Hoja de repaso: Introduction à la démographie et économie française

📋 Plan du Cours

  1. Démographie économique et objectifs
  2. Études longitudinales et transversales
  3. Sources des statistiques démographiques
  4. État civil, natalité, mortalité et fécondité
  5. Recensement de la population française
  6. Enquêtes démographiques et organismes
  7. France avant 1975 : transition démographique
  8. Première Guerre mondiale et solde naturel
  9. Entre-deux-guerres : structures et politiques
  10. France après 1975 : féminisation et emploi
  11. Chômage et réformes du marché du travail
  12. Comptabilité nationale et carré magique

📖 1. Démographie économique et objectifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ménage : Un ménage désigne l’unité de vie économique qui regroupe les personnes vivant ensemble et dont les comportements influencent la consommation et la production.
  • Population française : La population française correspond aux individus qui habitent en France, incluant la métropole et les territoires d’outre-mer.
  • République française : La République française regroupe la France métropolitaine et des territoires d’outre-mer.
  • Démographie économique : La démographie économique est une science qui traite des statistiques de population pour anticiper les besoins selon l’âge et les catégories socio-professionnelles.

📝 Points essentiels

  • L’économie étudie le comportement des ménages et la gestion de la « maison commune » d’un pays.
  • La croissance démographique (natalité) contribue au rôle économique des ménages et à la dynamique de consommation et de production.
  • La France métropolitaine compte 96 départements et s’ajoute aux territoires d’outre-mer.
  • La démographie économique vise à analyser passé et présent pour prévoir l’accueil des individus et adapter les besoins à leurs catégories (CSP).
  • Les comportements peuvent rester similaires dans le temps, ce qui permet de construire des prévisions à partir d’observations antérieures.

💡 Astuce mémo

Démographie économique = Données → Prévoir → Adapter (âge + CSP).

📖 2. Études longitudinales et transversales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Étude longitudinale : Étude qui suit les mêmes personnes ou unités dans le temps pour observer l’évolution de leurs caractéristiques démographiques.
  • Étude transversale : Étude qui observe une population à un moment donné pour décrire sa structure démographique sans suivre l’évolution individuelle.
  • Enquête démographique : Démarche d’observation visant à éclairer un fait démographique à partir de données collectées.
  • Insee : Organisme français de référence produisant et diffusant des données démographiques et des estimations de population.

📝 Points essentiels

  • Une étude longitudinale permet de mesurer des changements (ex. évolution de la natalité, de la mortalité ou de l’espérance de vie) sur plusieurs années.
  • Une étude transversale décrit la structure d’âge à une date donnée (ex. part des moins de 20 ans, des 20–64 ans et des 65 ans et plus).
  • Les enquêtes démographiques servent à éclairer un fait démographique et s’appuient sur des institutions productrices de données.
  • L’Insee produit des estimations et des projections de population, utiles pour comparer des structures d’âge à différentes dates.
  • Les données démographiques peuvent être mobilisées pour relier des évolutions (baisse de la fécondité, hausse de l’espérance de vie) à des périodes historiques.
  • Comparaison : longitudinale = trajectoires dans le temps ; transversale = photographie à un instant.

💡 Astuce mémo

Longitudinale = « long cours » (mêmes sujets dans le temps) ; Transversale = « coupe » (photo à un instant).

📖 3. Sources des statistiques démographiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Indicateur conjoncturel de fécondité : Indicateur démographique qui mesure la fécondité du moment à partir des comportements observés, sans supposer une descendance finale.
  • Allocations familiales : Dispositif de soutien financier lié à la présence d’enfants, utilisé ici comme levier de politique familiale.
  • Déficit naturel : Solde démographique négatif quand les décès dépassent les naissances sur une période donnée.
  • Population active : Ensemble des personnes en âge de travailler qui sont effectivement disponibles pour l’emploi ou en recherche d’emploi.
  • Population urbaine : Part de la population vivant dans les zones urbaines, utilisée pour suivre l’urbanisation au fil du temps.

📝 Points essentiels

  • 1920 : l’indicateur conjoncturel de fécondité est à 2,4 puis il baisse à 1,9 dans les années suivantes, en lien avec la diminution des femmes en âge d’avoir des enfants et la crise économique.
  • Le krach boursier de Wall Street (1929) déclenche la Grande dépression dans les années 1930, ce qui pèse sur l’emploi et la dynamique démographique.
  • Après la Première Guerre mondiale, la France passe d’environ 20 M d’actifs (1921) à une baisse ensuite, avec un vieillissement et un déficit naturel qui réduisent la population active.
  • 1929 : mise en place d’allocations familiales, puis en 1930 augmentation des allocations pour les familles de plus de 3 enfants.
  • 1921 : environ 7 % d’immigrés, et la France devient le 1er pays d’immigration au monde en 1931 avec 2,7 millions d’immigrés.
  • Mouvements naturels (naissances-décès) : 1911-1913 solde naturel +37 000, 1914-1919 +478 000, 1920-1925 +97 700, 1926-1930 +98 100, 1931-1935 +32 310, 1936-1938 -19 400 (sources INSEE).

💡 Astuce mémo

Fécondité : 2,4 (1920) → 1,9 (après) ; Famille : 1929 allocations → 1930 +3 enfants ; Crise : 1929 krach → 1930s Grande dépression.

📖 4. État civil, natalité, mortalité et fécondité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mortalité liée à la guerre : La mortalité liée à la guerre regroupe les décès directs des militaires et des civils, ainsi que les décès indirects dus aux conséquences du conflit.
  • Natalité 1940-1945 : La natalité 1940-1945 désigne l’évolution des naissances pendant la période de guerre, avec un écart entre estimation théorique et réalité.
  • Excédent naturel : L’excédent naturel correspond à la différence entre naissances et décès, mesurant la dynamique démographique d’une période.
  • Taux de mortalité infantile : Le taux de mortalité infantile mesure la part des enfants qui décèdent avant un âge très jeune, indicateur clé de l’amélioration sanitaire.
  • Baby-boom 1946-1973 : Le baby-boom 1946-1973 désigne la forte hausse des naissances après la Seconde Guerre mondiale, portée par la prospérité et les politiques sociales.

📝 Points essentiels

  • Décès de la Seconde Guerre mondiale : environ 316 000 militaires, 264 000 civils, auxquels s’ajoute une mortalité indirecte.
  • Naissances 1940-1945 : environ 410 000 en théorie contre 589 000 en réalité.
  • Autorités de Vichy : elles cherchent à accroître les naissances, sans logique comparable à la politique de l’enfant unique en Chine.
  • Entre 1945 et 1975 : excédent naturel supérieur à 245 000/an, avec 357 700 en 1948.
  • Recul de la mortalité infantile et hausse de l’espérance de vie : la baisse du taux de mortalité infantile accompagne l’amélioration globale de la santé.
  • Vieillissement : hausse des effectifs des 60 ans et plus, par exemple 60-64 de 1 998 090 (1946) à 2 622 954 (1975).

💡 Astuce mémo

Guerre = morts + naissances inattendues ; après 1945 = excédent naturel puis baby-boom et vieillissement.

📖 5. Recensement de la population française

🔑 Notions clés & Définitions

  • Trente glorieuses : Période de forte croissance économique en France, associée à une hausse rapide du taux de croissance entre 1950 et 1973.
  • Indicateur conjoncturel de fécondité : Indicateur synthétique du niveau de fécondité, exprimé en nombre d’enfants par femme, qui baisse fortement après 1965.
  • Réforme Berthoin : Réforme de 1959 qui fixe l’obligation scolaire à 16 ans.
  • Loi Blanquer : Loi du 26 juillet 2019 qui prolonge l’obligation de se former jusqu’à 18 ans.
  • Choc pétrolier : Événement économique majeur (1973, puis 1979) qui s’accompagne de changements démographiques et sociaux en France.

📝 Points essentiels

  • Entre 1950 et 1959, le taux de croissance atteint 4,6 % par an, puis 5,5 % par an entre 1960 et 1973.
  • L’indicateur conjoncturel de fécondité passe de 2,9 en 1965 à 2,47 en 1970 puis 1,93 en 1975.
  • En 1946, la France compte 19,1 millions d’actifs, puis 19,8 millions en 1962 et 22,2 millions en 1975.
  • Le plein emploi est décrit comme possible « du jour au lendemain » dans la région parisienne entre 1965 et 1975.
  • L’obligation scolaire est portée à 16 ans par la réforme Berthoin (1959), puis l’obligation de se former à 18 ans par la loi Blanquer (26 juillet 2019).
  • Le chômage augmente avec 576 000 chômeurs en 1973, dans un contexte de hausse du salariat, féminisation et tertiarisation.

💡 Astuce mémo

Croissance→Fécondité : 4,6% puis 5,5% ; fécondité 2,9→2,47→1,93.

📖 6. Enquêtes démographiques et organismes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espérance de vie en bonne santé : Indicateur qui estime le nombre d’années vécues sans limitation majeure de santé, souvent présenté par sexe et pour une année donnée.
  • Taux de mortalité infantile : Mesure la part des enfants décédés avant un âge très précoce, exprimée en pourcentage pour une année donnée.
  • Pap y boom : Tendance démographique où la part des personnes âgées augmente fortement, liée à l’arrivée à l’âge de la retraite des générations nombreuses.
  • Population active : Ensemble des personnes en emploi ou au chômage qui participent effectivement au marché du travail, évalué à une date donnée.
  • Catégories socioprofessionnelles : Regroupements de professions utilisés pour comparer l’emploi et les évolutions sociales entre groupes sur des périodes longues.

📝 Points essentiels

  • En 2021, l’espérance de vie en bonne santé atteint 67 ans pour les femmes et 65,6 ans pour les hommes.
  • En 2024, le taux de mortalité infantile est de 3,6 % et il est en légère progression.
  • En 2024, la mortalité totale est donnée à 627 000 décès, soit un taux de mortalité de 9,4 ‰.
  • En 2024, le taux d’accroissement démographique est de 0,01 ‰ et la population totale atteint 68,4 millions.
  • En 2023, la population de France métropolitaine est de 65,6 millions.
  • Entre 1970 et 2080 (p), la part des 65 ans et plus passe de 12,8 % à 27,6 %, tandis que celle des moins de 20 ans baisse de 33,1 % à 21,5 %.

💡 Astuce mémo

Femmes 67 / Hommes 65,6 : « la bonne santé a deux chiffres ». Papy boom = « 65+ double presque » (12,8 % → 27,6 %).

📖 7. France avant 1975 : transition démographique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux de chômage : Indicateur mesurant la part des personnes sans emploi et en recherche d’emploi dans la population active.
  • Halo du chômage : Mesure élargie du chômage qui inclut des personnes proches du chômage au-delà de la définition stricte.
  • Taux d’activité : Indicateur reliant la population active à la population en âge de travailler.
  • Taux d’emploi : Indicateur reliant les personnes effectivement en emploi à la population en âge de travailler.
  • Logique bismarkienne : Principe d’organisation des assurances sociales fondé sur des droits liés à la situation professionnelle.

📝 Points essentiels

  • En 1990, le taux de chômage atteint 7,6 %, puis la récession du 2e trimestre 1992 au 2e trimestre 1993 fait monter le chômage à 7,8 % en 1991.
  • Le chômage culmine à 10,2 % en 1994, puis 10,3 % en 1997 avant la « loi Aubry 11 » du 13 juin 1998.
  • La « loi Aubry 11 » instaure la durée du travail à 35 h/semaine, et le chômage passe à 8,1 % en 2000 puis 7,4 % en 2001.
  • Après 2004 (8,8 %), le taux redescend à 7,1 % en 2008, puis remonte avec la crise Lehman Brothers à 8,7 % en 2009.
  • En 2015, le taux de chômage atteint 10 %, puis il est de 7,5 % en 2025, avec un « système normal » lié à des personnes travaillant tôt (13–14 ans).
  • Le taux de chômage est de 7,5 % (soit 2,4 millions) et le « halo » est de 5,5 % (soit 2 millions), tandis que le taux d’activité est 76,9 % et le taux d’emploi 69,4 %.

💡 Astuce mémo

Chômage strict 7,5% (2,4M) vs halo 5,5% (2M) : le halo est plus large mais moins élevé en taux.

📖 8. Première Guerre mondiale et solde naturel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prix courants : Les prix courants sont des valeurs nominales correspondant aux prix observés à une date donnée.
  • Prix constants : Les prix constants sont des valeurs réelles obtenues en gardant les mêmes référentiels pour comparer des prix à des dates différentes.
  • Désinflation : La désinflation correspond à un ralentissement du rythme d’inflation, sans forcément faire baisser les prix.
  • Inflation : L’inflation est une hausse générale et durable du niveau des prix, mesurée par un taux annuel.
  • Déflation : La déflation est une baisse générale des prix, donc un taux d’inflation négatif.

📝 Points essentiels

  • La valeur globale d’un bien ou service s’exprime comme le produit entre la quantité et le prix.
  • Les prix courants servent à lire le prix à une date précise, tandis que les prix constants permettent la comparaison intertemporelle.
  • La désinflation décrit une inflation qui ralentit (exemple : 2023 à 5,2 % puis 2024 à 4,9 %).
  • L’inflation est dite « régulable » via un objectif de politique monétaire, avec une cible BCE à 2 % au-dessus de 0 %.
  • La déflation est rare et se traduit par un pourcentage négatif sur l’évolution des prix.
  • La stagflation combine stagnation de la croissance et inflation, et « l’euthanasie du rentier » désigne l’idée keynésienne d’érosion des revenus du capital.

💡 Astuce mémo

Valeur = Quantité × Prix ; Courants = Date, Constants = Comparer.

📖 9. Entre-deux-guerres : structures et politiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Productivité en valeur : La productivité en valeur mesure la valeur produite rapportée aux quantités de facteurs de production utilisées.
  • Productivité en volume : La productivité en volume mesure la quantité produite rapportée aux quantités de facteurs de production utilisées.
  • Externalité positive : Une externalité positive correspond à un effet bénéfique non payé directement par le producteur, via un environnement favorable.
  • Externalité négative : Une externalité négative correspond à un effet défavorable non payé directement par le producteur, via un environnement défavorable.
  • Formation Brute de Capital Fixe : La FBCF regroupe les investissements en actifs corporels et incorporels utilisés sur plusieurs cycles de production.

📝 Points essentiels

  • La productivité en valeur correspond à la valeur ajoutée divisée par la quantité de facteurs de production utilisés.
  • La productivité en volume correspond à la quantité produite divisée par la quantité de facteurs de production utilisés.
  • Les progrès techniques expliquent les gains de productivité, qui entraînent une baisse du prix de vente et une hausse des revenus distribués.
  • La hausse de l’autofinancement favorise les investissements, et les économies d’échelle renforcent la dynamique productive.
  • L’organisation du travail progresse surtout par une meilleure façon de répartir et faire travailler les employés (80%), tandis que les progrès technologiques comptent moins (20%).
  • La loi de Pareto relie l’efficience à l’obtention du plus grand résultat au moindre coût, en visant une meilleure efficacité économique.

💡 Astuce mémo

Productivité = (valeur ajoutée) ou (quantité produite) ; puis progrès techniques → prix ↓ → revenus ↑ → autofinancement ↑.

📖 10. France après 1975 : féminisation et emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • SMIC : Le SMIC est un salaire minimum légal, exprimé en brut, qui sert de référence pour les revenus salariaux des ménages.
  • EQTP : L’EQTP est une mesure du salaire net mensuel moyen ou médian rapportée à un équivalent temps plein.
  • Redistribution des revenus : La redistribution des revenus regroupe les mécanismes fiscaux et sociaux qui transforment les revenus primaires en prestations et allocations.
  • Prélèvements obligatoires : Les prélèvements obligatoires sont les sommes prélevées sur ménages et entreprises pour financer l’État et la protection sociale.
  • Patrimoine net des ménages : Le patrimoine net des ménages correspond au patrimoine brut diminué des dettes et emprunts.

📝 Points essentiels

  • Le partage de la valeur ajoutée répartit la richesse produite entre prélèvements obligatoires, salaires et excédents (dont EBE assimilé au profit).
  • Les revenus primaires des ménages se décomposent en revenus d’activité (salariaux et mixtes) et en revenus de la propriété pour les revenus mixtes.
  • Les revenus salariaux sont influencés par des écarts liés au sexe, à l’expérience, à la qualification, à l’âge, à la nationalité et à l’entreprise.
  • Le salaire net mensuel moyen (EQTP) est de 2733 € et le salaire net mensuel médian (EQTP) est de 2190 €.
  • La période 1930–1980 est associée à une forte baisse des inégalités, puis 1980–aujourd’hui à une hausse contenue grâce à un SMIC élevé et à un système social et fiscal redistributif.
  • Les revenus mixtes incluent le travail indépendant (entrepreneur/propriétaire) et les revenus de la propriété (immobiliers : loyers ; mobiliers : intérêts et dividendes).

💡 Astuce mémo

SMIC–EQTP : repère les niveaux (≈1800 € brut) et compare moyen 2733 € vs médian 2190 €.

📖 11. Chômage et réformes du marché du travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prélèvements obligatoires : Ensemble des prélèvements (impôts et cotisations) qui financent l’État et la protection sociale, et qui pèsent sur le revenu et l’activité économique.
  • Impôts progressifs : Type d’imposition où le taux augmente avec la base imposable, notamment pour les transmissions et les revenus.
  • Flat tax : Imposition proportionnelle à taux unique, où tous les revenus sont taxés au même pourcentage (ex. 20%).
  • État providence : Modèle où l’État assure des fonctions d’allocation et de redistribution pour réduire les inégalités et la pauvreté.
  • Théorie de l’offre : Vision libérale reliant la baisse des impôts à une hausse de l’activité, via l’idée que « trop d’impôts tue l’impôt ».

📝 Points essentiels

  • Les prélèvements obligatoires correspondent à la somme des prélèvements rapportée au PIB, utilisée pour comparer les modèles économiques.
  • La logique libérale relie hausse du coût du travail à baisse de la compétitivité puis baisse du revenu disponible.
  • La logique keynésienne met l’accent sur le maintien de la croissance et la cohésion sociale via l’État providence.
  • Arthur Betz LAFFER relie le niveau d’impôt à un taux optimal, avec l’idée que trop d’impôts réduit les recettes.
  • Le taux optimal est donné comme 30% (Laffer), 10% (Von Hayek, école de Chicago) et 90% (marxiste).

💡 Astuce mémo

Laffer = « trop d’impôt tue l’impôt » → taux optimal 30%.

📖 12. Comptabilité nationale et carré magique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pauvreté monétaire UE : Indicateur de pauvreté basé sur un niveau de vie inférieur à un seuil monétaire défini à partir du niveau de vie médian.
  • Seuil de pauvreté monétaire : Valeur monétaire servant de référence pour classer comme pauvres les personnes dont le niveau de vie est sous ce seuil.
  • Fonction d’utilité : Notion de rationalité économique qui décrit les préférences d’un individu et guide ses choix de consommation.
  • Propension moyenne à consommer : Rapport entre la dépense de consommation finale des ménages et le revenu disponible, utilisé pour mesurer l’intensité de la consommation.
  • Hypothèse du revenu permanent : Théorie selon laquelle les ménages fondent leurs dépenses sur un revenu anticipé à long terme plutôt que sur le revenu courant.

📝 Points essentiels

  • La pauvreté monétaire dans l’UE est fixée à 60% du niveau de vie médian.
  • Le seuil de pauvreté monétaire est de 1 102 € en 2019, ce qui correspond à 14,6% de la population.
  • La consommation est abordée en microéconomie par l’étude du comportement individuel et de la rationalité via une fonction d’utilité.
  • En macroéconomie, la consommation est analysée à travers la consommation globale et la propension moyenne à consommer, définie par Dépense de consommation finale des ménages / Revenu disponible.
  • La propension moyenne à consommer relie directement le niveau de revenu disponible au niveau de dépenses de consommation des ménages.
  • Le revenu permanent (Friedman) conduit à des décisions de consommation basées sur le revenu attendu sur la durée, pas uniquement sur le revenu du moment.

💡 Astuce mémo

60% médian → 1 102 € (2019) : « médian bas = seuil bas ».

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
180133,1 millions (recensement de la population française)
1914758 000 naissances (France)
1929mise en place d’allocations familiales
19312,7 millions d’immigrés (France)
1946baby-boom : 840 200 (naissances)
1959réforme Berthoin : obligation scolaire à 16 ans
1965baisse forte de l’indicateur conjoncturel de fécondité (2,9)
1973choc pétrolier (1er choc pétrolier)
19792e choc pétrolier (Révolution islamique Iran)
1998loi Aubry 11 : 35h/semaine (13 juin 1998)

📊 Tableaux de synthèse

Longitudinale vs transversale

Type d’étudeCe qu’on observeRésultat attendu
Longitudinalesuit une générationévolution dans le temps
Transversalepopulation à un moment donnéstructure à une date

Seuil de pauvreté monétaire UE

IndicateurValeurInterprétation
Pauvreté monétaire UE60% du niveau de vie médianclassement des personnes pauvres
Seuil de pauvreté monétaire1 102 € (2019)14,6% de la population

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre étude longitudinale (mêmes individus dans le temps) et étude transversale (photo à un instant).
  2. Croire que l’indicateur conjoncturel de fécondité mesure une descendance finale : il décrit la fécondité du moment.
  3. Mélanger excédent naturel (naissances - décès) et déficit naturel : le premier est positif, le second négatif.
  4. Interpréter les prix courants comme des prix comparables dans le temps : seuls les prix constants permettent la comparaison intertemporelle.
  5. Confondre taux de chômage strict et halo du chômage : le halo inclut des personnes proches du chômage et n’est pas le même indicateur.
  6. Penser que la redistribution dépend uniquement des impôts : elle inclut aussi des prestations et vise la réduction des inégalités.
  7. Confondre niveau de vie et revenu disponible : le niveau de vie est le revenu disponible rapporté aux unités de consommation.

✅ Checklist Examen

  1. Définir ménage, population française et République française, et expliquer le rôle de la démographie économique (prévoir et adapter aux CSP).
  2. Expliquer la différence entre étude longitudinale et étude transversale, avec l’idée de génération suivie vs photographie à un instant.
  3. Lister les principales sources : état civil (natalité/mortalité/fécondité), recensement (acte civil obligatoire, roulement) et enquêtes (éclairer un fait démographique).
  4. Rappeler les repères de la Première Guerre mondiale : décès (soldats et civils) et l’évolution des naissances 1914-1919 (avec le déficit naturel).
  5. Interpréter la baisse de la fécondité et le lien avec la crise économique après 1929 (krach de Wall Street et Grande dépression).
  6. Maîtriser les mouvements naturels par périodes 1911-1913, 1914-1919, 1920-1925, 1926-1930, 1931-1935, 1936-1938 (solde naturel).
  7. Expliquer l’impact démographique de la Seconde Guerre mondiale : mortalité (militaires/civils) et natalité 1940-1945 (théorie vs réalité).
  8. Décrire la période 1945-1975 : excédent naturel > 245 000/an, recul de la mortalité infantile, hausse de l’espérance de vie et vieillissement (ex. 60-64).
  9. Relier les « Trente glorieuses » à la croissance (4,6% puis 5,5%) et à la baisse de l’indicateur conjoncturel de fécondité (2,9 → 2,47 → 1,93).
  10. Expliquer les changements après 1975 : choc pétrolier (1973) et (1979), vieillissement, baisse de la natalité/hausse du chômage, et repères de chômage (strict vs halo).
  11. Présenter la logique de la redistribution : prélèvements obligatoires, prestations sociales, et pauvreté monétaire UE (60% du niveau de vie médian, seuil 1 102 € en 2019).
  12. En micro et macroéconomie, relier consommation et épargne aux notions du cours : fonction d’utilité, propension moyenne à consommer, hypothèse du revenu permanent, et taux d’épargne.

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2. Quel phénomène résume le mieux la situation de la France avant 1975 ?

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Ménage — définition ?

Unité de vie économique regroupant les personnes vivant ensemble.

Population française — qui ?

Individus habitant en France, métropole et outre-mer.

Démographie économique — rôle ?

Prévoir et adapter les besoins selon âge et CSP.

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