Hoja de repaso: Introduction aux contrats romains

📋 Plan du Cours

  1. Contrats à Rome : formalisme et évolution
  2. Contrats formels et réels : intérêt et mécanismes
  3. Obligations par la parole : actes et procédure
  4. Sponsio : principe, origine et évolution des formes
  5. Caractères et domaine de la sponsio
  6. Contrats consensuels : échange des consentements
  7. Contrat de vente : définition et origine
  8. Éléments constitutifs de la vente : chose et prix
  9. Consentement et preuves dans la vente : écrit et arrhes
  10. Vices cachés et actions en garantie de la vente
  11. Contrat de louage : formes et éléments constitutifs
  12. Contrat de société : confiance, révocabilité et origines

📖 1. Contrats à Rome : formalisme et évolution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contractus : Le terme de contrat désigne, à l’époque classique, une catégorie d’actes qui deviennent des sources d’obligations grâce à des formes juridiques.
  • Acta : Les acta sont des actes anciens qui, avant l’idée de contrat, servaient de base à la création d’effets juridiques par des procédures.
  • Gesta : Les gesta sont des actes anciens utilisés avant la notion de contrat, et qui peuvent produire des obligations selon leur forme.
  • Formalisme romain : Le formalisme romain est l’exigence de respecter des formes précises pour faire naître des obligations à partir d’un acte.
  • Contrat consensuel : Le contrat consensuel est une convention où le consentement des parties intervient pour donner naissance à des obligations, même si des formes peuvent subsister.

📝 Points essentiels

  • Le mot « contrat » (contractus) apparaît à l’époque classique après une longue évolution, alors qu’avant on parlait plutôt d’acta ou de gesta.
  • Les actes sources d’obligations partagent un dénominateur commun : le formalisme, qui impose des formes (paroles solennelles, écrit précis, remise d’une chose).
  • La notion de contrat comme obligation est dégagée tardivement, au IIe siècle, avec une construction en deux étapes : Labéon puis Pédius.
  • Labéon distingue des catégories d’actes juridiques qui donnent naissance à une obligation, en identifiant les éléments utiles à la théorie.
  • Pédius unifie la notion de convention : tout contrat suppose une convention, et le contrat fonctionne comme un « moule » où s’insère le consentement.
  • Le consentement porte sur le terme et les modalités du contrat, quelle que soit la forme utilisée (parole, écrit, remise de la chose).

💡 Astuce mémo

Formes → obligations : paroles, écrit, remise (3 portes du droit).

📖 2. Contrats formels et réels : intérêt et mécanismes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sponsio : La sponsio est une promesse verbale solennelle qui engage le promettant envers l’autre partie.
  • Contrat de droit strict : Un contrat de droit strict limite le juge à l’exécution de l’engagement, sans tenir compte de l’intention des parties en cas de contenu contesté.
  • Contrat abstrait : Un contrat abstrait détache l’obligation de la cause du contrat, ce qui empêche d’en rechercher la raison.
  • Expensilatio : L’expensilatio est un contrat formé par inscription d’une créance sur un registre domestique, qui fait naître l’obligation par le formalisme.
  • Contrats réels : Les contrats réels se forment par la remise effective d’une chose, et l’obligation porte sur la restitution ou la garde de cette chose.

📝 Points essentiels

  • La sponsio impose l’emploi d’un verbe de réponse dans la question et dans la réponse, renvoyant d’abord à la déesse Fides puis en perdant progressivement la référence.
  • Sous l’époque classique, la pratique évolue vers un dialogue écrit, d’abord pour servir de preuve puis de manière plus systématique.
  • Sous l’Antiquité tardive, l’écrit devient le mécanisme central : il suffit de produire l’écrit contenant le dialogue pour établir la sponsio.
  • La sponsio est unilatérale : une seule obligation pèse sur le promettant.
  • La sponsio est de droit strict : si la personne engagée ne tient pas sa promesse, le juge reste lié par l’engagement même envers les parties, sans rechercher leur intention.
  • La sponsio est abstraite : on ne cherche pas la cause du contrat pour déterminer l’obligation.

💡 Astuce mémo

Sponsio = Parole→preuve : verbe de réponse + écrit, puis obligation abstraite et unilatérale.

📖 3. Obligations par la parole : actes et procédure

🔑 Notions clés & Définitions

  • Commodat : Le commodat est un prêt à usage portant sur une chose d’espèce, formé pour permettre l’usage puis la restitution dans le délai prévu.
  • Dépôt : Le dépôt est un contrat par lequel une personne remet une chose à une autre pour qu’elle soit gardée, et il se forme par la remise.
  • Gage : Le gage est un contrat où un débiteur remet un objet à son créancier en garantie de sa créance, avec une logique proche de la fiducie mais moins rigide.
  • Mutuum : Le mutuum est un prêt de consommation qui transfère la propriété de choses fongibles, l’emprunteur devant rendre l’équivalent en nature et en quantité.

📝 Points essentiels

  • Le commodat est un contrat réel de bonne foi et gratuit, où le bénéficiaire doit user de la chose puis la restituer dans le délai contractuel.
  • Le dépôt est un contrat réel gratuit et de bonne foi qui naît de la remise de la chose au dépositaire.
  • Dans le gage, le créancier gagiste n’obtient que la possession de la chose, alors que dans la fiducie il obtient la propriété.
  • Le gage oblige à restituer les fruits et la chose, ce qui le distingue d’une logique de conservation définitive.
  • Le mutuum opère un transfert de propriété de choses consommables et détruites par leur utilisation, et l’emprunteur rend l’équivalent en nature et en quantité.
  • À l’origine, le mutuum était présenté comme un contrat entre proches (voisins/amis) et qualifié de solidaire et gratuit, portant sur des choses de genre facilement remplaçables.

💡 Astuce mémo

Commodat = Usage puis Restitution ; Dépôt = Garde par Remise ; Gage = Possession en Garantie ; Mutuum = Consommer puis Rend l’Équivalent.

📖 4. Sponsio : principe, origine et évolution des formes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sponsio : La sponsio est une forme de promesse verbale solennelle qui sert de support à l’engagement contractuel en droit romain.
  • Préteur pérégrin : Le préteur pérégrin est un magistrat chargé de trancher les affaires impliquant des Romains et des étrangers, influençant l’adaptation du droit.
  • Bonne foi : La bonne foi est une exigence de loyauté et de confiance qui marque les relations contractuelles et fonde des actions en justice.
  • Consensualisme : Le consensualisme est le principe selon lequel l’obligation naît de l’accord des volontés, sans formalité préalable de type solennel.
  • Contrats consensuels : Les contrats consensuels sont des contrats où l’obligation se forme par le seul échange des consentements.

📝 Points essentiels

  • La sponsio repose sur une parole spécifique et encadrée, ce qui explique l’existence de plusieurs types de contrats selon la forme (parole, écrit, remise de la chose, accord).
  • L’ouverture de Rome aux étrangers et l’essor des affaires favorisent le passage d’un droit plus formaliste vers un droit davantage fondé sur l’accord.
  • Le préteur pérégrin est présenté comme un acteur ayant contribué à adapter le droit civil romain à cette ouverture et à ce glissement vers le consensualisme.
  • La bonne foi est décrite comme une notion universelle en matière contractuelle, appliquée aussi bien entre Romains qu’avec des étrangers.
  • L’action en justice fondée sur la bonne foi est délivrée par le préteur et donne au juge un pouvoir d’appréciation large.
  • Les contrats consensuels apparaissent au début de l’époque classique (de -II à +III) et l’obligation naît du seul échange des consentements.

💡 Astuce mémo

Sponsio = parole verrouillée ; Bonne foi = loyauté qui ouvre l’action ; Consensualisme = accord suffit.

📖 5. Caractères et domaine de la sponsio

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prix fixe : Notion de prix fixé à l’avance, mais dont l’exécution peut être reportée à une date déterminée.
  • Expert : Personne chargée de fixer ou d’ajuster le prix dans le cadre de la vente, en tenant compte des circonstances.
  • Aléa du marché : Élément d’incertitude lié à l’évolution des prix pendant la période précédant la fixation définitive.
  • Lésion : Préjudice né de l’écart entre les prestations échangées dans une vente.
  • Théorie de la lésion : Construction juridique permettant d’ouvrir un recours au vendeur lorsque l’écart de valeur est suffisamment important.

📝 Points essentiels

  • À Rome, la vente est dite correctement formée quand les parties s’accordent pour reporter la fixation du prix au cours du marché pendant un délai (aléa).
  • En période classique, la justesse du prix n’est généralement pas un sujet de droit : les vendeurs peuvent subir des prix faibles sans recours.
  • Le droit romain protège rarement les parties les plus faibles, ce qui favorise des ventes abusives à prix dérisoire.
  • Sous l’Antiquité tardive, l’intervention de la théorie de la lésion change la situation en rendant un recours possible aux vendeurs abusés.
  • Un prix juste correspond à la valeur réelle de la chose telle qu’elle ressort du cours du marché.
  • La lésion doit être énorme : le recours n’est ouvert que si la lésion dépasse la moitié de la valeur de la chose (seuil de l’énormité).

💡 Astuce mémo

Prix = Valeur du marché : si l’écart est énorme (au-delà de la moitié), la lésion ouvre un recours.

📖 6. Contrats consensuels : échange des consentements

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vente avec des étrangers : La vente destinée aux étrangers sert à contourner les formes romaines trop strictes, en permettant un transfert pratique des biens.
  • Traditio : La traditio est une remise de la chose qui transfère la possession plutôt que la propriété.
  • Usucapion : L’usucapion est un mécanisme d’acquisition des droits réels par la possession prolongée dans le temps.
  • Prescrip tion acquisitive : La prescription acquisitive désigne l’idée que le temps transforme une possession continue en droit sur le bien.
  • Vente consensuelle : La vente consensuelle est un contrat où l’accord des parties suffit, avec des effets juridiques complétés par des garanties.

📝 Points essentiels

  • Les Romains ont dû recourir à des ventes avec des étrangers pour simplifier les échanges économiques.
  • La traditio ne transfère pas la propriété mais assure une possession paisible et durable.
  • L’usucapion permet d’acquérir des droits réels grâce à l’usage et au temps.
  • Le délai d’usucapion est d’1 an pour les meubles et de 2 ans pour les immeubles.
  • À la fin de l’époque classique, la distinction entre biens mancipi et res nec mancipi disparaît et la traditio devient un transfert de possession paisible et durable.
  • La garantie contre l’éviction n’est pas une garantie essentielle dès l’origine : elle apparaît avec l’évolution de la vente et devient un effet incorporé au contrat à partir de l’époque classique.

💡 Astuce mémo

Traditio = possession (pas propriété) ; Usucapion = temps (1 an meubles, 2 ans immeubles).

📖 7. Contrat de vente : définition et origine

🔑 Notions clés & Définitions

  • Action rédhibitoire : Action en justice permettant à l’acheteur trompé d’obtenir la résolution de la vente, avec éventuellement des dommages et intérêts.
  • Action estimatoire : Action permettant à l’acheteur trompé d’obtenir des dommages et intérêts lorsque la vente est affectée par un vice.
  • Action en indemnité : Action issue du contrat de vente qui ouvre droit à une indemnité au profit de l’acheteur trompé.
  • Contrat consensuel synallagmatique : Contrat fondé sur le simple accord des parties et générant des obligations réciproques entre elles.

📝 Points essentiels

  • L’acheteur disposait d’un délai d’un an pour agir contre la vente affectée par un vice.
  • Une action rédhibitoire permet d’obtenir la résolution de la vente, avec éventuellement des dommages et intérêts.
  • La limite de délai la plus courte mentionnée est de 6 mois pour l’action rédhibitoire.
  • Le régime a été étendu par Justinien à toute sorte de vente portant sur des biens meubles.
  • Après combinaison avec les règles du droit civil, trois actions sont distinguées : indemnité (30 ans), rédhibitoire (6 mois), estimatoire (1 an).
  • Sous Justinien, la garantie contre les vices cachés devient un effet naturel du contrat de vente.

💡 Astuce mémo

Rédhibitoire = Résolution + 6 mois ; Estimatoire = 1 an ; Indemnité = 30 ans.

📖 8. Éléments constitutifs de la vente : chose et prix

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chose vendue : La chose vendue désigne le bien sur lequel porte l’accord des parties et qui fait l’objet de la vente.
  • Prix de vente : Le prix de vente est la contrepartie pécuniaire convenue pour obtenir la chose vendue.
  • Consentement : Le consentement est la manifestation de volonté qui suffit à former l’accord entre les parties.
  • Intention societaire : L’intention societaire correspond à la volonté d’avoir une personne déterminée comme associée, fondant un lien personnel.

📝 Points essentiels

  • Le texte insiste sur l’idée que l’accord des volontés suffit à former certains contrats consensuels, sans formalité particulière.
  • La chose et le prix sont présentés comme les éléments matériels de l’échange : l’un porte sur le bien, l’autre sur la contrepartie.
  • L’intention societaire est décrite comme un élément distinct du simple accord : elle implique un choix d’associés et une confiance durable.
  • Le contrat est dit intuitu personae dans le cadre décrit : un changement de position de l’un des associés met fin au contrat.
  • La société est distinguée de l’association par l’existence d’un but commun et d’un intérêt commun aux associés.
  • Le texte précise que le but doit être licite et conforme aux bonnes mœurs et aux lois, sinon l’illicéité est encourue.

💡 Astuce mémo

Chose = objet, Prix = contrepartie ; Consentement = accord seul ; Intention societaire = confiance durable (intuitu personae).

📖 9. Consentement et preuves dans la vente : écrit et arrhes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pacte nu : Le pacte nu est un accord de volontés conclu sans formalité, mais qui ne produit pas d’action en justice.
  • Pacte adjoint : Le pacte adjoint est un accord ajouté à un contrat pour modifier ses effets, sous conditions de compatibilité avec la nature du contrat.
  • Pacte minutoire : Le pacte minutoire est un pacte adjoint qui diminue l’obligation normalement due, établi dans l’intérêt du débiteur.
  • Pacte de serment : Le pacte de serment est un arrangement amiable scellé par serment, qui donne au créancier une action en cas d’inexécution.
  • Recepta : Le receptum est une promesse par laquelle les parties s’engagent à réaliser une prestation envers l’autre, renforcée par l’édit du prêteur.

📝 Points essentiels

  • Le mouvement vers le consensualisme réduit le formalisme tout en conservant une place aux exigences de forme.
  • Le pacte nu ne permet pas d’invoquer une action : l’accord seul ne suffit pas à fonder une contrainte judiciaire.
  • Les pactes adjoints doivent être compatibles avec la nature du contrat auquel ils sont incorporés.
  • Le pacte de renforcement augmente l’obligation du débiteur dans l’intérêt du créancier, mais n’est pas toujours protégé par une action.
  • Le pacte de renforcement peut être sanctionné si le pacte est conclu en même temps que le contrat de bonne foi, car il devient partie intégrante du contrat.
  • Le pacte de renforcement ne peut pas modifier les effets d’un contrat de droit strict (ex. mutuum), car les contrats formalistes de droit strict ne se laissent pas altérer par un pacte adjoint.

💡 Astuce mémo

Pacte nu = pas d’action ; Pacte adjoint = modifie ; Minutoire = diminue ; Serment = action simple ; Recepta = promesse renforcée.

📖 10. Vices cachés et actions en garantie de la vente

🔑 Notions clés & Définitions

  • Action en garantie : Action en justice permettant de contraindre le débiteur au paiement lié à une créance issue d’un accord.
  • Action limitée à un an : Action en garantie soumise à une durée maximale d’un an pour agir contre le débiteur.
  • Recepta : Promesse par laquelle les parties s’engagent à réaliser une prestation envers l’autre, avec des catégories reconnues.
  • Receptum du banquier : Pacte par lequel un banquier s’engage, à la demande de son client, à acquérir une dette pour son compte.
  • Receptum arbitri : Convention par laquelle les parties confient leur différend à un arbitre chargé de rendre une sentence exécutoire.

📝 Points essentiels

  • L’action en garantie est présentée comme simple à utiliser car elle ne demande pas de prouver la réalité de la créance, mais seulement l’inexécution de l’accord.
  • L’action en garantie est une action limitée à un an.
  • Le recepta regroupe des promesses professionnelles renforcées par des sanctions pour protéger la clientèle.
  • Le receptum du banquier est décrit comme perpétuel et transmissible aux héritiers, même si la transmission est rare.
  • Le receptum du banquier a été supprimé par Justinien en le fusionnant avec le pacte de constitutio.
  • Le receptum arbitri naît après un compromis et vise le règlement du litige par un arbitre qui doit exécuter son engagement et rendre une sentence.

💡 Astuce mémo

Garantie = Inexécution prouvée, Créance présumée ; Durée = 1 an.

📖 11. Contrat de louage : formes et éléments constitutifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrat de louage : Contrat de prestation où une partie met une chose ou un service à disposition moyennant un prix, avec des obligations réciproques susceptibles d’être remises en cause.
  • Consentement : Élément de formation du contrat qui suppose une volonté réellement accordée, et dont la défaillance peut empêcher la naissance ou la validité du lien contractuel.
  • Erreur : Erreur de fait ou de droit qui consiste à se représenter une réalité contraire à ce qui est, pouvant vicier ou empêcher la formation du contrat selon sa nature.
  • Dol : Manœuvre trompeuse destinée à obtenir le consentement, ouvrant des protections spécifiques selon le système de recours mobilisé.
  • Violence : Pression exercée pour contraindre une personne à contracter, traitée comme un vice du consentement avec des actions et effets propres.

📝 Points essentiels

  • Le contrat peut devenir fragile lorsque l’une des parties change d’avis et demande la résolution, ce qui montre l’importance de l’exécution pour stabiliser le lien.
  • Les Romains admettent qu’une convention puisse devenir obligatoire si l’une des parties a exécuté sa part, ce qui exige un élément matériel et écarte le consensualisme pur.
  • Opposition doctrinale : Ulpien affirme qu’un pacte nu ne produit pas d’action, tandis que la pratique prétorienne révèle des exceptions à ce principe.
  • L’erreur est une croyance contraire à la réalité, et elle se distingue en erreur de droit et erreur de fait.
  • L’erreur de droit consiste à méconnaître la loi, et en principe elle n’est pas invoquée car nul n’est censé ignorer la loi, mais certaines personnes peuvent s’en prévaloir (femmes, mineurs, personnes plus faibles, soldat
  • L’erreur de fait n’est retenue que si elle est essentielle et qu’elle a exclu le consentement, c’est-à-dire qu’elle porte sur un élément essentiel du contrat.

💡 Astuce mémo

Erreur = « croyance fausse » : si elle touche l’essentiel, elle bloque le consentement (donc nullité).

📖 12. Contrat de société : confiance, révocabilité et origines

🔑 Notions clés & Définitions

  • Actio metus : Action romaine fondée sur la violence, permettant de contester ce qui a été obtenu sous contrainte.
  • Actio quod metus causa : Action spécifique issue du droit romain en cas de violence, ouverte en pénal et en civil.
  • Exception de metus : Moyen de défense permettant à la victime de violence d’obtenir du juge la validation de son abstention.
  • Restitutio in integrum : Action romaine visant à remettre les parties dans l’état antérieur, notamment par rescission du contrat.
  • Lésion : Atteinte au juste équilibre du contrat, prise en compte de façon restrictive et exceptionnelle en droit romain.

📝 Points essentiels

  • En cas de violence, le droit romain considère que ce qui a été obtenu par contrainte est nul et crée une action spécifique.
  • L’action en matière de violence est à la fois pénale et civile et est limitée dans le temps à un délai d’un an.
  • La peine liée à l’action pour violence peut aller jusqu’à 4 fois le prix du préjudice et laisse à l’auteur le choix entre restitution ou paiement.
  • L’exception de metus permet à la victime de violence qui n’a pas exécuté son obligation d’obtenir du juge la validation de son abstention.
  • La restitutio in integrum permet d’obtenir la rescission du contrat.
  • En droit romain, l’« atteinte » au consentement n’est pas encore pensée comme un vice du consentement au sens moderne, et l’on ne parle pas de nullité comparable au droit positif actuel via l’« attentat »/« attente » évo

💡 Astuce mémo

Violence → action en 1 an, peine jusqu’à 4×, et la victime peut « se retirer » (metus) ou « revenir en arrière » (in integrum).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
IIe siècleDégagement tardif de la notion de contrat comme obligation
-II à +IIIApparition des contrats consensuels (période classique)
531Constitution de Justinien autorisant la sponsio entre absents (avec exigence de présence le jour de la conclusion dans la même ville)

📊 Tableaux de synthèse

Contrats formés par la parole vs par écrit vs par remise

Mode de formationExigenceEffet
Parole (obligation verbis)Paroles solennelles / dialogue avec vocabulaire précisNaissance de l’obligation par l’accomplissement de la procédure
Écrit (obligation litteris)Écrit (contrats litteris, ex. expensilatio) et inscription sur registreL’inscription fait naître l’obligation (formalisme)
Remise (obligation re)Remise effective d’une choseL’obligation porte sur la restitution ou la garde de la chose

Vente : éléments et conditions de validité

ÉlémentConditionConséquence
ChoseDans le commerce (corporelle ou incorporelle)Peut faire l’objet d’une vente (y compris chose future/éventuelle)
PrixCertain et en argent (puis ajout d’une condition de prix juste en Antiquité tardive)Si la fixation du prix est reportée sans date fixe/expert : contrat non conclu ; avec accord pour reporter au cours du marché (aléa) : vente formée

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre pacte nu et contrat : le pacte nu ne produit aucune action, aucune obligation.
  2. Croire que tout accord des parties est un contrat : en droit romain, toute convention n’est pas un contrat.
  3. Mélanger sponsio et consensualisme : la sponsio exige un dialogue et des verbes précis (congruence), l’accord seul ne suffit pas.
  4. Oublier que la vente consensuelle ne transfère pas la propriété : le vendeur s’engage à livrer la possession paisible et durable, pas la propriété.
  5. Confondre les actions de garantie des vices cachés : rédhibitoire (résolution, limite 6 mois), estimatoire (D&I, 1 an), indemnité (30 ans).
  6. Penser que la lésion protège en période classique : en principe, on ne se soucie pas de la justesse du prix ; la théorie de la lésion intervient surtout en Antiquité tardive.
  7. Confondre erreur de fait et erreur de droit : l’erreur de fait doit être essentielle et exclure le consentement ; l’erreur de droit n’est invoquée que pour certaines personnes et vise à éviter un dommage, pas à obtenir d

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer l’évolution du terme contractus et le rôle du formalisme (acta/gesta puis contrat comme obligation au IIe siècle).
  2. Décrire l’apport de Labéon puis de Pédius : catégories d’actes, unification par la convention, contrat-moule et consentement sur terme et modalités.
  3. Citer les trois sources d’obligations du formalisme ancien : paroles, écrit, remise de la chose, et préciser que ces procédures sont rituelles.
  4. Présenter la sponsio : dialogue créancier/débiteur, verbes de question et réponse, congruence, et ses caractères (unilatérale, droit strict, abstraite).
  5. Expliquer l’évolution de la sponsio : passage de l’oral au dialogue écrit (preuve puis systématique) et formation par écrit sous l’Antiquité tardive, avec la règle de 531.
  6. Maîtriser les contrats litteris : expensilatio formée par inscription d’une créance sur registre domestique, formalisme, et disparition au IVe siècle.
  7. Décrire les contrats réels : principe de formation par remise, logique de restitution/garde, et distinguer fiducie/commodat/dépôt/gage (possession vs propriété, fruits et chose).
  8. Exposer le mutuum : prêt de consommation, transfert de propriété de choses fongibles, obligation de rendre l’équivalent, origine sociale, et formes classiques (tradi o par volonté, intermédiaire, délégation, transfert de

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1. Quelle caractéristique décrit le mieux l’évolution du contrat à Rome ?

2. Quel est l'intérêt principal du formalisme dans la formation des contrats romains, notamment à travers les actes tels que acta et gesta, avant la conceptualisation du contrat comme obligation au IIe siècle?

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Contrats à Rome — évolution ?

Du acta/gesta au contrat comme obligation au IIe siècle.

Contractus définition

Actes créant des obligations par formes juridiques.

Contrats formels et réels — intérêt ?

Formaliser l’engagement et distinguer la formation par remise.

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