Revision sheet: Psychologie du travail et gestion du stress

Plan du Cours

  1. Le psychologue et son cadre scientifique
  2. Psychologie du travail : définition et champs
  3. Méthodes de recherche et interdisciplinarité
  4. Travail et identité : rÎle du sens
  5. Stress et modÚles théoriques du stress
  6. Stresseurs et facteurs de protection RPS
  7. Burnout : dimensions et modĂšles explicatifs
  8. Traumatisme vicariant et symptĂŽmes DSM-5
  9. CISM : prise en charge aprĂšs crise
  10. Prévention des RPS : primaire secondaire tertiaire
  11. Violences et harcĂšlement au travail : cadre
  12. HarcÚlement moral : définitions, types et escalade

1. Le psychologue et son cadre scientifique

Notions clés & Définitions

  • Cadre scientifique : Cadre scientifique : le psychologue fonde son analyse sur des approches et outils validĂ©s, plutĂŽt que sur des intuitions non vĂ©rifiĂ©es.
  • Titre de psychologue : Titre de psychologue : l’usage du titre est encadrĂ© par la loi, ce qui protĂšge la profession et ses conditions d’exercice.
  • Écoute active : Écoute active : compĂ©tence de formation du psychologue qui permet d’accompagner les personnes et les groupes vers une meilleure comprĂ©hension.
  • Psychologie du travail : Psychologie du travail : psychologie appliquĂ©e aux problĂšmes liĂ©s au travail, visant Ă  rĂ©soudre des difficultĂ©s concrĂštes et Ă  crĂ©er des opportunitĂ©s.
  • Contextes d’exercice : Contextes d’exercice : la psychologie du travail se pratique dans des structures variĂ©es et sous des statuts contractuels diffĂ©rents.

Points essentiels

  • Le psychologue s’appuie sur des approches et outils scientifiques reconnus, et non sur une pratique guidĂ©e par l’instinct.
  • Le discours du psychologue dĂ©coule directement de la science, ce qui structure la maniĂšre d’analyser et d’intervenir.
  • Le psychologue accompagne des personnes, des organisations et des groupes, qu’ils soient en souffrance ou non.
  • La psychologie du travail agit en collaboration avec organisations et individus pour traiter des problĂšmes concrets et dĂ©velopper des opportunitĂ©s.
  • La psychologie du travail s’exerce dans des lieux variĂ©s comme cabinets, PME, grandes entreprises et institutions publiques.
  • Les formes contractuelles peuvent ĂȘtre CDD, indĂ©pendant ou salariĂ©, selon le contexte d’exercice.

Astuce mémo

Science → outils validĂ©s → analyse fiable (pas instinct).

2. Psychologie du travail : définition et champs

Notions clés & Définitions

  • Psychologie du travail : Champ qui Ă©tudie le travail et ses effets sur les personnes, pour agir sur les pratiques, les organisations et la prĂ©vention des difficultĂ©s.
  • Gestion des ressources humaines : Ensemble des pratiques visant Ă  attirer, Ă©valuer, intĂ©grer et accompagner les salariĂ©s, notamment lors des transitions de carriĂšre.
  • Conditions de travail : Ensemble des facteurs matĂ©riels, organisationnels et psychosociaux qui influencent l’expĂ©rience quotidienne et le bien-ĂȘtre au travail.
  • Grounded Theory : MĂ©thode de recherche qui construit des concepts Ă  partir de donnĂ©es empiriques, en partant de l’action et des pratiques situĂ©es.
  • InterdisciplinaritĂ© : Approche qui relie le travail Ă  plusieurs disciplines pour mieux comprendre ses dimensions mĂ©dicales, juridiques, Ă©conomiques, sociales et formatives.

Points essentiels

  • La psychologie du travail couvre notamment le travail d’équipe, le leadership et la prĂ©vention des risques.
  • Elle inclut des actions RH comme le recrutement, les assessment centers, l’inclusion et l’accompagnement des transitions de carriĂšre.
  • L’amĂ©lioration des conditions de travail vise des dimensions matĂ©rielles, organisationnelles et psychosociales.
  • Les mĂ©thodes de recherche incluent observation systĂ©matique, expĂ©rimentation, Ă©tudes de cas, enquĂȘtes, ethnographie, Ă©tude de documents et mĂ©thode narrative.
  • La Grounded Theory part de l’action situĂ©e et des pratiques professionnelles pour produire des connaissances Ă  partir des donnĂ©es.
  • L’objet « travail » relie la psychologie Ă  la mĂ©decine du travail, au droit, Ă  l’économie, Ă  l’ergonomie, Ă  la sociologie et aux sciences de la formation.

Astuce mémo

Travail = identitĂ© + bien-ĂȘtre : penser « Clot/Holland » puis relier « mĂ©thodes + interdisciplinaritĂ© ».

3. Méthodes de recherche et interdisciplinarité

Notions clés & Définitions

  • Psychologie de la SantĂ© Organisationnelle : Volet de recherche qui analyse les facteurs organisationnels pour amĂ©liorer le bien-ĂȘtre physique, psychologique et social et agir sur les dysfonctionnements.
  • Enjeu du bien-ĂȘtre : IdĂ©e selon laquelle des salariĂ©s qui se sentent bien sont plus productifs et contribuent Ă  la performance globale.
  • Syndrome GĂ©nĂ©ral d'Adaptation : ModĂšle de Selye dĂ©crivant le stress comme une rĂ©action biologique qui prĂ©pare l’organisme Ă  s’adapter Ă  une situation nouvelle et difficile.
  • Eustress : Forme de stress mobilisatrice qui aide Ă  performer et favorise l’adaptation plutĂŽt que la dĂ©tĂ©rioration.
  • Distress : Forme de stress nuisible qui dĂ©tĂ©riore les performances et contribue Ă  des effets nĂ©gatifs.

Points essentiels

  • La Psychologie de la SantĂ© Organisationnelle Ă©tudie les facteurs organisationnels pour amĂ©liorer le bien-ĂȘtre et intervenir sur les dysfonctionnements.
  • La santĂ© est dĂ©crite comme intĂ©grant des dimensions biologiques, psychologiques et sociales.
  • Le Syndrome GĂ©nĂ©ral d’Adaptation se dĂ©roule en trois phases : alarme, rĂ©sistance, puis Ă©puisement.
  • En phase d’alarme, le cerveau active des hormones et on observe des rĂ©ponses rapides (cardiaques, pression, oxygĂ©nation) et lentes (glucose, endorphines).
  • En phase de rĂ©sistance, l’organisme fait face et revient Ă  l’équilibre si l’adaptation rĂ©ussit.
  • En phase d’épuisement, si l’action est insuffisante ou inefficace, le dĂ©sĂ©quilibre persiste et des pathologies peuvent apparaĂźtre Ă  long terme.

Astuce mémo

Stress = Selye : Alarme (hormones) → RĂ©sistance (adaptation) → Épuisement (si ça ne marche pas).

4. Travail et identité : rÎle du sens

Notions clés & Définitions

  • ModĂšle transactionnel : Le modĂšle transactionnel conçoit le stress comme une transaction active entre la personne et son environnement, plutĂŽt qu’une simple rĂ©action automatique.
  • Évaluation primaire : L’évaluation primaire consiste Ă  juger si l’évĂ©nement reprĂ©sente une menace ou un danger pour soi.
  • Évaluation secondaire : L’évaluation secondaire consiste Ă  estimer ses capacitĂ©s et les options disponibles pour faire face Ă  la situation.
  • Coping axĂ© sur le problĂšme : Le coping axĂ© sur le problĂšme regroupe les efforts visant Ă  agir directement sur la situation stressante.
  • Coping axĂ© sur l’émotion : Le coping axĂ© sur l’émotion regroupe les efforts visant Ă  rĂ©guler la dĂ©tresse Ă©motionnelle liĂ©e Ă  la situation.

Points essentiels

  • Le stress est dĂ©crit comme une transaction individu–environnement, structurĂ©e par une double Ă©valuation cognitive.
  • L’évaluation primaire porte sur la menace ou le danger perçu de l’évĂ©nement.
  • L’évaluation secondaire porte sur les ressources et options perçues pour faire face.
  • Le coping correspond Ă  des efforts cognitifs et comportementaux d’ajustement Ă  la situation stressante.
  • Le coping axĂ© sur le problĂšme vise Ă  modifier directement la situation.
  • Le coping axĂ© sur l’émotion vise Ă  rĂ©guler et surveiller la dĂ©tresse Ă©motionnelle associĂ©e.

Astuce mémo

Primaire = danger, Secondaire = ressources : danger d’abord, moyens ensuite.

5. Stress et modÚles théoriques du stress

Notions clés & Définitions

  • ModĂšle demande–contrĂŽle : ModĂšle du stress oĂč le strain apparaĂźt quand la demande au travail est trĂšs Ă©levĂ©e et que le contrĂŽle sur le travail est trĂšs faible.
  • Soutien social : Variable du modĂšle de Karasek qui attĂ©nue l’impact du poste stressant via un soutien instrumental, informationnel ou Ă©motionnel.
  • ModĂšle dĂ©sĂ©quilibre effort–rĂ©compense : ModĂšle de Siegrist oĂč le stress survient quand les efforts fournis ne sont pas compensĂ©s par des rĂ©compenses suffisantes dans le cadre d’une rĂ©ciprocitĂ© sociale.
  • Surinvestissement : Dimension du modĂšle effort–rĂ©compense correspondant Ă  un engagement excessif liĂ© Ă  un besoin intrinsĂšque de contrĂŽle, Ă  la compĂ©tition et Ă  la difficultĂ© Ă  dĂ©crocher.
  • Sentiment d’efficacitĂ© personnelle : Facteur de protection individuel qui renforce la capacitĂ© Ă  faire face aux exigences et rĂ©duit l’impact du stress sur la santĂ©.

Points essentiels

  • Le strain augmente lorsque la demande est trĂšs Ă©levĂ©e et que le contrĂŽle est trĂšs faible.
  • Karasek considĂšre le soutien des collĂšgues et de la hiĂ©rarchie comme un modĂ©rateur des effets nĂ©gatifs du poste.
  • Le soutien social agit par trois voies : apport instrumental, informations, et soutien Ă©motionnel.
  • Dans le modĂšle effort–rĂ©compense, le stress dĂ©pend d’un dĂ©sĂ©quilibre entre efforts fournis et rĂ©compenses obtenues.
  • Le modĂšle effort–rĂ©compense distingue trois dimensions : effort extrinsĂšque, faiblesse des rĂ©compenses, et effort intrinsĂšque (surinvestissement).
  • Stresseurs : environnement physique dĂ©gradĂ©, organisation avec longues journĂ©es, conflits ou ambiguĂŻtĂ© de rĂŽles, charge de travail, et leadership destructif.

Astuce mémo

Demande–ContrĂŽle : trop de demandes + peu de contrĂŽle = strain ; Effort–RĂ©compense : efforts sans rĂ©compense = stress.

6. Stresseurs et facteurs de protection RPS

Notions clés & Définitions

  • Stress au travail : PhĂ©nomĂšne psychologique et physiologique dĂ©clenchĂ© par des demandes perçues comme dĂ©passant les ressources disponibles.
  • Estime de soi : Évaluation subjective de sa propre valeur, qui influence la façon dont une personne interprĂšte et gĂšre les difficultĂ©s.
  • RĂ©silience : CapacitĂ© Ă  rebondir aprĂšs des difficultĂ©s, en limitant l’impact psychologique des Ă©vĂ©nements stressants.
  • Capital psychologique : Ensemble de ressources mentales (dont la rĂ©silience) qui aide Ă  faire face aux contraintes et Ă  maintenir l’adaptation.
  • Soutien social hiĂ©rarchique : Aide et reconnaissance venant de la hiĂ©rarchie, qui protĂšgent contre l’usure liĂ©e au stress professionnel.

Points essentiels

  • Les stresseurs RPS sont associĂ©s Ă  l’exposition Ă  des contraintes rĂ©pĂ©tĂ©es, pouvant user les ressources psychiques et physiques.
  • Le SEP (sentiment d’efficacitĂ© personnelle) et l’estime de soi agissent comme ressources individuelles face au stress au travail.
  • La rĂ©silience et le capital psychologique soutiennent la capacitĂ© de rĂ©cupĂ©ration aprĂšs des situations Ă©prouvantes.
  • Les facteurs de protection organisationnels incluent un bon climat relationnel et le soutien social hiĂ©rarchique.
  • Des dispositifs comme des formations, des espaces d’écoute et des politiques de bien-ĂȘtre (welfare/wellness) rĂ©duisent l’impact des stresseurs.
  • Le burnout et l’usure de compassion sont prĂ©sentĂ©s comme consĂ©quences possibles de stresseurs chroniques et d’expositions rĂ©pĂ©tĂ©es Ă  la dĂ©tresse.

Astuce mémo

RPS = Stresseurs qui vident + Protections qui rechargent (individuelles: SEP/estime/résilience; organisationnelles: climat/soutien/écoute/welfare).

7. Burnout : dimensions et modĂšles explicatifs

Notions clés & Définitions

  • Traumatisme vicariant : Le traumatisme vicariant est une dĂ©tresse psychologique liĂ©e Ă  l’exposition indirecte aux traumatismes d’autrui via l’empathie.
  • Usure de compassion : L’usure de compassion dĂ©signe l’épuisement Ă©motionnel provoquĂ© par l’exposition rĂ©pĂ©tĂ©e aux rĂ©cits de souffrance, par procuration.
  • Victimes indirectes : Les victimes indirectes sont les professionnels de l’aide qui dĂ©veloppent des manifestations Ă©motionnelles similaires Ă  celles des victimes directes.
  • Stress post-traumatique : Le stress post-traumatique correspond Ă  des symptĂŽmes aprĂšs exposition directe Ă  un Ă©vĂ©nement traumatique, avec intrusion, Ă©vitement et hyperactivation.
  • ComorbiditĂ© burnout et traumatisme vicariant : La comorbiditĂ© burnout et traumatisme vicariant dĂ©crit la co-occurrence frĂ©quente de ces deux syndromes chez les professionnels exposĂ©s Ă  des contraintes et Ă  des rĂ©cits traumatiques.

Points essentiels

  • Le traumatisme vicariant concerne les professionnels exposĂ©s par procuration aux traumatismes d’autrui via l’empathie.
  • Le risque est double : un professionnel peut dĂ©velopper un stress post-traumatique s’il tĂ©moigne directement d’un Ă©vĂ©nement, et un traumatisme vicariant s’il Ă©coute des rĂ©cits traumatiques.
  • Les symptĂŽmes clĂ©s (rĂ©fĂ©rence DSM-5) incluent des pensĂ©es intrusives comme flashbacks, images rĂ©currentes et cauchemars liĂ©s Ă  l’évĂ©nement.
  • Les symptĂŽmes clĂ©s incluent aussi l’évitement des stimuli, lieux ou personnes associĂ©s au trauma, et une hyperactivation avec anxiĂ©tĂ©, irritabilitĂ©, hypervigilance, insomnie et troubles de la concentration.
  • Burnout est causĂ© par des conditions de travail chroniques et organisationnelles, tandis que le traumatisme vicariant est attribuĂ© Ă  l’exposition Ă  des Ă©vĂ©nements traumatiques aigus contenus dans les rĂ©cits d’aide.
  • Il existe une forte comorbiditĂ© entre burnout et traumatisme vicariant, et le sentiment d’utilitĂ© sociale peut protĂ©ger mais ne suffit pas toujours.

Astuce mémo

Trauma par procuration = empathie → intrusion + Ă©vitement + hyperactivation (DSM-5).

8. Traumatisme vicariant et symptĂŽmes DSM-5

Notions clés & Définitions

  • Traumatisme vicariant : Syndrome liĂ© Ă  l’exposition indirecte Ă  des rĂ©cits ou images traumatiques, pouvant entraĂźner des symptĂŽmes proches de ceux du traumatisme direct.
  • ComorbiditĂ© : PrĂ©sence simultanĂ©e de plusieurs troubles chez une mĂȘme personne, augmentant la probabilitĂ© de symptĂŽmes croisĂ©s et de prise en charge plus complexe.
  • Sentiment d’utilitĂ© sociale : Croyance que son activitĂ© contribue positivement Ă  la sociĂ©tĂ©, pouvant agir comme facteur protecteur contre l’impact psychologique.
  • CISM : Protocole de Critical Incident Stress Management combinant plusieurs Ă©tapes aprĂšs une crise pour limiter l’isolement et la chronicisation des symptĂŽmes.
  • Defusing : DĂ©samorçage rĂ©alisĂ© juste aprĂšs la crise sous forme de courtes discussions en petits groupes pour partager les Ă©motions.

Points essentiels

  • Le texte signale une forte comorbiditĂ© entre deux syndromes Ă©voquĂ©s dans le cours, ce qui complique souvent le tableau clinique.
  • Le sentiment de mener une activitĂ© socialement utile est prĂ©sentĂ© comme un facteur protecteur, mais il peut ne pas suffire Ă  lui seul.
  • Le protocole CISM (Everly et al., 2000) est une mĂ©thode en plusieurs Ă©tapes aprĂšs une crise.
  • La prĂ©paration Ă  la crise du CISM comprend des formations et des conseils en amont, Ă  la fois au niveau individuel et organisationnel.
  • Le CISM inclut un defusing : de courtes discussions en petits groupes juste aprĂšs la crise pour partager les Ă©motions et rĂ©duire l’isolement.
  • Le CISM prĂ©voit aussi un dĂ©briefing : des discussions plus longues en groupe pour recrĂ©er une proximitĂ© psychologique et prĂ©venir la chronicisation, puis un suivi avec orientation si nĂ©cessaire.

Astuce mémo

CISM = PrĂ©parer → Defusing (court) → DĂ©briefing (long) → Suivi (orientation).

9. CISM : prise en charge aprĂšs crise

Notions clés & Définitions

  • PrĂ©vention secondaire : La prĂ©vention secondaire vise Ă  aider les salariĂ©s Ă  mieux gĂ©rer les exigences du travail en amĂ©liorant leurs stratĂ©gies d’adaptation aux stresseurs ou en repĂ©rant les symptĂŽmes via des exercices de relaxation.
  • PrĂ©vention tertiaire : La prĂ©vention tertiaire regroupe les actions de traitement, rééducation et rĂ©habilitation pour les personnes ayant dĂ©jĂ  souffert ou souffrant de troubles liĂ©s au stress.
  • Convention n°190 de l’OIT : La Convention n°190 de l’OIT dĂ©finit la violence et le harcĂšlement comme des comportements ou menaces inacceptables, uniques ou rĂ©pĂ©tĂ©s, causant divers dommages.
  • EnquĂȘte SUMER 2016-2017 : L’enquĂȘte SUMER (2016-2017) mesure la frĂ©quence des comportements hostiles au travail dĂ©clarĂ©s par les salariĂ©s.

Points essentiels

  • La prĂ©vention secondaire agit sur l’adaptation aux stresseurs et sur la gestion des symptĂŽmes grĂące Ă  des exercices de relaxation.
  • La prĂ©vention tertiaire vise la prise en charge des troubles dĂ©jĂ  prĂ©sents, via traitement, rééducation et rĂ©habilitation.
  • La Convention n°190 de l’OIT couvre des dommages physiques, psychologiques, sexuels ou Ă©conomiques.
  • L’enquĂȘte SUMER (2016-2017) indique qu’une part significative de salariĂ©s dĂ©clare subir systĂ©matiquement des comportements hostiles comme le mĂ©pris ou le dĂ©ni de reconnaissance.
  • La violence physique au travail correspond Ă  des gestes brusques d’intimidation et constitue une faute grave pouvant mener Ă  licenciement et poursuites pĂ©nales.
  • L’employeur a l’obligation lĂ©gale de protĂ©ger la sĂ©curitĂ© physique des salariĂ©s contre la violence physique.

Astuce mémo

Secondaire = mieux s’adapter (relaxation), Tertiaire = rĂ©parer (traiter/rééduquer/rĂ©habiliter).

10. Prévention des RPS : primaire secondaire tertiaire

Notions clés & Définitions

  • SĂ©curitĂ© physique : Obligation lĂ©gale de protĂ©ger la santĂ© et l’intĂ©gritĂ© physique des salariĂ©s au travail.
  • Violence verbale : Forme de violence fondĂ©e sur des mots utilisĂ©s pour humilier, insulter, menacer ou crier afin d’imposer un rapport de force.
  • Violence psychologique : Processus de dĂ©stabilisation par manipulation, dĂ©nigrement rĂ©pĂ©tĂ© ou harcĂšlement moral visant Ă  isoler la victime et altĂ©rer sa santĂ© mentale.
  • Violences sexistes et sexuelles : Ensemble d’actes ou propos imposĂ©s sans consentement ou dĂ©gradants, crĂ©ant un environnement hostile fondĂ© sur des stĂ©rĂ©otypes de genre.
  • HarcĂšlement moral : Ensemble d’actions hostiles et rĂ©pĂ©tĂ©es visant un salariĂ©, entraĂźnant offense, humiliation et dĂ©tresse.

Points essentiels

  • La prĂ©vention des RPS s’appuie sur la protection de la sĂ©curitĂ© physique des salariĂ©s comme exigence lĂ©gale.
  • La violence verbale installe un climat durable de peur et d’insĂ©curitĂ© par l’usage de mots humiliants, insultants, menaçants ou hurlĂ©s.
  • La violence psychologique passe par des mĂ©canismes insidieux comme la mise au placard, la rĂ©tention d’informations et les critiques systĂ©matiques.
  • Les violences sexistes et sexuelles incluent des actes imposĂ©s sans consentement et des remarques dĂ©gradantes, ainsi que le harcĂšlement sexuel fondĂ© sur des stĂ©rĂ©otypes de genre.
  • La violence peut ĂȘtre externe (public ou clients, frĂ©quent en services et soins) ou interne (collĂšgues ou hiĂ©rarchie, incluant harcĂšlement et violences sexuelles).
  • Le harcĂšlement moral correspond Ă  des actions hostiles et rĂ©pĂ©tĂ©es qui provoquent offense, humiliation et dĂ©tresse chez la victime.

Astuce mémo

Verbale = mots qui frappent ; Psychologique = manƓuvres qui isolent ; Sexistes/Sexuelles = sans consentement + stĂ©rĂ©otypes ; HarcĂšlement moral = hostilitĂ© rĂ©pĂ©tĂ©e qui dĂ©truit.

11. Violences et harcĂšlement au travail : cadre

Notions clés & Définitions

  • CritĂšre de durĂ©e de Leymann : CritĂšre de Leymann selon lequel les actions doivent durer plus de 6 mois pour caractĂ©riser le harcĂšlement.
  • Objectif ultime du harcĂšlement : FinalitĂ© du harcĂšlement visant Ă  rendre la victime incapable de se dĂ©fendre, Ă  l’isoler et Ă  l’écarter du travail.
  • Sept comportements types de harcĂšlement : Typologie d’Einarsen et al. regroupant des formes frĂ©quentes de harcĂšlement au travail en sept catĂ©gories.
  • Bossing : Forme de harcĂšlement oĂč un supĂ©rieur abuse de son pouvoir formel de maniĂšre agressive.
  • HarcĂšlement horizontal : Forme de harcĂšlement oĂč un groupe de collĂšgues vise une personne en s’appuyant sur un pouvoir informel.

Points essentiels

  • Pour Leymann, le harcĂšlement correspond Ă  des actions qui s’étendent sur une pĂ©riode prolongĂ©e, avec une durĂ©e supĂ©rieure Ă  6 mois.
  • Le but recherchĂ© est d’affaiblir la capacitĂ© de dĂ©fense de la victime, de l’isoler et de la pousser Ă  quitter le milieu de travail.
  • Les 7 comportements types incluent la modification arbitraire des missions, avec des tĂąches plus difficiles ou dĂ©gradantes.
  • Les 7 comportements types incluent l’isolement social induit, par manque de communication et exclusion des Ă©vĂ©nements.
  • Les 7 comportements types incluent des attaques personnelles et privĂ©es (ridiculiser, insulter) et des menaces verbales avec critiques humiliantes en public.
  • Les 7 comportements types incluent aussi la diffusion malveillante de rumeurs, ainsi que des incidents ou menaces de violences physiques (plus rares) et des attaques ciblĂ©es sur les convictions politiques ou religieuses.

Astuce mémo

DurĂ©e > 6 mois + but d’expulsion : « 6+ mois pour isoler et faire partir ».

12. HarcÚlement moral : définitions, types et escalade

Notions clés & Définitions

  • HarcĂšlement moral : Le harcĂšlement moral est un processus d’hostilitĂ© rĂ©pĂ©tĂ©e qui dĂ©stabilise une personne, surtout quand elle a peu de pouvoir face Ă  l’auteur.
  • ModĂšle organisationnel de Leymann : Le modĂšle de Leymann attribue le harcĂšlement Ă  des dĂ©faillances de l’organisation du travail et du management plutĂŽt qu’à des causes purement individuelles.
  • DĂ©faillances organisationnelles : Les dĂ©faillances organisationnelles regroupent des facteurs comme l’organisation du travail, le leadership et la gestion des conflits qui rendent le harcĂšlement possible.
  • Escalade du harcĂšlement : L’escalade du harcĂšlement dĂ©signe l’évolution progressive des comportements hostiles vers une stigmatisation de la victime.
  • Victimes indirectes : Les victimes indirectes sont les tĂ©moins dont l’exposition au harcĂšlement produit aussi des effets psychologiques et relationnels.

Points essentiels

  • Le harcĂšlement moral rend les personnes en position de faible pouvoir particuliĂšrement vulnĂ©rables.
  • Leymann soutient que les causes du harcĂšlement rĂ©sident exclusivement dans des dĂ©faillances organisationnelles.
  • Les dĂ©faillances visĂ©es incluent l’organisation du travail, un style de leadership toxique, une Ă©thique managĂ©riale mĂ©diocre et une mauvaise gestion des conflits.
  • Le harcĂšlement est dynamique : il progresse par Ă©tapes et conduit Ă  une stigmatisation de la victime.
  • Face aux critiques, la victime s’isole et communique moins, ce qui renforce l’enfermement du processus.
  • Plus l’exposition dure, plus les effets deviennent destructeurs, avec des dommages individuels et organisationnels.

Astuce mémo

Organisation→toxique→conflits mal gĂ©rĂ©s→harcĂšlement (Leymann) ; Escalade→stigmatisation→isolement→effets massifs.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1999Place centrale du travail (Clot, 1999) pour l’identitĂ©, l’estime de soi et le bien-ĂȘtre
2008Place centrale du travail (Holland, 2008) pour les significations du travail
2016-2017EnquĂȘte SUMER (2016-2017) sur la frĂ©quence des comportements hostiles dĂ©clarĂ©s

Tableaux de synthĂšse

ModÚles du stress : variables clés

ModÚleDéclencheurFacteur protecteur/modérateur
SelyeRĂ©action biologique face Ă  une situation nouvelle et difficile (alarme → rĂ©sistance → Ă©puisement)Distinction eustress (mobilisateur) vs distress (dĂ©tĂ©rioration)
Lazarus & FolkmanTransaction individu–environnement via double Ă©valuation (menace/danger puis ressources/options)Évaluation secondaire : capacitĂ©s et options perçues pour faire face
Karasek & TheorellJob strain quand demande trÚs élevée et contrÎle trÚs faibleSoutien social (instrumental, informations, soutien émotionnel)

Burnout vs traumatisme vicariant : origine et risque

SyndromeOrigineRisque/conséquence
BurnoutStresseur chronique au travail (conditions chroniques et organisationnelles)Syndrome en 3 dimensions (Ă©puisement Ă©motionnel, dĂ©personnalisation/cynisme, perte d’accomplissement)
Traumatisme vicariantExposition par procuration aux traumatismes d’autrui via empathie (rĂ©cits d’aide)SymptĂŽmes proches du trauma direct (intrusion, Ă©vitement, hyperactivation) ; comorbiditĂ© possible avec burnout

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre cadre scientifique et Ă©coute active : le premier renvoie Ă  des approches/outils validĂ©s, la seconde Ă  une compĂ©tence d’accompagnement.
  2. Croire que la psychologie du travail se limite au bien-ĂȘtre : elle vise aussi la rĂ©solution de problĂšmes concrets et le dĂ©veloppement d’opportunitĂ©s via organisation/RH/conditions de travail.
  3. MĂ©langer Grounded Theory et une mĂ©thode d’expĂ©rimentation : ici, la thĂ©orie ancrĂ©e construit des concepts Ă  partir de donnĂ©es empiriques en partant de l’action situĂ©e.
  4. Interpréter le stress comme une réponse passive : le modÚle transactionnel insiste sur une double évaluation (primaire puis secondaire).
  5. Inverser demande et contrÎle dans Job Demands-Control : le strain apparaßt quand la demande est trÚs élevée et le contrÎle trÚs faible.
  6. Confondre eustress et distress : eustress mobilise et favorise l’adaptation, distress dĂ©tĂ©riore les performances.
  7. Assimiler traumatisme vicariant et PTSD : le cours distingue l’exposition directe (PTSD) de l’exposition indirecte via rĂ©cits (traumatisme vicariant).

Checklist Examen

  1. DĂ©finir le cadre scientifique du psychologue et expliquer pourquoi le discours dĂ©coule de la science plutĂŽt que de l’instinct.
  2. Citer les missions fondamentales du psychologue (Ă©coute active) et prĂ©ciser qu’il accompagne personnes, organisations et groupes (souffrants ou non).
  3. DĂ©crire la psychologie du travail : psychologie appliquĂ©e au travail, collaboration organisations/individus, rĂ©solution de problĂšmes concrets et dĂ©veloppement d’opportunitĂ©s.
  4. Lister au moins 3 contextes d’exercice et 3 formes contractuelles mentionnĂ©es (ex. cabinets/PME/grandes entreprises/institutions ; CDD/indĂ©pendant/salariĂ©).
  5. ConnaĂźtre les champs d’action : formation, conseil en organisation, gestion RH, amĂ©lioration des conditions de travail (matĂ©rielles/organisationnelles/psychosociales).
  6. MaĂźtriser les mĂ©thodes de recherche citĂ©es et expliquer le principe de la Grounded Theory (action situĂ©e → concepts Ă  partir de donnĂ©es empiriques).
  7. Expliquer la place centrale du travail (identitĂ©, estime de soi, bien-ĂȘtre) et relier l’objet « travail » Ă  l’interdisciplinaritĂ© (mĂ©decine du travail, droit, Ă©conomie, ergonomie, sociologie, sciences de la formation).
  8. DĂ©crire l’OHP : objectif (facteurs organisationnels) et enjeu du bien-ĂȘtre (productivitĂ©/performance) ainsi que les dimensions de la santĂ© (biologique/psychologique/sociale).
  9. Reconstituer Selye : 3 phases (alarme/résistance/épuisement) et distinguer eustress vs distress.
  10. Expliquer le modÚle transactionnel : double évaluation (primaire menace/danger, secondaire capacités/options) et relier aux stratégies de coping (problÚme/émotion/évitement).
  11. Pour Job Demands-Control : définir demande, contrÎle, job strain, et préciser le rÎle modérateur du soutien social (instrumental, informations, émotionnel).
  12. Pour effort–rĂ©compense : dĂ©finir dĂ©sĂ©quilibre efforts/rĂ©compenses, citer les 3 dimensions (effort extrinsĂšque, faiblesse des rĂ©compenses, surinvestissement) et donner des exemples de stresseurs et protections.
  13. Distinguer burnout et traumatisme vicariant : origine (chronique organisationnelle vs exposition par procuration) et symptÎmes clés (intrusion/évitement/hyperactivation pour le trauma vicariant).
  14. Connaßtre la prise en charge CISM : préparation, defusing (court), débriefing (long), suivi (orientation). Puis relier prévention secondaire/tertiaire à leurs objectifs (adaptation/gestion symptÎmes vs traitement/réédu./

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1. Sur quoi repose avant tout l’analyse du psychologue dans son cadre scientifique ?

2. Quelle affirmation décrit le mieux le titre de psychologue ?

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Cadre scientifique — dĂ©finition ?

Approches et outils validés, pas intuition.

Titre de psychologue — encadrement ?

L’usage est rĂ©glementĂ© par la loi.

Écoute active — rîle ?

CompĂ©tence d’accompagnement du psychologue.

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