Revision sheet: Titre : Principes fondamentaux de psychologie sociale

Plan du Cours

  1. RepÚres historiques et méthodes
  2. Normalisation et normes sociales
  3. Conformisme et influence majoritaire
  4. Soumission à l'autorité
  5. Engagement et pied-dans-la-porte
  6. Dissonance cognitive
  7. Formation d'impression
  8. Attribution causale et biais
  9. Relations intergroupes
  10. Stratégies d'identité sociale

1. RepÚres historiques et méthodes

Notions clés & Définitions

  • Psychologie sociale : La psychologie sociale Ă©tudie comment autrui influence nos pensĂ©es, Ă©motions et comportements, et comment nos activitĂ©s mentales dĂ©rivent des Ă©changes avec les autres.
  • Attribution causale : L’attribution causale consiste Ă  expliquer une rĂ©ussite ou un Ă©vĂ©nement par des causes internes Ă  la personne ou externes Ă  la situation.
  • Niveaux d’analyse de Doise : Les niveaux d’analyse selon Doise distinguent des mĂ©canismes intra-individuels, interindividuels, positionnels et idĂ©ologiques pour comprendre le social.
  • MĂ©thode scientifique expĂ©rimentale : La mĂ©thode expĂ©rimentale teste l’effet d’une variable X sur une variable Y en manipulant X tout en standardisant le reste et en comparant groupes.

Points essentiels

  • La psychologie sociale cherche Ă  expliquer l’activitĂ© mentale et les conduites Ă  partir de l’influence d’autrui prĂ©sent ou rencontrĂ©.
  • Doise distingue 4 niveaux : intraindividuel, interindividuel, positionnel et idĂ©ologique pour organiser les explications du social.
  • Dans une mĂ©thode expĂ©rimentale, la causalitĂ© est soutenue en manipulant X, en gardant tout le reste identique, et en comparant un groupe intervention Ă  un groupe contrĂŽle (souvent placebo).
  • La non-expĂ©rimentation (entretien, questionnaire, observation) permet de recueillir des donnĂ©es mais ne suffit pas Ă  Ă©tablir des liens de causalitĂ©.
  • Une corrĂ©lation met en Ă©vidence un lien entre deux variables, tandis que la causalitĂ© requiert une manipulation expĂ©rimentale des participants.
  • Les Ă©tudes Dhanani & Franz 2021 utilisent une mesure d’attitudes (ex : xĂ©nophobie) et comparent des rĂ©ponses aprĂšs exposition Ă  des sources diffĂ©rentes pour conclure que le contenu de l’information influence les attitudes.

2. Normalisation et normes sociales

Notions clés & Définitions

  • Normalisation : La normalisation dĂ©crit des situations incertaines oĂč l’absence de norme Ă©tablie pousse les personnes Ă  ajuster leurs rĂ©ponses jusqu’à converger vers une norme commune.
  • Norme sociale : Une norme sociale est un repĂšre Ă©valuatif qui indique ce qui est acceptable ou inacceptable pour les comportements, croyances ou activitĂ©s d’un groupe.
  • Effet d’auto-cinĂ©tique : L’effet d’auto-cinĂ©tique correspond Ă  une illusion de mouvement produite par un point lumineux fixe observĂ© dans l’obscuritĂ©.

Points essentiels

  • Dans l’auto-cinĂ©tique, l’ambiguĂŻtĂ© de la situation fait naĂźtre une uniformitĂ© des conduites et la construction d’une rĂ©fĂ©rence partagĂ©e, d’abord personnelle puis collective selon le dispositif.
  • En condition individuelle, les participants rĂ©duisent la variabilitĂ© de leurs estimations et forment une norme individuelle avec un point de rĂ©fĂ©rence subjectif diffĂ©rent entre personnes.
  • Quand des participants passent ensuite d’une phase individuelle Ă  une phase collective, leurs systĂšmes de rĂ©fĂ©rence changent et les estimations convergent vers une norme commune (normalisation collective).
  • L’influence informationnelle explique la normalisation : en situation incertaine, l’avis d’autrui sert de seul point de rĂ©fĂ©rence pour construire une “vĂ©ritĂ©â€ collective.
  • L’explication d’Allport met l’accent sur des concessions rĂ©ciproques en groupe, conduisant Ă  des jugements plus modĂ©rĂ©s pour Ă©viter le dĂ©saccord, alors que Moscovici l’attribue Ă  la rĂ©duction du conflit via une convergence des rĂ©ponses.],
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Astuce mémo

AmbiguĂŻtĂ© = les autres deviennent la “boussole” : on converge pour rĂ©duire l’incertitude et le conflit.

3. Conformisme et influence majoritaire

Notions clés & Définitions

  • Conformisme : Le conformisme est le fait, dans un groupe, d’adopter publiquement les comportements ou attitudes de la majoritĂ© sous pression rĂ©elle ou supposĂ©e.
  • Influence majoritaire : L’influence majoritaire correspond Ă  l’impact du jugement du groupe sur la rĂ©ponse d’un individu, surtout quand la majoritĂ© paraĂźt unanime ou crĂ©dible.
  • Influence informationnelle : L’influence informationnelle amĂšne Ă  rĂ©viser son jugement parce qu’on considĂšre que la majoritĂ© peut avoir une information ou une rĂ©ponse plus exacte.
  • Complaisance : La complaisance est une forme de conformisme oĂč l’on cherche surtout Ă  Ă©viter de se faire remarquer en acceptant publiquement sans adhĂ©rer forcĂ©ment en privĂ©.

Points essentiels

  • Dans l’étude princeps d’Asch, 74% des 50 participants en rĂ©ponse publique suivent les compĂšres au moins une fois, avec 32% d’erreurs en moyenne.
  • Dans la condition rĂ©ponse privĂ©e, avec 37 participants, l’erreur moyenne est d’environ 0,5, ce qui montre le rĂŽle de la pression du groupe.
  • Quand on augmente le nombre de compĂšres, le conformisme chute puis se stabilise voire diminue au-delĂ  de 3 Ă  4 compĂšres, car l’unanimitĂ© inattendue devient suspecte.
  • AprĂšs entretien, les sujets expliquent parfois leur suivi par un doute sur la justesse de leur propre jugement (influence informationnelle) ou par la peur de dĂ©plaire/rejet (complaisance, influence normative).
  • Kelman distingue complaisance (acceptation publique sans adhĂ©sion privĂ©e), identification (acceptabilitĂ© sociale, rĂ©ponses acceptĂ©es publiquement et privĂ© quand le groupe est saillant) et intĂ©riorisation (adhĂ©sion durable quand la source est jugĂ©e crĂ©dible).

Astuce mémo

74% en public vs ~0,5% en privé : la pression sociale fait chuter la certitude individuelle.

4. Soumission à l'autorité

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© : L’autoritĂ© est un pouvoir qui permet d’obtenir d’autrui un comportement sans recourir Ă  la contrainte physique.
  • Soumission Ă  l’autoritĂ© : La soumission Ă  l’autoritĂ© dĂ©signe le fait qu’une personne modifie son comportement pour obĂ©ir Ă  des ordres directs d’une autoritĂ© lĂ©gitime.
  • ObĂ©issance : L’obĂ©issance est la manifestation observable de la soumission quand l’individu suit les injonctions reçues.
  • État agentique : L’état agentique correspond Ă  une façon de se percevoir comme agent « dĂ©lĂ©guĂ© » de l’action, plutĂŽt que responsable de ses effets.
  • Suiveurs engagĂ©s : Les suiveurs engagĂ©s sont des personnes qui rĂ©sistent Ă  certaines injonctions directes mais obĂ©issent davantage quand l’action est prĂ©sentĂ©e comme servant un objectif de l’étude.

Points essentiels

  • Dans l’étude de Milgram (universitĂ© de Yale), les participants rĂ©munĂ©rĂ©s 4$ pour 1 heure jouent au test de mĂ©moire et infligent de fausses dĂ©charges de 15 V Ă  chaque erreur.
  • Dans la condition princeps, 62,5% des sujets vont jusqu’au choc mortel, avec une moyenne du dernier choc de 370 V sur 450 V.
  • Les prĂ©dictions avant l’expĂ©rience sont trĂšs faibles : 1,2% (Ă©tudiants fin de psychologie), trĂšs peu (collĂšgues), et parmi 40 psychiatres seulement 3,7% continuent jusqu’à 300 V et 0,12% jusqu’au bout.
  • L’obĂ©issance varie fortement selon la situation, notamment avec le prestige, la proximitĂ© avec la victime et la dĂ©responsabilisation perçue ; elle baisse quand l’autoritĂ© est moins prestigieuse et quand la victime est plus proche.
  • InterprĂ©tation alternative (Haslam, Reicher, Birney, 2014) : les sujets obĂ©issent davantage aux injonctions incluant un but scientifique que quand on dit « vous n’avez pas le choix, continuez ».

Astuce mémo

Milgram : AutoritĂ© forte + distance victime + dĂ©responsabilisation → plus d’obĂ©issance (Ă©tat agentique) ; objectif scientifique → « suiveurs engagĂ©s ».

5. Engagement et pied-dans-la-porte

Notions clés & Définitions

  • Engagement : L’engagement est le lien entre un individu et son comportement, de sorte que la rĂ©alisation de l’acte est perçue comme relevant de lui plutĂŽt que du contexte.
  • Amorçage : L’amorçage est une procĂ©dure oĂč un acte est d’abord acceptĂ© dans des conditions qui masquent les contraintes, afin de stabiliser l’adhĂ©sion avant les contraintes.
  • Technique du pied-dans-la-porte : La technique du pied-dans-la-porte consiste Ă  obtenir d’abord un accord pour une requĂȘte peu coĂ»teuse, puis Ă  demander une requĂȘte plus coĂ»teuse.
  • Technique du leurre : La technique du leurre consiste Ă  proposer d’abord un acte avantageux, puis Ă  indiquer que cet acte n’est plus possible et Ă  proposer une alternative moins avantageuse.

Points essentiels

  • Facteur clĂ© de l’engagement : des raisons internes (libertĂ©, sentiment de pouvoir choisir) augmentent l’engagement alors que des raisons externes (punition, privation) le diminuent.
  • La taille de l’acte module l’engagement : un acte public (ex. signature), explicite (ex. dire qu’un candidat est bon) et irrĂ©vocable (dĂ©finitif) augmente en gĂ©nĂ©ral l’engagement.
  • Dans l’étude de Cialdini, Cacioppo, Basset et Miller (1978), l’annonce des horaires de participation Ă  7h et l’acceptation Ă  la fois verbale et comportementale soutiennent l’efficacitĂ© de l’amorçage.
  • Dans l’étude de Freedman et Fraser, la requĂȘte initiale est un questionnaire tĂ©lĂ©phonique de 8 questions et la requĂȘte cible est d’accepter que 5 Ă  6 hommes fassent un inventaire, avec un effet supĂ©rieur quand la requĂȘte initiale est suivie d’une requĂȘte cible 3 jours plus tard.
  • Dans l’étude de GuĂ©guen, Joule et Marchand (2013), la requĂȘte cible est un test de barrage de Zazzo de 15 minutes non rĂ©munĂ©rĂ© et l’efficacitĂ© du leurre est plus forte quand il y a un dĂ©but de rĂ©alisation de la requĂȘte initiale.
  • Dans la technique du pied-dans-la-porte, l’efficacitĂ© est plus forte lorsque la requĂȘte 2 s’inscrit dans la continuitĂ© de la requĂȘte initiale.

Astuce mémo

Petit oui d’abord, plus cher ensuite : le pied tenu dans la porte rend le grand accord plus probable.

6. Dissonance cognitive

Notions clés & Définitions

  • Dissonance cognitive : La dissonance cognitive est un malaise ressenti quand un comportement effectuĂ© entre en contradiction avec les croyances ou attitudes de la personne.
  • Magnitude de la dissonance : La magnitude de la dissonance correspond au niveau d’incohĂ©rence perçue entre cognition et comportement, ce qui dĂ©termine l’intensitĂ© de la motivation Ă  rĂ©duire le malaise.
  • Rationalisation cognitive : La rationalisation cognitive consiste Ă  modifier la façon de penser pour donner une justification au comportement afin de rĂ©tablir la cohĂ©rence.
  • Trivialisation : La trivialisation consiste Ă  minimiser la gravitĂ© ou l’importance du comportement problĂ©matique pour rĂ©duire la dissonance.

Points essentiels

  • Festinger (thĂ©orie) : aprĂšs un comportement incohĂ©rent, les individus ajustent leurs attitudes pour retrouver une cohĂ©rence entre ce qu’ils font et ce qu’ils pensent.
  • La dissonance est plus probable quand l’acte est librement choisi, quand le contexte n’impose pas le comportement, et quand l’acte est visible et entraĂźne des consĂ©quences.
  • Pour rĂ©duire la dissonance, la personne peut augmenter le nombre et/ou l’importance des Ă©lĂ©ments consonants, ou diminuer ceux qui sont dissonants.
  • RĂ©alisation aprĂšs coup : la rationalisation cognitive change l’évaluation du comportement problĂ©matique pour le rendre acceptable et cohĂ©rent avec l’image de soi.
  • Étude Festinger & Carlsmith (1959) : la tĂąche paraĂźt plus plaisante en condition 1$ qu’en condition 20$, ce qui indique davantage de changement d’attitude quand la rĂ©compense est faible.
  • Étude Linder, Cooper et Jones (1967) : si le sujet est libre de faire ou non, la dissonance augmente avec la faible rĂ©compense, tandis que si le sujet est contraint, le renforcement favorise davantage de changement avec la forte rĂ©compense.

Astuce mémo

IncohĂ©rence = Malaise ; plus c’est libre et public, plus ça pousse Ă  changer : consonant ++, dissonant -- (1$ > 20$ quand c’est choisi).

7. Formation d'impression

Notions clés & Définitions

  • Approche additive : Approche selon laquelle une impression se construit comme la somme des traits observĂ©s chez la personne.
  • Approche gestaltiste : Approche qui considĂšre que l’impression ne se rĂ©duit pas Ă  additionner les traits, mais dĂ©pend de la configuration globale.
  • CaractĂ©ristiques centrales : Traits dont la prĂ©sence oriente la construction de l’impression globale et influence la signification des autres traits.
  • CaractĂ©ristiques pĂ©riphĂ©riques : Traits qui modifient peu ou pas la construction globale de l’impression, comparĂ©s aux traits centraux.
  • Effet de primautĂ© : Effet par lequel les premiers traits prĂ©sentĂ©s orientent la suite des Ă©valuations et rendent l’impression plus cohĂ©rente avec ce dĂ©part.

Points essentiels

  • Dans l’approche gestaltiste, l’impression globale est organisĂ©e en un tout cohĂ©rent et n’est pas rĂ©ductible Ă  la somme des traits prĂ©sentĂ©s.
  • La formation d’impression inclut une infĂ©rence: on dĂ©duit des traits non explicitement donnĂ©s Ă  partir des donnĂ©es du contexte et des connaissances en mĂ©moire.
  • Une caractĂ©ristique peut changer le sens attribuĂ© aux autres ; par exemple « dĂ©terminĂ© » peut devenir persĂ©vĂ©rant avec « chaleureux » mais sans scrupule avec « froid ».
  • Dans l’étude d’Asch, des descriptions plus positives apparaissent quand « intelligent » est prĂ©sentĂ© avant « envieux » que dans l’ordre inverse, et les choix de termes opposĂ©s suivent cette tendance.
  • Tous les traits n’ont pas le mĂȘme poids: seuls certains sont centraux et structurent l’évaluation, tandis que les traits pĂ©riphĂ©riques ont un impact plus faible.
  • Les individus infĂšrent des caractĂ©ristiques Ă  partir de l’impression formĂ©e: le jugement gĂ©nĂ©ral sert ensuite de base Ă  d’autres attributions sur la personne.

Astuce mémo

Premier mot = premiĂšre couleur: « intelligent → envieux » donne une impression plus positive que « envieux → intelligent ».

8. Attribution causale et biais

Notions clés & Définitions

  • Biais d’attribution : Un biais d’attribution correspond Ă  des attributions causales systĂ©matiques qui ne reflĂštent pas la rĂ©alitĂ© objective.
  • Biais acteur-observateur : Le biais acteur-observateur dĂ©crit que l’acteur surestime plutĂŽt l’externe tandis que l’observateur surestime plutĂŽt l’interne.
  • Erreur fondamentale d’attribution : L’erreur fondamentale d’attribution est la tendance Ă  privilĂ©gier des causes internes tout en minimisant les causes situationnelles lors du jugement d’autrui.

Points essentiels

  • Face Ă  un comportement, le manque d’informations conduit Ă  construire des infĂ©rences Ă  partir de croyances et schĂ©mas, ce qui peut mener Ă  des biais d’attribution.
  • Dans le biais d’auto-complaisance (Miller & Ross, 1975), l’échec est attribuĂ© Ă  l’externe et la rĂ©ussite Ă  l’interne pour protĂ©ger l’estime de soi.
  • Dans le biais acteur/observateur (Jones & Nisbett, 1972), l’hĂ©tĂ©ro-attribution penche vers l’interne tandis que l’auto-attribution penche vers l’externe, en lien avec le niveau d’information disponible.
  • L’erreur fondamentale d’attribution (Jones & Harris, 1967) correspond Ă  la minimisation des attributions situationnelles au profit des dispositions internes, dĂ©crite comme une erreur fondamentale d’interprĂ©tation.

Astuce mémo

Acteur = Externe (plus d’infos) ; Observateur = Interne ; EFA = Interne d’abord, Situation aprùs.

9. Relations intergroupes

Notions clés & Définitions

  • Endogroupe : En psychologie sociale, le groupe auquel une personne s’identifie et qu’elle considĂšre comme le sien.
  • Exogroupe : En psychologie sociale, le groupe auquel une personne ne s’identifie pas et qui appartient aux autres.
  • Biais pro-endogroupe : Tendance Ă  valoriser l’endogroupe et Ă  dĂ©valoriser l’exogroupe mĂȘme quand la sĂ©paration de groupe est minimale.
  • ThĂ©orie de l’identitĂ© sociale : Approche expliquant que les relations intergroupes visent une identitĂ© personnelle positive via l’évaluation favorable de l’endogroupe.
  • MobilitĂ© sociale : StratĂ©gie individuelle consistant Ă  quitter un groupe peu valorisant pour un groupe plus favorable, en s’appuyant sur des frontiĂšres perçues comme permĂ©ables.

Points essentiels

  • Dans la thĂ©orie des conflits rĂ©els, l’hostilitĂ© intergroupe apparaĂźt quand les relations sont incompatibles (interdĂ©pendance nĂ©gative) et se rĂ©duit avec un but supra-ordonnĂ© via interdĂ©pendance positive.
  • Dans la “caverne des voleurs”, aprĂšs une compĂ©tition intergroupes, des contacts et leaders pris seuls ne rĂ©duisent pas vraiment les tensions, alors que l’interdĂ©pendance positive les diminue significativement.
  • Avec les “groupes minimaux” (Tajfel et al., 1971), l’appartenance minimale suffit Ă  faire Ă©merger une discrimination pro-endogroupe, malgrĂ© l’absence de passĂ© commun et une signification faible du groupe.
  • La catĂ©gorisation sociale produit un mĂ©ta-contraste : diffĂ©rences inter-catĂ©gorielles augmentent (biais de contraste) et diffĂ©rences intra-catĂ©gorielles diminuent (biais d’assimilation), rendant “Nous” distinct de “Eux”.
  • Selon la thĂ©orie de l’identitĂ© sociale, une identitĂ© sociale nĂ©gative peut conduire Ă  changer de groupe (mobilitĂ©), ou Ă  amĂ©liorer l’image du groupe par crĂ©ativitĂ© sociale ou compĂ©tition sociale quand les frontiĂšres sont perçues impermĂ©ables.
  • Dans l’étude d’Ellemers et al. (1993), l’identification Ă  l’endogroupe augmente surtout quand le statut est impermĂ©able et illĂ©gitime, et la compĂ©tition sociale est plus forte quand le statut est illĂ©gitime et instable.

Astuce mémo

Nous vs Eux : contraste dehors (intergroupes) amplifie, assimilation dedans (intracatégories) rapproche.

10. Stratégies d'identité sociale

Notions clés & Définitions

  • CrĂ©ativitĂ© sociale : StratĂ©gie collective qui consiste Ă  redĂ©finir la comparaison intergroupe afin de revaloriser l’endogroupe sur des critĂšres plus favorables.
  • CompĂ©tition sociale : StratĂ©gie collective qui vise Ă  modifier directement la distribution des ressources et donc la hiĂ©rarchie entre groupes.
  • StratĂ©gies d'identitĂ© sociale : En thĂ©orie de l’identitĂ© sociale, façons d’amĂ©liorer une identitĂ© sociale perçue comme moins favorable en agissant sur la comparaison ou la position entre groupes.

Points essentiels

  • Une identitĂ© sociale satisfaisante dĂ©pend d’une identitĂ© positive par rapport Ă  des exogroupes pertinents, d’une identitĂ© distincte, et d’effets qui peuvent mener Ă  changer de groupe ou de critĂšres de comparaison en cas de nĂ©gativitĂ©.
  • La mobilitĂ© sociale repose sur l’idĂ©e de frontiĂšres permĂ©ables entre groupes et correspond Ă  un changement de groupe sans transformer la hiĂ©rarchie sociale ni l’image collective des groupes.
  • La crĂ©ativitĂ© sociale suppose des frontiĂšres jugĂ©es impermĂ©ables, instables et/ou illĂ©gitimes, et passe par un changement des critĂšres de comparaison entre endogroupe et exogroupe pour obtenir une Ă©valuation plus positive.
  • La compĂ©tition sociale suppose aussi des frontiĂšres impermĂ©ables, instables et/ou illĂ©gitimes, et cherche Ă  changer la distribution des ressources, avec un risque de conflit intergroupe.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
Allport 1954Psychologie sociale : activité mentale et conduites inspirées/orientées par autrui
Doise 19824 niveaux d’analyse de Doise (intraindividuel, interindividuel, positionnel, idĂ©ologique)
Triplett 1898Facilitation sociale : performance plus Ă©levĂ©e quand la prĂ©sence d’autrui favorise la tĂąche

Tableaux de synthĂšse

Expérimentation vs méthodes non expérimentales

Type de méthodeDonnéesCausalité
ExpĂ©rimentaleManipulation d’une variable X et comparaison groupes (intervention vs contrĂŽle/placebo)Permet d’affirmer un lien causal via la causalitĂ© X→Y
Non expĂ©rimentale : entretien/questionnaire/observationRecueil de donnĂ©es sans manipulation contrĂŽlĂ©eNe permet pas d’établir des liens de causalitĂ©

Stratégies en identité sociale (TIS)

StratégieCondition (frontiÚres)Action principale
Mobilité socialeFrontiÚres perméablesQuitter le groupe pour un groupe plus favorable sans transformer la hiérarchie
Créativité socialeFrontiÚres imperméables, instables et/ou illégitimesRedéfinir la comparaison intergroupe via des critÚres plus favorables
Compétition socialeFrontiÚres imperméables, instables et/ou illégitimesModifier directement la distribution des ressources (changer la hiérarchie)

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre corrélation et causalité : une corrélation ne prouve pas que X cause Y sans manipulation expérimentale.
  2. Croire que la mĂ©thode d’observation/entretien suffit Ă  prouver une causalitĂ© alors que le cours insiste sur l’impossibilitĂ© de causalitĂ© sans expĂ©rimentation contrĂŽlĂ©e.
  3. Inverser l’acteur/observateur : l’acteur attribue plutît en externe et l’observateur plutît en interne (en fonction des informations).
  4. Confondre biais acteur-observateur et erreur fondamentale d’attribution : l’EFA privilĂ©gie l’interne et minimise le situationnel lors du jugement d’autrui.
  5. Mélanger normalisation et polarisation : Sherif met en avant compromis/convergence (normalisation) alors que Stoner/risky shift décrit une modification vers plus ou moins de risque aprÚs discussion.
  6. Croire que conformisme = conversion : Kelman distingue complaisance (public sans adhĂ©sion privĂ©e), identification, intĂ©riorisation, et l’explication varie (informationnelle vs normative).
  7. Confondre soumission Ă  l’autoritĂ© et conformisme : la soumission dĂ©pend de l’autoritĂ© lĂ©gitime et de la situation (prestige, proximitĂ©, dĂ©responsabilisation), pas uniquement de la majoritĂ©.

Checklist Examen

  1. Expliquer ce que fait la psychologie sociale (influence d’autrui sur pensĂ©es/Ă©motions/conduites) et citer les 4 niveaux d’analyse de Doise avec leur idĂ©e gĂ©nĂ©rale.
  2. DĂ©finir l’attribution causale et donner l’opposition cause interne vs externe (ex. rĂ©ussite).
  3. Distinguer corrélation et causalité, puis expliquer ce qui transforme une question corrélationnelle en étude expérimentale (manipulation + groupes).
  4. MaĂźtriser les Ă©lĂ©ments de base d’une mĂ©thode expĂ©rimentale : hypothĂšse, standardisation/contrĂŽle, comparaison groupe intervention vs groupe contrĂŽle/placebo, et rĂ©plication.
  5. ConnaĂźtre la normalisation (situation incertaine sans norme) et dĂ©crire l’auto-cinĂ©tique : normalisation individuelle puis collective et l’influence informationnelle vs Allport/Moscovici.
  6. Savoir différencier facilitation sociale et paresse sociale : conditions simples vs complexes, évaluation individuelle vs collective, et logique drive vs dilution de responsabilité.
  7. ConnaĂźtre le conformisme d’Asch : comparaison public vs privĂ© (74% en public, ~0,5 erreur en privĂ©), effet du nombre de compĂšres (chute puis stabilisation aprĂšs 3-4), et interprĂ©tations (influence informationnelle vs complaisance).
  8. Être capable de rappeler les 3 types de conformiste de Kelman (complaisance, identification, intĂ©riorisation) et leurs objectifs/conditions d’émergence.
  9. DĂ©finir autoritĂ©, soumission Ă  l’autoritĂ©, obĂ©issance et dĂ©crire l’étude de Milgram : procĂ©dure mĂ©moire, rĂŽle du compĂšre, rĂ©sultats (62,5% jusqu’à 450 V, moyenne dernier choc 370 V) et facteurs situationnels (prestige, proximitĂ©, dĂ©responsabilisation).
  10. PrĂ©senter l’état agentique (Milgram) et l’alternative Haslam/Reicher/Birney : suiveurs engagĂ©s, et l’idĂ©e que l’obĂ©issance augmente avec un but scientifique.
  11. DĂ©crire l’engagement (lien individu-acte) et ses facteurs clĂ©s : raisons internes vs externes, et caractĂ©riser la taille/forme de l’acte (public, explicite, irrĂ©vocable).
  12. Expliquer les techniques : amorçage, pied-dans-la-porte (requĂȘte peu coĂ»teuse puis coĂ»teuse ; efficacitĂ© renforcĂ©e quand la continuitĂ© est assurĂ©e), et leurre (acte avantageux puis alternative moins avantageuse, renforcĂ© aprĂšs dĂ©but de rĂ©alisation).
  13. Expliquer la dissonance cognitive : conditions d’éveil (libre + visible/public + consĂ©quences), mĂ©canismes de rĂ©duction (augmenter consonant, diminuer dissonant), et illustrer via Festinger & Carlsmith (1$ > 20$ quand c’est choisi/libre).
  14. ConnaĂźtre la formation d’impression : approche additive vs gestaltiste, caractĂ©ristiques centrales vs pĂ©riphĂ©riques, infĂ©rence, et effet de primautĂ© (intelligent→envieux plus positif).

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Psychologie sociale — rîle ?

Étudie l'influence d'autrui sur pensĂ©es, Ă©motions, comportements

Psychologie sociale : étude

Influence d'autrui sur pensées, émotions, comportements

Niveaux d’analyse de Doise ?

Intraindividuel, interindividuel, positionnel, idéologique

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