1Ăšres colonnes en acier, puis en silice fondue (trĂšs pure) (FSOT : Fused Silica Open Tubular) recouvert d’une gaine extĂ©rieure en polyimide (thermiquement rĂ©sistant) Ăž intĂ©rieur = 0,1 Ă  0,35 mm, L
  • Pour les colonnes : Contrainte : rĂ©gulation du dĂ©bit (u) : dĂ©bit = 1% tR
  • Colonnes remplies : Contrainte : rĂ©gulation du dĂ©bit (u) : dĂ©bit = 1% tR
  • EfficacitĂ© des colonnes : Comparaison de l’efficacitĂ© des colonnes en CPL et CPG : u plus faible en CPL qu’en CPG, H plus petit en CPL qu’en CPG, mais L plus grand en CPG ( 50 m) qu’en CPL (25 Ă  50 cm max (trop de pertes de charge au-delĂ )) En gĂ©nĂ©ral, meilleure efficacitĂ© en CPG (N plus grand).

Points essentiels

  • Les colonnes capillaires sont des colonnes tubulaires ouvertes oĂč la phase stationnaire tapisse la paroi interne sous forme de film.
  • Les colonnes capillaires WCOT ont une grande efficacitĂ©, avec environ 200 000 plateaux, contre environ 1 000 pour une colonne remplie.
  • Les colonnes capillaires FSOT sont en silice fondue recouverte d’une gaine extĂ©rieure en polyimide.
  • Colonnes remplies (Ă  garnissage) (les plus anciennes) Tube en acier inox, verre, ou tĂ©flon de 1/8 ou 1/4 de pouce de Ăž (3,18 ou 6,35 mm) et 1 Ă  3 m de long, rempli d’un support poreux, inerte et stable, finement et uniformĂ©ment divisĂ©, prĂ©alablement recouvert d’une couche mince de la phase stationnaire liquide.
  • Colonnes tubulaires ouvertes : la phase stationnaire tapisse les parois internes, sous forme d’un film (Ă©paisseur 0,05 Ă  5 m) : WCOT (Wall Coated Open Tubular).

À retenir

Les colonnes remplies sont les plus anciennes et utilisent un tube de 1/8 ou 1/4 de pouce de diamĂštre, de 1 Ă  3 m de long.

6. Phases stationnaires en chromatographie gazeuse : propriétés et choix

Notions clés & Définitions

  • Mode split : Mode d’injection pour colonnes capillaires dans lequel le gaz vecteur entre avec un dĂ©bit Ă©levĂ©, une vanne de fuite Ă©vacue la plus grande partie du gaz, et seule une faible fraction de l’échantillon, par exemple 1/20 Ă  1/500, entre dans la colonne.
  • Indice de rĂ©tention de Kovats : Indice de classement des phases stationnaires, notĂ© I, utilisĂ© avec la rĂ©fĂ©rence squalane ; le document dĂ©finit ΔI comme la diffĂ©rence entre l’indice de la phase et celui du squalane.
  • Polysiloxanes : Famille de phases stationnaires capillaires constituĂ©es d’une chaĂźne -Si-O-Si-O- portant des substituants R ; la forme avec R = Me correspond au polydimĂ©thylsiloxane, apolaire, et d’autres substituants peuvent augmenter la polaritĂ©.

Points essentiels

  • Une phase stationnaire de CPG doit avoir une faible tension de vapeur.
  • Une phase stationnaire de CPG doit ĂȘtre thermiquement stable, avec une variation de 1 °C pouvant entraĂźner une variation de tR de 2 Ă  3 %.
  • Une phase stationnaire de CPG doit ĂȘtre chimiquement inerte.
  • Le choix de la phase stationnaire doit permettre d’obtenir des valeurs correctes de k et de α.

À retenir

Le choix de la phase stationnaire en CPG vise d’abord la stabilitĂ©, l’inertie et une tension de vapeur faible, tout en donnant des valeurs correctes de k et de α. En colonnes remplies, le classement peut ĂȘtre fait avec l’indice de Kovats et la rĂ©fĂ©rence squalane.

7. Injection en chromatographie gazeuse : modes et caractéristiques des injecteurs

Notions clés & Définitions

  • De l’injecteur : Dispositif d’introduction de l’échantillon qui doit permettre la vaporisation tout en Ă©vitant la dĂ©composition, avec une tempĂ©rature d’environ 50 °C au-dessus du point d’ébullition du constituant le moins volatil.

Points essentiels

  • Avec les colonnes capillaires, les quantitĂ©s injectĂ©es sont trĂšs faibles et nĂ©cessitent un injecteur split/splitless ou Ă©quivalent.
  • L’injecteur on column rĂ©alise une injection directe Ă  froid, Ă  40 °C, de l’échantillon Ă  l’intĂ©rieur de la colonne avec une micro-seringue spĂ©ciale.
  • L’injecteur on column est adaptĂ© aux composĂ©s fragiles et thermodĂ©gradables, notamment en biochimie.
  • Mode splitless : rĂ©servĂ© aux solutions trĂšs diluĂ©es (analyse de traces) Injecteur “on column” : Injection directe, Ă  froid (40°C), de l’échantillon Ă  l’intĂ©rieur de la colonne (micro- seringue spĂ©ciale).
  • AdaptĂ© aux composĂ©s fragiles (thermodĂ©gradables), en biochimie par ex.

À retenir

Avec les colonnes capillaires, les quantités injectées sont trÚs faibles et nécessitent un injecteur split/splitless ou équivalent.

8. Régulation de la température et stabilité du four en chromatographie gazeuse

Notions clés & Définitions

  • Programmation de tempĂ©rature : PossibilitĂ© de faire varier la tempĂ©rature du four de la colonne dans une enceinte thermostatĂ©e, avec une plage de fonctionnement de 40 Ă  400 °C.

Points essentiels

  • La colonne est placĂ©e dans une enceinte thermostatĂ©e pouvant fonctionner de 40 Ă  400 °C.
  • La chromatographie gazeuse peut utiliser une programmation de tempĂ©rature du four.
  • La stabilitĂ© du four doit ĂȘtre trĂšs Ă©levĂ©e, avec une variation de tempĂ©rature de l’ordre de 1 °C.
  • Une variation de 1 °C entraĂźne une variation du temps de rĂ©tention de 2 Ă  3 %.

À retenir

La colonne est placée dans une enceinte thermostatée pouvant fonctionner de 40 à 400 °C.

9. Détecteurs en chromatographie gazeuse : principes, performances et applications

Notions clés & Définitions

  • Principaux dĂ©tecteurs Performances du dĂ©tecteur : Ensemble de dispositifs de dĂ©tection en chromatographie gazeuse dont les performances se jugent par la sensibilitĂ©, la rĂ©ponse linĂ©aire sur plusieurs dĂ©cades et la sĂ©lectivitĂ©, avec des dĂ©tecteurs universels ou sĂ©lectifs selon la classe de composĂ©s.
  • Autres dĂ©tecteurs - DĂ©tecteur thermoionique : DĂ©tecteur semblable au FID, muni d’une cĂ©ramique en silicate de Rb ou Cs Ă  l’extrĂ©mitĂ© de la flamme, oĂč se forme un plasma gĂ©nĂ©rant un grand nombre d’ions en prĂ©sence de molĂ©cules phosphorĂ©es ou azotĂ©es.
  • SĂ©lectif aux composĂ©s contenant P et N (applications : PropriĂ©tĂ© d’un dĂ©tecteur qui cible les composĂ©s phosphorĂ©s ou azotĂ©s, avec des applications mentionnĂ©es pour les pesticides.
  • DĂ©tecteur Ă  ionisation de flamme (FID) : DĂ©tecteur Ă  ionisation de flamme (FID) (le plus utilisĂ©).

Points essentiels

  • Le TCD mesure les variations de conductivitĂ© thermique du gaz vecteur et reste universel et non destructif.
  • Le TCD prĂ©sente une sensibilitĂ© de l’ordre de 10^-8 g/s et une linĂ©aritĂ© d’environ 10^5.
  • Le FID est le dĂ©tecteur le plus utilisĂ©, avec une forte sensibilitĂ© de l’ordre de 10^-13 g/s et une linĂ©aritĂ© de 10^7 Ă  10^8.
  • Le FID est quasi universel mais destructif car il repose sur une combustion.
  • DĂ©tecteur Ă  conductibilitĂ© thermique (TCD) ou catharomĂštre Mesure des variations de la conductivitĂ© thermique du gaz vecteur (H2 ou He) 6 Ă  10 x > Ă  la plupart des produits organiques PrĂ©sence de molĂ©cules de la conductivitĂ© thermique (Ă· [ ]) de la T° du dĂ©tecteur (filament Pt, Au ou W) : systĂšme diffĂ©rentiel (pont de Wheatstone)  : simple, linĂ©aritĂ© 105, universel, non destructif, colonnes remplies ou capillaires  : sensibilitĂ© (10-8 g/s).
  •  : forte sensibilitĂ© (10-13 g/s), linĂ©aritĂ© (107-108), quasi-universel  : destructif (pyrolyse) IV.

À retenir

Le TCD mesure les variations de conductivité thermique du gaz vecteur et reste universel et non destructif.

10. Chromatographie liquide haute performance (CLHP) : appareillage, phases stationnaires et

Notions clés & Définitions

  • Phase inverse : Mode de chromatographie d’adsorption dans lequel la phase stationnaire est modifiĂ©e pour ĂȘtre apolaire; dans ce mode, les composĂ©s les plus polaires sont Ă©luĂ©s en premier.
  • DĂ©tecteur spectrophotomĂ©trique (absorbance) - monochromatique : Source (D ou vapeur de Hg), monochromateur (ex.

Points essentiels

  • La CLHP est adaptĂ©e aux composĂ©s thermosensibles, trĂšs polaires, ioniques, peu volatils ou macromolĂ©culaires.
  • La CLHP utilise des phases stationnaires de silice modifiĂ©e par greffage.
  • En chromatographie normale, les composĂ©s les plus polaires sont davantage retenus.
  • Phase mobile Chromatographie “normale” : Les composĂ©s les plus polaires sont davantage retenus Chromatographie “inverse” : Les composĂ©s les plus polaires sont Ă©luĂ©s en premier forts : ammonium (G+ = N(CH3)3+) VI.

À retenir

La CLHP est adaptée aux composés thermosensibles, trÚs polaires, ioniques, peu volatils ou macromoléculaires.

11. Appareillage de la chromatographie liquide haute performance : réservoirs, pompes et injecteurs

Notions clés & Définitions

  • Forts : Groupes fonctionnels anioniques fortement acides portĂ©s par une rĂ©sine Ă©changeuse d’ions, reprĂ©sentĂ©s ici par l’acide sulfonique avec G- = SO3-.
  • Faibles : Groupes fonctionnels anioniques moins acides portĂ©s par une rĂ©sine Ă©changeuse d’ions, reprĂ©sentĂ©s ici par l’acide carboxylique avec G- = COO-.
  • RĂ©servoirs de phase mobile : Contenants en verre ou en inox de 0,5 Ă  2 L destinĂ©s Ă  recevoir des solvants trĂšs purs, avec filtration pour retenir les poussiĂšres et dĂ©gazage par barbotage de gaz inerte.
  • Pompe Ă  piston alternatif : SystĂšme de pompage fournissant une pression pouvant atteindre 420 bars, sans pulsation, avec un dĂ©bit compris entre 0,1 et 10 mL/min et une prĂ©cision de l’ordre de 0,5 %, tout en rĂ©sistant Ă  la corrosion.
  • Vanne d’injection Ă  boucle : Dispositif d’injection en CLHP utilisant une boucle de volume compris entre 5 ”L et 500 ”L pour introduire l’échantillon.

Points essentiels

  • La CLHP peut fonctionner en mode isocratique avec un Ă©luant unique ou en mode gradient d’élution avec un mĂ©lange de solvants.
  • Les rĂ©servoirs de phase mobile doivent contenir des solvants trĂšs purs et comporter filtration et dĂ©gazage.
  • La pompe Ă  piston alternatif fournit une pression Ă©levĂ©e, jusqu’à 420 bars, sans pulsation.
  • L’injection en CLHP se fait par une vanne d’injection Ă  boucle de 5 Ă  500 ”L.

À retenir

La pompe Ă  piston alternatif fournit une pression Ă©levĂ©e, jusqu’à 420 bars, sans pulsation.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. La chromatographie a été mise en évidence en 1903 par Mikhail Tswett, botaniste russe.
  2. La chromatographie sur colonne a été décrite en 1931 par Kuhn et Lederer.
  3. La chromatographie sur couche mince a été décrite en 1938 par Izmailov et Scraiber.
  4. La chromatographie par Ă©change d’ions est attribuĂ©e Ă  Taylor et Urey dans le document.
  5. Le concept de chromatographie gaz-liquide est associé à Martin et Synge, Nobel en 1952.
  6. Le développement pratique de la chromatographie gaz-liquide date de 1952.
  7. Le premier chromatographe gaz-liquide commercial est apparu en 1955.
  8. La CLHP est attribuée à Halasz et Horvath en 1965.
  9. En chromatographie liquide, la phase stationnaire peut ĂȘtre un liquide immobilisĂ© soit par imprĂ©gnation dans un solide poreux, soit par greffage sur le solide.
  10. La chromatographie d’exclusion est aussi appelĂ©e permĂ©ation de gel ou tamisage molĂ©culaire.
  11. En chromatographie d’exclusion, les grosses particules sont exclues de la phase fixe tandis que les petites diffusent dans les pores du gel.
  12. En chromatographie liquide-solide, la phase stationnaire est un adsorbant solide polaire comme la silice ou l’alumine.
  13. La chromatographie d’adsorption en phase inverse correspond Ă  une phase stationnaire modifiĂ©e pour devenir apolaire.
  14. En CPG, la chromatographie gaz-solide est rĂ©servĂ©e Ă  l’analyse de mĂ©langes de gaz ou de liquides Ă  bas points d’ébullition.
  15. En CPG, les colonnes remplies utilisent souvent un support de terre de diatomées, appelé ChromosorbŸ, de granulométrie 0,25 à 0,15 mm.
  16. RĂ©servoirs de phase mobile (solvants trĂšs purs) Verre ou inox (V = 0,5 Ă  2L) Filtre (poussiĂšres), dĂ©gazage (barbotage de gaz inerte) - Mode isocratique (Ă©luant unique) - Mode gradient d’élution (mĂ©lange de solvants) V.
  17. SystĂšme de pompage - P = 420 bars - pas de pulsation : pompe Ă  piston alternatif - 0,1 < dĂ©bit < 10 ml/min ( = 0,5 %) - rĂ©sistance Ă  la corrosion V.
  18. Facteur de rĂ©solution On peut montrer que R est Ă· √ N, dĂ©pend aussi de k et ïĄï€  ïĄ = k2 k t’R2 = 1 t’R1 R = 2 tR2 - tR1  + 1 2       III.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1903Mise en évidence de la chromatographie par Tswett
1931Chromatographie sur colonne
1938Chromatographie sur couche mince et Ă©change d’ions
1941Concept de chromatographie gaz-liquide
1955Premier chromatographe gaz-liquide commercial
1965CLHP

Tableaux de SynthĂšse

Classification selon les phases

TechniquePhase stationnairePhase mobile
Chromatographie liquideLiquide immobilisé ou solide adsorbantLiquide
Chromatographie en phase gazeuseSolide poreux ou phase stationnaire adaptéeGaz vecteur
Chromatographie sur couche minceSurface planePhase mobile en déplacement sur la surface

Colonnes en chromatographie gazeuse

TypeStructurePerformance
Colonne remplieTube en acier, verre ou tĂ©flon rempli d’un support poreuxEnviron 1 000 plateaux
Colonne capillaire WCOTColonne tubulaire ouverte avec film de phase stationnaire sur la paroiEnviron 200 000 plateaux
Colonne capillaire FSOTSilice fondue avec gaine extérieure en polyimideGrande efficacité

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre phase stationnaire et phase mobile : la phase mobile se dĂ©place et entraĂźne l’analyte, la phase stationnaire reste en place.
  2. Oublier qu’en chromatographie en phase gazeuse la phase mobile est un gaz vecteur, alors qu’en chromatographie liquide c’est un liquide.
  3. Assimiler chromatographie gaz-solide et chromatographie gaz-liquide : la premiĂšre repose sur un solide poreux, la seconde sur une phase stationnaire liquide.
  4. Confondre colonne remplie et colonne capillaire : la colonne capillaire est tubulaire ouverte, la colonne remplie contient un garnissage.
  5. NĂ©gliger l’exigence de puretĂ© du gaz vecteur : il doit ĂȘtre inerte et exempt de traces d’H2O et O2.
  6. Oublier que la stabilité du four est critique : une variation de 1 °C peut modifier le temps de rétention de 2 à 3 %.

Checklist Examen

  1. Définir la chromatographie comme un équilibre de concentrations entre phase stationnaire et phase mobile.
  2. Citer les usages : identification, dosage et purification.
  3. Distinguer les méthodes selon la nature de la phase stationnaire et de la phase mobile.
  4. Associer 1903 à Tswett et la mise en évidence de la chromatographie.
  5. Associer 1931 Ă  la chromatographie sur colonne et 1938 Ă  la CCM.
  6. Expliquer le rÎle du gaz vecteur en CPG et ses exigences de pureté.
  7. ConnaĂźtre l’intervalle idĂ©al du facteur de rĂ©tention k : entre 1 et 10.
  8. Savoir que le facteur de sélectivité α vaut k2 / k1.
  9. Comparer colonnes remplies et capillaires en termes de structure et d’efficacitĂ©.
  10. Identifier les modes d’injection split/splitless et on column.
  11. Retenir la plage de température du four : 40 à 400 °C.

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1. Quel couple de phases intervient dans la séparation chromatographique ?

2. En quoi la phase mobile diffĂšre-t-elle entre la chromatographie en phase liquide et la chromatographie en phase gazeuse ?

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Historique de la chromatographie — annĂ©e ?

1903, mise en évidence par Tswett.

Principe fondamental — sĂ©paration ?

Équilibre de concentrations entre phases stationnaire et mobile.

Chromatographie d’adsorption — famille ?

SĂ©paration basĂ©e sur l’adsorption sur solide.

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